Fiscalité Indirecte et Concurrence en Europe

Workshop International à Paris – 2 & 3 Juillet
  • DRDR

Fiscalité Indirecte et Concurrence en Europe

ANR ITACE, Université Paris Dauphine (LEDa-SDFI), Université de Cergy Pontoise THEMA, Sciences Po (LIEPP)

Workshop International à Paris – Juillet 2 & 3

Sciences Po, 27 rue Saint Guillaume, 75007 Paris – Salle Leroy-Beaullieu

 

La fiscalité indirecte constitue aujourd’hui plus du tiers des prélèvements obligatoires dans la plupart des pays développés. Au sein de l’Union Européenne, il est apparu très vite que la mise en place du marché unique devait conduire à une harmonisation des règles fiscales des Etats membres de façon à faciliter le processus d’intégration économique. La Commission européenne a mis en place un régime transitoire, contraignant sur le nombre de taux et la composition des assiettes, mais laissant le choix du niveau des taux aux Etats. Le système transitoire autorise donc les pays à pratiquer des taux différents et maintient le principe de destination (dans lequel les transactions sont taxées dans le pays où réside l’acheteur). A terme, la Commission européenne prévoit la mise en place d’un système de TVA « définitif », harmonisé, et dans lequel le principe d’origine prévaudrait, i.e. les transactions sont taxées dans le pays où réside le vendeur. La fiscalité indirecte des Etats membres (TVA et droits d’accises) continue donc aujourd’hui de connaître de nombreux changements, décidés au niveau national, dont l’objectif est de répondre à des préoccupations macroéconomiques et budgétaires.

L’objet de ce projet est double. Tout d’abord, nous souhaitons, à la lumière de la théorie de la fiscalité optimale, nous interroger sur la composition de l’assiette de la fiscalité indirecte, sur le niveau des taux et sur la façon dont les Etats peuvent vouloir faire évoluer ces deux éléments dans le contexte d’intégration économique. Ensuite, nous voulons revisiter l’incidence fiscale des modifications de la fiscalité indirecte. Ici, deux aspects retiendront notre attention : (1) la différence dans la transmission des taxes selon qu’elles sont ad valorem ou spécifiques ; (2) les conséquences en économie ouverte de la situation concurrentielle à laquelle les entreprises font face sur les stratégies de tarification et sur la transmission des taxes. Enfin, nous souhaitons analyser l’effet sur les échanges intra-communautaires des mouvements de taux observés.

 

Pour plus d’informations

Mardi 2 juillet de 14h00 à 18h30

Michael Keen, “The Anatomy of the VAT”

Commentaires, Antoine Bozio

Alain Trannoy, “The Shifting Rate of the VAT Cut on Restaurants in France: a Conflict between Commitment and Market forces”

Commentaires, Stephen Smith

Nicoletta Berardi, Patrick Sevestre, Marine Tepaut, Alexandre Vigneron, “The Impact of a 'Soda Tax' on Prices: Evidence from French Micro Data”

Commentaires, Stéphane Gregoir

Clément Carbonnier, “The Incidence of Non-Linear Consumption Taxes”

Commentaires, Philippe Choné

Mercredi 3 Juillet de 9h00 à 12h30

Robin Boadway, Katherine Cuff, “Tax Treatment of Bequests when Donor Benefits do not Count”

Commentaires, Pierre Pestieau

Helmuth Cremer, Firouz Gahvari, “Atkinson-Stiglitz and Ramsey reconciled: Pareto efficient taxation and pricing under a break-even constraint”

Commentaires, Stephane Gauthier

Bas Jacobs, Robin Boadway, “Optimal Linear Commodity Taxation under Optimal Non-Linear Income Taxation”

Commentaires, Guy Laroque

Mercredi 3 Juillet de 14h00 à 18h20

Spencer Bastani, Jukka Pirttilä, Sören Blomquist, “How Should Commidies Be Taxed? A Counterargument to the Recommendation in the Mirrlees Review”

Commentaires, Bernard Salanié

Dora Benedek, Ruud De Mooij, Mickael Keen and Philippe Wingender, “Measuring the Pass Through of VAT Changes on Consumer Prices” à confirmer

Commentaires, Martine Carré

Pascal Belan, Clément Carbonnier, Martine Carré-Tallon, “Social VAT in open economy with non-constant elasticity of substitution”

Commentaires, Mathieu Parenti

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(In-)égalité, croissance et protection sociale

20-21 juin 2013
  • DRDR

Modèles nationaux de croissance et de protection sociale

Séminaire conjoint LIEPP, CEE, DREES, CEPREMAP

Séance nº4:

(In-)égalité, croissance et protection sociale

20 juin 2013 : 14H30 - 18H30

21 juin 2013: 9H00 - 16H00

Salle Jean Monet, 56 Rue Jacob, 75006 Paris

Programme détaillé

Une des fonctions traditionnelles de la protection sociale est d’organiser une redistribution des revenus. Cette redistribution fausse-t-elle le jeu de l’économie  ou bien au contraire permet-elle un surcroit d’efficacité ? Au-delà du thème classique des relations entre efficacité et équité, il est ici question des relations entre inégalités et croissance économique, certains prônant la nécessité de certaines inégalités pour la croissance économique tandis que d’autres soulignent les performances économiques supérieures des sociétés égalitaires. Un système généreux est d’autant plus stable d’un point de vue d’économie politique que le niveau des inégalités primaires est faible (ce qui implique une faible redistribution et le fait qu’une majorité de la population bénéficie du système). A l’inverse, de fortes inégalités primaires impliquent une générosité faible pour limiter la taille de la redistribution.

Cette séance du séminaire modèles nationaux de croissance et protection sociale visera tout d’abord à mieux comprendre les liens entre croissance et (in-)égalité. Elle sera aussi l’occasion de se demander pourquoi les inégalités ont augmenté au cours des vingt dernières années, et comment elles ont évolué au cours de la crise. Au-delà des simples inégalités de revenu, les inégalités d’accès à l’emploi, les inégalités de genre et les questions de redistribution inter-générationnelles seront abordées. On s’interrogera aussi pour savoir s’il est possible de concevoir de nouveaux modèles de développement partant d’une réflexion sur développement économique et inégalité. Il s’agira enfin de se demander comment sont abordées les questions de redistribution et d’inégalités dans les mesures qui sont actuellement envisagées pour réformer les prestations familiales, de santé ou bien de retraites.


Pour plus d'informations sur le projet "Croissance et Protection sociale":
https://sites.google.com/site/croissanceprotectionsociale/

 

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Call for papers

“the political economy of household services"
Deadline: June 30th, 2013
  • DRDR

 

Call for papers: “Analysing the political economy of household

services in Europe”

 

Dates: October 3rd-4th, 2013

Deadline: June 30th, 2013

Venue: Sciences Po, Paris, France

Organised by Clément Carbonnier (University of Cergy-Pontoise / THEMA and Sciences Po /LIEPP) and Nathalie Morel (Sciences Po / CEE & LIEPP)

 

Analysing the political economy of household services in Europe.

Since the 1990s, a number of European countries have set up policies to promote the development of household services through schemes designed to both lower the cost of labour and to subsidize the demand for household services, especially for childcare and elderly-care, through the introduction of cash subsidies or different socio-fiscal measures (social contribution exemptions and/or tax reductions). Some countries have gone even further in that they also subsidize non-care related household services such as cleaning, ironing, gardening, house-repair, etc. It thus seems warranted to speak of a ‘political economy of household services’, the delegation of household work and the development of household services being encouraged and structured through policy measures. The aim of this seminar is to analyse this political economy of household services in Europe, looking both at the drivers behind this policy orientation of subsidizing the demand for household services and at its impact on labour markets and welfare states. Indeed, looking at the policy outcomes on labour markets and welfare states seems particularly warranted in light of the policy discourse and orientations that have been set at the EU level: since the early 1990s, the European Commission has been encouraging member countries to develop policies to foster employment in household services with the triple aim of reducing the cost of low-skilled labour, of reducing the scope and cost of public care services, and of ‘freeing’ the productive potential of the more highly-skilled. At a national level, job creation and responding to care needs have most often been used as justifications by the governments who have implemented policies to promote household services, although the specific policy objectives and framing of arguments may well vary between countries. Consequently, this seminar will be organized around three main sets of research questions

1. Analysing the politics behind the policies for supporting household services.

 

What have been the key drivers (motives and actors) behind the policies implemented in the various countries across Europe? How have the issues been framed, what have been the arguments put forward and what debates have these policies given rise to? In this context, analyses of processes of policy diffusion through the Europea Union and between countries can also help understand the development of similar policies in different welfare and labour-market regimes.

2. Analysing the impact of these policies on labour markets.

Through these policies, the state tries to direct household preferences towards the outsourcing of previously internalized tasks, in the field of care but also for other activities such as household cleaning, ironing, etc., household services being perceived as an important source of job creation. As such, one of the most striking aspects of these policies is that the measures implemented are intended to create jobs by turning a large number of individuals into employers. These policies thus promote new forms of employment and new employment relationships, and what is more they promote jobs that are very atypical in that they are carried out in a specific workplace, which is the private homes of individuals, where labour inspection is not allowed. What is the economic logic behind these policies? What are the implications of these new employment relations and this specific workplace? How do these policies and new employment forms interact with existing labour market regimes, and to what extent do they modify them? Analyses of the types of jobs created, the quality of these jobs, the working conditions of the people employed in this field, as well as the characteristics (gender, class, ethnicity, age) of workers in the formal household services sector are particularly warranted. To what extent do these policies contribute to the structuring of new dualisms or social cleavages on the labour market? To what extent do these policies provide a stepping-stone into employment for marginalized groups? Since a central stated objective of these policies is to create employment, the analysis of the impact of these policies on job creation is also needed. Here attention to both actual job creation (and the ways this interacts with the informal market) and to the public cost of these jobs is particularly relevant.

3. Analysing the impact of these policies on welfare provision.

To what extent, and in which ways, do these policies contribute to a transformation of welfare states? Here a first hypothesis is that the introduction and development of policies to support the demand rather than the supply of services that are, to a large degree, aimed at fulfilling care tasks, contributes to the privatisation of welfare, although in a way which does not correspond to a simple roll-back of the state but which strongly modifies the modes of governance of welfare policy. A second hypothesis is that the increasing use of tax expenditures as a social policy instrument contributes to the institutional transformation of welfare states, impacting both on the modes of financing and on the redistributive profile of welfare states.

The anti-redistributive impact of fiscal welfare has been well-analysed by Howard (1997) or Hacker (2002) for the US where public social expenditure is low but where tax expenditures are high, forming what these authors refer to as the ‘hidden welfare state’, and which essentially benefit the middle and upper-classes. To what extent are these taxexpenditures for household services part of a wider move towards the fiscalisation of welfare states, and what is the distributive profile of these policies? This also raises the issue of the inequalities in access to these services. If these tax expenditures alter the distributive profile of the welfare state, the withdrawal of the state from the direct funding and monitoring of the services actually provided also transforms the governance of social protection. In particular, while this mode of financing subsidizes the demand for services, it does not control the supply of services, which depends entirely on the existence or emergence of a local supply, directed by the market. These policies may thus participate in some form of decentralization of social policies, possibly generating strong geographical inequalities in access to services, and also raises concerns regarding the quality of the services provided. We invite contributions addressing these different aspects from a variety of perspectives (economics, political science, sociology) across the different European countries.

Submission of abstracts and full papers:

Abstracts of maximum 1 page should be submitted by June 30th, 2013 to

Clement.Carbonnier@u-cergy.fr and Nathalie.morel@sciences-po.fr

Notification of acceptance will be sent by July 10th, 2013.

Papers will be due on September 10th, 2013 so that papers can be read by all in advance.

 Practicalities:

Transport and accommodation will be covered by the seminar organizers.

Publication:

The aim of this seminar is to prepare the publication of an edited book with an international publisher.

 

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Politiques sociales et formation

30-31 mai 2013
  • CC-BY-NC-SA--ZevillageCC-BY-NC-SA--Zevillage

 

Modèles nationaux de croissance et de protection sociale

Séminaire conjoint LIEPP, CEE, DREES, CEPREMAP


Séance nº3:

Education, système de formation des compétences, croissance et politiques sociales

31 mai 2013 : 9H00 - 12H45 Salle 711, 117 Bd Saint Germain, 75006 Paris

30 mai 2013: 14H00 - 18H00 Salle du CERI, 56 rue Jacob, 75006 Paris


Programme détaillé

 

En France, on cloisonne souvent les secteurs de l’éducation et de la formation et ceux du social. Pour autant, à l’heure où de plus en plus d’activités économiques requièrent des qualifications, ne pas avoir de qualification peut s’assimiler à un risque social, et contribuer à la formation de tous tout au long de la vie relève aussi bien des politiques éducatives que des politiques sociales ou des politiques économiques.

Différents modèles de production économique, différents secteurs d’activité requièrent différents types de compétences. Certains travaux (Variété de capitalisme) ont insisté sur le fait que les modèles d’économie libérale de marché reposaient sur des compétences générales (portables d’un secteur à un autre), alors que d’autres économies cherchent à favoriser les compétences spécifiques (notamment dans les secteurs industriels qui jouent la qualité). Ces différences ont un impact en matière de protection sociale. Dans le modèle libéral, la faiblesse des investissements spécifiques des employés les incite à acquérir des compétences générales pour améliorer leur employabilité. A l’inverse, dans les modèles social-démocrate et continental, la protection sociale est un élément qui permet aux salariés d’investir dans des actifs spécifiques utiles à la compétitivité sans craindre de perdre statut et revenus en cas de perte d’emploi. Ce mécanisme n’est politiquement stable que lorsque le niveau d’égalité réelle est suffisant et le niveau général de formation de la main d’œuvre élevé.

Comment évoluent les systèmes de formation des compétences dans une économie post-industrielle où les savoirs semblent de plus en plus importants ? Quel est le sort des non qualifiés dans l’économie de la connaissance ? En France, le système d’accueil de la petite enfance, le système scolaire, le système de formation continue sont-ils à la hauteur des enjeux sociaux et économiques du XXIème siècle?

 

Pour plus d'informations sur le projet "Croissance et Protection sociale":
https://sites.google.com/site/croissanceprotectionsociale/

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Job Search & Unemployment Insurance

Seminar with I. Marinescu (20 February)
  • ©hktang/Flickr©hktang/Flickr

Online Job Search and Unemployment Insurance during the Great Recession

By Ioana Marinescu (University of Chicago)

 Wednesday 20 February 2013
12:30-14:30 - Salle du Conseil
Sciences Po - 13 rue de l'Université 75007 Paris

Please register at: liepp@sciences-po.fr
Sandwiches will be served to those who have registered

Ioana Marinescu has broad interests in the areas of labour and public economics. Her work on social protection covers both developed and developing countries. She has recently been involved in a number of projects related to informality in developing countries. She is particularly interested in understanding matching and search in the labour market, and how matching mechanisms determine unemployment and productivity.