La commande publique d’enquêtes d’opinion

19 - 20 oct. 2015
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19 et 20 octobre 2015
 

Sciences Po

Amphithéâtre Erignac

13 rue de l'université, Paris 7e


Colloque organisé par le LIEPP et le groupe de projet de l’AFSP PopAct « Opinion publique & Action publique » avec le soutien du Centre d’études européennes de Sciences Po et de l’UMR PACTE, de Sciences Po de Grenoble.

Responsables scientifiques :
Céline Belot (PACTE / Sciences Po Grenoble)
Laurie Boussaguet (Université de Rouen / CEE)
Frédéric Gonthier (Sciences Po Grenoble / PACTE)
Charlotte Halpern (CEE / Sciences Po)

DÉCOUVRIR LE PROGRAMME


Quel est le rôle attribué à la commande publique d’enquêtes d’opinion dans l’action publique ? Depuis plus de 40 ans, la pratique par les gouvernants d’enquêtes (i.e., de sondages, d’entretiens, de focus groups ou d’observations) visant à « prendre le pouls de l’opinion » s’est généralisée, et ce à tous les niveaux de gouvernement. La croissance continue de la commande de sondages et autres modes de « recueil » de l’opinion par l’Elysée de Charles De Gaulle à Jacques Chirac en est un exemple frappant. Cette tendance s’est encore renforcée sous Nicolas Sarkozy. En cela, les présidents français ne se distinguent pas de leurs homologues étrangers, les travaux américains mettant également en évidence l’intérêt croissant des présidents depuis John Kennedy pour les instruments visant à faire surgir l’opinion. De fait, jamais dans l’histoire des démocraties les gouvernants ne semblent s’être autant souciés de l’opinion des gouvernés.

Pour autant, si cette pratique s’est développée, saisir l’usage qui en est fait, comprendre quels intérêts elle sert dans l’action publique et quel rôle lui est attribué par les gouvernants s’avère encore aujourd’hui malaisé. Plusieurs questions se posent : Sommes-nous entrés dans une nouvelle ère politique où la consultation permanente de l’opinion offre une boussole pour les gouvernants, en leur donnant la possibilité de répondre aux demandes des citoyens sur le temps court et de se conformer à l’idéal des gouvernants responsive ? Si tel est le cas, comment expliquer que malgré cette consultation constante des gouvernés, ceux-ci se montrent plus critiques vis-à-vis des gouvernants et des décisions politiques que par le passé ? Doit-on plutôt considérer que la commande publique d’enquêtes d’opinion répond aux besoins des gouvernants, non seulement de prévoir l’acceptabilité sociale d’une décision, mais également de développer des argumentaires visant à faire « changer l’opinion » ? Le cas échéant, de quel type de changement parle-t-on ? S’agit-il d’accompagner les transformations de l’opinion en utilisant les enquêtes pour lui renvoyer une image adéquate d’elle-même ? S’agit-il encore, suivant les principes du marketing social, de promouvoir des comportements désirables parce qu’utiles à un groupe ou la société dans son ensemble ? Quelle est alors la place de la commande publique d’enquête en aval de la décision politique ? Peut-elle intervenir simplement comme un instrument d’évaluation d’une politique publique ? Comment rendre compte de ses effets sociaux et notamment des stratégies d’appropriation plurielles dont les enquêtes d’opinion peuvent faire l’objet ?

Autant de questions qui restent largement sans réponse, non pas seulement pour les observateurs extérieurs mais pour les praticiens eux-mêmes qui, sont rarement invités à expliciter leurs pratiques. A l’évidence, certaines de ces pratiques relèvent de logiques institutionnelles, économiques et symboliques que les acteurs ne souhaitent pas spontanément divulguer et peuvent donc résister à objectiver. Pour autant, nous faisons le pari, à travers ce colloque qui réunira autour d’une même table différents acteurs de la commande publique d’enquêtes d’opinions - élus, élites administratives en charge de la commande d’enquêtes, praticiens des instituts de sondages ou des agences de communication, et universitaires spécialistes de ces questions - que le dévoilement, ne serait-ce que partiel, des mécanismes à l’oeuvre permettra d’enrichir la réflexion collective sur ces pratiques en France et dans les institutions européennes.

Le colloque sera organisé autour du schéma de production d’une commande d’enquête d’opinion, en commençant par les origines de la commande, la décision effective de la prise de commande, la passation d’un marché entre client et prestataire(s), et enfin, les usages de la commande.

                            
                                             
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Call for Papers - October 15 Deadline

Strengthening Parliaments through Institutional Engineering - Paris, 3-4/12/15
  • CC BY 2.0_Armel Le Coz_on_Flickr.jpgCC BY 2.0_Armel Le Coz_on_Flickr.jpg

CALL FOR PAPERS

PARIS CONFERENCE ON GOODS MARKETS, THE MACROECONOMY AND POLICY 

Sciences Po (Paris) 

May 15-16, 2014

Sciences Po will hold a conference on Goods Markets, the Macroeconomy and Policy, designed to bring together leading scholars in the field. The meeting will take place Thursday May 15, and Friday May 16, 2014.

Conference theme:

The conference is to focus on research incorporating trading frictions in the goods market for the performance of the macroeconomy and the design of policy. Topics include, but are not limited to: equilibrium trade and prices in economies with goods market frictions; dynamics of aggregates in models with demand externalities; the design of optimal scal, monetary and labor market policy. Preference will be given to recent papers that have not previously been presented at major conferences.

Confirmed Speakers: Wouter den Haan, Robert Hall, and Guido Menzio.

Submission procedure:

Please submit an electronic version of the paper (PDF format) no later than March 10th, 2014 to: liepp@sciencespo.fr.. Paper selections will be finalized by the end of March 2014.

Tentative schedule:

Thursday May 15          Presentations 10:00 to 17:30            Dinner: 20:00

Friday May 16               Presentations: 10:00 to 15:00

Organizers: Pascal Michaillat, Nicolas Petrosky-Nadeau, Emmanuel Saez, Etienne Wasmer and Philippe Weil.

 

Funded by the European Research Council, Banque de France, OFCE and LIEPP.

Strategic Voting in Two-vote Elections

12 March
Seminar "Evaluation of Democracy"
  • CC BY-NC-SA 2.0 - photo by Ahmed Abdel-fatah on FlickrCC BY-NC-SA 2.0 - photo by Ahmed Abdel-fatah on Flickr

Strategic Voting in Two-vote Elections

Thursday 12 March 2015

12:30-14:30

Salle D605

Sciences Po, 199 rue bd St. Germain, 75007 Paris

Free entrance with limited seating available

Please register here to confirm your attendance

Seminar organised by Nicolas Sauger and Emiliano Grossman within the Research Group «Evaluation of Democracy».

The political scientist, Philipp Harfst (Universität Greifswald Institut für Politik) is visiting Sciences Po CEE/LIEPP for March 2015 and will present the results of his research on strategic voting in two-vote elections. Professor Harfst studies the effects of different electoral rules on electoral behaviour, analysing the impact of two-vote elections on strategic voting. Following his presentation, his results will be discussed by Nicolas Sauger (CEE/LIEPP) and Emiliano Grossman (CEE/LIEPP).


Philipp Harfst

Philipp Harfst
Junior Professor of Political Science, University of Greifswald

« Strategic Voting in Two-vote Elections »

 

Discussion by:

Nicolas Sauger
Associate Professor and Co-Director of the LIEPP «Evaluation of Democracy» Research Group (Sciences Po, CEE/LIEPP)

Emiliano Grossman
Associate Professor and Co-Director of the LIEPP «Evaluation of Democracy» Research Group (Sciences Po, CEE/LIEPP)

 


 

logo-CEE
logo-LIEPP

 

FacSem, J.Rovny, 16 oct.

Communism, Federalism & Ethnic Minorities
  • Jan_RovnyJan_Rovny

Communism, Federalism and Ethnic Minorities: Explaining Party Competition Patterns in Eastern Europe

FacSem

Jeudi 16 octobre 2014 - 12:30-14:30

Salle du Conseil

Sciences Po, 13 rue de l'Université, 75007 Paris

 

Jan Rovny, Assistant Professor en science politique au LIEPP et au CEE participe au prochain FacSem (Faculty Seminar). Il présente ses derniers travaux, tout juste parus dans la revue World Politics: "Communism, Federalism and Ethnic Minorities: Explaining Party Competition Patterns in Eastern Europe".

Abstract:
"Scholarship on East European politics expects that party competition in the region is determined by various communist legacies, juxtaposing state-centric authoritarianism to a liberal market economy. Recent empirical evidence, however, uncovers significant variance of party competition patterns across East European countries. To explain this variance, this article argues that an interaction between communist institutional framework and partisan responses to ethnic minorities determines party competition structure in the region. While experience with communist federalism determines partisan affinities with ethnic minorities, tolerance or support for ethnic minorities leads the political actors associated with those minorities to general socially liberal positions. Consequently—and contrary to received knowledge—ethnic politics influence the ideological content of party competition and structure party systems in Eastern Europe."

Merci de vous inscrire auprès de marina.abelskaiagraziani@sciencespo.fr.

Au cours de ce FacSem, Ettore Recchi, professeur des universités en sociologie et chercheur à l'OSC présente également ses travaux sur le thème: "Europe as a Transnational Social Space".

Pour en savoir plus:
- invitation de la Direction scientifique de Sciences Po

The Invisible and the Immeasurable

26-27 juin, IAE de Paris
  • The_invisible_the_immeasurableThe_invisible_the_immeasurable

The Invisible and the Immeasurable: Towards Alternative Indicators of Corruption

26 et 27 juin 2014
A l'Institut d’études avancées de Paris - 17 Quai d'Anjou, 75004 Paris

Colloque interdisciplinaire organisé par Alena Ledeneva, résidente à l'IEA de Paris et Nicolas Sauger, co-directeur de l'axe "Evaluation de la démocratie" (Sciences Po - CEE, LIEPP)

Inscription obligatoire sur le site de l'IAE de Paris

 

The aim of the colloquium is to explore how to move beyond the existing paradigms of measuring corruption. One unintended consequence of the ‘informalisation’ of global economy (Sassen) is that the existing indicators of performance and change are becoming less effective. In the studies of corruption, the contemporary global corruption paradigm (GCP) with its governance indicators and multiple indices seems to have exhausted its measurement and policy potential. On the one hand, it has been dubbed as a ‘magnificent policy failure’ (Rothstein) due to its incapacity to achieve its proclaimed goal –to reduce corruption all over the world. On the other hand, the present paradigm has turned unequipped to handle the ‘globalisation’ of corruption practices, as majority of indices are tied to the countries, and to differentiate between cultural contexts, assuming that corruption would be the same everywhere. The cross-cutting issue in many disciplines is: how to factor culture dynamics into risk analysis in general, and how to measure the impact of informality in particular. The key empirical puzzle is whether it is possible to measure the immeasurable without formalising it. The workshop will focus on the following questions :

  • Comparing the incomparable: We aim to move beyond the existing paradigms of measuring corruption and investigate how to create culture sensitive next generation indicators that would be compatible with existing transnational surveys.
    Alena Ledeneva, Institute d’Etudes Anvancees de Paris, France and Nicolas Sauger, Sciences Po/CEE-LIEPP, France
  • Corruption and political trust: Which questions about informal and invisible practices could/should be included in general social or political surveys?
    Paul Heywood, University of Nottingham, UK, Monika Bauhr, The Quality of Government Institute, Sweden, and Allan Sikk, UCL, UK
  • Practical norms: We search for the bottom-up, user-friendly indicators for informal practices, with focus on strength rather than frequency of relationships and practical norms rather than perceptions.
    Thomas Cantens, World Customs Organization, Roxana Bratu, UCL, UK and Danica Mijovic-Prelec, MIT, US
  • Ambivalence of corruption: We focus on how to construct indicators that would reflect cultural differences and ambivalent attitudes towards corruption.
    Richard Rose, U. of Strathclyde, UK, Elena Panfilova, Transparency International – Russia and Joy Saunders, Integrity Action
  • Norm reversal: Within the existing measurements, we aim to distinguish between indicators for the countries with systemic corruption – where corruption is a practical norm – from indicators for the countries where corruption is a deviation.
    Drazen Prelec, MIT, US, Catherine Fieschi, Counterpoint: Engaging Cultural Intelligence, UK and Tina Fordham, Citygroup, UK

 

Pour plus d'information:
- le site de l'IAE
- le programme du colloque (pdf)