Depuis les années 1980, les questions de droits humains, notamment économiques, sociaux et culturels, se sont progressivement imposées dans l'étude des causes de la pauvreté et des mesures qui permettraient de la réduire. Pourtant, force est de constater que les cas de non-respect, dénis et violations des droits humains n'ont pas sensiblement diminué. Les abus entraînés par le phénomène des acquisitions massives de terres agricoles dans les pays les plus pauvres de la planète en fournissent une bonne illustration. Dans ce contexte, les limites des principes volontaires sautent aux yeux, mais la revendication et la protection d'un droit contraignant, tel le droit à l'alimentation, offre des opportunités plus intéressantes pour les communautés locales et les acteurs qui les soutiennent.