Pour vivre heureux, vivons cachés

Pratiques résidentielles, styles de vie et rapports de genre chez les classes supérieures du pôle privé
Soutenance de thèse, Lorraine Bozouls, 11 décembre 2019
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« Pour vivre heureux, vivons cachés »
Pratiques résidentielles, styles de vie et rapports de genre chez les classes supérieures du pôle privé

Lorraine Bozouls (OSC, Università degli Studi di Milano-Bicocca - URBEUR-Quasi)


Soutenance de thèse, le mercredi 11 décembre 2019, 14h15 à Sciences Po, 98 rue de l'Université, salle Annick Percheron Paris 7e.

Composition du jury : 
Mme. Alberta Andreotti, Professeure associée, Università degli Studi di Milano-Bicocca
Mme Céline Bessière, Professeure des universités, Université Paris Dauphine, IRISSO
Mme Marie Cartier, Professeure des universités, Université de Nantes, Centre Nantais de Sociologie
M. Marco Oberti, Professeur des universités, Sciences Po - OSC (Directeur de recherche)
M. Fabio Quassoli, Professeur associé, Università degli Studi di Milano-Bicocca (Directeur de recherche)
Mme Sylvie Tissot, Professeure des universités, Université Paris 8, Cresppa

Au croisement de la sociologie urbaine et de la sociologie de la stratification sociale, cette thèse porte sur le pôle privé des classes supérieures résidant dans les espaces homogènes de la banlieue résidentielle parisienne. Elle analyse le rôle du quartier et celui du logement dans la formation et la reproduction de cette fraction de classe et apporte ainsi une contribution à la compréhension des mécanismes de ségrégation du point de vue des classes supérieures davantage dotées en capital économique que culturel. Cette thèse s’appuie sur une enquête localisée dans les quartiers les plus aisés de deux communes de la banlieue parisienne (Rueil-Malmaison et Saint-Maur-des-Fossés), où ont été conduits soixante entretiens avec des propriétaires de maisons. Les hommes des ménages enquêtés sont dans une large majorité des hauts cadres du secteur privé, des professions libérales ou encore des chefs d’entreprise et leurs épouses sont très souvent femmes au foyer ou en emploi réduit. Plus de deux tiers des ménages enquêtés ont un patrimoine immobilier estimé supérieur à un million d’euros et appartiennent donc aux 3 % des ménages les plus dotés de France. La thèse défend l’idée selon laquelle ce groupe social, situé « en haut à droite » de l’espace social bourdieusien, et numériquement plus important que la grande bourgeoisie traditionnellement étudiée, est un point d’observation privilégié des inégalités en France.

Les ménages enquêtés choisissent un quartier marqué par son entre-soi, qui assure des conditions favorables de reproduction sociale. Ils s’investissent à l’échelle locale dans les relations de sociabilité et dans des entreprises de patrimonialisation, dont ils tirent des ressources, à la fois en termes de capital social, symbolique et économique. De plus, les ménages enquêtés sont investis dans un mouvement de privatisation, qui est visible dans leur goût pour la propriété immobilière et leur repli sur l’espace domestique. Par la prise en charge du travail du style de vie, les femmes participent à l’accumulation de capital économique – notamment grâce au travail immobilier – mais également à sa conversion en capital symbolique et culturel, et contribuent ainsi à l’appartenance de classe du ménage. Enfin, cette privatisation est également synonyme d’un éloignement vis-à-vis des services publics, visible notamment à travers la prise en charge de leur sécurité, qui s’accompagne parfois d’un mouvement de fermeture résidentielle.

Pour des raisons de sécurité, les soutenances de thèse sont strictement réservées aux personnes invitées et aux publics internes de Sciences Po (étudiants, enseignants, chercheurs, salariés).

Quand les hommes ne font pas comme les autres

Pratiques individuelles du non-végétarisme au sein des ménages en Uttar Pradesh
Mathieu Ferry - Séminaire scientifique de l'OSC - 29 novembre 2019
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Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 29 novembre 2019 de 12h à 13h30

Quand les hommes ne font pas comme les autres.
Pratiques individuelles du non-végétarisme au sein des ménages en Uttar Pradesh

Mathieu Ferry (Doctorant, OSC-LSQ)

Mathieu FerryVégétarien ou non ? Cette distinction demeure un marqueur social saillant en contexte indien, où le végétarisme a depuis longtemps été associé au groupe majoritaire hindou – par rapport aux autres minorités religieuses, surtout celle musulmane -  et plus particulièrement aux groupes de hautes castes – en particulier les Brahmanes.

A l’instar des connaissances académiques sur la caste dans l’Inde contemporaine qui insistent sur les rapports socioéconomiques et de pouvoir au fondement de la persistance de cette forme de groupe social, l’analyse du végétarisme développée dans ma thèse, centrée sur l’Uttar Pradesh, met au jour la variabilité des pratiques alimentaires, en lien avec les inégalités sociales au sein des groupes de caste. Marqueur de différenciation culturelle de caste et de religion, le végétarisme varie aussi en fonction des ressources matérielles de la stratification sociale. Ainsi, les frontières de caste et de religion sont d’autant plus fortes et marquées par le végétarisme qu’elles recouvrent d’autres formes d’inégalités sociales (ici étudiées sous l’ange du niveau d’éducation, de la propriété agraire et du niveau de richesse).

Après avoir résumé l’approche théorique et méthodologique de ma thèse, la présentation s’interroge sur un autre facteur de variation de l’adhésion à ce marqueur statutaire, le genre, puisqu’en effet, les hommes sont plus souvent non-végétariens que les femmes. Les différences du végétarisme liées au genre sont explorées à partir de modèles multiniveaux sur les données du National Family Health Survey (2005-2006) et montrent que l’hétérogénéité des pratiques non-végétariennes au sein des ménages est elle-même inscrite socialement et reflète la position de caste ou de religion. Les différences genrées se maintiennent lorsque les modèles ajustent par la position dans la stratification sociale (avec un écart absolu des probabilités prédites allant jusqu’à 40%), et les déterminants sociaux du végétarisme sont aussi partiellement différenciés suivant le genre, en particulier pour les hautes castes non Brahmanes : l’influence du niveau d’éducation sur le végétarisme apparait plus forte pour les femmes que pour les hommes. En conclusion, je discuterai des liens possibles entre rôles sociaux de genre et la (re)production de l’ordre social du végétarisme. 

Mathieu Ferry est doctorant à l'OSC et au LSQ (GENEST-CREST). Sa thèse est dirigée par Philippe Coulangeon (OSC) et Christophe Jaffrelot (CERI).
Il co-anime avec Joël Cabalion, Odile Henry, Olivier Roueff et Jules Naudet le séminaire Sociologie des inégalités en Inde, à l'EHESS.  

L'inscription au séminaire est obligatoire (sandwich offert)

Accueil en crèche et développement de l'enfant en France

une étude à partir de la cohorte d'enfants ELFE
Anne Solaz - Séminaire scientifique de l'OSC - vendredi 22 novembre 2019
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Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 22 novembre 2019 de 12h à 13h30

Accueil en crèche et développement de l'enfant en France:
une étude  à partir de la cohorte d'enfants ELFE

Anne Solaz (Directrice de recherche, INED)

Anne SolazLes modes d’accueil collectifs sont de plus en plus mis  en avant par les décideurs politiques comme un moyen de réduire les inégalités sociales dès le plus jeune âge. La littérature internationale a abondamment étudié l'effet de l’accès à la crèche sur le développement de l'enfant mais les résultats divergent notamment en raison de la diversité dans la qualité de cet accueil. Le contexte français est particulièrement bien adapté pour explorer cette question, car la majorité des enfants qui fréquentent les structures d'accueil collectif (environ un cinquième de notre échantillon à l'âge de 2 ans) le font dans des crèches de qualité, subventionnées et contrôlées par l'État.

Nous utilisons une enquête de large envergure l'Étude longitudinale française depuis l'enfance (Elfe) suivant le développement d’une cohorte d’enfants nés en 2011, pour estimer si le recours au mode d’accueil de l’enfant lorsque qu’il a un an affecte son développement dans différentes dimensions : langagières, motrices et socio-émotionnelles mesurées un an plus tard. Nous nous intéressons aux disparités socio-économiques, c’est-à-dire dans quelle mesure les enfants issus de familles défavorisées bénéficient de la même manière de la fréquentation des crèches que ceux issus de milieux plus favorisés.

The Impact of Early Center-Based Childcare on Early Child Development: Evidence from France

A rich literature has attempted to study the impact of early collective childcare on child development, an arrangement that is increasingly advanced by policy makers as a way to decrease social inequalities from the earliest age. The French context is particularly suited to explore this question as the majority of children who attend collective care (about a fifth of our sample at age 2) do so within high-quality, state-funded, state-controlled nurseries. We use a large, nationally representative birth cohort, the Etude Longitudinale Français depuis l’Enfance (Elfe), to estimate whether the type of childcare received at one year of age has an impact on language, motor and socio-emotional skills measured a year later. We are particularly interested to what extend children from disadvantaged families benefit in the same way from crèche attendance than those from advantaged backgrounds

L'inscription au séminaire est obligatoire (sandwich offert)

De l'immigration permanente aux migrations circulaires

L’expérience de la (re)migration dans les trajectoires individuelles en France
Soutenance de thèse, Louise Caron, 6 décembre 2019
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De l'immigration permanente aux migrations circulaires.
L’expérience de la (re)migration dans les trajectoires individuelles en France

Louise Caron (OSC, LIEPP)

Soutenance de thèse, le vendredi 6 décembre 2019, 14h30 à Sciences Po, 199 boulevard Saint-Germain, salle de réunion, 3ème étage, Paris 7e.
Composition du jury : 
M. Didier Breton, Professeur des universités, IDUS, Strasbourg
M. Mathieu Ichou, Chercheur, INED
Mme Dominique Meurs, Professeure des universités, EconomiX, Université Paris Nanterre
M. Ettore Recchi, Professeur des universités, Sciences Po - OSC
Mme Mirna Safi, Associate Professor, Sciences Po - OSC (Directeur de recherche)
M. Thomas Soehl, Associate Professor, McGill University, Montreal

Cette thèse étudie le rôle des trajectoires migratoires depuis et vers la France métropolitaine dans les parcours individuels. Dépassant la conception traditionnelle de la migration comme un mouvement unidirectionnel et linéaire, l’objectif de cette thèse est d’abord d’améliorer la connaissance du phénomène de remigration des immigrés en France. En considérant la France à la fois comme espace d’arrivée et de départ, elle vise plus largement à renouveler l’approche des migrations en comparant différents types de migrants rarement étudiés conjointement : immigrés, natifs des DOM, Français nés à l’étranger, deuxièmes générations, et natifs de la population majoritaire. En combinant les données des recensements et des déclarations fiscales de l’Échantillon Démographique Permanent (1975-1999, 2011-2016), et de l’enquête Trajectoires et Origines (2008), cette recherche s’appuie sur un dispositif empirique original qui permet d’explorer la place des expériences migratoires dans les parcours individuels à divers moments du processus migratoire. La comparaison entre différentes catégories de population met au jour la diversité des trajectoires migratoires au départ de la France métropolitaine, réelles ou envisagées, et de leurs déterminants. L’analyse combinée de ces processus de sélection et des effets d’un séjour à l’étranger sur les carrières professionnelles au retour en France apporte des éléments nouveaux sur le rôle des migrations dans la (re)production des inégalités sociales. Enfin, cette thèse montre comment considérer les mobilités passées et les possibles remigrations futures des immigrés affine notre compréhension des mécanismes d’intégration socioéconomique dans la société d’accueil.

From permanent migration to circular migration.
The experience of (re)migration in individuals’ trajectories in France

This doctoral dissertation studies the role of migration trajectories from and to metropolitan France in individuals’ trajectories. Breaking with the conventional depiction of migration as a one-way and one-time movement, this thesis aims first of all at improving our knowledge of immigrants’ remigration in France. By considering France both as a place of arrival and departure, this research more broadly seeks to renew the analytical approach of migration, by drawing systematic comparisons between several types of migrants rarely studied together: immigrants, internal migrant from overseas French departments, French nationals born abroad, second generations, and natives. I combine large datasets drawn from censuses and tax returns (the Permanent Demographic Sample) and the Trajectories and Origins survey. Thus, this research is based on an original empirical framework that makes it possible to explore the role of migration experiences in individuals’ trajectories at various points in the migration process. The comparison between different populations reveals the diversity of migration patterns from France, and of their determinants. The combined analysis of these selection processes and of the effects of an international experience on professional careers upon return in France provides new insights into the role of migration in the (re)production of social inequalities. Finally, this thesis shows the need to consider past migration and potential future remigration of immigrants to understand the mechanisms of socioeconomic integration in the host society.

Pour des raisons de sécurité, les soutenances de thèse sont strictement réservées aux personnes invitées et aux publics internes de Sciences Po (étudiants, enseignants, chercheurs, salariés).

Parler pour libérer et cacher pour protéger

Les rapports parents-enfants au prisme de la prise en charge des variations du développement sexuel
Séminaire scientifique de l'OSC - vendredi 15 novembre 2019
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Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 15 novembre 2019 de 12h à 13h30

Parler pour libérer et cacher pour protéger : les rapports parents-enfants au prisme de la prise en charge des variations du développement sexuel

Gaëlle Larrieu (Sciences Po - OSC)

Gaelle LarrieuCette présentation reprend une partie du travail de thèse en cours qui porte sur les expériences de personnes ayant des enfants présentant une variation du développement sexuel (VDS)*. Elle sera centrée sur la prise en charge parentale des VDS des enfants au sein de la famille et principalement sur la transmission de connaissances et/ou le maintien de l’ignorance. Qu’est-ce qui est dit à l’enfant à propos de sa variation et des éventuels traitements médicaux passés et à venir ? Quelles sont les raisons évoquées pour justier la parole ou bien le silence ? Des travaux sur les épistémologies de l’ignorance ainsi que sur les rapports sociaux d’âge sont mobilisés. Cette recherche empirique se base principalement sur des entretiens semi-directifs avec des parents de personnes ayant été diagnostiqués avec une variation du développement sexuel pendant la grossesse, à la naissance ou durant la petite enfance.

* Les personnes ayant une variation du développement sexuel sont nées avec des caractéristiques
sexuelles (génitales, gonadiques, hormonales et/ou chromosomiques) qui ne correspondent pas aux dénitions binaires types des corps masculins ou féminins.

L'inscription au séminaire est obligatoire (sandwich offert).

Soutien de l'OSC pour le concours chercheurs·euses CNRS 2020

  • Le siège du CNRS à Paris - Image Celette (CC BY-SA 4.0)Le siège du CNRS à Paris - Image Celette (CC BY-SA 4.0)

L’Observatoire sociologique du changement, UMR 7049, soutient les docteur·e·s motivé·e·s pour préparer le concours de chargé·e de recherche 2020 du CNRS. Choisir l’OSC leur permettra rejoindre une équipe de recherche très dynamique, à dimension humaine, reconnue en France et à l’international pour ses travaux sur les inégalités et la stratification sociale.

Les demandes de soutien peuvent être envoyées jusqu’au 3 décembre 2019, accompagnées d’un C.V. et d’un descriptif du projet de recherche, par courriel à  la secrétaire générale Marie Ferrazzini et  à la directrice de l’unité Mirna Safi. Il est aussi possible de prendre rendez-vous au préalable avec Mirna Safi pour en savoir plus sur l’environnement de recherche à l’OSC. 

Fondé en 1988, l’OSC étudie les dynamiques d’ensemble des sociétés contemporaines dans une perspective comparée. Les travaux sont ancrés dans une sociologie empirique faisant appel à des méthodes quantitatives, qualitatives et expérimentales, combinant des approches micro et macro.

Les principaux domaines de recherche interrogent les inégalités sociales sous différents angles : inégalités socioéconomiques, urbaines, scolaires, numériques, de genre, ethnoraciales, liées au handicap...

Les chercheurs du centre sont particulièrement compétents dans l’analyse comparative de l’Etat-Providence, des politiques éducatives, des migrations internationales, de la ségrégation urbaine, des pratiques culturelles, des dynamiques familiales, de l’usage des emplois de temps, des trajectoires professionnelles, de la mobilité sociale...

Les membres de l’OSC sont fortement impliqués dans l’enseignement de la sociologie à Sciences Po. Certains sont affiliés au Laboratoire Interdisciplinaire d’Evaluation des Politiques Publiques (LIEPP) ou au MaxPo.

Disability as Inequality: Social Disparities, Health Disparities and Participation in Daily Activities

Carrie Shandra
Joint Seminar OSC-LIEPP, November 27th
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Le LIEPP et l'OSC ont le plaisir de vous inviter au séminaire:

Disability as Inequality : Social Disparities, Health Disparities, and Participation in Daily Activities

Mercredi 27 novembre 2019, 12h30 - 14h30

Salle Percheron 

98 rue de l'Université, 75007 Paris 

Inscription 

Présentation:  

 

 Carrie Shandra

 Associate Professor at the State University of New York 

 Visiting Professor, Sciences Po 

 

 

Individuals with disabilities experience lower education levels, lower employment rates, fewer household resources, and poorer health than people without disabilities. Yet, despite comprising more than one-eighth of the US population, people with disabilities are seldom integrated into sociological studies of inequality. This study uses time use data to understand one type of inequality between working-aged people with and without disabilities: participation in daily activities. It also tests whether social disparities (as suggested by the social model of disability) or health disparities (as suggested by the medical model of disability) explain a larger percentage of participation differences. Results indicate that adults with disabilities spend less time than those without disabilities in market work and more time in health-related activities and leisure - but the same amount of time in nonmarket work like housework and childcare. Although health characteristics explain more of the difference in health-related time use, by disability status, socioeconomic characteristics explain more of the difference in market and leisure time. Results indicate the importance of disentangling disability from health in sociological studies of inequality.  Extensions of these findings are also discussed.

Insécurité et territoires : division sociale et participation politique

Résultats du projet INSOCPOL
19 juin 2020
  • Photo AdrienChd (via Flickr) - Résidence Compostelle de nuit (CC BY-SA 2.0)Photo AdrienChd (via Flickr) - Résidence Compostelle de nuit (CC BY-SA 2.0)

Insécurité et territoires en Île-de-France
Projet INSOCPOL

Colloque de clôture du projet scientifique
financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR, convention 16-CE41-0004-01)
Présentation du dispositif d'enquête et des résultats

Initialement programmé le vendredi 13 décembre 2019, il a été reporté le vendredi 19 juin 2020 de 9h30 à 17h
Institut Paris Région
15, rue Falguière, 75015 Paris

Accès uniquement sur inscription préalable (formulaire à venir)

Investigateurs : Antoine Jardin (Ingénieur de recherche CNRS au CESDIP), Edmond Préteceille (Directeur de recherche émérite CNRS à l'OSC), Philippe Robert (Directeur de recherche émérite CNRS au CESDIP) et Renée Zauberman (Directrice de recherche émérite CNRS au CESDIP, responsable scientifique du projet).Dans le cadre du programme des Interlabos du GERN.

La question sociale est-elle en train de revenir sous les espèces d’une question urbaine du risque ? Ce projet analyse les inscriptions sociales de l’insécurité en fonction de la distribution socioprofessionnelle des espaces urbains et des positions politiques.

Pour la période 1998-2015, trois bases de données sont utilisées : les enquêtes sur la victimation et l’insécurité en Île-de-France (exposition à la victimisation, sentiment d'insécurité), les données sur la division sociale de l’espace francilien et son évolution, les données sur les comportements politiques tirés des résultats électoraux publiés par le Ministère de l’Intérieur.

La jonction des données est opérée sur une base cartographique à partir de la ventilation des données dans le découpage de référence des IRIS de l'INSEE.
Les bases de données compilées dans le cadre de ce projet, tout comme les supports cartographiques permettant d'associer le découpage des IRIS à celui des bureaux de vote, seront pérennisés et diffusés à la communauté scientifique.

Programme de la journée

9h30 - Accueil par la responsable scientifique d’INSOCPOL et mot de bienvenue du Directeur général de l’Institut Paris Région
9h45 - Présentation de la recherche "Insécurité et territoires : divisions sociales et participation politique"
10h15 - Victimations, peurs du crime et préoccupation sécuritaire : leurs combinaisons dans
les territoires franciliens
11h - La structure socioprofessionnelle et migratoire en Île-de-France et son évolution
14h - Les comportements électoraux franciliens
14h30 - Confronter l’insécurité, la composition sociale et les comportements électoraux
16h - Confronter l’insécurité, la composition sociale et les comportements électoraux (suite)

Café à 9h et 15h30 - Déjeuner sur place à 12h30.

Renseignements et inscription auprès de zauberman@cesdip.fr

CESDIP (logo)OSC (Logo)GERN (logo)ANR (Logo)

L'expérience sociale du handicap

Anne Revillard
OSC Papers 2019-2
  • Image Denis Kuvaev, via ShutterstockImage Denis Kuvaev, via Shutterstock

L'expérience sociale du handicap

Anne Revillard (OSC - LIEPP)

OSC Papers 2019-2 - 22 p.

Lien de téléchargement vers le document

Anne Revillard (Photo Sciences Po - Celine Bansard)En combinant les apports de la sociologie du handicap et de la sociologie des inégalités, cette contribution développe un cadre d’analyse original pour penser le handicap comme expérience sociale. Alors que les débats structurants des disability studies ont eu tendance à s’orienter vers une discussion de l’ontologie du handicap (le phénomène est-il de nature médicale ou sociale ?), nous nous proposons de revenir au geste initial du « modèle social » consistant à déplacer la focale d’analyse vers la dimension sociale du handicap. Nous appréhendons celle-ci au prisme d’une sociologie des inégalités, en prenant en considération la subjectivité des acteurs et l’intersectionnalité de leur expérience. Le cadre d’analyse que nous proposons permet d’articuler ces dimensions. L’expérience sociale du handicap combine ainsi cinq paramètres : aux trois critères wébériens de caractérisation de la position dans la stratification sociale (ressources matérielles, statut social, pouvoir), nous ajoutons l’identification de la déficience et le régime d’existence.L'expérience sociale du handicap (A. Revillard)

Apostrophe - début d'une citation...c’est la dimension inégalitaire de cette part sociale du handicap qui est au cœur de notre propos. Nous avons cherché à nous donner les moyens de caractériser ces inégalités, tout en prenant en considération leur complexité interne (liée aux caractéristiques diverses des déficiences) et leur imbrication avec les autres systèmes d’inégalités qui traversent la société.
Notre cadre d’analyse intègre aussi la dimension plus subjective et réflexive de l’expérience des inégalités.

Abstract in English available at the end of the paper.

Des enseignants d'élite ?

Sociologie des professeurs des classes préparatoires aux grandes écoles
Jacques-Benoît Rauscher - Edition du Cerf, 2019
  • Image EQRoy, Lycée Saint-Louis (accueille uniquement des classes préparatoires)Image EQRoy, Lycée Saint-Louis (accueille uniquement des classes préparatoires)

Des enseignants d'élite ?

Jacques-Benoît Rauscher
2019, Les Éditions du Cerf
ISBN 978-2-204-13484-2

Des enseignants d'élite ? Editions du Cerf, 2019    Jacques-Benoît Rauscher
Après son essai paru en 2019 aux Presses de Sciences Po « L'Église catholique est-elle anticapitaliste ? », Jacques-Benoît Rauscher publie un ouvrage consacré à une profession peu étudiée, à l'exception d'un article puis d'un ouvrage de Pierre Bourdieu en 1981 : celle des professeurs des classes préparatoires aux grandes écoles.

Les CPGE sont placées en France au centre d'une "charte" de formation des élites qui leur donne le droit et la mission de consacrer l'excellence scolaire dans un système éducatif tout entier orienté vers la "distillation d'une fraction en élite". 

Ces professeurs ont un rôle central dans la sélection et la socialisation des élites en gestation... mais sont-ils pour autant des enseignants d'élite, c'est à dire, d'un point de vue sociologique dotés de 3 caractéristiques : faire partie des meilleurs - de l'excellence -, avoir une position sociale prééminente et enfin, avoir une légitimité acquise et reconnue ? 

Plusieurs méthodes de recherche ont été déployées par l'auteur. 70 entretiens semi-directifs ont été menés auprès de professeurs en exercice dans plusieurs régions. D'autres types d'intervenants ont été interrogés : syndicalistes, inspecteurs... Un volet quantitatif à partir de données de la DEPP et d'un questionnaire envoyé à tous les établissements à CPGE de France a complété le dispositif (823 réponses). 

Au final, 3 résultats saillants sont présentés : ces professeurs constituent un groupe à part dans l'enseignement secondaire ; ils forment un groupe pluriel, beaucoup plus divers qu'attendu ; ils font preuve d'un rapport original au changement, caractéristique qui les distingue vraiment des comportements observés chez les enseignants du secondaire. La manière dont les professeurs en CPGE se représentent leur statut, en lien avec leur parcours, est une clé heuristique pour comprendre et caractériser ce groupe marginal en terme d'effectifs dans l'Éducation nationale.

Jacque-Benoît Rauscher a préparé sa thèse de doctorat à l'OSC, sous la direction de Agnès van Zanten, et l'a soutenu, à Sciences Po en 2010. Il est également agrégé en sciences économiques et sociales. Prêtre de l'ordre dominicain, il travaille aujourd'hui à l'Université de Fribourg - Département de Théologie morale et d'Éthique où il prépare un doctorat en théologie. 

Trajectoires de la colère. Révoltes, scissions, (dés)engagements

Cécile Van de Velde
Séminaire scientifique de l'OSC - Vendredi 11 octobre 2019
  • "Démonstration" - Image Gaëtan Nerincx via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)"Démonstration" - Image Gaëtan Nerincx via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 11 octobre 2019 de 12h à 13h30

Trajectoires de la colère.
Révoltes, scissions, (dés)engagements

Cécile Van de Velde (Université de Montréal)

La colère s’impose comme une émotion sociale majeure du 21ème siècle, et comme la force politique de la décennie à venir.
Cette présentation propose de retracer la dynamique et la généalogie de cette émotion : à qui s’adresse-t-elle ? Que devient-elle ?

Une enquête conduite auprès de jeunes adultes à Madrid, Santiago du Chili, Montréal, Paris et Hong-Kong, permet d'explorer les différents chemins de la colère, des plus collectifs aux plus silencieux, pour mieux saisir les sens des (non-)révoltes contemporaines.

Cécile Van de VeldeCécile Van de Velde est sociologue, membre du CREMIS (Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales et les discriminations), titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les inégalités sociales et les parcours de vie, Université de Montréal. Elle a travaillé auparavent à l'EHESS (CMH) et publié plusieurs articles et ouvrages sur les différents âges de la vie, notamment la jeunesse. 
Quelques suggestions de publications ici.
À lire également : Entretien à la Revue Française des Affaires Sociales : Devenir adulte, 10 ans après (2019) et l'interview au journal Le Monde du 19 avril 2019 « Cette génération de jeunes ressent la finitude du monde ».

 Register is mandatory - Inscription obligatoire

Trajectoires résidentielles et choix scolaires des classes moyennes.

Statut d'occupation du logement, ségrégation et action publique locale dans la métropole parisienne
Soutenance de thèse, Quentin Ramond, 8 novembre 2019
  • Image Pierre-Olivier, Shutterstock (Issy-les-Moulineaux, immeubles banlieue sud)Image Pierre-Olivier, Shutterstock (Issy-les-Moulineaux, immeubles banlieue sud)

Trajectoires résidentielles et choix scolaires des classes moyennes
Statut d’occupation du logement, ségrégation et action publique locale
dans la métropole parisienne

Quentin Ramond (OSC, LIEPP)

Soutenance de thèse, le vendredi 8 novembre 2019, 14h15 à Sciences Po, salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université, Paris 7e.
Composition du jury : 
Mme Fanny Bugeja-Bloch, Maîtresse de conférences, Université Paris Ouest Nanterre, CRESPPA
M. Adalberto Cardoso, Professor, Universidade do Estado do Rio de Janeiro, IESP-UERJ (rapporteur)
M. Philippe Coulangeon, Directeur de recherche, CNRS, OSC
M. François Cusin, Professeur des universités, Université Paris Dauphine, IRISSO (rapporteur)
Mme Christine Lelévrier, Professeure des universités, Université Paris Est Créteil, Lab’Urba
M. Marco Oberti, Professeur des universités, Sciences Po, OSC (directeur)

Face à l’augmentation des prix de l’immobilier, accéder à la propriété et résider à proximité des établissements scolaires attractifs sont deux aspirations difficilement conciliables pour les classes moyennes. Cette thèse prend pour objet la tension entre ces deux dimensions centrales de leur position sociale à partir de l’étude des effets du statut d’occupation du logement sur la ségrégation résidentielle et les inégalités scolaires.
L’approche quantitative montre d’abord que le logement locatif, privé et social, représente une alternative importante au marché immobilier dans les contextes scolaires attractifs où les prix des logements sont les plus élevés, ce qui est lié à la construction d’une offre locative sociale « intermédiaire » et aux pratiques d’attribution des logements sociaux dans ces espaces. A l’inverse, l’accession à la propriété est facilitée dans les espaces populaires où les établissements scolaires sont moins prestigieux.
L’enquête par entretiens menée dans la proche banlieue parisienne montre ensuite que les arbitrages entre le statut d’occupation et le lieu de résidence permettent d’accéder à des ressources qui peuvent se compenser, et qu’ils traduisent des rapports différenciés entre les groupes sociaux d’une part, et entre les générations du réseau familial d’autre part.
Mettant en évidence la façon dont les trajectoires sociales et résidentielles des classes moyennes s’articulent au statut d’occupation du logement, la thèse contribue à l’analyse de la stratification sociale en milieu urbain dans le contexte de peur du déclassement et apporte un éclairage original pour penser l’articulation des politiques du logement et des politiques scolaires.

Middle classes residential trajectories and school choices
Residential status, segregation and local public policies in the Paris metropolis

Given the strong correlation between the distribution of attractive school offer and the prices on the housing market, the middle classes are likely to face complex trade-offs between housing tenure and access to attractive educational resources. This research examines how the middle classes deal with these uneasy negotiations, by analyzing the effects of housing tenure on their residential segregation patterns and their relationships with spatial inequalities in school provision.
First, I use a quantitative approach to show that proximity to attractive public schools in privileged urban contexts is associated with higher representation in the private and public rental sectors, which relates to the development of public housing units aimed at middle-class households in these areas. On the contrary, access to homeownership mostly unfolds in working-class areas with poorly performing schools.
Second, building on fieldwork in the Paris metropolis, I show that the middle classes articulate different values and attitudes to deal with exacerbating constraints on the housing market and competition for better schools. Their compromises between housing tenure and place of residence reveal different relationships with other social groups and between generations within the family network.
Overall, the interplay between housing tenure, the social profile of places and the unequal geography of education shapes different residential status within the middle classes, which is crucial to understand social stratification and class relations in large cities as well as to improve housing and education policies aimed at tackling the effects of place in the (re)production of inequalities.

Pour des raisons de sécurité, les soutenances de thèse sont strictement réservées aux personnes invitées et aux publics internes de Sciences Po (étudiants, enseignants, chercheurs, salariés).

Favoriser les compétences langagières des enfants de milieux défavorisés

Dispositif expérimental pour accompagner la lecture parentale
Carlo Barone, Denis Fougère, Agnès van Zanten
  • Image Syda Productions, via ShutterstockImage Syda Productions, via Shutterstock

Durant deux années scolaires, cette expérimentation conçue et dirigée par Carlo Barone, Denis Fougère et Agnès van Zanten a été conduite par plusieurs assistants de recherche dans les maternelles des 18ème, 19ème et 20ème arrondissements de Paris. Elle a permis de tester l'impact d'un accompagnement à la lecture parentale avec près de 900 enfants de maternelles âgés de 4 à 5 ans. Financée par le LIEPP, ce dispositif expérimental a reçu le concours de l'Académie de Paris et des éditeurs Gallimard Jeunesse et Nathan. Il s'inscrit dans une démarche de réduction des inégalités sociales, pour développer la littératie et le désir de lecture des jeunes enfants. Les enseignants volontaires de 45 écoles maternelles classées en zone d'éducation prioritaire (REP et REP+) étaient étroitement associés à l'opération. Un certain nombre de règles méthodologiques ont été déployées pour mieux apprécier l'impact du dispositif d'intervention. Les enfants ont été répartis dans 2 groupes : celui faisant l'objet d'une incitation à la lecture familiale, et un groupe "contrôle" à qui il n'a rien été proposé. Un test standardisé de vocabulaire en amont et en aval du dispositif a permis de comparer l'avant et l'après intervention (pour le groupe traité), et d'apprécier la différence de résultat d'un groupe par rapport à l'autre.

Image Alexey Grigorev via ShutterstockAu final, l'effet sur les compétences langagières du groupe traité apparait positif, mais statistiquement non significatif. Par contre, il est plus marqué pour les enfants issus de familles disposant d'un faible capital scolaire, ne parlant pas uniquement le français. On observe aussi des effets supérieurs dans ce cas sur les garçons.

Les promoteurs de l'étude mettent en avant le caractère peu onéreux d'un dispositif de prêt de livres aux familles, accompagné d'un vrai mode d'emploi pour les utiliser. Quand lire les histoires, que lire et relire, comment raconter et faire vivre une histoire, pourquoi privilégier les images, comment instaurer un rituel au coucher, comment stimuler l'imagination... autant de conseils précieux pour des publics ciblés - pour qui la lecture en français n'est pas une pratique courante et transmise -  qui trouveront un grand bénéfice à cet accompagnement.

Image Lorelyn medina via ShutterstockDe manière très concrète, les responsables de l'étude mettent à disposition un guide pour la mise en place du dispositif, un ensemble de brochures "modèles" (les enseignants pourront s'en inspirer ou les compléter), plusieurs exemples de messages de rappel à adresser régulièrement aux familles (via SMS ou un dispositif de communication interne à l'école) et un exemple de grille de suivi du prêt de livres. Les établissements scolaires et enseignants qui souhaiteraient mettre en place ce type d'intervention trouveront les ressources et documents en téléchargement sur cette page du LIEPP.

Plusieurs publications, dont le Policy Brief du LIEPP n° 44 ou le Discussion Paper 14006 du CEPR présentent plus en détail l'expérimentation.

[Image Alexey Grigorev et Lorelyn medina via Shutterstock]

The Age u-shape in Europe. The Protective Role of the Family

Angela Greulich
Séminaire scientifique de l'OSC - Vendredi 4 octobre 2019
  • Image Mary Ro, via Shutterstock Image Mary Ro, via Shutterstock

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Georges Lavau

vendredi 4 octobre 2019 de 12h à 13h30

The Age U-shape in Europe: The Protective Role of the Family
Angela Greulich (OSC)

with Andrew E. Clark (Paris School of Economics - CNRS)
& Hippolyte d'Albis (Paris School of Economics - CNRS)

We look at the relationship between subjective well-being and age, as moderated by partnership status and having children.
We consider cross-section data from the 2013 EU-SILC survey providing harmonised information on over 350 000 individuals in 32 different countries.
We find an overall U-shape in age for various measures of subjective well-being, as is very standard in the empirical literature. When we consider the moderating role of the family, we find that the U-shape is concentrated amongst those who do not have children and those who are not partnered. This is not a general phenomenon as this protective role of the family is found in particular for overall life satisfaction, satisfaction with income and satisfaction with personal relationships, but not at all for job satisfaction or satisfaction with time use.

The family seems to protect at least some domains of subjective well-being against the typical fall in well-being associated with middle age. While it is true that there is selection into both partnership and having children, this is assumed to work via the level of subjective well-being and not by the way in which well-being changes with age, so that we do not believe that these findings reflect selection. At a more general level, what look like well-known empirical findings in the well-being literature may actually only hold for particular groups. In terms of implications, decreasing rates of both partnership and child-bearing look to have particularly important consequences for the well-being of Europeans aged between 30 and 50.


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Leader Communities and Elite Business Schools: The Consecration of Elites in Sweden

Mikael Holmqvist
Séminaire scientifique de l'OSC - 18 octobre 2019
  • Image: SSE main building, Stockholm - anonymous - CC BY-SAImage: SSE main building, Stockholm - anonymous - CC BY-SA

 Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Georges Lavau

vendredi 18 octobre 2019 de 11h30 à 13h

Leader Communities and Elite Business Schools:
The Consecration of Elites in Sweden

Mikael Holmqvist (Stockholm University)

In my talk I will focus on my recent studies of Sweden's elite community Djursholm, and the country's elite business school, the Stockholm School of Economics (SSE). All around the world there are elite suburban communities and elite business schools. These institutions are home to the economic and social elites who work in the world's global cities. Despite Sweden's reputation for egalitarianism, Djursholm and the SSE are representative of global mechanisms of privilege and its perpetuation. Leader Communities is my term for places like Djursholm: the communities where elites choose to live, socialize with other elites, and, most importantly, form families and raise their children into future elites. After growing up in Djursholm, many of the adolescents chose to study at the SSE, Sweden's only private university and a leading European business school. At the SSE, students are trained for top jobs in the consulting and finance industries, in Sweden and abroad. Djursholm and the SSE consecrate people into leaders—that is, they offer their members a social environment that imbues them with a sense of social and moral elevation. By idealizing their members, leader communities' and elite business schools allegedly superior environment and character act as a principle of distinction and legitimation, illustrating something that can be called a "consecracy"—a society that leads by means of its members' aura and radiance, allowing the privileged to pose as a moral vanguard. These institutions are important to understand how power and privilege are created and maintained, and how societies are being affected in certain social, moral and political ways.

Mikael Holqvist

Mikael Holmqvist
Professor of Business Administration and Associate Professor of Sociology
Stockholm Business School - Stockholm University
Leader Communities - Columbia University Press

 Publication in English:
Leader Communities: The Consecration of Elites in Djursholm, Columbia University Press, 2017.

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The economic penalty of terrorism for Arab/Muslim hosts on Airbnb Paris

Ivaylo Petev (with Sander Wagner)
Séminaire scientifique de l'OSC - 27 septembre 2019
  • Image : interface Airbnb (copie d'écran)Image : interface Airbnb (copie d'écran)

Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 27 septembre 2019 de 12h à 13h30

The economic penalty of terrorism for Arab/Muslim
hosts on Airbnb Paris

Ivaylo Petev (ENSAE-CREST)

with Sander Wagner (ENSAE-CREST)

The growth of the sharing economy has initiated a massive increase of economic transactions on online peer-to-peer platforms. Many such platforms depend on buyers and sellers revealing personal information to facilitate exchanges with the unintended consequence that the information may become a source for discrimination. We show evidence of substantial discrimination against Arab/Muslim guests and hosts in Airbnb’s online rental market in Paris, France. In addition, discriminatory
practices increased substantially and durably in response to large-scale, deadly terrorist attacks in November 2015. Rental properties of hosts with Arab/Muslim names lost more guests than those of French-named hosts, incurring an overall economic penalty of over 3 million US dollars.

Ivaylo Petev (ENSAE)Ivaylo Petev is CNRS Research Fellow, ENSAE-CREST-Institut Polytechnique de Paris.

Main topics and methods: Quantitative Sociology, Social Inequality, Consumption and Lifestyles, Historical and Comparative Sociology.

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Du code dans ma thèse

METSEM # Séminaire de méthodologie
Jeudi 19 septembre 2019 à 10h
  • Image Ms Lotus Bua via ShutterstockImage Ms Lotus Bua via Shutterstock

METSEM #24
SEMINAIRE DE METHODOLOGIE

Du code dans ma thèse...

Salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université, Paris 7e (10h-12h)

Lien d'inscription (gratuite)

Le lien intime entre recherche, méthodes et outils s'organise le plus souvent en équipes où collaborent chercheurs et ingénieurs de recherche, qu'il s'agisse d'appliquer une méthode existante ou d'en développer de nouvelles. Quelle forme prend ce lien dans le cadre d'un doctorat en sciences humaines et sociale ? Si la formation méthodologique encourage l'usage de logiciels existants, la pratique du développement informatique se démocratise et les doctorants sont de plus en plus souvent amenés à développer leurs propres outils de recherche. Le recours à ces développements spécifiques conduit à repenser la place de la programmation dans le travail de doctorat -et plus généralement de recherche- et à questionner le lien entre le code, son auteur et sa recherche. A la fois chercheurs et promoteurs de leur propres outils/méthodes, les doctorant.e.s sont directement confronté.e.s à cette question fondamentale de la recherche méthodologique.

3 doctorant.e.s de disciplines différentes présentent dans ce METSEM leur pratique de développement informatique et mettent en perspective la dichotomie des rôles ingénieur-chercheur dans le travail de recherche.

  • Florence Ecormier-Nocca, doctorante au Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE) de Sciences Po. Elle réalise une thèse en science politique et machine learning sous la direction de Nicolas Sauger (CEE) et de Mohamed Nadif (LIPADE, Université Paris Descartes). Elle y explore la diversité idéologique des députés d'un même parti politique à partir de leur activité sur Twitter. Cette recherche est mene en Espagne, en France et au Royaume-Uni.
  • Robin de Mourat est designer de recherche au médialab et prépare une thèse de doctorat en Arts & Design portant sur les formats de la publication en sciences humaines et sociales à l’Université Rennes 2, sous la supervision de Nicolas Thély et de Donato Ricci.
  • Guillaume Levrier est doctorant au CEVIPOF de Sciences Po. Sa thèse porte sur les enjeux institutionnels de l’édition du génome sous la direction de Virginie Tournay, et s’inscrit dans le projet ANR ComIngGen.

Retrouvez les podcasts des séances passées du séminaire sur notre carnet : metsem.hypotheses.org
METSEM est organisé par le Centre de données socio-politiques (CDSP), le Centre d’études politiques (CEVIPOF), le Médialab, l'Observatoire sociologique du changement (OSC) et la Chaire USPC de recherche sur les comportements politiques.

Recherches francophones sur l’intersexuation : état des lieux

Journée d'étude internationale
24 septembre, EHESS, Paris
  • Image Larisa Rudenko, via ShutterstockImage Larisa Rudenko, via Shutterstock

Journée d’étude internationale

Recherches francophones sur l’intersexuation : état des lieux

24 septembre 2019, Amphithéâtre F. Furet, EHESS, 105 Bd Raspail, Paris

Journée organisée par le RéFRI (Réseau Francophone de recherche sur l’intersexuation)
avec le soutien du CERMES3, du GIS Genre, de l’INED, du LEGS,
et de 2 laboratoires de Sciences Po : LIEPP et OSC

Téléchargez le programme complet

9h15-9h30 : Ouverture
● Mot de bienvenue et enjeux pour le LEGS et les études de genre et de sexualité, par Eric Fassin (Paris 8/Legs)
● Présentation du Réseau francophone de recherche sur l’intersexuation, de ses enjeux et de la journée, par Loé Petit (Paris 8/Legs)

9h30-10h15 : Conférence inaugurale : Janik Bastien Charlebois (UQAM)
'Ils ne savent pas de quoi ils parlent' : Ressources épistémologiques et attribution de crédibilité entre professionnels médicaux et personnes intersexes

10h30-11h30 : Panel "I am a woman and I am fast" : sport et intersexuation, des vestiaires de collège aux classifications olympiques » - Modération : Eva Rodriguez (CRESSPA)
● Anaïs Bohuon (UFR STAPS de Paris-Sud (Laboratoire CIAMS), Performance sportive et bicatégorisation sexuée : la question de l'avantage physique "indu"
● Lucie-Ray Pallesi (Paris-Sud), Alison Hernandez et Eline Le Gall du Master EGAL'APS (Lyon 1), Expérience sportive des personnes présentant des variations du développement sexuel en France aujourd'hui : premiers résultats d'une enquête quantitative exploratoire

11h30-12h30 : Panel « Grandir intersexe : perspectives des parents, parcours des enfants » - Modération : Mathieu Trachman (INED)
● Gaëlle Larrieu (Sciences Po Paris/OSC), Expériences des parents de personnes ayant des variations du développement sexuel
● Loé Petit (Paris 8/Legs), Se dire intersexe : parcours collectifs et individuels

13h30-14h45 : Panel « Perspectives médicales I : des approches historiques aux enjeux contemporains » - Modération : Blaise Meyrat (CHUV)
● Muriel Salle (Lyon 1), De l’hermaphrodisme à l’intersexuation : que font les questions intersexes à la pensée médicale de la différence des sexes ?
● Michal Raz (EHESS/cermes3), Régulation et normalisation prénatales de l’intersexuation : une histoire française
● Paula Sandrine Machado (UQAM), Intersexualidades e negociações técnico-políticas no Sul do Brasil (avec interprétation) 1

14h45-16h : Panel « Perspectives médicales II : données, avancées et résistances » - Modération : Janik Bastien Charlebois (UQAM)
● Deborah Abate (co-fondatrice d'InterAction Suisse), L'émergence de l'école de Lausanne, avancées et résistances
● Benjamin Moron-Puech (Université Panthéon-Assas/GISS-Alter Corpus), Documenter les pratiques mutilantes via les procès et les données de santé. 1er bilan d’un projet GIS Institut du genre
● Raphaël Albospeyre Thibeau (EHESS/Cermes3), Doutes et dilemmes entourant les chirurgies génitales précoces : pratiques réflexives des médecins du développement sexuel atypique dans un champ controversé

16h-16h15 : Pause-café 16h15-17h30 : Panel « Le traitement médiatique des questions intersexes, représentations, langage, pratiques militantes » - Modération : Noémie Marignier (Paris 13/Pléiade, Paris 3/Clesthia)
● Christèle Fraïssé (UBO/LP3C), Représentations médiatiques de l’intersexuation
● Activistes du Collectif Intersexes et Allié.e.s - OII France, Pratiques médiatiques des activistes intersexes : rapports de pouvoir et choix stratégiques

17h30 : Présentation du film « Ni d’Eve ni d’Adam, une histoire intersexe », Michal Raz (EHESS/cermes3) puis projection du film de Floriane Devigne, en présence de la réalisatrice (sous réserve) et de protagonistes du film.

Comité d’organisation : Loé Petit (Paris 8/Legs), Michal Raz (EHESS/cermes3), Éric Fassin (Paris 8/Legs), Mathieu Trachman (INED/Iris)

Contact: reseau.refri@gmail.com Réfri (logo)

Experimental methods in social stratification

Workshop
LIEPP, 26 - 27 septembre 2019
  • Image Sangoiri, via ShutterstockImage Sangoiri, via Shutterstock

Le Laboratoire Interdisciplinaire d'Évaluation des Politiques Publiques (LIEPP)
a le plaisir de vous inviter au

‘Experimental methods in social stratification research’ workshop

26 et 27 septembre 2019

LIEPP - 254, boulevard Saint Germain

Inscription (par session)

 Programme

26 septembre 2019

  • 14.00-14.30: WELCOME
  • 14.30-17.00: INEQUALITIES IN PRIMARY AND SECONDARY EDUCATION 

- C. Barone, Sciences Po (with E. Chambuleyron, R. Vonnak, G. Assirelli), The impact of shared book reading interventions on children’s skills: a meta-analysis of randomised experiments 

- T. Gerosa, University of Milan Bicocca (with G. Argentin, G. Assirelli, and M. Moscatelli), The impact of relational and collaboration skills on teachers' effectiveness: results from a large scale randomized controlled trial

- T. Keller, TÁRKI Social Research, Big Fish at Little Desks: A Large Randomized Field Experiment for Peer Effects on Students’ Academic Self-Concept

- E. Huillery, Université de Paris Dauphine (with Y. Algan, A. Bouguen, C. Chevallier), The impact of a large-Scale mindset intervention on school outcomes: experimental evidence from France

  • 17.00-18.00: COFFEE BREAK & OPEN DISCUSSION ON OPPORTUNITIES FOR COLLABORATIONS & JOINT PROJECTS  

27 septembre 2019

  • 9.30-11.30: INEQUALITIES IN HIGHER EDUCATION

- Melinda Erdmann & Irena Pietrzyk, WZB, Does extensive guidance counseling of high school students reduce social inequalities in their intention to study? 

- B. Compet, LMU Munich, Why women choose 'female‘ fields of study. Analysing mechanisms behind horizontal sex segregation with survey experiments

- E. Herbaut, Sciences Po (with K. Geven), What works to reduce inequalities in Higher Education ? A systematic review of the (Quasi-)Experimental literature on outreach and financial aid

  • 11.30-11.40: COFFEE BREAK
  • 11.40-13.00: INEQUALITIES IN ACADEMIC RESEARCH 

- N. Kulic & K. Gërxhani , European University Institute (with F. Liechti), Gender bias in academic promotions, myth or reality? Evidence from a factorial survey experiment

- A. Rusconi, H. Solga, WZB, Appointment standards for professors in international and disciplinary comparison

  • 13.00-14.00: LUNCH
  • 14.00-16.00: LABOUR MARKET INEQUALITIES 

- G. Birkelund, University of Oslo (with B. Lancee, E. Larsen, J. Polavieja, J. Radl, R. Yemane), Do employers discriminate by gender? Evidence from six comparative cross-national harmonized field experiments

- V. Di Stasio, Utrecht University, Free to move, free to work? The employment opportunities of European migrants across Europe 

- B. Vicari, IAB (with M. Abraham), When do employers accept occupational mismatches?  A vignette study on German employers’ selection behaviour

Programme complet

Soutien à Fariba Adelkhah et Roland Marchal

  • Adelkhah Fariba  (Image Thomas Arrivé / Sciences Po)Adelkhah Fariba (Image Thomas Arrivé / Sciences Po)

Jeudi 17 octobre 2019. 

La détention en Iran de notre collègue Roland Marchal, directeur de recherche CNRS au CERI, vient d'être rendue publique. Pour des raisons de sécurité, les autorités françaises n'avaient pas encore révélé la nouvelle de son arrestation et nous avaient demandé de respecter cette consigne de discrétion.

L’incarcération arbitraire, scandaleuse et révoltante, de Roland Marchal, s'ajoute à celle de Fariba Adelkhah.

Avec l’aide des autorités publiques françaises, nous mettons tout en œuvre pour apporter à nos collègues assistance et soutien.

Toute la communauté de Sciences Po adresse à Fariba Adelkhah, à Roland Marchal et à leurs proches un message d’affection et de solidarité.

#FreeFariba #FreeRoland

En savoir plus

Pour porter à l'attention de tous les travaux de Fariba Adelkhah, nous présentons ci-dessous quelques-unes de ses publications.

The complexity of education policies and social inequality in school systems

Louis Volante (Brock University, CA)
Séminaire scientifique de l'OSC - 20 septembre 2019
  • Image Sharomka via ShutterstockImage Sharomka via Shutterstock

 Séminaire scientifique de l'OSC 2019-2020

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 20 septembre 2019 de 12h à 13h30

The complexity of education policies and social inequality
in school systems

Louis Volante (Brock University)

Socioeconomic inequality in academic achievement has become a key educational, economic, social, and political issue of the 21st century. Indeed, policymakers around the world are grappling with the persistent challenge of raising the academic attainment of disadvantaged student populations, and to narrow achievement gaps between this group and their more affluent peers.  Undoubtedly, enhanced educational outcomes – particularly for disadvantaged students – has important implications for student success and intergenerational mobility.

This presentation discusses key factors that influence the academic resiliency of students from low socioeconomic status (SES) family backgrounds. Particular attention will be devoted to discussing educational policies and practices for at-risk primary student populations that appear to ameliorate achievement gaps. Findings from a recent analysis of socioeconomic disadvantages within England, Germany, Italy, Spain, Netherlands, Sweden, Finland, United States, Canada, and Australia will be examined.

Louis Volante (Brock University) Louis Volante is Professor of Education at Brock University (Hamilton campus, Ontario, Canada). He is also Professorial Fellow at the United Nations University - MERIT (Maastricht), and President of the Canadian Educational Researchers’ Association (CERA/ACCÉ).
He is currently a Visiting Professor at UCL in Quantitative Social Science (QSS) / Department of Social Science.

Main research topics: education and public policy analysis; international assessments and the politics of education reform; metrics, performance monitoring, and education governance; migrant integration policies and education outcomes; social inequality in education.

Forthcoming book (october) - Previous book (2018)

Socioeconomic Inequality and Student Outcomes: Cross-National Trends, Policies, and Practices. Springer Press Immigrant Student Achievement and Education Policy: Cross-Cultural Approaches. Springer Press

 

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Retour sur nos projets de recherche...

chroniqués dans COGITO
le magazine de la recherche à Sciences Po
  • Image Delpixel (via Shutterstock)Image Delpixel (via Shutterstock)

Cogito (logo)

La magazine de la recherche à Sciences Po, COGITO, permet d'aprécier la diversité des thématiques de recherche menées à l'OSC.

Inégalités scolaires, lecture parentale, exil professionnel, travail du dimanche, orientation scolaire, bidonvilles, immigrés, ségrégation urbaine...

En suivant ce lien, consultez les recherches présentées pour un large public, dans le laboratoire : https://www.sciencespo.fr/research/cogito/home/tag/osc/

Le site est enrichi 2 fois par an d'une sélection de travaux et de publications. Le magazine valorise aussi régulièrement le travail de jeunes chercheurs. 

Classes sociales en Europe

Nouvelles inégalités sur le vieux continent
C. Hugrée, E. Pénissat, A. Spire - Séminaire de l'OSC, 5 juillet 2019
  • Image arthimedes (via Shutterstock)Image arthimedes (via Shutterstock)

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 5 juilet 2019 de 11h30 à 13h

Les classes sociales en Europe
Nouvelles inégalités sur le vieux continent

Cédric Hugrée (Cresppa) - Etienne Pénissat (Ceraps) - Alexis Spire (Iris)

Les classes sociales en Europe (couverture)Les inégalités entre les pays membres de l’UE sont aujourd’hui bien documentées, mais celles entre les travailleurs européens font cruellement défaut dans le débat sur l’Europe. Qui sait combien il y a d’agriculteurs, d’ouvriers, de cadres supérieurs ou de chefs d’entreprise sur le continent ? Que sait-t-on des inégalités entre classes sociales en matière de conditions de travail et d’emploi ou des styles de vie ? L’ambition ce travail est de proposer une cartographie des classes sociales en Europe qui dépasse les habituelles comparaisons entre pays

Notre étude s’appuie sur l’exploitation de 4 enquêtes statistiques européennes majeures  qui permettent d’identifier les positions sociales grâce à une nouvelle classification socioprofessionnelle : European Socioeconomic Group (ESeG).

Cette recherche inédite met en lumière les caractéristiques communes des classes populaires (chômage, précarité de l’emploi, pénibilité du travail), des classes moyennes (centralité de l’opposition entre les indépendants et les salariés du secteur public) et des classes supérieures (grande autonomie dans le travail, cumul des ressources économiques et culturelles) européennes. Elle révèle également comment les spécificités nationales se combinent aux inégalités sociales en caractérisant la distance sociale qui sépare les groupes sociaux du Nord et ceux des pays du Sud et de l’Est de l’Europe.

Cédric Hugrée, Étienne Penissat et Alexis Spire, Les classes sociales en Europe, Agone, coll. « L’ordre des choses », 2017 - 264 p.

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Ann Morning (NYU)

De l'usage du concept de "race"
Entretien avec une sociologue américaine
  • Ann Morning (papers 2017, 2018)Ann Morning (papers 2017, 2018)

Ann Morning est Associate Professor of Sociology à la New York University (College of Arts & Sciences).
Son ouvrage de référence en 2011 traitait de l'usage du concept de race par les scientifiques. Les nombreux articles qui ont suivi prenaient notamment en compte les récentes avancées de la génétique. Visiting à Sciences Po durant le mois de juin, elle nous fait l'honneur de répondre à quelques questions sur son métier de sociologue, nantie d'une bonne connaissance de l'Europe. Elle présente au Séminaire scientifique de l'OSC, avec Marcello Maneri (Milano Bicocca), l'esquissse de son prochain ouvrage "An Ugly Word": Talking (and Not Talking) about Race in Italy.

Ann, vous avez publié plusieurs articles sur la question de la race et des classifications raciales. Qu’est-ce qui vous a amené à choisir et à développer ce sujet précis sur lequel vous travaillez depuis 15 ans ?

      Cela tient à mon expérience et aux différences relatives dans l’usage de ces catégories.
      Personnellement d’abord, par mon origine et mon vécu aux États-Unis où je suis vue sans ambiguïté comme une personne « noire ». Cela est courant là-bas : Barack Obama, Beyoncé ou moi-même sommes perçues et définis comme des américains originaires d’Afrique même si nous avons des origines mixtes. Il y a un principe simple, celui de la « goutte de sang ».  A partir du moment où dans vos origines, il y a une « goutte de sang noir », vous êtes catégorisés comme « noir » et cette catégorie construit votre identité et votre rapport au monde. En France, où j’ai très tôt pu voyager, notamment pour ma 3ème année universitaire à Sciences Po, ce n’est pas du tout le cas. Je suis plutôt considérée comme « métisse » et l’on résiste à reconnaître cette identité afro-américaine noire, ce qui est un peu blessant je dois l’avouer. Tandis que pour mes amis africains, je suis plutôt considérée comme « blanche ». Autant vous dire que ces regards portés et assignés m’ont troublé et ont été un puissant sujet de curiosité. Finalement, dans mon pays ce concept de « race » est très utilisé, très pratique, évident même, pour se situer par rapport aux autres.

      L’autre source de motivation est l’importance institutionnelle des catégories raciales aux Etats-Unis, alors qu’elles ne sont presque pas opératoires en Europe. Un américain qui entre à l’université ou qui passe une visite médicale renseigne naturellement des champs administratifs qui portent sur sa race. Il y avait en 1977 cinq catégories raciales officielles : on pouvait se qualifier de noir, blanc, asiatique ou océanien, amérindien, ou d’une dernière catégorie, elle, ethnique : hispanique. Le bureau du recensement avait aussi prévu la catégorie « autres ».
      Après moult débats, que j’ai suivi durant mes études, la classification a évolué à la fin des années 90 : les asiatiques constituent désormais une catégorie à part entière, séparée des océaniens. L’autre nouveauté est que l’on peut désormais se déclarer de plus d’une race… J’ai rapidement senti que ces différences méritaient d’être étudiées en détail et qu’il fallait interroger ce concept pas si naturel ou évident qu’il n’y parait au premier abord...

Quelles sont les différences d'approche entre les sociologues et les anthropologues, les généticiens ou les biologistes qui s’intéressent aussi à la race ?

      Ces catégories sont utilisées dans le cadre d’un système culturel, et sont perçues souvent comme allant de soi. Il est intéressant, derrière ces catégories, d’étudier ce que les gens croient ou dans quel sens ils les utilisent. Ce sont des « idéologies », des constructions sociales.
      L’aspect comparatif des recherches nous aide ici à prendre du recul, en fonction d’un contexte national ou plus large, comme l’Europe. C’est aussi vrai au niveau temporel : on peut évoquer la taxonomie du naturaliste Carl von Linné, une classification du XVIIIème siècle pour identifier les espèces ; et les travaux de l’anthropologue et biologiste allemand Johann Friedrich Blumenbach mort en 1840.
      Au XVIIIème siècle, quatre grandes races étaient reconnues : noirs, jaunes, blancs et rouges, dérivées de la théorie ancienne des « humeurs » (le phlegme, le sang, la bile…). Autant dire que ces catégories existaient et ont été utilisées bien avant les travaux génétiques qui ont permis, assez récemment dans les années 2000, de les remettre en question en montrant que les humains étaient génétiquement très proches.

G. Bruno, gravure Perot (via Wikisource.org), manuel "Le tour de la France par deux enfants", édition 1904
Manuel scolaire « Le tour de la France par deux enfants : Devoir et patrie »,
G. Bruno (gravures Pérot), Belin, 1904 (via Wikisource.org)

      Pour la sociologie, les catégories raciales ont une importance sociale. On savait déjà au début du XXème siècle que les trois-quart des afro-américains avaient une origine « mixte » ; ils doivent représenter aujourd’hui 95% de cette catégorie « noire » qui pourtant persiste en tant que telle.
      Il faut aussi remarquer qu’au sein d'une même discipline il peut règner une grande hétérogénéité entre chercheurs. Par exemple, il y a une différence d'approche entre les anthropologues biologistes et ceux qui sont plutôt culturalistes. Tout dépend donc du point de vue qu'on adopte. Certains s’intéressent à cette catégorisation comme construction sociale, d’autres prétendaient décrire les races en fonction de l’aspect d’un squelette ou d’un crâne…

Vous écrivez actuellement, avec Marcello Maneri de l’Université Milan Bicocca un ouvrage dans lequel vous comparez ces croyances dans des établissements scolaires italiens et américains Pourquoi l’Italie ?

      J’ai fait plusieurs séjours en Italie et une chose m’a frappé : il semble que la société italienne ne soit pas prête à reconnaître ou à qualifier les immigrés et descendants d’immigrés qui sont pourtant de plus en plus nombreux. Il ne semble pas y avoir un cadre pour les prendre en compte de manière institutionnelle ou plus informelle.
      Il faut aussi constater que peu de recherches sont menées dans ce domaine, contrairement à ce qui se fait en France, notamment à Sciences Po (avec Daniel Sabbagh) ou à l’Ined (avec Patrick Simon). Il y a un nombre réduit de spécialistes identifiés et le champ est suspecté être sujet à controverse.
      Dernier point, peu de sociologues américains se sont intéressés à la société italienne.

Avez-vous déjà pu constater des éléments marquants ?

      Nos premiers constats, après la réalisation d’entretiens ouverts, montrent que le terme de « race » n’est pas utilisé spontanément par les jeunes en Italie. Il y a une sorte de poids moral qui s’attache à ce terme. Il n’y a pas d’acceptabilité dans son usage, ce qui constitue une vraie dufférence avec les étudiants États-Uniens.
Toutefois, ce n’est pas parce que le terme n’est pas mentionné que les idées ne sont pas proches ou que ces jeunes ne cherchent pas à différencier ceux qui seraient italiens et ceux qui ne le seraient pas. Ils le font souvent sur des bases que les américains reconnaîtraient comme raciales. On constate aussi que nos jeunes interviewés italiens ne rejettent pas des termes comme « blanc » ou « noir », ou bien « racisme », même s’ils refusent souvent d’employer le mot « race ».

La résurgence de la question génétique dans une certaine compréhension de la race peut s’observer aux États-Unis. Trouve-t-elle des échos en Italie, et plus largement en Europe ?

      Je pense que les travaux américains s’exportent assez facilement… Beaucoup d’étudiants de centres de recherche européens sont parfaitement au courant des recherches faites par les universitaires américains. Donc oui, on en trouve incontestablement des échos en Europe. Toutefois, le contexte culturel est sensiblement différent. Un seul exemple : les américains sont très intéressés par leurs origines, ils ont besoin de produire un récit, de remonter leur arbre généalogique. Ils espèrent que la génétique apportera des réponses. J’ai l’impression par contre que les européens éprouvent moins ce besoin de dévoilement des origines, sauf à espérer se trouver des racines nobles…

Quelles sont les limites de votre domaine de recherche ?

      C’est une très bonne question. Les sociologues s’intéressent à la race sous bien des angles. Je ne travaille pas personnellement sur le racisme, la xénophobie ou la stratification raciale. D’autres le font très bien. J’interroge dans une perspective comparative le concept de race et toutes les croyances qui y sont rattachées. C’est mon travail et je suis loin d’en avoir fait le tour.

Entretien réalisé par Bernard Corminboeuf (26 juin 2019).

Suggestions d'articles

L'écriture de l'histoire a-t-elle connu un tournant numérique ?

Emilien ruiz
METSEM #23 - Jeudi 27 juin 2019
  • Image Dmytro Zinkevych (via Shutterstock)Image Dmytro Zinkevych (via Shutterstock)

METSEM #23

Jeudi 27 juin 2019 à 10h - 98 rue de l'Université 75007 Paris

L'objectif de cet exposé sera de questionner les transformations numériques de l'écriture de l'histoire. Il  s'agira d'entamer une réflexion assez générale autour des pratiques de publications "alternatives" en ligne. Qu'est-ce que l'usage des blogs académiques/carnets de recherche et des outils de diffusion en ligne de nos travaux nous disent des transformations des sciences humaines et sociales en général et du métier d'historien·ne en particulier ?

Le retour sur l'expérience de La boîte à outils des historiens, animée avec Franziska Heimburger depuis 2009, permettra d'aborder un enjeu un peu plus vaste : celui de la formation des apprenties chercheuses et des apprentis chercheurs en SHS.

Au-delà de l'incontestable efficacité du label, le paradigme qui semble se dessiner autour des "humanités numériques" est-il vraiment susceptible de permettre à l'histoire et aux sciences sociales de négocier leur tournant numérique ?

Inscription : https://metsem.hypotheses.org/

Emilien Ruiz
Émilien Ruiz est assistant professor en histoire numérique à Sciences Po (Département d’histoire / CHSP) – en détachement de l’Université de Lille (IRHiS).

[Image Alexis Lecomte pour Sciences Po]

“An Ugly Word”: Talking (and Not Talking) about Race in Italy

Ann Morning (NYU) et Marcello Maneri (Milano Bicocca)
Séminaire scientifique de l'OSC - 28 juin 2019
  • Image Eugenio Marongiu/Shutterstock. Manifestation against racism (Milano, 2011)Image Eugenio Marongiu/Shutterstock. Manifestation against racism (Milano, 2011)

 Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 28 juin 2019 de 12h30 à 14h

“An Ugly Word”: Talking (and Not Talking) about Race in Italy

Like many of their Western European neighbors, Italians eschew the term “race” (razza) and are not exposed to it in the institutionalized forms—like census questionnaires, school applications, or medical intake sheets—that are familiar to Americans. But does this mean that the notion of biologically-rooted demarcation between descent-based groups is entirely foreign in Italy?

We report on our in-depth interviews with 75 college students in Milan, Bologna, and Naples, in conjunction with interviews of 30 students in vocational schools in Milan, and for comparison, interviews of over 50 undergraduates in the north-eastern United States. In contrast to the claim of some scholars that culture-based prejudices distinguish Western European “new racism” from American biology-based racial ideology, we find that beliefs about physical difference that circulate widely in the U.S. are hardly unknown in Italy. Indeed, the relative absence of a developed constructivist view on race among our young Italian interviewees makes it harder for them than for their American peers to counter biological definitions of it, a paradoxical result given Italians’ much stronger rejection of the language of “race.”

Ann Morning (NYU)

 Ann Morning is Associate Professor of Sociology at New York University.
Marcello Maneri (Milano Bicocca)She's Visiting in Sciences Po - Département de sociologie, during June 2019.


Marcello Maneri
is Associate Professor of Sociology, University of Milan - Bicocca.

 

 Register is mandatory for external audience and/or snack (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

The Privileged Poor

How Elite Colleges Are Failing Disadvantaged Students
Anthony Jack - Séminaire scientifique OSC-CEE 21 juin 2019
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Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

Séminaire joint avec le Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE)

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 21 juin 2019 de 11h30 à 13h

The Privileged Poor:
How Elite Colleges Are Failing Disadvantaged Students

Anthony Abraham Jack
(Assistant Professor of Education, Harvard)

Image: Anthony Abraham JackAnthony Abraham Jack (Ph.D., Harvard University, 2016) is a Junior Fellow at the Harvard Society of Fellows and Assistant Professor of Education at the Harvard Graduate School of Education. He holds the Shutzer Assistant Professorship at the Radcliffe Institute for Advanced Study.

The Privileged Poor (Image Harbard University Press)The book reveals how―and why―disadvantaged students struggle at elite colleges, and explains what these schools can do differently if these students are to thrive.

College presidents and deans of admission have opened their doors to support a more diverse student body. But is it enough just to let them in? In fact, the struggles of less privileged students continue long after they’ve arrived on campus. In their first weeks they quickly learn that admission does not mean acceptance. Anthony Jack documents how university policies and cultures can exacerbate preexisting inequalities, and reveals why these policies hit some students harder than others.

Despite their lofty aspirations, top colleges hedge their bets by recruiting their new diversity largely from the same old sources, admitting scores of lower-income black, Latino, and white undergraduates from elite private high schools. These students approach their new campuses very differently from students who attended local, and typically troubled, public high schools and are often left to flounder on their own.

Drawing on interviews with dozens of undergraduates at one of America’s most famous colleges and on his own experiences as one of the privileged poor, Jack describes the lives poor students bring with them and shows how powerfully background affects their chances of success.

He provides concrete advice to help schools reduce these hidden disadvantages.

 Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

Activism in the internet era: a study of inequality and challenges to democracy

Jen Schradie
The Revolution That Wasn’t: How Digital Activism Favors Conservatives, Harvard University Press, 2019
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Some of the following text is excerpted from OSC Assistant Professor Jen Schradie’s new book, “The Revolution That Wasn’t: How Digital Activism Favors Conservatives,” just out by Harvard University Press:

The Revolution That Wasn't - Jen Schradie - Harvard University PressThis book is an attempt to move beyond simplistic headlines and Silicon Valley buzzwords to reach a better understanding of social media and social movements. Digital activism may have some advantages but not for everyone. The internet is creating a growing disparity that is giving a distinct advantage to some groups in surprising and unexpected ways.

As social and digital technologies have spread across the globe, we are constantly being told that they have ushered in a new age of activism. Many believe that an individual can spark an uprising with a tweet or a heart-tugging Facebook post. As with so many other facets of our lives, technology promises to liberate us from the tedious work necessary to build a social movement. Technology would have flattened the world of activism, as with selling books or starting a company, giving everyone an equal chance to launch an on-demand revolution.

Schradie  choose the location for her study in North Carolina because of the vast variation in the state’s population and politics. It has a dramatic racial and labor history that continues to shape its political dyamics today. It has one of the highest rates of poverty yet one of the best public higher education systems in the nation. Over the past decade, North Carolina has been half Republican and half Democrat among voters. As a result, it had become a swing state for national presidential elections, as well as a focal point of numerous social and economic conflicts. 
She picked one ordinary issue, rather than an event: the contentious politics around labor. At 1.9% union density in 2014, North Carolina had a lower percentage of unionized workers than any state in the country.  Because the state is “Right-to-Work” by law, all unions have voluntary membership. By 2011, North Carolina was one of only three states where public workers did not have any collective bargaining rights. This state provided fertile ground with an ecosystem of political, labor, and social movement groups in different configurations in order to evaluate the concept of digital activism and egalitarianism.
By combining online and offline data, as well as quantitative and qualitative methods, this research provides both statistical analysis, as well as in-depth interviews and ethnography to understand an evolving digital data world.

Schradie initiated the study with some guiding questions: Is digital activism as prevalent as we think? What kinds of groups use digital technology for activism? What are the factors that determine how a group uses these tools? What are the mechanisms behind differences in internet use for activism? Finally, she addressed the most fundamental question: Has digital activism truly created a level playing field where all groups and points of view can equally advocate for their cause?
The conclusion is surprising. Not only is technology failing to erase the barriers toward organizing movements, it may be making things worse by creating a digital activism gap. Rather than offering a quick technological fix to repair our broken democracy, the advent of digital activism simply ends up reproducing, and in some cases intensifying, pre-existing power imbalances.

This book dismantles both the democracy and authoritarian thesis around digital activism to reveal in this North Carolina case an uneven digital terrain that largely abandoned left working-class groups while placing right-wing reformist groups at the forefront of online politics.
Three overlapping factors worked together to give a distinct advantage to groups that not only have a greater capacity but also the motivation to carry out the work of digital activism:

  • Social class: groups with middle to upper class members have an advantage with digital media. Such members have greater online access, skills, time and empowerment to use these new tools.
  • Vertical organization: Groups with infrastructure, such as a hierarchy of decision making, a clear division of labor, and more staffing resources, are simply more effective and efficient online. Horizontal groups without bureaucratic systems are less likely to maintain high levels of digital use and online participation. 
  • Political Ideology: Groups on the right embraced the internet for a primary mission: to get their truth out about reviving the freedoms they believed were threatened. Conservative grassroots groups believe they needed to replace so-called “fake news” with their own political information online. Progressive groups were fragmented and often focused more on encouraging mass participation, rather than on mass information.

The rise of the internet 25 years ago unleashed a kind of revolutionary giddiness. Those most bullish believed it would fundamentally re-order nearly every corner of civilization, inevitably for the better.  The ultimate free market of ideas and commerce would create a new balance of power that favored citizens over giant organizations, companies and governments. In the place of Orwellian propaganda and old-school communication tools would be new technologies in the hands of the people. Personalization, participation, and pluralism would bring digital democracy. It was this euphoria around the internet’s democratizing potential that, instead, became the revolution that wasn’t.

Schradie’s book reveals how conservative messages spread like wildfire long before talk of bots, fake news or Russian meddling. A highly motivated foundation of conservative and well-educated and resourced activists who held a distinct advantage all but drowned out whatever messages were coming from the left online.

Reviews of the book:

* This Is Why the Right Is Winning the Internet, by Hans Rollmann, PopMatters, November 13, 2019.

* Conservatives Use Social Media to Move Their Agendas Much More Than Liberals Do - Newsweek Magazine, May 17, 2019. 

* North Carolina Shows Why Progressives Lost the Internet, by Jeffrey C. Billman, Indy Week, May 28, 2019.

* How Digital Activism Favors Conservatives, by Amanda Magnus & Frank Stasio, WUNC 91.5 North Carolina Public Radio, May 31, 2019.

* Why conservatives are winning the internet, by Sean Illing, Vox, June 3, 2019.

* Why the Left Is Losing the Information Age, by Richard R. John, Washington Monthly, July/August 2019.

Digital Democracy 3.0: Startupers versus Startupeuses

Jen Schradie
Séminaire scientifique de l'OSC, 7 juin 2019
  • Image Syda Productions (via Shutterstock)Image Syda Productions (via Shutterstock)

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 7 juin 2019 de 11h30 à 13h

Digital Democracy 3.0:
Startupers versus Startupeuses

Jen Schradie (Sciences Po - OSC)

Jen Schradie (OSC)Digital technology is one of the fastest growing economic sectors worldwide. Those that garner the most attention are presumably “disrupting” business practices, particularly tech start-ups. A key assumption is that the digital era enables more egalitarian economic practices than the industrial era. However, descriptive statistics show vast inequality, with an average of women as only 10% of startup founding entrepreneurs in France and 17% in the United States.

This talk will present a research project in its early stages. Two driving questions motivate this study:

  • What is the role of the state in mediating any gender differences?
  • What are any barriers women face once they do become entrepreneurs?

 Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

Les liens de la caste / Caste links

Quantifying social identities using open-ended questions
Mathieu Ferry - OSC Papers 2019-1
  • Image Chris JL, Another morning for the lucky ones (CC BY-NC-ND 2.0 via Flickr)Image Chris JL, Another morning for the lucky ones (CC BY-NC-ND 2.0 via Flickr)

Les liens de la caste.
Quantifier des identités sociales à l’aide de questions ouvertes


Caste links. Quantifying social identities using open-ended questions

 Mathieu Ferry (OSC)

OSC Papers 2019-1 - 24 p.

Les liens de la caste. Version française (FR, pré-version fin.)
Caste links. English (EN)

Mathieu Ferry (OSC)Cet article expose les difficultés rencontrées par le chercheur en sciences sociales lorsqu’il souhaite analyser quantitativement les identités sociales mesurées par des questions ouvertes dans des grandes enquêtes statistiques. La grande diversité apparente des réponses énoncées démontre la complexité de l’auto-identification mais ne retire en rien la pertinence de quantifier une catégorie sociale latente. Nous discutons de notre approche de la construction d’une nomenclature de caste à partir de questions ouvertes dans l’Indian Human Development Survey (2011-2012), en nous centrant sur les ménages hindous de l’Uttar Pradesh. Nous commençons par exposer les enjeux d’une telle quantification, en soulignant l’histoire coloniale à laquelle elle est fortement associée. Contrairement  aux  idées  reçues,  la  caste  est  loin  d’être  une  catégorie  institutionnalisée  incontestée  et  sa  mesure  statistique  est  fortement critiquée. Néanmoins, plusieurs arguments plaident en faveur de sa quantification. Nous décrivons notre algorithme de classification basé sur l’analyse de réseau, la classification ascendante hiérarchique et le recodage manuel. Nous suggérons ensuite d’évaluer la pertinence de notre classification sous trois angles différents dans ce travail préliminaire. Premièrement, les indicateurs d’homogénéité font apparaitre des catégories de la nomenclature relativement homogènes. Deuxièmement, la comparaison de la nomenclature avec une variable « gold standard » permet d’évaluer son efficacité. Enfin, des tests de validité vérifient si les catégories de castes reflètent les dimensions conceptuelles du statut rituel et socioéconomique de la caste. Ce faisant, nous montrons que notre nomenclature en sept groupes de castes permet de rompre avec une vision hiérarchique unidimensionnelle à laquelle la structure sociale de caste est souvent associée.

This article exposes the challenges faced by social scientists in the quantitative analysis of  social identities measured through open-ended questions in large surveys. The  apparent large diversity of responses enunciated demonstrates the complexity of self-identification, but it does not undermine the relevance of quantifying a latent social category. We discuss our approach to building a caste nomenclature from open-ended questions in the Indian Human Development Survey (2011-2012), focusing on Hindu households in Uttar Pradesh. We start by exposing the issues of such quantification, highlighting the colonial history with which it is strongly associated. Contrary to common belief, caste is far from being an uncontested institutionalized category and its statistical measure is highly criticized. Nonetheless, several arguments push for its quantification. We describe our classification algorithm based on network analysis, hierarchical and manual clustering. We then suggest assessing the relevance of our classification from three aspects in this foundational work. First, indicators of homogeneity show homogeneous categories. Second, ‘gold standard’ comparison evaluates the effectiveness of the nomenclature. Finally, criterion validity tests whether the caste categories reflect selective dimensions of socio-economic status and ritual status. In doing so, we show that our nomenclature in seven caste groups makes it possible to break with a one-dimensional hierarchical vision with which the caste social structure is often associated.

Trouble dans la race...

Soutenance de thèse, 22 mai 2019
Solène Brun
  • Images : Phovoir (via Shutterstock)Images : Phovoir (via Shutterstock)

Trouble dans la race
Construction et négociations des frontières raciales dans deux types de familles mixtes
en France

Solène Brun

Mercredi 22 mai 2019 à 14h30
98 rue de l'Université, salle Annick Percheron

Solène Brun (OSC)Cette thèse prend pour objet les frontières raciales et leurs dynamiques en France, à partir de l’étude croisée de deux configurations familiales dans lesquelles la mixité raciale est particulièrement saillante : les familles ayant eu recours à l’adoption internationale et les familles formées par des couples mixtes.

En nous invitant à situer l’approche analytique au croisement entre sociologie de la famille, des socialisations et des relations raciales, l’étude de ces deux types de familles – transgressives de la norme d’homogénéité raciale intrafamiliale – nous permet d’investiguer les lieux intimes de la formation des identités raciales dans un contexte « trouble » qui s’avère particulièrement heuristique.

L’analyse croisée de ces deux cas permet en effet d’ajouter aux perspectives classiques de la formation des identités raciales, qui distinguent les processus d’auto-identification et d’assignation par autrui, le rôle des transmissions et des socialisations familiales. Si la famille est généralement reconnue comme étant le lieu par excellence des socialisations primaires, notamment de classe et de genre, la race comme rapport social demeure toutefois sous-explorée dans les études sur la socialisation en France. Cette thèse entend participer à l’investigation empirique d’une telle question. L’analyse empirique des deux cas d’étude interroge ainsi la pertinence de penser la question raciale à partir de celle de la socialisation et questionne plus largement les catégories et frontières raciales en France, leur production et leurs conséquences au quotidien.

Cette recherche est fondée sur un protocole multi-méthodes, où les entretiens semi-directifs avec des parents adoptifs, des personnes adoptées, des parents en couple mixte et des descendants d’unions mixtes, ainsi que les observations, viennent compléter l’exploitation de bases de données statistiques (Enquête sur l’adoption en France - Ined, 2001-2002 et Enquête Trajectoires et Origines - Ined, Insee, 2008-2009). Le protocole mis en œuvre est ainsi pluriel à plusieurs égards, dans l’articulation des terrains mais aussi des méthodes. Cette approche permet de fonder la thèse sur des données riches qui, dans la perspective analytique, nourrissent utilement le travail de comparaison.

En documentant non seulement les types de pratiques de socialisation raciale des parents mais également les différentes manières qu’ont les individus ainsi socialisés de recevoir, négocier, intérioriser ou contester ces socialisations, la thèse donne à voir les dynamiques de (re)construction des frontières raciales en France, ainsi que les manières dont la race s’apprend, en particulier au sein de la cellule familiale.

Composition du Jury
Mme Beate Collet, maîtresse de conférences HDR, Université Sorbonne-Paris IV
Mme Muriel Darmon, directrice de recherche, CNRS/CESSP (EHESS-Université Paris 1) (rapporteure)
Mme Marta Domínguez Folgueras, associate professor of sociology, Sciences Po
Mme Ann Morning, associate professor of sociology, New-York University
Mme Mirna Safi, associate professor of sociology, Sciences Po (directrice)
M. Patrick Simon, directeur de recherche, INED (rapporteur)

Soutenance publique sur invitation préalable pour les extérieurs à Sciences Po.

Observer le nombre d'enfants avec les données EU-SILC

Angela Greulich et Aurélien Dasré contournent les biais
Revue Population
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Observer le nombre d'enfants avec les données EU-SILC

Angela Greulich (OSC), Aurélien Dasré, traduit par Karine Guerrouche

Population 2018/4 (Vol. 73), parution mai 2019, pages 719 à 755

https://doi.org/10.3917/popu.1804.0719 (accessible sur CAIRN)

Dans un précédent numéro de Population, des chercheurs présentaient les enquêtes européennes sur les revenus et les conditions de vie (EU-SILC) comme une source de données particulièrement utile pour mesurer la fécondité selon des caractéristiques sociodémographiques. Néanmoins, ces enquêtes comportent des biais qui les ont obligé à procéder à un ajustement de la fécondité observée. Angela Greulich et Aurélien Dasré analysent précisément ces biais en comparant dans plusieurs pays le nombre d’enfants déjà nés selon l’âge de la mère avec les estimations non biaisées issues de la Human Fertility Database. Ils explorent les limites de ces enquêtes pour chaque rang de naissance et mesurent plus spécifiquement dans le cas de la France l’ampleur de ce biais en fonction de caractéristiques démographiques et socioéconomiques des mères.

Figure A2, Revue Population 2018/4, Greulich & Dasré, AnnexesLes données d’EU-SILC sont de plus en plus utilisées par les chercheurs en raison de leurs nombreux avantages, mais elles présentent un inconvénient majeur : les enfants des répondants ne sont observés que s’ils vivent de manière permanente dans le foyer parental. Pour obtenir des informations sur ces enfants, le chercheur doit apparier les enfants avec leurs parents en fusionnant leurs fiches individuelles respectives : les données EU-SILC contiennent les fiches individuelles de chaque membre du ménage, donnant ainsi accès à des données démographiques essentielles. Elles fournissent aussi des fiches personnelles pour les membres âgés de 15 ans et plus, dans lesquels figurent des informations comme le niveau d’instruction, le statut d’activité et le revenu.  Les chercheurs peuvent ainsi observer le nombre d’enfants vivant dans un ménage à une période donnée et reconstituer le comportement en termes de fécondité. En revanche, il n’est pas possible de faire la distinction entre parents biologiques, parents adoptifs, parents d’accueil et beaux-parents (Eurostat, 2010).

Étant donné que le cadre EU-SILC a surtout été conçu pour analyser le revenu et les conditions de vie des ménages, le questionnaire ne contient aucun élément sur le nombre d’enfants qu’ont eu les femmes et les hommes du ménage, de sorte que les enfants vivant à l’extérieur du ménage sont exclus des observations. Les informations sur la fécondité tirées d’EU-SILC sont donc altérées par les départs successifs du foyer parental. En conséquence, le biais vers le bas affectant le nombre d’enfants mesuré avec EU-SILC, lié à la décohabitation des enfants, augmente avec l’âge.

Pour contourner le problème des informations manquantes sur les enfants vivant hors du ménage, les chercheurs tendent souvent à limiter l’échantillon aux âges jeunes. Néanmoins, le fait que les données EU-SILC ne disent rien des enfants vivant hors du ménage parental n’est pas seulement problématique pour l’analyse démographique. Si l’objet de la recherche est d’expliquer le revenu et les conditions de vie des individus d’un certain âge, les informations manquantes sur l’histoire génésique peuvent être à l’origine de biais importants qu’il ne faut pas négliger. Ainsi, pour expliquer la progression de carrière d’une femme de 50 ans, il est regrettable de ne pas savoir qu’elle a eu un premier enfant à l’âge de 20 ans.
Le nombre croissant de divorces, de remises en union et de familles recomposées en Europe va de pair avec un accroissement du nombre d’enfants ne vivant pas de manière permanente avec leurs parents biologiques, tout en représentant des coûts substantiels. En outre, un allongement de la durée des études et un accès plus tardif et plus incertain à un emploi stable font que le départ du foyer parental et une indépendance financière durable ne sont plus nécessairement concomitants.

Le biais entachant la mesure du nombre d’enfants dans EU-SILC ayant des conséquences considérables pour tous les domaines de la recherche, mieux vaut interpréter les résultats avec circonspection. Afin de sensibiliser les utilisateurs à la question de la qualité des données démographiques, cet article propose une analyse systématique de la qualité de la mesure du nombre d’enfants à partir des données EU-SILC. À des fins de comparabilité, il se concentre sur le nombre d’enfants observés pour les femmes.

L'analyse du biais s’appuie sur deux informations importantes et complémentaires :
- une première partie descriptive quantifie le biais par âge et par rang de naissance, puis mesure le phénomène du départ des enfants ;
- une seconde partie, analytique, identifie les profils démographiques et socioéconomiques les plus susceptibles d’être associés à des mesures biaisées.

Cette analyse systématique est menée en comparant les données EU-SILC avec celles de deux autres sources de données : pour la différenciation du biais par âge et par rang de naissance, la comparaison s’effectue avec des mesures issues de la base de données sur la fécondité humaine (Human Fertility Database, HFD). Pour l’analyse du biais en fonction des caractéristiques démographiques et socioéconomiques, on utilise la déclinaison française d’EU-SILC à savoir l’enquête Statistiques sur les ressources et les conditions de vie (SRCV), qui inclut une question sur le nombre d’enfants vivant respectivement dans et hors du ménage.
Il est possible d'utiliser SRCV pour identifier les profils socioéconomiques qui, dans EU-SILC, donnent lieu aux mesures de la fécondité les plus biaisées du fait que les enfants extérieurs au ménage sont exclus des observations.

Les camarades influencent-ils la réussite et le parcours des élèves ?

Revue de littérature sur les effets de pairs...
LIEPP Working Paper 86
  • Image: Classroom scene with teacher & students, Boston City Archives (CC BY 2.0)Image: Classroom scene with teacher & students, Boston City Archives (CC BY 2.0)

Les camarades influencent-ils la réussite et le parcours des élèves ?

Une revue de littérature sur les effets de pairs dans l'enseignement primaire et secondaire

Olivier Monso (MENJ-DEPP, OSC, LIEPP), Denis Fougère (OSC-LIEPP),
Pauline Givord (INSEE-SPP Lab, CREST), Claudine Pirus (MENJ-DEPP)

LIEPP Working Paper n° 86, avril 2019 (32p.)

Téléchargement en libre accès (SPIRE)

En  éducation,  les  effets  de  pairs  résultent  des  différents  types  d’interactions  entre  élèves,  au  sein  d’une  même  classe  ou  d’un  même  établissement.  Toutefois,  caractériser  la  nature  et  mesurer  l’influence de ces interactions pose des problèmes méthodologiques statistiques substantiels. Ce document vise à présenter les difficultés relatives à la mesure des effets de pairs en éducation, ainsi que les résultats des recherches qui leur ont été consacrées dans l’enseignement primaire et secondaire.
LIEPP WP 86 - AVril 2019S’il est facile de mettre en évidence une corrélation entre le comportement d’une personne (en termes de consommation, de parcours scolaire...) et celui de ses collègues, amis ou camarades de classe, il est bien plus difficile d’en déduire une causalité, notamment parce que la formation des groupes de pairs est rarement le fait du hasard. Comprendre cette difficulté, et y apporter des réponses méthodologiques, est toutefois nécessaire en raison des enjeux de politique publique. Le domaine de l’éducation illustre pleinement la nature de ces enjeux : aux politiques et aspirations visant à promouvoir la mixité sociale et scolaire font  écho  les  interrogations  récurrentes  quant  à  leur  efficacité  pour  les  élèves  concernés.  La thématique des effets de pairs évoque également la question de la constitution de classes de niveau dans les établissements, notamment dans les collèges.

Au sein d’un établissement, les élèves sont influencés par la composition socio-économique et le niveau scolaire de  leurs  pairs.  Les  élèves  de  milieu  défavorisé,  ou  en  difficulté  scolaire,  y  sont  en  général  plus  sensibles.  En  raison  de  tels  effets,  les  phénomènes  de  ségrégation  peuvent  aggraver  les  inégalités  scolaires. Les résultats des recherches relatives aux effets de pairs ne sont toutefois pas convergents.

Que sont les effets de pairs ?

Les  effets  de  pairs  correspondent  aux  effets  résultant  des  interactions  entre  individus  :  par l’intermédiaire  de  leurs  caractéristiques  et  leur  comportement,  des  personnes  situées  dans  un environnement  commun  (habitant  dans  le  même  quartier,  scolarisées  dans  la  même  classe...) s’influencent mutuellement. La notion d’« effets de pairs » est inséparable de celle de « groupe de pairs », qui, dans le document, correspond en général aux élèves faisant partie de la même classe ou du même établissement scolaire.

Les méthodes et indicateurs en épidémiologie

Kévin Jean (CNAM) - METSEM#22 - 16 mai
  • Image microOne (via Shutterstock)Image microOne (via Shutterstock)

METSEM #22

Séminaire de méthodologie

 Lieu d’échanges et de partages autour de la pluralité des outils et des méthodes des sciences humaines et sociales

Kévin Jean (MESuRS, CNAM Paris)

Maître de conférences - Épidémiologie, modélisation

Jeudi 16 mai à 10h - 12h (ouvert à tous)

Salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université 75007 Paris

Kévin Jean (CNAM)

Les méthodes et indicateurs en épidémiologie – et comment ils peuvent être utilisés dans les sciences sociales

L’épidémiologie se donne pour objectif d’étudier le risque de survenue d’un événement de santé dans une population (épidémiologie descriptive) et d’identifier les facteurs qui le déterminent (épidémiologie étiologique).
Dans cet exposé sera présenté la démarche épidémiologique en mettant en évidence les différents types d’étude sur lesquelles elle repose (enquêtes, études cas-témoin, cohortes), la nature des données générées (transversales, rétrospectives, prospectives) ainsi que les indicateurs fréquemment utilisés.
La plupart des exemples seront tirés du champ de l’épidémiologie sociale, qui vise à mettre à jour des associations entre indicateurs de santé et indicateurs socioéconomiques.

Un temps sera réservé à l'échange et aux questions.

Inscrivez-vous ici : https://metsem.hypotheses.org/710

Meal times and synchronization: A cross-metropolitan comparison between Santiago (Chile) and Paris

The Social Science Journal
May 2019
  • Image : vandame (via Shutterstock)Image : vandame (via Shutterstock)

Meal times and synchronization: A cross-metropolitan comparison between Santiago (Chile) and Paris (France)


Anne Lhuissier, Claudia Giacoman, Coline Ferrant (OSC)
Denisse Devilat, Daniella Leal, Pamela Ayala, Giselle Torres et Pierre Chauvin


The Social Science Journal
(online 3 May 2019)

https://doi.org/10.1016/j.soscij.2019.02.007 (Elsevier)

This paper compares meal schedules and their social determinants in two metropolises, Santiago (Chile) and Paris (France). The empirical material is drawn from two comparable data sources: Encuesta de Comensalidad en Adultos de la Región Metropolitana (Santiago, Chile) and Santé, Inégalités et Ruptures Sociales (Paris, France). The research highlights cross-metropolitan similarities and disparities between Santiago and Paris regarding meal times and synchronization (change in rhythmic activities induced by interaction of an oscillator with another ones).

Fig. 1. Mealtime distribution in Santiago and Paris.Both metropolises share a similar and marked three-meal pattern. Both in Santiago and Paris, lunch is more synchronized than dinner, for reasons pertaining to professional and school rhythms.
Dinner, however, demonstrates an important coordination effort towards the synchronization of social time within the family. However, this comparison also highlights important disparities between the two metropolises regarding meal schedules, the amplitude of synchronization, and sociodemographic patterns that express a different relationship to food and eating norms: negotiated in Santiago and rigid in Paris.
These differences not only refer to nutritional requirements (content, frequency, pace of the meals, place and commensality) but also to familial and educational purposes. They express cultural norms regarding food and eating according to economic organizations and level of development.

Male Family Caregiver’s Well-being

Balancing Work and Elderly Care in Japan
Hiroko Umegaki, Séminaire scientifique de l'OSC, 10 mai 2019
  • Image Trung Kaching (CC BY 2.0) Elderly People in Japan (via Flickr)Image Trung Kaching (CC BY 2.0) Elderly People in Japan (via Flickr)

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 10 mai 2019 de 11h30 à 13h

Male Family Caregiver’s Well-being:
Balancing Work and Elderly Care in Japan

Hiroko Umegaki (OSC)

Hiroko UmegakiDemographic ageing of industrialised countries makes issues related to elderly care increasingly pressing, requiring not only formal institutionalised care but also, critically, home care.

In Japan, due to the reconstruction of family roles and responsibilities, shifts of social expectations of gender roles, and pressure for cost efficient care, a new group of caregivers is rapidly emerging – middle aged male family caregivers who, however, also often work.

As it is relevant and timely to learn from countries that are in advanced stages of societal ageing as is Japan, I focus on male employees facing elderly care needs who support parents living at home while working.

I find that there are differences between institutional stakeholders and such men as to whether the pressures of elderly care should be addressed as a broader societal issue or as part of the personal, family domain.
Further, preliminary findings indicate that achieving well-being in care-and-work may not lead to aiming for balance in reconciling work, care and family.

Research funded by Horizon 2020 Marie Curie Actions.

Handicap et travail

Anne Revillard
Presses de Sciences Po, col. Sécuriser l'emploi
  • Image Riopatuca via Shutterstock et Presses de Sciences PoImage Riopatuca via Shutterstock et Presses de Sciences Po

Handicap et travail

Anne Revillard

Presses de Sciences Po, collection Sécuriser l'emploi, 120 p., mai 2019, isbn 9782724624458
Parution prévue le 16 mai

Anne Revillard (OSC)Comment favoriser l’accès à l’emploi et la sécurisation des parcours professionnels des personnes handicapées ?

Dans son dernier ouvrage, la sociologue Anne Revillard alimente la réflexion sur ces questions par une étude de la situation de cette population sur le marché du travail et un bilan des politiques existantes.

Quotas, droit de la non-discrimination, travail protégé et adapté, aménagements, accompagnement vers et dans l’emploi, reclassement… Le handicap au travail fait l’objet d’un foisonnement de dispositifs souvent mal connus et encore peu évalués.

Le droit de la non-discrimination suffira-t-il à lever les obstacles à l’insertion professionnelle ? En quoi l’emploi accompagné constitue-t-il une alternative pertinente au travail protégé ? Comment favoriser la fourniture des aménagements nécessaires et le développement de politiques organisationnelles véritablement inclusives ? Telles sont quelques-unes des questions abordées par cet ouvrage, à partir d’une analyse de la situation française à la lumière des apports de la littérature internationale.

Handicap et travail - Presses de Sciences Po - 2019Plan de l'ouvrage : Handicap, travail et action publique - Personnes handicapées et emploi : état des lieux - Accéder à l'emploi - Travailler autrement : travail protégé, entreprises adaptées et emploi accompagné - Rester en emploi - Normaliser le handicap au travail.

Anne Revillard est Associate professor en sociologie à Sciences Po, OSC et LIEPP. Elle travaille notamment sur l'évaluation et la réception des politiques publiques.

L'ouvrage est réalisé en partenariat avec la Chaire pour la sécurisation des parcours professionnels.

The Middle Classes, Housing and Schooling in the City

Comparative Perspectives from Europe, South America and Asia
Workshop, June 28th 2019 at Sciences Po - LIEPP
  • Image Bronis e Drones via Shutterstock. Condominiums for Brazilian middle classImage Bronis e Drones via Shutterstock. Condominiums for Brazilian middle class

The Middle Classes, Housing and Schooling in the City
Comparative Perspectives from Europe, South America and Asia

Workshop organized by Marco Oberti and Quentin Ramond (Sciences Po - OSC - LIEPP & Programme Cities are Back in Town)

June 28 2019 | 9:30am – 7:00pm

Sciences Po, 254 boulevard Saint-Germain, Paris 7e, LIEPP meeting room

The workshop explores the interactions between middle-class housing and schooling practices and experiences in major cities across Europe, South America and Asia, calling into question their spatial dimension.

It will bring together scholars using theoretical and empirical tools from urban research, sociology of education and sociology of social stratification to reflect on the way space, housing and education interact in the definition of the middle classes and inform their role in the evolution of cities:

How are housing and schooling strategies articulated and foster uneven trajectories within the middle classes?
What do these practices tell us about their relationships to other social groups and public institutions?
What variations can we detect between cities?
How do they relate to differences in terms of housing markets, school systems and middle-class characteristics?

Abstracts  |  Subject to availability. Please register!

Program

  9:30-10:00    Welcome
10:00-10:15    Introduction by Marco Oberti & Quentin Ramond
   
10:15-12:30    The Middle Classes in the City: Theoretical Debates and Empirical Issues
     Chair: Philippe Coulangeon

•    Tim Butler & Chris Hamnett
Social Reproduction and the Remaking of the Gentrified Inner City.
•    Emmanuelle Barozet
Middle Classes Nomenclatures and Measurement: Comparative Perspectives between Europe and Latin America.
•    Adalberto Cardoso & Edmond Préteceille
The Middle Classes in the Metropolises. A North-South Comparison.
   
12:30-14:00    Lunch break
   
14:00-15:40    The Middle Classes, Housing and Schooling in the City (1)
     Chair: Pauline Clech

•    Tim Butler & Chris Hamnett
Searching for excellence: the middle classes, education and housing in Beijing.
•    María Luisa Méndez & Modesto Gayo
Socio-spatial Trajectories of Upper Middle Class Reproduction in the Neoliberal City.

15:40-16:00    Coffee & tea break
   
16:00-18:15    The Middle Classes, Housing and Schooling in the City (2)
     Chair: Edmond Préteceille

•    Thomas Maloutas
The Relocation of Middle-Class Groups in Athens (1991-2011) and its Relation to the Spatially Uneven Distribution of School Quality.
•    Willem Boterman & Sako Musterd
Social Rent: Causing or Reducing School Segregation?
•    Marco Oberti & Quentin Ramond
Middle Classes Residential Status and School Patterns in the Paris Metropolis.
   
18:15-18:45    Conclusion by Bruno Cousin & Tommaso Vitale

Nos chercheurs interviennent...

Séminaires dans la semaine du 15 au 19 avril 2019
  • Images OSC et Alexis LecomteImages OSC et Alexis Lecomte

Retrouvez nos chercheurs lors de prochains séminaires, proposés dans la semaine du 15 au 19 avril.

Angela Greulich (OSC)Angela Greulich au FacSem Sciences-Po, jeudi 18 avril 2019, à 12h30 (13 rue de l'Université, Salle du Conseil).

Inequalities in fertility behaviour between and within European countries. Context dependency and policy relevance

(Autre présentation : Golvine de Rochambeau, Dept. d'économie - Access to Large Buyers and Firm Growth: Experimental Evidence from Liberia.)

Page d'inscription

 Jen Shradie (OSC)Jen Schradie dans le cadre des Rendez-vous de la recherche à Sciences Po, Mardi 16 avril 2019, séance « Le numérique peut-il réinventer la démocratie ? », de 17h à 19h (Amphithéâtre Jacques Chapsal, 27 rue Saint-Guillaume, Paris 7e).

The Revolution That Wasn’t: How Digital Activism Favors Conservatives

Page de présentation du séminaire

Jen Schradie intervient également dans le Séminaire d'Analyse des Structures et des Processus Sociaux (SPS), vendredi 19 avril 2019 de 15h à 17h (Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, Paris 6e).

Pluralism, Participation and Personalization: How Digital Fails to Deliver

Page de présentation et d'inscription

A signaler que Mirna Safi est discutante de la prochaine séance du séminaire proposé par l'Axe Discriminations et inégalités sociales du LIEPP accueillant Laure Bereni (Chargée de recherche au Centre Maurice Halbwachs), jeudi 18 avril 2019 de 17h à 19h (LIEPP, 254 Bd St-Germain, Paris 7e).

La valeur professionnelle de l'identité. Race, genre et management à Paris et à New York

Page de présentation et inscription

Denis Fougère est lui discutant lors de la séance proposée par l'Axe politiques éducatives du LIEPP accueillant Axelle Charpentier et Thierry Rocher (Ministère de l'éducation supérieure, de la recherche et de l'innovation - DEPP), mardi 16 avril de 16h30 à 18h (LIEPP, 254 Bd St-Germain, Paris 7e).

Dispositif d'observation et d'évaluation « CP Dédoublés » : premiers résultats

Page de présentation et inscription

La Dataviz pour les nul·e·s -

Donato Ricchi (Medialab)
METSEM #21, 18 avril 2019
  • Jacques Bertin, Sémiologie graphique (1973)Jacques Bertin, Sémiologie graphique (1973)

METSEM #21

Séminaire de méthodologie

 Lieu d’échanges et de partages autour de la pluralité des outils et des méthodes des sciences humaines et sociales

Donato Ricco (Medialab, Sciences Po)

Designer de la Communication et chercheur dans le domaine de la visualisation de l’information et des données

Jeudi 18 avril à 10h - 12h (ouvert à tous)

Salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université 75007 Paris

Donato Ricchi (Sciences Po)

La Dataviz pour les nul•le•s : Design perspectives on Information

Au fur et à mesure que les outils, les techniques et les approches de visualisation des données et de l'information deviennent de plus en plus répandus et simplifiés, l'activité de lecture et d'interprétation des visualisations est souvent laissée à l'arrière-plan. Au cours de la séance, nous nous concentrerons sur le décodage d'une série de visualisations pour imaginer et comprendre comment un public potentiel peut s'y identifier. L'accent sera mis sur la dépendance mutuelle des activités de codage et de décodage, sur la base de la logique sémiotique de Jacques Bertin.

Inscrivez-vous ici : https://metsem.hypotheses.org/692

Migrants’ connections within and beyond borders: insights from the comparison of three categories of migrants in France

Mirna Safi, Cris Beauchemin
Ethnic and Racial Studies, March 2019
  • Photographie Ranta Images via ShutterstockPhotographie Ranta Images via Shutterstock

Ethnic and Racial Studies Journal

Migrants’ connections within and beyond borders: insights from the comparison of three categories of migrants in France

Cris Beauchemin (INED) & Mirna Safi (OSC)

Ethnic and Racial Studies


Published online 01 March 2019

DOI: 10.1080/01419870.2019.1572906 - 20 p.


Since the mid-1990s, the concept of transnationalism has been increasingly used and discussed. Some authors have contested its novelty, arguing that all types of migrants, including internal ones, tend to remain connected to their home place. In this paper, we provide new quantitative evidence to show that migration, be it internal or international, entails a similar sort of connectedness between places. Using a nationally representative survey carried out in France (TeO, N = 21,761 individuals), we systematically compare the transterritorial connections of international migrants, French migrants born abroad and French migrants born in overseas territories. Our findings show that all migrants maintain transborder ties, with particular intensity among French overseas migrants. Owing to border effects, oversenas migrants exhibit higher levels of sociopolitical and “re-migration” connections and are less engaged in economic relations. The results also show that transterritorial connections are affected by similar determinants across the three categories of migrants.


Figure 2. Marginal effects of generation, nationality, multilingualism, and family ties across migrant categories (p. 10)

Figure 2 - Safi, Beauchemin, 2019


Mirna Safi (OSC)In the literature, connections between “here” and “there” are predominantly viewed as connections between places of destination and origin. Challenging the notion of transnationalism, Waldinger and FitzGerald (2004) highlighted the fact that these connections are, above all, about people trying to maintain relations with a homeland, be it abroad or not (Waldinger and FitzGerald 2004). In this paper, depending on the type of transterritorial practice, we considered connections with the homeland and also with other places outside mainland France, without being able to distinguish precisely the remote places of engagement. To some extent, the transterritorial ties observed in this study thus revert to some sort of “cosmopolitism” (having in mind that these ties are not always transnational), rather than exclusively to a kind of homeland attachment.

The Revolution That Wasn’t: How Digital Activism Favors Conservatives

Jen Schradie, séminaire #ECNEHESS
  • The Revolution that Wasn't: May 13, 2019, Harvard University Press The Revolution that Wasn't: May 13, 2019, Harvard University Press

Jen Schradie (OSC)

Séminaire #ecnEHESS Etudier les cultures du numérique,
jeudi 21 mars 2019, de 17h30 à 19h30,
Institut des Systèmes Complexes, salle séminaire 1.1, 113 rue Nationale, 75013, Paris.

Troisième séance d’approfondissement ouverte aux auditeurs libres avec Jen Schradie, co-fondatrice de ENDL (European Network on Digital Labour) et auteure de l'ouvrage The Revolution that Wasn’t à paraître en mai 2019 chez Harvard University Press, qu’elle présentera en avant-première.

Pour s’inscrire, merci de renseigner le formulaire.

The Revolution that Wasn't (Book)The Revolution That Wasn’t: How Digital Activism Favors Conservatives

From the Arab Spring and Occupy Wall Street to Black Lives Matter and #MeToo, many have hailed the democratizing power of digital activism. As a mode of political participation, it seems cheap, fast, and open to all. Yet, little is known about the variation of the actual cost of online participation in social movements across social classes. Jen Schradie’s research incorporates different social settings and spans from online to off-line activism practices, thus highlighting the high costs of online participation for working-class groups.
Despite the promise of equalizing online participation, digital activism tends to be less effective when horizontally organized volunteer groups aim to translate online goodwill into meaningful action. Conversely, large hierarchical political organizations with professional staff manage to amplify their digital impact. Not only does technology fail to level the playing field: it tilts it further, so that only the most sophisticated and well-funded players can compete.

Twitter logoSince the internet's founding in 1989, a lot has happened. From the Berlin Wall falling to Trump's wall building. In my new book, #TheRevolutionThatWasnt, I contextualize the digital pendulum swing from utopia to dystopia that mark the 30th anniversary of the Web.
The dawn of the internet age….unleashed a kind of revolutionary giddiness. Those most bullish about the potential impact of this massive global network believed it would fundamentally re-order nearly every corner of civilization, inevitably for the better.
The overarching ideology of this digital utopianism was a strange brew of hyper-capitalism mixed with 60s-era-socialist idealism.The ultimate free market of ideas & commerce would create a new balance of power that favored citizens over giant organizations, companies & govts.
In the wake of the Soviet Union collapsing and the tearing down of its bureaucratic symbols, from the Berlin Wall to statues of Stalin, the internet was the phoenix rising from the ashes. It could unite where the Cold War had divided.Technology would disrupt, flatten and revolutionize hierarchies. In the place of Orwellian propaganda and old-school communication tools would be new technologies in the hands of the people. Personalization, participation, & pluralism would bring digital democracy...

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Americanism and the Ethnic Core among Mexican Americans

Edward Telles
Séminaire scientifique de l'OSC, 12 avril 2019
  • Photo Thomas Hawk (CC BY-NC)Photo Thomas Hawk (CC BY-NC)

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 12 avril 2019 de 11h30 à 13h

Edward Telles
University of California, Santa Barbara

à l'invitation du Département de sociologie de Sciences Po

Based on a study of Mexican Americans in Los Angeles and San Antonio, we examine the ethnic and American identities of U.S. born Mexican Americans, including their abilities and attitudes about the Spanish language and attitudes about immigration. Almost without exception, the American identity of the respondents is constant whereas the strength and meaningfulness of their ethnic background varied by individual and by social context.  We then expound on the concept of the ethnic core to understand how ethnicity may remain strong despite assimilation and how it varies across the population.

Edward TellesEdward Telles
Distinguished Professor of Sociology
Department of Sociology
Social Sciences and Media Studies
University of California, Santa Barbara
UCSB Website - Project on Ethnicity and Race in Latin America (PERLA)

puce Main books:

  • Pigmentocracies. Ethnicity, Race, and Color in Latin America (2014, UNCPress)
  • Race in Another America: The Significance of Skin Color in Brazil (2004, Princeton University Press) [Distinguished Scholarly Publication Award from the American Sociological Association]

puce Selected papers:

  • (with Florencia Torche) "Varieties of Indigeneity in the Americas", Social Forces, October 2018.
  • "Latinos, Race, and the U.S. Census", The ANNALS of the American Academy of Political and Social Science, First Published April 2018.
  • (with Angela R. Dixon) "Skin Color and Colorism: Global Research, Concepts, and Measurement", Annual Review of Sociology, vol. 43, 2017, p. 405-424.
  • (with René D. Flores & Fernando Urrea-Giraldo)  "Pigmentocracies: Educational inequality, skin color and census ethnoracial identification in eight Latin American countries", Research in Social Stratification and Mobility, vol. 40, 2015, p. 39-58.

 Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr)

Everyday Europe

Social Transnationalism in an Unsettled Continent
Edited by Ettore Recchi & Adrian Favell, Policy Press, 2019
  • Images Policy Press & twenty1studio (via Shutterstock)Images Policy Press & twenty1studio (via Shutterstock)

Everyday Europe (cover book)

328 p., ISBN 978-1447334200, Policy Press (Bristol University Press), 1st February 2019.

Edited by Ettore Recchi (Professor of Sociology at OSC - Sciences Po and part-time Professor at the Migration Policy Centre of the EUI, Florence) and Adrian Favell (Chair in Sociology and Social Theory at the University of Leeds).
Other Authors
Fulya Apaydin (Institut Barcelona d'Estudis Internacionals)
Roxana Barbulescu (School of Sociology and Social Policy of the University of Leeds)
Michael Braun (GESIS - Leibniz Institute for the Social Sciences and  University of Mannheim)
Irina Ciornei (Institute of Sociology at the University of Bern)
Niall Cunningham (Geography Department at Durham University)
Juan Díez Medrano (Universidad Carlos III, Madrid)
Deniz Duru (Media, Cognition and Communication Department at the University of Copenhagen)
Laurie Hanquinet (Department of Sociology at the University of York)
Janne Solgaard Jensen (Independent Research Fund Denmark)
Steffen Pötzschke (Department Survey Design and Methodology at GESIS - Leibniz Institute for the Social Sciences)
David Reimer (Aarhus University)
Justyna Salamońska (Centre of Migration Research and Institute of Sociology, University of Warsaw)
Mike Savage (London School of Economics)
Albert Varela (School of Sociology and Social Policy and the Q-Step Centre at the University of Leeds)

Drawing on unique research and rich data on cross-border practices, this book offers an empirically-based view on Europeans’ interconnections in everyday life. It looks at the ways in which EU residents have been getting closer across national frontiers: in their everyday experiences of foreign countries – work, travel, personal networks – but also their knowledge, consumption of foreign products, and attitudes towards foreign culture.

These evolving European dimensions have been enabled by the EU-backed legal opening to transnational economic and cultural transactions, while also differing according to national contexts. The book considers how people reconcile their increasing cross-border interconnections and a politically separating Europe of nation states and national interests.

Main chapters:

  • Introduction: Social transnationalism in an unsettled continent
  • Cartographies of social transnationalism
  • The social structure of transnational practices
  • Cultural boundaries and transnational consumption patterns
  • Social transnationalism and supranational identifications
  • Explaining supranational solidarity
  • Narratives and varieties of everyday transnationalism
  • Understanding Romanian's cross-border mobility in Europe: movers, stayers and returnees
  • Transnational Turkey: the everyday transnationalism and diversity of Turkish populations in Europe
  • Is social transnationalism fusing European societies into one?

Everyday Europe. Figure 0.2, p. 17

The Decline of Intergenerational Mobility in Denmark:

Returns to Education, Demographic Change, and Labor Market Experience
Martin David Munk - Joint Seminar OSC & MaxPo, 8 February
  • Image wong yu liang, via ShutterstockImage wong yu liang, via Shutterstock

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

Séance organisée avec le MaxPo (SCOOPS Seminars)

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 8 février 2019 de 11h30 à 13h

The Decline of Intergenerational Mobility in Denmark: Returns to Education, Demographic Change, and Labor Market Experience

Martin D. Munk, Aalborg University

(research project conducted with David J. Harding, University of California, Berkeley)

Although there is some evidence of declining intergenerational mobility in industrialized countries, the sources of these changes are not well understood. This paper examines changes in intergenerational mobility in Denmark, which has one of the highest levels of intergenerational mobility in the world.
We show that mobility has been declining for both men and women since the late 1950s across the most recent cohorts who are now old enough to measure permanent adult income, and that these changes were concentrated among children born into the middle three-fifths of the income distribution. We examine the sources of this decline by testing hypotheses related demographic processes, returns to education, and work experience.
Our results highlight the importance of both parent and child work experience and family structure in the family of origin among both men and women as well as, to a lesser degree, marital status, assortative mating, and childbearing among women. Although education was an important driver of parent-child income rank associations in each cohort, it played little role in accounting for increases in those associations across cohorts.

Martin D. Munk
Martin David Munk
Professor
The Faculty of Social Science
Department of Political Science
Centre for Comparative Welfare Studies
Aalborg University

 Discussant: Louis-André Vallet (OSC).

Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

La voie royale ? Devenirs professionnels et mobilité sociale des diplômé·e·s de l’enseignement supérieur français (1918-1984)

Julie Falcon et Pierre Bataille (UNIL)
Séminaire scientifique de l'OSC, 22 février 2019
  • Grant's Family, 1936. Fonds Yousuf Karsh. Bib. et Archives Canada, e010951078 Grant's Family, 1936. Fonds Yousuf Karsh. Bib. et Archives Canada, e010951078

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 22 février 2019 de 11h30 à 13h

Julie Falcon (UNIL-LIVES) et

Pierre Bataille (UNIL-LACCUS/ISS)

Julie FalconPierre Bataille

La voie royale ? Devenirs professionnels et mobilité sociale des diplômé·e·s de l’enseignement supérieur français (1918-1984)

La plupart des études quantitatives menées sur la mobilité sociale se sont longtemps basées sur l'idée que l'accès aux diplômes les plus élevés et les plus prestigieux induisait une diminution relative de l'incidence de l'origine sociale sur le devenir professionnel. Cette idée est d'ailleurs au fondement des politiques de démocratisation de l'enseignement supérieur dans la plupart des pays industrialisés. A partir du cas de l'analyse des diplômé·e·s français·e·s né·e·s entre 1918 et 1980, nous discuterons ce présupposé. Nous montrerons que, si l'on observe bien une diminution de la reproduction sociale dans les rangs des diplômé·e·s de Licence, l'incidence de l'origine sociale sur la carrière professionnelle reste forte parmi les titulaires de diplômes de deuxième cycle (Maîtrise, DEA, Master...) ou de troisième cycle (Doctorat) et - surtout - parmi ceux et celles qui sortent d'établissements sélectifs (grandes écoles). Les données recueillies permettent aussi d’analyser les dynamiques d’accès aux différents pôles du champ du pouvoir français et ainsi esquisser certaines hypothèses articulant problématiques issues de la sociologie de la mobilité sociale et de la sociologie des élites.

Pierre Bataille est Premier assistant à L'Institut des Sciences Sociales (ISS) et au Laboratoire capitalisme, culture et sociétés (LACCUS).
Julie Falcon a participé aux projets du Pôle de recherche national NCCR LIVES, Université de Lausanne. Elle est aujourd'hui collaboratrice scientifique pour le Swiss Federal Statistical Office (FSO) et chercheuse associée à l'Institute for Adult Learning Singapore.

Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

Illustration : "Family portrait, including Mrs. Grant, 1936 / Portrait de la famille de madame Grant, 1936", Yousuf Karsh. Fonds Yousuf Karsh. Bibliothèque et Archives Canada, e010951078 (CC - BY) via Flickr.

Nouveaux chantiers de thèse 2019

Ils·elles ont choisi de conduire leur recherche doctorale à l'OSC
  • Les 7 nouveaux doctorants de l'OSC en 2019...Les 7 nouveaux doctorants de l'OSC en 2019...

Comme à chaque rentrée universitaire, l'OSC a le plaisir d'accueillir de nouveaux doctorants, porteurs de sujets d'étude variés. L'équipe d'enseignants-chercheurs de l'OSC a mis en place et renforcé une politique d'encadrement doctoral et de formation de jeunes chercheurs, en partenariat avec l'École doctorale de Sciences Po et les structures partenaires (LIEPP, MaxPo). L'HCERES a souligné dans son dernier avis "l'excellent placement des jeunes docteurs [de l'OSC] dans le monde académique".

Nouveaux doctorants 2019 à l'OSC Célia Bouchet
Des situations de handicap aux situations de classe et de statut. Quelle incidence des limitations fonctionnelles sur la place des personnes dans la stratification sociale ?
Dir. Anne Revillard et Philippe Coulangeon

Marta Facchini
Economic instability and early skill development: assessing the patterns and the underlying mechanisms
Dir. Carlo Barone

 Jeanne Ganault
La conciliation des temps sociaux face à la réalité des inégalités d’autonomie temporelle
Dir. Laurent lesnard et Nicolas Robette (CREST)

 Maël Ginsburger
Les pratiques environnementales entre contraintes, styles de vie et manières d'habiter
Dir. Philippe Coulangeon et Ivaylo D. Petev (GENES-CREST)

 Marta Veljkovic
L'évolution de la mobilité sociale en cours de carrière (France 1964-2015) : les trajectoires socioprofessionnelles, leurs ressorts familiaux et leurs conséquences subjectives
Dir. Louis-André Vallet et Delphine Remillon (INED)

 Olivier Monso
La ségrégation entre les établissements scolaires et ses conséquences
Dir. Louis-André Vallet

 Siresa López Berengueres
Mobility, social class, intergroup relations and European identity: Does social diversity matter?
Dir. Ettore Recchi

Doctorant du MaxPo affilié à l'OSC :

Alexis Baudour
Influence of Economic Factors on Right-wing populist Voting
Dir. Olivier Godechot

De qui mesure-t-on l’intégration ?

Remigration des immigrés et insertion professionnelle en France
Louise Caron - Revue Population
  • Louise Caron, Population, 2018Louise Caron, Population, 2018

De qui mesure-t-on l’intégration ?
Remigration des immigrés et insertion professionnelle en France

Louise Caron (OSC et LIEPP)

Revue Population, n° 2018/3, vol. 73, p. 503-542 (décembre 2018)

La plupart des études quantitatives sur l’immigration en France font l’hypothèse implicite que les immigrés s’installent de façon permanente dans le pays de destination. Pourtant, beaucoup d’entre eux repartent, soit pour rentrer dans leur pays d’origine, soit pour se rendre dans un pays tiers. L'article analyse ces mécanismes de remigration ainsi que leurs conséquences empiriques et méthodologiques pour l’étude du devenir des immigrés en France. Le large panel administratif de l’Échantillon démographique permanent donne l’opportunité d’examiner les sorties du territoire entre 1975 et 1999.

Ces analyses montrent que les immigrés qui repartent sont caractérisés par des situations familiales et professionnelles spécifiques, ce qui pourrait affecter la validité des études sur l’intégration.

En comparant l’évolution de l’accès à l’emploi des immigrés à partir d’estimations transversales et de panel, on montre néanmoins que les mesures standards de l’insertion professionnelle de ces derniers par rapport aux natifs sont peu biaisées par un phénomène de remigration sélective. Cette démarche méthodologique invite à interroger le postulat classique de la migration permanente quand on analyse quantitativement les processus d’intégration.

Plan de l'article :

 I. Mesurer l’intégration des immigrés quand les migrations ne sont pas toujours permanentes

    1. 1. La remigration, un processus sélectif ?
    2. 2. Analyses transversales, mouvements de population et biais de sélection
  1. II. Le contexte français
    1. 1. L’invisibilité des départs de France
    2. 2. Activité professionnelle et chômage des immigrés en France (1975-1999)
  2. III. Données et méthodologie
    1. 1. Une utilisation originale de l’Échantillon démographique permanent (EDP)
    2. 2. Méthodologie
  3. IV. Résultats
    1. 1. Les départs d’une partie des immigrés ne sont pas le résultat de processus aléatoires
    2. 2. La remigration des immigrés n’affecte pas les tendances générales de l’intégration
  4. Conclusion

Accès à l'article via le portail CAIRN

Debate: The ‘gilets jaunes’ movement is not a Facebook revolution

Jen Shradie
The Conversation, December 12, 2018
  • Image Christophe Becker via Flickr, "Manif gilets jaunes #2" (CC BY-NC 2.0)Image Christophe Becker via Flickr, "Manif gilets jaunes #2" (CC BY-NC 2.0)

Debate: The ‘gilets jaunes’ movement is not a Facebook revolution

In less than a month, France’s gilets jaunes (yellow vests) have gone from being a celebrated example of Facebook’s ability to power a spontaneous revolution to a cautionary tale of how social networks can be manipulated by outsiders to provoke outrage and sow dissent. But in both of these extreme scenarios, the central actors lie outside France, whether it’s the platforms based in Silicon Valley or the suspected propagandists in Russia.

Because the gilets jaunes phenomenon couldn’t be connected to one particular trade union, political party or any other national organization, many looked to the role of the Internet to explain the emergence and diffusion of the protest movement, symbolized by the yellow safety vests that activists wear.

The French are accustomed to protests that are scheduled well in advance. There’s even an app called "C’est la grève" that announces strikes, be they with the railways, schools or elsewhere.

There’s an orderly fashion to so-called disruptive manifestations (as protests are referred to in French), but the gilets jaunes movement hasn’t followed the rules. So who exactly broke the rules? An easy answer has been the Internet.

Breaking the rules

In many ways, that’s the point of the gilets jaunes: they’re breaking the rules. Not only did they bypass traditional organizations, but they have accused the Parisian establishment, particularly President Emmanuel Macron, of being elitist and out of touch with the economic struggles of working-class people, particularly those in rural areas. They are not anti-tax in principle or even anti-government intervention, but they are against the type of decision-makers who supported an increase in the tax on diesel fuel without understanding how challenging it has been for people in the countryside to survive – they’re struggling because they have to drive farther and farther to get to fewer and fewer jobs, with wages that have not kept up with the costs of living.

And since existing institutions weren’t responding to these everyday needs, the protests that erupted in November have expanded to broader economic and political demands. But how did this movement happen? If it wasn’t existing organizations, many have said, it must be the Internet. A common example of this argument stems from the viral Facebook videos by Jacline Mouraud, a digitally savvy musician who lives in north-western France and early on encouraged people to protest.

The revolutionary power of social media is wishful thinking

Both scholars and journalists have argued that digital technology, rather than organizations, drive modern social movements. A decade ago, commentators dubbed the Iranian Green Movement in 2009 a "Twitter Revolution". Soon after, many suggested that a "Facebook Revolution" drove protests in Egypt. Scholars also claimed that the Internet was key to the 2011 anti-austerity movement in Spain and the American "Occupy Wall Street" movement.

More recently, with the Women’s March against Trump in 2017 or the gilets jaunes in 2018, the same argument is put forth. As a sociologist who researches social media, social movements and social class, I was not surprised at the overblown credit given to Facebook with these latest movements. Still, le sigh. Again?


Jacline Mouraud’s videos went viral, here on October 27


Yet over the past two years, this celebration over digital technology’s role in political participation took a dark turn. From Trump’s toxic tweets to Brexit’s online cesspool, the role of far-right outfits like Cambridge Analytica and Facebook itself came to light in fomenting far-right movements. And the French foreign minister recently announced an investigation into fake news and Russian manipulation of the gilets jaunes. What was once a horizontal digital army of white knights out to save the day was all of a sudden a horde of bots and hacks orchestrated by authoritarian institutions. Yet many still want to put faith in the Internet over institutions.

But both of these views, whether digital utopianism or dystopianism, fail to acknowledge people on the ground and their existing networks, as well as the fact that populist movements that seem to arise out of nowhere are not new to the digital era.

Just a tool

Without a doubt, the spread of information during a time of upheaval is certainly faster with the Internet. And the gilets jaunes are no exception. But do we call the French Revolution a "letter" movement? The American civil rights movement a "mimeograph" revolution? The Internet is a communications tool. An efficient one, but it’s still a tool.

Every radical movement has had their communication tools, such as radio with the French Resistance, yet those coded messages in the 1940s needed a network on the ground to make sense of them and respond. Many of the gilets jaunes protests at traffic circles (ronds-points, as they’re called in France) were organized by people who were already connected on Facebook through other ties or who work and live together in the same small towns.


The mimeograph, Films Archives NUC, 2014

Populist movements like the gilets jaunes often have spikes of initial protest without necessarily having formal organizations that link people together, or what scholars like to call "weak ties".

Yet existing institutions and networks, from the connections made by France’s Nuit debout movement to traditional unions of teachers and transport workers, were inspired to spread the news of the gilets jaunes during the emergence period of this movement. And the word "inspired" is the operating word here, as the gilets jaunes movement has motivated these organizations to not only participate in the protests but to take bolder stands on their own issues, such as the current teacher strikes and school occupations over the high school reforms.

And what is often forgotten is the still-critical role that traditional mainstream media play in disseminating information, such as the conservative French newspaper Le Figaro, which has run sweeping coverage of the protests since their inception. And French nightly television news has run non-stop footage and analyses of the protests.

Behind the hashtags are community ties and structural inequalities

But how can the gilets jaunes movement sustain itself? From the analysis and research presented in my upcoming book, The Revolution That Wasn’t: How Digital Activism Favors Conservatives (Harvard University Press), I found that over time, movements that have resources and infrastructure are more likely to harness the power of the Internet, and conservatives tend to have an advantage in this regard. Over the long run, it takes focused time and expertise to maintain online participation for social movements. Hierarchical, not horizontal, groups are more likely to be able to do this. Simply, more, not less, organization is required for digital activism to endure in a movement.

Yet I am not arguing that the gilets jaunes was sparked by a conservative organizational bureaucracy. Quite the contrary. It is an organic popular movement that wants the government to be more, not less, involved in improving the lives of the working-class. Yet we can already see how institutions, such as Jean-Luc Melenchon’s left-leaning La France Insoumise movement, have tried to fill the vacuum of this so-called leaderless movement. In the absence of a strong grassroots organization, others will take over, including orchestrated dis-information digital campaigns.

But nor is propaganda new to political movements. The problem with the pendulum swing of "Hooray, the Internet connects!" to "Boo, the Internet deceives!" is that neither explanation for protest takes into account the community ties before the protests began but more importantly, the broader structural crisis that brought people together in the first place.

This is a movement that is linked to power and economic differences – not just people feeling a financial squeeze at the end of the month but also eyeing the growing inequality between the elites and the working class all over France. And they’re not spending valuable time at protests or risking arrest because they are dupes to fake news. They are embedded in a societal context that drives their participation.

When I first moved to France in 2014 after studying populist movements in the United States – from Occupy Wall Street to the Tea Party – I was curious why there hadn’t been a strong left-wing populist movement in France like in Spain, the US or much of the western world in 2011.

I soon began to understand that despite the emergence of movements like Nuit debout and other protests against the "Loi travail" (a law that loosened worker protections), France’s social system was able to weather the storm of the economic recession that had plagued other countries. So even though digital activism was alive and well in 2011, a strong movement against neo-liberal policies had not yet emerged. Simply put, a popular movement drives Internet use. Not the other way around.

CC-BY-NDPreviously published here (original paper) by The Conversation, December 12, 2018, under Creative Commons Licence

Jen Schradie (OSC)See more

Nouvelles thèses 2018-2019 à l'OSC

Présentations des doctorant·e·s
11 janvier 2019 - 9h30
  • Image matkub2499 via ShutterstockImage matkub2499 via Shutterstock

 Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 11 janvier 2019 de 9h30 à 13h

Présentation des projets de thèse des 8 nouveaux doctorants 2018-2019

Cette séance traditionnelle du Séminaire scientifique de l'OSC, permet d'évoquer les premières perspectives de recherche, incluant questionnement, outillage méthodologique et terrain.

9h30 : Célia Bouchet
Des situations de handicap aux situations de classe et de statut. Quelle incidence des limitations fonctionnelles sur la place des personnes dans la stratification sociale ?
Dir. Anne Revillard et Philippe Coulangeon

10h00 : Marta Facchini
Economic instability and early skill development: assessing the patterns and the underlying mechanisms
Dir. Carlo Barone

10h30 : Jeanne Ganault
La conciliation des temps sociaux face à la réalité des inégalités d’autonomie temporelle
Dir. Laurent Lesnard et Nicolas Robette (CREST)

11h : pause café

11h25 : Maël Ginsburger
Les pratiques environnementales entre contraintes, styles de vie et manières d'habiter
Dir. Philippe Coulangeon et Ivaylo D. Petev (GENES-CREST)

11h50 : Marta Veljkovic
L'évolution de la mobilité sociale en cours de carrière (France 1964-2015) : les trajectoires socioprofessionnelles, leurs ressorts familiaux et leurs conséquences subjectives
Dir. Louis-André Vallet et Delphine Remillon (INED)

12h15 : Olivier Monso
La ségrégation entre les établissements scolaires et ses conséquences
Dir. Louis-André Vallet

12h40 : Siresa López Berengueres
Mobility, social class, intergroup relations and European identity: Does social diversity matter?
Dir. Ettore Recchi

How the Reification of Merit Breeds Inequality: Theory and Experimental Evidence

Fabien Accominotti
Séminaire scientifique de l'OSC, 25 janvier 2019, 12h
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Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 25 janvier 2019 de 12h à 13h30

Fabien Accominotti (LSE)

How the Reification of Merit Breeds Inequality: Theory and Experimental Evidence

In a variety of social contexts, measuring merit or performance is a crucial step toward enforcing meritocratic ideals. At the same time, workable measures are bound to obfuscate the fuzziness and ambiguity of merit, i.e. to reify performance into an artificially crisp and clear-cut thing, such as a rating for example. This paper explores how the reification of employee performance in organizations contributes to legitimize inequality in employee compensation. It reports the findings of a large-scale experiment asking participants to divide a year-end bonus between a set of employees, based on the reading of their annual performance reviews. In the experiment’s non-reified condition, reviews are narrative evaluations. In the reified condition, the same narrative evaluations are accompanied by a crisp rating of the employees’ performance on a scale ranging from “unacceptable” to “exceptional.”

We find that participants are more willing to reward employees unequally when performance is reified, even though employees’ levels of performance do not vary across conditions: most notably, the bonus gap between top- and bottom-performing employees increases by 20% between our non-reified and reified conditions; and it rises by another 10% when performance is presented as a quantified score. Further analyses of the mechanisms at play suggest that reification acts by making participants more accepting of the idea that individuals are indeed more or less talented and valuable, thereby increasing their willingness to reward them unequally. This has direct implications for understanding the legitimacy of economic inequality in contemporary societies – and ultimately for working toward curbing such inequality.

Fabien Accominotti (LSE)

Fabien Accominotti
Assistant Professor,
Department of Sociology,
London School of Economics and Political Science



Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

Urbanité et pratiques : enquête sur le pain rassis dans deux contextes urbains français

Coline Ferrant
Séminaire scientifique de l'OSC, 21 décembre 2018
  • Image SpeedKingz / ShutterstockImage SpeedKingz / Shutterstock

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 21 décembre 2018 de 11h à 13h : 2 présentations (voir Thaíssa Bispo)

Coline Ferrant (OSC)

Urbanité et pratiques: enquête sur le pain rassis dans deux contextes urbains français

Comment l'urbanité – un ensemble d'éléments environnementaux, culturels et interactionnels distinctifs d'un contexte urbain – influence les pratiques – ce que les habitants font avec des objets et comment ces actes sont influencés par leurs styles et conditions de vie ?

La communication porte sur les pratiques d'usage du pain rassis dans deux contextes urbains français : jeter à la poubelle, pendre au mobilier urbain, et jeter par terre dans les cités vs. jeter à la poubelle dans les villes. Je démontre d'abord que les habitants produisent du pain rassis dans les cités comme dans les villes en raison de similarités dans leurs styles et conditions de vie, et ensuite que les habitants des cités et non des villes pendent au mobilier urbain ou jettent par terre en raison de différences d'urbanité. Finalement, pendre au mobilier urbain est une performance de faceless communality, jeter par terre reflète un faceless estrangement, et jeter à la poubelle implique des discours de face estrangement.

Urbanity in Practice: An Inquiry into Residents’ Deeds with Stale Bread in Two French Urban Contexts

How does urbanity – a bundle of environmental, cultural, and interactional elements distinctive to an urban context – shape practice – what residents do with objects and how these deeds take shape within lifestyles and living conditions? The presentation inquires into deeds with stale bread in two French urban contexts: tossing, hanging, and littering in cités vs. tossing in villes. I demonstrate that residents produce stale bread in both cités and villes because of similarities in lifestyles and living conditions; next, some residents hang or litter stale bread in cités and not in villes because of differences in urbanity. Ultimately, hanging is a performance of faceless communality, littering reflects faceless estrangement, and tossing involves voices of face estrangement.

Coline FerrantColine Ferrant est doctorante à l'OSC dans le cadre du double diplôme Sciences Po / Northwestern University. Titre de sa thèse : « L'alimentation dans la ville : Paris - Chicago » (directeur Marco Oberti).


Entrée sur inscription préalable pour les personnes extérieures à Sciences Po : bernard.corminboeuf@sciencespo.fr.

Policies of Social Openness in Access to Brazilian Higher Education and Meritocracy

Thaíssa Bispo (IESP/UERJ)
Séminaire scientifique de l'OSC, 21 décembre 2018
  • Image Alf Ribeiro / Shutterstock (USP-Sao Francisco law school in Sao Paulo)Image Alf Ribeiro / Shutterstock (USP-Sao Francisco law school in Sao Paulo)

 Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 21 décembre 2018 de 11h à 13h : 2 communications (voir Coline Ferrant)

Thaíssa Bispo (IESP/UERJ )

Policies of Social Openness in Access to Brazilian Higher Education and Meritocracy

Brazilian higher education is historically marked by the presence of elite and exclusionary mechanisms, leading to the reproduction of social inequalities and stratification.
The main objective of the research is to investigate the establishment of the State policy of openess intended to promote the processes of inclusion and democratization in Brazilian universities. We tackle the issue of public policies for inclusion from the perspective of the social actors who are the direct beneficiaries. 

The 2000s saw the the institutionalization of affirmative actions and the implementation of redistributive public policies to correct social inequalities. The aim is to open access to higher education to certain classes and social groups.

In particular, we examine two measures:

  • the popular pre-college courses which help to prepare the selection tests of public universities and develop students' critical sense;
  • the quota law which establishes the reservation of places in public institutions of higher education, based on socioeconomic and ethno-racial criteria.

The analysis of students' perceptions about the policy of quotas and our qualitative - quantitative methodology leads us to highlight the existence of a paradox: if the popular pre-university courses are attempts to correct inequalities, they have practices and discourses that reinforce ideas of merit and effort, which ultimately discourage the use of inclusive policies, leading to counterproductive effects.

We also show the presence of meritocratic ideals as background in the arguments and justifications of both favorable and contrary positions to the acceptance of quota policies.

Politiques d'ouverture sociale dans l'accès à l'enseignement supérieur et à la méritocratie brésilienne

L'enseignement supérieur brésilien est historiquement marqué par la présence de mécanismes élitistes et d'exclusion aboutissant à la reproduction des inégalités sociales et à la stratification.

L'objectif principal de la recherche est d'examiner la mise en place par l'État d’une politique d’ouverture, destinée à favoriser les processus d'inclusion et de démocratisation dans les universités brésiliennes. Nous abordons la question des politiques publiques en faveur de l' inclusion dans la perspective des acteurs sociaux qui en sont directement les bénéficiaires.

Les années 2000 voient l'institutionnalisation d’actions de “discimination positive” et la mise en oeuvre de politiques publiques à caractère redistributif pour corriger les inégalités sociales. L’objectif étant d’ouvrir l'accès à l’enseignement supérieur à certaines classes et groupes sociaux.

Nous examinons plus particulièrement deux dispositifs :

  • les cours populaires pré-universitaires qui aident les étudiants des classes populaires à préparer les tests de sélection à l’entrée des universités publiques, et à développer leur sens critique,  
  • la loi sur les quotas qui réserve des places dans les établissements publics d'enseignement supérieur sur la base de critères socio-économiques et ethno-raciaux.

L'analyse des perceptions des étudiants bénéficiaires de cette politique des quotas et une méthodologie quali-quanti nous amène à souligner un paradoxe : si les cours préuniversitaires populaires tentent de corriger les inégalités, ils s’intègrent aussi dans des pratiques et des discours qui renforcent les notions de mérite et d’effort, produisant un effet contre-productif de découragement des étudiants ciblés par les politiques inclusives.

Nous montrons également la présence d’idéaux méritocratiques dans les arguments et les discours justificatifs des tenants comme des opposants aux politiques de quotas.

Thaissa BispoThaíssa Bispo Souza est doctorante à l'IESP/UERJ (Rio de Janeiro). Elle est accueillie à l'OSC de septembre 2018 à janvier 2019. Elle travaille sur des questions d'inégalités, de ségrégation, de stratification sociale et de politiques d'inclusion dans un contexte scolaire urbain.

Entrée sur inscription préalable pour les personnes extérieures à Sciences Po : bernard.corminboeuf@sciencespo.fr.

Expat’ à Abu Dhabi

Blanchité et construction du groupe national chez les migrant·e·s français·es
Claire Cosquer, soutenance de thèse, jeudi 29 novembre 2018
  • Image de la skyline d'Abu Dhabi, Sergey Kelin (via Shutterstock)Image de la skyline d'Abu Dhabi, Sergey Kelin (via Shutterstock)

Soutenance de thèse
Jeudi 29 novembre 2018 à 9h30
Salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université, Paris 7e

Composition du jury : Sébastien Chauvin (Université de Lausanne, rapporteur), Philippe Coulangeon (OSC-Sciences Po, CNRS),  Amélie Le Renard (CMH, CNRS), Sophie Pochic, CMH, CNRS, rapporteure), Mirna Safi (OSC-Sciences Po, directrice), Hélène Thiollet (CERI-Sciences Po, CNRS)

« Expat’ » à Abu Dhabi. Blanchité et construction du groupe national chez les migrant·e·s français·es

Fondée sur une ethnographie combinant observation et entretiens, cette thèse analyse les  expériences migratoires des résident·e·s français·es à Abu Dhabi.
Nuançant le portrait d’« expatrié·e·s » fréquemment présenté·e·s comme hypermobiles, elle montre qu’elles et ils empruntent en fait des routes migratoires balisées. Ces routes sont notamment dessinées par la rencontre entre politiques émiriennes et État français transnational, dans un contexte de concurrences postcoloniales qui se traduisent par des stratégies de distanciation vis-à-vis du colonialisme britannique et de l’impérialisme étasunien. La construction du groupe national, encadrée par des institutions migratoires, se déploie dans la délimitation de frontières associant francité et blanchité, au travers des interactions tant avec les nationales et nationaux émirien·ne·s qu’avec d’autres groupes migrants. Si le rapport à la population majoritaire sud-asiatique est marqué par une mise à distance, toutefois perturbée par la fréquence de l’emploi domestique à demeure, le rapport aux citoyen·ne·s émirien·ne·s engage un trouble singulier dans l’ordre postcolonial. Les résident·e·s français·es font ainsi l’expérience d’une vulnérabilité limitée, mais anxiogène, vis-à-vis d’Émirien·ne·s perçu·e·s comme omnipotent·e·s. En cela, les migrations françaises à Abu Dhabi se révèlent le lieu d’une déstabilisation autant que d’une solidification de la blanchité. Mettant en lumière la façon dont ces reconfigurations blanches s’entrecroisent avec un régime de genre où se renforce l’hétéroconjugalité, la thèse apporte une contribution à l’analyse plurielle des rapports sociaux dans les migrations des Nords vers les Suds.   

Soutenance publique sur invitation préalable pour les extérieurs à Sciences Po.

Auditions pour le poste de Professeur en sociologie

Profil "Etude des populations"
OSC, vendredi 7 décembre 2018
  • OSC - 98 rue de l'Université - Paris 7eOSC - 98 rue de l'Université - Paris 7e

Auditions publiques pour le recrutement d'un·e Professeur·e des universités en sociologie, profil "Étude des populations"

Full Professorship in Sociology, Population Studies

Vendredi 7 décembre 2018
OSC - Salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université, Paris 7e

Accueil dès 8h30

9h - 9h40 Sarah Carol (University of Cologne)
Attitudes towards abortion among migrants and natives in Europe

9h45 - 10h25 Angela Greulich (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)
Socio-economic differentials in fertility behaviour within European countries: context-dependency and policy relevance

10h30 - 11h10 Rasmus Hoffmann (University of Rostock - Max Planck Institute for Demographic Research)
Causal effects between socioeconomic status and health in the life course

[Pause de 11h10 à 11h30]

11h30 - 12h10 Letizia Mencarini (Bocconi University, Milan)
Family and Reproductive Behavior in East Asia and Southern Europe: a Research Plan

12h15 - 12h50 Andrew Noymer (University of Califonia, Irvine)
Summertime, and the livin' is easy": or, using seasonal demographic data to answer policy-relevant questions

Inscription obligatoire pour les personnes externes à Sciences Po.

 

The impact of genetic ancestry testing on racial essentialism

Wendy Roth (UBC, Vancouver)
Séminaire scientifique de l'OSC (avec le LIEPP), 6 décembre 2018
  • Image d'après NAR studio (via Shutterstock)Image d'après NAR studio (via Shutterstock)

 Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019
en collaboration avec le LIEPP (Axe Discriminations et inégalités sociales)

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Georges Lavau

Jeudi 6 décembre 2018 de 12h30 à 14h30

Wendy D. Roth
(Associate Professor of Sociology, University of British Columbia)


The impact of genetic ancestry testing on racial essentialism

Wendy R. RothSince the decoding of the human genome in 2003, at least 74 companies have emerged to sell genetic ancestry tests directly to the public. Individuals receive a test kit in the mail, send back a DNA sample, and can receive a chart linking direct family lines to particular populations or geographic regions, or analyzing what proportion of their lineage is, for example, European, African, Native American, and Asian – labels that closely mirror contemporary racial categories. An estimated 12 million tests have been sold, and more people were tested in 2017 than in all previous years combined, making it increasingly important to understand the social impacts of ancestry testing. Although social scientists have long asserted that race is socially constructed, many fear that genetic ancestry testing will reinforce an essentialized view of race as purely biological, fixed, and deterministic. Alternatively, some have speculated that the tests may have the opposite effect, by revealing the lack of genetic determination to the social identifications people have long held, and by showing the relatedness of all contemporary groups. To assess these claims, I present findings from the first randomized controlled trial testing the causal effect of genetic ancestry tests on essentialist views of race. Using random-digit dialling, the study recruited a random sample of native-born White Americans, half of whom were randomly assigned to receive admixture and maternal-line ancestry tests. The findings indicate that the impact of the tests on genetic essentialism is moderated by genetic literacy, whereby those who have high knowledge of genetics develop less essentialist views after taking the test. This study concludes that the ancestry tests do have an impact on essentialist views of race yet the direction of the effect hinges on how well the results are understood.

Register is mandatory for external audience and lunch bag (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

Étudiants singuliers, hommes pluriels

Orientations et socialisations masculines dans des formations 'féminines' de l’enseignement supérieur
Alice Olivier, Soutenance de thèse, 30 novembre 2018
  • Image Tyler Olson (via Shutterstock) - Portrait of confident male nurse...Image Tyler Olson (via Shutterstock) - Portrait of confident male nurse...

Soutenance de thèse
Vendredi 30 novembre 2018 à 14h
Salle Annick Percheron, 98 rue de l'Université, Paris 7e

Composition du jury :  Marie Bergström (INED), Sébastien Chauvin (Univ. Lausanne), Muriel Darmon (CESSP-EHESS et Univ. paris 1), Clotilde Lemarchant (Univ. de Lille, Clersé), Sophie Orange (Univ. de Nantes, CENS), Agnès van Zanten (OSC, Directrice de recherche)

Étudiants singuliers, hommes pluriels. Orientations et socialisations masculines dans des formations « féminines » de l’enseignement supérieur

Comment expliquer les parcours atypiques ? Prenant pour objet les hommes qui s’orientent vers des formations dites « féminines » de l’enseignement supérieur, cette thèse s’intéresse à la production de l’atypisme et aux socialisations sexuées. Elle fait ainsi dialoguer la sociologie de l’éducation, de la socialisation et du genre. Elle repose sur une double étude de cas des formations de sage-femme et d’assistant·e de service social, dans lesquelles une enquête multi-méthodes alliant entretiens, observations et analyses statistiques a été menée.
Alors que la littérature sur les trajectoires atypiques des femmes insiste sur le rôle des dispositions, cette étude de dominants en situation de minorité numérique montre l’importance des contextes. Nombre d’hommes « atypiques » ne sont pas les plus disposés à opter pour une formation « féminine » : ce sont avant tout des logiques institutionnelles, relationnelles et économiques qui encouragent ce choix, même si les schèmes d’action individuels – en termes de classe et de genre notamment – opèrent également de façon déterminante. Une analyse typologique articulant ces variables contextuelles et dispositionnelles révèle plus précisément quatre logiques à l’origine de ces orientations atypiques : la souplesse, l’ouverture, le pragmatisme et la stratégie.
Une fois en formation, les rares hommes font l’objet de processus de singularisation, mais sont aussi enjoints au respect d’une forte norme d’égalité des sexes. Selon les situations, on attend d’eux d’alterner entre différentes pratiques genrées, c’est-à-dire de jongler avec le « féminin » et le « masculin ». La maîtrise de cette souplesse de genre procure de nombreux bénéfices mais dont tous les hommes ne savent pas, ou ne peuvent pas, tirer profit. La thèse met à ce titre en évidence les fonctionnements de l’ordre du genre : elle éclaire la hiérarchie entre les sexes, mais aussi celle qui ordonne les hommes entre eux dans un contexte de valorisation de la mixité et de l’égalité.

Soutenance publique sur invitation préalable pour les extérieurs à Sciences Po.

Migration DOM-métropole des années 1960 à nos jours

itinéraires d’une minorité française
Marine Haddad - Soutenance de thèse, lundi 3 décembre 2018
  • Image Hugo. "Doubout!" Paris, 2009 (CC BY-NC-ND)Image Hugo. "Doubout!" Paris, 2009 (CC BY-NC-ND)

Soutenance de thèse
Lundi 3 décembre 2018 à 14h
3ème étage de l'IEP (salle de réunion), 199 bd St-Germain, Paris 7e

Composition du jury :  Cris Beauchemin, Audrey Celestine, Stéphanie Condon, Wendy Roth, Mirna Safi (Directrice de recherche), Franck Temporal, Agnès Van Zanten

Migration DOM-métropole des années 1960 à nos jours : itinéraires d’une minorité française

À partir de sources quantitatives et qualitatives, cette thèse dresse un panorama des positions occupées par les migrants des DOM en France métropolitaine, au fil de leurs trajectoires individuelles et collectives depuis les années 1960. Elle caractérise les mécanismes à l’œuvre derrière la migration des ultramarins, leurs positions socioéconomiques en métropole, et la production de frontières ethno-raciales façonnées par les perceptions associées à leur parcours, leur citoyenneté et leur couleur de peau. Cette recherche révèle ainsi les rôles imbriqués d’ajustements économiques, de politiques publiques en mutation et de dynamiques familiales dans l’évolution des migrations. Elle met également en valeur les stratégies de résistance des ultramarins face à des processus de hiérarchisation, et montre comment ces stratégies peuvent renforcer, tout autant que subvertir, les frontières en place.

Soutenance publique sur invitation préalable pour les extérieurs à Sciences Po.

Soutien aux candidat.e.s chercheur.e.s au concours 2019 du CNRS

Sociologie - Sections 36 et 40
  • Photo Nicole Tiget, Photothèque CNRSPhoto Nicole Tiget, Photothèque CNRS

Les candidat.e.s au concours chercheur.e.s du CNRS 2019 dans les sections 36 (Sociologie et sciences du droit) et 40 (Politique, pouvoir, organisation) qui souhaitent solliciter l’appui de l’OSC, unité mixte de recherche Sciences Po et CNRS (UMR 7049), sont invité.e.s à prendre contact avant le 30 novembre 2018 avec la secrétaire générale Marie Ferrazzini (marie.ferrazzini@sciencespo.fr. Merci de mettre en copie marco.oberti(at)sciencespo.fr et mirna.safi(at)sciencespo.fr). Il est demandé de fournir un CV ainsi qu’un projet ou un avant-projet de recherche.
 
Les candidat.e.s soutenu.e.s par l’OSC et pré-sélectionné.e.s par le CNRS seront accompagné.e.s dans leur préparation (finalisation du projet, auditions blanches).
 
L’Observatoire sociologique du changement
Fondé en 1988 par Henri Mendras, l’OSC étudie les dynamiques d’ensemble des sociétés contemporaines dans une perspective comparée. Il est fortement inséré dans les réseaux internationaux.
Les travaux sont ancrés dans une sociologie empirique. Ils reposent sur une sociologie d’enquête mêlant méthodes quantitatives et qualitatives, approches micro et macro-sociologiques à différentes échelles. Ils sont centrés sur l’étude des inégalités et des structures et pratiques sociales qui s’y rattachent. Les dimensions classiques de l’analyse des inégalités sont prises en compte - position et origine sociales, niveau d’éducation - mais aussi celles liées au genre, à l’âge, aux caractéristiques ethno-raciales, au lieu de résidence ou au handicap. Cette analyse des inégalités se combine à celle des discriminations. Une attention particulière est accordée aux contextes politico-institutionnels, (État-providence, politiques publiques) et à la comparaison internationale. Les membres de l’OSC sont fortement impliqués dans l’enseignement de la sociologie à Sciences Po (Collège universitaire, Master, École doctorale). L’OSC accueille et forme environ 25 doctorant.e.s.

Axes de recherche :

  • Villes et inégalités urbaines
  • Modes de vie : culture et normes, rythmes sociaux, environnement
  • Politiques et dynamiques éducatives
  • Mobilités et migrations
  • Marché du travail et dynamiques familiales

Toutes les activités de l’OSC sont décrites sur notre site Internet et sur le fil Twitter (@OSC_ScPo).

Dates clés du concours :

- 4 décembre au 8 janvier, affichage des postes et inscription en ligne
- de février à juillet : sélection des candidats sur dossier puis audition
- 1er octobre : nomination et prise de fonction.

L’étude de la ségrégation - 40 ans de politique de la ville

Entretien avec Marco Oberti
Revue Diversité, n° 193
  • Image Canopé et Kirill Neiezhmakov (via Shutterstock)Image Canopé et Kirill Neiezhmakov (via Shutterstock)

La revue Diversité, éditée par le Réseau de création et d'accompagnement pédagogiques CANOPÉ propose dans son numéro 193 (daté septembre 2018) un regard sur les 40 années de politique de la ville. Une politique qui vise à réduire les écarts structurels entre certaines zones reconnues en difficulté et le reste du territoire.

Dans ce cadre, Marco Oberti, sociologue, professeur à Sciences Po et directeur de l'OSC revient sur ses travaux portant sur les inégalités urbaines et scolaires. C'est par la mesure de la ségrégation qu'il étudie l'ampleur et l'évolution des inégalités territoriales ; travaux menés avec Edmond Préteceille notamment.  Il rappelle dans cet entretien la nécessité d'étudier toutes les formes de ségrégation, impliquant toutes les classes sociales. Les chercheurs se donnent ainsi les moyens d'étudier dans le temps la stratification sociale et tous les processus d'éloignement, de distanciation qui se mettent en place, y compris de la part des classes supérieures. 

Ce que révèlent les études menées dans ce domaine est la nécessité d'appréhender ces phénomènes à toutes les échelles, voire au plus près des quartiers et des établissements scolaires. Des statistiques "moyennes" peuvent en effet masquer des effets relatifs et contradictoires avec les tendances générales. Globalement, la ségrégation n'a pas augmenté de manière significative dans la métropole parisienne, mais... le contraire est aussi vrai pour certains quartiers...  En matière d'éducation, être scolarisé dans un collège populaire du 93 divise par 1.4 voire 1.8 les chances d'obtenir une mention au Brevet. Mais être scolarisé dans des collèges populaires stigmatisés des Hauts-de-Seine - département favorisé - est très pénalisant et réduit fortement les probabilités d'obtenir une mention.  

L'entretien complet est à découvrir, en suivant ce lien.

Dans ce numéro, à lire, l'article de Clément Rivière et Nicolas Oppenchaim « Enfants et quartiers prioritaires, quelle socialisation résidentielle ? ».

Motherhood Penalty, Immigration, and Ethnicity. The Case of France

Noa Achouche Sulzer
Séminaire scientifique de l'OSC, 9 novembre 2018
  • Image one line man (via Shutterstock)Image one line man (via Shutterstock)

 Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Georges Lavau

vendredi 9 novembre 2018 de 11h30 à 13h

Noa Achouche Sulzer (Tel Aviv University)


Motherhood Penalty, Immigration, and Ethnicity. The Case of France

Comparing the relative Motherhood penalty of Immigrants from Europe, Maghreb and Sub-Sahara with French native women.

Noa Achouche SulzerTo date, very few researches, have studied the motherhood penalty specifically related to immigration. My research main goals is to test whether there is an interactional effect between immigration status and motherhood status on the labor market integration of immigrant women across different origin countries. Using data from  the Enquête revenus fiscaux et sociaux from 2009 to 2012, (INSEE, 2009-2012), the present study examines the relationship between immigrant status (immigrants vs. natives) and motherhood status (mothers vs. women without children) among different ethnic immigrant groups in France. Specifically, this study focuses on how immigrant status affects the employment and occupational status and income of immigrant mothers and immigrant women without children from four ethno-cultural group compared to French native women: Immigrants from Sub-Saharan Africa (former French colonies and protectorates); immigrants from Maghreb (Algeria, Tunisia and Morocco); and immigrants from European countries (each and every one  in comparison with native French women).
In this Seminar, I will present to you my work in progress and what I have found so far regarding the employment probability and the income of women in the French labor market and how the origin country interacts with motherhood status to create disproportinal disadvantage amongst the immigrant population.

Noa Achouche Sulzer, PhD student, Department of Labor Studies, Faculty of Social science, Tel Aviv University. Visiting during autumn 2018 in the OSC.

Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

Causes and Consequences of Inequalities in Europe

Conférence ECSR 2018
29-31 octobre, Sciences Po, Paris
  • Image TTstudio & pixellliebe (via Shutterstock)Image TTstudio & pixellliebe (via Shutterstock)

Après Tallinn University en 2015, Oxford University en 2016 et Milano Bocconi University en 2017, l'OSC et ses partenaires ont le plaisir d'accueillir la conférence annuelle de l'European Consortium for Sociological Research (ECSR) du 29 au 31 octobre 2018. 93 institutions de recherche issues de 24 pays européens en sont aujoud'hui membres.

Causes and Consequences of Inequalities in Europe

Après un appel à communication lancé en janvier dernier, 186 communications ont été retenues pour cette édition, sur les 427 soumises. S'y ajoutent 34 posters, exposés dans le hall de Sciences Po au 27 rue Saint-Guillaume.

  • Les partenaires

OSC Sciences Po et CNRS  (organisateur)
LIEPP Sciences Po
CEE Sciences Po et CNRS
INED
CREST ENSAE

  • Les sessions plénières (amphithéâtre Émile Boutmy, Sciences Po, 27 rue Saint-Guillaume, Paris)

LUNDI 29 OCTOBRE (14h - 15h45)
Richard Breen
(Nuffield College, University of Oxford)
  Intergenerational Mobility in the XXth Century

Clément Dherbécourt (France Stratégie)
 Measuring and Interpreting Intergenerational Mobility: New Developments in Economics

MARDI 30 OCTOBRE (9h - 10h30)
Marie Evertsson (University of Stockholm)
  Families of the XXIst Century: Negotiating Gender, Work and Care

Lidia Panico (INED – French Institute for Demographic Studies)
  Parenting and Early Child Outcomes: The Benefits and Limits of Comparative Research

MERCREDI 31 OCTOBRE (9h - 10h30) SPONSORED BY THE LIEPP
Mirna Safi (Sciences Po, Paris)
  Migration and the (Re)Making of Inequality

Jan Rovny (Sciences Po, Paris)
  Ethnicity and Political Competition in Eastern Europe

  • Il est possible de télécharger ici le programme complet de la manifestation, contenant notamment une présentation de ces sessions.
    Également disponibles : le livret des résumés des communications ainsi que les résumés des posters.

    La plupart des problématiques contemporaines de la sociologie y sont abordées, au travers de plusieurs sessions thématiques. Quelques exemples : transmission inter-générationnelle, systèmes d'éducation, inégalités ethniques, inégalités de genre, inégalités d'éducation, inégalités de revenu, inégalités résidentielles, inégalités de santé, discriminations au travail, structure des familles, État-providence, fécondité, mobilité sociale, qualité de vie et grand âge, reproduction sociale, intégration des immigrés...

  • En raison des capacités d'accueil des salles, les sessions parallèles sont prioritairement réservées aux personnes inscrites ayant réglé leur participation. Les sessions plénières sont ouvertes dans la limite des places disponibles, uniquement sur inscription, en suivant ce lien.

Ezgi Pinar & Matthew Soener

See(k)ing Authoritarianism Through Labour Regime | Sites and Sources of Financialization (2 talks)
OSC and MaxPo Seminar,16 November 2018
  • Image auteurs et via Shutterstock (BARS graphics, bioraven)Image auteurs et via Shutterstock (BARS graphics, bioraven)

 Joint Seminar OSC & MaxPo

98, rue de l'Université 75007 Paris - Annick Percheron room

Friday 16 November 2018, 11h - 13h

Ezgi Pinar (Research Fellow, MaxPo)

Matthew Soener (Postdoctoral Fellow, OSC & MaxPo)

 

See(k)ing Authoritarianism Through Labour Regime

Ezgi PinarThis talk is motivated by the need of understanding the dynamics of the authoritarianism discussions and by the need of pointing out conceptual and theoretical drawbacks of existing analyses. Authoritarianism has been on the research agenda of political scientists for a while now and Turkey attracts scholars in this respect. The discussions revolve around the state of emergency discussions and increasing security measures and repressive politics and rising of an authoritarian leader.  I will suggest to go beyond the super-structural analyses and look at the labour side of the issue to have an integrative analysis of the existing political regime in Turkey. Based on the this labour-oriented perspective, I would argue that the so-called authoritarianism in Turkey has a long-history soaring the state of emergency regime in Turkey.  Recalling conceptual and theoretical concerns to the regime discussions is fundamental aim of my research. Turkish case is utilized for the sake of these concerns as a current and internationally debated sample.

Ezgi Pinar is Visiting Researcher at Sciences Po, graduated from Istanbul University.

 
The Sites and Sources of Financialization: Accounting for the Financial Turn Among Non-Financial Companies Across 37 Countries


Matthew SoenerNon-Financial companies today devote more earnings to financial ends leaving fewer resources to productive investment and other stakeholders like workers. This “financialized” behavior carries many negative consequences. However, we do not know what concrete mechanisms explain it. I test why non-financial sector companies financialize with a novel firm-level database in 37 countries from 1991-2014. Additionally, I weigh in on whether financialization owes to national-level differences or firm-level dynamics.

Matthew Soener is Postdoctoral fellow, graduated from The Ohio State University.

Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

Les enfants d’immigrés à l’école. Inégalités scolaires du primaire à l’enseignement supérieur

Séminaire politiques éducatives du LIEPP - Mathieu Ichou (INED)
6 novembre 2018, 16h
  • Monkey Business Images (via Shutterstock)Monkey Business Images (via Shutterstock)

L'axe Politiques éducatives a le plaisir de vous inviter à la prochaine séance du cycle de séminaires organisé par Denis Fougère et Agnès van Zanten

Les enfants d’immigrés à l’école.
Inégalités scolaires du primaire à l’enseignement supérieur


Mardi 6 novembre 2018, 16h00 - 18h00
Salle de séminaire du LIEPP
254 bd Saint Germain, 75007 Paris

Inscriptions

 Présentation:

mathieu ichou

 

Mathieu ICHOU

Chargé de Recherches à l'INED, Paris

 

 

 

Mathieu Ichou présentera son dernier ouvrage intitulé Les enfants d’immigrés à l’école. Inégalités scolaires du primaire à l’enseignement supérieur paru aux Presses Universitaires de France.

En France, près d’un quart des enfants en âge scolaire ont au moins un parent immigré. Or, les qualifications scolaires jouent un rôle essentiel dans la définition du statut social des individus et la constitution des inégalités. En analysant la scolarité des enfants d’immigrés, Mathieu Ichou apporte donc un éclairage sociologique à un enjeu social fondamental. Sur un sujet aussi saturé de discours médiatiques et politiques réducteurs, il propose de dépasser les fausses évidences, grâce à une approche analytique plutôt que normative : ne pas étudier les immigrés uniquement après qu’ils sont entrés sur le territoire national, en ignorant tout de leur histoire antérieure ; ne pas réduire leurs enfants à un groupe homogène, toujours en « échec scolaire » ; ne pas attribuer a priori toutes les difficultés scolaires des enfants à des défaillances familiales, à une culture d’origine incompatible avec l’école ou à une fratrie trop nombreuse. Autant d’impératifs analytiques qui portent leurs fruits et fournissent de nombreux résultats originaux.

La photographie dans la boite à outils des sciences sociales

METSEM #17 lundi 29 octobre
Michaël Meyer (Unil)
  • Image cyberien94 (CC BY-ND 2.0)Image cyberien94 (CC BY-ND 2.0)

METSEM #17
SEMINAIRE DE METHODOLOGIE

Michaël Meyer
Junior Lecturer, Université de Lausanne et associé au CESDIP

Michaël Meyer 

La photographie dans la boite à outils des sciences sociales
Actualité des méthodes visuelles

Lundi 29 octobre 2018 à 14h30, 98 rue de l'Université, Paris 7e, salle Percheron
Inscription obligatoire en suivant ce lien

Michaël Meyer est sociologue, titulaire d’un double doctorat aux universités de Lausanne (Suisse) et de Nantes (France). Sa thèse, intitulée « Pour une sociologie visuelle du monde policier. Regards, visibilité et médiatisation de la police lausannoise », a associé enquête de terrain, utilisation de la photographie et analyse des médias.
Ses recherches combinent la sociologie du travail et des groupes professionnels à des méthodes empruntées à la sociologie visuelle. Il s’intéresse notamment à la profession policière, aux stratégies de communication des institutions pénales et aux interactions entre professionnels de la sécurité et professionnels de la santé.
Il a publié en 2013 un Précis de photographie à l'usage des sociologues (PUR).

La séance #18 du METSEM aura lieu le vendredi 23 novembre à 10h, avec Stéhanie Legleye (INED) et Alex Alber (CITERES/CIST Tours) sur le thème de l'usage  des paradonnées dans les enquêtes par questionnaires et entretiens.

Modes de vie, soutenabilité et transitions écologiques

Atelier interdisciplinaire de recherches sur l’environnement
Lundi 8 octobre 2018, 12h30-14h30
  • Image SuperDD, More than you really need, via Flickr (BY-NC-ND) Image SuperDD, More than you really need, via Flickr (BY-NC-ND)

Atelier interdisciplinaire de recherches sur l’environnement (AIRE)

Lundi 8 octobre 2018 de 12h30 à 14h30
Salle du Conseil, 13 rue de l'Université, 75007 Paris

  • Sophie Dubuisson-Quellier, directrice de recherche CNRS au Centre de sociologie des organisations de Sciences Po, interviendra sur « La consommation engagée et la transition. Vers une économie morale de la consommnation ».
  • Philippe Coulangeon, directeur de recherche CNRS à l’Observatoire sociologique du changement de Sciences Po et Maël Ginsburger, doctorant à l’Observatoire sociologique du changement de Sciences Po et à l’ENS, présenteront les premiers résultats de l’enquête « Styles de vie et environnement ».

Sur inscription prélable.

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Disability Equality in Europe?

Mark Priestley
Séminaire scientifique de l'OSC, 12 octobre 2018
  • Image Alex Cowan, "Protest Sign" via Flickr (CC BY-NC)Image Alex Cowan, "Protest Sign" via Flickr (CC BY-NC)

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Georges Lavau

vendredi 12 octobre 2018 de 11h à 12h30

Mark Priestley (University of Leeds)

Disability Equality in Europe?

The presentation explores disability as a dimension of equality, using a model based on rights recognition, access, solidarity and participation. This is illustrated with policy examples and evidence from a ten-year research programme in the EU.

Mark Priestley (University of Leeds)
Mark Priestley

Professor of Disability Policy
University of Leeds
Scientific director of the European Commission’s Academic Network of European Disability experts (ANED)

 

 

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Actualités des recherches sur l'adolescence

Journée doctorale AFS RT 15
22 novembre 2018
  • Image Rawpixel.comImage Rawpixel.com

Logo AFS
L'association française de sociologie - RT 15 "Sociologie de la jeunesse" organise, avec le soutien de l'INJEP et de l'OSC une journée doctorale le jeudi 22 novembre 2018.

Actualité des recherches sur l'adolescence

  Salle Percheron, 98 rue de l'Université, 75007 Paris
Le programme détaillé est à consulter sur le carnet du RT 15. Inscription obligatoire.

9h15 - Présentation du Réseau Thématique 15 de l’AFS

9h30 - Apports des recherches sur l’adolescence en sciences sociales, Agnès Van Zanten (Sciences Po, OSC)

10h - La catégorie « adolescence » et son appropriation par les adolescent·e·s
Discutante : Patricia Loncle (EHESP - ARENES)

– Vincent  Hugoo :  « Un  dérapage  contrôlé  :  les  usages  de  l’adolescence par  des  lycéens de classes supérieures »
– Louisa Laidi : « Une ethnographie du microcosme juvénile : une ado parmi les ados »

11h20 - L’école comme espace de définition de l’adolescence
Discutant : Yves Raibaud (Univ Bordeaux, PASSAGES)

– Lila Le  Trividic Harrache : « Les  frontières  intérieures.  Les  acteurs  scolaires  et  la prise en compte des situations personnelles des adolescent·e·s “à problème” au lycée »
– Nolwenn  Rigollet : « Entrer dans l’école pour voir leur Monde : les représentations de l’espace  mondial  chez  les  lycéens.  Interrogations  méthodologiques,  déontologiques  et éthiques »

13h45 - Pratiques des filles à l’adolescence. Panique morale et sexualité
Discutante : Marie Bergström (INED)

– Katia  Baudry :  « Le  michetonnage.  Une  analyse  sociologique  des  conduites  pré-prostitutionnelles de filles, des quartiers populaires, à l’adolescence »
– Béatrice Guillier : « Qui a peur des adolescentes en ligne ? Discours public et panique morale autour des usages d’Internet chez les jeunes filles »

15h - Classes sociales et socialisation entre pairs à l’adolescence
Discutante : Elsa Ramos (Université Paris Descartes - CERLIS)

– Cyriac  Gousset : « Des  garages  aux  appartements.  Les  soirées  comme  analyseur  du cadre socialisateur d'un groupe de pairs masculins des classes moyennes - supérieures du périurbain (16 - 24 ans) »
– Mickael  Chelal :  « Les  dimensions  spatiales  de  la  socialisation  des “jeunes  filles  et garçons de cité” »

16h15 - Publier sur la jeunesse, rencontre avec des revues de sciences sociales

Banks’ Shifts in Corporate Political Activity during the U.S. Financial Crisis

Olivia Nicol
Séminaire scientifique de l'OSC, 5 octobre 2018
  • Photo smallquan, The CMB in Williamsburg, Brooklyn  (CC BY-NC-ND)Photo smallquan, The CMB in Williamsburg, Brooklyn (CC BY-NC-ND)

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 5 octobre 2018 de 10h30 à 12h

Olivia Nicol (SUTD Singapore)

Banks’ Shifts in Corporate Political Activity during the U.S. Financial Crisis

In this communication I analyze how corporations select and adapt their political activities when they face major crises. I track the news interventions, lobbying expenses, and campaign contributions that four major banks (J. P. Morgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Citigroup) deployed during the recent U.S. financial crisis. I show that banks dramatically increased their news interventions compared to the pre-crisis period and compared to the other two tactics of political influence. Thus, banks opted for an overt and indirect strategy as they faced constraints on their ability to participate in political activity. However, their news interventions were not meant to express the banks’ positions on regulation but rather to change the image of banks and their economic and social purpose. Thus, I develop a theory of impression management strategies as a substitute to traditional political activity in contexts of crisis.

Olivia Nicol (SUTD)Olivia Nicol is an Assistant Professor of Sociology at the Singapore University of Technology and Design. Her work concentrates on the attribution of responsibility in long and complex causal chains. She focuses on the recent financial crisis in the United States (2007 – 2010). She is not interested in knowing who was responsible for the crisis, but how responsibility was constructed through a blame game. She examines media excerpts drawn from three main newspapers (The New York Times, The Wall Street Journal and USA Today) to analyze the games of accusations and counter-accusations for the crisis.

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Priorité à l’éducation musicale ?

Philippe Coulangeon
The Conversation, septembre 2018
  • Image Rudie Strummer (via Shutterstock)Image Rudie Strummer (via Shutterstock)

Pour la deuxième année consécutive, en 2018, les ministres de l’Éducation nationale et de la Culture se sont associés pour une rentrée en musique dans les écoles, collèges et lycées. Comme l’année précédente, il s’agissait d’accueillir les élèves « par des chants ou des concerts afin de commencer l’année sous le signe de la joie et de la sérénité », selon les mots du communiqué de presse officiel.

Portée par la conviction que « le développement de la pratique collective de la musique est essentiel pour bâtir l’école de la confiance », cette rentrée en musique s’inscrit dans le cadre d’une action plus vaste en faveur de l’éducation artistique et culturelle. Les deux ministères y font la part belle à la pratique musicale, à travers notamment la mise en place du « plan chorale » dans l’ensemble des établissements du primaire au bac, suivi par la création, en cette rentrée 2018, d’un enseignement facultatif de chant dans les collèges.

Des vertus éducatives discutées

La priorité donnée à la musique et au chant doit sans doute en partie aux vertus éducatives qui lui sont souvent prêtées. La pratique musicale est ainsi réputée favoriser les capacités de concentration, de mémorisation et de synchronisation. Elle est aussi présumée encourager la productivité et la créativité, réduire le stress, et développer l’empathie. Prenant appui sur des recherches récentes dans le domaine des neurosciences, notamment les travaux d’Isabelle Peretz, l’idée selon laquelle la pratique musicale, en plus d’adoucir les mœurs, rendrait intelligent, sociable et efficace est pourtant assez largement controversée.

S’agissant en particulier des effets sur les capacités cognitives et les apprentissages scolaires, les études existantes livrent des résultats contradictoires. Certaines suggèrent un effet robuste de la pratique musicale sur les résultats scolaires, particulièrement prononcé pour les élèves de milieu défavorisé. D’autres soulignent au contraire l’absence d’effet significatif, le lien entre la pratique musicale et les performances cognitives relevant en grande partie d’un biais de sélection.

Il est en effet possible que les enfants et les adolescents qui pratiquent la musique diffèrent des autres sous le rapport de caractéristiques pour partie inobservables (génétiques, notamment) qui jouent simultanément sur les performances cognitives et les résultats scolaires d’une part, et sur l’engagement dans la pratique musicale, d’autre part.

L’impact d’une pratique périscolaire

D’ailleurs, l’effet de la pratique musicale sur les trajectoires et les résultats scolaires, s’il existe, est sans doute partiellement d’une autre nature. Il faut garder à l’esprit que cette pratique s’effectue aujourd’hui principalement, en France, en marge du temps scolaire. Menée à partir des données du panel d’élèves français entrés en classe de 6e à la rentrée 2007 (et suivis par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du Ministère de l’Éducation nationale), une recherche récente fait ressortir l’impact positif sur les résultats des collégiens en français et en mathématiques d’un certain nombre de pratiques extrascolaires.

C’est le cas de la musique, mais pas seulement – la pratique sportive produit quasiment les mêmes effets. Ces pratiques ont en commun de prolonger au-delà du temps scolaire un encadrement des usages du temps dont on peut penser qu’il est en soi bénéfique aux élèves. Si elle suggère un impact sur les résultats scolaires, l’étude ne montre en effet pas d’impact significatif sur les compétences cognitives stricto sensu, telles qu’elles sont mesurées par la DEPP chez les élèves du panel.

On peut ainsi penser que c’est aussi parce qu’elle requiert, en les exacerbant, les dispositions sollicitées par nombre d’apprentissages scolaires – engageant un rapport au temps fait de répétition, de patience, de satisfaction différée, de discipline – que la pratique musicale va de pair avec de meilleurs résultats. Et dans la mesure où ces pratiques sont très diversement présentes selon le milieu social des élèves – avec une forte prédominance dans les environnements favorisés –, elles tendent à renforcer les inégalités de réussite scolaire.

C’est en tout cas la thèse formulée il y a une quinzaine d’années par la sociologue américaine Annette Lareau, qui caractérisait notamment le style éducatif des familles des classes supérieures par l’importance accordée à ce type de pratiques. À cet égard, ce n’est sans doute pas tant l’effet bénéfique de cet encadrement des usages du temps libre dans les milieux favorisés qu’il convient de souligner, que le préjudice subi par les enfants de milieu populaire beaucoup plus largement livrés à eux-mêmes hors de l’école. L’impact très inégal des vacances, et en particulier des grandes vacances d’été – dont profitent peu les enfants de milieux défavorisés – procède vraisemblablement des mêmes causes.

Des signaux contradictoires

Sur ces questions, l’école française se singularise par le rôle très limité de l’Éducation nationale dans l’encadrement du temps périscolaire, très largement confié à la responsabilité des familles, des collectivités locales et du secteur associatif. Si la rentrée en musique ou le plan chorale signale une volonté plus globale de réinvestir des activités qui, parce qu’elles s’exercent aujourd’hui principalement à la périphérie de l’École, ont un effet très inégalitaire, elles peuvent alors contribuer, aussi modestement que ce soit, à réduire les écarts de trajectoires et de performances entre élèves.

Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le gouvernement actuel, qui a entériné il y a quelques mois le retour à la semaine des quatre jours dans 80 % des écoles, livre en la matière des signaux contradictoires. L’éducation artistique et culturelle pourrait être un levier tout à fait pertinent de reconquête des temps périscolaires, mais on voit mal comment elle pourrait exercer de tels effets dans le cadre d’un temps scolaire réduit – la France se singularisant déjà par un volume horaire scolaire global parmi les plus faibles d’Europe.

Quoi qu’il en soit, au vu des incertitudes qui entourent les effets des activités extrascolaires en général et des activités musicales en particulier sur les performances des élèves, il est à craindre que l’impact de ces dispositifs soit dans l’immédiat jugé décevant, si l’on se contente de les évaluer à cette aune. Mais il est aussi permis d’interroger le bien-fondé de cette tendance à indexer la légitimité de l’action publique dans le domaine culturel sur ses effets « extrinsèques » : lutte contre le décrochage scolaire, la fracture sociale, la ghettoïsation des quartiers populaires, etc.

À cette tendance, qui se manifeste aussi dans la conception des politiques d’attractivité économique et touristique des territoires, on peut tout aussi bien opposer les vertus intrinsèques des arts à l’École en général, et de la musique en particulier. Considérer en d’autres termes que les pratiques chorales et musicales à l’École puissent être à elles-mêmes leur propre fin.

The Conversation

Philippe Coulangeon est sociologue, directeur de recherche CNRS à l'OSC.
La version originale de cet article a été publiée le 11 septembre 2018 sur The Conversation.

The political economy of family policy expansion

Fostering neoliberal capitalism or promoting gender equality supporting social reproduction?
Séminaire scientifique OSC, Emanuele Ferragina, 14 septembre 2018
  • Image Shutterstock/ZodiacphotoImage Shutterstock/Zodiacphoto

Séminaire scientifique de l'OSC 2018-2019

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 14 septembre 2018 de 11h30 à 13h

Emanuele Ferragina (OSC - LIEPP)


The political economy of family policy expansion
Fostering neoliberal capitalism or promoting gender equality
supporting social reproduction?

 

Emanuele Ferragina (OSC)In contrast with the overall trajectory of the welfare state in high-income countries, family policy is expanding rather than retrenching. This expansion constitutes a ‘contingent convergence’ toward higher spending for childcare services and a more egalitarian share of leave among parents. We interpret this evolution in accordance with welfare state and political economy developments as part of two opposite movements. On the one hand, family policy expansion works coherently with welfare state retrenchment to help boost maternal employment in low-service sector jobs. On the other, it reduces mothers’ care-work burden, smoothing the shift from the male breadwinner to the adult worker model. The first movement characterises family policy expansion as another tool to foster neoliberal capitalism and the advent of the Schumpeterian Workfare State, while the second supports working parents in meeting increasing childcare costs, progressively extending the so-called LEGO logic outside Scandinavia. An empirical analysis of the interplay between these two movements – based on the simultaneous expansion of childcare spending and the retrenchment of minimum income guarantees for couples with two children – reveals that the first movement prevails over the second in a large majority of high-income countries.

Register is mandatory for external audience (bernard.corminboeuf@sciencespo.fr).

Sociologie de l'école (5e éd)

Marie Duru-Bellat, Géraldine Farges et Agnès van Zanten
Armand Colin, collection U, août 2018
  • Sociologie de l'école (5e éd.), Armand Colin, 2018Sociologie de l'école (5e éd.), Armand Colin, 2018

Sociologie de l'école (5e édition)

Marie Duru-Bellat, Géraldine Farges, Agnès van Zanten

Armand Colin, collection U, 336 p., août 2018 (isbn 9782200621636)

Cet ouvrage de référence est régulièrement remanié et enrichi depuis sa première édition en 1992. Il constitue un panorama complet des problématiques du système éducatif français, d'un point de vue socio-historique.

Le premier chapitre situe la place de l'école dans la société. Quelles politiques scolaires et quels enjeux de la scolarité pour les élèves français (ascension dans échelle sociale, emploi) ? Un focus est mis sur les inégalités de carrière dans le système scolaire (milieu social et réussite, déterminismes sociaux, valeurs des bacs...).

Dans le second chapitre, les auteures installent l'école dans un contexte (local, national - villes et campagnes - traditions, modernité - ségrégations - valeur de l'établissement) et abordent les questions de pratiques pédagogiques, des programmes et des normes d'excellence.

Le chapitre suivant traite du rôle des 3 principaux acteurs du champs : le métier d'enseignant, les pratiques éducatives dans les familles et l'expérience des élèves (rapport aux études, intégration).

L'évolution des analyses théoriques de l'école sont ensuite présentées, dans une perspective plus "sciences de l'éducation", sous 2 aspects principaux : l'école reproductrice de valeurs et rapports sociaux et un l'école comme espace stratégique d'acteurs.

Une très riche bibliographie clôt chaque chapitre.

Cet ouvrage se présente comme une ressource pour l'action pédagogique et politique. Par sa prise de recul il a vocation a intéresser tous les professionnels et les usagers du système éducatif.

Saisir les conséquences d’une politique à partir de ses ressortissants

La réception de l’action publique
Anne Revillard - RFSP 2018/3
  • Numéro 2018/3Numéro 2018/3

Saisir les conséquences d’une politique à partir de ses ressortissants :
La réception de l’action publique

Anne Revillard (OSC-LIEPP)

Revue Française de Science Politique
Volume 68, Numéro 2018/3, 2018
p. 469-491

Anne Revillard (OSC)À la différence d’autres séquences telles que la mise sur agenda ou la mise en œuvre, la science politique s’est relativement moins intéressée au moment dans lequel les politiques publiques produisent des conséquences chez leurs ressortissants individuels. Les processus en jeu mêlent effets directs de l’action publique et appropriations par les individus, et ils ont des dimensions aussi bien objectives que subjectives. Nous proposons d’en rendre compte à partir de l’idée de réception de l’action publique. Cet article précise les implications théoriques et méthodologiques de cette approche. Il identifie deux modalités complémentaires d’étude de ces processus de réception, qui diffèrent par leur échelle d’analyse : celle de l’instrument et celle du secteur d’action publique.

Consultez l'article en ligne sur CAIRN.

L'Observatoire sociologique du changement : 1988-2018

Retour sur les journées anniversaire, 14-15 juin 2018
  • Marta Dominguez-Folgueras. Division du travail crise économique : impacts genrésMarta Dominguez-Folgueras. Division du travail crise économique : impacts genrés

Les 2 journées se sont tenues à Sciences Po, amphithéâtre Claude Erignac. Les chercheurs de l'OSC avait carte blanche pour présenter un aspect de leurs travaux, à la lumière des évolutions sociétales et méthodologiques de ces dernières années. Une occasion, notamment pour les étudiants, de voir des sociologues au travail appréhender le changement social autour de la multiplicité des thèmes, terrains et méthodes étudiés à l'OSC.  

Accueil journées 14-15 juin 2018 (OSC)

Passé, présent et avenir de l’OSC 
Marco OBERTI, Professeur des universités, Directeur de l’OSC
Les premières années de l'OSC, autour de la figure tutélaire de Henri Mendras ; l'internationalisation croissante des thèmes de recherche, des échanges et des recrutements ; le relais de la FNSP dans le soutien aux structures de recherche de Sciences Po ; évolution des grandes thématiques des thèses : ségrégation urbaine, éducation, familles, mobilité sociale, styles de vie, dimension ethnoraciale...

Evolution des effectifs du laboratoire (OSC)Répartition des thèses par période (OSC)

Evolution des thèmes de recherche des doctorants (OSC)

 Langue de publication des articles scientifiques (OSC)

La notion de changement dans le travail empirique et théorique : l’exemple de la sociologie du genre
Irène THÉRY, Directrice d’études, EHESS, Centre Norbert Elias
Depuis les années 80, Irène Théry travaille sur l'évolution du droit de la famille, les normes en matière sexuelle et la parenté. La différence des sexes, moteur des transformations familiales a toujours été au coeur de ses travaux.
   
Session I : Face aux inégalités scolaires

  • Le sociologue comme agent du changement social : élaborer et évaluer des dispositifs pour réduire les inégalités scolaires
    Carlo BARONE, Professeur des universités, Sciences Po OSC
    Lire le compte-rendu du Café pédagogique rédigé par François Jarraud
    Présentation du projet sur le site du LIEPP
    Mise en place d'une expérimentation dans les écoles maternelles pour favoriser la lecture parentale. Des résultats probants !
  • Comprendre les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur : le rôle des dispositifs institutionnels et marchands
    Agnès VAN ZANTEN, Directrice de recherche CNRS, Sciences Po OSC
    Mise en place de plusieurs enquêtes pour mettre en évidence les différences de moyens et de stratégies en matière d'orientation, entre les établissements favorisés et les autres.
    Lire le compte-rendu du Café pédagogique rédigé par François Jarraud
  • Économie et sociologie de l’éducation : convergence ou repli disciplinaire ?
    Denis FOUGÈRE, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC
    Un regard sur l'évolution des rapports entre sociologues et économistes dans le domaine de l'éducation, où approches empiriques et méthodes d'inférence causale dominent. Peu d'intersciplinarité au final, même si thèmes, données et méthodes sont communs.

Session II : Dynamiques ségrégatives, inégalités et discriminations
 Modératrice Sukriti ISSAR, Assistant Professor, Sciences Po OSC   

  • La grande séparation : Le déclin des interactions au travail entre haut et bas de la hiérarchie salariale et ses conséquences
    Olivier GODECHOT, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC
    Des inégalités croissantes au travail : focus sur les 1% des individus les mieux payés dans 6 pays. Une polarisation qui rejoint le phénomène de ségrégation résidentielle.
  • Mutations sociales et spatiales intenses de la métropole parisienne, évolutions lentes de la ségrégation
    Edmond PRÉTECEILLE, Directeur de recherche CNRS émérite, Sciences Po OSC
    Analyse de la ségrégation socioéconomique et ethnoraciale dans la métropole parisienne. Stabilité mais bipolarisation autour de situations extrêmes.
  • Étudier les inégalités ethnoraciales dans la sociologie française : quelles catégories pour quels usages ?
    Mirna SAFI, Directrice de recherche, Sciences Po OSC
    Comment les chercheurs ont catégorisé les populations pour étudier les inégalités sociales ethnoraciales.

Session III : Analyser le changement social
Modérateur Alain CHENU, Professeur des universités émérite, Sciences Po OSC   

  • Un problème d’astronome et de lunette : du ‘’Constant Flux’’ à la mise en évidence d’une variation de la fluidité sociale en France et son explication
    Louis-André VALLET, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC
    Retour sur les méthodes utilisées pour mesurer et qualifier les phénomènes de mobilité et de fluidité sociale intergénérationnelle sur de longues périodes.
    Suggestion de lecture (Revue de l'OFCE, 2017)
  • Le savant, le populaire et l’éclectique. Pratiques culturelles, changement social et inégalités
    Philippe COULANGEON, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC
    Sociologie des goûts et des pratiques culturelles dans un environnement en constante évolution (technologique, économique...). Au-delà de l'opposition culture savante vs culture populaire, la mesure du degrés d'ouverture à des répertoires diversifiés devient discriminante.
  • Les médiations politiques du changement social : la réception de l’action publique
    Anne REVILLARD, Associate Professor, Sciences Po OSC
    Prendre en compte la manière dont les citoyens collaborent ou s'approprient les mesures politiques et réglementaires.

Session IV : L'analyse croisée des rapports sociaux : classe, genre, race dans les thèses préparées à l'OSC
Marie Bergström, Margot Delon, Héloïse Fradkine, Ugo Palheta (anciens doctorants)
Modératrices Claire COSQUER et Solène BRUN (Doctorantes OSC)
Dans le rétroviseur, 15 années de recherches doctorales abordant les rapports sociaux de genre, de race ou de classe sociale : rencontres en ligne, viol et rapports de genre, pratique de la chasse à courre, enseignement professionnel.
   
Session V : Quelques dimensions du changement social
 Modérateur Laurent LESNARD, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC

  • Évolution des formes de famille et rapports de genre : regards comparés France - Espagne
    Marta DOMINGUEZ-FOLGUERAS, Associate Professor, Sciences Po OSC
    Étudier les évolutions du modèle familial en Espagne et notamment le partage des tâches domestiques, dans un contexte de crise économique, de basse fécondité et de place plus importante des femmes sur le marché du travail et la sphère politique.
  • Convergence et divergence dans les sociétés européennes - Une approche multidimensionnelle
    Ettore RECCHI, Professeur des universités, Sciences Po OSC
    Etudier, à travers plusieurs dimensions, la trajectoire des sociétés des pays membres de l'Union Européenne.

 Nations et intégration européenne - Ettore Recchi

  • Deux questions restées aux marges de nos préoccupations : écologie et génétique
    Hugues LAGRANGE, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC
    A partir d'analyses de cas, réflexion sur les influences génétiques et environnementales à prendre en compte dans l'analyse des phénomènes sociaux.

30 ans - Ecologie et génétique - Hugues Lagrange (OSC)

30 ans de l'OSC - Directions et chercheurs

La réanalyse d'entretiens : enjeux potentiels et défis

METSEM #15
Jeudi 21 juin, 10h-12h
  • Photo : archivage d'enquêtes à l'OSCPhoto : archivage d'enquêtes à l'OSC

METSEM #15
SEMINAIRE DE METHODOLOGIE

Anja Thomas
Docteure associée au CERI, chargée d'enseignement à Sciences Po

Anja Thomas

La réanalyse d'entretiens : enjeux potentiels et défis

Jeudi 21 juin 2018 de 10h à 12h, 98 rue de l'Université, Paris 7e, salle Percheron
Inscription obligatoire en suivant ce lien

La réanalyse de données qualitatives, notamment d’entretiens, est une pratique de recherche assez récente en France. Il s’agit d’une méthode qui demande au chercheur un travail important de (re)contextualisation des processus de production des données et de réanalyse. Elle demande également un travail méticuleux de la part de ceux qui participent à la conservation d’une enquête.
Mais la réanalyse de données qualitatives présente aussi un potentiel de recherche fort. Elle permet de dédier un temps supplémentaire à l’analyse de corpus de données encore sous-exploitées et fournit la possibilité de s’approcher d’objets de recherche souvent inatteignables, notamment par comparaisons diachroniques.
Pour sa recherche doctorale "The ‘European Integration Paradox’ Comparing EU Practice and Discourse on the Role of Parliaments in the EU in the Assemblée nationale and the Bundestag Across Time", Anja Thomas a utilisé une partie des entretiens d’une enquête auprès de parlementaires français réalisée par Olivier Rozenberg entre 1998 et 2003, et conservée dans la base de données BeQuali du CDSP
Cet accès lui a permis d’effectuer une comparaison avec des entretiens plus récents et d’étudier l’évolution dans le temps du sens que donnaient les députés à leur travail de suivi des affaires européennes.

Elle parlera de son expérience en présentant les étapes de cette recherche et les difficultés rencontrées.  L’objectif est d’amorcer le débat avec les participants sur les enjeux, potentiels et défis de cette nouvelle méthode.

Vulnerable Rights

The Incomplete Realization of Disability Social Rights in France
Anne Revillard, Social Sciences, June 2018
  • Image riopatuca via ShutterstockImage riopatuca via Shutterstock

Just published in Social Sciences, international open access journal

Anne Revillard (OSC - LIEPP)

Vulnerable Rights: The Incomplete Realization of Disability Social Rights in France

Vol. 8, n° 6, 88, 1st June 2018 - doi 10.3390/socsci7060088 - 16 p.

Online access

Anne Revillard (OSC - LIEPP)While disabled people embody a classical figure of vulnerability, this paper shifts the focus of attention to the vulnerability of their social rights.
I address this question normatively and empirically. From a normative point of view, a common framing of disability rights as civil rights, under the influence of the Americans with disabilities Act (ADA), has tended to impede the discussion on disability social rights. By re-asserting that social rights are fundamental human rights, the United Nations’ Convention on the Rights of Persons with Disabilities (CRPD) contributes to bringing them back to the forefront of disability research. However, the realization of disability social rights also needs to be empirically assessed. Based on theories of social rights as well as on Weberian sociology of law, I point to two major ideal-typical characteristics of social rights: they are expected to reduce uncertainty, especially regarding the evolution of one’s autonomy, and to foster a sense of citizenship. I then study the reception of two types of disability benefits in France, the Adult disability benefit (AAH) and the Disability compensation benefit (PCH), to assess to what extent these promises of social rights translate into the experiences of disabled citizens. My analysis is based on 30 biographical interviews with people with either visual or mobility impairments, conducted between 2014 and 2016. The results show the persistent vulnerability of disability social rights in France, pointing to the importance of the procedural dimension of rights realization.

Anne Revillard is Associate professor in sociology at Sciences Po.

Ségrégation résidentielle | Expatriées à Abu Dhabi

2 communications au Séminaire scientifique de l'OSC
Vendredi 1er juin 2018, 11h15
  • Images Asim Bharwani (CC BY-NC-ND), Jeanne Menjoulet (CC BY), Thomas Arrivé     Images Asim Bharwani (CC BY-NC-ND), Jeanne Menjoulet (CC BY), Thomas Arrivé

Séminaire scientifique de l'OSC 2017-2018

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 1er juin 2018 de 11h15 à 13h15

Claire Cosquer (OSC)

Une cage dorée ?
Expériences genrées de "l’expatriation" à Abu Dhabi

et

Quentin Ramond (OSC-LIEPP)

Quel est le rôle du statut d’occupation du logement dans les dynamiques de ségrégation résidentielle des classes moyennes ?

 

Une cage dorée ? Expériences genrées de "l'expatriation" à Abu Dhabi

Claire Cosquer (OSC)S’appuyant sur l’enquête ethnographique menée dans le cadre de ma thèse (observations et entretiens, n=70), cette communication porte sur les rapports de genre dans les migrations françaises à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis), en décrivant plus particulièrement les expériences migratoires des femmes.  Elle propose de rendre compte des expériences de celles que l’on désigne souvent comme « femmes d’expat’ » au travers d’une série de trois ambivalences.

Une première source d’ambivalence provient de la contradiction apparente entre l’appartenance à une migration privilégiée, permettant une élévation du niveau de vie et du statut social du couple, et l’intensification de leur assignation à une sphère et des rôles construits comme féminins. En d’autres termes, la migration semble avoir ce double effet d’élever le niveau de vie tout en exposant les femmes à une domination masculine visiblement renforcée, dans certaines de ses dimensions, par les structures migratoires.

Une deuxième ambivalence est cristallisée par le recours massif à l’emploi domestique, qui représente pour les enquêtées à la fois une exploitation libératoire mais aussi une continuation de la contrainte domestique sous d’autres formes.

Enfin, la massivité de l’homosociabilité de genre est à l’origine d’un troisième type d’ambivalence, en ce qu’elle est à la fois la conséquence d’assignations structurelles et l’espace de résistances diverses.

Quel est le rôle du statut d’occupation du logement dans les dynamiques de ségrégation résidentielle des classes moyennes ?

Quentin Ramond (OSC - LIEPP)Cette recherche présente l’évolution de la ségrégation des classes moyennes selon le statut d’occupation du logement entre 1999 et 2013, à partir des données individuelles du recensement. La ségrégation est d’abord étudiée dans les 50 plus grandes aires urbaines en France. L’étude se focalise ensuite sur l’agglomération parisienne.

Les résultats indiquent que l’accession à la propriété, relativement à la location, implique un rapprochement spatial important entre les classes moyennes et les classes populaires. Toutefois, le fait d’avoir des enfants rapproche davantage les classes moyennes locataires des quartiers populaires et des difficultés auxquelles ils peuvent être associés, notamment dans le champ scolaire.

Dans l’agglomération parisienne, la propriété entraîne en outre un éloignement des classes supérieures. Parallèlement, ses effets sur l’éloignement des classes populaires locataires disparaissent, en particulier dans les zones où les prix de l’immobilier ont fortement augmenté.

L’analyse met en lumière les spécificités de la ségrégation des classes moyennes, en soulignant la tension entre sécurisation patrimoniale et accès à des environnements urbains favorables au maintien de leur statut. C’est une façon de mettre en perspective les effets du logement et du territoire sur la différenciation de ce groupe et d’interroger le rôle des politiques du logement dans la ségrégation.

L'inscription préalable est obligatoire pour les extérieurs à Sciences Po : bernard.corminboeuf(at)sciencespo.fr.

Crédits photo : Asim Bjarwani, Sunset in Abu Dhabi (CC BY-NC-ND) ; Jeanne Menjoulet, Ivry-sur-Seine (CC BY), Thomas Arrivé (DR Sciences Po).

Professeur des universités en sociologie, étude des populations

Full Professorship in Sociology, Population Studies
Date limite de candidature - Before July 27, 2018
  • Photo OHNK. Sciences Po : Hôtel de l'Artillerie (futur campus), cour SébastopolPhoto OHNK. Sciences Po : Hôtel de l'Artillerie (futur campus), cour Sébastopol

Sciences Po is recruiting a Full Professorship in Sociology, profile "Population studies"
Sciences Po recrute un·e Professeur·e des universités en sociologie, étude des populations

Public sector position at the level of Full Professor (Professeur des universités).
The recruited Professor will be affiliated with the Observatoire sociologique du changement (OSC).

He/She should have a good knowledge of recent theoretical and methodological developments in sociology, and solid experience in empirical work. He/She will develop research programmes by integrating them into international research networks and by actively participating in the centre's collective activities: seminars, scientific events, collaboration, responses to French, European and international calls for proposals, and the supervision of doctoral students.

Scientific coverage: traditional fields of demographic research (birth rates, fertility, morbidity, mortality, family structures and migration), health and epidemiology issues, ageing, family structures, and migration with ability to link the analysis of these dynamics to sociological dimensions. This articulation is particularly relevant for understanding the effect of demographic phenomena on social inequalities, and their interaction with public policies.

A solid background in Population Studies, attested by an excellent record of publications in demographic and/or sociological journals, strong integration in national and international networks, and strong teaching experience is required.

Annual teaching duties are 128 master class-equivalent.

Job description - Fiche de poste

Pre-qualification
Professors who teach at a higher education institution outside of France and are not certified by the National Council of Universities (CNU) must go before Sciences Po’s Research Council to determine their eligibility for this position. They are requested to report to the selection committee’s president before June 22, 2018.

Online description (Position ref. n° 4086):
https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/ListesPostesPublies/FIDIS/0753431X/FOPC_0753431X_4086.pdf

Applicants must complete their application on the portal of French Ministry of Higher Education and Research between May 18 and July 27, 2018.
https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/candidats.html ("Connexion au domaine applicatif de Galaxie" and create an account).

Applications must be also electronically submitted to Professor Ettore Recchi, Head of the Selection Committee and to Sciences Po Academic Centre.

 

30 ans de changement social

L'Observatoire sociologique du changement : 1988-2018
Journées d'étude 14 - 15 juin 2018
  • Les directeurs : Henri Mendras, Philippe Besnard, Alain Chenu, Marco ObertiLes directeurs : Henri Mendras, Philippe Besnard, Alain Chenu, Marco Oberti

30 ans de changement social

14-15 juin 2018 à Sciences Po, amphithéâtre Érignac
13, rue de l'Université, Paris 7e

 - Jeudi 14 juin 2018 -

09h30   Introduction du colloque par Frédéric MION, Directeur de Sciences Po, Christine MUSSELIN, Directrice scientifique, Sciences Po et Sandrine LEFRANC, Directrice adjointe scientifique de l'INSHS-CNRS
 
10h00   Passé, présent et avenir de l’OSC  
             Marco OBERTI, Professeur des universités, Directeur de l’OSC
   
10h30   La notion de changement dans le travail empirique et théorique : l’exemple de la sociologie du genre
             Irène THÉRY, Directrice d’études, EHESS, Centre Norbert Elias
   
11h45-13h15   Session I : Face aux inégalités scolaires

  • Le sociologue comme agent du changement social : élaborer et évaluer des dispositifs pour réduire les inégalités scolaires
    Carlo BARONE, Professeur des universités, Sciences Po OSC
  • Comprendre les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur : le rôle des dispositifs institutionnels et marchands
    Agnès VAN ZANTEN, Directrice de recherche CNRS, Sciences Po OSC
  • Économie et sociologie de l’éducation : convergence ou repli disciplinaire ?
    Denis FOUGÈRE, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC

14h30-16h00   Session II : Dynamiques ségrégatives, inégalités et discriminations
                        Modératrice Sukriti ISSAR, Assistant Professor, Sciences Po OSC   

  • La grande séparation : Le déclin des interactions au travail entre haut et bas de la hiérarchie salariale et ses conséquences
    Olivier GODECHOT, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC
  • Mutations sociales et spatiales intenses de la métropole parisienne, évolutions lentes de la ségrégation
    Edmond PRÉTECEILLE, Directeur de recherche CNRS émérite, Sciences Po OSC
  • Etudier les inégalités ethnoraciales dans la sociologie française : quelles catégories pour quels usages ?
    Mirna SAFI, Directrice de recherche, Sciences Po OSC


- Vendredi 15 juin 2018 -

09h30-11h00   Session III : Analyser le changement social
                        Modérateur Alain CHENU, Professeur des universités émérite, Sciences Po OSC   

  • Un problème d’astronome et de lunette : du ‘’Constant Flux’’ à la mise en évidence d’une variation de la fluidité sociale en France et son explication
    Louis-André VALLET, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC 
  • Le savant, le populaire et l’éclectique. Pratiques culturelles, changement social et inégalités
    Philippe COULANGEON, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC
  • Les médiations politiques du changement social : la réception de l’action publique
    Anne REVILLARD, Associate Professor, Sciences Po OSC

11h15-13h15   Session IV : L'analyse croisée des rapports sociaux : classe, genre, race dans les thèses préparées à l'OSC
    Marie Bergström, Margot Delon, Héloïse Fradkine, Ugo Palheta
    Modératrices Claire COSQUER et Solène BRUN (Doctorantes OSC)
   

14h30-16h00   Session V : Quelques dimensions du changement social
                        Modérateur Laurent LESNARD, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC

  • Évolution des formes de famille et rapports de genre : regards comparés France - Espagne
    Marta DOMINGUEZ-FOLGUERAS, Associate Professor, Sciences Po OSC 
  • Convergence et divergence dans les sociétés européennes
    Ettore RECCHI, Professeur des universités, Sciences Po OSC
  • Deux questions restées aux marges de nos préoccupations : écologie et génétique
    Hugues LAGRANGE, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po OSC

16h00-17h00   Conclusion des journées par François HÉRAN, Professeur au Collège de France, Chaire Migrations et sociétés


Inscription obligatoire (une ou plusieurs sessions) : bernard.corminboeuf(at)sciencespo.fr    

"Les africains sont dans la place"

Mises en scène de la vie privée dans les espaces publics d'Aubervilliers
Soutenance de Thèse de Josué Gimel, 1er juin 2018
  • Quelques commerces du quartier des Quatre-CheminsQuelques commerces du quartier des Quatre-Chemins

Soutenance de Thèse - Programme doctoral Sociologie

Josué Gimel (OSC)

Les africains sont dans la place : mises en scène de la vie privée dans les espaces publics d'Aubervilliers

Vendredi 1er juin à 14h, École doctorale, 199 Boulevard Saint-Germain, Paris 7e

Composition du Jury

Michel KOKOREFF
Professeur des Universités, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis (Rapporteur)
Virginie MILLIOT
Maîtresse de conférences, Université Paris Nanterre
Marco OBERTI (Directeur de recherche)
Professeur des Universités, Sciences Po, OSC
Élise PALOMARES
Maîtresse de conférences, Université de Rouen
Anne RAULIN
Professeure des Universités, Université Paris Nanterre
Olivier SCHWARTZ
Professeur émérite de sociologie, Université Paris Descartes (Rapporteur)
Stéphane TONNELAT
Chargé de recherche au CNRS, laboratoire UMR LAVUE, Université Paris Nanterre

Cette thèse porte sur un espace public urbain situé dans le quartier populaire des Quatre-Chemins à la frontière de Pantin et Aubervilliers ; un quartier pauvre et commerçant où résident de nombreux immigrés venant d’une grande diversité de pays et de régions du monde.

Elle s’intéresse secondairement à l’espace public local dessiné par les politiques publiques communales à l’attention des immigrés à Aubervilliers.

En recourant aux outils de l’enquête ethnographique (*) son objectif est de décrire comment des immigrés d’Afrique subsaharienne prennent place dans ces deux espaces. La thèse met au jour l’existence pour chaque espace public d’un opérateur de neutralisation. Celui-ci suspend localement la possibilité de rapporter les conduites des immigrés à leur culture supposée en les identifiant sur une base raciale. Dans l’espace public urbain, cet opérateur fonctionne différemment suivant plusieurs classes d’interaction. Dans l’espace public des politiques publiques, son bon fonctionnement dépend en grande partie de l’action de la municipalité et de sa capacité à éviter que l’on ne crée localement un problème de l’immigration. Cette ligne d’action est le fruit d’un héritage d’une histoire singulière du communisme municipal local. La thèse tente par la suite d’étudier plusieurs petits groupes d’immigrés venant des grandes villes d’Afrique de l’ouest et occupant durablement le quartier et notamment les cafés. Le quartier offre à la fois une protection contre les discriminations et incite à partager durablement l’espace commun. Ils prennent ici place en racontant peu à peu à d’autres ce qu’ils sont, en rendant visible à l’attention du public des éléments de leur vie privée, en la mettant en scène.

La thèse vise à comprendre le sens de ces mises en scène. Elle y voit le retour ambigu de la figure du travailleur immigré. Elle dévoile également la fragilité de la protection qu’offre l’espace du café pour éloigner de son esprit la dureté des relations conjugales. 

(*) Présence résidentielle de deux ans ; fréquentation des commerces, de trois cafés et de plusieurs petits groupes d’amis du Mali, du Sénégal et de Côte d’Ivoire ; cours de soninké ; participation hebdomadaire à une association d’accès au droit des étrangers ; fréquentation durable de porteurs de projet de développement villageois ; participation à de nombreuses réunions publiques relevant de la démocratie locale...

Accès sur inscription pour les extérieurs à Sciences Po : info.osc(at)sciencespo.fr.

 

 

Do "his" education and class matter?

The changing effect of the husband on women's labour-market transitions
Séminaire scientifique OSC - LIEPP, mardi 15 mai 2018, 12h30
  • Image Baranq (via Shutterstock)Image Baranq (via Shutterstock)

Séminaire joint OSC - LIEPP

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Georges Lavau

mardi 15 mai 2018 de 12h30 à 14h30

Cristina Solera
(University of Turin & Collegio Carlo Alberto)

Do ’his’ education and class matter?
The changing effect of the husband on women’s labour-market transitions
in Italy and Britain


Cristina SoleraA new stream of sociological and demographic theory emphasizes individualization as the key process in late modernity. As maintained by Catherine Hakim, also women have increasingly become agents of their own biographies, less influenced by the social class and the family. In this study, I intend to contribute to this debate by analysing how, in Italy and Britain, women’s movements between employment and housework are linked to their husband's education and class, and how this link has changed across cohorts. Using discrete-time event-history modelling on the British Household Panel Survey and Italian longitudinal household survey (ILFI), my findings show that in both countries, if the woman’s educational and labour-market profile is controlled for, the husband’s occupation and education have lost importance. Yet, although based more on ‘her’ than ‘his’ profile, divisions along ’classic’ lines are still evident and not context-free, and they assume different forms in the two countries with distinctive institutional and cultural settings. In ‘liberal’ Britain, women’s labour-market participation responds more to motherhood and class than to education, while in ‘familistic’ Italy education seems more important, which suggests the existence of returns over and above strictly human capital/economic ones.

Discussant: Hiroko Umegaki (Research Fellow, Sciences Po LIEPP).

Joint Seminar OSC - LIEPP, research group "Discriminations and Social Inequalities".

Extenal audience must be registered (bernard.corminboeuf(at)sciencespo.fr).

[Catherine Hakim (2000), Work–lifestyle choices in the 21st century: Preference theory, Oxford: Oxford University press]

L'ouverture des données de la recherche - aspects juridiques

Lionel Maurel
Séminaire MetSem, jeudi 3 mai 2018 de 10h à 12h
  • Image d'après mamanamsaiImage d'après mamanamsai

La prochaine séance du séminaire MetSem aura lieu le jeudi 3 mai 2018 de 10h00 à 12h00 au 98 rue de l'Université, à Paris, en salle Annick Percheron.

L'invité sera Lionel Maurel, auteur de S.I.Lex (carnet de veille et de réflexion d'un juriste et bibliothécaire), pour nous parler de l'ouverture des données de la recherche et de ses aspects juridiques.

Pour vous inscrire, rendez-vous sur http://metsem.hypotheses.org.

Résumé de la séance

Lionel MaurelDepuis le début des années 2000, la France est engagée dans un mouvement d’ouverture des données publiques, dit aussi Open Data, visant à favoriser leur diffusion sur Internet et leur libre réutilisation.

Jusqu’à une date récente, les données de recherche restaient néanmoins relativement peu concernées par ce processus. Mais l’adoption en 2016 de la Loi «République numérique» modifie la situation, avec un nouveau principe d’ouverture «par défaut» qui s’impose aux établissements de recherche, comme aux autres administrations.

Les données de recherche gardent des spécificités, notamment du point de vue de la propriété intellectuelle et qu’elles peuvent aussi contenir des données personnelles.

Comment diffuser en ligne des données de recherche et en favoriser la libre réutilisation? Quelles licences utiliser ? Quelles précautions prendre vis-à-vis de la protection de la vie privée ou de la confidentialité des sources ? A qui appartiennent réellement ces données ? Autant de questions à prendre en considération.

Ces perspectives dessinent peu à peu un nouveau paradigme pour la communication scientifique : celui de l’Open Science ou Science Ouverte qui pourrait à terme changer les conditions de production des connaissances scientifiques.

Le MetSem est proposé par : CDSP, CEVIPOF, OSC, Médialab, Chaire USPC de recherche sur les comportements politiques. 

Invisible Boundaries in Cyberspace

A Relational Approach to Understand Racial Hierarchy in the United States
Ken-Hou Lin. MaxPo SCOOPS & OSC Lunch seminar - Friday, April13th
  • Image oatawa - Internet dating, copyspace, Valentines day conceptImage oatawa - Internet dating, copyspace, Valentines day concept

MaxPo logo
SCOOPS SEMINAR MaxPo jointly with OSC

Friday, April 13th 2018 at 12:30 pm - room Goguel (27 rue St Guillaume)

Invisible Boundaries in Cyberspace:
A Relational Approach to Understand Racial Hierarchy in the United States


Ken-Hou Lin

Ken-Hou Lin
Assistant Professor of Sociology, University of Texas, Austin

                      

The internet promises a more connected world. Ken-Hou Lin is studying how social boundaries are produced and reproduced in cyberspace.

Main papers published:

Discussant Marie Bergström, INED.

Please register here.

Nordic Fields of Higher Education in International Comparison

Conference
12-13 April 2018
  • Photo: barnyz, Lund, the university library building (CC BY-NC-ND 2.0)Photo: barnyz, Lund, the university library building (CC BY-NC-ND 2.0)

 Nordic Fields of Higher Education in International Comparison 

International Conference

Organizers
Professor Ivar Bleikeli (University of Bergen),  Professor Mikael Börjesson (University of Uppsala)  
Forsker Agnete Vabø (Nordic Institute for Studies in Innovation, Research and Education),
Professor Agnes van Zanten (Sciences Po, OSC-LIEPP)


Higher education has been seen as one of the pillars of the welfare systems of the Nordic countries. Changes during the last three decades appear to have transformed the higher education systems in the Nordic countries into more diverse and complex national and international higher education landscapes.

What do these changes mean for the Nordic welfare state model of higher education? The conference Nordic Fields of Higher Education in International Comparison deals with this questions on basis of recent research focusing on organisational aspects and student recruitment patterns, as well as the interplay between the two. Recruitment patterns offer a key to understanding the effects of restructuring in national systems of higher education, as changes in such patterns over time provide us with indicators of changing valorisations of higher education programs, fields and types of study, and institutions. Analysing recruitment patterns also makes it possible to evaluate the function of higher education in relation to the welfare state, evidencing the role it plays in democratic goals related to equity.

Results from the Nordic countries will be related to recent trends in France and other European countries. The conference contains eight thematic sessions and four keynotes.

Venue: 98, rue de l'Université, 75007 Paris
Registration: now closed.

Contact: bernard.corminboeuf(at)sciencespo.fr

Job talks: Assistant-Professor

Inequalities, uses and consequences of digital technologies
Thursday, April 19th 2018
  • OSC - 98 rue de l'UniversitéOSC - 98 rue de l'Université

Job talks 

Recruitment for the position of Assistant Professor in sociology at Sciences Po

"Inequalities, uses and consequences of digital technologies"

Thursday, April 19th 2018, room Annick Percheron, 98 rue de l'Université 75007 Paris

 

Public part:  Presentation during 20 min. followed by questions during 20 min.

09:30  Samuel Coavoux, "Taste and context. A study of diversity and eclecticism in music consumption with log data from a streaming service"
10:15  Jen Schradie, "The Myth of Egalitarianism: Digital Inequality and the Internet’s Hidden Costs"

- break -

11:15  Tomasz Drabowicz, "Comparative Research on Digital Inequalities: Towards the Bourdieusian Perspective?"
12:00  Marina Micheli, "Digital inequality among teenagers: The role of parental socialization"

- lunch (offered) -

 

 

 

The Impact of Participation in French Students' Extracurricular Activities

Human Capital and Cultural Capital Revisited
Philippe Coulangeon, Social Forces, 2018
  • Image : Commune Val d'Ajol. Audition école de musique municipale (CC BY 2.0)Image : Commune Val d'Ajol. Audition école de musique municipale (CC BY 2.0)

Philippe Coulangeon (OSC)Philippe Coulangeon

The Impact of Participation in Extracurricular Activities on School Achievement of French Middle School Students: Human Capital and Cultural Capital Revisited 

Social Forces, Online Published 22 March 2018

Read the whole Paper on Oxford Academic Portal

CitationMost controversies in this field relate to the very nature of the impact of extracurricular activities on academic achievement, if any. The main divide is between interpretations in terms of human capital and interpretations in terms of cultural capital (Farkas 1996; Kaufman and Gabler 2004).

The impact of participation in extracurricular activities on academic success has long been studied in the social sciences. This article aims at improving the measurement and understanding of this impact. Based on panel data regression models applied to a panel of French middle school students, it first provides a robust estimation of the impact of extracurricular activities on school outcomes (marks in French and Mathematics) and on a set of cognitive and non-cognitive skills.

It finds a positive and significant impact on marks in French and Mathematics and scores on non-cognitive skills tests. No impact is found on cognitive skills.

The article then investigates the underlying mechanisms of this impact. Its findings do not reinforce the transfer paradigm, according to which extracurricular activities provide students who participate in them with skills that they can reinvest in school life. Neither does it support the notion that such an impact may primarily be the result of students’ greater connivance with the cultural standards of teachers. Instead, it seems likely that what is mainly at stake in participation in extracurricular activities is families’ unequal capacity for extending the time of school supervision in their children’s free time. Therefore, insofar as the varying participation in these activities is strongly correlated to differences in students’ social and cultural background, participation in extracurricular activities would in itself contribute to reinforcing social inequalities in school achievement.

Figure 1


Figure 1

The varying impact of participation according to the nature of extracurricular activities.

Estimated values of the regression coefficients of eight activities on marks in French and Mathematics

 

 

The data comes from a French panel of secondary school students commissioned by the statistical studies department of the French Ministry of Education (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance [DEPP]). It consists of a random sample of 35,000 French students who entered the first grade of middle school (sixth grade) in September 2007. The panel database includes a large amount of information on students’ trajectories and school outcomes recorded annually. It also includes information on students’ family environment provided by two subsequent mail-out surveys submitted to students’ parents in 2008 and 2011.

Présentation de l'ouvrage "Ce que les riches pensent des pauvres"

Bruno Cousin et Jules Naudet
Séminaire scientifique de l'OSC - 30 mars 2018
  • Image Simon Plelow. Pullman Orient Express - exterior. (CC BY-SA 2.0)Image Simon Plelow. Pullman Orient Express - exterior. (CC BY-SA 2.0)

Séminaire scientifique de l'OSC 2017-2018

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 30 mars 2018 de 11h30 à 13h

Bruno Cousin et Jules Naudet

Présentation de l'ouvrage
"Ce que les riches pensent des pauvres"

Ce que les riches pensent des pauvres (Seuil)Comment les classes supérieures des grandes métropoles construisent-elles leurs représentations des pauvres en termes de péril moral, sécuritaire ou sanitaire ?
A quelles causes attribuent-elles la pauvreté ?
C'est en s'appuyant sur une enquête de 240 entretiens approfondis auprès des habitants des "beaux quartiers" de Paris, Delhi et São Paulo que cet ouvrage s'attache à répondre à ces deux questions de recherche.

L'analyse des systèmes de représentations (cadrages, récits récurrents, oppositions structurales, traçages de frontières symboliques, etc.) et le recours à la comparaison internationale permettent de mieux comprendre la double dynamique de stigmatisation des pauvres et de neutralisation de la compassion à leur égard.

Bruno Cousin (CEE) Bruno Cousin
Assistant-Professor
Sciences Po,
Centre d'études européennes
et de politique comparée 
Jules Naudet
Chargé de recherche
EHESS,
Centre d'Études de l'Inde
et de l'Asie du Sud,
Jules Naudet (CEIAS, EHESS)

"Ce que les riches pensent des pauvres", co-écrit par Serge Paugam, Bruno Cousin, Camila Giorgetti et Jules Naudet, Paris, Seuil, septembre 2017, 352p., EAN 9782021365467.

Inscription pour les extérieurs à Sciences Po : bernard.corminboeuf(at)sciencespo.fr.

Frederick de Moll - Benita Combet

Social inequality in family life and parental beliefs about their child’s home learning opportunities | Unobserved effects in teacher decisions at educational transitions
Séminaire scientifique de l'OSC - 23 avril 2018
  • Image Syda Productions (via Shutterstock)Image Syda Productions (via Shutterstock)

Séminaire scientifique de l'OSC 2017-2018

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

lundi 23 avril 2018 de 14h à 16h

2 présentations

Bénita Combet et Frederick de Moll

Unobserved effects in teacher decisions at educational transitions - Bias or anticipation of future performance? An experimental analysis

Benita CombetUntil now, research on educational transitions mainly focused on the educational decision-making of students and their parents - the so-called secondary effect of social origin (Boudon 1974). However, teacher’s decision about the tracking placement of their students should not be underestimated in educational systems with binding teacher decisions.

We examine with survey experiments if teachers favour female students and students of higher social background because of a general bias or because of statistical discrimination in anticipation of future performance. We do this by letting teachers decide about track placement for hypothetical students, which are on the threshold of a recommendation for the higher performance track. We do not only manipulate sex and social background, but we add or omit information that could potentially correlate with sex and social background: Is it to be expected that parents will support their child with tuition if need be? Does the student have a high self-discipline? These analyses are not only valuable because they might provide answers to several long-time questions in research on educational inequality, but also because they present a novel research approach by measuring the decision-making of teachers directly and therefore making it possible to test a theory. 

Benita Combet, Postdoctoral researcher, University of Lausanne, NCCR LIVES

Social inequality in family life and parental beliefs about their child’s home learning opportunities

Federik de MollAnnette Lareau’s assertion that social class differences in family life are essentially qualitative has not been properly tested. In addition, how parents view their family’s capability to promote their child’s school success remains unknown. Drawing on Lareau’s work and the theoretical framework of Bourdieu, the presentation addresses three research questions: The first question refers to the reconstruction of different types of family life in middle childhood. The second question is concerned with how different types of family life relate to social class. The third research question asks how parents evaluate their child’s learning opportunities at home. To answer these questions, the study uses primary data from a German survey with N = 1069 parent-child dyads.

Frederick de Moll, Postdoctoral researcher, Goethe University Frankfurt

Extenal audience must be registered (bernard.corminboeuf(at)sciencespo.fr).

The Forgotten Origins of Race-Conscious Affirmative Action in College Admissions

Anthony S. Chen
Séminaire scientifique de l'OSC - 6 avril 2018
  • Image Jess Cadorette, "Julie's Graduation!" (CC BY 2.0) Image Jess Cadorette, "Julie's Graduation!" (CC BY 2.0)

Séminaire scientifique de l'OSC 2017-2018

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 6 avril 2018 de 11h30 à 13h

Anthony S. Chen

The Forgotten Origins of Race-Conscious Affirmative Action
in College Admissions

Anthony S. Chen (Northwestern University)This presentation chronicles the little-known advent of race-conscious affirmative action programs in American college admissions. Drawing on intensive research in archival manuscript collections, it argues that the initial impetus for such programs began to emerge in 1963 as a result of action on the part of racially liberal college administrators who believed that their institutions had a responsibility to constructively engage the larger society they served - a larger society that was then being challenged and transformed by the civil rights movement. It was in 1963 that certain selective institutions began explore ways of going beyond non-discrimination, recruiting “disadvantaged” applicants from racially segregated high schools and conceiving of new methods for assessing academic merit. It was in 1963 that race was “braided” into the idea that a diverse student body was educationally beneficial. In short, what began to emerge in 1963 was affirmative action - many elements of which still remain with us today.

Anthony S. Chen is Associate Professor of Sociology in Weinberg College of Arts & Sciences at Northwestern University. 

University of Pennsylvania’s campusUniversity of Pennsylvania’s campus, 1964 (US News and World Report,  May 25)

Registering is mandatory for non-Sciences Po attendees: bernard.corminboeuf(at)sciencespo.fr

Governing diversity in Milan

An appraisal of the last twenty years of immigrant and diversity policies
Fabio Quassoli - Séminaire scientifique de l'OSC - 16 mars 2018
  • Bureau de l'immigration, Milan centre - Photo Alexandre Rotenberg / ShutterstockBureau de l'immigration, Milan centre - Photo Alexandre Rotenberg / Shutterstock

 Séminaire scientifique de l'OSC 2017-2018

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 16 mars 2018 de 11h30 à 13h

 Séminaire joint OSC - LIEPP 

Fabio Quassoli

Associate Professor, Université de Milan Bicocca
Professeur invité à Sciences Po, au LIEPP

Governing diversity in Milan:
An appraisal of the last twenty years of immigrant and diversity policies

Fabio QuassoliMilan is the first immigrants’ destination in Italy and the cosmopolitan city by excellence in the country. Yet for almost two decades the local government has not demonstrated to be particularly prone to the promotion of urban diversity and recognition of the value brought about by immigrants’ communities; safety policies, rather than integration or multicultural policies have been implemented. An apparent radical change started in 2011 when the left-wing coalition led by Giuliano Pisapia won the local elections. In my presentation I analyse the recent evolution of the administration political discourse on diversity and international immigrants’ presence in the city, with the aim to highlight:

  • the extent to which the discourse about diversity has been evolving and whether and how any of such changes translate into actual initiatives and/or in policy implementation; 
  • the prevailing narratives (interculturalism, multiculturalism, integration, etc.) and the related representations of immigrants and the city itself. 

Particular attention will be devoted to the initiative called “Forum della Città Mondo”, a permanent assembly gathering representatives from migrant and ethnic associations created along the selection of Milan as the site of the 2015 Universal Exposition. 

Public externe : inscription auprès de bernard.corminboeuf at sciencespo.fr.

Statistique textuelle

un état des lieux...
Séminaire de méthodologie, vendredi 23 mars 2018, 10,30
  • METSEM #12METSEM #12

Le séminaire de méthodologie (METSEM) proposé par le CDSP, le CEVIPOF, le Médialab et l'OSC reçoit pour son 12ème rendez-vous Bénédicte Garnier, ingénieure à l'INED, service « Méthodes statistiques ».  

Ce rendez-vous mensuel est ouvert à tous, sur inscription préalable. Il a lieu le vendredi 23 mars au 98 rue de l'Université, Paris 7e, salle Annick Percheron, de 10h30 à 12h30 (métro Solférino). 

La présentation abordera les dernières avancées de la statistique textuelle, les pré-requis nécessaires devant les nombreux corpus disponibles et les outils utilisables, qui ne cessent de se développer.

 

Inscription préalable en suivant ce lien

Adoptions internationales et couples mixtes - Étudiant ou parent, il faut choisir ?

2 communications de Solène Brun et Aden Gaide
Séminaire scientifique de l'OSC, 16 février 2018
  • Image Jean-François Gornet (CC BY-SA)Image Jean-François Gornet (CC BY-SA)

 Séminaire scientifique de l'OSC 2017-2018

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 16 février 2018 de 12h30 à 14h30

- 2 présentations -

Adoptions internationales et couples mixtes : vivre la mixité et confronter la race dans deux configurations de mixité ethno-raciale intrafamiliale

Solène Brun (OSC)Cette communication sera l'occasion de présenter le cadre général de la thèse, ainsi que les résultats d'un chapitre en cours. Considérant la famille comme espace critique d'investigation des rapports sociaux de race, ce chapitre interroge les "premiers pas" des familles issues de l'adoption internationale et des unions mixtes dans la mixité ethno-raciale, et de comprendre comment cette dernière est négociée, notamment dans le rapport au monde extérieur de la cellule familiale.

Solène Brun, doctorante à l'OSC



« Étudiant ou parent, il faut choisir ? »  Une mobilisation universitaire autour d’une étudiante enceinte (étude de cas)

Aden Gaide, doctorant à l'OSC.Aden Gaide (OSC)

Rares sont les mobilisations les mobilisations politiques qui se focalisent sur la situation des parents étudiants. Au cours des années 2010, une telle mobilisation est pourtant portée par un syndicat étudiant qui revendique la création d’un statut de « parent étudiant » et défend le cas d’une étudiante enceinte à qui on refuse d’adapter la scolarité (assiduité aux TD).

Il s’agit de montrer le caractère indicible des normes de genre et de classe à l’université. L’équipe médicale du campus a recours à des dispositifs visant les étudiant-e-s en situation de handicap pour imposer aux enseignant-e-s l’aménagement des cursus des étudiantes enceintes. L’utilisation d’une telle catégorie (le handicap) pour qualifier un phénomène inhérent aux trajectoires biographiques de la plupart des femmes (une grossesse) engendre des tensions, tant du côté de celles et ceux qui utilisent les dispositifs handicaps que du côté de celles et ceux qui s’y opposent. Quelle place accorde-t-on au travail reproductif à l’université ? Comment (faire) reconnaître ce travail quand la grossesse est un évènement à la fois impensable et « naturel » ?

Public externe : inscription auprès de bernard.corminboeuf at sciencespo.fr.

L'enfance de l'ordre : Comment les enfants perçoivent le monde social

Wilfried Lignier et Julie Pagis
Séminaire scientifique de l'OSC - Vendredi 2 février 2018
  • Image debasige (Toddler girl playing with paperboard ship)Image debasige (Toddler girl playing with paperboard ship)

Séminaire scientifique de l'OSC 2017-2018

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 2 février 2018 de 11h30 à 13h

Wilfried Lignier (CESSP-CSE) et Julie Pagis (IRIS)
à propos de leur ouvrage

L'Enfance de l'ordre: Comment les enfants perçoivent le monde social
publié en 2017 au Seuil

De quelle manière les enfants appréhendent-ils les différences sociales qui constituent l’univers dans lequel ils grandissent ?
Comment perçoivent-ils les inégalités, les hiérarchies, voire les clivages politiques qui le structurent ?
À partir de quels critères en viennent-ils à se classer et à classer les autres ?
Et d’où peuvent-ils bien tenir tout cela ?
C’est à ces questions qu’entreprend de répondre l'enquête sociologique inédite, menée deux années durant dans deux écoles élémentaires. Si les mécanismes de la socialisation enfantine sont souvent postulés, peu de travaux les ont réellement explorés. Wilfried Lignier et Julie Pagis identifient un phénomène de recyclage symbolique des injonctions éducatives, notamment domestiques et scolaires, que les enfants transposent lorsqu’il leur faut se repérer dans des domaines peu familiers.
Ces mots d’ordre deviennent ainsi des mots de l’ordre, employés par les enfants pour distinguer les métiers prestigieux des activités repoussantes, les meilleurs amis des camarades infréquentables, ou encore leurs partis et leurs candidats préférés quand surgit une élection présidentielle. Chacun trouvera sa place, du côté du sale ou du propre, de la bêtise ou de l’intelligence, des « bons » ou des « méchants ». Si bien qu’à travers la genèse de ces perceptions enfantines, c’est celle de l’ordre social lui-même que l’ouvrage retrace.

Cyril Lignier (CSE)Julie PagisWilfried Lignier est chargé de recherche CNRS au Centre de Sociologie Européenne (CSE-CESSP- EHESS et CNRS).

Julie Pagis est chargée de recherche CNRS à l'IRIS (EHESS-INSERM- Université Paris 13-CNRS).

Public externe : inscription auprès de bernard.corminboeuf at sciencespo.fr.

Causes and Consequences of Inequalities in Europe

ECSR 2018 Conference
29-31 October 2018
  • ECSR 2018, Paris ECSR 2018, Paris

https://ecsr2018.sciencesconf.org/

Please visit the official website with Call for Papers, committees, abstracts (when available) and practical information

COIN Meeting

Comparative Organizational Inequality Network
Paris, Friday 19 January 2018
  • Image Dan Holm / ShutterstockImage Dan Holm / Shutterstock

Public presentations of COIN first results

Friday 19 January 2018, Salle du Conseil, 13 rue de l'Université, Paris 7e

  • 9:30-12:20 Comparative results

- Donald Tomaskovic-Devey (UMassAmherst and COIN), Producing Inequalities: An Examination of the Workplace Generation of Earnings Inequalities in thirteen High Income Countries
Discussant: Thomas Breda
- Olivier Godechot (MaxPo, OSC and COIN), The Great Separation. Job Polarization in six Countries
Discussant: Gregory Verduggo

- Trond K. Petersen (BerkeleyHaas and COIN), Within Job Gender Inequality in twelve Countries
Discussant: Marta Dominguez

  • 12:20 - 13:45 Lunch break - Buffet
  • 13:45-15:30. Country results

- Dustin Avent-Holt (Augusta University), David Card (Univ. of California, Berkeley), Martin Hallsten (Stockholm University), Occupational Hierarchies across Workplaces in Sweden
Discussant:

- Eunmi Mun (University of Illinois), Zoltán Lippényi (Univ. Utrecht), Jiwook Jung (University of Illinois), Workplace Volatility and Gender Wage Gap in the Netherlands and South Korea
Discussant: Carlo Barone

Because of limited space, please use the following form to register:
https://docs.google.com/forms/d/1Kg61Olo1V2qOqSajgt2vaLyQzVg66OubQyWGHBPz95E/edit

This event is supported by The French National Research Agency (ANR) through the Ineq_at_Work project.

Job offer

Post-doctoral research fellow in quantitative analysis
Inequality at work: the role of firms, neighborhoods and discrimination in the (re)production of inequality in France
  • Image : d'après Yuttana Contributor StudioImage : d'après Yuttana Contributor Studio

We offer a full-time position of post-doctoral research fellow, starting 1st March 2018 at Sciences Po, Observatoire Sociologique du Changement (fixed-term contract, 12 months). The position will be within an interdisciplinary team composed of sociologists and economists working on ANR (The French National Research Agency) project on workplace inequality. The candidate will contribute to the research program, working with the team on specific papers that will be submitted in international peer-reviewed journals. The papers will deal with several aspects of wage inequality in firms with specific attention to issues such as occupational, gender, citizenship and urban inequality. The selected candidate will be hosted at the Observatoire Sociologique du Changement.  The job position also offers the possibility to participate in international conferences.

Requirements
• PhD degree in economics, sociology, demography or political science (obtained recently or soon to be completed)
• Articles in peer-reviewed journals either published or in an advanced stage
• Prior experience with large-scale data is necessary. We are particularly seeking a researcher who can handle longitudinal data management and modelling. Advanced skills in SAS, Stata and/or R are highly recommended. The candidate should be able to collaborate with the team members elaborating and completing their prior statistical programs. Prior experience of data analysis through French CASD is welcome
• Excellent English in writing and communication. Knowledge of French is welcome

Please submit a motivation letter and a CV (in pdf format) before February 5 to mirna.safi@sciencespo.fr and olivier.godechot@sciencespo.fr.

Transferts d'argent intra-familiaux - Externalisation et recomposition de l'emploi

Ole Hexel - Antoine Rouillard-Pérain
vendredi 12 janvier 2018 de 11h30 à 13h30
  • Images Thomas Arrivé, Ljupco Smokovski et Matej Kastelic Images Thomas Arrivé, Ljupco Smokovski et Matej Kastelic

Séminaire scientifique de l'OSC 2017-2018

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 12 janvier 2018 de 11h30 à 13h30

2 présentations de travaux de thèse à l'OSC
Ole Hexel et Antoine Rouillard-Pérain

  • Transferts d'argent et genre de l'enfant - Une comparaison de 15 pays européens

Ole Hexel (thèse sous la direction de Louis Chauvel et Lincoln Quillian)

J'analyse les transferts d'argent de parents âgés de 55 ans et plus vers leurs enfants majeurs sur la base des données 2015 de l'enquête SHARE.
SHARE a l'avantage d'être harmonisée ex ante et d'inclure plusieurs pays d'Europe du Sud et de l'Est, permettant ainsi d'étudier l'existence d'un supposé régime "méditerranéen" de solidarité familiale et d'une possible spécificité des anciens pays communistes. Les corrélations entre transferts financier parentaux et situations familiales et économiques des enfants varient systématiquement selon le genre de l'enfant, suggérant la persistence d'un modèle normatif de male breadwinner, d'intensité néanmoins variable selon les pays.

  • Externalisation et recomposition socio-démographique des emplois

Antoine Rouillard-Pérain (thèse sous la direction de Alain Chenu)

Je travaille sur l'externalisation d'un certain nombre de fonctions par les entreprises sur les salariés concernés, en termes de recrutement, de conditions de travail et d'emplois. J'examine la manière dont cette externalisation a été institutionnalisée, juridiquement et économiquement. A partir de la compilation des enquêtes Emploi entre 1983 et 2014, j'étudie la manière dont l'externalisation recompose le travail dans trois secteurs (sécurité, nettoyage, restauration), en matière de travail, de recrutement, ou de trajectoires professionnelles.
Je présente lors du déminaire les premiers résultats, essentiellement descriptifs, relatifs aux recompositions socio-démographiques. Ils semblent montrer une volonté des employeurs de concentrer le recrutement sur des populations professionnellement peu mobiles pour lutter contre le turn over.

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Lector lectus est

Jean-Louis Fabiani
Séminaire scientifique de l'OSC, 22 décembre 2017
  • Jean-Louis Fabiani - Ouvrage sur Pierre Bourdieu au Seuil (2016)Jean-Louis Fabiani - Ouvrage sur Pierre Bourdieu au Seuil (2016)

Séminaire scientifique de l'OSC 2017-2018

98, rue de l'Université 75007 Paris - salle Annick Percheron

vendredi 22 décembre 2017 de 10h30 à 12h

Lector lectus est

A l’incipit de mon livre qui interrogeait « Peut-on parler sereinement de Pierre Bourdieu ? »,  je 
réponds par la négative.  A partir d’une analyse de trois comptes rendus de deux de mes 
ouvrages récents, je tente d’éclairer la question de la réception de travaux basés sur la lecture
de  textes sociologiques, en revenant sur ces travaux et l’interprétation qui en a été faite. 
J’inscris mes remarques en contrepoint de la revendication de l’auto-analyse sociologique.
J’évoque l’usage que nous pouvons faire des grandes conceptualisations, celles qui restent au
fil du temps attachées à des noms propres.
Deux collègues Etats-Uniens, Besbris et Khan serviront de référence, en clamant : Less theory,
more description.

Jean-Louis Fabiani

 

Jean-Louis Fabiani
Professeur de sociologie à la Central European University
Fellow à l'Institute for Advanced Study de Princeton

 

Parmi les derniers ouvrages : Pierre Bourdieu. Un structuralisme héroïque, Seuil, 2016 -
La sociologie comme elle s’écrit : de Bourdieu à Latour, Éditions de EHESS, 2015.

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Sciences Po recrute un Assistant Professor en sociologie

Inégalités, usages et effets du numérique
Inequalities, uses and consequences of digital technologies
  • A l'entrée du 98 rue de l'Université...A l'entrée du 98 rue de l'Université...

Sciences Po recrute un·e Assistant Professor en sociologie, titulaire d'un doctorat. Emploi de statut privé.

Le poste à pourvoir est destiné à renforcer l’expertise de l’OSC dans le domaine des inégalités sociales en enrichissant ses réflexions à partir de travaux centrés sur les (non-)usages du numérique et leurs effets sur le changement social. Ceux-ci constituent aujourd’hui un des mécanismes importants de reproduction mais aussi de transformation des inégalités sociales, qu’elles soient envisagées sous l’angle de l’âge, du genre, de l’origine sociale ou migratoire, du handicap. Les inégalités sociales marquent l’accès au numérique, mais aussi la capacité à décoder ses contenus et à en faire une analyse critique. En retour, cet inégal accès au numérique renforce les inégalités du fait du rôle décisif de l’information en ligne et des dispositifs numériques dans l’accès à une série de biens et de services-clés (orientation scolaire, recherche d’emploi, aide sociale, soins, etc.) Le rôle du numérique dans la médiation du rapport à l’action publique (accès à l’information gouvernementale, administration électronique, dispositifs participatifs numériques d’action publique) constitue également une dimension importante sur cette question. Il convient aussi de travailler sur l’inégale distribution des compétences permettant de s’approprier les technologies numériques, sur certains domaines de pratiques spécifiques.

La personne recrutée devra avoir une bonne connaissance des développements théoriques et méthodologiques récents de la sociologie, et une solide expérience en matière de travail empirique.
Elle développera son programme de recherche en l’intégrant dans les réseaux de recherche internationaux et en participant activement aux activités collectives du centre : séminaires, manifestations scientifiques, collaborations à des réseaux de recherche, réponses à des appels d’offres français, européens et internationaux.

La personne recrutée aura vocation à participer à la formation et l’encadrement des élèves du programme doctoral de sociologie (niveau master et doctorat) et du premier cycle de Sciences Po (Collège universitaire, à Paris et dans les campus en régions).

Date limite de candidature : 31 janvier 2018. Prise de poste : 1er septembre 2018.

Sciences Po is recruiting a Full-time Assistant Professor in Sociology (tenure track).

The position is designed to reinforce OSC’s expertise on social inequalities, and to broaden its research through a focus on (non) uses of digital technologies and their effect on social change. The uses of digital technology contribute to the reproduction and transformation of social inequalities understood from different angles: age, gender, disability, social background or country origin. Social inequalities influence digital access and the ability to understand digital contents but also to acquire a critical understanding of these issues. In turn, this unequal access to digital technologies increases social inequalities to access online content and digital services and goods (education choice, social support, job search, health care, …). Another important aspect is that digital technologies also play a role in accessing public services (i.e. governmental information, e-administration, public participation, …).

He/She will have a good knowledge of recent theoretical and methodological developments of sociology and a proven competence in empirical research.
He/She is expected to integrate her/his research into international networks, and to play an active role in the OSC’s collective activity: academic events, participation in research networks, answering French, European and international calls for research grants.

The successful candidate will teach in Sciences Po’s undergraduate programme (Collège universitaire, in Paris and in other campus), and will contribute to the training and supervision in the graduate programme in sociology (Master and PhD).

Applications before 31 January 2018. Start date: 1 September 2018

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