How Romanian Roma obtain social support in France? Beyond representation of homophily and network closure

By Tommaso Vitale - 4 juin 2021
Séance du département de Sociologie de Sciences Po
  • Gypsy family ©shutterstock-Tomas VynikalGypsy family ©shutterstock-Tomas Vynikal

La séance du Département de sociologie de Sciences Po, organisée par le CEE, accueille Tommaso Vitale, Associate Professor de sociologie à Sciences Po et directeur scientifique du master Governing the Large Metropolis.

Son intervention s'intitule : 
How Romanian Roma obtain social support in France? Beyond representation of homophily and network closure. Preliminary results of a mixed-method research.

Abstract : 

In this seminar, we will discuss some preliminary results of research on the sociology of Roma migrations, and issues related to sociability, Roma immigrants inclusion in the local urban setting, forms of social support. Whether presented as 'ethnic solidarity' or 'ethnic segregation' the idea that migrants' social world is dominated by tightly-knit, homogeneous, and supportive networks of kin and co-ethnics is common in scholarly and public discourse around migration, particularly for minorities with a history of marginalization, segregation, and stigmatization. We discuss this idea mobilising using data from the first survey of personal networks and social support of Romanian Roma migrants in France. Analyzing egocentric network data on Romanian Roma migrants in France, we will discuss "structures" of "personal communities", and then analyse issues and dimensions of social support, so to say who is contacted to ask for help and support. We will distinguish and discuss individual, relational, and contextual factors associated with the provision of support.

The main scope of the class is to see to have analytical and conceptual tools to discuss the relationship between contexts of strong marginalization and stigmatization and ties that bind. The hypotheses of ethnic solidarity, sociodemographic homophily, and network closure are inadequate to explain the way migrants obtain social support. We will introduce and discuss some of the main findings in the sociology of ethnic minorities, and notably, the concept of "networked individualism" in which autonomous individuals strategically maintain diverse and far-flung networks, combine bonding and bridging social capital, and mobilize different social ties for different, specialized types of support.

Le 4 juin 2021, de 12h30 à 14h30

Inscription obligatoire/compulsory registration
Informations : contact.cee@sciencespo.fr

Nouveau contrat ANR : INJUVID - Injustices, conflictualités et expériences du droit en urgence sanitaire

Avec Émilie Biland-Curinier, Jérôme Pélisse et Fabien Jobard (Cesdip)
  • Agence Nationale de la RechercheAgence Nationale de la Recherche
  • ANRANR

Dans le cadre de l’appel Résilience Covid-19, le projet de recherche "INJUVID : Injustices, conflictualités et expériences du droit en urgence sanitaire" est retenu pour une durée d'un an, à compter du 1er juillet 2021.

Emilie Biland-Curinier, professeure des universités en sociologie à Sciences Po et membre du CSO, est la coordinatrice du projet, accompagnée de Jérôme Pélisse, professeur de sociologie à Sciences Po et membre du CSO et de Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS et affecté au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip).

INJUVID propose d’étudier dans trois domaines majeurs de la vie quotidienne – l’espace public, la
famille et le travail – les manières dont les individus et les groupes font face aux injustices, tensions
et conflits nourris ou exacerbés par la crise sanitaire et les mesures prises pour tenter de la gérer. 

EN SAVOIR PLUS

Voir le projet

Aux frontières de l’Etat : labels et trophées territoriaux

Renaud Epstein le 28 mai 2021
Séance de l'axe "Action publique et transformations de l'Etat"
  • ©Wikemedia-Moonik©Wikemedia-Moonik

Le 28 mai, l'axe de recherche "Action publique et transformations de l'Etat" organise une séance en invitant Renaud Epstein, maitre de conférences en science politique dont le titre de son intervention est :

Aux frontières de l’Etat : labels et trophées territoriaux

Résumé :

Instruments honorifiques par lesquels l’Etat distingue des villes jugées exceptionnelles ou exemplaires, les trophées, labels et autres titres de « capitale de… » se multiplient dans les politiques territoriales. En accordant ces distinctions, l’Etat délimite des frontières qui ne sont pas que symboliques. Car les distinctions territoriales –et plus encore leur accumulation– donnent aux villes lauréates accès à des clubs au sein desquels circulent diverses ressources. L’examen de ces instruments fournit donc un éclairage sur les transformations de l’Etat, sous le double angle des rapports centre/périphérie et des frontières.

Ce séminaire a lieu le vendredi de 10h à 12h en distanciel. 

Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

Journée d’étude : Chantiers au travail. Activités et temporalités

Le 27 mai 2021 de 9h à 17h en visioconférence et sur inscription
  • ©shutterstock-Bannafarsai_Stock©shutterstock-Bannafarsai_Stock

Le travail en chantier renvoie à un cas emblématique d’activités de prototype où domine l’importance de l’imprévisibilité et le poids des ajustements au cas par cas élaborés dans le cours de l’action. Pour cette raison, les chantiers donnent lieu à un double travail d’organisation mis en œuvre lors de la planification des travaux et tout au long de l’activité elle-même.

La forme chantier se déploie dans de nombreux domaines qui méritent d’être explorés. Les finalités du chantier sont en effet variées : extraction, fouille, production, démolition, restauration, maintenance etc. Il s’agira au cours de cette journée de caractériser de manière comparative les contours d’une telle activité en réfléchissant plus particulièrement aux modalités d’articulation des temps et des espaces de travail dans des secteurs aussi divers que les travaux publics, l’exploitation forestière, l’industrie de flux, l’archéologie, le cinéma, l’art contemporain, les mines, le transport.

Les chantiers prennent place souvent au sein d’autres activités professionnelles et d’autres organisations lorsqu’il s’agit par exemple de procéder à des interventions de maintenance qui entravent la continuité de la production ou lorsque, déployés dans la ville, ils menacent l’ordre du quotidien des habitants. Il faut alors composer avec un environnement récalcitrant susceptible de freiner la progression de l’activité. Comment est négociée et s’articule une activité encastrée dans un espace parfois approprié par d’autres ou dont on ne maîtrise pas toujours les contours ? Parce que le chantier est à la fois un espace de travail et un matériau de travail, l’agencement des gestes et des corps est souvent un enjeu pour celles et ceux qui y interviennent. A quels types de risques sont confrontés les intervenants sur un chantier ? Dans quelle mesure les contraintes et les enjeux de cohabitation spatiale sont-ils négociés ? Que peut-on dire des manières d’agir, de voir, de se déplacer, de s’organiser mobilisées pour assurer l’ajustement nécessaire à la coordination de l’action dans l’espace et le temps ?

 

Cette journée d’étude est organisée en partenariat avec le RT23 de l’Association française de sociologie (Travail, activités technique).


Parution : Faut-il légaliser le cannabis ?

Henri Bergeron et Renaud Colson
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