A “Soft” Financialization of Social Policy? Calculating the Value of Social Investments in the United States and Finland

Asa Maron, University of Haifa and Anne-Laure Beaussier, discutante
Séminaire de l'axe Action publique et Tranformation de l'Etat du CSO et AxPO
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Séminaire de l'axe Action publique et Tranformation de l'Etat du CSO et AxPO Observatory Of Market Society Polarization

A “Soft” Financialization of Social Policy? Calculating the Value of Social Investments in the United States and Finland

par Asa Maron, University of Haifa

Discutante : Anne-Laure Beaussier, CSO.

La séance du vendredi 26 avril se tient de 10h à 12h à la fois en présentiel à Sciences Po, en salle K.011 et en distanciel sur zoom. Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

Résumé : 

 

The process of financialization introduces financial ideas, logics and practices to non-financial and non-economic fields, yet little is known about the formation of expectations in non-financial contexts, and the factors that influence the variation of expectations. This study explores the formation of expectations in the context of the "social investment state" by studying new methods that enable policy actors to value social investments. The rise of the social investment policy paradigm represents a shift in the rationale and justification of social spending: from the neoliberal dictum that social spending for services and programs is undesirable, toward reframing specific forms of social spending as investments that are expected to yield future returns. Policymakers' ability to invest in new social programs requires a capacity to value such investments. The paper examines the development of such valuation capacities in the context of experimenting with the Social Impact Bond (SIB) model. SIBs are financial contracts in which private capital is invested in innovative social programs with governments providing a return depending on the degree of success. The production of SIBs requires policymakers’ intensive engagement, including many hours of studying financial rationales and techniques, and experimenting with them. As platforms of intense learning SIBs have broad policy implications.

According to the valuation approach, the work of valuation entrepreneurs and the methodology they develop and apply determine what is of value. We follow valuation entrepreneurs and their accomplishments in two very different states: the United States and Finland. We ask how a financialized mode of valuation becomes re-embedded in the context of social policymaking? And what are the outcomes of this process in the United States and Finland? To answer these questions, the study analyzes textual sources (e.g. official documents, grey literature) as well as semi-structured interviews with key protagonists. We argue that the valuation of social investment represents a “soft” process of financialization leading to hybrid outcomes. In the context of financial diffusion, policy actors adopted a "Return on Investment" approach. Demonstrating non-financial professionals’ capacity to advance financialization from below, remote from financial markets, is an important contribution. And yet, the financialization process remains partial. The selective adoption of financial conventions demonstrates the path-dependent role non-financial fiscal state logics continue to play in states' calculations of social investment.

The study shows and explains variation in the valuation of social investment in the US and Finland by showing how different valuation methodologies were constructed and legitimized in each institutional context. In the US, the valuation of social investment developed with an over emphasis on statistic rigor, failing to value plausible returns in the long-term future. Moreover, the calculation of return on social investment was limited, considering only cost-savings for the Federal government, and thus ignoring and devaluing potential gains to state and local governments. In Finland, valuation methods included (and thus gave value to) the long-term future, and paid greater attention to intangible outcomes for actors other than central government. Although the calculated value of social investment remained committed to the state’s fiscal interests, the financialization of valuation went further in Finland at the expanse of neoliberal commitment to unburden the fiscal state which was prominent in the US.

Réformer le capitalisme de l'intérieur ? Acteur·ices, pratiques, mondes sociaux

Colloque organisé par l’équipe ANR PROVIRCAP
Les 30 et 31 mai 2024
  • Graphisme et conception de l’affiche : OKB-BuroGraphisme et conception de l’affiche : OKB-Buro

Le colloque “Réformer le capitalisme de l’intérieur? Acteur·ices, pratiques, mondes sociaux“, à l’initiative de l’équipe ANR PROVIRCAP, aura lieu les 30 et 31 mai 2024 sur le campus Jourdan de l’ENS, 48 bd Jourdan, Paris. Amphithéâtre Jourdan et salle R1-09

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

Comité d’organisation: Pauline Barraud de Lagerie, Laure Bereni, Élodie Béthoux, Anne Bory, Thomas Depecker, Sophie Dubuisson-Quellier, Alice Lavabre

Comité scientifique: Pauline Barraud de Lagerie, Laure Bereni, Élodie Béthoux, Anne Bory, Frédérique Déjean, Thomas Depecker, Sophie Dubuisson-Quellier, Alice Lavabre, Antoine Machut, Xavier Monnier, Élise Penalva-Icher, Scarlett Salman, Chloé Socha

Contact et inscription: reformerlecapitalisme@gmail.com

Programme (PDF)

PROGRAMME

JEUDI 30 MAI 2024

9h-9h30

Accueil des participant·es

9h30-9h50

Présentation du programme PROVIRCAP et introduction du colloque

9h50-10h30

Conférence invitée

Marie-Emmanuelle Chessel (CNRS, CSO)

Patrons catholiques et réforme du capitalisme. Autour de l’expérience du « Réarmement moral » (1947-1955)

10h30-10h45 PAUSE

10h45-12h30

2 sessions parallèles

SESSION 1 – FORMER POUR RÉFORMER Amphi

Animation : Élodie Béthoux (ENS de Lyon, Centre Max Weber)

Marie Benedetto-Meyer (Dares), Les formations à la non-discrimination à l’embauche, entre logique réformatrice et logique marchande

Emmanuel de Lescure (Université Paris Cité, CERLIS) & Nicolas Divert (Université Lyon 2, ECP), Des formations continues au service de l’égalité professionnelle femmes/hommes ? Des ambitions de promotion à l’essentialisation

Lucie Chevalier (GRESCO, Limoges & LEST, Aix-Marseille), Entrepreneurs, expert·es et coachs : une diversité de passeurs à l’œuvre dans la « réforme humaniste » des organisations du secteur de l’aide à domicile

Iris Loffeier (HESAV/HES-SO, Lausanne) & Sophia Stavrou (University of Cyprus), Réformer les pratiques professionnelles en EHPAD, thérapeutique sociale libérale

Discussion : Coralie Perez (Centre d’économie de la Sorbonne)

SESSION 2 – RÉFORMER DEPUIS LE TIERS SECTEUR salle R1-09

Animation : Anne Bory (Université de Lille, Clersé)

Olivia Chambard (Université d’Evry-Paris-Saclay, Centre Pierre Naville et CEET), Des start-ups et des incubateurs (à impact) : le nouveau monde de l’économie sociale

Jennifer Deram (Université d’Evry-Paris-Saclay, Centre Pierre Naville), Moraliser les problèmes publics pour les marchandiser ? Le travail associatif dans l’espace de la réforme morale du capitalisme

Maud Hetzel (EHESS, Centre Georg Simmel), Pour l’écologie, par le marché. Les cas des entreprises de compostage de déchets alimentaires

Paul Moutard-Martin (Université Versailles-Saint-Quentin, Printemps), L’émergence d’un mouvement pour « l’entrepreneuriat social » en France : réformer le capitalisme ou trouver sa place dans le capitalisme ?

Discussion : Karel Yon (CNRS, IDHES)

12h30-14h PAUSE DÉJEUNER

14h-15h45

2 sessions parallèles

SESSION 3 – CONSEILLER POUR RÉFORMER Amphi

Animation : Laure Bereni (CNRS, Centre Maurice Halbwachs)

Louise Bellamy (Université Paris Dauphine, IRISSO), Panser le capitalisme : des consultant·es diffuseurs et gardiens de la vertu

Juliette Piketty-Moine (INRAE, CESAER), Réformer les conduites de management pour sauver le climat : une sociologie des consultant·es carbone

Cécile Guillaume (Surrey Business School) & Bethania Antunes (London School of Economics), « We are brokers, not consultants » : CSR service providers’ identity work and discursive strategies

Malik Hamila (EHESS, Centre Maurice Halbwachs), Accommoder la critique antiraciste la raison marchande : le rôle des consultants en diversité et inclusion

Discussion : Isabel Boni Le Goff (Université Paris 8, CRESPPA-CSU)

SESSION 4 – RÉFORMER LE CAPITALISME DEPUIS LE SECTEUR PUBLIC salle R1-09

Animation : Antoine Machut (Sciences Po, Médialab)

Jean-Baptiste Paranthoën (INRAE, IRISSO), Les courtiers régionaux du « capitalisme vert ». Hiérarchies et segmentation de l’espace du développement économique dans le Grand Est

Louise Pasquiers (Université Paris Dauphine, IRISSO), L’accessibilité au service public de l’emploi : trouver la juste mesure ?

Karine Duplan (Université de Genève), Militance ou normalisation néolibérale ? Des enjeux de l’engagement en faveur de l’égalité de genre et de sexualité au sein des politiques publiques

Juliette Jouan (Université Rennes 2, ARENES), Du privé au public, une diffusion des logiques d’action pour l’égalité ? La comparaison des pratiques autour des enjeux LGBT+ en entreprise et dans l’enseignement supérieur

Discussion : Emilie Biland (Sciences Po, CSO)

15h45-16h15 PAUSE

16h15-17h45

2 sessions parallèles

SESSION 5 – ESPACES DE CAUSE ET RÉFORME DE L’ENTREPRISE salle R1-09

Animation : Chloé Socha (Sciences Po, CSO)

Emma De Andreis (Université Paris 1, CESSP et CMH), Rendre l’organisation paritaire. Conditions d’émergence d’un collectif pour la cause des femmes dirigeantes

Camille Dupuy (Université Rouen Normandie, CEET et DySoLab), Marion Flécher (UQAM et CEET) & François Sarfati (Université d’Évry Paris Saclay, CPN et CEET), Féminiser le secteur informatique ? Du militantisme féminin à la construction d’un marché de la cause des femmes

Pauline Grimaud (CNAM-CEET, Sciences po-CSO), La semaine de quatre jours : une « petite révolution » en entreprise ?

Discussion : Marion Rabier (Université de Haute-Alsace, SAGE)

SESSION 6 – MORALISER LA FINANCE Amphi

Animation : Elise Penalva-Icher (Université Paris Dauphine, IRISSO)

Manon Piazza (EHESS/ENS, CMH), Rendre le capitalisme vertueux en réformant ses institutions financières ? Les mobilisations des expert-es des crypto-monnaies pour une « monnaie saine »

Vincent Himmer (Sciences po, CSO), Les structures du capital « éthique ». Une étude des circuits de la finance à impact

Ève Chiapello (EHESS, CEMS) & Camille Roth (CAMS), Le monde de l’impact investing vu depuis Twitter

Discussion : Caroline Vincensini (ENS Paris-Saclay, IDHES)

17h45-18h PAUSE

18h-18h45 SYNTHÈSE DES SESSIONS

19h COCKTAIL 

VENDREDI 31 MAI 2024

9h-10h45

2 sessions parallèles

SESSION 7 – HIÉRARCHIES ET CLIVAGES DANS LES MONDES RÉFORMATEURS salle R1-09

Animation : Alice Lavabre (CMH)

Maximilien Serreau (Sciences Po, CRIS) & Lucie Longuet (Université Côte d’Azur, ERMES), De « fauteurs de trouble » à « leaders de demain » ? Appropriations différenciées des discours réformateurs par les élèves des écoles de commerce d’élite

Maxime Royoux (Université de Nantes, CENS), Espace de la réforme, espace du lobbying. Deux organisations patronales pour « calibrer le niveau d’ambition des pouvoirs publics » en matière d’environnement

Scarlett Salman (Université Gustave Eiffel, LISIS) & Chloé Socha (Sciences Po, CSO), Les reconfigurations du « social » en entreprise : extension du mandat des ressources humaines ou domaine professionnel émergent ? Une comparaison entre responsables de la qualité de vie au travail (QVT) et de la diversité/inclusion (DI)

Pierre Rouxel (Université Rennes 2, Arènes) & Guillaume Gourgues (Université Lyon 2, Triangle), Une vertu à éclipse. Les hiérarchisations de l’espace professionnel de la RSE dans une multinationale de la distribution sportive

Discussion : Valérie Boussard

SESSION 8 – ESPACES ET ACTEURS FRONTIÈRES : ENTRE MONDE ASSOCIATIF ET SECTEUR LUCRATIF (I) Amphi

Animation : Sophie Dubuisson-Quellier (CNRS-Sciences Po, CSO)

Fanny Lahscari (CIRAD, UMR Selmet et UMR Innovation), D’où vient l’engagement de l’interprofession laitière pour la promotion d’un export français durable ? Au-delà de la « demande marché », le rôle des entrepreneurs institutionnels

Alan Le Quellec (Université Paris Nanterre, IDHES), Les porteurs de la cause écologique dans le champ sportif. Trajectoires, profils et rapports au monde

Xavier Monnier (Université Paris Dauphine, IRISSO), Qui sont les « entrepreneur·es à impact » ? Panorama de l’entrepreneuriat engagé au prisme des propriétés et trajectoires sociales

Discussion : Nicolas Larchet

10h45-11h PAUSE

11h-12h45

2 sessions parallèles

SESSION 9 – ESPACES ET ACTEURS FRONTIÈRES : ENTRE MONDE ASSOCIATIF ET SECTEUR LUCRATIF (II) Amphi

Animation : Thomas Depecker (INRAE, CMH)

Eve Meuret-Campfort (CNRS, CRESPPA-CSU), Maud Simonet (CNRS, IDHES), Fanny Gallot (Université Paris Est Créteil, CRHEC) & Giulia Mensitieri (EHESS-CNRS/Unil, LAP), Faire cause commune ? Entreprises, monde associatif et pouvoirs publics dans la production de masques pendant le confinement

Anne Bory (Université de Lille, CLERSÉ) et Alice Lavabre (Centre Maurice Halbwachs), La philanthropie d’entreprise et familiale vue par ses praticien·nes : instrument de réforme du capitalisme ou de réforme du monde associatif ?

Pedro Grunewald Louro (Université de São Paulo et Université Paris-Saclay, IDHES), L’invention du « social » comme réforme du capitalisme au Brésil : la vie et la mort de la première génération de la grande philanthropie nationale (1995-2008)

Discussion : Sabine Rozier (Université Paris Dauphine, IRISSO)

SESSION 10 – EXPERTISES DE LA VERTU salle R1-09

Animation : Pauline Barraud de Lagerie (Université Paris Dauphine, IRISSO)

Constantin Brissaud (UC Louvain-la-Neuve, ISPOLE), Le bon profil pour une finance verte : analyse prosopographique des expert·es de la « Platform for Sustainable Finance » de la Commission Européenne

Félicien Pagnon (Kedge Business School) & Michelle van Weeren (Kedge Business School), Le commerce des indulgences. Sociologie du processus de financiarisation de la notation ESG

Laure Lelasseux (HEC Paris, Society and Sustainability Institute), Frank de Bakker (IESEG School of Management) & Grace Augustine (Bath School of Management), Constructing expertise in societal roles inside organizations

Antoine Machut (Sciences po, Médialab), Thomas Depecker (INRAE, CMH), Laure Bereni (CNRS, CMH) & Élise Penalva-Icher (Université Paris Dauphine, IRISSO), Des segments éthiques de la rationalité gestionnaire ? Les carrières des professionnel·les de la RSE en France

Discussion : Jean-Pascal Gond (Bayes Business School)

12h45-14h DÉJEUNER

14h-15h45

2 sessions parallèles

SESSION 11 – LA VERTU, LE RISQUE ET L’INTÉRÊT salle R1-09

Animation: Scarlett Salman (Université Gustave Eiffel, LISIS) sous réserve

Gabriel Alcaras (Université Gustave Eiffel, LISIS), « Give back to the community » Le logiciel libre, entre conscience morale et modèle managérial pour l’informatique marchande

Thomas Angeletti (CNRS, IRISSO), « Changer la culture des entreprises » Genèse de la justice négociée à New York

Lise Cornilleau (UVSQ, Printemps), Les valeurs de la terre. Les foncières agricoles « responsables » et « écologiques » en France », entre start-upisation et financiarisation

Élodie Béthoux (ENS de Lyon, Centre Max Weber) & Pauline Barraud de Lagerie (Université Paris Dauphine, IRISSO), Porter les droits humains en entreprise. Enquête sur une fonction morale, légale et managériale

Discussion : Sylvain Laurens (EHESS, CMH)

SESSION 12 – L’ÉCOLOGIE DU CAPITAL Amphi

Animation :Xavier Monnier (Université Paris Dauphine, IRISSO)

Hadrien Coutant (Université de technologie de Compiègne, Costech), Devenir ingénieur écologiste : l’engagement écologiste par et dans le travail d’ingénieur

Laure Bereni (CNRS, CMH), Thomas Depecker (INRAE, CMH) & Sophie Dubuisson-Quellier (CNRS, CSO), « C’est ici que j’ai le plus d’impact ». Le rapport ambivalent des responsables du développement durable à la cause écologiste

Simon Baeckelandt (Université de Lille, CERAPS), Les assemblées climat des entreprises : écologiser le capitalisme en délibérant ?

Anne-Sophie Béliard (Université Grenoble Alpes, Pacte) & Sidonie Naulin (Sciences Po Grenoble-UGA, Pacte), Rendre durable l’éphémère : le verdissement du secteur de l’événementiel par les marges

Discussion : Jean-Baptiste Comby (Université Paris-Panthéon-Assas, Carism)

15h45-16h PAUSE

16h-17h SYNTHÈSE DES SESSIONS ET CONCLUSION DU COLLOQUE Amphi

Recrutement d’un.e post-doctorant.e dans le cadre du projet DPIMAIA

Le devenir des pilotes « Méthode d’acton pour l’intégraton des services d’aide et de soins dans le champ de l’autonomie »
Dossier à envoyer avant le 15 mai 2024
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RECRUTEMENT D’UN.E POST-DOCTORANT.E DANS LE CADRE DU PROJET DPIMAIA

Le devenir des pilotes MAIA : trajectoires individuelles, dynamiques des compétences et politiques d’organisation dans le champ de l’autonomie

Dossier à envoyer avant le 15 mai 2024

Contrat de 15 mois à temps plein géré par Sciences Po, et rattaché au Centre de Sociologie des Organisations (CSO). Financé par l'Institut de recherche en santé publique (IRESP), le projet DPIMAIA est dirigé par Léonie Hénaut (CNRS/SciencesPo) et Marie-Aline Bloch (EHESP). 

Profil de poste :

  • Spécialisation en sociologie du travail et/ou sociologie des organisations et/ou sociologie de l'action publique (Doctorat en sciences sociales) 
  • Conception, exploitation et traitement statistique d'une enquête par questionnaire en ligne (N=500 répondants) 
  • Organisation et participation à des réunions avec le comité de pilotage du projet 
  • Participation à la rédaction de documents et à la valorisation des résultats de la recherche, y compris en anglais 
  • Compétences complémentaires appréciées : maîtrise de l’enquête qualitative par entretien ; connaissance des politiques publiques et des professionnel.le.s des secteurs sanitaire, social et médicosocial ; création de bases de données 

Présentation du projet

Contexte. Dans le cadre du plan Alzheimer 2008-2012, un nouveau dispositif a été créé sous le nom de MAIA pour « Méthode d’action pour l’intégration des services d’aide et de soins dans le champ de l’autonomie ». Entre 2009 et 2016, plus de 350 MAIA ont été mises en place sur l’ensemble du territoire selon des configurations variées mais avec toujours à leur tête des « pilotes » chargés d’une double mission d’animation territoriale et de management de l’équipe des gestionnaires de cas. Alors que les travaux existants se focalisent sur le rôle de ces pilotes dans les politiques locales d’intégration des soins et des services pour les personnes âgées, nous proposons d’étudier leur devenir professionnel depuis que la loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé du 24 juillet 2019 a mis fin à l’existence des MAIA au profit des nouveaux Dispositifs d’appui à la coordination des parcours de santé complexes (DAC). Que sont devenus les pilotes, et parviennent-ils à réinvestir leurs compétences dans leurs nouvelles fonctions ?

Objectifs. Le présent projet comporte trois axes de recherche. Le premier vise à documenter la situation actuelle des pilotes MAIA : à l’heure de la disparition des MAIA, quelle est la part des pilotes ayant évolué avec le dispositif et travaillant désormais au sein d’un DAC, et quelle est la part de ceux qui sont allés vers d’autres horizons, et lesquels ? Le second axe de recherche porte sur les compétences des pilotes. Nous souhaitons savoir quelles sont les compétences acquises dans le cadre du poste de pilote MAIA et dans quelle mesure elles sont réinvesties par la suite, autrement dit, si elles survivent ou non au dispositif. Nous proposons d’analyser les compétences de façon large en incluant non seulement les tâches et les missions exercées mais aussi les modalités de travail, les outils, l’approche « parcours », les réseaux de partenaires et les publics servis. Le troisième et dernier axe de recherche se focalise sur les carrières complètes des pilotes. Il a pour objectif de comprendre ce que représente, pour les professionnels, le moment « pilote MAIA » dans leur carrière, en particulier pour ceux qui n’ont pas évolué avec le dispositif. Nous cherchons à savoir s’il est perçu positivement ou négativement, et à quelles conditions il est considéré comme un détour voire une erreur de parcours, un tremplin vers des postes à responsabilité, ou encore une expérience professionnelle particulièrement marquante. 

Méthodes. Pour atteindre ces objectifs, nous proposons de réaliser une enquête par questionnaire administrée par voie électronique à l’ensemble de la population des pilotes MAIA, estimée à 500 personnes, en utilisant une liste de contacts déjà établie. Nous réaliserons également des entretiens approfondis auprès d'un échantillon de 30 pilotes aux profils variés, en amont de l'enquête pour la préparer, et en aval pour approfondir certaines questions. Nous bénéficierons de l’active participation des membres du « Collectif des pilotes MAIA », et de l’appui de la FACS*, de la CNSA** et de la DGOS*** pour la construction, la diffusion et l’analyse des données du questionnaire. 

Perspectives de recherche. Ce projet entend contribuer, d'une part, aux travaux de sociologie et de gestion qui s'intéressent aux transformations des fonctions managériales aujourd'hui. La flexibilisation des bureaucraties, et la prolifération des organisations légères, agiles et temporaires comme les MAIA, auraient comme effet de réduire le rôle de supervision assumé par les managers en faveur de la coordination et de la conduite de projets. D'autre part, les données recueillies à la fois sur les carrières des pilotes et les contextes de travail dans lesquels ils sont intervenus serviront à éclairer sous un angle nouveau les recherches sur les politiques publiques dites d'organisation, qui créent de nouvelles organisations pour favoriser la coordination entre les organisations existantes. Une hypothèse est que ces politiques sont limitées parce que les « coordonnateurs d'innovation » comme les pilotes MAIA n'ont pas les moyens ni le temps de mener leur mission à bien. Une autre piste est au contraire que ces politiques transforment non seulement les systèmes d'organisations visés mais aussi les domaines d'intervention (handicap, santé mentale, soins primaires, etc.) que les coordonnateurs intègrent ensuite, quand leur mission prend fin. 

Implications. En plus d’apporter une meilleure connaissance des pilotes MAIA et, à travers eux, de tous les « entrepreneurs de réformes » et « cadres intermédiaires » du champ sanitaire et social auxquels ils s’apparentent, ce projet de recherche permettra d'apporter des éléments utiles aux responsables publics impliqués dans la gestion des ressources humaines de ce type de programme d'action publique. Il permettra aussi d’apprécier comment une telle fonction de coordination peut, au-delà du programme qui l’a créée, continuer d’améliorer l’intégration des soins et des services sur les territoires en irriguant d’autres organisations et d’autres domaines comme le handicap ou la santé mentale. 

*FACS : Fédération nationale des dispositifs de ressources et d'Appui à la Coordination des parcours de Santé 

** CNSA : Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie *** DGOS : Direction Générale de l’Offre de soins 

Le contrat : 

  • CDD de 15 mois, du 1er juillet 2024 au 30 septembre 2025 (la date exacte de la prise de poste est négociable, et une prolongation du contrat est possible) 
  • Direction scientifique : Léonie Hénaut et Marie-Aline Bloch 
  • Salaire : environ 2 900 euros bruts mensuels + tickets restaurant et mutuelle 
  • Accès à un poste de travail au CSO à Sciences Po, au 1 place Saint Thomas d'Aquin, 75007 Paris
  • Possibilité de travailler à distance pour une partie des tâches 

Le dossier de candidature :  

  • CV comprenant le parcours, la liste des publications, les activités de recherche, d’enseignement et de valorisation 
  • Résumé de la thèse et rapport de soutenance 
  • Lettre de motivation d’environ deux pages explicitant en particulier votre expérience en matière d'enquête par questionnaire 
  • Une ou deux publications pertinentes pour appuyer le dossier 

Le dossier est à envoyer par mail avant le 15 mai 2024 à leonie.henaut@sciences-po.fr et Marie-Aline.Bloch@ehesp.fr

Rencontre des candidat.e.s en présentiel ou en viso-conférence : dernière semaine de mai. Les éventuels frais liés à cette rencontre seront pris en charge.

Fiche de poste au format PDF

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System (dis)integration: Pesticide politics and agricultural transitions

Eve Bratman, Franklin & Marshall College
Séminaire doctoral du 12 avril 2024
  • Canetti/shutterstockCanetti/shutterstock

Le séminaire doctoral du 12 avril accueillera Eve Bratman is Associate Professor of Environmental Studies in the Department of Earth & Environment at Franklin & Marshall College.

Titre de sa présentation :
(Dés)intégration des systèmes : politiques des pesticides et transitions agricoles.

La séance se tient de 10h à 12h à la fois en présentiel à Sciences Po, en salle du Conseil et en distanciel sur zoom.

Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

Résumé :

Retirer les pesticides du système agro-industriel mondial constitue un défi de taille, en grande partie parce que les pesticides sont devenus essentiels à l’économie politique mondiale de l’agriculture et à la conception du système alimentaire mondial. Cette lecture et discussion se concentreront sur une ébauche du chapitre de mon livre (en cours d'écriture). Je plaide en faveur de changements majeurs dans la conception et la gouvernance des politiques agricoles afin de contrôler l’utilisation des pesticides et me concentre sur une étude de cas comparative des pesticides néonicotinoïdes aux États-Unis et dans l’Union européenne. Le chapitre aborde également les leviers des transformations agricoles, notamment les rôles complexes des sociétés agro-industrielles en tant qu’acteurs intermédiaires. Le projet de recherche plus vaste se concentre sur les politiques locales et mondiales de protection des pollinisateurs.

Le travail dans tous ses états

Nouvel épisode du podcast Objets Trouvés avec Gwenaële Rot
  • Gwenaële RotGwenaële Rot

#12 Le travail dans tous ses états

Depuis trente ans, Gwenaële Rot, professeure des universités en sociologie à Sciences Po, étudie le travail sous toutes ses formes. Elle a débuté ses recherches par l'industrie automobile, prototype du « taylorisme" qui a fasciné tant de générations de sociologues. 
Elle s'est ensuite intéressée aux industries de flux (pétrochimie, nucléaire), où le travailleur n’agit pas directement sur la matière, mais surveille à distance les installations pour parer à tout dysfonctionnement. 
Férue de cinéma, elle a aussi étudié l’organisation des tournages, où se déploient et se confrontent une multitude de professionnels : repéreurs, décorateurs, équipes lumière, son, scripts, etc.
Son dernier ouvrage porte sur les chantiers de tous types (bâtiment, construction navale, mais aussi archéologie, foresterie). Dans ce cadre, elle s’est personnellement intéressée au percement des nouvelles lignes de métro en Ile-de-France. Sur ces chantiers gigantesques et très techniques perdurent aussi des traditions ancestrales comme la fête la Sainte-Barbe, la patronne des mineurs.

Lire la transcription [PDF - 226KO ]

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The Social-ecological dimension of the European Green Deal

Social–Ecological Transitions - Online Seminar 25th April 2024
CSO, CEE, LIEPP et OFCE
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Social–Ecological Transitions 

The Social-ecological dimension of the European Green Deal

Online Seminar - 25th April 2024, 10 am – 4.45 pm

Registration link

The 2019 European Green Deal (EGD) has been a quantum leap in the history of European climate policies. It gave unprecedented priority to the climate crisis, setting 2050 as a target for the decarbonization of European economies (European Commission, 2019). As ecological issues have gained salience, it is also becoming increasingly evident that both climate change and climate policies will generate a new wave of social risks for European welfare states to address, disproportionally impacting not only low-income households but also the lower middle class (Beaussier, Chevalier, Palier 2024). Since the publication of the EGD, a just transition policy framework – meant to “leave no one behind” in the green transition – has been gradually emerging at the EU level, with notable instruments including the Just Transition Fund and the Social Climate Fund (Zimmermann and Gengnagel, 2023; Graziano, 2023). Nevertheless, the EU’s weak interpretation of just transition is likely to be insufficient to meet the huge challenges ahead, since EU efforts only target the most urgent social impacts of the green transition (Sabato et al. 2023; Crespy and Munta, 2023). Furthermore, just transition policies should always be in line with the EU growth imperative, which problematically remains unquestioned, as the EU strives to make growth “green” through technological modernization (Laurent, 2021). To make matters worse, consensus around the European Green Deal seems to be fading in many parts of the political spectrum and sectors of society, with new “eco-social divides” on the rise, potentially pitting environmentalists against welfare enthusiasts (Otto and Gugushvili, 2020).

With the EU elections just around the corner and in the face of growing support for far-right parties and anti-green “countermovements”, it is more necessary than ever to reflect upon how to strengthen the EU just transition agenda, and how to redesign the European Green Deal towards a truly social-ecological model. In this respect, in the past few years, a growing academic interest in the interconnections between social and ecological challenges and policies has surfaced, bringing various scholars to build a Sustainable Welfare and Eco-social Policy Network (Mandelli et al, 2022). The aim of scholars in this network is precisely to study eco-social policies, which should allow us to address the new social risks related to climate change, by building a sustainable welfare that guarantees human needs within planetary boundaries (Bohnenberger, 2023; Gough, 2017). This objective often goes hand to hand with the promotion of a post-growth approach, seeking to reduce the ecological footprint of the welfare state, which is rooted in its growth dependence (Büchs and Koch, 2017).

The seminar aims to discuss the political challenges and perspectives for a social-ecological European Green Deal. Renowned scholars from the Sustainable Welfare and Eco-social Policy Network are invited to present their works in the framework of SciencesPo’s Socio-Ecological Transition Initiative (SET), which is coordinated by Anne-Laure Beaussier (CSO), Éloi Laurent (OFCE), Matteo Mandelli (LIEPP) and Bruno Palier (CEE). The seminar is sponsored by the To Be Project, funded by the European Union, and it is co-organized by CSO, CEE, LIEPP, OFCE in partnership with SciencesPo’s Atelier interdisciplinaire de recherches sur l'environnement and Institut pour les transformations environnementales. The ultimate goals of the seminar are to encourage exchanges between international academics and SciencesPo’s researchers interested in these interdisciplinary issues, as well as to inform the current political debate about the future of the European Green Deal. In this spirit, EU policymakers from the European Commission, the European Parliament and European trade unions will be invited to discuss the academic presentations.

The seminar is structured in three parts. In the first session, speakers will provide theoretical and normative perspectives about sustainable welfare and eco-social policies beyond growth. The second part will shed light on the political conflicts and coalitions connected to environmental and social policies. Third, and finally, we will discuss the social-ecological dimension of the European Green Deal, highlighting its potential and shortfalls.

PROGRAMME

9.30 - 10.00

Welcome & Coffee

10.00 - 11.30

Session 1: Theoretical-empirical perspectives on Sustainable Welfare and Eco-social policies

 

Chair: Matteo Mandelli, SciencesPo Paris

Speakers:

· Katharina Bohnenberger, German Institute for Interdisciplinary Social Policy Research & University of Bremen

· Ian Gough, London School of Economics

· Max Koch, University of Lund


Discussant: Aurore Lalucq, French MEP, S&D Group

11.30 – 11.45

Coffee break

11.45 – 13.15

Session 2: The politics of environmental and social policies in Europe: conflicts or consensus?

 

Chair: Pierre Charbonnier, SciencesPo Paris

Speakers:

· Anne-Laure Beaussier, Tom Chevalier and Bruno Palier, Sciences Po Paris

· Adeline Otto, K.U. Leuven

· Katharina Zimmermann, University of Hamburg


Discussant: Ludovic Voet, ETUC

13.15 – 14.30

Lunch break

14.30 – 16.00

Session 3: Towards a socio-ecological European Green Deal

 

Chair: Yamina Saheb, OpenExp & IPCC

Speakers:

· Amandine Crespy, Université libre de Bruxelles

· Eloi Laurent, Sciences Po Paris

· Ekaterina Domorenok & Benedetta Cotta, University of Padua


Discussant: Frank Siebern-Thomas, European Commission

16.00 – 16.45

Wrap-up & future perspectives

 

REFERENCES

Beaussier AL, Chevalier T, Palier B. (2024). ‘Qui supporte le coût de la transition environnementale ? Penser les inégalités face aux risques sociaux liés au changement climatique. Revue Française des Affaires Sociales (forthcoming). 

Bohnenberger K. (2023) Peaks and gaps in eco-social policy and sustainable welfare: A systematic literature map of the research landscape. European Journal of Social Security 25(4): 328-346.

Büchs M. and Koch M. (2017) Postgrowth and Wellbeing: Challenges to Sustainable Welfare, Basingstoke: Palgrave Macmillan.

Crespy A. and Munta M. (2023) Lost in transition? Social justice and the politics of the EU green transition. Transfer (Brussels, Belgium) 29 (2): 235 251.

European Commission (2019) The European Green Deal, COM (2019) 640 final, 11 December 2019, Brussels.

Gough I. (2017) Heat, Greed and Human Need: Climate Change, Capitalism and Sustainable Wellbeing. Cheltenham: Edward Elgar.

Graziano, P. (2023). The politics of the EU eco-social policies. European Political Science. https://doi.org/10.1057/s41304-023-00455-4.

Laurent E. (2021) The European Green Deal: from growth strategy to social-ecological transition? In: Vanhercke B. et al. (eds.) Social policy in the European Union: state of the play 2020. Facing the pandemic. Brussels: European Social Observatory and European Trade Union Institute, pp. 97–111.

Mandelli M., Bohnenberger K., Hirvilammi T. and Zimmermann K. (2022) The Sustainable Welfare and Eco-Social Policy Network. Culture, Practice & Europeanization 7(2): 304-308.

Otto, A. and Gugushvili, D. (2020) Eco-Social Divides in Europe: Public Attitudes towards Welfare and Climate Change Policies. Sustainability 12(1): 404.

Sabato S., Büchs M. and Vanhille, J. (2023) A just transition towards climate neutrality for the EU Debates, key issues and ways forward. OSE Paper Series, Research Paper No. 52, May 2023, 52p.

Zimmermann, K. and Gengnagel, V. (2023) Mapping the social dimension of the European Green Deal. European Journal of Social Security 25(4): 523-544. 

Everyday legality: an empirical analysis of legal consciousness in India

Anwita Dinkar, doctorante au CSO
Séminaire doctoral du 5 avril 2024
  • balajisrinivasan/ shutterstockbalajisrinivasan/ shutterstock

Le séminaire doctoral du 5 avril accueillera Anwita Dinkar, doctorante au CSO avec une présentation intitulée : Everyday legality: an empirical analysis of legal consciousness in India.

La séance se tient de 10h à 12h à la fois en présentiel à Sciences Po, en salle K.011 et en distanciel sur zoom.

Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

Résumé :

To understand the significance of law in society, it is important to empirically study the social foundations of law. How do ordinary people use and understand legality? What are their experiences with the law? How do people develop everyday legality? These questions become important in exploring the relationship of law with society, a fundamental of Legal Consciousness Studies, which is the theoretical foundation of this research. Reflecting on qualitative research conducted with three groups of cleaning workers: private domestic workers, cleaning workers in formal organizations, and public street cleaners, and carried out in different cities of India, the seminar presentation will highlight how workers perceive, experience, build, and shape legality in their everyday lives.

Within the intersections of sociology of law, work, and organizations, this presentation will outline how workers’ diverse socio-economic conditions become significant in their relationship with the law. We will look at conditions of employment, gender, class, caste, and affiliation with a legal intermediary as substantial structures in understanding this socio-legal relationship. The discussion will further highlight the role played by legal intermediaries in shaping and framing the legal consciousness of cleaning workers in India.

La vie sociale des haies. Enquête sur l'écologisation des mœurs

Léo Magnin (LISIS/CNRS)
Séminaire Sens Ecologique du 17 avril 2024
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Formé en janvier 2021, notre collectif de recherche compte actuellement dix doctorant.es du Centre de Sociologie des Organisations (CSO) et du Centre de Recherche sur les Inégalités Sociales (CRIS) qui abordent dans leur travail la question du sens écologique que certain.es acteur.ices donnent à leurs pratiques. L’objet de notre collectif de recherche est de s’interroger sur la pluralité des sens donnés à ces notions, par les acteur.ices comme par les sociologues qui les observent.

Périodicité : Un mercredi par mois, en salle CS16 de 16h à 18h à Sciences Po au 1, place Saint-Thomas 75007 Paris et également en ligne.

Le séminaire est ouvert à tout.e.s sur inscription (obligatoire) en remplissant le lien suivant: https://forms.gle/dxiDy8VeWdC4LvRUA

Intervenant : Léo Magnin (LISIS/CNRS)

Titre : "La vie sociale des haies. Enquête sur l'écologisation des mœurs"

Résumé :

Alors qu’un consensus scientifique mondial ne cesse de documenter la dégradation du monde par les économies les plus « développées », les sciences humaines peuvent-elles rassembler les indices épars d’une écologisation des mœurs ? À l’instar de Norbert Elias qui élaborait sa théorie de la civilisation des mœurs à partir de la valse des crachats et des mouchoirs, il s’agit d’interroger le processus d’écologisation en allant contre la présomption d’insignifiance d’une chose ordinaire : la haie. Car ici aussi, dans les méandres des buissons qui bordent les parcelles agricoles, les dynamiques sociales, économiques et politiques pèsent de tout leur poids. Massivement détruites au lendemain de la Seconde guerre mondiale, les haies autrefois désuètes sont désormais réhabilitées en tant que réservoirs de biodiversité, brise-vents favorables au bien-être du bétail, formes bucoliques d’une campagne d’antan, ressources d’énergie renouvelable, puits de carbone à protéger, freins à l’érosion des sols et filtres régulant les eaux. Faite de requalifications multiples et parfois contradictoires, la vie sociale des haies éclaire les paradoxes et horizons d’une écologisation balbutiante.

Deserved: Economic Memories After the Fall of the Iron Curtain

Till Hilmar, University of Vienna
Séminaire axe Gouvernance et organisations Economiques du 29 mars 2024
  • People watching to Berlin Wall on June 03, 2012, Berlin, GermanyPeople watching to Berlin Wall on June 03, 2012, Berlin, Germany

Le séminaire de l'axe Gouvernance et organisations Economiques du 29 mars accueillera Till Hilmar, chercheur post-doctorant à l'Université de Vienne avec une présentation intitulée :

Deserved: Economic Memories After the Fall of the Iron Curtain.

La séance se tient de 10h à 12h à la fois en présentiel à Sciences Po, en salle K.011 et en distanciel sur zoom. Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

Résumé :

After the fall of the Iron Curtain, people across the former socialist world saw their lives transformed. In just a few years, labor markets were completely disrupted, and the meanings attached to work were drastically altered. How did people who found themselves living under state socialism one day and capitalist democracy the next adjust to the changing social order and its new system of values? Till Hilmar examines memories of the postsocialist transition in East Germany and the Czech Republic to offer new insights into the power of narratives about economic change. Despite the structural nature of economic shifts, people often interpret life outcomes in individual terms. Many are deeply attached to the belief that success and failure must be deserved.

Emphasizing individual effort, responsibility, and character, they pass moral judgments based on a person’s fortunes in the job market. Hilmar argues that such frameworks represent ways of making sense of the profound economic and social dislocations after 1989. People craft narratives of deservingness about themselves and others to solve the problem of belonging in a new social order. Drawing on in-depth interviews with engineers and care workers as well as historical and comparative analysis of the breakdown of communism in Eastern Europe, Deserved sheds new light on the moral imagination of capitalism and the experience of economic change. This book also offers crucial perspective on present-day politics, showing how notions of deservingness and moral worth have propelled right-wing populism.

Prendre en compte les sciences sociales pour penser les solutions

Sophie Dubuisson-Quellier au colloque "L'urgence climatique : un tournant décisif ?" organisé par l'Académie des sciences
  • colloque "L'urgence climatique : un tournant décisif ?" colloque "L'urgence climatique : un tournant décisif ?"

Intervention de Sophie Dubuisson-Quellier :

"Prendre en compte les sciences sociales pour penser les solutions" au colloque "L'urgence climatique : un tournant décisif ?" organisé par l'Académie des sciences.

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CONFÉRENCE JAMES K. BOYCE

Co-lauréat du GiRA - Global Inequality Research Awards
Vendredi 5 avril 2024, 19h15
  • Bina Agarwal & James K. BoyceBina Agarwal & James K. Boyce

L’étude des inégalités globales a connu ces dernières décennies un essor remarquable : inégalités économiques, sociales et environnementales ont fait l’objet de travaux théoriques et empiriques de plus en plus nombreux, visibles et influents partout dans le monde. Le Laboratoire sur les inégalités mondiales (World Inequality Lab) et le Centre de Recherche sur les Inégalités Sociales (CRIS) s’associent pour la première édition du Global Inequality Research Award (GiRA). Remis tous les 2 ans, il distingue des chercheuses et chercheurs de toutes disciplines, ayant contribué de manière décisive à la compréhension des inégalités globales.

Le GiRA valorise des travaux majeurs dans le domaine des inégalités mondiales comprenant deux dimensions clés : des recherches sur les inégalités menées aux quatre coins du monde ; et le traitement de l’inégalité en tant qu’objet complexe qu'il convient d'aborder sous tous les angles pour être pleinement appréhendé, compris et finalement atténué.

Pour cette première édition, le prix GiRA est décerné conjointement à Bina Argawal et James K. Boyce pour leurs travaux essentiels dans le champ des inégalités sociales et environnementales.

Bina Agarwal
Bina Agarwal
 (Professeure en développement économique et environnement, Université de Manchester), est l’auteure de travaux pionniers sur les inégalités de genre, la gouvernance environnementale, l’écoféminisme et les inégalités environnementales.

James K. BoyceJames K. Boyce (Professeur émérite en économie, Université du Massachusetts à Amherst) est l’auteur de travaux fondateurs sur les relations entre inégalités sociales et dégradations environnementales et a largement contribué à structurer le champ de l’économie politique de l’environnement.

Les deux lauréats sont invités à recevoir leur prix et à donner un aperçu de la portée de leurs travaux lors d’une conférence à Paris, respectivement à l’automne et au printemps 2024, organisée en lien avec l’initiative Social-Ecological Transitions (SET) de Sciences Po.

James Boyce recevra le prix GiRA le vendredi 5 avril 2024 à Sciences Po en Amphithéâtre Claude Erignac à 19h15 et dressera un panorama de ses travaux, 30 ans après la parution de "Inequality as a cause of environmental degradation (pdf, 159 ko)".
La conférence sera introduite par Lucas Chancel et Éloi Laurent.
L’entrée est libre dans la limite des places disponibles. Inscription obligatoire pour les publics externes à Sciences Po.

Le comité scientifique de la première édition du Prix GiRA est composé de Lucas Chancel (Sciences Po/CNRS, CRIS and World Inequality Lab, Paris School of Economics), Éloi Laurent (Sciences Po/OFCE), Thomas Piketty (EHESS & World Inequality Lab, Paris School of Economics) et Mirna Safi (Sciences Po/CNRS, CRIS).

Cette conférence est organisée dans le cadre de l’initiative SET (Social-Ecological Transitions) portée par l’OFCE, le CEE et le CSO, qui vise à encourager les collaborations entre chercheur(e)s travaillant à la frontière des questions sociales et environnementales, au-delà des limites disciplinaires ou institutionnelles. En savoir plus sur la SET

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Citoyenneté, discrimination systémique et accès à l'enseignement supérieur

Gaële Goastellec, Université de Lausanne
Webinaire Enseignement Supérieur du 11 avril
  • iamnoonmai/shutterstockiamnoonmai/shutterstock

Le séminaire "Enseignement supérieur et recherche" de Sciences Po est organisé par le CSO sous la co-responsabilité de Jérôme Aust et de Christine Musselin. Il a pour objectif de permettre la présentation et la discussion de recherches menées en France, mais aussi en Europe et dans d'autres régions du monde, sur l'enseignement supérieur et la recherche.

Il s'adresse et est ouvert à tous les experts, praticiens, chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, intéressés par ces questions. Les séances sont configurées autour d'un seul intervenant, français ou étranger, laissant ainsi une large place aux échanges. 

Webinaire jeudi 11 avril 2024 de 12h30 à 14h Lien pour vous inscrire 

Gaële GoastellecProfesseure de sociologie à l'université de Lausanne, Suisse.

Citoyenneté, discrimination systémique et accès à l'enseignement supérieur 

Les inégalités dans l'accès à l'enseignement supérieur ont été analysées à travers une grande variété d'optiques. L'une d'entre elles, en cours de développement, repose sur le concept de discrimination structurelle ou systémique (par exemple, Blassel & al., 2022). Basée sur de multiples études de cas dans le temps et dans l'espace concernant les politiques et pratiques d'accès des universités (Goastellec, 2010, 2020a&b, etc.), cette communication vise à dévoiler ce que l'utilisation de ce concept peut mettre en évidence. Deux processus apparaissent particulièrement significatifs.

Tout d'abord, une telle conceptualisation nous invite à analyser les structures sociales contemporaines des sociétés européennes comme la conséquence d'un processus historique de hiérarchisation multidimensionnelle des individus associé à leur différenciation citoyenne. Les politiques et pratiques d'accès à l'université, en Europe et dans les empires coloniaux européens, ont largement contribué à ce processus. Ensuite, elle saisit l'effet de l'intersection des droits politiques, juridiques et sociaux sur la possibilité et la probabilité d'accès à l'enseignement supérieur. Ce faisant, elle interroge l'effet du cadre structurel sur les inégalités d'accès et permet ainsi d'identifier les processus macro-sociaux sous-jacents à ces discriminations.

Aux origines de la sociologie, avec Luc Boltanski et Jeanne Lazarus

France Culture
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Aux origines de la sociologie, avec Luc Boltanski et Jeanne Lazarus

Vidéo à voir : https://dai.ly/x8ttwsk

Des « sucres rapides » au tribunal. Le rôle des assistantes des magistrates dans les juridictions françaises

Diane Gattet, doctorante au CSO
Séminaire doctoral du 22 mars
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Le séminaire doctoral du 22 mars accueillera Diane Gattet, doctorante au CSO avec une présentation intitulée : Des « sucres rapides » au tribunal. Le rôle des assistantes des magistrates dans les juridictions françaises

La séance se tient de 10h à 12h à la fois en présentiel à Sciences Po, en salle K.011 et en distanciel sur zoom. Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

Résumé :

Depuis les années 1990, les cours et tribunaux français emploient des assistantes contractuelles pour instruire les affaires aux côtés des magistrates. Pour ces assistantes, souvent de jeunes juristes en début de carrière, cet emploi est envisagé comme un tremplin leur permettant ensuite d’évoluer vers des professions plus prestigieuses et pérennes du monde de la justice, notamment la magistrature. Alors que le discours politique met l’accent sur la crise de la justice – discours ancien, centré ces dernières années autour des conditions de travail en juridiction –, ces assistantes doivent permettre de désengorger les cours et tribunaux et de soulager des professionnelles de la justice surchargées. Aujourd’hui, ces « sucres rapides », comme elles sont appelées par le ministre de la Justice, seraient devenues indispensables au fonctionnement des juridictions.

A la croisée de la sociologie du travail, de l’emploi et des groupes professionnels, du droit et des institutions judiciaires, et de l’action publique, nous chercherons à montrer comment les assistantes des magistrates travaillent (dans) les juridictions en tant que figures temporaires. Nous verrons que les assistantes des magistrates font un travail qui repose essentiellement sur la délégation de tâches jusque-là réalisées par d’autres professionnelles de la justice, et qu’elles contribuent donc à une recomposition des pratiques et des territoires professionnels au sein des juridictions. Nous montrerons que ces assistantes, variable d’ajustement de juridictions mues par un impératif gestionnaire, ont un rapport au travail structuré par leur parcours professionnel futur espéré.

Hommage à François Dupuy

Sociologue et chercheur au CSO de 1976 à 1985
  • François DupuyFrançois Dupuy

François Dupuy (1947-2024), sociologue et chercheur au CSO de 1976 à 1985

François Dupuy a eu plusieurs vies. La plus connue est certainement celle de consultant en sociologie des organisations : il l’a exercée avec grand succès après qu’il a fondé ASCOM, puis Stratema avec Jean-Claude Thoenig. Après avoir présidé, la filiale française de Mercer Delta, il a continué à accompagner les dirigeants de nombreuses entreprises internationales.

La moins connue est peut-être sa vie d’homme politique, lorsqu’il a parcouru les routes de Dordogne avant les élections législatives de 1978, à la poursuite – finalement infructueuse – d’un mandat parlementaire.

Mais c’est comme enseignant au DEA de sociologie de Sciences Po que dirigeait alors Michel Crozier, et comme chercheur CNRS au Centre de Sociologie des Organisations dont le même Michel Crozier assurait la direction, que beaucoup d’entre nous ont eu la chance de le rencontrer.

Les membres du CSO avaient déjà l’habitude de partager tous ensemble les pauses café et les repas du midi : on se souviendra de son accent du Sud-Ouest, quand il nous proposait l’analyse d’un événement politique, participait à une discussion sur la première loi de décentralisation, mais aussi nous faisait éclater de rire en racontant une anecdote…

François Dupuy était alors en train de rédiger Sociologie de l’administration française avec Jean-Claude Thoenig (1983, Paris, Armand Colin), suivie peu de temps après par L’administration en miettes, des mêmes auteurs (1985, Paris, Fayard). Il est peu de dire que ces deux ouvrages ont été et sont encore des marqueurs pour toutes celles et ceux qui souhaitent comprendre notre système administratif.

Mais à peine ces deux ouvrages sortis des presses, les deux auteurs décident de quitter l’étude de la bureaucratie française sur laquelle le CSO s’était constitué et développé pour s’intéresser à un tout autre domaine, soi-disant réservé aux économistes : le marché ! Arguant que tout « marché est une forme de vie collective » et qu’il n’y a pas de marché sans relation, Dupuy et Thoenig partent du principe que l’on peut étudier un marché en recourant à l’analyse stratégique des organisations. Et ils le prouvent en réalisant une comparaison du marché de l’électro-ménager en France, aux Etats-Unis et au Japon, qu’ils publient en 1986 chez L’Harmattan. Cet ouvrage, peut-être moins connu que les deux premiers, constitue pourtant une incursion précurseure du côté de la sociologie économique.

Quatre ans plus tard, François Dupuy quitte le CNRS pour se consacrer au conseil mais les très nombreux livres qu’il a publiés depuis montrent qu’il n’a jamais perdu le goût de l’écriture. Pas plus qu’il n’a abandonné celui de la transmission puisqu’il enseignait régulièrement à l’insead, à l’université d’Indiana, dans de nombreuses autres business schools mais aussi à Sciences Po.

Les membres du CSO

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L'agriculture empoisonnée

Débat du 26 mars à 9h à Sciences Po
  • Canetti-shutterstockCanetti-shutterstock

L'agriculture empoisonnée

Débat autour de l'ouvrage : L'agriculture empoisonnée. Le long combat des victimes des pesticides (Presses de Sciences Po)

Mardi 26 mars de 9h à 10h30 en salle K.011, à Sciences Po, 1 Place Saint-Thomas d'Aquin 75007 Paris.

Lien pour vous inscrire

Ce livre, fruit d'une enquête menée pendant plus de dix ans, raconte le difficile cheminement des exploitants agricoles pour se dire victime et obtenir réparation. Il pointe le rôle décisif joué par les proches familiaux mais aussi l’importance des alliés objectifs dans la mobilisation, médecins, syndicalistes, militants environnementalistes, avocats, journalistes, scientifiques, issus de mondes parfois très distants les uns des autres.
À travers cette histoire à la fois intime et politique, il montre les effets sur le long terme d’une agriculture intensive toujours dominante aujourd’hui.

Nos invités :

Paul François, président fondateur Phyto-victimes,

Jean-Noël Jouzel, directeur de recherches CNRS, sociologue au CSO et co-auteur du livre,

Anne Marchand, sociologue et historienne à l'IRIS,

Giovanni Prête, maître de conférences à l'Université Sorbonne Paris Nord, l'IRIS et LISIS, sociologue et co-auteur du livre,

Borhan Slama, hématologue à l'Hôpital Henri Duffaut à Avignon.

La discussion est modérée par Henri Bergeron, directeur de recherches CNRS et sociologue au CSO.

L’entreprise : milieu de formation. Le rôle des entreprises dans la formation des apprentis les moins diplômés

Meryl Merran, doctorante au CSO
Séminaire doctoral du 8 mars 2024
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Le séminaire doctoral du 8 mars accueillera Meryl Merran, doctorante au CSO avec une présentation intitulée : L’entreprise : milieu de formation. Le rôle des entreprises dans la formation des apprentis les moins diplômés

La séance se tient de 10h à 12h à la fois en présentiel à Sciences Po, en salle K.011 et en distanciel sur zoom.

Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

Résumé :

Depuis 2017, le développement des formations en apprentissage est devenu un objectif prioritaire du gouvernement (objectif 1 million d’apprentis par an d’ici 2027). Si la loi du 5 septembre 2018 a profondément modifié le système de formation professionnelle et d'apprentissage, cette réforme s’inscrit dans l’esprit des précédentes, reposant sur une politique intense de communication, divers types de déréglementations et une intensification des aides financières accordées aux entreprises qui recrutent des apprentis. Dans une formation en apprentissage, l’apprenant a en effet deux lieux de formation : l’organisme de formation et l’entreprise. L’entreprise a donc non seulement un rôle d’employeur, mais également de formateur des apprentis.

À la croisée des sociologies de l’éducation et de la formation, du travail et de l’action publique, cette recherche doctorale se fonde sur une enquête qualitative par entretiens et observations participantes en entreprises.

À partir de l’étude des conditions, des modalités et des effets de l’exercice par l’entreprise d’un rôle dans la formation des apprentis, nous chercherons à montrer comment l’apprentissage institue l’entreprise en tant que lieu de formation. Nous verrons en quoi l’élaboration, la transmission et l’évaluation des savoirs professionnels ne se réalisent pas seulement dans, mais aussi par et pour l’activité productive.

La recherche interdisciplinaire contre les disciplines ? L'institutionnalisation de la nanomédecine en France et aux États-Unis dans les années 2010

Séverine Louvel, Pacte
Séminaire "Enseignement supérieur et recherche" - 14 mars
  • Les nanobots réparent l'ADN endommagé. Es sarawuth/shutterstockLes nanobots réparent l'ADN endommagé. Es sarawuth/shutterstock

Le séminaire "Enseignement supérieur et recherche" de Sciences Po est organisé par le CSO sous la co-responsabilité de Jérôme Aust et de Christine Musselin. Il a pour objectif de permettre la présentation et la discussion de recherches menées en France, mais aussi en Europe et dans d'autres régions du monde, sur l'enseignement supérieur et la recherche. Il s'adresse et est ouvert à tous les experts, praticiens, chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, intéressés par ces questions.

Les séances sont configurées autour d'un seul intervenant, français ou étranger, laissant ainsi une large place aux échanges. Cette année, le séminaire prendra la forme d'un webinaire mensuel.

Jeudi 14 mars 2024 de 12h30 à 14h.

Séverine Louvel, Maîtresse de conférences, Pacte, Sciences Po Grenoble

La recherche interdisciplinaire contre les disciplines ? L'institutionnalisation de la nanomédecine en France et aux États-Unis dans les années 2010

Lien pour s'inscrire et recevoir le lien de connexion

La place des disciplines dans la formation et l'institutionnalisation de communautés scientifiques interdisciplinaires, à partir du cas de la nanomédecine. Présentation et discussion de la critique des "silos" disciplinaires à partir du rôle que les identités et les organisations disciplinaires ont joué dans la structuration de la nanomédecine en France et aux Etats-Unis, dans les années 2000 et 2010.

L'agriculture : acteurs et contradictions

Nouvel épisode du podcast Objets Trouvés avec Sylvain Brunier
  • podcast Objets Trouvés avec Sylvain Brunierpodcast Objets Trouvés avec Sylvain Brunier

#11 L'agriculture : acteurs et contradictions

Les recherches de Sylvain Brunier, sociologue et historien, portent sur l'agriculture, ses acteurs et ses contradictions.

Sa curiosité le porte d'abord à s'intéresser aux mobilisations et actions de la Confédération paysanne, puis aux agriculteurs et agricultrices favorables aux politiques de modernisation des années 1960. Ce qui l'amène à s'interroger sur le poids de la technique dans les prises de décisions et aux rôles des conseillers agricoles dans la mise en œuvre d'un modèle productiviste.Toujours dans une perspective historique, Sylvain se concentre ensuite sur la Politique Agricole Commune et sur le mode de calcul des subventions allouées aux bénéficiaires par télédétection à partir d'images satellites.

Sylvain nous présente deux projets de recherche collectifs : un projet sur les équipements agricoles qui aborde les problématiques autour de la mécanisation, des technologies et de l'obsolescence. Un autre projet sur les zones de non-traitement destinées à protéger les riverains, sur lesquelles les épandages de pesticides ne sont pas autorisés, qui explore notamment les mobilisations environnementales et contre-mobilisations agricoles auxquelles cette mesure donne lieu à partir d'une analyse de tweets.

Lire la transcription [PDF -114 KO]

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Comment réguler les marchés transnationaux illégaux ? Ethnographie de la chaîne de valeur de la cocaïne vers l'Europe

Gabriel Feltran, CEE Sciences Po
Séminaire doctoral du 1er mars 2024
  • Peru - Seizure of drug or cocaine cargo in a truck- David Huamani Bedoya shutterPeru - Seizure of drug or cocaine cargo in a truck- David Huamani Bedoya shutter

Le séminaire doctoral du 1er mars accueillera Gabriel Feltran (Sociologue, directeur de Recherche au CNRS rattaché au CEE Sciences Po) avec une présentation intitulée :

Comment réguler les marchés transnationaux illégaux ? Ethnographie de la chaîne de valeur de la cocaïne vers l'Europe.

La séance se tient de 10h à 12h à la fois en présentiel à Sciences Po, en salle K.011 et en distanciel sur zoom.

Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

Résumé :

En dix ans, les saisies de cocaïne en Europe ont été multipliées par cinq. La pureté de la drogue a augmenté, le crack s'est généralisé et les prix ont chuté de 40 % dans certains pays. Qu'est-ce qui peut expliquer ces changements ? Sur la base d'un travail de terrain en cours à différents points de la chaîne de valeur, je présente deux hypothèses : i) la dynamique criminelle en Amérique latine a directement interféré avec ce qui se passe en Europe ; ii) les groupes criminels transnationaux, les marchés de protection et l'action publique locale coexistent dans la régulation de la chaîne de valeur. Ces hypothèses nous amènent à discuter de certains effets théoriques et politiques de ces transformations.

Recrutement : un.e assistant professor (tenure track) en sociologie - organisations et inégalités

Dossier à soumettre avant le 2 septembre 2024
  • OneSideProFoto/shutterstockOneSideProFoto/shutterstock

SCIENCES PO RECRUTE UN.E ASSISTANT PROFESSOR (TENURE TRACK) EN SOCIOLOGIE - ORGANISATIONS ET INÉGALITÉS

PROFIL GÉNÉRAL DU POSTE

L’accroissement contemporain des inégalités justifie d’étudier la fabrique organisationnelle des processus de classement, de hiérarchisation et de subordination. Le recrutement d’un·e assistant professor spécialiste des approches organisationnelles des inégalités vise à renforcer les capacités du CSO sur ces enjeux, à la croisée des sociologies économique, des organisations, de l’action publique, des mobilisations, du travail, du droit et de l’expertise.

FONCTIONS

Recherche

La nouvelle recrue conduira des recherches empiriques approfondies, assises sur la production de données originales.

- Elle pourra être spécialiste d’un rapport social à titre principal (classe, genre, race, sexualité, âge, handicap), tout en veillant à aborder celui-ci dans ses interdépendances avec les autres rapports sociaux.

- Elle pourra travailler sur différentes dimensions des inégalités (économiques, symboliques, culturelles, etc.), et dans différents domaines, en particulier ceux qui sont au cœur de l’agenda du laboratoire : santé ; enseignement supérieur ; environnement ; mouvements sociaux ; numérique ; justice.

- Elle pourra porter sur la distribution du pouvoir au sein des organisations de travail (publiques ou privées), sur la contribution des organisations aux inégalités concernant leurs destinataires (clientèle, patientèle, bénéficiaires, usager·es, etc.), ou encore sur les inégalités entre organisations (selon la division du travail entre administrations et/ou associations, selon les systèmes de sous-traitance entre entreprises, etc.).

- Elle pourra également interroger les systèmes de justification et les controverses suscités par les inégalités, à l’aune des savoirs et de l’expertise qu’elles suscitent.

- Elle pourra étudier la place des normes et de l’action publique dans l’institutionnalisation et la transformation des dynamiques inégalitaires, s’agissant notamment de l’égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations, de la valorisation de la « diversité » ou encore des transformations des politiques sociales, fiscales et pénales.

- Elle pourra enfin proposer une analyse historicisée des processus étudiés, ou une comparaison entre plusieurs contextes nationaux, de manière à ne pas surestimer la singularité de ce qui s’observe ici et maintenant.

Les travaux de la nouvelle recrue pourront s’inscrire dans les différentes démarches collectives à Sciences Po, en particulier :

- Le LIEPP (Laboratoire Interdisciplinaire d’Evaluation des Politiques Publiques) notamment son axe Discriminations et politiques catégorielles,
- Le Programme de Recherche et d’Enseignement des Savoirs sur le Genre (PRESAGE).
Un investissement soutenu dans la vie collective du laboratoire est également attendu.

Enseignement

Le service d’enseignement est de 128h/an, soit 3 cours magistraux de 24 heures et 56 heures de services pédagogiques complémentaires, aux deux niveaux d’enseignement proposés par Sciences Po : collège et écoles (y compris le parcours doctoral). Le service est allégé à 88h/an pendant les 3 premières années de la tenure track (2 cours de 24 heures et 48 heures de service pédagogique complémentaire). Il est attendu de la future recrue qu'il ou elle assure des cours en collège dans l’un des sept campus de Sciences Po, ainsi que des cours au niveau master dans l'une ou plusieurs des écoles de Sciences Po.
Les candidat·es devront être en mesure d'enseigner la sociologie générale comme les approches organisationnelles des inégalités. La capacité des candidat·es à enseigner en anglais et en français, et sur des domaines et des objets qui dépassent les strictes limites de leurs intérêts de recherche sera particulièrement appréciée.

PROFIL

Les candidat·es devront avoir soutenu une thèse en sociologie ou en science politique et témoigner d’une excellente connaissance d’un ou de plusieurs champs dans lesquels s’inscrivent les recherches du CSO. Leurs recherches devront se caractériser par un fort ancrage empirique, avec le recours à une combinaison de : méthodes qualitatives (entretiens, observation, analyse documentaire) ; méthodes quantitatives (méthodes statistiques, analyse longitudinale, analyse dynamique des réseaux ou analyse textuelle) ; méthodes numériques. Les recherches devront également témoigner de ses capacités d’inscription dans des débats plus généraux en sociologie sur le capitalisme, l’État, le marché, l’action collective, les politiques publiques, les sciences et les techniques, ou le droit. Les candidat·es doivent être inscrit·es dans une démarche d’internationalisation à travers leurs publications et une insertion dans des réseaux scientifiques internationaux. Un excellent niveau d’anglais est indispensable, un bon niveau de français est attendu. Sciences Po est un employeur qui respecte l’égalité des chances et s’engage à assurer une représentation équilibrée des sexes, des zones géographiques et des minorités. Les candidatures de femmes sont particulièrement bienvenues.

PROCEDURE DE RECRUTEMENT

Les candidat·es, titulaires d’une thèse au moment du dépôt de leur candidature, soumettront leurs dossiers électroniquement avant le 2 septembre 2024 à l’adresse recruitment.cso@sciencespo.fr.
Ce dossier sera constitué des documents suivants :
- Une lettre de candidature avec un projet de recherche ;
- Un CV avec une liste complète des publications ;
- 3 publications marquantes ;
- Un syllabus de cours proposé en collège ou en master et, si possible, les évaluations d’enseignements déjà dispensés.

Examen des dossiers

Le comité de sélection examinera les candidatures en septembre 2024 et procèdera à une sélection des candidats qui seront auditionnés. Voir la composition des membres du comité [PDF]

Auditions

Les auditions auront lieu à Paris en octobre 2024. Elles se dérouleront en deux parties. La première partie, ouverte au public, comprendra une présentation des travaux du candidat, suivie d’une discussion avec les membres du comité de sélection et les membres du public. La seconde partie consistera en un entretien avec le seul comité de sélection.

Décision, prise de fonction

La décision de recrutement sera prise au plus tard en novembre 2024. La prise de fonction est prévue le 1er septembre 2025.

Contacts
Emilie Biland-Curinier, présidente du comité de sélection. recruitment.cso@sciencespo.fr

Fiche de poste [PDF]

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Interview with Manisha Anantharaman, a new Assistant Professor in Sociology of the Environment and Ecological Transition

  • Manisha AnantharamanManisha Anantharaman

Manisha Anantharaman has been recruited to the position of Assistant Professor in Sociology of the Environment and Ecological Transition at Sciences Po and joined the CSO teams in January 2024. Her research focuses on how economic and political ideologies, socio-cultural identities and inequalities affect the realization and implementation of ecological transitions. 

“I combine theoretical frameworks from cultural sociology, feminist political economy, and urban political ecology to link middle-class, sustainable consumption with the environmental labor of the working poor and offer a situated, relational, and intersectional analysis of urban sustainability politics and practice. “ 

You are interested in everyday sustainability practices and political mobilizations. After 10 years of observations in the field, you have published a book entitled "Recycling Class", just out from MIT Press. What are the results of your work?

For the past several years, my research has focused on two questions: how do the emerging middle classes in Asia think about and act on the environment through their everyday practices and political mobilizations, and with what consequences for urban spaces, ecologies, and for other social groups? And in turn, how do marginalized and peripheralized communities navigate the “performative environmentalism” of urban cultural elites while asserting their right to the city and to well-being? I have investigated these questions through empirical studies of urban green mobility, the circular economy, informal work, and green spaces. Writing Recycling Class was an opportunity for me to synthesize my thinking on the linkages between justice and sustainability, and offer some new theoretical frameworks to study how inequality is reproduced and challenged in ecological transitions. 

Grounded in ethnographic fieldwork in Bengaluru, India, the book analyzes urban waste livelihoods, infrastructures, and social movements in relation to the flows and discourses of global “clean and green” neoliberal sustainability and circular economy agendas. I combine theoretical frameworks from cultural sociology, feminist political economy, and urban political ecology to link middle-class, sustainable consumption with the environmental labor of the working poor and offer a situated, relational, and intersectional analysis of urban sustainability politics and practice.

Empirically, I traced garbage politics in the city for over a decade and looked at how middle-class actors, the state, waste pickers (who make a living reclaiming value from waste), and business actors navigated each other. I found that middle-class “communal sustainability” efforts which emphasize decentralization and low-tech solutions, create new avenues for waste picker organizations to make claims for infrastructural inclusion.

Fieldwork in Bengaluru

Coproduced “DIY infrastructures” serve as sites of citizenship and political negotiation, challenging the technocratic and growth-based logics of dominant sustainability policies. Yet, these configurations reproduce class, caste, and gender-based divisions of labor, demonstrating that inclusion without social reform can reproduce unjust distributions of risk and responsibility. 

Ultimately, the work is a critique of the “inclusion agenda”. Inclusion in of itself is not a panacea for injustice and “win-win” fallacies undermine the transformative potential of ecological transitions. 

Since 2021 you have been an Associate Fellow at Chatham House, and you are currently collaborating with UNEP, the United Nations Environment Program, leading global authority on the environment. A report will be submitted shortly. What is your involvement in this program?

The public policy debate on the ecological transition needs the theories and tools of sociology. My Associate Fellowship at Chatham House’s Environment and Society Center gives me a platform to communicate research for the public and policymakers. Right now, I am working on a policy report for UNEP linking consumption and circularity for which we are synthesizing a large body of academic literature, reviewing policy implementation in cities across the world, and developing a methodology to create context-specific policy packages to reshape food, mobility and housing consumption. We facilitated workshops with stakeholders representing various sectors, geographical regions, and expertise areas to ensure that the findings encapsulate a global perspective. The report also emphasizes the perspectives of marginalized groups in planning the ecological transition and offers some tangible actions to accomplish this.

UNEP website https://www.unep.org/

I want to emphasize that doing this type of policy work is not straightforward, by many means. As a critical scholar who studies power relations, I am attuned to the difficulties of pursuing transformative solutions for sustainability within the incumbent order. At the same time, I recognize the importance of elevating critical research and Global South perspectives in milieus where these are underrepresented. This is why, and despite frequent misgivings and a constant awareness of the contradictions of trying to do critical and action-oriented work simultaneously, I have accepted opportunities to address a broader policy audience through my work. Conversely, these experiences inform my scholarship and teaching, enabling me to make theory-to-praxis links in my research publications and in the classroom.

What motivated you to join Sciences Po and the CSO?

Many reasons! First, discussions and debates about the ecological transition are really front and center here in France. There are many opportunities to do interesting research, particularly around themes of inequality, inclusion and the “just transition”. Sciences Po as an institution is also clearly committed to research and teaching on the ecological transition, as evidenced by the numerous programs and initiatives dedicated to this. I am excited to join these efforts and contribute to these conversations with my global and intersectional perspectives.

Sciences Po- Creative Climate Action

Regarding the CSO, I feel an affinity with the researchers here and think that my work is at the intersection of the themes that the laboratory is focused on: how (formal and informal) work/workers are engaged in the ecological transition, the interplay between social movements, markets, and public policy, amongst others. I look forward to discussions and building collaborations with CSO colleagues. 

 

I was also attracted by the opportunity to work at an institution with a global profile and a global commitment. Sciences Po hosts students from all over the world. I think these global perspectives enhance our understanding of contemporary social issues, and particularly ecological issues which have an inescapable global dimension. The opportunity to teach at top-notch Masters programs at Sciences Po was also an added bonus. 

On a personal note: I do not know how to drive! I somehow survived the United States for 13 years as a non-driver, but it is really nice to be in a city and country with excellent public transportation. 

What courses do you teach and what messages do you want to get across to students?

At Sciences Po, I will teach courses on Environmental Justice, and Environmental Sociology. I love teaching. The classroom is my home on any campus. 

My teaching philosophy is inspired by humanists like Paulo Freire, bell hooks, Ella Baker and others. I am to create a humanizing and energizing classroom where students integrate conceptual frameworks, historicized understandings, and careful observation to think critically about their social and environmental contexts. My goal is to equip students to evaluate and respond to socio-ecological questions through critical thinking, shared inquiry, and engaged citizenship. 

I am also particularly happy to work with Masters and PhD students who are interested in participatory and community-based research approaches, a type of pedagogy and research method in which I have a lot of experience. 

What are your upcoming projects?

I have two projects that are launching right now:

The first of these looks at the relationship between digitalization and ecological transitions. Along with researchers from Sweden, Norway, Turkey, and Japan, I am co-Principal Investigator of a successful funding bid to the Belmont Forum’s Collaborative Research Activity on Systems of Sustainable Consumption and Production, funded by the US National Science Foundation. Our team was awarded 1.3 million Euros over three years to study the digitalization of household consumption and its environmental outcomes in five countries. In this mixed-methods project, we combine theories of practice with ethnographic methods to understand everyday life and apply lifecycle analyses to quantify the impacts of digital interventions for sustainability in the domains of food and mobility. It will culminate with a series of design workshops with municipal governments, digital app designers, and civil society groups. 

Second, I am embarking on a multi-year study on informal work in the circular economy from a comparative perspective. This project will systematically explore how multinational corporations, intergovernmental organizations, and the EU frame and engage informal waste economies in their circular economy transition plans. In turn, it will explore how waste pickers and informal recyclers in Asian and African cities are co-opting, resisting, and modifying schemes to incorporate them into global recycled-value chains. Of particular interest will be the role of intermediary market and civil society actors such as global development organizations, venture capitalists, and nonprofits in mediating these evolving economic and social relations. 

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Fraudeurs, Welfare Queens, Furbetti... Controversial Figures of the Welfare State. International Perspectives

Journée d'étude - 22 mars à Sciences Po
  • Le Tricheur à l'as de carreau, Peinture de Georges de La TourLe Tricheur à l'as de carreau, Peinture de Georges de La Tour

Journée d'étude

Fraudeurs, Welfare Queens, Furbetti... Controversial Figures of the Welfare State. International Perspectives

L’expression italienne “furbetto del reddito di cittadinanza”, que l’on peut traduire par le “petit malin du revenu de citoyenneté” fait référence à un type de bénéficiaire particulièrement stigmatisé en Italie,véhiculant un ensemble de stéréotypes profondément enracinés. Il est désormais également utilisé pour désigner l’individu considéré comme oisif par excellence, profitant des aides publiques sans chercher à (ré)intégrer le marché de l’emploi, parasitant autant le contribuable, l'ensemble de la communauté des travailleurs et de travailleuses que celles et ceux à qui le système d’aides sociales serait destiné. De l’autre côté de l’Atlantique, l’équivalent du petit malin dans le contexte de l’État social américain revêt plutôt les traits d’une petite maline, sous le nom désormais bien connu de la Welfare Queen.

Cette journée d'étude, qui se tiendra à Sciences Po le 22 mars prochain réunit des communications de chercheurs et chercheuses de pays et de disciplines différentes, cherchant à questionner, cette figure du petit malin, ses variations, en ne se limitant pas nécessairement au seul périmètre des allocations. Aussi, cette journée sera l'occasion d'interroger les rapprochements et les écarts, à partir de la mobilisation d’autres secteurs et champs de l’État (minimum social, allocation adulte handicapé, chômage, etc.) mais aussi à réfléchir aux similitudes et aux contrastes qui peuvent exister avec d'autres figures et pratiques analogues. Dans quelle mesure cette figure est-elle le résultat de l’évolution des systèmes de protection sociale ? Comment influence-t-elle les dispositifs de protection, de surveillance et de répression, ainsi que les interactions entre les bénéficiaires et les agents sociaux ? Que nous apprend cette figure sur l'expérience de l'assistance, les attentes à l'égard de ceux qui en bénéficient, leur rapport au droit et leurs marges de manœuvre ?

Vendredi 22 mars de 9h à 18h30

À Sciences Po Salle François Goguel, entrée par le 27 Rue Saint-Guillaume, 75007 Paris

Formulaire pour vous inscrire


Organisateurs :

H. BOUHIRED-LACHERAF (GEMASS-Sorbonne Université)
F. GRAZIANO (Dispes - Università della Calabria)
J. OUDOT (CSO - Sciences Po)

 

 

Les conduites économiques

Nouvel épisode du podcast Objets Trouvés avec Sophie Dubuisson-Quellier
  • podcast "Objets trouvés"podcast "Objets trouvés"

#10 Les conduites économiques

L'objet de recherche de Sophie Dubuisson-Quellier, directrice de recherche au CNRS, sociologue et actuelle directrice du CSO, porte sur les conduites économiques. Elle montre comment les conduites des consommateurs sont façonnées par les entreprises qui conçoivent et mettent les produits sur le marché. Elle s'intéresse aux mobilisations portées par le monde militant et met en lumière leur utilisation d'outils empruntés au monde marchand. Elle regarde également du côté des politiques publiques qui orientent les conduites individuelles par des outils de régulation économique. Sophie détaille avec précision le cercle vicieux dans lequel nous sommes : surproduction industrielle pour baisser les coûts, nécessitant d'encourager une sur-consommation et produisant beaucoup de gaspillage : les solutions sont du côté de nouveaux modèles économiques.

Sophie revient sur son mandat au Haut Conseil pour le Climat et insiste sur la place centrale des sciences sociales sur la transition écologique, peu présentes dans les structures de l'Etat.

Lire la transcription (162 ko - PDF)

Prix des jeunes auteurices 2023 de Sociologie du Travail décerné à Charlotte Glinel (1er prix) et Noémie Morize (2e prix ex-aequo)

  • Prix des jeunes auteurices 2023 de Sociologie du Travail Prix des jeunes auteurices 2023 de Sociologie du Travail

La Revue Sociologie du Travail a décerné les Prix jeunes autrices 2023.

Le premier prix est attribué à Charlotte Glinel, en thèse à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po) sous la direction de Sylvain Brunier et Jean-Noël Jouzel (Centre de sociologie des organisations), pour son article intitulé « Marteler à coups de peinture. Une analyse des mutations du travail forestier public ». 

 

Un second prix ex-aequo est également attribué à Noémie Morize, en thèse à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po) sous la direction de Patrick Castel (Centre de sociologie des organisations) et de Cécile Fournier (Institut de recherche et de documentation en économie de la santé), pour son article intitulé « Les bons comptes ne font pas l’égalité. Le partage des rémunérations en Maison de santé ». 

 

Les deux articles seront publiés dans le numéro de avril-juin 2024 de la revue. Pour en savoir plus

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From Infrastructural Labor to Entrepreneurial Environmentalisms

Manisha Anantharaman
Séminaire Sens Écologique(s) - 14 février
  • Shutterstock/PowerUpShutterstock/PowerUp

Formé en janvier 2021, notre collectif de recherche compte actuellement dix doctorant.es du Centre de Sociologie des Organisations (CSO) et du Centre de Recherche sur les Inégalités Sociales (CRIS) qui abordent dans leur travail la question du sens écologique que certain.es acteur.ices donnent à leurs pratiques. L’objet de notre collectif de recherche est de s’interroger sur la pluralité des sens donnés à ces notions, par les acteur.ices comme par les sociologues qui les observent.

Périodicité

Un mercredi par mois, en salle CS16 de 16h à 18h à Sciences Po au 1, place Saint-Thomas 75007 Paris.

Le séminaire est ouvert à tout.e.s sur inscription (obligatoire) en remplissant le lien suivant: https://forms.gle/dxiDy8VeWdC4LvRUA

Manisha Anantharaman, Assistant professor at Sciences Po.

Titre de l’intervention :

“From Infrastructural Labor to Entrepreneurial Environmentalisms”

Résumé :

In the context of elite-dominated environmental “neoliberal sustainability” agendas that deny ecological legitimacy to the poor and favor privatization and marketization as solutions to environmental problems, how do groups who are threatened by elite-driven sustainability initiatives protect their livelihoods and interests? And what does an examination of the claims-making strategies utilized by excluded constituencies tell us about the ways in which dominant urban sustainability discourses constrain or encourage possibilities for involvement and action by highly marginalized groups? In this talk, Manisha Anantharaman will draw on her recent book Recycling Class: The Contradictions of Inclusion in Urban Sustainability, to juxtapose elite “performative environmentalism” (often (mis)labeled as sustainable consumption) with the environmental labor of the working poor to offer some reflections on the class politics of urban ecological transitions. Drawing on a long-term study in Bengaluru, she will discuss how groups representing waste pickers created a new mode of entrepreneurial environmentalism that put a spin on the environmentalism of the poor— a term usually used to describe the struggles of working-class, rural peasants and forest-dependent communities in the Global South against development and infrastructural projects that threaten their livelihoods and survival in the moment—to instead focus on how their livelihoods sustain urban environments, and discuss what we can learn more broadly about the intersections between work, mobilizations and inequality from this case.

Résister ou s’adapter ? L’autonomie menacée des radiologues et des biologistes médicaux

Antoine Leymarie, doctorant au CSO
Séminaire doctoral du 9 février 2024
  • Kenny CMK/shutterstockKenny CMK/shutterstock

Le séminaire doctoral du 9 février accueillera Antoine Leymarie, doctorant du CSO avec une présentation intitulée : Résister ou s’adapter ? L’autonomie menacée des radiologues et des biologistes médicaux : sociologie comparée de deux professions qui se comparent.

La séance se tient de 10h à 12h à la fois en présentiel à Sciences Po, en salle du Conseil et en distanciel sur zoom.

Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

Résumé:

Au début des années 2000, un mouvement de financiarisation des laboratoires privés de biologie médicale se déclenchent, provoquant de vives réactions chez les biologistes et leurs représentants. Malgré une mobilisation d’une partie de la profession et du soutien affiché d’une majorité gouvernementale, les 4000 laboratoires de ville détenus jusqu’alors exclusivement par des biologistes, sont aujourd’hui majoritairement la propriété d’un oligopole de six groupes. Le développement de ces grandes organisations, centralisées autour de plateaux techniques, doit beaucoup à l’action des fonds de Private Equity, qui ont vu dans les brèches juridiques d’une profession réglementée, l’occasion de réaliser des opérations financières à fort « effet-de-levier ». Cette histoire se prolonge désormais au- delà des frontières de la biologie : depuis quelques années, les mêmes mécanismes se montrent à l’œuvre dans la radiologie libérale. Si la logique institutionnelle semble très similaire, des différences surprenantes se font jour : la mobilisation des radiologues est plus massive, plus unitaire et se montre à plusieurs égards plus efficace. Notre approche empruntera à la sociologie des professions et des mouvements sociaux afin de comprendre les ressorts et les modalités de ces actions collectives. Aussi, nous verrons dans quelle mesure ces conflits se structurent autour d’enjeux techniques, organisationnels et d’identité professionnelle, qui participent à redéfinir les contours de l’autonomie de ces professions au sein des organisations.

Le marketing, soutien ou entrave à la transition environnementale ?

Débat du 1er février à 19h15 à Sciences Po
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Le marketing, soutien ou entrave à la transition environnementale ? Apport de la sociologie au débat.

Débat autour de l'ouvrage : Sociologie du marketing de Kevin Mellet (La découverte, collection repères, 2023).

Jeudi 1er février de 19h15 à 21h15, à Sciences Po, Amphithéatre Erignac, 13 rue de l'Université 75007 Paris

Lien pour vous inscrire

Evènement dans le cadre des Jeudis de l'EMI - École du management et de l'impact de Sciences Po.

Le marketing regroupe un vaste ensemble de métiers, de savoirs et d'outils, qui étend son emprise sur nous. Mais qu'est-ce que le marketing ? Comment s'est-il construit, diffusé, imposé ? Qui sont ses professionnels, ses spécialistes ? Comment influencent-ils l'économie et la société ? Depuis une quarantaine d'années, des sociologues se sont intéressés au marketing qui, comme discipline et ensemble de techniques et savoir-faire opérationnels, a continué de se développer et de se spécialiser au fil des décennies. L'objectif de cet ouvrage est de présenter les principaux apports de ces travaux et de les associer aux concepts voisins de la sociologie (la consommation, le marché, l'entreprise, la culture).

Nos invités :

Franck Aggeri, professeur de gestion à l’Ecole des Mines, Centre de Gestion Scientifique 

Elisabeth Laville, fondatrice du cabinet de conseil UTOPIES

Kevin Mellet, Assistant professor à Sciences Po et affilié au CSO & à l'EMI (auteur)

Laetitia Vasseur, cofondatrice et déléguée générale de l’association Halte à l'Obsolescence programmée (HOP)

Le débat est animé par Florent Bonaventure, Directeur exécutif de l'École du management et de l'impact

Qu'est-ce que la FNSEA, le syndicat qui porte la colère des agriculteurs?

Éléments de réponse avec Jean-Noël Jouzel sur Franceinfo
  • Actualité GERARD BOTTINO/SHUTTERSTOCKActualité GERARD BOTTINO/SHUTTERSTOCK

Qu'est-ce que la FNSEA, le syndicat qui porte la colère des agriculteurs ?

Le mouvement des agriculteurs prend de l'ampleur en France et mobilise l'exécutif. Lundi, Gabriel Attal reçoit les principaux syndicats agricoles, que sont la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs.

Par Camille Laurent - Radio France

La FNSEA, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, porte-voix des agriculteurs. Le principal syndicat agricole est en première ligne pour exprimer la colère de la profession. Il est reçu, avec les Jeunes Agriculteurs (JA), par le Premier ministre, lundi 22 janvier. Plus tôt, son président, Arnaud Rousseau, a promis sur France Inter que "dès aujourd'hui et toute la semaine et aussi longtemps qu'il sera nécessaire, un certain nombre d'actions vont être menées". Que représente ce syndicat agricole, souvent qualifié de "puissant", qui inquiète l'exécutif ? Éléments de réponse avec Jean-Noël Jouzel, sociologue, spécialiste du monde agricole. Il est directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre de sociologie des organisations à Sciences Po Paris, et auteur du livre L'Agriculture empoisonnée, Le long combat des victimes des pesticides.

Lire la suite : https://www.francetvinfo.fr/economie/crise/blocus-des-agriculteurs/qu-est-ce-que-la-fnsea-le-syndicat-qui-porte-la-colere-des-agriculteurs_6319698.html

Globalisation, Competition, and the Transformation of German Universities since the 1970s

Alexander Mayer, University of the Bundeswehr
Séminaire "Enseignement supérieur et recherche" - 1er février 2024
  • natatravel/shutterstocknatatravel/shutterstock

Le séminaire "Enseignement supérieur et recherche" accueille le jeudi 1er février 2024, Alexander Mayer, University of the Bundeswehr (PI of a DFG research project on 'A cultural history of meritocracy and social mobility, 1850-1975'). Le titre de son intervention :

Globalisation, Competition, and the Transformation of German Universities since the 1970s

Résumé :

Starting in 2005, the ‚Exzellenzinitiative‘, a government programme that aimed at creating a few globally competitive elite universities, marked a radical shift in the history of German universities. This presentation will analyse the causes of this shift, which can be traced back to the 1970s, and show how German universities have responded to new forms of competition by transforming themselves - not without conflict - into organisational actors.

Le séminaire prend la forme d'un webinaire de 12h30 à 14h.

Lien d'inscription

Contacts : Jérôme Aust ; Christine Musselin.

Instrumentation et démocratisation : analyse des choix d'instruments de participation du public et de leurs effets

Charlotte Halpern, CEE Sciences Po
Séminaire axe Action publique et transformations de l'Etat - 26/01
  • Peter Adams Photography/shutterstockPeter Adams Photography/shutterstock

La prochaine séance du séminaire de l'axe Action publique et transformations de l'Etat est fixée au vendredi 26 janvier et aura pour invitée, Charlotte Halpern, chercheuse en science politique au Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po.

La séance se tient de 10h à 12h à la fois en présentiel à Sciences Po, en salle K.011 et en distanciel sur zoom.

Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

Titre

Instrumentation et démocratisation : que nous apporte l'analyse des choix d'instruments de participation du public et de leurs effets?

Résumé

Cette présentation contribue aux travaux sur le lien entre choix des instruments d'action publique et démocratie du public à partir de la notion d'instrumentation. Celle-ci permet de dépasser une analyse en termes d'efficacité ou de démocratisation, et de faire sens des effets observés sur les processus de politiques publiques en termes d'inertie et de restructuration. Différents exemples issus d'enquêtes empiriques portant sur le lien entre mobilisations et politiques publiques, principalement dans le domaine des politiques d'environnement et d'infrastructures seront mobilisés.

Affaire du sang contaminé par le VIH :

Comment et pourquoi la maladie s'est transformée en crise en France et non aux États-Unis
Débat le 6 février à 17h30 à Sciences Po
  • ktsdesign/SHUTTERSTOCKktsdesign/SHUTTERSTOCK

Affaire du sang contaminé par le VIH : comment et pourquoi la maladie s'est transformée en crise en France et non aux États-Unis.

Débat autour de l'ouvrage : The Social Production of Crisis. Blood, Politics, and Death in France and the United States de Constance A. Nathanson et Henri Bergeron.

Date : 6 février 2024 de 17h30 à 19h à Sciences Po, salle Goguel, 27 rue Saint-Guillaume 75007 Paris.

Lien vers le formulaire d'inscription : https://forms.gle/aPPy8cQrBmADJCUXA

Evènement en partenariat avec le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) de Sciences Po

When does epidemic disease disrupt society to the point where it becomes a political crisis? In the early 1980s, almost unnoticed in the larger drama that was AIDS, over half of hemophiliacs and a large number of blood transfusion recipients were infected with toxic blood contaminated with HIV. The French public's "discovery" of this catastrophe in the early 1990s created a transformative political crisis; this same discovery in the United States went largely unnoticed.

In The Social Production of Crisis, Constance A. Nathanson and Henri Bergeron focus on a profoundly troubling story to present a detailed case comparative analysis not only of the catastrophe itself and its multiple retrospective interpretations but also of its intimate connection to the history and organization of blood as a consumer product in each country.

Nos invités :

Sophie Chauveau, Professeure en histoire des sciences et des techniques et secrétaire générale adjointe auprès du préfet de la Martinique

Emmanuel Henry, Professeur des Universités à l'Université Paris Dauphine - PSL

Didier Tabuteau, Fondateur et responsable de la chaire santé de Sciences Po de 2006 à 2018.

En présence des auteurs, Constance A. Nathanson et Henri Bergeron.

L'échange est animé par Olivier Borraz, directeur de recherche au CNRS rattaché au CSO et co-fondateur de CrisisLab.

La fabrique des enquêtes sociales. Lectures croisées

Table ronde organisée par la revue Le Mouvement social avec M-E. Chessel
13 février à Sciences Po
  • Actualité Mouvement socialActualité Mouvement social

La fabrique des enquêtes sociales. Lectures croisées

Table ronde organisée par la revue Le Mouvement social

Mardi 13 février, 14h45-16h45

À Sciences Po, 9 rue de la chaise, salle 907 et à distance sur zoom

 

Les enquêtes sociales, sources de première importance pour les historiens des sociétés européennes et mondiales, sont aussi des objets d’études en soi. L’ouvrage collectif dirigé par Éric Geerkens, Nicolas Hatzfeld, Isabelle Lespinet-Moret et Xavier Vigna, autour des enquêtes ouvrières en Europe (2019), et le numéro 283 du Mouvement social, consacré aux enquêtes sur la consommation et les conditions de vie (2023), en sont deux récentes illustrations.

Ces volumes questionnent tous deux les enquêtes dans leurs conditions intellectuelles et matérielles de production, leurs fins politiques ou administratives ; ils interrogent enfin le perfectionnement de leurs méthodes, notamment au XXe siècle. Cette table ronde propose de faire dialoguer ces deux publications en insistant sur la variété des contextes de l’enquête, en Europe et dans le monde, et sur les modalités concrètes de leur fabrique. Elle rassemblera plusieurs auteurs et autrices de ces volumes.

Intervenants :

Marie-Emmanuelle Chessel (CNRS, CSO, Sciences Po)

Eric Geerkens (Université de Liège)

Morgane Labbé (EHESS, CRH)

Ariane Mak (Université Paris Cité, LARCA)

Xavier Vigna (Université Paris Nanterre, IDHES)

Modération :
Antoine Perrier (CNRS, Centre Jacques Berque)

Références bibliographiques :

Elite and Sustainable? Community Initiative for Sustainable Consumption among the Urban Rich in China

Mallory Zhan, post-doctorante au CSO
Séminaire “Sens écologique(s)” - 24/01 à Sciences Po
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Pour la prochaine séance du séminaire Sens écologique(s), nous accueillons Mallory Zhan (Université de Genève) et post-doctorante au CSO le mercredi 24 janvier 2024 de 16h à 18h, en salle K.008.

Le séminaire est ouvert à tout.e.s sur inscription (obligatoire) en remplissant le lien suivant: https://forms.gle/dxiDy8VeWdC4LvRUA

Titre de l’intervention :

Elite and Sustainable? Community Initiative for Sustainable Consumption among the Urban Rich in China

Résumé :

In this seminar, Mallory Xinyu Zhan will introduce her postdoctoral research project targeting the issue of elite consumption in China. Through partnership with local environmental groups in selected Chinese cities, this research will engage with affluent Chinese citizen-consumers in co-designing a community initiative for sustainable consumption, which will target the disruption of a set of collectively-identified high-emitting consumption practices (e.g., frequent air travel, intensive energy usage, meat-based diet, etc.), toward the promotion of sufficiency-oriented lifestyles at the local level.

Présentation et texte en anglais, échanges en anglais et français.

Les transitions sociales-écologiques : Analyses et politiques

Séminaire CSO-OFCE-CEE - 07/02 à Sciences Po
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Séminaire inaugural Social–Ecological Transitions

Les transitions sociales-écologiques : Analyses et politiques

Anne-Laure Beaussier (CSO), Éloi Laurent (OFCE), Bruno Palier (CEE)

7 février 2024 de 9h30 à 13h, à Sciences Po, Salle K.011, 1 Place Saint-Thomas d'Aquin 75007

Les enjeux sociaux des transitions écologiques (climat, biodiversité, écosystèmes, ressources) apparaissent de plus en plus centraux dans les publications académiques comme dans les politiques publiques à tous les niveaux de gouvernements. Du côté académique, un nombre croissant de publications et projets croisent les enjeux d’inégalités et de dégradations environnementales (Chancel, 2022 ; Laurent, 2022) mettent en lumière les possibles conflits distributifs pouvant naitre des politiques de réduction des émissions de CO2, tout comme les inégalités produites par les politiques climatiques (Boyce, 2018). Le potentiel régressif des politiques d’atténuation, telles que les taxes sur le carbone (Zachmann et al., 2018) fait notamment l’objet d’une attention croissante à mesure que se matérialisent les risques sociaux associés à de telles politiques, pour les ménages à faible revenu mais aussi pour ceux « juste au-dessus » (Beaussier, Chevalier, Palier 2024).

Ces travaux ont récemment alimenté des débats universitaires nourris sur les politiques de « transition juste » (Garcia-Garcia et al., 2022 ; Bauler et al. 2021) susceptibles de concilier protection de l’environnement et bien-être social, soulignant la nécessité d’aligner politiques climatiques et sociales (Duit, Feindt et Meadowcroft, 2016 ; Gough, 2016), s'efforçant de définir un « État-providence soutenable » (Büchs, 2021 ; Hirvilammi et al., 2023) voire un « État social-écologique » (Laurent, 2024) au sein duquel se déploieraient des « politiques éco-sociales » (Mandelli, 2022).

Rassemblant des chercheur(e)s de plusieurs laboratoires de Sciences po de disciplines diverses (science politique, économie, humanités environnementales, sociologie, etc.), ce workshop constitue le premier acte d’une série d’évènements qui se dérouleront à Sciences Po à partir du premier semestre 2024 sur la question des transitions sociales-écologiques dans le cadre de l’initiative SET (social-ecological transitions) portée par l’OFCE, le CEE et le CSO. Il vise à encourager les collaborations entre chercheur(e)s intéressé(e)s par ces questions, au-delà des frontières disciplinaires ou institutionnelles et proposera un tour d’horizon des travaux menés en interne et en externe.

Cette première session sera ainsi l’occasion de discuter deux présentations proposant un état des lieux de la recherche sur les politiques éco-sociales (M. Mandelli) et un retour sur les travaux du Haut Comité pour la transition juste mis en place par le gouvernement fédéral belge (A. Fransolet). Ces interventions seront discutées et prolongées par une table ronde consacrée aux recherches en cours sur les enjeux sociaux des transitions environnementales en vue de mettre en valeur les différentes approches en présence et les possibles synergies auxquelles elles pourraient aboutir. 

PROGRAMME

9h30-9h45 

Accueil et café

9h45-10h

Introduction : l’initiative SET, intention et programme 2024


Anne-Laure Beaussier, Éloi Laurent, Bruno Palier

10h – 10h30

State of the art of the research on eco-social policies


Matteo Mandelli (LIEPP)

10h30 – 11h00

Retour sur les travaux du Haut Comité pour une transition juste


Aurore Fransolet (ULB)

11h – 11h15 

Coffee break

11h15 – 12h15

Roundtable

Les enjeux sociaux des transitions environnementales: vers un agenda de recherche interdisciplinaire

Pierre Charbonnier (CEE) 

Sophie Dubuisson Quellier (CSO)

Charlotte Halpern (CEE)

Joost De Moor (CEE)

Mattieu Saujot (IDDRI)

Eloi Laurent (OFCE)

Bruno Palier (CEE)

Modération : Anne-Laure Beaussier (CSO)

12h15-12h30

Conclusion et pistes pour la suite

12h30

Déjeuner

Déléguer pour verdir ? Sous-traitance et transition écologique dans les mondes agricoles

Paule Yacoub, doctorante au CSO
Séminaire doctoral du 19 janvier 2024
  • Gornostai/ShutterstockGornostai/Shutterstock

Le séminaire doctoral du 19 janvier accueillera Paule Yacoub, doctorante du CSO dont l'intervention a pour titre : Déléguer pour verdir ? Sous-traitance et transition écologique dans les mondes agricoles.

La séance se tient de 10h à 12h à la fois en présentiel à Sciences Po, en salle Goguel et en distanciel sur zoom.

Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

Résumé :

Phénomène ancien mais peu étudié, la délégation du travail en agriculture prend aujourd’hui de l’ampleur et concerne autant les tâches administratives que les travaux dans les champs. Cette délégation s’accompagne d’un transfert d’un certain nombre de risques et occasionne une reconfiguration des pratiques productives autour de machines toujours plus sophistiquées. En parallèle de cette dynamique, les réglementations sanitaires et environnementales ciblant le secteur agricole se multiplient depuis les années 1990s. Mais ces normes, ainsi que les politiques publiques de transformation des pratiques agricoles prennent peu en compte les enjeux de sous-traitance. Pourtant la délégation du travail occasionne une reconfiguration des prises de décision dans les exploitations, et impose d’adapter le contrôle des pratiques. Dans ce contexte, nous chercherons à montrer comment les acteurs de la sous-traitance agricole se font travailleurs de l’environnement. La conception de ce terme est ici volontairement large, car les acteurs étudiés ne se cantonnent pas aux activités agricoles et sont impliqués dans la gestion des espaces ruraux.

En nous intéressant au travail politique des représentants institutionnels de ces acteurs et à leur relation avec les services de l’Etat à différentes échelles, nous verrons comment la mise en œuvre des politiques de transition agroécologique en fait des intermédiaires plus ou moins voulus de l’action publique. A travers l’étude du travail mécanisé quotidien, nous montrerons comment les réglementations environnementales et sanitaires ciblant les agriculteur.ices reconfigurent par la même occasion les pratiques des organisations sous-traitantes

Les institutions au prisme des réseaux de personnes et d'organisations

Nouvel épisode du podcast Objets Trouvés avec Emmanuel Lazega
  • podcast "Objets trouvés"podcast "Objets trouvés"

#9 Les institutions au prisme des réseaux de personnes et d'organisations

Emmanuel Lazega, professeur des universités à Sciences Po et affilié au CSO, s'intéresse à l’analyse de réseaux inter-personnels et inter-organisationnels, c'est-à-dire à la vie relationnelle qui s’établit au sein des collectifs et aux relations qu’ils entretiennent. Ces mécanismes collectifs constituent ce que Emmanuel appelle le capital social du collectif qu'il a étudié dans un cabinet d'avocats d'affaires, puis sur d'autres terrains comme des institutions publiques-privées.
Emmanuel alerte sur l'avenir de la sociologie publique face aux grandes plateformes qui détiennent des données de réseaux sur le fonctionnement des institutions, qu'il estime être une menace pour la démocratie.

Lire la transcription (PDF - 173 Ko)

Parution : L'agriculture empoisonnée. Le long combat des victimes des pesticides

Jean-Noël Jouzel, Giovanni Prete (Presses de Sciences Po)
  •  L'agriculture empoisonnée L'agriculture empoisonnée

L'agriculture empoisonnée. Le long combat des victimes des pesticides

Jean-Noël Jouzel et Giovanni Prete, Maître de conférences en sociologie à l'Université Paris 13, IRIS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux) et chercheur associé au CSO.

Ce livre, fruit d'une enquête menée pendant plus de dix ans, raconte le difficile cheminement des exploitants agricoles pour se dire victime et obtenir réparation.

Le 19 mars 2011, une dizaine d'agriculteurs se retrouvent à Ruffec. Ils sont accueillis sur l’exploitation céréalière de Paul François, atteint de troubles neurologiques à la suite d’une intoxication par un herbicide sept ans plus tôt. Les autres agriculteurs présents souffrent également de pathologies chroniques lourdes. Ce jour-là est créée Phyto-victimes, première association française d’agriculteurs victimes des pesticides. Rien ne prédisposait ces exploitants, partie prenante d’un système agricole fondé sur l’utilisation massive de produits phytosanitaires, à s’engager dans une telle action collective. Ce livre pointe le rôle décisif joué par les proches familiaux mais aussi l’importance des alliés objectifs dans la mobilisation, médecins, syndicalistes, militants environnementalistes, avocats, journalistes, scientifiques, issus de mondes parfois très distants les uns des autres.

À travers cette histoire à la fois intime et politique, il montre les effets sur le long terme d’une agriculture intensive toujours dominante aujourd’hui.

Site des Presses de Sciences Po 

Prix doctoriales RT12-Revue Française de Socio-Economie 2022-2023 décerné à Nathan Rivet

L’État au défi de la privatisation de ses prisons
  • Actualité CSOActualité CSO

La Revue Française de Socio-Economie décerne le Prix doctoriales RT12-RFSE 2022-2023 à Nathan Rivet pour son article :

À la recherche de la concurrence. L’État au défi de la privatisation de ses prisons.

Résumé :

En se fondant sur l’étude des relations qu’entretiennent l’administration pénitentiaire et ses prestataires privés au sein des partenariats public-privé introduits en prison au cours des années 1990, cet article éclaire les effets inattendus d’un processus de privatisation de l’action de l’État. Alors que de nombreuses recherches ont souligné l’expansion du marché au sein de l’action publique, le cas du ministère de la Justice révèle la dynamique ambivalente d’une marchandisation espérée, mais partiellement déçue. D’un côté, l’État coconstruit avec les entreprises privées le dispositif marchand afin de pérenniser leur présence sur ce secteur stratégique et d’assurer un minimum de concurrence. De l’autre, malgré une dépendance accrue vis-à-vis de l’oligopole de prestataires qui s’est structuré au fil des années, l’État tente de conserver sa place de régulateur et de décideur au sein de ses prisons en accroissant le contrôle de ses prestataires. Cette tension entre dépendance et contrôle aboutit à une politique de régulation en partie contraire aux croyances économiques qui avaient motivé la privatisation des prisons en première instance. Elle témoigne des contradictions et intérêts divergents au sein de l’administration qui, dans une politique publique en action, travaillent le mythe du marché et de ses vertus.

Résister contre l’obsolescence des biens domestiques

Nouvel épisode du podcast Objets Trouvés avec Julie Madon
  • podcast "Objets trouvés"podcast "Objets trouvés"

#8 Résister contre l’obsolescence des biens domestiques

Julie Madon, jeune chercheuse, présente sa thèse de sociologie consacrée à l'obsolescence programmée des biens domestiques (équipements électriques et électroménagers, meubles, vêtements…). Elle définit ce qu'elle appelle les pratiques de longévité des objets et se concentre sur les individus et leur manière de faire durer leurs biens. Elle nous livre le parcours d'une enquêtée qui découvre de nouvelles pratiques de consommation bien loin de son milieu social d'origine. Lire la transcription (PDF -144 Ko)

Écoutez le podcast sur votre plateforme d'écoute préférée (Apple podcast, Spotify, Deezer, Podcast Addict, Amazon,...)

Gestion de l'incertitude et délégation des risques dans les chaînes de production de l'Intelligence Artificielle

Maxime Cornet, ATER à Sciences Po
Séminaire Axe Travail, emploi et professions - 22/12
  • PeopleImages.com - Yuri A/shutterstockPeopleImages.com - Yuri A/shutterstock

Le Séminaire Axe Travail, emploi et professions du 22 décembre reçoit Maxime Cornet, ATER à Sciences Po et rattaché au CSO.

Son intervention s'intitule :

Gestion de l'incertitude et délégation des risques dans les chaînes de production de l'Intelligence Artificielle: Enquête sur l'externalisation du travail de la donnée entre la France et Madagascar.

Résumé :

Dans un contexte où on observe une accélération de la circulation de données liée à l'émergence de technologies numériques, et en particulier à l'introduction de systèmes d'intelligence artificielle (IA) dans des biens et services commerciaux, l'objectif de la présentation est de questionner les enjeux liés à la production de ces données. Si la littérature souligne bien les enjeux liés à l'externalisation croissante − Souvent dans des pays dits du Sud − des tâches de production, traitement, nettoyage, et mise en circulation des données, peu d'études se penchent sur les processus de production en eux même. En s'appuyant sur un travail de terrain mené entre Paris et Antananarive, Maxime Cornet propose de réinscrire ce travail de la donnée, d'abord dans un marché du travail globalisé, puis d'essayer de saisir ce que disent les processus de production de la nature même de l'IA.

La séance se tient de 10h à 12h à la fois en présentiel à Sciences Po, sur le campus Saint-Thomas, salle K.011 et en distanciel sur zoom.

Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

Thinking through permafrost

Conference on January 25
  • By ElberlingBy Elberling

THINKING THROUGH PERMAFROST

Sciences Po Conference organized by: Sabine Dullin (Sciences Po CHSP) and Anastasiya Halauniova (Sciences Po CSO, Bruno Latour Fund).

On 25 january from 14:00 to 19:00pm at Sciences Po, Salle Goguel, 27 rue Saint-Guillaume 75007 Paris


Today, permafrost undergoes a remarkable revival. Journalists, scientists, citizens, and politicians­everyone appears to be invested in preventing the deterioration of this Arctic ground.

What unites these emerging accounts of permafrost is an acknowledgement of its 'sudden' global visibility. One gets the impression that permafrost has not been a matter of concern up until very recently. But where was permafrost before?

ln this hybrid workshop, we will explore alternative ways to think through permafrost that engage with its multiple essences-an environ mental object, a livelihood, an infrastructure, a scientific matter-that have been evident and meaningful for some peoples for centuries.

Our goal is to contribute to an understanding of permafrost that moves beyond recognizing it as a mere surface or a hazard. Indeed, what is permafrost in the actual practices of living, dwelling, building, moving, monitoring, researching, and policy-making?

Program

■ 14:00-14:15
Opening Remarks by Sabine DULLIN (CHSP) and Anastasiya HALAUNIOVA (CSO Bruno Latour Fund)

■ 14:15-15:00
Susanna GARTLER (University of Vienna, anthropologist)
What does Permafrost Mean to You? lnuvialuit and Gwich'in First Nation Knowledge Holders' Perceptions of a Thawing Relation
Discussants: Ruslan SHAKHMATOV (Hokkaido University, geoscientist), Hiroki TAKAKURA (Tohoku University, anthropologist)

■ 15:00-15:45
Charlotte WRIGLEY (University of Stavanger, geographer)
Microbial Matters: Permafrost Worldmaking with Unwanted Others
Discussants: Sandrine REVET (Sciences Po CERI, anthropologist); Aleksandr NOGOVITCYN (Hokkaido University, oiogeochemist)

■ 15:45-16:30
Anastasiya HALAUNIOVA (Sciences Po CSO, Bruno Latour Fund, sociologist)
Embracing Degradation: Monitoring Thermal State(s) of Permafrost(s) in Practice
Discussants: Katja DOOSE (University of Freiburg, historian), Florence MAGNIN (Université Savoie Mont-Blanc, geomorphologist)

[30mn Coffee and tea break]

■17:00-17:45
Sabine DULLIN (Sciences Po CHSP, historian)
Sakha, the Land of the Permafrost: Taiga Ecosystem and Sovereignty of the Republic
Discussants: Go IWAHANA (University of Fairbanks (Alaska), geocryologist), Natalia DOLOISIO (Utrecht University, anthropologist)

■ 17:45-18:30
Pey-Yi CHU (Pomona College (USA), historian)
Confronting the Coloniality of Permafrost
Discussants: Giacomo PARRINELLO (Sciences Po CHSP, historian), Florence MAGNIN (Université Savoie Mont-Blanc, geomorphologist)

■ 18:30
Concluding discussion with Jérôme GAILLARDET (IPGP) and Charlotte HALPERN (Sciences Po, LIEPP)

Bilan de santé économique: l'OCDE et la quantification internationale du 'trou de la Sécu', 1972-2019

Constantin Brissaud, chercheur associé au SAGE
Séminaire Axe savoir, sciences et expertise - 8 décembre 2023
  • Gerard Bottino/ShutterstockGerard Bottino/Shutterstock

Le séminaire de l'Axe savoir, sciences et expertise reçoit Constantin Brissaud, chercheur associé au SAGE (Sociéte, Acteurs, Gouvernement en Europe) le vendredi 15 décembre :

Bilan de santé économique: l'OCDE et la quantification internationale du 'trou de la Sécu', 1972-2019.

Résumé :

L'Organisation de Coopération et de Développement Économiques a produit, au début des années 1970, la nomenclature aujourd'hui mondialement utilisée pour évaluer le "trou de la Sécu" dans les pays du monde. Comment se fait-il que la nomenclature dominante pour évaluer un objet social -- comme la santé --, ait été produite dans une organisation internationale économique, et qui plus est une organisation internationale limitée aux pays du Nord économique -- comme l'OCDE --, au lieu de la plus attendue Organisation Mondiale de la Santé ?

La communication propose une réponse agonistique et structurale aux questions du pouvoir des savoirs, des sciences ou de l'expertise, notamment économiques. Elle croise analyse d'archives de l'OCDE et de l'OMS, entretiens, observations de réunions, et données quantitatives pour saisir l'enrôlement d'acteurs puissants dans le programme réformateur mené par un petit groupe d'agents de l'OCDE au début des années 1970. Elle éclaire ce faisant les ressorts de la convergence libérale des systèmes de protection maladie.

La séance se tient de 10h à 12h à la fois en présentiel à Sciences Po, sur le campus Saint-Thomas, salle K.011 et en distanciel sur zoom.

Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

L'Etat, ses publics et leurs vaccins. Sociohistoire des vaccinations sexuelles (1990-2023)

Cécile Lavier, doctorante au CSO
Séminaire doctoral du 8 décembre 2023
  • Numstocker/shutterstockNumstocker/shutterstock

Le 8 décembre, Cécile Lavier, doctorante au CSO, fait une présentation au séminaire doctoral :

L'Etat, ses publics et leurs vaccins. Sociohistoire des vaccinations sexuelles (1990-2023)

Résumé :

La pandémie de Covid-19 a remis au centre du débat public la politique vaccinale française. Source de nombreuses controverses sociales, scientifiques et politiques, la question de la vaccination met en jeu le rapport des citoyen-ne-s aux institutions sanitaires et aux pouvoirs publics, et la capacité de l'Etat de mener à bien des politiques de santé publique de grande ampleur en s'appuyant sur des professions libérales . Cette recherche vise à analyser dans une perspective socio-historique les trajectoires particulières des vaccinations contre l'hépatite B et les papillomavirus. A la croisée des sociologies de la santé, des sexualités et de l'action publique, elle s'intéresse aux acteur-ice-s qui se sont mobilisés pour l'élaboration et la mise en œuvre de ces politiques, et aux évolutions de leur compréhension de ces enjeux.

La séance se tient de 10h à 12h à la fois en présentiel à Sciences Po, sur le campus Saint-Thomas, salle K.011 et en distanciel sur zoom.

Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

L’université qui vient. Un nouveau régime de sélection scolaire

Cédric Hugrée (Cresppa-CSU) et Tristan Poullaouec ( CENS)
Séminaire "Enseignement supérieur et recherche" - 19/12/2023
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Le séminaire "Enseignement supérieur et recherche" de Sciences Po, lancé en 2001, est organisé par le CSO sous la co-responsabilité de Jérôme Aust et de Christine Musselin. Il a pour objectif de permettre la présentation et la discussion de recherches menées en France, mais aussi en Europe et dans d'autres régions du monde, sur l'enseignement supérieur et la recherche. Il s'adresse et est ouvert à tous les experts, praticiens, chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, intéressés par ces questions.

Le séminaire prend la forme d'un webinaire et se tient une fois par mois, un mardi ou un jeudi de 12h30 à 14h.

Mardi 19 décembre 2023

Cédric Hugrée (Chargé de recherche CNRS au Cresppa-CSU) et Tristan Poullaouec (Maître de conférences au CENS, Université de Nantes).

L’université qui vient. Un nouveau régime de sélection scolaire (livre paru chez Raisons d’agir en 2022)

Jamais la France et son système scolaire n'ont autant diplômé et pourtant jamais les savoirs n'ont été aussi inégalement transmis. Comment comprendre cette profonde contradiction ? En prenant appui sur une série d'enquêtes quantitatives, cet ouvrage envisage ces deux tendances comme l'expression d'un nouveau régime de sélection scolaire apparu au tournant des années 2000. Il se concentre sur les étudiants des premiers cycles universitaires pour comprendre les ressorts de la prolongation des études dans les familles des classes populaires, pour étudier les processus de ruptures universitaires auxquelles ils restent les plus exposés mais aussi les différents parcours par lesquels une large part d'entre eux parviennent à obtenir une licence. Il aborde enfin la dégradation des conditions d'embauche et de rémunération des diplômés de l'université depuis une quinzaine d'années. Replaçant la transmission des savoirs au centre de la question étudiante, les résultats de ces investigations invitent à redéfinir les termes du débat sur l'université. Pour dépasser l'opposition embarrassante entre la liberté pour tous les bacheliers de choisir l'université et le maintien de la sélection scolaire dans leurs parcours d'études, il faut bien nommer les obstacles qui les empêchent d'étudier correctement. En érigeant les ratés du système scolaire en principe d'organisation des études supérieures, Parcoursup apparaît ainsi comme une réponse des pouvoirs publics entérinant le renoncement à la démocratisation de l'enseignement supérieur tout en maintenant les objectifs formels de la politique éducative.

Projet « Politique de la machine agricole » sélectionné par CNRS Sciences humaines & sociales

  • Scharfsinn/shutterstockScharfsinn/shutterstock

Le projet « Politique de la machine agricole. Quelle reproductibilité pour une enquête de sciences sociales co-construite avec des professionnels ? » géré par Sylvain Brunier a été sélectionné par CNRS Sciences humaines & sociales. L'institut a lancé un appel à projet au printemps 2023 intitulé « science et/en société » afin d’encourager les recherches co-construites. L'objectif est de mettre l’accent sur les méthodologies élaborées en amont d’une recherche partagée. Sur les vingt-six projets soumis, huit ont été retenus.

Le projet de Sylvain Brunier a pour ambition de réaliser également une enquête collective reposant, cette fois-ci, sur des binômes paysanne-chercheur/chercheuse.

Voir la page de l'institut CNRS Sciences humaines & sociales

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La formation linguistique des immigrant·es. Sociologie du travail associatif de l’intégration

Ulysse Bical, doctorant au CSO
Séminaire doctoral du 1er décembre 2023
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Le 1er décembre, Ulysse Bical, doctorant au CSO, fait une présentation au séminaire doctoral :

La formation linguistique des immigrant·es. Sociologie du travail associatif de l’intégration.

Résumé :

L’apprentissage de la langue française s’est imposé, depuis le début des années 2000, comme étalon de mesure de « l’intégration » des personnes étrangères en France : des exigences linguistiques croissantes régissent désormais leurs « carrières de papier » (Spire 2005). Dans le même temps, l’État participe à mettre à leur disposition des formations (quasi-) gratuites, dont la mise en œuvre est déléguée au secteur associatif par marchés publics et subventions. En mobilisant des méthodes d’enquête mixtes (sociohistorique, ethnographique, quantitative), cette recherche interroge le « travail de l’intégration » tel qu’il est prescrit par l’État et mis en œuvre par les associations, et la place de l’apprentissage du français dans les trajectoires administratives et professionnelles des immigrant·es récemment arrivé·es en France.

La séance se tient de 10h à 12h à la fois en présentiel à Sciences Po, sur le campus Saint-Thomas, salle K.011 et en distanciel sur zoom.

Si vous souhaitez y assister, merci de contacter Samia Ben.

Pour une révolution dans l’entreprise ?

Autour du roman graphique "Hé Patron !" 29 novembre à 19h à sciences Po
  • Dave HackettDave Hackett

Rencontre exceptionnelle

Pour une révolution dans l’entreprise ? L’entreprise au coeur de la liberté des travailleurs et du respect des limites planétaires 

mercredi 29 novembre de 19 à 21h à Sciences Po, Amphithéâtre Leroy-Beaulieu-Sorel 27 rue Saint-Guillaume, 75007, Paris

Rencontre exceptionnelle entre

  • Sophie Binet (secrétaire générale de la CGT),
  • Claire Nouvian (fondatrice et directrice de Bloom, Prix Goldman de l’Environnement 2018)
  • et l’équipe du roman graphique "Hé Patron ! Pour une révolution dans l’entreprise" qui vient de paraître au Seuil, parmi lesquels le professeur Pierre François (Sciences Po).

Livre original, entreprise intellectuelle et artistique hors du commun, les oratrices et orateurs se retrouveront autour du roman graphique ""Hé Patron !" pour échanger sur le rôle de l’entreprise au service d’un futur démocratique et durable. Si nous voulons d’un modèle d’entreprise qui se préoccupe de l’avenir des personnes qui travaillent et de la planète, alors il nous faudra... une révolution dans l’entreprise ?

Débat sous la présidence d’Aline Leclerc (reporter, Le Monde).

Inscription gratuite mais obligatoire : formulaire d'inscription (public interne et externe)

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LIVRE BLANC

La juste indemnisation des élus
Didier Demazière et Rémi Lefebvre
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Débattre d'une juste indemnisation des élus

Enjeux, critères, propositions

L’indemnisation des mandats suscite des controverses récurrentes. Des jugements contradictoires s’affrontent, les élus étant considérés par les uns comme surpayés par les autres comme sous-payés. La question de la juste indemnisation des élus est effectivement centrale pour le fonctionnement des démocraties. Mais elle est alimentée par les passions et les idéologies, tant l’ignorance sur les règles d’indemnisation des mandats est persistante. Notre objectif ici est expliciter les critères et niveaux d’indemnisation et au-delà de permettre un débat raisonné sur une question essentielle. Nous commençons par clarifier les principes organisant l’indemnisation des mandats. Ensuite nous présentons un état de l’indemnisation, qui fait apparaitre une grande variabilité des montants des indemnités et de fortes inégalités entre élus, en fonction des mandats détenus et des cumuls éventuels. A partir d’une meilleure connaissance des situations des élus, nous explorons pour finir des critères et principes renouvelés de calcul des indemnités qui pourraient être discutés dans une perspective réformatrice. Tout au long de notre analyse nous formulons des propositions et pistes de réflexion afin d’alimenter un débat que nous appelons de nos vœux.

Lire le livre blanc de Didier Demazière, directeur de recherches au CNRS et Rémi Lefebvre, professeur de science politique sur le site de l'Observatoire de l'Ethique Publique (juin 2023) :

https://www.observatoireethiquepublique.com/nos-propositions/livres-blancs/livres-blancs-debattre-dune-juste-indemnisation-des-elus.html

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Prix des médicaments : la température monte

Etienne Nouguez sur France Culture
  • Actualité CSOActualité CSO

A l’approche de l’hiver 2023, les pénuries de médicaments persistent. Elles sont en partie déterminées par le prix des médicaments, lui-même issu d'un rapport de force entre industries pharmaceutiques et pouvoirs publics.

Avec Etienne Nouguez 

Ecouter l'émission sur France Culture.

 

  • Pour aller plus loin

Etienne Nouguez : Des médicaments à tout prix : sociologie des génériques en France (Presses de Sciences Po, 2017)

Etienne Nouguez : "Administrer le juste prix des médicaments : entre gouvernement des valeurs et gouvernement des conduites", Regards Croisés sur l'Économie (La Découverte, 2023)

Podcast Objets Trouvés : "La santé à tout prix

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