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Axe de recherche : Tensions dans la démocratie représentative

Section #presentation

Présentation de l'axe Tensions dans la démocratie représentative

L'axe "Tensions dans la démocratie représentative" explore les racines, moteurs et conséquences des dynamiques politiques contemporaines en termes de représentation, participation et compétition politiques. Comment les démocraties représentatives maintiennent-elles la stabilité ? Qui participe à la politique ? Quels sont les clivages sociétaux et politiques qui sous-tendent la démocratie contemporaine ? Comment les démocraties représentatives assurent-elles l'égalité politique, et préviennent-elles la polarisation ? Et comment la démocratie est-elle ébranlée par la vague populiste qui traverse l’Europe depuis les années 1990 ? Nous posons ces questions et d'autres questions fondamentales, tant sur le plan théorique qu’empirique. L'axe est pluraliste en termes d'approches méthodologiques et paradigmatiques.

Section #programme-23-27

Programme scientifique 2023-2027

Dans les années à venir, les membres de l’axe s’attacheront à analyser les grands défis auxquels sont actuellement confrontées les démocraties représentatives : insécurité et mobilisations climatiques (Joost de Moor, Florence Faucher, thèses de Simon Audebert, Maxime Gaborit, Léo Grillet, Lucien Thabourey), croissance des inégalités et exclusion des groupes désavantagés (Laura Morales, Tommaso Vitale, Nonna Mayer, Ronja Sczepanski, thèses de Théodore Tallent, Paulus Wagner), déclin de la confiance dans le politique et dans l’expertise (Isabelle Guinaudeau, Emiliano Grossman, Laura Morales, Carles Pamies, Takuya Onoda, thèses de Charlotte Boucher, Jens Carstens), désenchantement électoral et montée des autoritarismes (Elena Cossu, Caterina Froio, Jan Rovny, thèses d’Emilien Houard-Vial, Malo Jan, Luis Sattelmayer), médias, participation politique, extrêmes droites et populismes (Caterina Froio, Nonna Mayer). Ces défis révèlent les difficultés spécifiques des régimes démocratiques, dont ils affaiblissent la légitimité et sapent les équilibres.

D’une part, les chercheurs et chercheuses approcheront, de manière intersectionnelle, les facteurs sociaux qui fragilisent les systèmes et la manière dont réagissent les institutions politiques (Florence Haegel, Olivier Rozenberg, Brenda Van Coppenolle, thèses de Lennard Alke et Luis Sattelmayer). D’autre part, ils étudieront les positionnements politiques (Jan Rovny avec l’enquête CHES), les cadrages et les promesses proposés par les partis et leurs dirigeants en réponse à ces problématiques (Isabelle Guinaudeau et thèse de Selma Sarenkapa avec le projet UNEQUALMANDJan Rovny avec le projet AUTHLIB). Certains travaux chercheront à relier expérience vécue au travail et attitude politique, notamment vote pour les partis de droite radicale (Bruno Palier et Paulus Wagner).

Les activités de l’axe permettront d’analyser les moteurs des changements, parmi lesquels les questions de discriminations et de racisme (Nonna Mayer, Laura Morales, Tommaso Vitale), d’égalité de genre, âge ou classe sociale (Laura Morales et Claire Vincent-Mory, thèse de Chiao Li), de protection sociale (Bruno Palier, Takuya Onoda, thèse de Paulus Wagner), les médias (Caterina Froio, thèse de Selma Sarenkapa).

Parmi les questions abordées :

  • la manière dont la légitimité (des élites, des experts, des institutions) est créée, maintenue et érodée, et le poids des préférences et de la participation politiques dans ce processus (projet ActEU notamment) ;
  • le rôle des mouvements sociaux dans les réponses des sociétés démocratiques aux grands défis de l’époque (dont le changement climatique et ses conséquences multiformes) ;
  • les formes de l’intégration politique des citoyens selon un éventail de caractéristiques telles que les revenus et le patrimoine, les appartenances de classe, l’âge et la génération, le genre, l’ethnicité, la race et la religion, en analysant l’importance des groupes politiques dans cette intégration ;
  • l’influence des conditions de travail, des modes de management, du vécu au travail sur les attitudes politiques, avec l’hypothèse que l’expérience vécue au travail peut contribuer à alimenter le vote pour les partis de droite radicale ;
  • et enfin les effets des médias et nouveaux modes de communication (notamment numériques) sur le comportement politique et la participation politique.

Ces recherches seront développées en articulation avec les axes “discriminations et politiques catégorielles” et “évaluation de la démocratie” du LIEPP et à travers des collaborations et partenariats (notamment l’enquête CHES, Chapel Hill Experts Survey, dont la branche européenne est dirigée par Jan Rovny). Elles permettront d’aborder ces évolutions dans le cadre européen, avec une attention portée à l’Union européenne et aux sentiments européens.

Section #programme-17-22

Programme scientifique 2017-2022

Trois principales transformations de la démocratie représentative ont inspiré le programme de recherche 2017-2022.

Les changements démographiques, ceux liés à la mondialisation et aux avancées technologiques modifient la participation politique. Ces transformations rendent particulièrement nécessaire l'étude des inégalités sociales, de l'inclusion des minorités ethniques, religieuses et de genre (Nonna Mayer, Laura Morales, Jan Rovny, Claire Vincent-Mory), du rôle des médias dans le comportement politique et des formes de participation politique par Internet (Caterina Froio).

Une autre transformation concerne le rôle des partis et des mouvements sociaux traditionnels (Florence Haegel, thèse d’Emilien Houard-Vial) et nouveaux dans la restructuration des clivages politiques dans un monde européanisé et globalisé. Les partis et mouvements populistes aux deux extrémités du spectre idéologique (Pietro Castelli Gattinara, Caterina Froio) et les partis verts (Florence Faucher, thèses de Simon Audebert et Lucien Thabourey) sont devenus des acteurs clés dans divers pays en articulant de nouvelles lignes de conflit politique. Tant les anciens que les nouveaux acteurs ont bénéficié de la diffusion des technologies numériques. Si les conséquences sont visibles lors des élections (Caterina Froio), elles ont également des implications pour la gouvernance démocratique et la "régression démocratique", en particulier en Europe de l'Est où certains élus redéfinissent les équilibres institutionnels, affaiblissent le rôle des tribunaux et des médias pour préserver leur pouvoir (Jan Rovny, Natasha Wunsch).

Troisièmement, en raison de la mondialisation et de l'européanisation, la responsabilité et la réactivité des gouvernements deviennent plus complexes qu'auparavant. L'émergence de centres nationaux et supranationaux de prise de décision et de procédures législatives et décisionnelles pose un défi majeur pour les États-nations, en remodelant la formation des programmes politiques intérieurs et en remettant en question la capacité des institutions représentatives à représenter les électeurs et à mettre en œuvre des politiques réactives (Isabelle Guinaudeau, Emiliano Grossman, Laura Morales, thèse de Lennard Alke).

Section #projets

Collaborations et projets de recherche de l'axe

En savoir plus sur les projets plus anciens

Section #evenements

Événements de l'axe

En savoir plus sur les séminaires des années précédentes.

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