Les Etudes du CERI

 

Les études du CERI

La particularité des Études du CERI est de proposer des analyses qui peuvent tout autant éclairer les non spécialistes que servir de référence aux chercheurs. Quel qu’en soit le thème – un enjeu global majeur ou une évolution spécifique au « local » – chaque volume obéit aux règles d’une publication scientifique à comité de lecture, la double évaluation anonyme par les pairs étant appliquée lors de la sélection des textes. Autre trait significatif de cette collection, chaque livraison est le fruit d’une enquête de terrain réalisée par l’auteur.

En plus des monographies, la collection offre deux publications collectives à périodicité annuelle, consacrées l’une à l’Amérique latine, l’autre à l’Eurasie. Tous les volumes parus depuis 1995 sont disponibles en libre accès sur ce site.

Rédactrice en chef : Judith Burko, judith.burko@sciencespo.fr, tél. +33158717004

Amérique latine. Political Outlook 2011
N°179
-180
Décembre 2011
Comment citer ce volume :

Observatoire Politique de l'Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po

, Amérique latine. Political Outlook 2011 / Les Études du CERI, N°179-180, Décembre 2011, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Boris Samuel

Trajectoire technocratique et instabilité politique en Mauritanie, 2003-2011
N°178
Octobre 2011
Afrique de l'Ouest, Economie politique, Etat, Marchés/finances, Mauritanie, Ordre politique, Les études du CERI

En 2004, le gouvernement mauritanien avouait que les statistiques macroéconomiques et financières nationales étaient falsifiées depuis plus de dix ans. Cet épisode levait un coin du voile sur les pratiques frauduleuses de l'ère Taya, renversé en 2005. Mais il montrait aussi que les procédures formelles de la gestion économique de ce « bon élève » s'étaient jusque-là enchevêtrées aux pratiques de captation, dans une véritable « anarchie bureaucratique ». A partir de 2005, alors que la transition démocratique devait remettre de l'ordre dans la gestion publique, les réformes, souvent motivées par l'amélioration de l'image du régime, restèrent ambivalentes. Puis, après les élections de 2007, sur fond de scandales financiers, le gouvernement a développé une orientation technocratique qui l'a éloigné des Mauritaniens et nourri le sentiment de vacuité du pouvoir. Un nouveau coup d'Etat eut lieu à l'été 2008. Le « mouvement rectificatif » du général Abdel Aziz, s'abritant derrière un discours populiste et moralisateur de lutte contre la gabegie, favorise désormais une gestion discrétionnaire des ressources et un contrôle étroit, voire autoritaire, des finances publiques, renforcé par la rente de légitimation que lui fournit la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Comment citer ce volume :

Boris Samuel

, Trajectoire technocratique et instabilité politique en Mauritanie, 2003-2011 / Les Études du CERI, N°178, Octobre 2011, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Rémi Bourguignon, Solène Hazouard, Martine Le Boulaire

Les entreprises françaises et allemandes en Chine : des pratiques de management contrastées dans un contexte en mutation
N°176
-177
Septembre 2011
Asie du Nord-Est, Chine, Démocratisation, Economie politique, Mondialisation, Multinationales/entreprises, Politiques sociales, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Ce rapport constitue le troisième volet1 d’une série d’études consacrées à l’implantation des entreprises occidentales en Chine, un pays qui représente un environnement des affaires atypique, entre exploit et danger. Son rythme de croissance effréné et ses équilibres sociaux, son contexte politique et social apparaissent comme autant de défis. Pour les entreprises occidentales, notamment, il n’est pas possible de s’en remettre à un transfert pur et simple des pratiques managériales. Le présent rapport s’efforce d’enrichir et de compléter les observations antérieures par la prise en compte d’une dimension comparative. Cinq nouvelles entreprises seront spécifiquement étudiées, deux d’origine française et trois d’origine allemande, portant ainsi notre panel global à près de trente cas d’entreprises.

Comment citer ce volume : Jean-Louis Rocca

Rémi Bourguignon, Solène Hazouard, Martine Le Boulaire

, Les entreprises françaises et allemandes en Chine : des pratiques de management contrastées dans un contexte en mutation / Les Études du CERI, N°176-177, Septembre 2011, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
L'Etat face au défi maoïste en Inde
N°175
Juin 2011
Asie du Sud, Conflits/guerres, Etat, Inde, Pauvreté, Terrorisme, Vie politique/systèmes politiques, Violence, Les études du CERI

Le mouvement maoïste s'est développé en Inde à partir de la fin des années 1960 à la faveur du recentrage du Communist Party of India (Marxist) qui lui a ouvert un espace politique en abandonnant le combat révolutionnaire. Les maoïstes, également appelés naxalistes, ont été victimes au début des années 1970 d'un factionnalisme intense et d'une répression sévère qui a conduit les militants à se replier sur la zone tribale de l'Andhra Pradesh et du Bihar, les deux poches de résistance du mouvement dans les années 1980. Cette stratégie explique non seulement la transformation de la sociologie du maoïsme indien (qui, d'abord porté par des élites intellectuelles est devenu plus plébéien) mais aussi son retour en force à partir des années 1990. Cette décennie marquée par la libéralisation économique voit en effet la mise en valeur agressive des ressources minières de la zone tribale en question au mépris des droits de ses habitants. L'essor du maoïsme dans les années 2000 s'explique toutefois aussi par un retour à l'unité, sous l'égide du Communist Party of India (Maoist) créé en 2004. Face à ce phénomène qui touche maintenant la moitié des Etats indiens, le gouvernement de New Delhi tend à opter de nouveau pour la répression alors que les maoïstes se veulent les défenseurs d'un Etat de droit plus juste.

Comment citer ce volume : Christophe Jaffrelot, L'Etat face au défi maoïste en Inde / Les Études du CERI, N°175, Juin 2011, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Shira Havkin

La réforme des checkpoints israéliens : externalisation, marchandisation et redéploiement de l'Etat
N°174
Mai 2011
Etat, Frontières, Israël, Palestine, Politiques de sécurité, Privatisation, Proche et Moyen-Orient, Violence, Les études du CERI

Depuis 2006, les checkpoints situés le long des limites de la Cisjordanie et de la bande de Gaza ont été réaménagés et équipés d'une nouvelle plateforme technologique. Leur gestion a également été déléguée à des entreprises de sécurité privées. Les initiateurs de ces réformes ont évoqué une « citoyennisation » des « passages » et justifié leur démarche au nom d'une rationalité économique, organisationnelle et humanitaire. L'étude détaillée des modalités concrètes d'externalisation et de marchandisation de la gestion des checkpoints israéliens permet d'établir des liens entre évolutions internes de la société israélienne, au niveau des rapports entre Etat, marché et société, et transformations actuelles du dispositif de l'occupation. Il semble que l'on soit en présence non pas d'un retrait de l'Etat face aux forces du marché, dans ce qui est imaginé comme un jeu à somme nulle, mais d'un redéploiement dans un contexte néolibéral, qui renvoie à des formules locales et particulières de chevauchement entre public et privé, national et international, sphère étatique et sphère d'une société dite civile.

Comment citer ce volume :

Shira Havkin

, La réforme des checkpoints israéliens : externalisation, marchandisation et redéploiement de l'Etat / Les Études du CERI, N°174, Mai 2011, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Keiko Sakurai

Les madrasas chiites afghanes à l’aune iranienne : anthropologie d’une dépendance religieuse
N°173
Janvier 2011
Les études du CERI

En tant qu’institutions sociales, les madrasas doivent être analysées dans leur rapport au changement social, économique et politique, et dans leur relation de complémentarité avec l’enseignement public dont elles reproduisent l’organisation bureaucratique. Dans le cas de l’Afghanistan, elles sont en particulier indissociables de la guerre et de ses conséquences, telles que l’émigration et la recomposition des appartenances ethnoconfessionnelles. Financées et gérées par la diaspora, elles permettent à la minorité chiite, notamment hazara, de renégocier sa place dans l’Etat central et de contrebalancer la domination pachtoune. Elles participent également à la scolarisation des jeunes filles ou d’élèves issus de milieux défavorisés. La dépendance de l’enseignement religieux chiite afghan par rapport au clergé iranien constitue de ce double point de vue une ressource organisationnelle, théologique, financière et symbolique. Mais elle va de pair avec un processus de réinvention du modèle iranien et d’autonomisation par rapport à celui-ci qui devrait conduire, dans l’esprit des autorités religieuses, à l’émergence d’un chiisme national afghan dont Kaboul ambitionne d’être la capitale spirituelle. L’interaction asymétrique irano-afghane illustre la pertinence de la notion de « dépendance religieuse ».

Comment citer ce volume : Fariba Adelkhah

Keiko Sakurai

, Les madrasas chiites afghanes à l’aune iranienne : anthropologie d’une dépendance religieuse / Les Études du CERI, N°173, Janvier 2011, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2010 (volume 2)
N°172
Décembre 2010
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2010 (volume 2) / Les Études du CERI, N°172, Décembre 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2010 (volume 1)
N°171
Décembre 2010
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2010 (volume 1) / Les Études du CERI, N°171, Décembre 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Amérique latine. Political Outlook 2010
N°169
-170
Décembre 2010
Comment citer ce volume :

Observatoire Politique de l'Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po

, Amérique latine. Political Outlook 2010 / Les Études du CERI, N°169-170, Décembre 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Algérie : les illusions de la richesse pétrolière
N°168
Septembre 2010
Afrique du Nord, Algérie, Energies/ressources naturelles, Etat, Politiques sociales, Vie politique/systèmes politiques, Violence, Les études du CERI

Trente ans après la nationalisation des hydrocarbures, la richesse pétrolière accumulée semble avoir disparu tant elle est absente des indicateurs d’évaluation du bien-être. En Algérie, elle a fait le bonheur d’une minorité et la tristesse de la majorité. L’absence de contrôle exercé sur la rente pétrolière a conduit à sa dilapidation. Depuis 2002, le pays a renoué avec la richesse pétrolière. L’envolée du prix du baril, bondissant de 30 à 147 dollars entre 2002 et 2008, lui a procuré des revenus extérieurs inespérés qui lui ont permis de se doter de réserves en dollars estimées en 2009 à 150 milliards. Rapatrié pour restaurer la paix civile dans une Algérie dévastée, Abdelaziz Bouteflika a bénéficié de la montée inattendue et inespérée du prix du baril de pétrole. Ainsi, au-delà de la réconciliation nationale, il a pu offrir à l’Algérie un nouvel envol économique. Mais, alors que les drames de la décennie 1990 ne sont pas entièrement pansés et que les illusions de la richesse pétrolière se sont évaporées dans les méandres de la précarité, ce retour inattendu de l’abondance financière ne manque toutefois pas d’inquiéter. A quoi la manne va-t-elle servir ? Qui va la contrôler ? Va-t-elle provoquer ou entretenir à nouveau violence et conflits ?

Comment citer ce volume : Luis Martinez, Algérie : les illusions de la richesse pétrolière / Les Études du CERI, N°168, Septembre 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Christian Milelli, Françoise Hay

La présence chinoise et indienne en Europe : au-delà des clichés
N°167
Juillet 2010
Chine, Echanges économiques, Europe occidentale, Inde, Multinationales/entreprises, Pays émergents, Union européenne, Les études du CERI

L’arrivée en Europe de firmes originaires de Chine et d’Inde est un phénomène certes récent, mais qui doit être vu comme une dynamique durable traduisant l’essor économique des deux géants asiatiques. Dans cette perspective, il est opportun de détailler les principaux traits d’investisseurs qui restent encore largement méconnus en Europe en dehors d’un cercle restreint d’initiés, et qui présentent des caractéristiques spécifiques dont certaines se recoupent parfois ; l’explication de cette diversité est à rechercher dans des expériences historiques nationales singulières. L’exploration de la question des modalités d’inscription territoriale des filiales de ces entreprises éclaire les choix, la nature et l’intensité des différentes interactions. Enfin, l’examen de la thématique des conséquences de la venue de ces nouveaux investisseurs sur les économies et les sociétés européennes permet tant de désarmer d’éventuelles paranoïas infondées que de mieux cerner et faire face aux différents enjeux. L’enseignement principal de cette réflexion réside dans la nécessité d’un suivi périodique et méthodique d’un phénomène qui n’en est encore qu’à son adolescence.

Comment citer ce volume :

Christian Milelli, Françoise Hay

, La présence chinoise et indienne en Europe : au-delà des clichés / Les Études du CERI, N°167, Juillet 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Irène Bono

Le "phénomène participatif" au Maroc à travers ses styles d’action et ses normes
N°166
Juin 2010
Afrique du Nord, Etat, Gouvernance, Maroc, Normes, ONG/société civile, Pauvreté, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Au Maroc, la « participation » renvoie aux prétendues vertus de la « société civile » et est implicitement perçue comme une panacée. Le lancement en 2005 de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), programme de lutte contre la pauvreté qui entend intégrer toute la population, représente le symbole de ce phénomène participatif. Fondée sur une analyse des normes et styles d’action, la démarche suivie ici entend reconstituer la logique interne du « phénomène participatif » et, simultanément, le remodelage du politique qu’il engendre. La promotion de certains styles par la mobilisation de techniques issues des politiques publiques dites participatives transforme les critères et les processus de légitimation politique en faisant apparaître de nouveaux clivages sociaux. La valeur morale attribuée à la participation permet en outre d’euphémiser, de sublimer, voire de justifier la violation d’autres normes sociales, économiques et politiques. La mise en oeuvre de l’INDH à El Hajeb met en lumière l’appareil idéologique complexe sur lequel se base la construction des sujets de la participation, ainsi que leur rôle actif et créatif dans les configurations politiques qui tirent leur légitimité de la valorisation de la participation.

Comment citer ce volume :

Irène Bono

, Le "phénomène participatif" au Maroc à travers ses styles d’action et ses normes / Les Études du CERI, N°166, Juin 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Thierry Chopin et Lukáš Macek 

Après Lisbonne, le défi de la politisation de l’Union européenne
N°165
Mai 2010
Europe occidentale, Gouvernance, Union européenne, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

La ratification du traité de Lisbonne a été, selon la formule de José Manuel Barroso, « un marathon d’obstacles ». Son entrée en vigueur signe la fin du débat sur l’avenir de l’Europe ouvert en décembre 2000 au Conseil européen de Nice. Rétrospectivement, le regard que l’on peut porter sur cette séquence politique permet d’établir un diagnostic de la crise de légitimité que traverse l’Union européenne. Les auteurs de la présente étude voient dans la montée de certaines formes d’euroscepticisme une conséquence de la crise de légitimité de l’Union et proposent d’y répondre par une politisation du système politique européen. Cette politisation, qui pourrait être développée à traités constants, permettrait de renforcer la possibilité pour les citoyens de peser sur les orientations politiques de l’Union européenne, tant dans ses aspects fondamentaux que dans son processus législatif ordinaire. Pour favoriser une telle politisation, plusieurs pistes concrètes peuvent être envisagées, touchant à la pratique institutionnelle et au comportement des acteurs de la vie politique européenne.

Comment citer ce volume :

Thierry Chopin et Lukáš Macek 

, Après Lisbonne, le défi de la politisation de l’Union européenne / Les Études du CERI, N°165, Mai 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Elisabeth Sieca-Kozlowski

Un exemple de la gestion des minorités ethniques et religieuses dans l’armée russe : le cas des musulmans
N°164
Avril 2010
Etat, Fédération de Russie, Identités, Religions, Russie, Violence, Les études du CERI

L’armée russe postsoviétique, qui a conservé la conscription, reste confrontée à la question des minorités ethniques et religieuses : elle doit faire face notamment à une forte croissance de la population musulmane en son sein et au prosélytisme virulent de l’Eglise orthodoxe qui, en bénissant sans distinction toutes les troupes, constitue un facteur de mécontentement de la communauté musulmane. A cela s’ajoutent les deux conflits en Tchétchénie, qui ont rendu les conditions de vie plus difficiles pour les minorités musulmanes dans l’armée. Mais, depuis 1999, les leaders musulmans ont perdu leur légitimité à se plaindre et à protester. La politique de rapprochement menée par Poutine a été fructueuse : les autorités religieuses musulmanes se sont plus impliquées dans le processus de conscription. En retour, des officiers ont reçu quelques connaissances de base des principes de l’islam et les stroïbaty ont été démantelés. Certains choix de gestion des forces restent cependant porteurs de tensions, tel celui du regroupement local et ethnique comme nouvelle méthode d’éradication de la dedovchtchina. Dans le cas d’un passage à une armée professionnelle, quel scénario peut-on attendre dans le contexte d’accroissement de la population musulmane ? Se dirige-t-on vers une armée mononationale ou monoreligieuse ou vers une armée représentative de la diversité nationale ?

Comment citer ce volume :

Elisabeth Sieca-Kozlowski

, Un exemple de la gestion des minorités ethniques et religieuses dans l’armée russe : le cas des musulmans / Les Études du CERI, N°164, Avril 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Anne Daguerre

Gaps in the US Safety Net: A Challenge for the Obama Administration
N°163
Février 2010
Amérique du Nord, États-Unis, Politiques sociales, Santé, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

La politique sociale de l’Etat-Providence américain est fondée sur un régime de protection libéral. L’idée qui préside au contrat social veut que les individus en âge de travailler subviennent à leurs besoins et à ceux de leur famille grâce à la rémunération de leur travail. Or le fait d’avoir un emploi ne suffit plus à prémunir les individus des principaux risques sociaux. Le Président Obama a été élu en promettant de rétablir le rêve américain, qui voit l’effort individuel récompensé par la promotion sociale. Mais l’administration Obama est confrontée au défi de la progression de l’inégalité sociale et de la pauvreté, dans un contexte économique très défavorable. La Grande Récession (2008-2009) a mis en évidence les failles du système de protection sociale : une proportion croissante de ménages doit choisir de payer soit ses dépenses de logement, soit ses dépenses alimentaires. Pour comprendre les raisons de cette insuffisance du système de protection américain, il est nécessaire d’étudier tant la structure de l’assistance sociale aux Etats-Unis que l’évolution du marché du travail et l’impact de la récession sur les ménages aux revenus modestes. Ces analyses permettent de saisir les grandes lignes de la réponse de l’administration Obama à la crise économique.

Comment citer ce volume :

Anne Daguerre

, Gaps in the US Safety Net: A Challenge for the Obama Administration / Les Études du CERI, N°163, Février 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2009 (volume 2)
N°162
Décembre 2009
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2009 (volume 2) / Les Études du CERI, N°162, Décembre 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2009 (volume 1)
N°161
Décembre 2009
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2009 (volume 1) / Les Études du CERI, N°161, Décembre 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Marc Siroën

L’OMC face à la crise des négociations multilatérales
N°160
Décembre 2009
Echanges économiques, Gouvernance, Mondialisation, Multilatéralisme, Multinationales/entreprises, Organisations internationales, Pays émergents, Les études du CERI

Le nouveau cycle de négociations multilatérales (« Round ») ouvert à Doha en 2001 s’est enlisé et n’a pu aboutir à un accord final, dont la ratification par les Etats-Unis ne serait d’ailleurs pas acquise. Ce retard s’explique notamment par l’évolution du contexte, qui est parfois la conséquence des choix de Doha. L’adhésion des gouvernements et des opinions publiques s’est émoussée, avec une préférence de plus en plus affirmée pour des accords bilatéraux permettant, notamment, d’intégrer de nouveaux sujets bloqués à l’OMC (normes de travail, concurrence, investissement, marchés publics, environnement). L’affirmation des pays émergents a déséquilibré le co-leadership Etats-Unis-Union européenne et impliqué une modification du processus de négociation qui ne s’est pas stabilisé. La crise économique a remis en cause certains objectifs de la négociation agricole et révélé la difficulté d’une organisation qui raisonne dans le long terme à adapter sa doctrine aux conditions de court terme. Les quelques propositions formulées visent à réviser la doctrine pour mieux l’insérer dans une problématique moderne ; elles défendent l’inclusion de nouveaux sujets qui élargissent le champ des négociations. Si le principe du consensus n’est pas remis en cause, la réhabilitation des accords plurilatéraux pourrait désamorcer une orientation vers le bilatéralisme, dangereuse à terme par son caractère discriminatoire.

Comment citer ce volume :

Jean-Marc Siroën

, L’OMC face à la crise des négociations multilatérales / Les Études du CERI, N°160, Décembre 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Gilles Lepesant

Géographies de la crise en Europe centrale
N°159
Décembre 2009
Autriche, Bulgarie, Echanges économiques, Economie politique, Endettement, Estonie, Europe centrale et orientale, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Marchés/finances, Multinationales/entreprises, Politiques sociales, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Le modèle de développement des pays d’Europe centrale a jusque-là reposé sur un taux d’épargne faible, une forte croissance de la consommation, une forte dépendance à l’égard des flux de capitaux extérieurs, une ouverture commerciale importante notamment vis-à-vis de l’Europe de l’Ouest, et pour certains sur une spécialisation industrielle dans des secteurs cycliques (automobile). La crise a dans ce contexte mis en lumière, d’une part la différenciation croissante entre les pays de l’Est européen, d’autre part la forte interdépendance qui prévaut désormais entre les économies européennes et qui impose une solidarité intéressée à l’échelle de l’Union européenne. Si le scénario des années 1930 est improbable dans le cas européen, le risque d’un rattrapage en trompe l’oeil qui prévalut dans l’entre-deux guerres n’est, lui, pas écarté. En témoigne le cas du secteur de l’automobile, qui s’est développé en Europe centrale jusqu’à représenter une part importante du PIB et de l’emploi, mais dont les perspectives sont incertaines. La politique régionale dont les nouveaux Etats-membres bénéficient doit en principe permettre que l’innovation, les politiques actives du marché du travail, le développement durable soient valorisés en vue d’un rattrapage effectif.

Comment citer ce volume :

Gilles Lepesant

, Géographies de la crise en Europe centrale / Les Études du CERI, N°159, Décembre 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Adeline Braux

Politique migratoire et gestion de la diversité culturelle en Russie : l’exemple de Moscou
N°158
Novembre 2009
Démographie, Diasporas, Droit, Fédération de Russie, Frontières, Identités, Migrations, Nationalisme, Politiques sociales, Russie, Les études du CERI

Les discours hostiles aux migrants, voire xénophobes, demeurent la plupart du temps la norme en Russie. Pour autant, la politique migratoire de la Fédération de Russie apparaît relativement souple, en particulier à l’égard des pays membres de la CEI, dont les ressortissants bénéficient de procédures simplifiées pour l’entrée sur le territoire russe et l’obtention d’un permis de travail. Les autorités russes, échaudées par l’expérience des pays d’Europe occidentale, entendent ainsi favoriser l’immigration de travail et limiter l’immigration familiale. Parallèlement, afin de favoriser la cohésion de la nation russe dans son ensemble, la Fédération de Russie entend mener une politique de promotion de la diversité culturelle ambitieuse, tant envers les différents peuples constitutifs de Russie qu’envers les communautés immigrées présentes sur son territoire. Ce « multiculturalisme à la russe » n’est d’ailleurs pas sans rappeler la folklorisation dont les cultures et traditions des différents peuples d’URSS étaient l’objet pendant la période soviétique. Toutefois, faute d’une véritable ligne directrice au niveau fédéral, les autorités locales ont été plus actives en la matière, notamment à Moscou.

Comment citer ce volume :

Adeline Braux

, Politique migratoire et gestion de la diversité culturelle en Russie : l’exemple de Moscou / Les Études du CERI, N°158, Novembre 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Les organisations internationales et la gestion des risques et des catastrophes « naturels »
N°157
Septembre 2009
Catastrophes, Droit international humanitaire, Environnement, Expertise, Gouvernance, Multilatéralisme, ONG/société civile, Organisations internationales, Risques, Santé, Sécurité internationale, Les études du CERI

Depuis le début des années 1990, la thématique des risques et des catastrophes « naturels » a émergé sur la scène internationale. Un véritable « monde » des catastrophes « naturelles » s'est constitué au niveau international et s’est peu à peu institutionnalisé. Comment ses acteurs en légitiment-ils la nécessité ? Que nous révèle-t-il de la façon dont le monde contemporain gère ses peurs au niveau global ? Une approche diachronique de ce processus d’internationalisation et d’institutionnalisation permet de resituer ce phénomène dans un contexte historique et mondial, notamment de transformation de la notion de sécurité. L’analyse sociologique des principales organisations intergouvernementales, qui jouent un rôle central dans cette dynamique, invite à saisir les différentes lignes de tension qui la traversent et à entrevoir sa complexité. En effet, malgré les tentatives visant à faire apparaître cet espace comme une « communauté » de sens et de pratiques, de fortes disparités caractérisent les approches des différents acteurs.

Comment citer ce volume : Sandrine Revet, Les organisations internationales et la gestion des risques et des catastrophes « naturels » / Les Études du CERI, N°157, Septembre 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Burcu Gorak Giquel

Les coopérations transfrontalières à l’épreuve de l’UE. Une comparaison Europe centrale-Turquie
N°156
Juillet 2009
Echanges économiques, Europe centrale et orientale, Européanisation, Frontières, Gouvernance, Identités, Intégration régionale, ONG/société civile, Réseaux, Territoire, Turquie, Union européenne, Les études du CERI

Dans le cadre des politiques européennes de développement régional, les coopérations transfrontalières représentent un élément de toute première importance, pour trois raisons : elles renforcent les partenariats entre, d’une part, les acteurs centraux, régionaux et locaux, d’autre part, les acteurs publics privés et associatifs ; elles s’adossent à l’architecture décentralisée des Etats en assignant à chaque niveau d’intervention son propre rôle en matière de développement ; enfin, elles favorisent l’initiative locale. Elles deviennent ainsi les vecteurs de la « gouvernance à niveaux multiples » qu’entend promouvoir l’Union européenne (UE), en liant l’organisation de l’action publique, les coopérations entre acteurs et l’ancrage dans les territoires. Pour un Etat très centralisé comme la Turquie il s’agit d’un défi et d’une chance : défi, parce que la régionalisation concerne directement la structure unitaire de l’Etat. Chance, parce que l’UE n’oblige à aucune décentralisation forcée. Au contraire, elle laisse aux acteurs nationaux le soin d’aménager leur propre architecture territoriale en fonction de leur trajectoire historique et de la négociation entre centre et périphérie. Cette Etude le démontre en insistant sur deux aspects des transformations turques : la décentralisation n’est nullement un préalable à l’adhésion ; des coopérations différentiées existent aux frontières avec la Bulgarie et avec la Syrie, preuve de la dynamique d’européanisation des administrations turques.

Comment citer ce volume : François Bafoil

Burcu Gorak Giquel

, Les coopérations transfrontalières à l’épreuve de l’UE. Une comparaison Europe centrale-Turquie / Les Études du CERI, N°156, Juillet 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Damien Krichewsky

La régulation sociale et environnementale des entreprises en Inde
N°155
Juin 2009
Asie du Sud, Droit, Environnement, Inde, Justice, Multinationales/entreprises, Normes, ONG/société civile, Pauvreté, Pays émergents, Politiques sociales, Régulation, Les études du CERI

La stratégie de développement post-interventionniste, adoptée dès le milieu des années 1980 par le gouvernement indien, a permis aux entreprises d’accroître considérablement leur participation à la croissance économique du pays. Cependant, les bénéfices de la croissance sont très inégalement répartis, alors même que les externalités sociales et environnementales des entreprises pèsent de plus en plus lourd sur la société indienne. Dans ces conditions, face à un régulateur public qui allège les contraintes juridiques sociales et environnementales susceptibles d’entraver une croissance rapide des investissements, de nombreuses organisations de la société civile renforcent et multiplient leurs actions de régulation civile des entreprises, tout en plaidant pour un rééquilibrage de l’action publique en faveur d’une plus grande protection des groupes sociaux affectés par les entreprises et une préservation plus effective de l’environnement. En réponse, les grandes entreprises indiennes révisent leurs stratégies et pratiques de RSE (responsabilité sociale d’entreprise), afin de protéger leur légitimité sociale et de préserver l’attitude conciliante des pouvoirs publics. A travers une analyse détaillée des enjeux et des dynamiques qui animent la régulation publique, la régulation civile et l’autorégulation des entreprises, la présente étude rend compte d’une recomposition des relations et des rapports de force entre les acteurs du marché, l’Etat et la société civile sur fond de modernisation du pays.

Comment citer ce volume :

Damien Krichewsky

, La régulation sociale et environnementale des entreprises en Inde / Les Études du CERI, N°155, Juin 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Aux marges du monde, en Afrique centrale...
N°153
-154
Mars 2009
Afrique centrale, Conflits/guerres, Etat, Frontières, Ordre politique, Organisations internationales, Pauvreté, Règlement des conflits, République centrafricaine, Sécurité internationale, Transnational, Violence, Les études du CERI

La crise du Darfour a permis de mettre en lumière des crises irrésolues sur ses frontières au Tchad et en République centrafricaine. Le point commun de ces différents conflits est sans doute l’existence de mouvements armés transnationaux qui survivent et se recomposent dans les marges qu’autorisent les dynamiques étatiques dans la région, ainsi que les apories des politiques de résolution des conflits de la communauté internationale – apories redoublées par les choix de certaines grandes puissances. Une analyse de la conjoncture en Centrafrique et de l’histoire de certains mouvements armés, inscrits dans cet espace régional, plaide pour une approche moins conventionnelle des politiques de sorties de crise. Elle met en exergue une zone centrée sur la Centrafrique et ses frontières avec les pays voisins comme véritable site d’analyse du factionnalisme armé depuis les indépendances, ainsi que des trajectoires spécifiques de construction étatique.

Comment citer ce volume : Roland Marchal, Aux marges du monde, en Afrique centrale... / Les Études du CERI, N°153-154, Mars 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Nationalizing Transnationalism? The Philippine State and the Filipino Diaspora
N°152
Décembre 2008
Asie du Sud-Est, Diasporas, Echanges économiques, Etat, Frontières, Identités, Migrations, Mondialisation, Philippines, Transnational, Les études du CERI

Avec plus de 8 millions d’expatriés, la population représente la principale exportation nationale des Philippines. Les transferts de fonds constituent 13?% du PIB et font des expatriés des acteurs économiques centraux. L’Etat philippin a-t-il instrumentalisé cet exode afin d’en récolter les fruits ? Répondre à cette question nécessite de distinguer trois concepts fondamentaux : l’Etat, la diaspora et le transnationalisme. Le texte suggère que l’utilisation de la dichotomie de la force et de la faiblesse d’un Etat doit se fonder sur une analyse du rôle de ce dernier dans l’émigration. Les typologies de Robin Cohen servent par ailleurs à démontrer que les communautés philippines d’outre-mer répondent à des caractéristiques propres à des communautés diasporiques plus généralement reconnues. Reste qu’il faut s’interroger sur les expériences de cette diaspora hétérogène pour mettre en avant la distinction entre émigrés permanents, saisonniers, travailleurs en mer et personnes en situation irrégulière. La vie de ces groupes et leurs relations avec leur "mère patrie" remet en question la prédominance de la notion de "transnationalisme". Cette analyse critique est renforcée par l’examen du rôle de l’Etat dans la création d’une diaspora instrumentalisée au cours de trois périodes de politiques d’immigration depuis 1974. Les caractéristiques qui ressortent de cette analyse sont des formes de "nationalisme longue distance" (Anderson, Schiller) et de "cosmopolitanisme enraciné" (Appiah). D’autres pistes de recherche plus fructueuses peuvent naître de l’exploration des multiples identités, des loyautés et dans le cas philippin des "nationalismes binaires".

Comment citer ce volume : David, Frederic Camroux, Nationalizing Transnationalism? The Philippine State and the Filipino Diaspora / Les Études du CERI, N°152, Décembre 2008, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2008 (volume 2)
N°151
Décembre 2008
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2008 (volume 2) / Les Études du CERI, N°151, Décembre 2008, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2008 (volume 1)
N°150
Décembre 2008
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2008 (volume 1) / Les Études du CERI, N°150, Décembre 2008, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Chloé Froissart

Le système du hukou : pilier de la croissance chinoise et du maintien du PCC au pouvoir
N°149
Septembre 2008
Asie du Nord-Est, Chine, Droit, Etat, Justice, Migrations, Pauvreté, Politiques sociales, Territoire, Urbanisation, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Le hukou est un système d’enregistrement et de contrôle de la population instauré à l’époque maoïste pour servir le projet de développement socialiste. Il a créé une division durable entre les villes et les campagnes et donné naissance à un système de statuts en contravention avec la Constitution chinoise qui stipule l’égalité des citoyens devant la loi. Son maintien en dépit de la réintroduction du marché explique la formation d’une nouvelle catégorie sociale : les travailleurs migrants qui représentent une réserve de main-d’oeuvre qui tire la croissance chinoise. L’habileté avec laquelle cette institution communiste a été adaptée pour répondre aux mutations socio-économiques du pays contribue largement à expliquer le maintien du PCC au pouvoir. Le hukou permet de gérer le développement en maîtrisant l’urbanisation et en favorisant une industrialisation rapide au moindre coût pour l’Etat. Dans la mesure où l’accélération des réformes dont il a fait l’objet ces dernières années maintient l’inégalité des citoyens, le hukou continue de servir la stratégie du Parti qui consiste à diviser pour mieux régner. Ces réformes remettent cependant en cause le système de statuts codifié à l’époque maoïste et, tout en instaurant une plus grande mobilité sociale, contribuent à rallier les élites au pouvoir. Ce système constitue donc toujours la clé de voûte d’un régime autoritaire dont il sert les deux priorités : maintenir la stabilité sociale et un fort taux de croissance.

Comment citer ce volume :

Chloé Froissart

, Le système du hukou : pilier de la croissance chinoise et du maintien du PCC au pouvoir / Les Études du CERI, N°149, Septembre 2008, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Sébastien Peyrouse

La présence chinoise en Asie centrale. Portée géopolitique, enjeux économiques et impact culturel
N°148
Septembre 2008
Acteurs transnationaux, Asie centrale/Caucase, Chine, Echanges économiques, Economie politique, Migrations, Multinationales/entreprises, Pays émergents, Les études du CERI

Depuis le début de la décennie 2000, la République populaire de Chine s’est invitée dans le « Grand Jeu » centre-asiatique qui opposait jusque-là principalement la Russie et les États-Unis. Aujourd’hui, l’avenir de l’Asie centrale se joue en partie dans sa capacité à éviter les déstabilisations du Moyen- Orient voisin et à intégrer, via l’influence chinoise, la zone Asie-Pacifique. En moins de deux décennies, la Chine a réussi une entrée massive et multiforme dans l’espace centre-asiatique : elle s’est imposée comme un partenaire fidèle sur le plan de la diplomatie bilatérale et a réussi à faire de l’Organisation de coopération de Shanghai une structure régionale appréciée par ses membres. Elle est devenue un acteur économique de premier plan en Asie centrale, dans le secteur commercial, dans le domaine des hydrocarbures et dans celui des infrastructures. Toutefois, les phobies sociales liées à cette présence grandissante de Beijing se sont développées en parallèle et nombre d’experts centre-asiatiques spécialisés sur la Chine ne cachent pas leurs appréhensions politiques, économiques et culturelles face à un voisin avec lequel il sera difficile de gérer sur le long terme un tel différentiel de puissance.

Comment citer ce volume :

Sébastien Peyrouse

, La présence chinoise en Asie centrale. Portée géopolitique, enjeux économiques et impact culturel / Les Études du CERI, N°148, Septembre 2008, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

André Grjebine, Eloi Laurent

La méthode suédoise : la cohésion sociale au défi de l’adaptation
N°147
Septembre 2008
Economie politique, Education, Etat, Europe occidentale, Européanisation, Migrations, Mondialisation, ONG/société civile, Politiques sociales, Suède, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

La « méthode suédoise » désigne la capacité collective des Suédois à s'adapter, dans la période contemporaine, aux défis économiques et sociaux auxquels ils sont successivement confrontés. Notre étude tente à cet égard de poser et d'éclaircir deux questions : quels sont les ressorts profonds de la « méthode suédoise » ? Comment évaluer sa pérennité dans la phase actuelle de mondialisation ? En somme, nous voulons déterminer dans quelle mesure la confiance et la cohésion sociale, au coeur du succès suédois, pourraient être affectées par les changements de politique publique qu'induit une stratégie d'ouverture et d'adaptation dont la Suède a beaucoup poussé les feux ces dernières années. Après avoir passé en revue la littérature sur les rapports entre confiance, cohésion sociale et performance économique afin de mesurer l'importance respective des facteurs de cohésion sociale, nous montrons comment ces composantes se sont institutionnalisées selon trois logiques socioéconomiques, la Suède ayant choisi la voie sociale-démocrate. L'étude revient ensuite sur les performances économiques et sociales de la Suède dans la période contemporaine et détaille sa stratégie de croissance actuelle, typique d'un « petit » pays. Nous détaillons finalement l'évolution des politiques macro-économiques, fiscales, d'immigration et d'éducation et nous mettons en avant l'affaiblissement des protections collectives et l'altération de certaines politiques publiques déterminantes – altération qui pourrait à terme remettre en cause la stratégie de gouvernance suédoise par l'affaiblissement de la cohésion sociale.

Comment citer ce volume :

André Grjebine, Eloi Laurent

, La méthode suédoise : la cohésion sociale au défi de l’adaptation / Les Études du CERI, N°147, Septembre 2008, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
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