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02.01.2023

Enquête : les outils numériques préférés des éditeurs de presse

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Présentation de l'étude Tech Stack 2022 à la journée NPDJ (crédits : Florence Voirin / Sciences Po)

La journée organisée par l'École de journalisme de Sciences Po le 5 décembre 2022 et dédiée aux Nouvelles Pratiques Du Journalisme (#NPDJ2022) a été l'occasion pour Jean-François Fogel, directeur de l'Executive Master Management des médias et du numérique, de dévoiler la publication et les résultats d'une étude sans équivalent réalisée avec la complicité des éditeurs de presse français au sujet de leurs usages numériques en 2022.

Une étude participative inédite

Quels outils utilisent les sites d’information pour produire et diffuser leur information ? La réponse à cette question est dans le Tech Stack 2022, l’étude réalisée avec l’aide des éditeurs de presse eux-mêmes. D’ordinaire, un éditeur garde pour lui la composition de sa "tech stack". Le jargon stack (empilement) dit d’ailleurs bien que chaque site possède une combinaison unique d’outils et de technologies rassemblés au fil des développements et des actualisations. Pas question de la dévoiler à la concurrence. Mais les éditeurs de grands sites ont accepté de se soumettre individuellement à un questionnaire afin que leurs réponses, groupées et donc anonymes, dressent le portrait inédit du contexte dans lequel est produite et diffusée l’information sous forme numérique.

Les deux écoles de Sciences Po, l'École de journalisme et l'Executive Education, ont porté ce moment de transparence. Il est transversal aux trois domaines de l’activité : marketing, rédactionnel et technique. Trente outils sont identifiés, notés (sur 10) et commentés par leurs utilisateurs. L’anonymat garanti à chacun d’entre eux est bien sûr respecté, mais au global des situations largement partagées apparaissent. 

Cinq grandes tendances partagées par le secteur

  1. Google est partout. La présence étendue des produits de la firme de Moutain View est frappante : elle est l’un des fournisseurs de douze catégories d’outils répartis dans les trois domaines.
  2. La production de technologies propriétaires ne désarme pas. Pour vingt-quatre outils, les éditeurs s’efforcent d’avoir leur "solution maison". Cependant l’option domine largement pour seulement cinq outils communs.
  3. Les outils de gestions des abonnements doivent encore convaincre. Les éditeurs de presse déclarent en public qu’ils veulent recruter des abonnés. Dans l’anonymat garanti à leurs réponses, ils donnent aux outils de gestion des abonnements la note la plus basse (5,6/10) de toute l’étude.
  4. Les rédactions s’inquiètent de la fin du service CrowTangle. Cet outil qui permet de mesurer l’impact des informations sur des réseaux sociaux doit bientôt disparaître selon son propriétaire, Meta. Pour le moment aucune solution alternative ne s’est imposée.
  5. Les Analytics restent dépendantes de Google. La CNIL a eu beau exiger de grands sites d’information qu’ils renoncent à cette technologie stockant des données utilisateurs dans des serveurs hors d’Europe, plus de la moitié des répondants à l’enquête avouent rester utilisateurs des versions gratuite ou premium de cet outil.

EN SAVOIR PLUS :

02.01.2023

Enquête : les outils numériques préférés des éditeurs de presse

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Présentation de l'étude Tech Stack 2022 à la journée NPDJ (crédits : Florence Voirin / Sciences Po)

La journée organisée par l'École de journalisme de Sciences Po le 5 décembre 2022 et dédiée aux Nouvelles Pratiques Du Journalisme (#NPDJ2022) a été l'occasion pour Jean-François Fogel, directeur de l'Executive Master Management des médias et du numérique, de dévoiler la publication et les résultats d'une étude sans équivalent réalisée avec la complicité des éditeurs de presse français au sujet de leurs usages numériques en 2022.

Une étude participative inédite

Quels outils utilisent les sites d’information pour produire et diffuser leur information ? La réponse à cette question est dans le Tech Stack 2022, l’étude réalisée avec l’aide des éditeurs de presse eux-mêmes. D’ordinaire, un éditeur garde pour lui la composition de sa "tech stack". Le jargon stack (empilement) dit d’ailleurs bien que chaque site possède une combinaison unique d’outils et de technologies rassemblés au fil des développements et des actualisations. Pas question de la dévoiler à la concurrence. Mais les éditeurs de grands sites ont accepté de se soumettre individuellement à un questionnaire afin que leurs réponses, groupées et donc anonymes, dressent le portrait inédit du contexte dans lequel est produite et diffusée l’information sous forme numérique.

Les deux écoles de Sciences Po, l'École de journalisme et l'Executive Education, ont porté ce moment de transparence. Il est transversal aux trois domaines de l’activité : marketing, rédactionnel et technique. Trente outils sont identifiés, notés (sur 10) et commentés par leurs utilisateurs. L’anonymat garanti à chacun d’entre eux est bien sûr respecté, mais au global des situations largement partagées apparaissent. 

Cinq grandes tendances partagées par le secteur

  1. Google est partout. La présence étendue des produits de la firme de Moutain View est frappante : elle est l’un des fournisseurs de douze catégories d’outils répartis dans les trois domaines.
  2. La production de technologies propriétaires ne désarme pas. Pour vingt-quatre outils, les éditeurs s’efforcent d’avoir leur "solution maison". Cependant l’option domine largement pour seulement cinq outils communs.
  3. Les outils de gestions des abonnements doivent encore convaincre. Les éditeurs de presse déclarent en public qu’ils veulent recruter des abonnés. Dans l’anonymat garanti à leurs réponses, ils donnent aux outils de gestion des abonnements la note la plus basse (5,6/10) de toute l’étude.
  4. Les rédactions s’inquiètent de la fin du service CrowTangle. Cet outil qui permet de mesurer l’impact des informations sur des réseaux sociaux doit bientôt disparaître selon son propriétaire, Meta. Pour le moment aucune solution alternative ne s’est imposée.
  5. Les Analytics restent dépendantes de Google. La CNIL a eu beau exiger de grands sites d’information qu’ils renoncent à cette technologie stockant des données utilisateurs dans des serveurs hors d’Europe, plus de la moitié des répondants à l’enquête avouent rester utilisateurs des versions gratuite ou premium de cet outil.

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