L’engagement des jeunes dans des causes radicales

Mardi 16 octobre 2018 17h00 à 19h00
Amphithéâtre Simone Veil - 28 rue des Saints-Pères 75007 Paris
Organisé parPresses de Sciences Po

« Radicalisation », « engagement radical », « jeunes radicalisés » : depuis une quinzaine d’années, ces expressions inondent les discours médiatiques et politiques et sont employées quasi systématiquement dans un cadre religieux. Mais l’action radicalisée ne se réalise pas nécessairement au nom d’idéologies religieuses et peut aussi se construire en réaction à un ordre politique, économique ou social établi.

À l’occasion de la sortie du numéro 80 de la revue Agora débats/jeunesses consacré aux parcours d’engagement des jeunes dans des causes radicales (Presses de Sciences Po), ce débat posera principalement deux questions : qui sont les jeunes qui s’engagent de manière radicale et comment cet engagement s’inscrit-il dans la trajectoire de vie du jeune?

Au travers d’études réalisées sur le long terme et dans différents groupes et organisations radicales (des mouvements autonomes aux squats féministes en France et en Allemagne, en passant par le Hezbollah libanais, les militants révolutionnaires turcs des années 1970 ou encore les jeunes salafistes en France), les différents articles du numéro 80 de la revue Agora débats/jeunesses s’intéressent aux parcours de jeunes engagés dans des causes radicales, qu’elles soient d’ordre politique, économique, social ou religieux.

Lors de ce débat, les coordinateurs du dossier entourés d’experts interrogeront les processus d’entrée en radicalisation et les conséquences d’un « engagement total » sur les trajectoires de vie des jeunes avec une question centrale, celle de la temporalité. La jeunesse serait-elle une période propice à l’engagement radical ? Quels facteurs pourraient alors expliquer cette prédisposition et dans quelle mesure l’âge ou la période de vie impactent-ils l’engagement des jeunes militants ?

Chercheurs et professionnels interrogeront les causes et les conséquences de cet engagement radical en articulant parcours individuel du jeune et contexte global. La dimension individuelle (origines sociales, héritage familial, trajectoire biographique) ne peut en effet suffire à expliquer l’implication dans une cause ou des pratiques radicales et doit donc être mise en relation avec la dimension collective (cadres scolaire ou universitaire, environnement de vie et loisirs, contexte national ou international).

En présence de :

  • Laurent Bonelli, maître de conférences en sciences politiques, Université de Nanterre (ISP)
  • Samuel Bouron, maître de conférences en sociologie, Université Paris Dauphine (IRISSO)
  • Erwan Ruty, directeur du Médialab93, cofondateur de Presse & Cité

Animation de la conférence Yaëlle Amsellem-Mainguy, chargée d’études et de recherche à l’INJEP, rédactrice en chef de la revueAgora débats/jeunesses.

Inscription obligatoire ici