Repenser les politiques migratoires  : pour un « GIEC » des migrations et de l’asile

Repenser les politiques migratoires : pour un « GIEC » des migrations et de l’asile

Face aux questions migratoires, Virginie Guiraudon (CNRS/Sciences Po), Hélène Thiollet (CNRS/Sciences Po) et Camille Schmoll (Paris 7/IUF) ont lancé un appel à la communauté scientifique pour la constitution d’un Groupe International d’Experts sur les Migrations et l’Asile (GIEMA). À l'occasion de la première réunion du groupe qui se tient ce 10 décembre 2018, les chercheuses rappellent les enjeux de cette mobilisation.

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Les droits de l'homme : souvent conquis, jamais acquis

Les droits de l'homme : souvent conquis, jamais acquis

Alors que le monde s’apprête à célébrer les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme signée au Palais de Chaillot le 10 décembre 1948, force est de souligner l’importance pratique que revêt aujourd’hui cette déclaration. Souvent décriée, car vague dans son universalisme, ses contempteurs lui reprochent son déficit d’ancrage matériel ou, à l’inverse, son occidentalo-centrisme, bref de ne parler à personne à force de vouloir parler à tous.

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Quels espoirs pour le sommet de Katowice ?

Quels espoirs pour le sommet de Katowice ?

Par Carola Klöck (CERI). Après des températures dépassant les 40°C l’été dernier et qui restent élevées en ce mois de novembre 2018, le thème du changement climatique est sur toutes les lèvres. Il n'en est pas de même de la politique internationale du climat, bien que le sommet de Katowice, qui aura lieu début décembre, soit déjà la troisième rencontre de haut niveau à être organisée cette année autour de ce sujet.

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Bébés génétiquement modifés : la Chine et la recherche sur l'embryon

Bébés génétiquement modifés : la Chine et la recherche sur l'embryon

Par Guillaume Levrier (CEVIPOF). Selon les informations du MIT Technology Review, une équipe chinoise serait sur le point de révéler avoir réimplanté des embryons humains modifiés par nucléases, en l’occurrence de type CRISPR. L’annonce pourrait en être faite demain, au deuxième sommet international sur l’édition du génome humain, à Hong Kong. De quoi s’agit-il ? D’un essai clinique visant à modifier le gène CCR5, dans le but d’immuniser une personne contre le virus du sida, le VIH.

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“Le choix du nucléaire engage des générations qui ne sont pas encore nées”

“Le choix du nucléaire engage des générations qui ne sont pas encore nées”

Conflits et tensions dans le monde, arsenaux en voie de modernisation, nouveaux traités de régulation… Les armes nucléaires sont aujourd’hui plus que jamais un sujet de préoccupation. Mais se pose-t-on les bonnes questions ? Fondateur du programme d'étude des savoirs nucléaires, Nuclear Knowledges, au Centre des relations internationales de Sciences Po (CERI), le chercheur Benoît Pelopidas rend possible une prise en compte des enjeux éthiques et démocratiques du nucléaire. Ou comment la recherche peut-elle oeuvrer à une meilleure information des citoyens.

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États-Unis : des militants écologistes de plus en plus organisés

États-Unis : des militants écologistes de plus en plus organisés

Par Mario Del Pero (CHSP). Les questions environnementales n’ont certes pas été au centre de la campagne des midterms au États-Unis. Mais cette réalité ne signifie pas que le déni de Donald Trump concernant le dérèglement climatique et le démantèlement des règles établies par Barack Obama n’ont pas suscité dans le pays une riposte vigoureuse, et souvent efficace, voire une forme de résistance.

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1918 et la guerre

1918 et la guerre "mondiale" : la naissance d'un récit géopolitique

Par Karoline Postel-Vinay (CERI). La guerre qui s’acheva à l’automne 1918 portait le nom de « grande guerre » en France et de « great war » en Angleterre. En Allemagne, elle n’était pas « grande » mais planétaire, et s’appelait « Weltkrieg » ou « guerre mondiale ». De même aux États-Unis où, depuis le printemps 1917, on la nommait « world war ». Ce décalage de terminologie recouvrait une différence de vision géopolitique. Le terme de « guerre mondiale » et ce à quoi il faisait, et fait encore, référence – c’est-à-dire un conflit proprement planétaire, englobant tous les pays – n’était pas encore universellement reconnu.

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Que sont devenus les soldats blessés de la Grande Guerre ?

Que sont devenus les soldats blessés de la Grande Guerre ?

En ce mois de novembre 2018 qui marque le centième anniversaire de l’armistice de 1918, nous rendons hommage au près d’1,5 million de soldats français tombés au front. Mais si les livres adaptés en films La chambre des officiers et Au revoir là-haut, ont fait prendre conscience de l’infinie souffrance des « gueules cassés », on sait mal ce que sont devenus les 1,3 million de soldats revenus invalides. C’est à ces hommes – et tout particulièrement à leur retour à la vie professionnelle – que Clément Collard, doctorant au Centre d’histoire consacre sa thèse : “La rééducation et la réintégration professionnelle des mutilés de la Grande Guerre de 1914 à 1940 “. Aperçu.

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Brésil, le spectre d'une « démocradure »

Brésil, le spectre d'une « démocradure »

Par Olivier Dabène (CERI). Au lendemain du second tour de la présidentielle, trois Brésil émergent. Pour les 57 millions d’électeurs de Jair Bolsonaro, la radicalité de leur champion est à la hauteur des enjeux. Le pays a besoin d’un vaste coup de balai contre la corruption et de fermeté pour enrayer la violence. Les 47 millions de Brésiliens qui ont voté pour Fernando Haddad ont, quant à eux, souhaité défendre la démocratie tout autant qu’exprimer leur fidélité au Parti des travailleurs (PT).

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“Les universités,  des anarchies organisées mais pas dysfonctionnelles”

“Les universités, des anarchies organisées mais pas dysfonctionnelles”

Par Christine Musselin, directrice scientifique de Sciences Po. Aux États-Unis, dans les années 60 et 70, les spécialistes du management et les sociologues des organisations ont souvent pris les universités comme objets d’études et ont utilisé ces travaux pour développer des théories plus générales. C’est le cas de James March, professeur de sociologie à la business school de Stanford, décédé à l’âge de 90 ans le 27 septembre 2018, dont les apports - avec ses comparses Michael Cohen et Johan Peter Olsen - ont été particulièrement remarqués et sont encore aujourd’hui très fréquemment cités en sciences de gestion, en sociologie ou en science politique.

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