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24.10.2022

Italie : une extrême droite à l’avant-poste ?

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 Giorgia Meloni remporte les élections italiennes (crédits : @ Antonio Balasko/Shutterstock)

Le 25 septembre 2022, la formation populiste Fratelli d'Italia, conduite par Giorgia Meloni qui avait obtenu 4,2% des voix lors du scrutin parlementaire de 2018, recueille plus d'un quart des suffrages (26%), devenant le premier parti politique de la péninsule, 10 ans seulement après sa création. Un succès qui lui vaut aujourd'hui d'accéder à la tête du gouvernement.

Marc Lazar, professeur émérite des universités en histoire et sociologie politique, attaché au Centre de recherches internationales (CERI) et au Centre d'histoire de Sciences Po, analyse ce scrutin qui a vu Fratelli d'Italia et la Ligue de Matteo Salvini remporter ensemble le pourcentage le plus élevé de votes jamais enregistré par des partis d’extrême droite dans l'histoire de l'Europe occidentale depuis 1945 et ainsi obtenir la majorité indéniablement la plus à droite que l'Italie républicaine ait connue.

Que signifie ce résultat ? Vote de protestation ? Nostalgie du fascisme ? Simple vote d’opposition, Fratelli d’Italia étant la seule formation à n’avoir participé à aucun gouvernement et ne pas avoir soutenu le gouvernement de coalition de Mario Draghi ? Comment qualifier Fratelli d’Italia : un parti post-fasciste ? néo-fasciste ? populiste ? d’extrême droite ?

Après la victoire des forces populistes de droite en Suède, il est essentiel de s’ interroger sur cet élan de supplantation des forces de droite par celles de la droite radicale. Marc Lazar nous montre que la montée en puissance des partis de droite radicale met en difficulté la droite traditionnelle divisée sur la stratégie à adopter. Certains de ses dirigeants se proposent de reprendre à leur compte l’offre politique de la droite radicale au risque que cette politique se retourne contre la droite « de gouvernement » et crédibilise davantage la droite la plus radicale.  Il se penche aussi sur l’échec de la gauche et dessine ce que pourrait être l’avenir du Parti démocrate et du Mouvement cinq étoiles.

Reste la question des équilibres politiques de l’Union européenne avec l’arrivée de la droite-centre (destra-centro) au pouvoir à Rome : que se passera-t-il entre la France et l’Italie ? Qui l’emportera de la passion idéologique ou de la raison d’Etat ? 

Une analyse à découvrir sur le site du CERI : 

Retour sur les élections parlementaires du 25 septembre en Italie

 

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24.10.2022

Italie : une extrême droite à l’avant-poste ?

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 Giorgia Meloni remporte les élections italiennes (crédits : @ Antonio Balasko/Shutterstock)

Le 25 septembre 2022, la formation populiste Fratelli d'Italia, conduite par Giorgia Meloni qui avait obtenu 4,2% des voix lors du scrutin parlementaire de 2018, recueille plus d'un quart des suffrages (26%), devenant le premier parti politique de la péninsule, 10 ans seulement après sa création. Un succès qui lui vaut aujourd'hui d'accéder à la tête du gouvernement.

Marc Lazar, professeur émérite des universités en histoire et sociologie politique, attaché au Centre de recherches internationales (CERI) et au Centre d'histoire de Sciences Po, analyse ce scrutin qui a vu Fratelli d'Italia et la Ligue de Matteo Salvini remporter ensemble le pourcentage le plus élevé de votes jamais enregistré par des partis d’extrême droite dans l'histoire de l'Europe occidentale depuis 1945 et ainsi obtenir la majorité indéniablement la plus à droite que l'Italie républicaine ait connue.

Que signifie ce résultat ? Vote de protestation ? Nostalgie du fascisme ? Simple vote d’opposition, Fratelli d’Italia étant la seule formation à n’avoir participé à aucun gouvernement et ne pas avoir soutenu le gouvernement de coalition de Mario Draghi ? Comment qualifier Fratelli d’Italia : un parti post-fasciste ? néo-fasciste ? populiste ? d’extrême droite ?

Après la victoire des forces populistes de droite en Suède, il est essentiel de s’ interroger sur cet élan de supplantation des forces de droite par celles de la droite radicale. Marc Lazar nous montre que la montée en puissance des partis de droite radicale met en difficulté la droite traditionnelle divisée sur la stratégie à adopter. Certains de ses dirigeants se proposent de reprendre à leur compte l’offre politique de la droite radicale au risque que cette politique se retourne contre la droite « de gouvernement » et crédibilise davantage la droite la plus radicale.  Il se penche aussi sur l’échec de la gauche et dessine ce que pourrait être l’avenir du Parti démocrate et du Mouvement cinq étoiles.

Reste la question des équilibres politiques de l’Union européenne avec l’arrivée de la droite-centre (destra-centro) au pouvoir à Rome : que se passera-t-il entre la France et l’Italie ? Qui l’emportera de la passion idéologique ou de la raison d’Etat ? 

Une analyse à découvrir sur le site du CERI : 

Retour sur les élections parlementaires du 25 septembre en Italie