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22.08.2022

Beate Klarsfeld : "le courage de l'insoumission"

Vérité, justice et mémoire

Née le 13 février 1939 à Berlin, Beate Klarsfeld, mettra tout en œuvre - elle publiera des écrits, mènera des campagnes et manifestations, agira audacieusement sur la scène internationale notamment, - pour s’opposer aux criminels nazis et aux responsables de la Shoah, au prix de sa liberté parfois. 

Ouvertement opposée au chancelier Kiesinger, elle empêche la nomination d’un ancien diplomate nazi Ernst Achenbach à la Commission, elle dirige une tentative d’enlèvement de l'ancien colonel SS, Kurt Lischka, chef de la police nazie à Paris et lance une campagne pour la ratification de l'accord permettant le jugement en Allemagne des criminels nazis ayant opéré en France. Beate retrouve Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon, au Pérou  et fait rouvrir son dossier en Allemagne. Elle est arrêtée à plusieurs reprises ; jugée dans un procès retentissant à Cologne en 1974, elle obtient en janvier 1975 la ratification de l'accord judiciaire franco-allemand. Cette loi prend le nom de « Lex Klarsfeld ». Elle dédiera sa vie à ce que la justice applique la nouvelle loi et juge les criminels. 

Cette femme d’un courage inouï, dont le parcours témoigne d’une lutte sans relâche contre le négationnisme, l’antisémitisme et la xénophobie, se consacre bénévolement depuis 1981 à l'administration et aux activités de l'association « les Fils et les Filles des Déportés Juifs de France ».

Depuis 2015, Madame Klarsfeld est ambassadrice honoraire de l’UNESCO pour l’enseignement de l’histoire de l’holocauste et envoyée spéciale pour la prévention du génocide. Elle a milité en particulier au Burundi. Elle  est officier de l’Ordre fédéral du mérite allemand (2015), grand officier de l’ordre de la Légion d’honneur (2022) et de l’ordre national du mérite (2017). 

Dans le contexte de la commémoration en France, des 80 ans de la rafle du Vel d’Hiv, cette leçon prend un sens tout particulier et se veut un moment de transmission à la jeunesse du monde entier.

Une exposition “Les combats de la mémoire” à découvrir

En parallèle de cette leçon inaugurale, l’exposition itinérante “Les combats de la mémoire” du Mémorial de la Shoah consacrée à une décennie de combats de Beate et Serge Klarsfeld sera visible du 24 août au 10   septembre prochain au sein du Pavillon de l’innovation au 1, Saint Thomas. 

Son ambition ?  Restituer en images la mobilisation de ce couple depuis l’acte fondateur de la gifle donnée au Chancelier Kiesinger jusqu’au verdict du procès de Cologne, le 11 février 1980, où la condamnation des principaux responsables nazis de la Solution finale en France est obtenue de haute lutte. Ces dix ans voient, notamment grâce à eux, l’émergence dans l’opinion publique d’une mémoire de la Shoah mondialisée. 

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22.08.2022

Beate Klarsfeld : "le courage de l'insoumission"

Vérité, justice et mémoire

Née le 13 février 1939 à Berlin, Beate Klarsfeld, mettra tout en œuvre - elle publiera des écrits, mènera des campagnes et manifestations, agira audacieusement sur la scène internationale notamment, - pour s’opposer aux criminels nazis et aux responsables de la Shoah, au prix de sa liberté parfois. 

Ouvertement opposée au chancelier Kiesinger, elle empêche la nomination d’un ancien diplomate nazi Ernst Achenbach à la Commission, elle dirige une tentative d’enlèvement de l'ancien colonel SS, Kurt Lischka, chef de la police nazie à Paris et lance une campagne pour la ratification de l'accord permettant le jugement en Allemagne des criminels nazis ayant opéré en France. Beate retrouve Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon, au Pérou  et fait rouvrir son dossier en Allemagne. Elle est arrêtée à plusieurs reprises ; jugée dans un procès retentissant à Cologne en 1974, elle obtient en janvier 1975 la ratification de l'accord judiciaire franco-allemand. Cette loi prend le nom de « Lex Klarsfeld ». Elle dédiera sa vie à ce que la justice applique la nouvelle loi et juge les criminels. 

Cette femme d’un courage inouï, dont le parcours témoigne d’une lutte sans relâche contre le négationnisme, l’antisémitisme et la xénophobie, se consacre bénévolement depuis 1981 à l'administration et aux activités de l'association « les Fils et les Filles des Déportés Juifs de France ».

Depuis 2015, Madame Klarsfeld est ambassadrice honoraire de l’UNESCO pour l’enseignement de l’histoire de l’holocauste et envoyée spéciale pour la prévention du génocide. Elle a milité en particulier au Burundi. Elle  est officier de l’Ordre fédéral du mérite allemand (2015), grand officier de l’ordre de la Légion d’honneur (2022) et de l’ordre national du mérite (2017). 

Dans le contexte de la commémoration en France, des 80 ans de la rafle du Vel d’Hiv, cette leçon prend un sens tout particulier et se veut un moment de transmission à la jeunesse du monde entier.

Une exposition “Les combats de la mémoire” à découvrir

En parallèle de cette leçon inaugurale, l’exposition itinérante “Les combats de la mémoire” du Mémorial de la Shoah consacrée à une décennie de combats de Beate et Serge Klarsfeld sera visible du 24 août au 10   septembre prochain au sein du Pavillon de l’innovation au 1, Saint Thomas. 

Son ambition ?  Restituer en images la mobilisation de ce couple depuis l’acte fondateur de la gifle donnée au Chancelier Kiesinger jusqu’au verdict du procès de Cologne, le 11 février 1980, où la condamnation des principaux responsables nazis de la Solution finale en France est obtenue de haute lutte. Ces dix ans voient, notamment grâce à eux, l’émergence dans l’opinion publique d’une mémoire de la Shoah mondialisée.