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05.01.2022

Annina, de Sciences Po à l'UNESCO

Annina Claesson, diplômée de l'École des affaires internationales de Sciences Po et consultante à l’UNESCO (crédits : Annina Claesson)

Diplômée du Master in Human Rights and Humanitarian Action (ENG) de l'École des affaires internationales de Sciences Po (PSIA), qu’elle a reçu en juin 2021 avec la mention Summa Cum Laude, Annina Claesson travaille aujourd'hui en tant que consultante à l’UNESCO, dans le cadre de la Section pour la liberté d'expression et la sécurité des journalistes, rattachée au Secteur de la Communication et de l’information. Elle nous présente son parcours. 

Pouvez-vous nous décrire votre fonction et vos principales responsabilités à l’UNESCO ?

L’équipe dans laquelle je travaille a notamment pour objectif de promouvoir la liberté de la presse, la transparence des sociétés de l’Internet et le soutien aux journalistes dans leurs fonctions. Mon rôle s’articule principalement autour de travaux de recherche et de rédaction. Les dossiers auxquels je participe concernent plus particulièrement des problèmes liés à la lutte contre les discours de haine, la violence sexiste en ligne et d'autres défis numériques liés à la liberté d'expression. Actuellement, je fais également partie de l'équipe éditoriale du rapport phare sur les Tendances mondiales en matière de liberté d'expression, dont nous avons déjà publié deux chapitres.

Comment avez-vous obtenu ce poste ?

C’est dans le cadre du « projet collectif » de synthèse que j'ai entrepris lors de ma première année de Master à PSIA, que j’ai eu l’opportunité d’entrer en contact avec l'UNESCO. Il s'agissait d'un projet de recherche documentaire sur les initiatives visant à lutter contre les discours de haine. C’était dans une section différente de celle au sein de laquelle je travaille actuellement, mais c'est à travers cette initiative que j'ai rencontré mon superviseur actuel. Le projet s'est avéré très utile pour mon mémoire de Master pour lequel je me suis concentrée sur les réponses des salles de rédaction à la violence sexiste en ligne à l’encontre des journalistes. À la même période, l'UNESCO travaillait sur un important rapport sur ce sujet, j'ai donc pris attache avec les responsables de cette étude puis me suis retrouvée à travailler avec eux à temps partiel au cours de l’été qui a suivi l’obtention de mon diplôme. Je leur ai alors fait savoir que j’étais intéressée par un poste de consultante, et par chance, la personne que j'avais rencontrée lors de mon projet avait besoin d'aide à ce moment-là. Après quelques tests écrits et entretiens informels, j'ai été recrutée.

Quel est l'aspect le plus fascinant et/ou surprenant de votre travail ?

Les missions que nous couvrons avec mes collègues à l'UNESCO me tiennent particulièrement à cœur, j'aime pouvoir passer du temps à approfondir ces sujets. Notre travail s’est avéré très pertinent pour les médias quant à la conduite de Facebook ces derniers mois notamment, et nous travaillons également en étroite collaboration avec la lauréate du Prix Nobel de la Paix 2021, la journaliste philippine Maria Ressa qui dénonce la toxicité d’Internet. La protection de la liberté d'expression, avec toutes les nuances et les challenges que cela implique, est un défi actuel majeur. En tant qu'agence des Nations unies, l'UNESCO a pour rôle de faciliter la collaboration entre de nombreux acteurs différents. C'est donc formidable pour moi de me trouver au cœur de ce pôle de chercheurs et de défenseurs œuvrant pour les mêmes objectifs.

Comment votre apprentissage au sein de PSIA vous a-t-il aidée dans votre métier ?

Les expériences que j'ai pu avoir avec le projet collectif et mon mémoire m'ont directement menée à mon poste actuel en me mettant en contact avec les bonnes personnes, c'est donc ce qui me vient le plus immédiatement à l'esprit. Plus généralement, j'utilise quotidiennement ce que j'ai appris dans le cadre de mes cours sur les droits de l'Homme - nous nous appuyons beaucoup sur le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (ICCPR en anglais) et sur d'autres instruments d’analyse pour plaider en faveur de la protection ou de la restriction de la liberté d'expression dans certaines situations. PSIA nous prépare assez naturellement pour travailler au sein du système des Nations unies, en particulier concernant les travaux de rédaction que nous produisons régulièrement …et dans des délais serrés !

Quels conseils donneriez-vous aux futurs diplômées et diplômés ?

En ce qui me concerne, le fait de développer un niveau “d'expertise” sur un sujet qui me passionnait particulièrement, notamment à travers mon mémoire de Master, a joué en ma faveur. À Sciences Po et à PSIA plus particulièrement, nous sommes encouragés à être “touche-à-tout”. Cela est bien évidemment très précieux, mais je conseillerais aussi de ne pas hésiter à se mettre en avant et à montrer que vous êtes pointus sur un sujet spécifique, et curieux. On parle beaucoup du “réseautage”, mais je suis convaincue qu'il est plus utile de l’envisager en étant toujours à la recherche de personnes intéressantes qui travaillent sur des choses auxquelles vous aimeriez participer.

Cet entretien a été initialement réalisé et publié sur le site de PSIA.

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