Elise Albertini, étudiante en Bachelor of Arts and Sciences, apprend le fonctionnement de la Terre et des sociétés

Elise Albertini, étudiante en Bachelor of Arts and Sciences, apprend le fonctionnement de la Terre et des sociétés

Interview d'une passionnée
  • Élise Albertini, étudiante en BASc au Collège universitaire (crédits : DR)Élise Albertini, étudiante en BASc au Collège universitaire (crédits : DR)

Elise Albertini est étudiante au Collège universitaire de Sciences Po. Pour cette touche-à-tout qui a toujours refusé de laisser un domaine d'intérêt de côté, le Bachelor of Arts and Sciences (BASc) en double diplôme "Politiques de la Terre”, avec l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) est apparu comme une évidence dès la fin de la première. Interview.

Vous étudiez actuellement dans le cadre d'un Bachelor of Arts and Sciences (BASC), Pouvez-vous partager votre parcours scolaire et les raisons qui vous ont orientée vers ce cursus ?

Mon parcours scolaire a été marqué par la diversité et la volonté de tout faire et de tout apprendre. De ce fait, mon orientation scolaire a toujours été une grande question. Après une classe à horaires aménagés musique, que je pratique depuis toute petite, au collège et le choix de toutes les options possibles, j’ai poursuivi dans la même idée au lycée : ne rien laisser de côté. À la fin de la première et au début de Parcoursup, j'ai compris qu’il m’était impossible de choisir entre sciences et sciences sociales. Les deux domaines étaient tout aussi importants à mes yeux et le lien entre les deux encore plus ! Je n’aurais jamais pensé qu’une formation correspondante existait. Et pourtant, j’ai découvert le double diplôme « Politiques de la Terre » au cours de mes recherches. À partir de là, et jusqu’à l’obtention de mon baccalauréat, je n’avais plus qu’un seul but : être acceptée dans le cursus !

De quelles manières pensez-vous que ce cursus interdisciplinaire, à la croisée des sciences humaines et sociales et des géosciences, contribue à la formation des futures générations face aux transformations environnementales ?

De mon point de vue, les sciences et les sciences sociales sont indissociables pour la simple raison qu’elles définissent tout autant l’une et l’autre le monde dans lequel nous vivons. Aujourd'hui plus que jamais, le fonctionnement de la société est responsable de phénomènes qui la dépassent largement, comme le réchauffement climatique et la destruction de l’habitat terrestre.

Ainsi, l’étude des géosciences est primordiale pour comprendre la formation et l’évolution du seul endroit connu qui abrite la vie et a permis aux humains de se développer. Les sciences humaines et sociales sont tout aussi indispensables pour comprendre comment les humains se sont inscrits dans ce lieu qui existait bien avant eux. L’étude croisée des deux, qui est l’objet de ce cursus interdisciplinaire, permet finalement de comprendre comment et pourquoi les humains, insignifiants à l’échelle des temps géologiques, ont pu à ce point changer l’environnement terrestre.

En nous proposant d’être étudiants à l’Institut de Physique du Globe et à Sciences Po, le cursus nous invite alors à penser le monde de façon double, sans jamais laisser une partie de côté. Il nous apprend à comprendre comment l’un et l’autre sont liés tout en étant dissociés. Et par là, il nous donne les clés pour penser autrement le futur et les défis qui sont les nôtres.

Qu’apprend-on concrètement, dans le cadre de ce double diplôme avec l’IPGP ?

Nous suivons la licence « Sciences de la Terre » de l’IPGP et le programme général du Collège universitaire de Sciences Po, avec quelques aménagements d’emploi du temps. Cela nous permet, dans une même journée, de passer de la physique à l’histoire du XIXe siècle, comme de la sociologie à la thermochimie. D’un côté, nous apprenons comment fonctionne la Terre et ce qui l’entoure, de l’autre comment fonctionnent les sociétés et la nôtre en particulier.

À Sciences Po, nous suivons les cours fondamentaux à chaque semestre, ainsi qu’une langue vivante. À l’IPGP, les premières années sont consacrées à l’apprentissage et la consolidation des sciences fondamentales (mathématiques, physique, chimie…). Nous appliquons par la suite ces théories à l’étude spécifique de la Terre.

En plus de cela, nous avons des cours « interdisciplinaires », alliant sciences et sciences sociales. C’est par exemple le cas du cours « Aléas, risques et sociétés », suivi en deuxième année, au sein duquel nous étudions les catastrophes naturelles, d’un point de vue géoscientifique et du point de vue des sciences sociales. Mais nous apprenons aussi à travailler ensemble et à tout partager, pour que chacun réussisse dans un rythme soutenu et parfois difficile. Le premier semestre est particulièrement formateur en ce sens. Avec 38 heures de cours par semaine, il est impossible de passer ce premier cap sans entraide… C’est tout autant une expérience d’apprentissage académique qu’humaine !

Quels conseils donneriez-vous à une étudiante ou un étudiant qui souhaiterait rejoindre le Collège universitaire de Sciences Po, et plus précisément le BASC ?

D’après mon expérience, le chemin qui mène au BASc est une succession d’étapes. La première est de se renseigner pour connaître tous les enjeux d’un tel parcours.Le meilleur moyen pour cela est bien évidemment de prendre contact avec les étudiants et les responsables de formation. Une fois toutes les clés en main, l’étape suivante est de réfléchir et se questionner personnellement. Mon conseil est d’être sûr de son choix, pour ne jamais regretter et toujours profiter.

Après cela, il ne reste plus qu’une chose à faire : foncer et se donner toutes les chances de réussir l’admission ! Sans oublier de se préparer, avant d’arriver, à l’aventure que cela représente : apprendre et satisfaire sa curiosité, mais aussi connaître la frustration. En somme, il y a d’excellents comme de difficiles moments, le tout est de profiter de cette opportunité unique !

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