Tout savoir sur l’apprentissage à Sciences Po

Oui, on peut faire son master en apprentissage à Sciences Po ! Près du tiers des formations de 2ème cycle proposent cette possibilité. Une option plébiscitée par tous : les étudiants pour l’insertion professionnelle, les employeurs pour le recrutement, et l’université pour son intérêt pédagogique. Point d’étape avec Cornelia Woll, Directrice des études et de la scolarité. 

Que représente la formation en apprentissage aujourd’hui à Sciences Po ?

Cornelia Woll : Cela fait plusieurs années que nous proposons des formations en apprentissage. Aujourd’hui, trois de nos sept Écoles de deuxième cycle offrent cette possibilité pour la deuxième année de master : l’École d’affaires publiques, l’École du management et de l’innovation, et l’École de journalisme. Cela concerne sept masters au total (ndlr : voir liste ci-dessous), soit environ un tiers de nos programmes - et presque 200 étudiants chaque année. Un chiffre qui a bondi de 75 % en quatre ans : les étudiants sont très demandeurs de ce format et c’est très précieux pédagogiquement.

Quel est l’intérêt d’effectuer ses études en apprentissage ?

C. W. : L’apprentissage s’inscrit parfaitement dans l’ADN de Sciences Po, où l’on cherche plus que jamais à allier enseignement théorique et expérience pratique. Tous nos masters proposent un semestre “hors les murs” : l’apprentissage, qui dure toute une année, est un prolongement naturel de cette logique. Les étudiants réfléchissent sur ce qu’ils apprennent en même temps qu’ils le mettent en action. C’est un outil formidable d’insertion professionnelle, puisque les étudiants sont considérés comme des professionnels à part entière. Enfin, c’est aussi un vrai atout pour l’ouverture sociale : l’apprentissage permet de financer ses études et il est donc sécurisant pour les jeunes de milieu modeste. C’est un argument qui vient à l’appui de tout ce que nous faisons pour que le coût des études ne soit un obstacle pour personne.

Quels sont les défis posés par l’apprentissage pour une université ?

C. W. : Le principal défi, c’est l’organisation de la scolarité. Cela peut être compliqué pour les formations avec une charge horaire importante, qui préfèrent proposer les expériences pratiques dans un moment dédié, pendant le semestre hors les murs ou en année de césure. L’autre limite est géographique : pour l’instant, cela reste plus facile à mettre en place en France. Malgré ces défis, la montée en puissance de l’apprentissage dans nos formations a été une expérience très enrichissante : l’oral de soutenance du mémoire à la fin de l’apprentissage, par exemple, nous a beaucoup inspiré pour la réforme du “grand oral” de fin d’études, qui inclut aujourd’hui une réflexion sur les expériences professionnelles de nos étudiants.

Quelles sont les perspectives pour l’apprentissage à Sciences Po ?

C. W. : Nous allons continuer à développer cette offre pour pouvoir répondre aux demandes de plus en plus nombreuses. Grâce à l’expérience des Écoles qui ont testé différentes formules - apprentissage pour tous les étudiants d’une formation ou pour une partie seulement - cela nous ouvre la possibilité d’explorer sa mise en place dans d’autres programmes de formation. De manière générale, nous nous réjouissons de l’importance du sujet et de la réforme actuellement en cours pour assouplir son fonctionnement. De notre côté, nous essayerons d’étendre au maximum cette offre dans un souci de diversification des parcours et nous sommes attentifs à la démarche engagée de précision des compétences acquises par les étudiants.

Nos 7 masters accessibles en apprentissage :

à l’École du management et de l’innovation :

à l’École d’affaires publiques :

à l’École de journalisme :

Et aussi...

Nouveau Mooc : entreprendre dans le milieu culturel

Nouveau Mooc : entreprendre dans le milieu culturel

Le Mooc « Entreprendre dans les industries culturelles à l’ère du numérique »  conçu par l’École d’affaires publiques de Sciences Po avec le ministère de la Culture s’adresse à tous ceux qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat culturel contemporain : étudiants, jeunes diplômés, entrepreneurs, professionnels de la culture, etc.

Lire la suite
Paroles d'étudiants

Paroles d'étudiants

Pourquoi ont-ils choisi Sciences Po ? Quelles sont leurs premières impressions ? À l'occasion des rentrées du Collège universitaire sur nos 7 campus, paroles de nouveaux étudiants.

Lire la suite
La ritournelle des emplois non pourvus

La ritournelle des emplois non pourvus

Par Hadrien Clouet (CSO). Dimanche 16 septembre, interpellé par un horticulteur sans emploi, le président de la République Emmanuel Macron lui a répondu « je traverse la rue, je vous trouve un emploi ». Cette phrase relance un vieux mythe : les chômeurs sont responsables de leur propre chômage, car ils accompliraient trop peu d’efforts pour retrouver un emploi.

Lire la suite
Choix scolaires : une « orientation heureuse » est-elle possible ?

Choix scolaires : une « orientation heureuse » est-elle possible ?

Par Marie Duru-Bellat (OSC). Depuis qu’il existe un dispositif d’orientation institutionnalisé, répartissant les jeunes entre les filières scolaires, puis vers des métiers, on n’a de cesse de dénoncer les difficultés et la cruauté de ce système. Mais peut-il y avoir, dans la société telle qu’elle est, une « orientation heureuse » ?

Lire la suite
“On assiste à une capture du politique par les intérêts privés”

“On assiste à une capture du politique par les intérêts privés”

La démocratie est-elle capturée par le poids de l’argent privé ? Financement des partis et des campagnes électorales, dons aux fondations ou achats de médias, les outils à disposition pour tenter d’influencer les termes du débat public ne manquent pas.  Après avoir réfléchi à la question de l’indépendance des médias, Julia Cagé, chercheuse à Sciences Po, appelle dans son dernier ouvrage - le Prix de la démocratie (éd. Fayard) - à une réforme radicale du financement des partis et des élections. Entretien.

Lire la suite
Une semaine dans la Silicon Valley

Une semaine dans la Silicon Valley

Afin de sensibiliser les étudiants aux révolutions du digital, le Centre pour l’entrepreneuriat de Sciences Po a proposé à quinze d’entre eux de découvrir la Silicon Valley à la rencontre des acteurs du numérique : Facebook, Google, Airbnb... Yaël, en master recherche de théorie politique à l’École doctorale de Sciences Po, et Thomas, étudiant ingénieur à l'École polytechnique, faisaient partie de ce road trip original d’apprentissage par l’immersion. Machine learning, blockchain, data sciences… Ils nous expliquent tout.

Lire la suite

"Faire l'Europe dans un monde de brutes"

Pour sa rentrée solennelle, L'École des affaires internationales (PSIA) recevait mercredi 5 septembre 2018 Nathalie Loiseau, ministre des Affaires européennes, qui s’est livré à un ardent plaidoyer pour l’avenir de l’Europe avant d’échanger avec les étudiants.

Lire la suite
Sur les planches avec Rhinocéros

Sur les planches avec Rhinocéros

Créée en 2008, Rhinocéros est une association de théâtre qui réunit des passionnés d’art dramatique. Chaque année, l'association organise son festival de théâtre Festiféros. Découvrez les réalisations de la troupe !

Lire la suite
Après Nicolas Hulot, François de Rugy et les dilemmes de l’écologie politique

Après Nicolas Hulot, François de Rugy et les dilemmes de l’écologie politique

Par Daniel Boy (Cevipof) - Si elle ne change pas de façon radicale la difficulté de l'écologie à réussir en politique, la nomination au poste de ministre de la Transition écologique de François de Rugy en remplacement de Nicolas Hulot présente certains atouts pour la désignation à ce poste délicat. Celui-ci satisfait tout d'abord clairement à la condition de compétence et de sérieux sur les enjeux environnementaux. Il est aussi reconnu du monde de l'écologie politique comme un homme qui a milité sur le terrain et su gravir avec habileté les échelons classiques de la carrière politique. Mais il serait évidemment vain de croire que ces qualités lui vaudront le soutien des associations environnementales ou du parti des Verts.

Lire la suite
L’espionne qui venait de Sciences Po

L’espionne qui venait de Sciences Po

Jeannie de Clarens, née Rousseau, première de sa promotion en juillet 1940, entame au sortir de la rue Saint-Guillaume une carrière d’espionne-interprète exceptionnelle. À 23 ans, elle a offert aux Alliés un des renseignements les plus précieux de la Deuxième Guerre Mondiale. Une véritable héroïne de “l’armée des ombres”, à qui Sciences Po rend aujourd’hui hommage en baptisant un des ses amphithéâtres à son nom.

Lire la suite