"À Sciences Po, tous les étudiants ont des projets !"

Hadia Baïz, étudiante en troisième année au Collège universitaire de Sciences Po, fait partie des lauréats du 31ème Prix du Jeune Écrivain de langue française, qui sera décerné le 19 mars prochain au Salon du Livre. Récit d’une passion pour l’écriture et pour la nouvelle, un genre qui lui permet d’explorer les problématiques sociales. Un peu comme dans ses cours à Sciences Po...

Racontez-nous votre parcours : pourquoi avoir choisi Sciences Po ?

Hadia Baïz : Très longtemps, je me voyais faire médecine à Lille, ma ville natale. Pour comprendre le corps humain, et le soigner. Et ce n’est qu’en Terminale que j’ai fini par admettre que j’étais en réalité plus attirée par les sciences sociales. C’est ce qui m’a conduit à préparer Sciences Po. Mais le rapport au corps humain reste au centre de mon écriture : j’écris surtout des portraits, autant physiques que psychologiques, et je m’inspire pour cela beaucoup de mes observations, au jour le jour, et de l’actualité.

L’écriture a-t-elle toujours été importante pour vous ?

H. B. : J’écris depuis l’école primaire. J’ai d’abord tenté d’écrire un roman avant de me tourner vers la nouvelle. C’est un format très intense, qui donne la liberté de passer rapidement d’une histoire à l’autre. En parallèle des études, du collège à Sciences Po, j’ai participé à quelques concours littéraires. Et notamment le Concours de nouvelles politiques de la Conférence Olivaint (ndlr : une association étudiante) où ma nouvelle Vertige a reçu la troisième place. Cela m’a énormément motivée pour continuer à écrire d’autres nouvelles bien sûr, mais aussi un roman.

Que représente pour vous ce Prix du Jeune Écrivain de la Langue française ?

H. B. : En s’adressant à tous les jeunes francophones à travers le monde, ce Prix crée une communauté internationale de jeunes passionnés d’écriture. Et leur donne la chance d’une publication, et souvent la toute première, comme c’est mon cas. Pour cette édition, nous sommes 14 jeunes lauréats, Français, Libanais, Québécois ou encore Suisses, et nos nouvelles sont rassemblées dans un recueil qui vient de paraître chez Buchet-Chastel. La mienne s’appelle À tes souhaits. C’est un texte autour de la maladie, inspiré d’un fait divers. Les problématiques sociales et en particulier familiales restent ma première source d’inspiration…

Comment concilie-t-on études à Sciences Po et écriture ?

H. B. : À Sciences Po, tous les étudiants ont une activité en dehors des cours ! Ça peut être une pratique artistique, un engagement associatif, en lien avec les études ou pas du tout. L’écriture, pour moi, c’est simplement une forme d’expression, au même titre que la musique ou le théâtre, que je pratique aussi. Nous avons aussi des ateliers artistiques qui font partie du cursus. De mon côté j’avais suivi un cours sur l’improvisation en jazz !

Souhaitez-vous en faire votre métier ?

H. B. : Non, pas forcément. L’écriture, c’est une passion que je souhaite pour l’instant pratiquer librement. Je compte davantage sur la formation de Sciences Po pour préparer un métier, via un master à l’École d’Affaires publiques, peut-être pour travailler sur l’élaboration des politiques publiques. Mais l’écriture et mes études à Sciences Po restent imbriquées : ce que j’apprends en sciences sociales, l’attention que l’on porte sur la société et l’actualité, tout cela nourrit mon écriture. D’ailleurs, j’ai de plus en plus envie de monter une association qui incite les étudiants à écrire des nouvelles : c’est un format peu valorisé en France, alors qu’il permet une formidable expérience d’écriture.

Que deviennent nos diplômés ?

Que deviennent nos diplômés ?

L’enquête jeunes diplômés 2020 portant sur la promotion 2018 conforte l’attractivité des étudiants de Sciences Po auprès des employeurs avec 9 diplômés sur 10 en activité professionnelle. Parmi eux, 86 % ont trouvé leur premier emploi en moins de 6 mois, et près des ¾ occupent un emploi stable. Ils sont de plus en plus nombreux (37 %) à travailler à l’étranger dans 87 pays. Découvrez tous les résultats de notre enquête* !

Lire la suite
“L’égalité des chances doit aussi être territoriale”

“L’égalité des chances doit aussi être territoriale”

Originaire de l’Allier, Salomé Berlioux a livré une longue bataille contre l’autocensure avant d’obtenir son diplôme de l’École d’affaires publiques de Sciences Po. En 2016, elle engage le combat à grande échelle en fondant l’association Chemin d’avenirs, qui aide aujourd’hui 1000 jeunes issus des campagnes et des petites villes à surmonter les obstacles qui entravent leurs ambitions. Entretien avec une alumna déterminée.

Lire la suite
Leçons d’un semestre pas comme les autres

Leçons d’un semestre pas comme les autres

Les étudiants de l’année 2019/2020 viennent de clôturer une année académique à nulle autre pareille. Quel bilan tirer de cette expérience ? Comment s’est déroulée cette bascule en urgence pour les étudiants et les enseignants ? Le bilan que nous publions aujourd’hui montre un pari plutôt réussi pour la grande majorité d’entre eux. Et permet de tirer d’utiles leçons pour le semestre à venir. 

Lire la suite
Féminicides : cartographie d'une controverse

Féminicides : cartographie d'une controverse

En 2020, Auriane, Cassandre, Cloë, Fiona et Huifang, étudiantes en Master Communication, médias et industries créatives à l'École du Management et de l’Innovation de Sciences Po, ont cartographié les controverses autour des féminicides en France. Cette méthode pédagogique, créée par Bruno Latour, professeur émérite à Sciences Po, a pour but d’apprendre aux étudiants à se repérer dans l'univers de la recherche en sélectionnant une controverse sur laquelle ils accumulent une documentation complète qu’ils mettent en forme et publient sur un site web. Chaque thème devient alors une sorte de "parlement virtuel" aidant à la mise en politique des nouvelles "choses publiques". Elles racontent leur expérience.

Lire la suite
Et le prix du meilleur reportage est attribué à...

Et le prix du meilleur reportage est attribué à...

Bouclage en beauté pour les étudiants de l’École de journalisme de Sciences Po ! Sept d’entre eux ont été distingués par l'un des prix remis chaque année par des rédactions prestigieuses pour identifier leurs prochaines recrues ou récompenser des reportages et enquêtes de qualité, et 15 d'entre eux ont été invités à rejoindre les rédactions de TF1/LCI et France Télévisions. Alors que l’École s’apprête à accueillir une nouvelle promotion, présentation du palmarès 2020. 

Lire la suite
Peuplecratie : le nouveau populisme

Peuplecratie : le nouveau populisme

Les infos passent, les idées restent. Dans FOCUS, la série vidéo de Sciences Po, un chercheur ou un enseignant aborde son domaine sous un angle inattendu. En trois minutes, FOCUS offre une réflexion hors des sentiers battus sur les questions qui animent le débat public et propose des perspectives pour comprendre et pour agir.

Lire la suite
À l'écoute des campagnes

À l'écoute des campagnes

Fondée par des diplômés de l’Ecole urbaine, l’association La Traverse a pour mission d’accompagner les territoires ruraux dans leurs démarches de transition écologique et sociale. Pour étudier et diffuser les bonnes pratiques, cette association produit le podcast “Transitions en terrain connu”, qui met en valeur des stratégies territoriales ambitieuses. Elle a ainsi réalisé un “tour de France des territoires ruraux” dont elle vient de publier le bilan. À cette occasion, Alexia Beaujeux, une des fondatrices, témoigne. 

Lire la suite
L'innovation dans tous ses États

L'innovation dans tous ses États

Comment réinventer les prisons de demain ? Comment décarboner les Jeux olympiques de 2024 ? Comment rendre le patrimoine du Domaine de Chantilly accessible aux générations futures ? Voici quelques-unes des questions soulevées par l’Incubateur des politiques publiques, un programme destiné aux étudiants de master de l’École d’affaires publiques de Sciences Po.

Lire la suite
Voyage au coeur de la <em>start-up nation</em>

Voyage au coeur de la start-up nation

Après la Silicon Valley en 2017 et le MIT en 2019, le Centre pour l’Entrepreneuriat a organisé sa troisième Learning Expedition en Israël, pays équivalent en taille à un département français mais qui détient le record mondial du nombre de start-ups par habitant (1 pour 6000). Sur quoi repose ce “miracle entrepreneurial”, et quelles en sont ses limites ? Parmi les douze étudiants qui ont été sélectionnés pour prendre part à l’aventure, Loanne Guérin et Laura Salesse (respectivement en première et deuxième année du master Finance et Stratégie) témoignent. 

Lire la suite