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19 mars 2026

Présentation d'avis du CESE sur les Outre-mer et les enjeux environnementaux et climatiques

À propos de cet événement

Le 19 mars 2026 de 14:00 à 16:00

Organisé par

Chaire outre-mer & changements globaux / CEVIPOF

La Chaire Outre-mer et changements globaux du CEVIPOF accueillera des rapporteurs du CESE (Conseil Économique Social et Environnemental) le jeudi 19 mars de 14h00 à 16h00 en visio.

Lien d'invitation Zoom 

https://sciencespo.zoom.us/j/3572231741?omn=92878069872

ID de réunion : 357 223 1741

Deux avis seront présentés et mis à disposition du public par le CESE. 

1/ La montée des eaux dans les Outre-mer : quelles stratégies pour s’adapter ? 

Rapporteurs : Mme Sabine Roux de Bezieux (excusée), M. Pierre Marie-Joseph, Mme Hélène Sirder, mai 2025. 

La montée des eaux est un phénomène inéluctable causé par le changement climatique dont les impacts sont déjà visibles. Depuis un siècle, le niveau moyen des océans a augmenté de plus de 20 cm. Les Outre-mer sont en première ligne face à la montée des eaux et représentent à eux seuls plus de 70 % du littoral français. Leur aménagement concentré sur les bandes littorales et la fragilité de leurs écosystèmes en font les territoires français les plus exposés. Dans cet avis, le CESE établit un état des lieux pour chaque territoire ultramarin et présente les solutions actuellement à disposition ainsi que leurs limites. La priorité est de s’adapter. Les solutions fondées sur la nature sont à privilégier car elles protègent les littoraux et retardent les effets de la montée des eaux. La restauration des espaces naturels de mangrove, des écosystèmes sableux, des herbiers marins et des zones humides, ainsi que la préservation des récifs coralliens en font partie. Ces solutions fondées sur la nature permettent aux pouvoirs publics de gagner du temps précieux pour mettre en place des stratégies d’adaptation et permettent de faire participer les populations aux projets sur leur territoire. Les enjeux financiers sont importants et doivent être anticipés. D’une part, la question de l’assurabilité car la montée des eaux se caractérise par des phénomènes qui relèvent de risques naturels (submersions marines et inondations par exemple), qui ne peuvent être qu’en partie indemnisés et assurés, et d’autres qui n’en relèvent pas comme l’érosion du trait de côte. D’autre part, les outils de financement comme le fonds climat, le Fonds vert et le Fonds Barnier ne sont pas prévus ni calibrés pour prendre en charge les politiques d’adaptations, notamment dans le cadre de l’érosion du trait de côte. Enfin, la prise de conscience des risques par le grand public et les entreprises doit être renforcée. La montée du niveau de la mer peut paraître comme un phénomène lointain. Les politiques d’adaptation doivent être comprises par tous et toutes, afin de rassurer et engager les populations en vue de l’adaptation.

 https://www.lecese.fr/travaux-publies/la-montee-des-eaux-dans-les-outre-mer-quelles-strategies-pour-sadapter 

2/ Mieux connecter les Outre-mer

Rapporteurs : Mme Danielle Dubrac et M. Pierre Marie-Joseph, octobre 2024. 

Composée de 11 territoires ultramarins, la « France océanique » voit ses relations se limiter trop souvent à celle avec la « France Hexagonale ». Les connexions sont là pour permettre les rapprochements : le numérique facilite les communications sur l’ensemble de la planète ; le maritime permet les échanges de marchandises à travers le monde ; les liaisons aériennes sont enfin nécessaires pour les déplacements de personnes à longue distance. Les territoires ultramarins possèdent en ce sens des atouts exceptionnels : des infrastructures portuaires, aériennes et numériques de grande qualité au regard de leurs besoins, mais aussi en comparaison des standards internationaux et des territoires environnants. Ces infrastructures représentent aussi pour les Outre-mer un potentiel à exploiter afin de favoriser leur développement économique et social, de permettre aux habitants de bénéficier de tarifs abordables, mais aussi d’atteindre les objectifs nécessaires pour mener à bien la transition écologique, comme la neutralité carbone du transport maritime en 2050. Ces connexions peuvent aussi renforcer les liens des territoires ultramarins avec la Nation, par l’accès aux services publics, l’égalité républicaine, la solidarité, et faciliter leur émancipation en favorisant leur inscription dans leur espace régional. Le CESE identifie 4 axes pour mieux connecter les Outre-mer : définir juridiquement un « droit à la continuité territoriale » pour les Outre-mer ; capitaliser sur les connexions des Outre-mer en développant les coopérations régionales et en menant une stratégie de « hub » ; faire reconnaître au niveau européen la propulsion vélique comme moyen de décarbonation du transport maritime ; mettre à niveau certaines infrastructures existantes.

https://www.lecese.fr/travaux-publies/mieux-connecter-les-outre-mer

(crédits : Titouan Lamazou, Les monarques 5, 2024, Tahiti. Atelier Paris. Huile sur papier marouflé sur toile, 76 x 56 cm)

À propos de cet événement

Le 19 mars 2026 de 14:00 à 16:00

Organisé par

Chaire outre-mer & changements globaux / CEVIPOF