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5 mars 2026
Jean-Baptiste BONNET, Master et Doctorat en Science politique

Pouvez-vous revenir sur votre parcours académique, depuis votre master en science politique, majeure Politiques publiques, jusqu’à votre entrée en doctorat ?
J’ai réalisé presque toutes mes études à Sciences Po, depuis le collègue universitaire jusqu’au master, avec un détour par la Freie Universität de Berlin dans le cadre du double-diplôme avec le campus de Nancy. C’est à Berlin, où j’ai suivi une licence en science politique, que j’ai découvert ma passion pour cette discipline et que j’ai décidé de suivre le master de science politique de Sciences Po.

« La découverte du programme de mobilité Erasmus+ par l’intermédiaire de CIVICA m’a ouvert les portes d’une expérience enrichissante à la Hertie School of Governance, où j’ai souhaité mener un travail de terrain approfondi. J’y ai séjourné cinq mois, de janvier à juin 2025. Au cours de cette période, j’ai réalisé des entretiens essentiels à ma thèse de doctorat. Cela m’a également permis de présenter mes travaux, de recueillir des commentaires et de nouer des liens avec de nouveaux chercheurs. Aux doctorants qui envisagent une mobilité, je recommande vivement de saisir cette opportunité : c'est une excellente occasion d'acquérir un regard neuf sur votre domaine et de vous épanouir intellectuellement. L'essentiel est de bien se préparer en identifiant à l'avance les chercheurs et les personnes que vous souhaitez rencontrer, et d'ajuster la durée de votre séjour pour trouver le juste équilibre entre productivité et moments de détente. »
Jean-Baptiste BONNET
Master et Doctorat en Science politique
Quel rôle votre formation à l’École de la recherche a-t-elle joué dans votre décision de poursuivre en doctorat ?
J’ai commencé mon master dans la spécialité comportement politique (Political Behaviour) avant de passer en politiques publiques en deuxième année. Je pense que ce mouvement reflète bien l’intérêt de ce master de recherche, où l’on peut découvrir de nombreuses spécialités de la science politique et parfois profiter de passerelles. J’ai donc pu m’ouvrir à de nombreuses idées avant de choisir les politiques publiques et l’économie politique pour mon mémoire de master. C’est l’expérience du mémoire, pouvoir passer six mois à effectuer des recherches en profondeur sur un sujet, qui m’a convaincu de faire une thèse.
Quels enseignements, séminaires ou enseignants vous ont le plus influencé dans la construction de votre projet doctoral ?
Il y en a beaucoup ! En premier lieu, mon directeur de mémoire, Cyril Benoît, qui m’a beaucoup accompagné et inspiré durant le master et lors de la rédaction du mémoire. Je dois également beaucoup à Philippe Bezes qui co-dirige actuellement ma thèse avec Cyril et qui gère également la spécialité en politiques publiques. C’est grâce à leurs cours et à leurs conseils que j’ai découvert mon intérêt pour les politiques publiques et l’économie politique, que j’ai pu produire un mémoire de qualité et que j’ai réussi à monter un dossier de candidature en thèse qui a été accepté. Je dois également remercier l’ensemble des enseignant·e·s que j’ai eu durant le master, c’est la diversité et la qualité de leurs cours qui m’ont permis de choisir ma voie de manière éclairée et de réussir à être admis en thèse.
Sur quoi portent vos recherches actuelles, et comment s’inscrivent-elles dans la continuité de votre master ?
Je travaille sur la transition de l’industrie automobile européenne vers le véhicule électrique. Plus précisément, je cherche à comprendre le rôle des États dans cette transition et le rôle que les acteurs politiques et économiques jouent dans le rythme et la forme que prennent ces transitions. Mon travail se situe donc à la croisée de l’économie politique et des politiques publiques. Par ailleurs, je travaille avec des méthodes mixtes, mélangeant le qualitatif et le quantitatif, ce qui reflète l’excellente formation dans les différentes méthodes des sciences sociales que l’on reçoit durant le master.
Quelles compétences issues de votre master vous sont aujourd’hui les plus utiles dans le cadre du travail doctoral ?
Le master nous forme très bien à deux aspects cruciaux du travail doctoral : l’ouverture intellectuelle et la méthode. Écrire une thèse, ce n’est pas simplement appliquer un cadre de pensée construit par d’autres à son sujet. Il faut savoir construire sa propre réflexion en puisant dans des travaux divers, et à ce titre la diversité des spécialités et des sujets couverts durant le master, ainsi que la qualité des enseignant·e·s, préparent très bien à ce travail de construction intellectuelle. De plus, le master propose des formations méthodologiques intenses et pertinentes, notamment en méthodes quantitatives, qui permettent de s’ouvrir à de nouvelles façons de pratiquer des sciences sociales, et ce au meilleur niveau.
Quel conseil donneriez-vous à un·e étudiant·e du master envisageant un parcours en thèse ?
Bien s’entourer ! Faire de la recherche implique de passer de longues périodes seul avec son sujet. Pour que l’exercice soit agréable, il faut trouver son (ou ses) sparring partner, des gens avec qui l’on peut avoir un échange intellectuel fécond, qui questionnent nos certitudes et qui nous poussent à donner le meilleur de nous-mêmes. C’est vrai avec ses directeur·rice·s de mémoire et de thèse, aussi bien qu’avec les autres étudiant·e·s de master.
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