Engagée pour les océans

À l’occasion de la Semaine des Océans à Sciences Po, nous avons rencontré Ève Isambourg, étudiante en 3ème année du Collège universitaire et activiste pour la protection des océans. Après deux ans sur les bancs du campus de Paris, Ève a consacré sa troisième année à l’étranger à mobiliser les esprits sur les questions océaniques autour du monde. Dernière étape de sa mission et non des moindres : une conférence devant l’ONU à New York.

Des bancs de Sciences Po à l’ONU 

“Si quelqu’un m’avait dit, “Ève, cet été tu parleras à l’ONU pour défendre l’Océan”, je ne l’aurais jamais cru, raconte Ève Isambourg, étudiante au Collège universitaire. Mais, il se trouve que les chemins les plus inattendus s’ouvrent à ceux qui se battent pour faire avancer les choses, et alors les rencontres se multiplient, les opportunités se présentent, les projets naissent et le cercle vertueux est engagé.” Il y a quelques mois, Ève Isambourg était encore une étudiante en 2ème année qui passait ses examens en gouvernance environnementale et enjeux océaniques. Elle décide alors en mai dernier de transformer sa 3ème année à l’étranger - un passage obligé dans la formation à Sciences Po - en mission pour la planète. C’est en soutien à la journée internationale de l’Océan le 8 juin 2018, qu’elle lance le mouvement #IspeakBlueToo, qui va mobiliser des milliers de personnes sur les réseaux sociaux.

Le mouvement #IspeakBlueToo s’est depuis mué en une communauté d’acteurs engagés pour la protection de la planète bleue et de ses océans. “Quand on nous prédit qu’en 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans, oui, cela m’inquiète. Mais, par dessus tout, cela me donne envie de m’engager et d’agir!”, explique Ève. D’origine française, Ève a grandi à l’Île Maurice, et c’est chez elle qu’elle décide d’effectuer son premier stage de troisième année, auprès de l’antenne locale Let’s Do It Foundation, puis comme responsable communication et relations publiques du WorldCleanUpDay 2018, qui s’est tenu le 15 septembre dernier. Cet événement a pris une ampleur internationale : plus de 17 millions de personnes, gants et sacs à la main, se sont unies pour nettoyer la planète. À Maurice, plus de 8000 personnes s’étaient rassemblées sur 70 lieux de nettoyage, une première pour cette petite île de l’Océan indien !

C’est au même moment qu’Ève reçoit un coup de fil lui annonçant qu’elle est sélectionnée pour devenir “Jeune Ambassadrice Océan & Climat” par l'ONG Peace Boat.

“Après quelques recherches sur internet, j’ai rapidement compris que cette opportunité unique était à saisir! raconte la jeune femme. J’ai la chance d’avoir une famille et des parents qui me soutiennent dans mes projets et croient en moi. Quelques jours plus tard, je décollais pour Stockholm!”

À bord du navire Peace Boat, qui fait le tour du monde en trois mois et demi avec 1000 passagers, sept jeunes ambassadeurs choisis par l'ONG et issus des îles du Pacifique, de l’Océan Indien et des Caraïbes, embarquent pour faire bouger les lignes. Au programme : traversée de l’Atlantique, de Stockholm à New York, via Copenhague, Bergen, Reykjavik et Halifax ! Les jeunes ambassadeurs ont plusieurs missions pour ce voyage : “sessions à huis clos” sur divers sujets (réchauffement, blanchiment du corail, extinction de la biodiversité, géostratégie des mers, pollution plastique …), présentations et conférences pour les passagers du bateau. Tout au long du trajet, les volontaires organisaient dans les différents ports des réunions avec les acteurs locaux, aussi bien publics que privés, engagés dans le combat pour un environnement sain et un océan propre et préservé.

“Une expérience aussi riche humainement, qu’intellectuellement. Sans connexion internet pendant 3 semaines, j’ai aimé vivre l’instant, apprendre, encore et encore, partager, rencontrer, découvrir, être émerveillée, inspirée … Ce voyage m’a ouvert les yeux, j’ai rencontré des dizaines de belles personnes, positives et engagées ! Je suis extrêmement reconnaissante", témoigne Ève Isambourg. 

En accostant à leur port d’arrivée à New York, direction l’ONU pour intervenir au High-Level Political Forum et y faire entendre leur voix, comme une invitation urgente à l’unité et à l’action.  

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