“Un spectacle dans lequel chacun est libre de créer”

Art’Core est une association étudiante qui rassemble des danseurs de styles différents au sein de Sciences Po. Après leur représentation annuelle, nous avons rencontré deux danseuses de la troupe. Interview avec Claire Bailly et Katell Coueraud, étudiantes en 2ème année au Collège universitaire et membres très actifs de l’association.

Qu’est-ce que Art’Core ? Quelles sont les origines de l’association ?

Claire : Art’Core, c’est la compagnie de danse du campus parisien de Sciences Po. La troupe est composée d’étudiants de tous niveaux, du bachelor jusqu’au master, et s’est structurée indépendamment des cours de sport proposés par l’Association sportive. Nous sommes juste des étudiants qui ont envie de se retrouver entre eux, en dehors des cours et sans professeur de danse, pour créer et faire des compositions de tous styles : hip-hop, classique, contemporain, afrobeat, jazz, etc. L’association existe depuis maintenant 7 ans et elle compte environ une vingtaine de membres actifs.

Vous avez récemment donné un spectacle, de quoi s’agissait-il ?

Katell : Ce spectacle est une coopération artistique entre la Batuka et Art’Core, il se déroule chaque année à Sciences Po. Il n’y a pas spécialement de thème, l’objectif est de faire quelque chose de coopératif, de montrer nos réalisations du premier semestre et d’incarner la diversité des styles de danse présents à Art’Core. C’est l’occasion pour tous les danseurs de prendre des initiatives chorégraphiques, c’est un spectacle dans lequel chacun est libre de créer ! 

Claire :  Le fait que le spectacle se déroule en amphithéâtre Boutmy donne beaucoup de charme à la représentation ! On est habitués à voir ce lieu sous un angle assez rigide et solennel et, le temps d’une soirée, il devient tout à coup chaleureux et festif. L’objectif de cette représentation reste de passer un bon moment avec la communauté étudiante de Sciences Po, la Batuka, nos proches et de renforcer la cohésion au sein des membres de la troupe. Art’Core, c’est une grande famille dont il se dégage une dynamique de groupe fabuleuse.

Vous faites des compétitions aussi ?

Claire : Oui, en parallèle de la préparation du spectacle, nous concourrons aussi pour les compétitions inter-universitaires, le CRIT et les Collégiades. Ce sont de très grands projets de danse qui demandent énormément de préparation : de février à mars pour le CRIT, et la fin du second semestre pour les Collégiades. L’année scolaire débute avec des ateliers, une représentation à la “Cash & Trash” - une soirée emblématique de l’Association Sportive de Sciences Po - puis on entame la préparation du spectacle en Boutmy : c’est une bonne manière de se découvrir et d’intégrer les nouvelles recrues. Ce spectacle nous permet également de rappeler que l’expression ne passe pas seulement par la parole. En parallèle des traditionnels concours d’éloquence de Sciences Po, ce spectacle prouve aussi que le corps est un merveilleux moyen de communication.

Avez-vous d’autres activités ? 

Claire : On a aussi une chaîne sur Youtube avec des vidéos réalisées par des réalisateurs amateurs, issus de Sciences Po ou d’ailleurs. L’année dernière, on a fait par exemple un court-métrage avec un duo de réalisateurs amateurs, Bleu Désert, qui a été nominé au festival du British Film Institute ! On fait aussi des représentations pour d’autres associations, comme par exemple lors du Sciences Po Fashion Show, ou l’année dernière, dans la salle parisienne du Carreau du Temple. Lorsque l’opportunité se présente, on essaie de “s’exporter” un peu à l’extérieur de Sciences Po !

Katell : Idéalement, on aimerait beaucoup organiser d’autres spectacles dans l’année, mais les deux semestres de l’année sont déjà très rythmés et, finalement, on apprécie aussi beaucoup la diversité des projets dans lesquels on s’investit.

Est-ce qu’il faut être danseur pour intégrer Art’Core ?

Katell : Chaque année, on organise des auditions au mois de septembre pour sélectionner les futurs danseurs de la troupe. Pour y entrer, il est important d’avoir un certain niveau technique de base mais il ne faut surtout pas se censurer. Ce qu’on aime, c’est la diversité et l’expression des individualités ! La créativité, l’énergie, l’originalité apportées par chacun sont essentielles dans la dynamique du groupe. Il arrive que quelqu’un intègre la troupe parce qu’il a une énergie fabuleuse même si sa technique n’est pas parfaite.

Claire :  On peut être pris à Art’Core parce qu’on possède une certain potentiel et une vraie volonté d’évoluer. On a des gens parmi nous qui dansent depuis seulement 1 ou 2 ans et qui ont atteint un excellent niveau et acquis beaucoup de créativité. Il faut tenter sa chance !

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