Que deviennent nos diplômés ?

Que deviennent nos diplômés ?

Les résultats de l'enquête 2020 sur la promotion 2018
  • Diplômées de la promotion 2018 @Christophe Da Silva et Hans Lucas / InspirienceDiplômées de la promotion 2018 @Christophe Da Silva et Hans Lucas / Inspirience

L’enquête jeunes diplômés 2020 portant sur la promotion 2018 conforte l’attractivité des étudiants de Sciences Po auprès des employeurs avec 9 diplômés sur 10 en activité professionnelle. Parmi eux, 86 % ont trouvé leur premier emploi en moins de 6 mois, et près des ¾ occupent un emploi stable. Ils sont de plus en plus nombreux (37 %) à travailler à l’étranger, dans 87 pays. Découvrez tous les résultats de notre enquête* !

L’enquête en 5 chiffres clés

  • 9 diplômés sur 10 ayant décidé d’entrer dans la vie professionnelle sont en activité (même chiffre que l’an dernier), soit une augmentation de 5 points depuis 2014.

  • 86 % ont trouvé leur premier emploi moins de 6 mois après l’obtention de leur diplôme (87 % pour la promo 2017), soit 5 points de plus qu’en 2014.

  • 66 % travaillent dans le secteur privé (70 % dans la promo 2017)
  • 37 % débutent leur carrière hors de France ( 34 % en 2017)
  • La rémunération brute annuelle moyenne (hors primes) passe de 38 k€ à 39 k€

Des diplômés qui s’insèrent bien et vite sur le marché du travail...

Parmi les diplômés ayant décidé d’entrer dans la vie professionnelle, 9 sur 10 sont en activité, un chiffre stable par rapport à l’an passé. 7, 7% d’entre eux seulement sont à la recherche d’un emploi (7,6 % en 2017). À noter que 76 % des répondants se déclarant à la recherche d’emploi ont en fait déjà occupé un premier emploi depuis leur sortie de Sciences Po, ce qui porte le taux d’insertion global à 98 % !

Les délais d'accès à l'emploi restent rapides : 86 % des diplômés ont trouvé un emploi en moins de 6 mois (87 % 2017, 88,4% en 2016, 87% en 2015, 81% en 2014). Parmi eux, 72 % occupent un emploi stable, un taux qui a progressé de 5 points depuis 2014 (67 %), mais connaît une légère baisse par rapport à la promotion 2017 (76 %). Cette évolution reflète surtout celle des choix de carrière : par rapport à l’enquête précédente, la part de CDD demeure identique, tandis qu’augmente la part des contrats en organisation internationale, les VIE/VIA à l’international, et la part d’indépendants et chefs d’entreprise.

... et choisissent un peu moins le privé 

66 % des diplômés en emploi travaillent dans le secteur privé ; ils étaient 70 % en 2017 et 2016, 71% en 2016, et 73% en 2015. Une tendance à la baisse qui s’esquisse, avec davantage de diplômés dans le public (22% contre 20 % en 2017) et 12 % dans les organisations internationales (10% en 2017). Cela témoigne-t-il d’une volonté de nos diplômés de prolonger au-delà du diplôme leurs multiples engagements, en choisissant des secteurs à impact directement positif ? Les prochaines enquêtes diront s’il s’agit là d’une évolution de long terme. 

Des salaires de plus en plus élevés

La rémunération brute annuelle moyenne atteint 39 172 €. Plus élevée que les années précédentes (38 634 € pour 2018, 37 164 € pour 2017), elle dépasse la moyenne (36,7 k€) de l’enquête menée par la Conférence des Grandes Écoles. Les diplômés qui travaillent à l’étranger gagnent davantage (40 611 € en moyenne). 

Bonne nouvelle de cette édition 2020 : l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes se réduit, et passe de 16 % l’an dernier à 13 %, grâce au rattrapage des salaires féminins qui augmentent de 35 k€ à 37 k€ en moyenne. Si ces écarts s’expliquent toujours par des choix différents de master et de secteur d’activité, nous espérons y voir l’effet des actions entreprises : cycle d’ateliers, tables rondes, conférences, et travaux de la Chaire pour l'entrepreneuriat des femmes. Une évolution à suivre de près...

Des carrières de plus en plus internationales

37 % des répondants déclarent travailler hors de France, contre 34% pour la promotion 2017. Parmi eux, 55 % ont choisi l’Union européenne, 15 % en Afrique et Moyen-Orient, 14 % l’Asie/Pacifique, 11 % l’Amérique du Nord et 5% l’Amérique du Sud. 

Des secteurs toujours aussi variés 

L’audit et le conseil (19 % des diplômés), l’administration et le secteur public (17 %), le domaine banque/finance/assurance (8 %) et les organisations internationales (8 %) restent les premiers choix des diplômés. Nouveauté révélée par cette enquête 2020 : l’apparition d’un secteur Environnement/RSE à part entière, avec 3 % des diplômés. 

Expériences professionnelles et réseau, des tremplins essentiels

Les expériences professionnelles acquises avant le diplôme - stage ou  contrat d’apprentissage - ont permis à 34% des diplômés 2018 de trouver leur premier emploi, tandis que 26 % ont utilisé leur réseau personnel, professionnel ou lié à Sciences Po.

Les étudiants en apprentissage sont plus fréquemment en emploi et ont des délais d’insertion raccourcis, avec 55 % d’entre eux embauchés avant l’obtention du diplôme. 

Des diplômés satisfaits de leur poste 

Pour la deuxième année consécutive, l’enquête mesure le bien-être des diplômés au travail. Et ceux-ci se disent à 83 % satisfaits ou très satisfaits de leur emploi. Plus en détail, le taux de satisfaction atteint plus de 56 % pour les conditions de travail et l’autonomie, s’élève à 63% pour leur lieu de travail ; il est de 51.5% pour la rémunération. Plus de 62.5% des diplômés se disent “satisfaits” ou “très satisfaits” des relations avec leurs collègues

L'équipe éditoriale de Sciences Po

À propos

*L'édition 2020 de l'enquête d'insertion professionnelle a été réalisée par Sciences Po Carrières sous la supervision scientifique de Nicolas Sauger (Professeur associé à Sciences Po, chercheur affilié au Centre d’études européennes (CEE) et au Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP), directeur du Centre de données socio-politiques (CDSP), et avec le savoir-faire de Blazej Palat (ingénieur d’études au CDSP. La participation de la promotion représente 1702 diplômés, soit un taux de réponse important de 73 %.

En savoir plus

Retour en haut de page