Que deviennent nos diplômés 2018 ?

L’enquête jeunes diplômés 2020 portant sur la promotion 2018 conforte l’attractivité des étudiants de Sciences Po auprès des employeurs avec 9 diplômés sur 10 en activité professionnelle. Parmi eux, 86 % ont trouvé leur premier emploi en moins de 6 mois, et près des ¾ occupent un emploi stable. Ils sont de plus en plus nombreux (37 %) à travailler à l’étranger, dans 87 pays. Découvrez tous les résultats de notre enquête* !

L’enquête en 5 chiffres clés

  • 9 diplômés sur 10 ayant décidé d’entrer dans la vie professionnelle sont en activité (même chiffre que l’an dernier), soit une augmentation de 5 points depuis 2014.

  • 86 % ont trouvé leur premier emploi moins de 6 mois après l’obtention de leur diplôme (87 % pour la promo 2017), soit 5 points de plus qu’en 2014.

  • 66 % travaillent dans le secteur privé (70 % dans la promo 2017)
  • 37 % débutent leur carrière hors de France ( 34 % en 2017)
  • La rémunération brute annuelle moyenne (hors primes) passe de 38 k€ à 39 k€

Des diplômés qui s’insèrent bien et vite sur le marché du travail...

Parmi les diplômés ayant décidé d’entrer dans la vie professionnelle, 9 sur 10 sont en activité, un chiffre stable par rapport à l’an passé. 7, 7% d’entre eux seulement sont à la recherche d’un emploi (7,6 % en 2017). À noter que 76 % des répondants se déclarant à la recherche d’emploi ont en fait déjà occupé un premier emploi depuis leur sortie de Sciences Po, ce qui porte le taux d’insertion global à 98 % !

Les délais d'accès à l'emploi restent rapides : 86 % des diplômés ont trouvé un emploi en moins de 6 mois (87 % 2017, 88,4% en 2016, 87% en 2015, 81% en 2014). Parmi eux, 72 % occupent un emploi stable, un taux qui a progressé de 5 points depuis 2014 (67 %), mais connaît une légère baisse par rapport à la promotion 2017 (76 %). Cette évolution reflète surtout celle des choix de carrière : par rapport à l’enquête précédente, la part de CDD demeure identique, tandis qu’augmente la part des contrats en organisation internationale, les VIE/VIA à l’international, et la part d’indépendants et chefs d’entreprise.

... et choisissent un peu moins le privé 

66 % des diplômés en emploi travaillent dans le secteur privé ; ils étaient 70 % en 2017 et 2016, 71% en 2016, et 73% en 2015. Une tendance à la baisse qui s’esquisse, avec davantage de diplômés dans le public (22% contre 20 % en 2017) et 12 % dans les organisations internationales (10% en 2017). Cela témoigne-t-il d’une volonté de nos diplômés de prolonger au-delà du diplôme leurs multiples engagements, en choisissant des secteurs à impact directement positif ? Les prochaines enquêtes diront s’il s’agit là d’une évolution de long terme. 

Des salaires de plus en plus élevés

La rémunération brute annuelle moyenne atteint 39 172 €. Plus élevée que les années précédentes (38 634 € pour 2018, 37 164 € pour 2017), elle dépasse la moyenne (36,7 k€) de l’enquête menée par la Conférence des Grandes Écoles. Les diplômés qui travaillent à l’étranger gagnent davantage (40 611 € en moyenne). 

Bonne nouvelle de cette édition 2020 : l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes se réduit, et passe de 16 % l’an dernier à 13 %, grâce au rattrapage des salaires féminins qui augmentent de 35 k€ à 37 k€ en moyenne. Si ces écarts s’expliquent toujours par des choix différents de master et de secteur d’activité, nous espérons y voir l’effet des actions entreprises : cycle d’ateliers, tables rondes, conférences, et travaux de la Chaire pour l'entrepreneuriat des femmes. Une évolution à suivre de près...

Des carrières de plus en plus internationales

37 % des répondants déclarent travailler hors de France, contre 34% pour la promotion 2017. Parmi eux, 55 % ont choisi l’Union européenne, 15 % en Afrique et Moyen-Orient, 14 % l’Asie/Pacifique, 11 % l’Amérique du Nord et 5% l’Amérique du Sud. 

Des secteurs toujours aussi variés 

L’audit et le conseil (19 % des diplômés), l’administration et le secteur public (17 %), le domaine banque/finance/assurance (8 %) et les organisations internationales (8 %) restent les premiers choix des diplômés. Nouveauté révélée par cette enquête 2020 : l’apparition d’un secteur Environnement/RSE à part entière, avec 3 % des diplômés. 

Expériences professionnelles et réseau, des tremplins essentiels

Les expériences professionnelles acquises avant le diplôme - stage ou  contrat d’apprentissage - ont permis à 34% des diplômés 2018 de trouver leur premier emploi, tandis que 26 % ont utilisé leur réseau personnel, professionnel ou lié à Sciences Po.

Les étudiants en apprentissage sont plus fréquemment en emploi et ont des délais d’insertion raccourcis, avec 55 % d’entre eux embauchés avant l’obtention du diplôme. 

Des diplômés satisfaits de leur poste 

Pour la deuxième année consécutive, l’enquête mesure le bien-être des diplômés au travail. Et ceux-ci se disent à 83 % satisfaits ou très satisfaits de leur emploi. Plus en détail, le taux de satisfaction atteint plus de 56 % pour les conditions de travail et l’autonomie, s’élève à 63% pour leur lieu de travail ; il est de 51.5% pour la rémunération. Plus de 62.5% des diplômés se disent “satisfaits” ou “très satisfaits” des relations avec leurs collègues

L'équipe éditoriale de Sciences Po

À propos

*L'édition 2020 de l'enquête d'insertion professionnelle a été réalisée par Sciences Po Carrières sous la supervision scientifique de Nicolas Sauger (Professeur associé à Sciences Po, chercheur affilié au Centre d’études européennes (CEE) et au Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP), directeur du Centre de données socio-politiques (CDSP), et avec le savoir-faire de Blazej Palat (ingénieur d’études au CDSP. La participation de la promotion représente 1702 diplômés, soit un taux de réponse important de 73 %.

En savoir plus

Abonnez-vous à nos newsletters !

Rentrée 2021 : bienvenue à tous les étudiants du Collège Universitaire !

Rentrée 2021 : bienvenue à tous les étudiants du Collège Universitaire !

Une rentrée en présentiel, sans jauge de présence, sur tous les campus : le Collège universitaire de Sciences Po est heureux d’accueillir ses 4626 étudiants (sur les 3 années d'étude) pour débuter cette année universitaire 2021-2022. Retrouvez les impressions des nouveaux et des anciens, heureux de (re)découvrir leurs campus et de débuter une année qui s’annonce riche !

Lire la suite
Nouvelle librairie : par ici la visite !

Nouvelle librairie : par ici la visite !

Savez-vous qu’entre 1946 et 1950 la librairie de Sciences Po se limitait à un stand de vente d’ouvrages dans le hall du 27 ? Quand la FNSP a acquis le 30 rue St Guillaume, en 1957, une librairie siégeait alors au rez-de-chaussée. Elle ne put en faire l’acquisition qu’en 1973.

Après près de 50 ans à la même adresse, la librairie de Sciences Po, cette institution de la rue St Guillaume, a pris ses quartiers boulevard St Germain.

Suivez le guide !

Lire la suite
Souleymane Bachir Diagne : “Aucune civilisation n’est une île”

Souleymane Bachir Diagne : “Aucune civilisation n’est une île”

La salle était pleine et le sujet convenait si bien aux retrouvailles : l’universel et le pluriel. Invité le 2 septembre 2021 à ouvrir l’année universitaire pour les étudiants de bachelor, le philosophe Souleymane Bachir Diagne a empli l’amphithéâtre retrouvé d’une vibrante et subtile leçon sur la tension, fabuleusement actuelle, entre repli sur soi et aspiration à l’universel. En militant pour un “universel latéral” comme urgence de notre temps.

Lire la suite

"Construire un développement durable pour le 21e siècle" : Sir Nicholas Stern en leçon inaugurale

Le 24 août, les étudiants de l'École du management et de l’innovation ont pu assister à une leçon inaugurale animée par Sir Nicholas Stern, directeur du Grantham Institute for Climate Change and the Environment (LSE) et auteur du rapport Stern sur l'économie du changement climatique. La conférence, axée sur le thème "Building Sustainable Development for the 21st Century: Policies, Institutions, Behaviour, Collaborations", était l'occasion d’initier les étudiants aux défis et aux questions fondamentales qu'ils aborderont au cours de leurs études et dans leurs carrières professionnelles.

Lire la suite
Innovation pédagogique : de nouvelles opportunités dans l’hybridité

Innovation pédagogique : de nouvelles opportunités dans l’hybridité

Profiter d’un retour aux cours en présentiel, tout en mettant à profit les outils et expériences numériques développés durant la crise sanitaire : c’est une opportunité pédagogique qui s’ouvre désormais à de nombreux enseignants en cette rentrée académique. Gaspard Estrada, directeur exécutif de l’OPALC, a déjà fait le pari de l’hybridité pour son cours “How to conquer, govern, and quit power: methods and practice of political communication”, un enseignement au sujet de la communication politique proposé aux étudiants du Master in Advanced Global Studies de l’École des Affaires Internationales en mai 2021. Portrait d’un cours dynamique, enrichi par les nouvelles possibilités offertes par l’hybridité.

Lire la suite
Les villes et la Covid : regards croisés d’Emmanuelle Cosse et Champaka Rajagopal

Les villes et la Covid : regards croisés d’Emmanuelle Cosse et Champaka Rajagopal

Le 26 août avait lieu la leçon inaugurale de l’École urbaine sur la thématique « comment les villes font-elles face aux défis liés à la Covid » en présence d’Emmanuelle Cosse, présidente de l'Union sociale pour l’habitat, ancienne ministre du Logement et de Champaka Rajagopal, professeure invitée de l'Université Azim Premji (Inde) et consultante indépendante pour des organisations indiennes et internationales.

Lire la suite