Voyager autrement avec Stop & Go

Stop & Go est une association étudiante de Sciences Po qui vise à remettre au goût du jour la pratique de l’auto-stop. Voyages, week-ends ou festival en stop : autant d’ activités ludiques et festives qui portent un message écologique. Rencontre avec la présidente de Stop & Go, Apolline Tarbé de Saint-Hardouin. 

D’où vient l’idée de créer une association dédiée à l’auto-stop ?

L’auto-stop est un mode de transport économique, écologique et engagé : l’association est née en 2012 de l’envie d’encourager les étudiants de Sciences Po à utiliser ce mode de déplacement pour leurs voyages ! Aujourd’hui, l’objectif premier de l’association, c’est de montrer que des moyens alternatifs de transport permettent d’éviter de prendre de l’avion ou sa voiture, et donc de réduire son empreinte carbone. Mais c’est aussi un moyen de valoriser le dépassement de soi, l’autonomie, l’esprit d’équipe ou encore...la gestion de l’imprévu ! 

Vous organisez de nombreux événements tout au long de l’année…

On propose des week-ends quatre fois par an, un voyage de deux semaines en hiver, un voyage d’un mois l’été. Tout doit se faire en stop, bien sûr ! Sur les voyages longs, nous sommes en moyenne une trentaine. Nous formons des binômes mixtes - une garçon et une fille - pour pratiquer l’auto-stop. Et, tous les trois jours, on se donne un rendez-vous fixé à l’avance pour se regrouper pour une nuit dans une auberge de jeunesse. Aux binômes de se débrouiller pour nous rejoindre ! Après ce regroupement, on change les binômes avant de repartir pour une nouvelle destination à atteindre trois jours plus tard ! L’idée, c’est de partager l’expérience avec tout le monde mais aussi de favoriser la rencontre, l’ouverture d’esprit et l’échange ! Dans le même esprit, nous organisons également un festival avec des concerts.

Un festival… d’autostop ?

Un festival auquel il faut se rendre… en stop ! Le lieu change tous les ans ; cette année, ce sera en Normandie. Le festival est ouvert à tout le monde, étudiant ou pas ! L’idée, c’est de sensibiliser un maximum de personnes aux modes de voyage responsables et alternatifs, mais aussi à l’écologie. Près de 400 personnes répondent présents en moyenne et on invite tous les participants à venir en stop. Mais on essaie aussi d’avoir le moins d’impact écologique possible sur place avec des toilettes sèches, des douches, etc. On fait toute la nourriture nous-mêmes en utilisant des ingrédients végétariens et locaux pour privilégier les partenariats avec les fermes voisines. Pendant le festival, il y a aussi des ateliers de sensibilisation à l’écologie et des conférences en journée, avant les concerts du soir. Cette année, par exemple, le maire de Malaunay, une ville connue pour son exemplarité écologique, vient donner une conférence. Le collectif Villes et décroissance de Sciences Po viendra également pour une table ouverte sur le thème de la transition énergétique, etc.

Et… cela vous arrive-t-il de prendre l’avion ou le train ? 

En France, j’essaie de faire du stop toute seule en dehors de l’association. Au début, je voyais Stop&Go juste comme une association “fun” qui organise des voyages, mais j’ai découvert au fur et à mesure que j’aimais vraiment l’idée de sensibiliser les étudiants au fait qu’ils peuvent voyager autrement. Si, tous les ans, on parvient à sensibiliser 400 personnes, c’est déjà énorme. La dimension écologique de l’association est de plus en plus importante : cette année on a intégré le REFED, le réseau des étudiants pour le développement durable. Ce sont des associations étudiantes qui oeuvrent pour la sensibilisation écologique. 

Qu’est-ce que vous aimez dans l’auto-stop ?

J’aime beaucoup le côté humain et l’échange : je me retrouve dans des voitures avec des gens très différents et ce sont toujours des rencontres intéressantes. C’est vraiment une manière différente de voyager : si tu vas à Barcelone en avion, le voyage commence à la sortie de l’aéroport. Quand tu fais du stop, le voyage commence dès la seconde où tu sors de chez toi parce que tout le trajet est une aventure ! Parfois, un conducteur nous dit qu’il a déjà pris quelqu’un de notre association ou qu’il a entendu parler de notre festival et ça nous fait plaisir : on a l’impression de relancer l’auto-stop en France !

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