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Sciences Po ambitionne de devenir une université de référence en Europe sur les enjeux du numérique pour nos démocraties. Les efforts réalisés en matière de recherche ont vocation à assurer la cohérence et la visibilité des activités sur ces thématiques, en amplifiant leur impact, en promouvant le positionnement unique de Sciences Po, et en contribuant à une nouvelle politique de diffusion des savoirs.
Aujourd’hui, Sciences Po compte une cinquantaine d’enseignants chercheurs permanents dont les travaux portent sur l'étude des transformations numériques ou l'utilisation de m éthodes numériques dans la recherche en SHS. Ils sont répartis dans l'ensemble des centres de recherche et des départements et leur nombre est appelé à grandir dans les prochaines années.
Une quarantaine de doctorants de Sciences Po réalisent actuellement une thèse sur les problématiques liées aux transformations numériques ou en appliquant les méthodes numériques innovantes à leur champ de recherche.
PROJETS DE RECHERCHE
Les chercheurs de Sciences Po sont impliqués dans des projets de recherche innovants dans le domaine des transformations numériques.
Cette page présente un échantillon de projets liés au thème du numérique ou utilisant des méthodes numériques, organisés par centre.
INTER-LABORATOIRE
L'équipe de Sciences Po :
- Jan Rovny, CEE
- Caterina Froio, CEE
- Jean-Philippe Cointet, médialab
- Romain Lachat, CEVIPOF
- Elena Cossu, CEE
Partenaires :
- CEU Democracy Institute, coordinateur
- Université d'Oxford
- Université Charles
- Scuola Normale Superiore
- Université SWPS
- The Transatlantic Foundation
- Université de Vienne
Période : 2022-2026
Le projet a saisit les dynamiques des idéologies néo-autoritaires et illibérales dans toute l'Union européenne, mais se concentrera plus particulièrement sur l'Autriche, la France, la Hongrie, l'Italie, la Pologne, la République tchèque et le Royaume-Uni.
L'équipe de Sciences Po a produit une cartographie des idéologies démocratiques et néo-autoritaires dans l'Europe, basée sur le plus important travail de collecte de données du projet : les documents de partis, les discours de personnalités et l'activité sur les médias sociaux de l’élite politique et de citoyens politisés. L’équipe a combiné des enquêtes auprès d'experts et des analyses textuelles quantitatives.
Les autres volets du projet a permis notamment : de replacer ces idéologies dans leur contexte historico-culturel, d’identifier les facteurs suscitant l’adhésion à ou le rejet de ces idéologies, de mieux comprendre les échanges transnationaux entre mouvements illibéraux et les politiques mises en œuvre lorsqu’ils arrivent au pouvoir. In fine, ces recherches a fourni aux décideurs politiques une boîte à outils complète pour contrer les diverses idéologies néo-autoritaires et améliorer le soutien à la démocratie.
Le projet a donné lieu à la création d'un outil de visualisation interactif des données produites sur les attitudes illibérales en Europe, qui rassemble les données de sept pays dans un format visuel accessible.
Publications récentes :
- Cossu, E., & Froio, C. (2025). How Terror Attacks Shape Political Agendas on Multiculturalism in France. Politics and Governance, 13, Article 9743. https://doi.org/10.17645/pag.9743
L'équipe de Sciences Po :
- Jean-Philippe Cointet, médialab
- Bernard Reber, CEVIPOF
- Manon Berriche, médialab
- Salim Hafid, médialab
- Théophile Pénigaud de Mourgues, CEVIPOF
Partenaires :
Période : 2024-2026
Le projet Communs Démocratiques interroge l’usage de solutions d’IA génératives dans les plateformes de participation et de délibération citoyennes développées par de nombreuses entreprises de civic tech.
Le projet est construit autour d’un partenariat inédit entre deux laboratoires de recherche en traitement automatique de la langue et robotique (ISIR et CERES de Sorbonne Université), deux laboratoires de science politique et de sociologie (CEVIPOF et médialab) et une start-up de civic tech qui conçoit des dispositifs de consultation citoyens (make.org).
L’enjeu est de définir au sein de ce consortium pluridisciplinaire les conditions pour une intégration démocratique d’une IA générative dans de tels espaces. Le travail se déploie d’abord à un niveau théorique et normatif pour décrire les principes démocratiques souhaitables dans nos sociétés.
Nous sommes également attentifs à la façon dont des citoyens expriment un certain nombre d’attentes quand ils interagissent avec des agents non humains. Comment caractériser et mesurer ces principes ? Enfin, et en lien avec les partenaires en informatique, le projet vise à développer des solutions pour entraîner des modèles susceptibles de répondre à ces attentes.
L'équipe de Sciences Po :
- Beatriz Botero Arcila, EDD
- Pedro Ramaciotti Morales, médialab
- Claire Stravato Emes, EDD
- Rachel Griffin, EDD
Période : 2024-2026
Le règlement sur les services numériques (« Digital Services Act » ou DSA) de 2022 établit un nouveau cadre réglementaire complet pour les plateformes en ligne dans l'Union européenne. Elle impose les obligations les plus strictes aux plateformes et les moteurs de recherche avec plus de 45 millions d'utilisateurs actifs mensuels dans l'Union européenne (« Very Large Online Platforms » ou VLOPS).
Ces plateformes sont considérées comme particulièrement importantes pour l'ensemble du système médiatique ainsi que pour le débat politique et démocratique. Les VLOP sont tenues d’analyser et d’évaluer les « risques systémiques » dans des domaines spécifiques (par exemple, les droits fondamentaux, la polarisation, la santé publique et la sécurité) ; d’atténuer ces risques de manière raisonnable et proportionnée ; et de rendre compte à la Commission des mesures d’atténuation qu’elles ont prises.
Il est important de noter que la DSA introduit également des mécanismes permettant à des chercheurs agréés d’accéder aux données internes des plateformes « dans le seul but de mener des recherches contribuant à la détection, à l’identification et à la compréhension des risques systémiques dans l’Union ». Les décideurs politiques envisagent que l’examen indépendant mené par des chercheurs universitaires et des organisations de la société civile jouera un rôle essentiel dans l’identification et la définition des risques systémiques associés aux réseaux sociaux, ainsi que dans la responsabilisation des VLOP quant à leur atténuation effective.
Ce projet réunira une équipe de chercheurs de l'École de droit et du médialab afin de jouer un rôle central dans cet effort. Le projet vise à surveiller et à évaluer de manière critique la manière dont le cadre de gestion des risques systémiques est mis en œuvre, et à se positionner comme une ressource clé pour les régulateurs chargés de la mise en œuvre et de l’application de la DSA. Il fournira des orientations et des ressources concrètes aux régulateurs, à la société civile et aux chercheurs sur la manière d’utiliser ce cadre pour renforcer la gouvernance des plateformes de médias en ligne.
Nous nous concentrerons sur deux axes de recherche principaux : comment les risques systémiques et les mesures appropriées d’atténuation des risques sont-ils compris et définis par les VLOP et les autres parties prenantes dans le cadre de la DSA ? À quelles données les chercheurs devraient-ils avoir accès pour évaluer et surveiller les risques systémiques dans le cadre de la DSA ?
Ce projet est financé par le Project Liberty Institute.
L'équipe de Sciences Po :
- Emiliano Grossman, CDSP
- Jan Rovny, CEE
- Damian Peška, stagiaire, CEE (janvier-mai 2026)
Période : 2026-2029
Comment un enjeu devient-il politiquement clivant ? Comment les problèmes politiques apparaissent-ils ? Comment divisent-ils les opinions ? Comment disparaissent-ils ? Le projet “Dynamics of Issue Evolution” (“Dynamique de l'évolution des enjeux”) utilise des techniques modernes de sciences sociales computationnelles pour répondre à ces questions, en appréhendant l'évolution à long terme de grands enjeux politiques.
L'un des objectifs du projet est de décrire l'évolution temporelle de certains enjeux politiques majeurs, tels que l'immigration, l'environnement, les questions budgétaires et l'administration de l'État, dans plusieurs démocraties européennes. À cette fin, plusieurs corpus couvrant la période du 19e au 21e siècle seront constitués à partir de sources telles que la presse, des discours politiques, les débats parlementaires.
Les résultats du projet permettront de mieux comprendre comment les débats politiques se traduisent en mesures de politique publique, en se concentrant sur les facteurs qui propulsent certains enjeux dans l'arène législative.
Ce projet est financé par OpenAI dans le cadre du consortium international NextGenAI, qui réunit des universités mondiales de premier plan et OpenAI.
L'équipe de Sciences Po :
- Kevin Arceneaux, CEVIPOF
- Damien Bol, CEVIPOF
- Pierre-Henri Bono, CEVIPOF
- Raphaële Xenidis, EDD
Période : 2026-2029
Pour fonctionner, les démocraties ont besoin d’espaces ouverts et inclusifs où les citoyens peuvent échanger, débattre et se forger des opinions. De nombreux doutes subsistent quant à la capacité des réseaux sociaux à remplir ce rôle essentiel sous leur forme actuelle. De nombreuses études ont démontré que la polarisation tend à créer des tensions dans les discussions en ligne : la toxicité est en hausse, notamment sous forme de discrimination omniprésente, la désinformation se propage, et les opinions ont tendance à se radicaliser et à s'opposer de manière plus brutale, tandis que la plupart des voix modérées sont mises à l'écart et que les groupes marginalisés sont réduits au silence et exclus. Les modèles de langage (LLM) peuvent contribuer à briser ce cercle vicieux, en permettant à des voix plus diverses de s'exprimer et en facilitant les discussions. Cependant, leurs contributions doivent être testées empiriquement.
En théorie, les robots conversationnels peuvent favoriser une participation accrue d'individus plus diversifiés engagés dans des discussions facilitées. Nous attendons des agents intelligents qu'ils encouragent la participation en résumant les longues conversations, en trouvant des points communs et des divergences parmi la multitude d'opinions exprimées. En outre, ils peuvent réduire la toxicité en reformulant les messages de manière plus courtoise afin d'améliorer la qualité de la conversation, même lorsque des individus aux idéologies opposées débattent. Cependant, de telles applications nécessitent un examen public et une réglementation solides et légitimes concernant les biais potentiels introduits par l'utilisation des LLM. Dans quelle mesure les modèles linguistiques sont-ils fidèles aux opinions exprimées par les utilisateurs des réseaux sociaux ? Comment pouvons-nous mesurer cette fidélité et garantir que les LLM ne réduisent pas le pluralisme des opinions lorsqu'ils résument les débats ? Comment s'assurer que les LLM n'amplifient pas les préjugés et les stéréotypes discriminatoires déjà omniprésents ?
En complément de cette enquête sur le potentiel démocratique des LLM dans les débats en ligne, nous prendrons également du recul pour explorer plus largement les implications juridiques et épistémologiques de la gouvernance algorithmique afin de répondre à la question suivante : comment les systèmes intelligents interagissent-ils avec les normes démocratiques, les régimes juridiques et les structures sociales ?
Ce projet est financé par OpenAI dans le cadre du consortium international NextGenAI, qui réunit des universités mondiales de premier plan et OpenAI.
L'équipe de Sciences Po :
- Jean-Philippe Cointet, médialab
- Carola Kloeck, CERI
- Bernard Reber, CEVIPOF
Partenaires :
- Sorbonne Université
- Nukk.AI
Période : 2024-2029
L'objectif de ce projet est donc d'explorer comment les systèmes d'IA post-génératifs peuvent améliorer la délibération et la prise de décision collective, afin de promouvoir des politiques équitables et collectivement acceptables. L'objectif est de concevoir des mécanismes et des outils d'IA pouvant être utilisés dans les processus démocratiques délibératifs, et d'évaluer expérimentalement et d'apprécier leur intérêt réel à différentes échelles et dans différents contextes (par exemple, assemblées civiques, plateformes délibératives en ligne, négociations internationales ou locales, etc. Pour atteindre cet objectif, nous envisageons une combinaison :
- D'approches descriptives, basées soit sur des approches quantitatives massives soit sur des études locales situées. L'objectif est d'analyser et de visualiser comment les gens délibèrent réellement et émettent des alertes précoces sur les risques potentiels de manipulation ou de coercition (cartographie des controverses, dynamique des coalitions, diagnostic de l'influence entre les personnes, etc.) ;
- D'approches descriptives-normatives basées sur des simulations multi-agents, permettant de faire fonctionner in silico des systèmes complexes basés sur des comportements validés empiriquement, et de tester des scénarios contrefactuels ;
- D'approches normatives basées sur des modèles idéalisés, qui explorent les propriétés des mécanismes de délibération et de décision collective. Plus précisément, le choix social computationnel, l'argumentation formelle, l'aide à la décision multicritères et l'apprentissage des préférences offrent une gamme de nouvelles techniques pour concevoir des mécanismes dont les propriétés souhaitables sont théoriquement garanties. Nous avons l'intention d'expérimenter ces cadres délibératifs augmentés par l'IA dans diverses situations réelles.
Ce projet fait partie du projet PostGenAI@Paris et bénéficié d'une aide de l’État gérée par l'Agence Nationale de la Recherche, au titre de France 2030, portant la référence ANR-23-IACL-0007. 
En savoir plus sur AI4AD.
CDSP
L'équipe de Sciences Po :
Partenaires :
- HUN-REN Centre for Social Sciences (coordinateur)
- Research Documentation Centre
- L’Université de Tampere, Finish Social Science Data Archive
Période : 2024-2026
Le projet ONTOLISST se propose de redéfinir la manière utilisée par les archives pour construire des réalités à travers l’attribution de concepts aux données de la recherche en sciences sociales. Actuellement, il existe un manque d’outils multilingues pour attribuer des concepts à ce type de données. Cela représente un frein pour leur exploration et accessibilité.
Les analyses des ontologies existantes, effectuées par l'équipe du projet fourniront une base pour interpréter les systèmes de métadonnées thématiques qui sont souvent tenus pour acquis, même s'ils sont à la fois le produit de langages spécifiques, et plus encore, de certaines pratiques historiquement formées et basées sur une
seule discipline.
Ce projet est financé par l’Union Européenne, dans le cadre du premier appel européen OSCARS.
Publications récents :
- Babolcsay, B., Hertrich, C., & Danciu, A. (2026, janvier 12). The ONTOLISST project. Using NLP for automated topic assignment for SSH research data. Zenodo, DOI
L'équipe de Sciences Po :
Partenaires :
- CLOSER UK
- The Finish Data Archive (FSD)
- L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM, Cohorte Constances)
- Le Centre de documentation de recherche du Centre des sciences sociales HUN-REN
Période : 2024-2027
De nombreux efforts ont été déployés ces dernières années pour mettre en pratique les principes FAIR.
Si les trois premiers critères de FAIR sont désormais largement explorés, le R, censé en découler, est beaucoup moins étudié. Les outils d’évaluation FAIR se concentrent principalement sur les métadonnées et non sur les données elles-mêmes. Ce projet vise à combler cette lacune.
Son premier objectif est de se concentrer sur la validation empirique de critères formels concernant les aspects liés au critère “Réutilisable” des principes FAIR.
Le deuxième objectif est de construire des tutoriels en ligne sur un standard qui a prouvé son impact sur les aspects de réutilisabilité, la Data Documentation Initiative (DDI).
Enfin, le troisième objectif est de construire un protocole de curation des métadonnées à l'aide de l’intelligence artificielle (IA). Les métadonnées harmonisées seront mises à disposition de la communauté dans une de banque de questions construite par les équipes du CDSP.
Chacun des trois objectifs correspond à un work package. Le projet a débuté en octobre 2024, pour une durée de trois ans. Il est financé par l’Agence Nationale de la Recherche, dans le cadre de l’appel à projets Réso 2024.
CEE
L'équipe de Sciences Po : Frederico Varese
Période : 2021-2026
Nous savons tous que la criminalité organisée est nocive; toutefois, certains de ses aspects importants restent méconnus. Comment les groupes impliqués dans les activités criminelles (production, commerce ou gouvernance) diffèrent-ils les uns des autres? Chacun dispose-t-il d’une structure organisationnelle différente, de membres ayant des profils et des compétences «professionnelles» différents? Dans quelle mesure se recoupent-ils? Dans quelles conditions un groupe se spécialisant dans la production ou le commerce évoluerait-il vers un groupe de criminalité organisée de type de gouvernance? Le projet CRIMGOV, financé par l’UE, répondra à ces questions. L’attention sera portée sur les centres de production de cybercriminalité locale en Europe, le commerce international de drogue depuis la Colombie vers l’Europe, et l’émergence de la gouvernance criminelle à l’intérieur et à l’extérieur des prisons.
Publications récents :
L'équipe de Sciences Po :
- Laura Morales
- Dimitrios Rafail Tservenis
- Yuma Ando
- Ekaterina Iakovleva
Période : 2024-2026
Le projet s'appuiera sur des collaborations existantes (par exemple le réseau ETHMIGSURVEYDATA) et des initiatives de fertilisation croisée en science ouverte, dans le but de générer des infrastructures d'échelle européenne qui rendent la recherche et les données sur les minorités ethniques et migrantes et sur la migration conformes aux principes “FAIR” (faciles à trouver, accessibles, interopérables et réutilisables).
L’objectif d’OPENMIN est de consolider et d’étendre certains outils FAIR existants :
- Ethnic and Migrant Minorities (EMM) Survey Registry, EMM Question Data Bank, EMM Post-Harmonized Survey Data Bank, des outils développés dans le cadre du projet ETHMIGSURVEYDATA ;
- les outils d’analyse et de réutilisation de données de nccr – on the move Migration-Mobility Survey ;
- IMISCOE Migration Research Hub.
Cette collaboration transnationale permettra aussi la conception et/ou à la création de nouveaux outils et ressources :
- un prototype pour un nouveau registre d'études qualitatives sur les minorités ethniques et migrantes,
- un entrepôt de données ouvertes sur les minorités ethniques et migrantes, permettant aux déposants d'ajouter eux-mêmes leurs propres données,
- une collection de métadonnées sur les enquêtes menées auprès des migrants et réfugiés ukrainiens,
- le prototype d'une interface web d’exploration et de visualisation interactive des données d'enquête sur les minorités ethniques et migrantes.
Ce faisant, OPENMIN contribuera à l'agenda stratégique de la science et des données ouvertes dans le domaine des études sur les minorités ethniques et migrantes et, plus généralement, sur les migrations. En outre, le projet est conçu pour trouver des synergies et des opportunités de contribution à l'EOSC - EU Node, en mobilisant les collaborations déjà existantes avec les projets de l'EOSC et avec la Research Data Alliance (RDA).
L'équipe de Sciences Po :
Période : 2024-2028
Le réseau doctoral LAC-EU a pour objectif scientifique de mieux comprendre la région de l’Amérique latine et des Caraïbes (LAC) et ses relations avec l’Union européenne (EU), favorisant une recherche et des échanges non-eurocentristes. Il permettra une meilleure compréhension des défis contemporains de gouvernance en Amérique latine et encouragera des relations durables, entre UE et LAC.
LAC-EU est un réseau doctoral qui offre une formation interdisciplinaire à la recherche de premier plan en sciences sociales et politiques, droit et sciences humaines, ainsi que des échanges académiques et avec le secteur des politiques publiques, aussi bien dans l’Union européenne qu’en Amérique latine et Caraïbes. Les thèmes de recherche abordés incluent la montée du populisme, la démocratie, le genre, le commerce, les migrations, la santé, les villes, la finance verte et durable, et les études culturelles.
Le programme doctoral LAC-EU permettra donc aux doctorantes et doctorants d’acquérir un large éventail de compétences aussi bien académiques que transférables dans d’autres secteurs, et fournira aux institutions européennes des connaissances cruciales pour concevoir une politique latino-américaine cohérente, durable, équitable et globale.
Sciences Po est responsable de l’un des 12 projets de recherche doctorale, centré sur l’utilisation de données, d’algorithmes et de l’intelligence artificielle par des acteurs publics et privés dans la gouvernance locale, régionale et métropolitaine.
L'équipe de Sciences Po :
- Caterina Froio
- Timothée Dennebouy, stagiaire (janvier 2026)
Partenaires :
- Centre d'Etude de la Vie Politique (CEVIPOL), ULB
- Université de Zurich
Période : 2026-2028
Si les acteurs collectifs d'extrême droite se mobilisent plus fréquemment lors de manifestations et si leurs actions de rue sont de plus en plus visibles et fréquentées, on ignore encore si ces mobilisations ont un impact sur la société, et dans quelle mesure. L'activisme de rue contribue-t-il à enraciner les campagnes et les acteurs d'extrême droite dans la société ? Les manifestations d'extrême droite contribuent-elles à creuser des fossés idéologiques entre les citoyens ?
IMPACT utilise une approche comparative multi-méthodes combinant l'analyse des événements protestataires, des méthodes de text-as-data et des enquêtes expérimentales. Cette approche fournit un panorama détaillé de l'impact des manifestations d'extrême droite sur les opinions des citoyens dans 12 pays, de 2008 à 2024. L'analyse porte sur des pays d’Europe de l'Est et de l'Ouest, membres de l’UE ou non, qui se caractérisent par des cadres institutionnels variés.
IMPACT est organisé en deux modules de travail :
- WP1 : Cartographie des manifestations d'extrême droite en Europe à l'aide de grands modèles de langage (LLM). Ce travail produira un nouvel ensemble de données permettant une cartographie qualitative et quantitative des mobilisations de l'extrême droite.
- WP2 : Manifestations d'extrême droite et attitudes des citoyens. La combinaison de données d'enquêtes multinationales à grande échelle du projet HUMAN Surveys avec la base de données du WP1 permettra de comparer les personnes interrogées juste avant et après des manifestations d’extrême droite.
Une enquête expérimentale étudiera l'impact de la thématique, des tactiques et de la couverture médiatique des mobilisations sur les perceptions des manifestations d'extrême droite.
Le projet est financé par Sciences Po dans le cadre d’un appel à projets examiné par un comité externe, le Scientific Advisory Board (SAB).
L'équipe de Sciences Po :
Période : 2024-2029
Comment opère la corruption politique dans les sociétés numériques d'aujourd'hui ? Quelle est l’ampleur de ses effets adverses sur la démocratie ? Et comment les efforts de lutte contre la corruption peuvent-ils rétablir le soutien des citoyens à la démocratie ? RESPOND abordera ces questions clés en réunissant des chercheurs spécialisés dans la détection, la mesure et l'évaluation de la corruption, ainsi que des spécialistes des mouvements sociaux et de la participation politique qui s'intéressent aux effets de la corruption sur la confiance des citoyens dans le système politique.
Avec un protocole de recherche à méthodes mixtes, RESPOND se penche sur les 27 pays de l’Union européenne et 11 pays voisins, afin de comprendre les mécanismes de la corruption dans nos sociétés, ses conséquences sur la démocratie, et les réponses nécessaires pour promouvoir le souci d’intégrité. Pour cela, le projet :
- analyse quatre formes contemporaines et pertinentes d’influence politique : le financement politique, le lobbying, le “pantouflage” et les liens interpersonnels entre public et privé, et le contrôle des médias ;
- évalue la compréhension de la corruption politique par les élites politiques et les citoyens, et sa construction sociale à travers les médias et l’éducation ;
- explore les liens entre technologies numériques et corruption, et comment ces technologies peuvent améliorer les stratégies anti-corruption et pro-intégrité ;
- collabore avec des parties prenantes pour co-créer des pratiques et des outils (dont de nouveaux indicateurs) à même de faire progresser le contrôle citoyen et l’intégrité dans les démocraties.
L’équipe de Sciences Po travaillera en étroite collaboration avec celle du CEU : elles seront responsables du plus important travail de collecte de données du projet. La création de vastes ensembles de données et d’indicateurs permettront d’analyser de manière fine la corruption politique dans les processus législatifs et réglementaires en Europe, et d’en mesurer les conséquences sur les entreprises et les secteurs économiques concernés.
CEVIPOF
L'équipe de Sciences Po : Romain Lachat
Période : 2024-2026
L'objectif de notre projet était d'étudier comment les utilisateurs des réseaux sociaux évaluent les mesinformations et comment celles-ci influencent leur comportement sur les réseaux sociaux, leur engagement envers différents types de publications, et comment elles peuvent avoir des effets en aval sur leurs opinions politiques. À cet égard, nous étions particulièrement intéressés par l'évaluation de différentes méthodes permettant d'aider les utilisateurs des réseaux sociaux à évaluer la crédibilité ou la fiabilité des comptes sur les réseaux sociaux.
Nous avons abordé les effets de la vérification d'identité ou des systèmes de crédibilité des comptes à l'aide d'expériences. Dans les études que nous avons menées, nous nous sommes appuyés sur une plateforme de réseaux sociaux simulée, qui nous a permis de manipuler le contenu auquel les participants étaient exposés et de surveiller leur comportement sur ces réseaux sociaux fictifs (temps passé sur différentes publications, réactions positives et négatives à des messages tels que « aimer » ou « signaler » certaines publications). Cette plateforme de réseaux sociaux simulée a été intégrée à une enquête en ligne plus large, avec des questions sur les attitudes avant et après le traitement.
Ce projet est financé par le Project Liberty Institute.
CRIS
L'équipe de Sciences Po : Jen Schradie
Période : 2023-2027
Qu'est-ce qui détermine la façon dont les gens réagissent à la désinformation ? Fake news, tromperie en ligne et propagande informatique sont autant de termes pour décrire un phénomène qui a donné lieu à un large éventail d'études, en particulier au cours des cinq dernières années, mais une énigme demeure. Les personnes qui croient à la désinformation sont beaucoup plus nombreuses que celles qui déclarent l'avoir consommée. Comprendre les mécanismes de cette déconnexion est l'objectif principal du projet de recherche ACTIVEINFO.
La plupart de ces recherches existantes se sont concentrées sur les facteurs descendants de la diffusion de la désinformation à l'ère numérique, notamment les entreprises de plateformes Big Tech, le rôle de la réglementation gouvernementale et les puissants acteurs politiques et financiers. Toutes ces approches suggèrent que le public de la désinformation est passif, plutôt que de participer activement à la génération et à la recirculation des nouvelles et des informations, ce qui va à l'encontre de décennies de recherche en communication (Katz et Lazarsfeld 1955). Ce projet veut faire progresser l'état de l'art en examinant un éventail très large de pratiques médiatiques ascendantes et quotidiennes. On entend découvrir ici ce que les gens partagent, mais aussi ce qu'ils ne partagent pas et pourquoi. Le projet mène une comparaison entre deux pays (la France et les États-Unis) avec un travail de terrain riche en qualité et l'apport de méthodes mixtes, souvent absentes des procédures de collecte de données en ligne. Responsable du projet : Jen Schradie
CSO
L'équipe de Sciences Po :
Partenaires :
- INRAE
- INRIA
- Ecole Supérieure d'Agriculture d'Angers
- Institut Polytechnique UniLaSalle
Période : 2023-2028
Le projet CoEDiTAg, géré par Pierre Labarthe, Directeur de recherche à l'INRAE, a pour objectif de comprendre la coévolution entre les trajectoires de développement des Equipements et Technologies Numériques (EDiTs) et la transformation des structures, arrangements et organisations du secteur agricole. Ce projet part de l’hypothèse que la direction de cette coévolution n'est pas prédéterminée et qu’elle dépend, dans une large mesure, des stratégies des acteurs, de leurs interactions socio-économiques et des politiques publiques. En d’autres termes, les EDiTs vont-ils renforcer l'industrialisation de l'agriculture ou serviront-ils de levier pour son écologisation ? L’objectif de CoEDiTAg est de produire les connaissances empiriques qui manquent pour répondre à cette question.
CoEDiTAg regroupe pour cela un ensemble de recherches dans différentes disciplines des sciences sociales (16 unités de recherche et une cinquantaine de chercheurs permanents) pour comprendre les mécanismes de cette coévolution et étudier des leviers permettant de l’influencer. Le projet est organisé en 4 groupes de travail complémentaires portant respectivement sur : 1) l’organisation industrielle du développement des EDiTs, 2) l’impact des EDiTs sur la production de connaissance et les systèmes d’innovation, 3) les effets de court et long terme des EDiTs sur les modèles de production agricoles et l’organisation du travail, 4) les politiques publiques qui ciblent ou utilisent les EDiTs comme outils pour favoriser l’agroécologie. La transversalité entre ces travaux est favorisée en privilégiant des objets d’étude communs : les plateformes digitales, les robots et les outils d’aide à la décision.
Ce projet est financé par l'Agence Nationale de la Recherche portant la référence 22-PEAE-0002.
LE DÉPARTEMENT D'ÉCONOMIE
L'équipe de Sciences Po : Eduardo Perez
Période : 2021-2026
En économie, l’information représente un facteur central en aval de la prise de décisions. Elle comprend des acteurs stratégiques à la réception des signaux d’information ainsi que des agents stratégiques prenant des décisions en amont de la génération des signaux. En outre, les systèmes de production d’informations conçus sont sensibles aux manipulations par des agents tiers. Le projet IMEDMC, financé par l’UE, améliorera notre compréhension des conceptions d’informations optimales d’un point de vue social ou privé, expliquant comment elles forment les décisions en amont et en aval, comment les intérêts privés les manipulent, et comment ce phénomène peut être anticipé et contré. IMEDMC analysera la catégorie de jeux non étudiée concepteur-agent-récepteur quant à la production de fausses informations – falsification de l’état, agence pure et changement de l’état.
Ce projet a bénéficié d'un financement du Conseil européen de la recherche (CER) dans le cadre du programme de recherche et d'innovation « Horizon 2020 » de l'Union européenne (convention de subvention n° 101001694).
L'équipe de Sciences Po : Julia Cagé
Période : 2021-2026
Quelles sont les motivations des petites contributions aux campagnes politiques? La politique fiscale affecte‑t‑elle les dons politiques? Pourquoi les politiciens issus de la classe ouvrière sont‑ils si peu nombreux? Quelle est la capacité des médias à inciter les citoyens à prendre des décisions électorales qu’ils ne prendraient pas autrement si les informations étaient impartiales? Le projet PARTICIPATE, financé par l’UE, cherche à répondre à ces questions. Il utilisera de nouvelles données au niveau individuel pour étudier les informations sur les campagnes, leur financement et leur influence, en se concentrant sur les petits donateurs. Les résultats pourraient conduire à une réévaluation des théories influentes sur les groupes d’intérêts spéciaux et l’élaboration de politiques. En outre, PARTICIPATE examinera les décisions des citoyens de se présenter aux élections. Le rôle des médias dans le façonnement de la participation sera également étudié.
Ce projet a bénéficié d'un financement du Conseil européen de la recherche (CER) dans le cadre du programme de recherche et d'innovation « Horizon 2020 » de l'Union européenne (convention de subvention n° 948516).
L'équipe de Sciences Po : Alfred Galichon
Période : 2020-2026
Le projet EQUIPRICE, financé par l’UE, entend créer une boîte à outils économique innovante pour l’étude des problèmes de tarification et d’allocation de réseau. Ses applications iront de la tarification dynamique à l’adaptation des réseaux en passant par la prévision des flux commerciaux. Pour étudier cette catégorie de modèles, il est nécessaire de construire un cadre général intégrant tous les autres modèles décrits ci-dessus: il s’agit du «problème des flux d’équilibre». La structure mathématique sous-jacente considérée est celle des «substituts bruts», qui permet d’utiliser une série de méthodes de calcul efficaces et possède des propriétés singulières (existence d’un équilibre, unicité, structure du réseau). L’économétrie du problème sera abordée (estimation, inférence, sélection du modèle). Les applications dans divers domaines tels que l’économie du travail, l’économie familiale, le commerce international, l’économie urbaine, l’organisation industrielle, etc. seront également étudiées.
Ce projet a bénéficié d'un financement du Conseil européen de la recherche (CER) dans le cadre du programme de recherche et d'innovation « Horizon 2020 » de l'Union européenne (convention de subvention n° 866274).
L'équipe de Sciences Po : Justine Knebelmann
Période : 2025-2028
Ce projet étudie le potentiel du numérique pour renforcer la capacité des gouvernements dans les pays à faible revenu, tant du côté de la fiscalité que des services publics. Nous travaillerons avec deux partenaires gouvernementaux au Sénégal dans le cadre d'expériences randomisées à grande échelle. La digitalisation peut avoir des effets transformateurs sur les administrations, mais plus de recherche est nécessaire pour documenter ses impacts pour les gouvernements et les citoyens. Nous nous appuierons sur un partenariat de longue date avec l'administration fiscale pour examiner les effets sur le contrat social d'un recensement digital portant sur les taxes foncières. À Dakar, 25000 avis d'impôts seront distribués dans les quartiers couverts par le recensement, où 60 % des propriétés ont un avis, contre 15 % dans des quartiers témoins. Grâce au design expérimental et à une série d'enquêtes auprès des contribuables et des acteurs locaux, nous déterminerons si cette pression fiscale accrue a des effets sur les interactions qu'ont les citoyens avec le gouvernement. Nous étudierons aussi la compréhension par les contribuables de l'utilisation d'un algorithme pour calculer l'assiette de l'impôt. Cela génèrera des résultats novateurs sur l'acceptabilité politique d'une réforme fiscale appuyée par le numérique. Deuxièmement, nous évaluerons les effets du passage au numérique (monnaie mobile) des paiements du programme national de lutte contre la pauvreté. Les paiements numériques peuvent réduire les coûts de transaction et aider à pallier les limitations informationnelles pour un meilleur ciblage. En revanche, l'adoption par les ménages vulnérables peut s'avérer difficile et l'exclusion est un risque majeur. Nous évaluerons aussi si l'incitation à adopter les paiements mobiles via la protection sociale a des effets sur les comportements financiers des bénéficiaires. Au delà des productions scientifiques, le projet aura des impacts immédiats pour les politiques publiques.
Ce projet est financé par l'Agence Nationale de la Recherche.
LE CENTRE DE RECHERCHE DE L'ÉCOLE DE DROIT
L'équipe de Sciences Po :
- Raphaële Xenidis
- Stevan Vethman
Partenaires :
- The Nederlandse Organisatie voor Toegepast Natuurwetenschappelijk Onderzoek (TNO)
- CorTexter Technologies B.V.
- Eticas Foundation
- Turing College
- University College Dublin
- The Women4Cyber Foundation
- Women In AI
Période : 2023-2026
Le développement du secteur de l'intelligence artificielle (IA) au niveau international a créé un ensemble de besoins en termes de formation et d'éducation, dont deux principaux auxquels ce projet répond. Le premier consiste à surmonter la pénurie d'experts en équité algorithmique dans le domaine de l'IA, qui possèdent les compétences nécessaires pour identifier et traiter les préjugés et la discrimination dans l'IA. Le second est l'intégration effective d'une approche intersectionnelle pour comprendre et traiter les préjugés, l'équité, la discrimination et l'égalité dans l'IA afin d'empêcher l'émergence de groupes minoritaires invisibles qui souffriraient d'un désavantage systématique dû à l'IA. DiversiF-AI-R vise à développer une approche pionnière à l'échelle de l'UE pour traiter de l'équité intersectionnelle dans l'IA sur la base de cas d'utilisation, de données et de modèles qui proviennent ou ont été déployés en Europe, ainsi que par l’utilisation d’outils innovants, en les structurant de manière pratique.
Ce projet a bénéficié d'un financement de l'Agence exécutive «Éducation et culture» (EACEA) dans le cadre du programme Erasmus+, au titre de la convention de subvention n° 101107969.
L'équipe de Sciences Po :
Partenaire : Stanford Center for Legal Informatics (CodeX)
Période : 2024-2026
L'essor rapide des technologies d'IA au cours des dernières années a suscité de nombreux débats parmi les universitaires, les décideurs politiques et le grand public. Les chatbots basés sur l'IA, les générateurs d'images et autres outils d'IA destinés au grand public sont désormais omniprésents, ce qui soulève des questions quant à leurs implications éthiques, juridiques et sociétales. Si une grande partie du débat s'est concentrée sur les risques et les avantages de ces outils, la gouvernance des entreprises d'IA elles-mêmes a fait l'objet de moins d'attention. « Track AI », une collaboration entre Sciences Po et le Stanford Center for Legal Informatics (CodeX), aborde spécifiquement l’écosystème de gouvernance des entreprises d’IA, un sujet crucial mais peu exploré.
L’émergence des technologies d’IA a longtemps été saluée comme une rupture avec l’ère du « Web 2.0 », dominée par des entreprises telles qu’Amazon, Google et Meta. Ces entreprises dites « Big Tech » ont bâti leurs empires sur des logiciels propriétaires, la collecte de données utilisateur et des effets de réseau qui ont favorisé la centralisation du pouvoir de marché. En revanche, les start-ups spécialisées dans l’IA étaient considérées comme des acteurs potentiellement disruptifs, offrant non seulement des technologies révolutionnaires, mais aussi de nouvelles approches de gouvernance axées sur la priorité donnée aux intérêts de la société et le développement de modèles open source.
Cependant, un examen plus approfondi du paysage de l’IA révèle que de nombreuses entreprises sont de plus en plus étroitement liées aux géants du Web 2.0. D’OpenAI à Anthropic en passant par Mistral AI, il est difficile de trouver un acteur de l’IA qui n’ait pas encore conclu d’accord avec les géants de la Big Tech. Grâce à des partenariats avec des entreprises telles que Microsoft et Amazon, les entreprises d’IA ont accès à des ressources telles que le cloud computing sécurisé, un accès facile à des bases de clients importantes et à des données. Mais ces « partenariats IA » ne sont pas seulement des collaborations techniques : ils représentent un nouveau type de coopération inter-entreprises avec des implications potentielles à long terme pour l’ensemble de l’écosystème technologique.
Ce projet est financé par le Project Liberty Institute.
L'équipe de Sciences Po :
- Séverine Dusollier
- Rebecca Mignot-Mahdavi
- Beatriz Botero Arcila
- Raphaële Xenidis
- Klaudia Kolnowska
- Nicolas Maleve
- Anamaria Munoz Rincon
Partenaires :
Période : 2024-2029
Ce projet, développé au sein du cluster PostGenAI@Paris, vise à explorer les effets normatifs et distributifs des systèmes d'IA. Il étudiera et analysera les nouveaux modes de gouvernance qui émergent lorsque ces systèmes sont intégrés dans les pratiques sociales législatives existantes, telles que la prise de décision au sein du gouvernement, l'élaboration de politiques socio-économiques ou même la guerre. Le point de départ du projet est que, dans ces contextes, le droit et l'IA ne sont pas des objets distincts, mais interagissent de manière complexe et constituent des nœuds liés entre eux au sein de réseaux normatifs, produisant de nouveaux modes de normativité, de gouvernance et de subjectivités juridiques.
Nos objectifs sont à la fois de comprendre les conséquences de l'imbrication des systèmes d'IA et de l'élaboration des politiques sur certaines de nos prémisses sociétales, telles que la garantie des droits fondamentaux, la démocratie ou la concurrence sur le marché, et de formuler des recommandations politiques sur la meilleure façon de réglementer les systèmes d'IA, de les concevoir et de les adapter, et d'utiliser ou non l'IA dans le cadre de l'élaboration des lois et des politiques.
Cette analyse s'appuiera sur des études de cas menées en partenariat avec des acteurs industriels, telles que :
- L'utilisation et la gouvernance des systèmes de défense basés sur l'IA, afin d'analyser le rôle des entités privées dans le développement et la gouvernance des systèmes d'IA, ainsi que l'impact de la réglementation et d'autres incitations sur les processus de décision, de conception et de mise en œuvre.
- L'impact de l'IA et de la génération dans la production et la consommation culturelles, depuis les recommandations algorithmiques des plateformes de streaming musical jusqu'à l'utilisation d'images et de textes dans les outils d'IA générative. Dans les deux cas, les œuvres protégées par le droit d'auteur ne sont plus considérées dans leur singularité, mais comme des composants de bases de données et de flux culturels qui modifient radicalement les pratiques culturelles et la rémunération des auteurs et des artistes.
- Les impacts distributifs et normatifs des systèmes décisionnels algorithmiques utilisés par les acteurs privés et publics pour attribuer des prestations sociales, des polices d'assurance et des emplois, afin de comprendre quelles formes de discrimination, y compris la discrimination fondée sur le genre et la discrimination sociale, sont coproduites à l'intersection entre les biais algorithmiques et le fonctionnement de ces systèmes dans des contextes socio-économiques particuliers (pour le secteur public) et des modèles d'extraction économique (pour le secteur privé).
Ce projet fait bénéficié d'une aide de l’État gérée par l'Agence Nationale de la Recherche, au titre de France 2030, portant la référence ANR-23-IACL-0007. 
L'équipe de Sciences Po :
Partenaires :
- London School of Economics (LSE)
- Bocconi University
- European University Institute (EUI)
- South African Institute of International Affairs (SAIIA)
- African Economic Research Consortium (AERC)
- UN Economic Commission for Africa (UNECA)
- Wits University
Période : 2026-2027
La transformation numérique de l’Afrique progresse à grands pas. Les services mobiles, le commerce numérique, les centres de données et les services publics en ligne font désormais partie intégrante du quotidien sur l’ensemble du continent. Cette transformation n’est pas uniquement technologique ; elle revêt également des dimensions politiques, économiques, juridiques et historiques. Les décisions relatives aux infrastructures, à la réglementation et aux partenariats mondiaux déterminent qui contrôlera la valeur, le pouvoir et les ressources dans l’avenir numérique de l’Afrique,
DigiAfrica : Infrastructures, minéraux critiques et gouvernance transnationale dans la transition numérique de l’Afrique (DigiAfrica) est l’un des nouveaux pôles de recherche lancés dans le cadre du premier appel à projets CIVICA. En place de février 2026 à juin 2027, ce pôle se concentre sur l’interaction entre les infrastructures numériques, les minéraux critiques et la gouvernance transnationale en Afrique.
Dans le cadre du CIVICA European University Alliance, DigiAfrica combine l'expertise des sciences sociales, notamment du droit, de l'économie politique, de l'histoire et de l'anthropologie, afin d'explorer les implications sociétales et politiques plus larges de la numérisation. Le pôle aborde la transition numérique de l'Afrique comme un processus complexe et interconnecté, dans lequel la recherche européenne en sciences sociales peut aider à comprendre et à orienter les choix politiques concrets.
MÉDIALAB
L'équipe de Sciences Po :
- Sylvain Parasie
- Pedro Ramaciotti Morales
- Jimena Royo-Letelier
- Tim Faverjon
- Antoine Vendeville
- Paul Bouchaud
Période : 2022-2026
Le projet AI-Political Machines (AIPM) étudie comment les algorithmes qui interviennent dans les médias sociaux et les agents conversationnels IA (possiblement de manière involontaire) déduisent, représentent et exploitent les caractéristiques des utilisateurs, en particulier leurs attitudes politiques. L'AIPM utilise des techniques de pointe pour déduire les positions politiques et développer l'explicabilité de l'IA. L'objectif du projet est double. Premièrement, l'AIPM cherche à rendre explicites les calculs et le traitement implicites des attributs, estompant ainsi la frontière entre le profilage actif et passif, en particulier en ce qui concerne les attributs sensibles tels que les opinions politiques. Deuxièmement, l'AIPM cherche à tirer parti de ces avancées dans le développement de nouveaux algorithmes et systèmes d'IA, capables d'ignorer de manière sélective les attributs des utilisateurs et les contenus dans les calculs alimentant les tâches en aval, telles que les recommandations sur les réseaux sociaux ou les conversations avec des agents IA.
Ce projet est financé par le Project Liberty Institute.
Publications récents :
- Vendeville, A., Royo-Letelier, J., Cassells, D., Cointet, J. P., Crépel, M., Faverjon, T., ... & Ramaciotti, P. (2025). Mapping the political landscape from data traces: multidimensional opinions of users, politicians and media outlets on X.
L'équipe de Sciences Po :
Période : 2023-2026
Styles de Modération est un projet de recherche en media studies et design qui s’intéresse à la participation des utilisateurs de réseaux sociaux à la modération de contenus, aux côtés des plateformes qui contrôlent le contenu qu’elles publient, et des instances de gouvernance de la liberté d’expression.
Dans un premier temps, le projet a tenté de saisir cette participation en exploitant les résultats d'ateliers participatifs organisés en 2022 et 2023 avec des groupes de 3 ou 4 personnes d’âges, genres, opinions politiques, attaches géographiques et sociales, et niveaux de littératie numérique divers. Les participants y avaient été invités à “modérer” le même jeu de 30 cas réels de disputes autour de messages problématiques postés sur le réseau social X.
Dans un deuxième temps, le projet interroge les pratiques professionnelles venues du droit, de l’informatique, du design, de la communication ou de la politique qui organisent l’engagement des utilisateurs de la parole problématique en ligne.
Dans l’ensemble, le projet vise à décrire les modalités de la rencontre des utilisateurs et utilisatrices de réseaux sociaux avec la parole problématique en ligne: à la fois comme élaboration d’une pratique située, mais également comme expérience issue d’un processus de design incluant des éléments issus des jugements des professionnels de nombreuses disciplines.
Ce projet est financé par le Project Liberty Institute.
L'équipe de Sciences Po :
Partenaires :
- CNRS
- MNHN
- IFREMER
- Réseau des universités marines : Université Littoral Côte d’Opale, Université de Nantes, Université de Bordeaux, Université de Montpellier et Aix-Marseille Université
- Office français de la biodiversité
Période : 2021-2028
Le projet de recherche FUTURE-Obs, lauréat de l’appel à projets « Un océan de solutions » du « Programme prioritaire de recherche » (PPR) de l'ANR, a pour objectif de proposer des stratégies d’observations multi-échelles et multidisciplinaires des socio-écosystèmes qui associent aux approches traditionnelles d’observations de l’océan, de nouvelles techniques comme la génomique environnementale et l’imagerie in situ pour la biodiversité, ou encore l’utilisation des données provenant des réseaux sociaux pour les usages. Cette combinaison de méthodes ouvre de nouvelles voies d’étude et conduit à la mise en place d’observatoires dits augmentés. La multiplicité des données acquises à différentes échelles et sur l’ensemble des composantes des socio-écosystèmes favorisera l’élaboration de nouveaux indicateurs faisant appel aux outils issus du champ de l’intelligence artificielle comme le machine learning. Il s’agira ainsi, d’une part, de suivre et de mieux appréhender le fonctionnement et les trajectoires des socio-écosystèmes côtiers, et d’autre part, de faciliter la mise en œuvre d’initiatives conçues pour répondre aux principaux enjeux environnementaux actuels.
L'équipe de Sciences Po :
Partenaire : INRIA
Période : 2024-2028
Le projet SaLM (Socially-Aware Language Models) est un projet interdisciplinaire entre l'Inria Paris et Sciences Po qui vise à redéfinir les algorithmes actuels de NLP (traitement du langage naturel) basés sur le LLM (modèle d'apprentissage profond) en intégrant les contextes sociaux dans leur développement et leur évaluation. Il souligne l'importance de comprendre le langage comme le reflet des identités culturelles et sociales.
Ce travail a bénéficié d'une aide de l’État gérée par l'Agence Nationale de la Recherche, au titre de France 2030, portant la référence ANR-22-EXES-0014.
Publications récents :
- C. Nouri, J.-P. Cointet, and C. Clavel, “Graphically Speaking: Unmasking Abuse in Social Media with Conversation Insights,” in Proceedings of the 63rd Annual Meeting of the Association for Computational Linguistics (Volume 1: Long Papers), W. Che, J. Nabende, E. Shutova, and M. T. Pilehvar, Eds., Vienna, Austria: Association for Computational Linguistics, July 2025, pp. 18271–18286. doi: 10.18653/v1/2025.acl-long.894.
L'équipe de Sciences Po :
Période : 2024-2028
L’essor rapide des grands modèles de langage (LLM) a suscité une prolifération de discours sur leurs propriétés techniques et leurs risques supposés. Cette focalisation laisse dans l’ombre les usages effectifs de ces systèmes et leurs conséquences concrètes sur le travail. Le projet EL2MP déplace le regard vers les pratiques ordinaires, les problèmes situés et les formes de travail qui émergent dans l’usage quotidien des LLMs.
EL2MP vise à documenter la place que prennent les LLM dans différents mondes professionnels en s’attachant aux savoir-faire, aux critères d’évaluation et aux perceptions des travailleurs eux-mêmes. L’enquête interroge la manière dont les utilisateurs évaluent la valeur produite ou détruite par ces systèmes, le travail supplémentaire qu’ils exigent, ainsi que les affects et les jugements qui se construisent au fil de l’usage.
La méthodologie repose sur un protocole participatif et expérimental, déployé sur six à huit mois auprès de plusieurs cohortes de professionnels. À travers une série d’exercices individuels et collectifs, le protocole crée des espaces d’hésitation et de mise à distance des routines de travail. Les participants produisent une archive multimodale de leurs pratiques, structurée par un vademecum modulable qui sert à la fois d’outil d’enquête et de support de diffusion, adaptable à d’autres contextes professionnels.
Avec le soutien de Google.org
Publications récentes :
- Alcaras, Gabriel, and Donato Ricci. "Configuration Work: Four Consequences of LLMs-in-use." arXiv preprint arXiv:2512.19189 (2025).
L'équipe de Sciences Po :
Partenaires :
- CNRS
- INRIA
- Sorbonne Université
- Central European University
- Hertie School
- Bocconi University
- London School of Economics
- SNSPA
L'Observatoire Européen de la Polarisation (EPO) existe depuis 2021 grâce au soutien de CIVICA. Au cours de son existence, EPO est passé d'un réseau de recherche à une infrastructure naissante pour la collecte, le traitement et le partage de données issues des réseaux sociaux et de l'opinion publique, produisant plus de 20 articles de recherche et plusieurs thèses de master et de doctorat, couvrant les quatre domaines prioritaires de CIVICA. Les données de EPO ont également servi de support à des cours destinés aux étudiants et ont favorisé les collaborations au sein de CIVICA. Les données produites par EPO ont joué un rôle déterminant dans d'importantes études en sciences politiques, en sociologie et en informatique, couvrant les quatre axes thématiques de CIVICA. La précision et la large couverture des données collectées et traitées par EPO nous ont permis de réaliser des avancées décisives dans l'étude de la politique en ligne, des plateformes de réseaux sociaux et de leur réglementation, ainsi que de l'impact des algorithmes dans les écosystèmes sociaux numériques à travers l'Europe. Cette nouvelle itération vise à étendre l'infrastructure de EPO afin qu'elle devienne 1) un réseau de recherche durable reliant les chercheurs du projet, mais aussi les collègues au sein et au-delà de CIVICA et les étudiants, et 2) une infrastructure consolidée et durable pour la collecte de données dans un contexte d'accès limité pour les chercheurs du monde entier, le partage et la maintenance pour l'étude des écosystèmes sociaux en ligne, abordant tous les axes de CIVICA en mettant l'accent sur les plateformes sociales et les environnements numériques.
Publications récentes :
- Vendeville, A., Royo-Letelier, J., Cassells, D., Cointet, J. P., Crépel, M., Faverjon, T., ... & Ramaciotti, P. (2025). Mapping the political landscape from data traces: multidimensional opinions of users, politicians and media outlets on X.
LES CENTRES DE RECHERCHE DE SCIENCES PO
Forts de près de 300 chercheurs et ingénieurs, les centres de recherche de Sciences Po sont les lieux de production de nouvelles approches et de nouveaux savoirs en droit, économie, histoire, science politique et sociologie.
Ce dispositif comprend 11 centres de recherche (dont 7 UMR CNRS) auxquels s'ajoutent de grands programmes transversaux réunissant plusieurs entités de recherche autour de thématiques spécifiques.
LE CENTRE DE DONNÉES SOCIO-POLITIQUES - CDSP
Centre de ressources, le CDSP documente, archive et diffuse des données principalement socio-politiques, contribue à des programmes internationaux d'enquêtes, soutient la formation à la collecte et l'analyse des données.
LE CENTRE D'ÉTUDES EUROPÉENNES ET DE POLITIQUE COMPARÉE - CEE
Les recherches du CEE se concentrent sur l'analyse comparative de la politique et des politiques publiques et l'Europe en constitue le cadre géographique et institutionnel. Ces recherches couvrent un large éventail de thématiques, structurées autour de quatre dimensions interdépendantes : la transformation du capitalisme ; les villes, frontières et mobilités ; l’État et les politiques publiques ; et les tensions au sein de la démocratie représentative.
Outre l’investissement de certains membres, juniors comme seniors, dans les sciences sociales computationnelles, les transformations numériques apparaissent aussi dans certains thèmes de recherche : les usages du numérique (Dominique Boullier), en particulier par certains groupes politiques (Caterina Froio), la cybercriminalité (Federico Varese), la ville et le numérique (Patrick Le Galès, Oskar Steiner, Luca Venga).
LE CENTRE DE RECHERCHES INTERNATIONALES - CERI
Le projet scientifique du CERI consiste à étudier l'espace mondial par une double approche complémentaire: les aires régionales et les relations internationales et transnationales. La première part des sociétés politiques, la seconde des interactions internationales (Etats, acteurs non étatiques), que celles-ci soient politiques, sociales, culturelles, économiques.
LE CENTRE DE RECHERCHES POLITIQUES - CEVIPOF
Le CEVIPOF analyse les grandes forces politiques qui façonnent les institutions politiques, ainsi que la théorie politique et les facteurs qui orientent les comportements et les attitudes politiques de nos concitoyens.
LE CENTRE D'HISTOIRE
Les travaux du Centre d’histoire s’articulent autour de plusieurs axes : États, institutions, sociétés ; Guerres, conflits, violence : normes et transgressions ; Arts, savoirs et cultures ; Du local au global : l’histoire internationale et ses échelles.
LE CENTRE DE RECHERCHE SUR LES INÉGALITÉS SOCIALES (CRIS - EX OSC)
Le CRIS est un centre de recherche généraliste et comparatiste en sociologie. Ses chercheurs travaillent sur les inégalités urbaines, scolaires et de genre ainsi que sur les phénomènes de stratification, de mobilité et de ségrégation sociale et ethno-raciale.
LE CENTRE DE SOCIOLOGIE DES ORGANISATIONS - CSO
Le CSO mobilise la sociologie économique, des organisations, de l’action publique, des professions, du travail, des mouvements sociaux et du droit qui s'appliquent à cinq axes de recherche : Droit, normes et régulations ; Travail, emploi et profession ; Gouvernance et organisations économiques ; Savoir, science et expertise ; Action publique et transformations de l’Etat.
LE DÉPARTEMENT D’ÉCONOMIE (ENG)
Le Département d'économie contribue au développement de méthodes et d’analyses économiques en matière de politiques commerciales, monétaires et fiscales, ainsi que de politiques du marché du travail et du développement.
LE CENTRE DE RECHERCHE DE L'ÉCOLE DE DROIT
Les activités de recherche de l'École de droit explorent principalement les cultures juridiques, la globalisation et le champ économique du droit. En outre, un grand nombre de travaux portent sur la théorie et l’histoire du droit, le droit international - public et privé - et le droit de la propriété intellectuelle et artistique.
LE MÉDIALAB
Laboratoire de recherche interdisciplinaire réunissant sociologues, ingénieurs et designers, le médialab mène des recherches thématiques et méthodologiques exploitant et interrogeant la place prise par le numérique dans nos sociétés.
L'OBSERVATOIRE FRANÇAIS DES CONJONCTURES ÉCONOMIQUES (OFCE)
L'OFCE est à la fois un centre de recherche et un organisme de prévisions en économie. Il couvre la majeure part des champs de l’analyse économique, théorique et empirique. Il organise ses activités autour de quatre axes : l'analyse et la prévision de l'économie française, les questions européennes, la question environnementale et l'analyse des inégalités.
En savoir plus sur les centres de recherche.
LES PROGRAMMES TRANSVERSAUX
Les programmes transversaux permettent aux chercheurs des différentes unités de recherche de Sciences Po de développer des programmes de recherches communes sur la longue durée.
LE LABORATOIRE INTERDISCIPLINAIRE D'ÉVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES (LIEPP)
Le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) est une plateforme de recherche de Sciences Po financée avec le soutien du plan d’investissement France 2030 à travers l’IdEx Université Paris Cité. Créé en 2011 en tant que LabEx, ce laboratoire se redéploie à partir de 2020 en partenariat avec Université Paris Cité. Le LIEPP repose sur une approche de recherche évaluative innovante, confrontant méthodes quantitatives, qualitatives et comparatives, et combinant un haut niveau d’exigence scientifique avec le souci de diffusion et de traduction des résultats de la recherche auprès des acteurs publics.
LE PROGRAMME DE RECHERCHE ET D'ENSEIGNEMENT SUR LE GENRE (PRESAGE)
PRESAGE fédère au sein de Sciences Po les travaux menés en études sur le genre qui analysent les rapports de pouvoir, les inégalités et les discriminations fondées sur le sexe, le genre (y compris l'identité ou l'expression de genre), l'orientation sexuelle, et fréquemment à l'intersection avec d'autres catégories, telles que la classe sociale, l’origine ethno-raciale réelle ou supposée, la religion, l’âge, le handicap.
AXPO OBSERVATORY OF MARKET SOCIETY POLARIZATION
Créé grâce au financement de la Chaire AXA en sociologie de marché, AxPo est un programme de recherche fondé sur les réalisations antérieures de MaxPo et innove avec un nouvel objectif de recherche, un nouveau rôle dans la formation des jeunes chercheurs, et un nouveau cadre institutionnel avec les missions suivantes : développer la recherche sur la polarisation de la société de marché; promouvoir la recherche de niveau junior avec un programme postdoctoral international ambitieux; créer des liens entre Sciences Po et d’autres universités de premier plan grâce à un programme de chercheurs invités; servir de portail à Sciences Po pour une coopération franco-allemande institutionnalisée; former des jeunes chercheurs dans un séminaire mensuel.
Le programme de recherche Cities are back in town produit des travaux systématiques et approfondis sur les processus d’urbanisation (économiques, politiques, sociaux, culturels) de manière systématique et comparée entre des villes et des régions urbaines structurée à la fois par des trajectoires historiques, des groupes sociaux et ethniques, des institutions et des conflits, ainsi que par des flux, des mobilités, et des circulations à différentes échelles.
Nous contacter
- Directeur : Jean-Philippe Cointet
- Secrétaire générale : Carly Hafner
- Directrice exécutive TIERED : Marie-Hélène Caitucoli