L’Europe : un continent à bout de souffle ?

Un texte de Christian Lequesne à quelques jours du scrutin européen

Il n’y a pas qu’en France que la campagne pour les élections européennes a du mal à s’engager.  La situation est la même dans les 28 Etats membres de l’Union européenne. Au Royaume-Uni, la partie de l’électorat favorable au Brexit admet difficilement le fait de devoir se rendre aux urnes, alors que la décision de quitter l’Union européenne a été adoptée par référendum il y a maintenant trois ans.
Le taux de participation au scrutin européen n’a jamais été élevé (43% en 2014). Il y a de fortes chances pour que cette situation n’évolue pas beaucoup en 2019. Par ailleurs, l’idée selon laquelle les élections européennes ne constitueraient plus des élections nationales intermédiaires, parce que les électeurs se prononceraient désormais sur des enjeux européens, est loin d’aller de soi. Les considérations de politique intérieure continuent à jouer un rôle crucial dans le scrutin européen. En France, par exemple, le nom du vainqueur sera regardé comme crucial pour la deuxième partie du quinquennat d’Emmanuel Macron et pour l’élection présidentielle de 2022.

 

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