Action publique et transformations de l’État

CSO © Shutterstock/ Frederic Legrand - COMEO

Objet de réformes et de transformations continues, l’État reste à la fois présent et fortement contesté dans les sociétés contemporaines. L’axe « Action publique et transformations de l’État » en analyse les recompositions en s’inspirant d’une tradition de recherche développée au CSO dès les années 1960, attentive à la « périphérie » de l’État. Les membres de l’axe l’enrichissent en appréhendant l’État à partir de ses frontières, en mobilisant les différentes approches théoriques et méthodologiques qui composent aujourd’hui le laboratoire.

Les frontières de l’État sont analysées de trois points de vue :

  1. Il s’agit d’abord de questionner l’État, en s’intéressant à des organisations qui sont situées à ses frontières, comme les agences. Etablies pour moderniser l’administration, ces organisations sont des points d’observation privilégiés de recompositions plus générales : de nouveaux rapports entre l’administration et des intérêts économiques et sociaux s’y inventent. Questionner les frontières de l’État permet aussi d’interroger ce qui, malgré la forte fragmentation organisationnelle, fait tenir les institutions étatiques.
  2. Les frontières de l’État sont aussi considérées comme un espace d’échanges entre acteurs étatiques et non étatiques (firmes, associations ou groupes professionnels). Quelles sont les transactions qui se jouent à la frontière de l’État ? Quelles formes de régulations dessinent-elles ? En quoi varient-elles historiquement et géographiquement ? Quelle est la situation des organisations ou des groupes sociaux qui se tiennent ou sont tenus à distance de ces espaces de transaction ? Comment cette distance, subie ou recherchée, affecte-t-elle la confiance dans les autorités publiques et la démocratie ?
  3. Les chercheurs du CSO envisagent enfin les frontières comme le produit d’un travail de délimitation entre acteurs publics et privés. Qu’il s’agisse de circonscrire le périmètre d’activités dévolues au marché, de borner des monopoles économiques ou professionnels, de définir la responsabilité des autorités publiques, les frontières sont l’enjeu d’un travail de délimitation, dont les incidences sont décisives sur l’ensemble des activités sociales.

L’axe « Action publique et transformations de l'État » engage des comparaisons entre secteurs, entre périodes et entre pays, avec l’ambition de renouveler les regards portés sur l’État depuis ses frontières avec le reste de la société.

Responsables de l'axe : Jérôme Aust, Daniel Benamouzig et Clara Jacquot.

Thèmes abordés

  • Nouveau Management public
  • Relations État/groupes professionnels
  • Relations État/firmes
  • Réformes de l’État et des instruments d’action publique
  • Agences

Projets

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