Résumé de la thèse de Capucine Rauch

Le sommeil, une variable d’ajustement ? Différences sociales et genrées au cours du cycle de vie

Cette thèse propose d’appréhender les rythmes de vie des individus à travers le rôle qu’ils confèrent au sommeil. Ce dernier n’occupe pas la même place dans l’organisation temporelle des différents groupes sociaux et cette thèse propose de rendre compte des mécanismes qui déterminent l’utilisation de cette activité comme variable d’ajustement, et des activités auxquelles le sommeil s’ajuste.

Cette thèse propose d’étudier dans quelle mesure la prise en compte du sommeil comme une variable d’ajustement est un comportement délibérément adopté (pour pouvoir réaliser davantage d’activités de loisirs par exemple) ou au contraire contraint, par les impératifs professionnels et familiaux notamment. Ces derniers évoluent au fil des évènements démographiques marquant le cycle de vie, et certaines configurations sont plus demandeuses de temps que d’autres. Le sommeil est donc susceptible de peser différemment dans les arbitrages temporels des individus au cours du cycle de vie.

Trois axes sont envisagés pour étudier la propension du sommeil à endosser le rôle de variable d’ajustement : l’ajustement ou non du sommeil au reste de l’emploi du temps au cours du cycle de vie, le rôle du sommeil dans la conciliation entre activité professionnelle et vie familiale, et l’effet de la parentalité sur l’organisation du sommeil.

Thèse dirigée par Laurent Lesnard (OSC) et Anne Solaz (Ined).

Article mis à jour le 25-11-2019
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