Toute l'actualité

Rôle sociétal de l’entreprise :

L’Union européenne, fer de lance d’un capitalisme durable ?
  • Drapeau européen et planète terre Drapeau européen et planète terre

Une nouvelle forme de capitalisme est-elle possible ? Normes sociales et environnementales inscrites dans les accords commerciaux, labels pour une meilleure traçabilité des chaînes de valeur, standards d’évaluation extra-financière, codes et pratiques de bonne gouvernance, objet social de l’entreprise – modification du code civil et/ou entreprise à mission : autant de leviers pour marier économie et enjeux sociétaux.

Alors que les défis d’équité, de solidarité et de prise en compte des enjeux écologiques et de ressources sont toujours plus urgents et importants dans un contexte de profonde évolution géopolitique, l’Union européenne peut-elle montrer la voie et porter une telle dynamique de transformation ? Peut-on envisager un nouveau pacte européen pour aborder les enjeux du 21ème siècle en affirmant un modèle de développement économique durable et responsable ?

Pour débattre de ces questions, l’Iddri et l’École du management et de l’innovation de Sciences Po vous invitent à venir interagir avec un panel de haut niveau :

Ouverture : Cornelia Woll, directrice des Études et de la Scolarité

Modération : Teresa Ribera, directrice de l’Iddri

Thomas Becker, ancien directeur de Photocat (technologies vertes), ancien PDG de la European Wind Energy Association, ancien secrétaire général adjoint du ministère du Climat et de l’Énergie danois

Marie-Laure Djelic, professeur à Sciences Po et co-doyenne de l'École du management et de l'innovation de Sciences Pospécialiste en histoire comparée du capitalisme.

Daniel Hurstel, associé, Willkie Farr & Gallagher, co-président avec Antoine Frérot de la Commission « Contrat de Société » réunie par le Club des Juristes en 2017.

Yannick Jadot, député européen, vice-président de la Commission du commerce international du Parlement européen

Cristina Tébar Less, cheffe Unité conduite responsable des entreprises à l'OCDE 

 

Les étudiants de l’École du management et de l’innovation réfléchiront avec les panelistes aux évolutions du rôle sociétal de l’entreprise et aux solutions concrètes pour repenser la prospérité.

En français et en anglais avec traduction simultanée

Entrée libre sur inscription obligatoire sur la page événement de Sciences Po

 crédit image ©Mopic / Shutterstock

"Guérir le capitalisme"

Marie-Laure Djelic dans notre websérie Prof.
  • "Guérir le capitalisme" ©Sciences Po"Guérir le capitalisme" ©Sciences Po

Transition économique, transition sociétale, politique ou encore écologique... Et si tout cela était lié ? “Une société doit placer l’humain au coeur de son développement. Pour moi, c'est cela le vrai sens de "être libéral", rappelle Marie-Laure Djelic. Chaque semaine, dans son cours “The Great Transition”, Marie-Laure Djelic invite les étudiants de Sciences Po à interroger les transformations du capitalisme. Avec un objectif : repenser notre modèle économique pour qu’il devienne plus humain et durable.

Marie-Laure Djelic est professeur des Universités au Centre de sociologie des organisations (CSO) et co-doyenne de l'École du management et de l'innovation de Sciences Po. Ses travaux portent sur les transformations contemporaines du capitalisme. Elle enseigne le cours “The Great Transition - Responsibility, Innovation, Commons”.

Prof., c'est la 1ère websérie de Sciences Po. À chaque épisode, nous vous emmenons au cœur des salles de cours, dans cette rencontre entre un « Prof. », une discipline, et ses étudiants. Quel est le secret d'un cours réussi ? Une confrontation des points de vue parfois inattendue, souvent drôle, toujours passionnée. Pour revoir tous les épisodes de la série, rendez-vous sur notre chaîne Youtube.

The Great Transition 2017/2018 - Jury final

  • The Great Transition 2017/2018 - Jury finalThe Great Transition 2017/2018 - Jury final

Présentation de 12 projets de groupe développés dans le contexte du cours "The Great Transition" et identifiés comma particulièrement prometteurs. 

Le jury sera composé de :

Il votera pour trois projets et les public pourra choisir les trois "projets du public". Les projets gagnants bénéficieront d'une couverture dans un numéros spécial de lExpress “Les Solutions pour Changer le Monde” et nous accompagnerons leur développement futur.

Inscriptions via le guide des événements

Pour découvrir les projets

Nouveau Cursus intégré Droit et Finance

Mieux comprendre la finance pour mieux la réguler
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

L’École de droit et l’École du management et de l’innovation de Sciences Po créent le premier cursus intégré qui combine une formation en droit et une formation en finance au sein d’un même établissement. Ce master joint en trois ans est destiné aux étudiants de Licence 3 (ou niveau équivalent), et ne nécessite aucun prérequis en droit ou en finance à l’entrée de la formation. La première promotion fera sa rentrée en septembre 2018.

Entretien croisé avec Christophe Jamin, doyen de l’École de droit, et Marie-Laure Djelic, co-doyenne de l’École du management et de l’innovation, qui assurent la direction scientifique de ce programme. Pourquoi créer un double diplôme en droit et en finance ?

Christophe Jamin : L’évolution de la pratique du droit économique et des affaires exige des juristes qu’ils aient une vision opérationnelle de leur exercice professionnel. Ils ne peuvent plus se contenter d’être de purs techniciens du droit. Leur excellence technique doit se combiner avec la maîtrise de savoirs connexes propre à enrichir le raisonnement juridique. Comment concevoir des contrats du crédit pertinents sans parler le langage de la finance ? Comment exercer un contrôle sur certaines pratiques financières sans en comprendre intimement les ressorts et les contraintes ? C’est une question de bon sens qui incite souvent les étudiants à compléter leur éducation juridique en dehors des écoles qui les forment et ne leur donnent souvent de la finance que des rudiments.

Marie-Laure Djelic : Le monde change et l’univers de la finance est de plus en plus naturellement associé et intégré aux problématiques de régulation et de gestion des risques. L’époque de “l’innovation financière“ débridée et des grandes manœuvres sans filets a été remise en cause – le prix à payer, nous l’avons vu, étant le risque fort d’instabilités financières et économiques avec des retombées sociales mais aussi politiques potentiellement dramatiques. Parce que la finance est un secteur central de notre mode de développement économique, il est d’autant plus important qu’il soit encadré. Dans ce contexte, l’interface entre le droit et la finance devient un véritable enjeu stratégique pour les années à venir. La force de Sciences Po est de savoir former des « spécialistes transdisciplinaires » : nos étudiants sont à la fois de très bon professionnels, mais nous les formons aussi à penser au-delà de leur spécialité disciplinaire,ce qui leur permet de contextualiser leur action, d’en mesurer les enjeux plus larges. Ce savoir-faire nous paraît particulièrement adapté à la formation de ces acteurs qui vont, dans les années à venir, devoir prendre en charge la frontière finance/droit et régulation avec pour objectif de rendre durable notre mode de développement économique qui reste fortement structuré par l’activité financière. Quelles sont les particularités de cette formation ?

CJ : Il existe déjà des formations à la finance qui s’ajoutent aux études juridiques. Notre double formation est unique car elle est totalement intégrée. Il ne s’agit pas de faire du droit puis de la finance, mais d’apprendre les deux en même temps, en réalisant en quelque sorte un panachage permanent entre les deux disciplines qui se nourriront donc l’une l’autre durant trois années de formation. Et c’est plus facile à faire quand une double formation se fait dans le même établissement sous l’autorité de deux doyens qui s’y investissent pleinement et ont pris l’habitude de travailler ensemble !

MLD : Nous souhaitons former des profils véritablement « bilingues droit et finance / finance et droit ». On reconnaît un individu bilingue à ce qu’il/elle a finalement réussi à se recréer un mode de pensée hybride et au fait qu’il/elle ne se pose parfois plus trop la question de savoir dans quelle langue il/elle parle ou pense. Nous avons, pour le monde de demain, besoin d’individus qui ne pensent pas droit puis finance ou finance puis droit mais qui soient les pionniers d’une nouvelle langue pour laquelle il nous faudra peut-être trouver un nouveau label mais que l’on peut penser pour l’instant comme « droitregulationrisquefinance » ou « financerisqueregulationdroit ». Quels sont les profils que vous recherchez ?

CJ : De manière générale, nous ne fixons aucun prérequis pour l’entrée au sein de l’École de droit. Tous les étudiants peuvent y accéder dès l’instant qu’ils sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur (niveau L3 ou équivalent). Nous ne voulons pas changer notre philosophie sauf à exiger de nos étudiants une grande capacité de travail et une belle agilité d’esprit. Ce sont trois années intenses qui obligent les étudiants à jongler entre des matières nombreuses et très différentes !

MLD : Comme l’indique Christophe la diversité des profils est tout à fait clef pour nous. L’absence de prérequis est une force à partir du moment où nous recrutons des étudiants intelligents, travailleurs et extrêmement motivés par le projet. Nous serons aussi attentifs à des qualités personnelles que nous recherchons pour tous nos étudiants de l’École du management et de l’innovation – une capacité à réconcilier pensée complexe et volonté de faire, engagement et sens des responsabilités par rapport à des enjeux collectifs qui sont ceux du monde de demain. Quels sont les débouchés ?

CJ : Tous les juristes pourraient avoir intérêt à suivre cette double formation, et pas seulement ceux qui se destinent au secteur bancaire ou financier ! Ceux qui évoluent dans le domaine du droit économique et des affaires ont tout intérêt à maîtriser les aspects financiers des questions qu’ils traitent, qu’ils travaillent au sein d’une profession libérale, d’une entreprise commerciale, d’une autorité de régulation de l’économie ou d’une juridiction ! Qu’ils plaident, conseillent ou rédigent des actes pour leurs clients ! Je ne doute nullement que tous seront accueillis à bras ouverts par leurs futurs employeurs qui sont toujours à la recherche de profils pluridisciplinaires…

MLD : De la même manière, dans un monde parfait, tous les futurs acteurs du secteur banque et finance devraient avoir eu une formation approfondie en droit, régulation, et gestion des risques associée à une compréhension des enjeux politiques et éthiques qui sont étroitement liés à la nature même de l’activité financière aujourd’hui…

Intéressés par l'École du management et de l'innovation ?

Voir le replay
  • Marie-Laure Djelic et un étudiant ©Campus ChannelMarie-Laure Djelic et un étudiant ©Campus Channel

Vous êtes titulaire d’un bac+3 et plus ou jeune professionnel et vous voulez vous porter candidat à l’École du management et de l'innovation de Sciences Po mais vous vous interrogez sur votre choix de master, les admissions et les différents débouchés professionnels.

Pendant quarante minutes, Marie-Laure Djelic, co-doyenne et Olivier Guillet, directeur executif de l’École du management et de l'innovation et des étudiants ont répondu à toutes vos questions. Les échanges se sont déroulés en anglais.

Revoir l'émission du 29 novembre 2017 en replay.

Et pour ceux qui veulent candidater cette année : trouvez la procédure d’admission qui correspond à votre situation et présentez votre dossier de candidature en ligne sur le site des admissions.