Hommage à Peter Awn, l'homme qui a relié Sciences Po et Columbia

À Reims, la bibliothèque portera son nom
  • À reims la bibliothèque portera le nom de Peter J. Awn ©Martin ArgyrogloÀ reims la bibliothèque portera le nom de Peter J. Awn ©Martin Argyroglo

Un homme plein d’énergie, excentrique, intelligent, non-conventionnel, brillant, passionné...Les amis et anciens élèves n’ont pas suffisamment d’adjectifs pour décrire Peter J. Awn, ancien Doyen des General Studies à l’Université Columbia, disparu il y a quelques mois et à l'origine du rapprochement entre Sciences Po et Columbia. Le campus de Sciences Po à Reims lui rendait hommage le 4 septembre dernier, en donnant son nom à sa bibliothèque.

Peter Awn, Doyen des General Studies de 1997 à 2017, a été le co-fondateur avec Francis Vérillaud, ancien directeur des affaires internationales de Sciences Po, du programme de double diplôme avec Columbia. Fruit de leur vision commune de ce que doit être une formation universitaire de premier plan, internationale et multiculturelle, le programme permet aux étudiants d’étudier deux ans à Sciences Po (sur le campus de Reims, du Havre ou de Menton), et deux ans à Columbia University à New York.

Bien plus qu'un professeur

Doyen de la section General Studies de Columbia pendant quatre décennies, Peter Awn incarnait ce programme comme nul autre. Baptisée "GS", ce parcours a été créé en 1947 pour permettre aux anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale de revenir à l'université et de reconstruire leur vie. Ancien prêtre jésuite devenu spécialiste de l'islam, Dean Awn croyait en leur “seconde chance”. Il a étendu cette vision à tous les étudiants «non traditionnels» (anciens combattants, artistes-interprètes, entrepreneurs, dirigeants de carrière ou membres du clergé) qui avaient dû interrompre leurs études supérieures ou les repousser à plus tard. La création de la double licence avec Sciences Po, lancée en 2010, reflète bien ces valeurs.

Peter Awn qui avait pris sa retraite en tant que Doyen mais continuait d’enseigner à Columbia, est demeuré proche des étudiants et anciens étudiants du double diplôme jusqu’à son décès en février 2019. En baptisant la bibliothèque du campus de Reims à son nom, Sciences Po honore un partenaire, un collègue et un grand ami, à travers ce lieu symbole de réflexion et de curiosité intellectuelles.

À lire : "Sciences Po Dedicates Reims Campus Library to Late Dean Emeritus Peter J. Awn (eng.)", article sur le site de Columbia School of General Studies

La fiction pour dire le réel ?

Chaire d'écrivain en résidence : passage de relais entre Kamel Daoud et Marie Darrieussecq
  • Ali Baddou, Marie Darrieussecq, Kamel Daoud ©Sciences PoAli Baddou, Marie Darrieussecq, Kamel Daoud ©Sciences Po

Le 16 septembre, Sciences Po faisait sa rentrée littéraire avec une conférence réunissant les écrivains Kamel Daoud et Marie Darrieussecq à l’occasion du passage de relais de leur titre d’écrivain en résidence. Quelles passerelles peut-on construire entre fiction et réalité ? Qu’apporte l’enseignement de l’écriture ? Les deux grandes plumes de la littérature française reviennent sur leur expérience de l’écriture et leurs ambitions pour les étudiants.

Initiative inédite dans le paysage universitaire français, la chaire d’écrivain en résidence a été créée en 2018 pour renforcer l’expression créative des étudiants et leur permettre de développer une réflexion critique et originale. Elle est rattachée au Centre d’écriture et de rhétorique de Sciences Po.

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Interview de Marie Darrieussecq

La terre, invitée vedette de la rentrée

Demandez le programme !
  • Étudiantes lors de la rentrée du campus de Paris le 28 août 2019 @Judith AzemaÉtudiantes lors de la rentrée du campus de Paris le 28 août 2019 @Judith Azema

Premiers pas pour certains, retrouvailles pour d’autres, ce moment est un temps fort marqué par les différentes rentrées solennelles et leurs intervenants, sur tous nos campus du Collège universitaire (1er cycle) et dans les 7 écoles de second cycle. Un programme 2019 qui s’articule autour d’un thème central : le futur de la planète.

Consulter le programme des rentrées et voir les replays.

Jeanne Lazarus préside le Conseil de l'Institut

Une femme à la tête d'une instance essentielle de la gouvernance de Sciences Po
  • Jeanne Lazarus ©Sciences PoJeanne Lazarus ©Sciences Po

Élue en mai, la chercheuse Jeanne Lazarus est la première femme à présider une instance essentielle de la gouvernance de Sciences Po : le conseil de l'Institut.

La gouvernance de Sciences Po s’organise autour de deux entités : la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), fondation de droit privé, d’une part, et l’Institut d’études politiques de Paris (IEP), établissement public à caractère scientifique et professionnel, d’autre part. 

Le conseil de l’Institut, composé de 32 membres, administre l'IEP. Il regroupe des représentants de la faculté permanente et des représentants du monde académique extérieurs à Sciences Po, ainsi que des élèves et des salariés. Il intègre par ailleurs des partenaires de Sciences Po, tels que la Ville de Paris, des représentants des collectivités locales des campus en régions, ou encore le CNRS.

Jeanne Lazarus est chercheuse au Centre de sociologie des organisations de Sciences Po (CSO). Sociologue de l'argent, elle s'intéresse notamment à la façon dont les individus et les ménages gèrent leur argent.

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Cérémonies du diplôme 2019 : les meilleurs moments

Une exceptionnelle diversité de talents
  • Étudiante lors de la cérémonie de remise de diplômes 2019 ©Corinne HauryÉtudiante lors de la cérémonie de remise de diplômes 2019 ©Corinne Haury

Plus de 7300 personnes ont assisté les 28 & 29 juin 2019 aux quatre cérémonies de remise des diplômes de la promotion 2019. Des parents, des amis, des professeurs, des compagnons, et parfois des enfants : c’est sous le regard fier, ému, et chaleureux de leurs proches et de leurs camarades que les diplômés ont ceint leur écharpe rouge pour ce premier jour du reste de leur vie. Découvrez quelques uns de ces moments uniques en vidéo et le résumé ci-dessous.  

Organisées pour la première fois dans la grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie, les cérémonies du diplôme ont durant deux jours empli cette immense salle d’explosions de joie et de moments d’émotion tout aussi intenses. Sur la scène, au micro, dans la salle, c’est toute la singularité de l’expérience à Sciences Po qui se manifeste. À commencer par l’exceptionnelle diversité de la communauté étudiante : des saris chatoyants aux kilts, en passant par les uniformes, ce sont des talents de tous les horizons qui défilent, sourire aux lèvres et diplôme à la main.

Une exceptionnelle diversité de talents

Les discours solennels, eux, apportent en contrepoint leur vision de ce qui rassemble ces talents, au-delà de la diversité de leurs origines, de leur choix de masters, de leurs projets. Les diplômés d’honneur, aussi reconnaissants que libres de ton et d’esprit, incarnent dans leurs parcours les qualités que Sciences Po s’efforce de placer au premier plan : l’engagement de Fatoumata Diallo, le devoir d’impertinence de Marie Geoffroy, l’esprit d’ouverture d’Anne-Sophie Travert, mais aussi la capacité de résilience de Mas Mahmud, étudiant et réfugié.

Un diplôme et une responsabilité

Pour les invités d’honneur, le diplôme reçu a valeur de passeport mais aussi de responsabilité : celle de capacité à “sortir de soi” pour le journaliste Gilles Bouleau, l’urgence de penser “l’absolu de la dignité” pour le Défenseur des droits Jacques Toubon, l’énergie de créer pour l’entrepreneuse Emmanuelle Duez, et l’impératif catégorique de la crise climatique pour Mary Robinson, première femme présidente d’Irlande.

S’emparer de leur diplôme pour en faire un pouvoir d’agir, sans oublier “d’aimer avec passion”, selon les mots du directeur, Frédéric Mion, c’est aussi le message délivré par les doyens des sept Écoles de second cycle de Sciences Po : retrouvez les discours de Pierre François pour l’École Doctorale, Patrick Le Galès pour l’École urbaine, Bruno Patino pour l’École de journalisme, Christophe Jamin pour l’École de droit, Marie-Laure Djelic pour l'École du management et de l’innovation, Yann Algan pour l’École d’affaires publiques et Enrico Letta pour l’École des affaires internationales.

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Enseigner l'écriture

Voir l'interview vidéo
  • Marie Darrieussecq dans le hall d'entrée de Sciences Po en 2019 ©Sciences PoMarie Darrieussecq dans le hall d'entrée de Sciences Po en 2019 ©Sciences Po

Après Kamel Daoud, Marie Darrieussecq sera la prochaine titulaire de la chaire d’écrivain en résidence de Sciences Po. L’auteure et psychanalyste est notamment lauréate du prix Médicis pour Il faut beaucoup aimer les hommes. Elle débutera ses enseignements auprès des étudiants de Sciences Po en septembre 2019.  

Initiative inédite dans le paysage universitaire français, la chaire d’écrivain en résidence a été créée en 2018 pour renforcer l'expression créative des étudiants et leur permettre de développer une réflexion critique et originale. Elle est rattachée au Centre d’écriture et de rhétorique de Sciences Po.

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Connaissez-vous le Welcome Programme ?

Inscriptions ouvertes jusqu'au 27 juin 2019, 12h00 !
  • Étudiante du Welcome programme ©O.H.N.K / Sciences PoÉtudiante du Welcome programme ©O.H.N.K / Sciences Po

Qu’est-ce que le Welcome Programme ?

Le Welcome Programme de Sciences Poest une semaine d’intégration ouverte aux étudiants et étudiantes en échange et se tiendra sur le campus de Paris du 23 au 30 août 2019 pour :

  • Apprendre la méthodologie de Sciences Po
  • Comprendre la vie politique française
  • Connaître Sciences Po et son fonctionnement
  • Découvrir Paris dans les meilleures conditions
  • Rencontrer d’autres étudiants internationaux de plus de 50 nationalités différentes

Quels sont les temps forts du Welcome Programme ?

  • Une cérémonie d’ouverture accompagnée d’un petit déjeuner d’accueil
  • Des ateliers sur la méthodologie pour s’intégrer plus efficacement dans la pédagogie de Sciences Po
  • Une conférence sur l’actualité politique française
  • Des forums sur le logement, les inscriptions administratives, les cartes de séjour et les associations étudiantes
  • Des visites du campus et un « escape game » dans la bibliothèque
  • Des activités culturelles : musée d’Orsay, découverte de Paris, bateaux parisiens, dégustation « Wine and Cheese »
  • Des activités d’intégration : Ice breakers, French-speaking times, …

Ces activités sont proposes en français ou en anglais, selon votre choix de langue au moment de l’inscription au Welcome Programme.

Comment s’inscrire ?

Si vous souhaitez participer au Welcome Programme , vous pouvez vous inscrire à partir de votre espace Sciences Po .

La date limite d’inscription est le 27 juin 2019 à 12h.

Ce programme est facultatif et coûte 250 euros.

Nous contacter

Pôle mobilité étudiante : candidature.echange@sciencespo.fr

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Le Welcome Programme pour les étudiants en échange à Paris.

Fête de la musique de Sciences Po

  • Fête de la musique de Sciences Po, 21 juin 2019 ©Sciences PoFête de la musique de Sciences Po, 21 juin 2019 ©Sciences Po

Pour la deuxième année, Sciences Po fête la musique le vendredi 21 juin de 18h à 22h, dans le jardin du 27 rue Saint-Guillaume. Cette année, vous pourrez venir avec votre famille et vos amis ! Nous vous donnerons tous les détails.

Mais pour commencer, il faut des musiciens & des musiciennes ! Alors comme l’année dernière, chanteurs ou chœurs, groupes de rock ou orchestres, si vous souhaitez venir jouer sur la scène de Sciences Po : faites-vous connaître en envoyant un email à Charlène Lavoir.

Date limite pour remplir l'appel à participation : le 17 mai.

"Un spectacle dans lequel chacun est libre de créer"

Découvrez l’association étudiante de danse Art’Core
  • Membres d'Art'Core dansent dans Boutmy ©Marie FrabouletMembres d'Art'Core dansent dans Boutmy ©Marie Fraboulet

Art’Core est une association étudiante qui rassemble des danseurs de styles différents au sein de Sciences Po. Après leur représentation annuelle, nous avons rencontré deux danseuses de la troupe. Interview avec Claire Bailly et Katell Coueraud, étudiantes en 2ème année au Collège universitaire et membres très actifs de l’association.

Qu’est-ce que Art’Core ? Quelles sont les origines de l’association ?

Claire : Art’Core, c’est la compagnie de danse du campus parisien de Sciences Po. La troupe est composée d’étudiants de tous niveaux, du bachelor jusqu’au master, et s’est structurée indépendamment des cours de sport proposés par l’Association sportive. Nous sommes juste des étudiants qui ont envie de se retrouver entre eux, en dehors des cours et sans professeur de danse, pour créer et faire des compositions de tous styles : hip-hop, classique, contemporain, afrobeat, jazz, etc. L’association existe depuis maintenant 7 ans et elle compte environ une vingtaine de membres actifs.

Vous avez récemment donné un spectacle, de quoi s’agissait-il ?

Katell : Ce spectacle est une coopération artistique entre la Batuka et Art’Core, il se déroule chaque année à Sciences Po. Il n’y a pas spécialement de thème, l’objectif est de faire quelque chose de coopératif, de montrer nos réalisations du premier semestre et d’incarner la diversité des styles de danse présents à Art’Core. C’est l’occasion pour tous les danseurs de prendre des initiatives chorégraphiques, c’est un spectacle dans lequel chacun est libre de créer ! 

Claire :  Le fait que le spectacle se déroule en amphithéâtre Boutmy donne beaucoup de charme à la représentation ! On est habitués à voir ce lieu sous un angle assez rigide et solennel et, le temps d’une soirée, il devient tout à coup chaleureux et festif. L’objectif de cette représentation reste de passer un bon moment avec la communauté étudiante de Sciences Po, la Batuka, nos proches et de renforcer la cohésion au sein des membres de la troupe. Art’Core, c’est une grande famille dont il se dégage une dynamique de groupe fabuleuse.

Vous faites des compétitions aussi ?

Claire : Oui, en parallèle de la préparation du spectacle, nous concourrons aussi pour les compétitions inter-universitaires, le CRIT et les Collégiades. Ce sont de très grands projets de danse qui demandent énormément de préparation : de février à mars pour le CRIT, et la fin du second semestre pour les Collégiades. L’année scolaire débute avec des ateliers, une représentation à la “Cash & Trash” - une soirée emblématique de l’Association Sportive de Sciences Po - puis on entame la préparation du spectacle en Boutmy : c’est une bonne manière de se découvrir et d’intégrer les nouvelles recrues. Ce spectacle nous permet également de rappeler que l’expression ne passe pas seulement par la parole. En parallèle des traditionnels concours d’éloquence de Sciences Po, ce spectacle prouve aussi que le corps est un merveilleux moyen de communication.

Avez-vous d’autres activités ? 

Claire : On a aussi une chaîne sur Youtube avec des vidéos réalisées par des réalisateurs amateurs, issus de Sciences Po ou d’ailleurs. L’année dernière, on a fait par exemple un court-métrage avec un duo de réalisateurs amateurs, Bleu Désert, qui a été nominé au festival du British Film Institute ! On fait aussi des représentations pour d’autres associations, comme par exemple lors du Sciences Po Fashion Show, ou l’année dernière, dans la salle parisienne du Carreau du Temple. Lorsque l’opportunité se présente, on essaie de “s’exporter” un peu à l’extérieur de Sciences Po !

Katell : Idéalement, on aimerait beaucoup organiser d’autres spectacles dans l’année, mais les deux semestres de l’année sont déjà très rythmés et, finalement, on apprécie aussi beaucoup la diversité des projets dans lesquels on s’investit.

Est-ce qu’il faut être danseur pour intégrer Art’Core ?

Katell : Chaque année, on organise des auditions au mois de septembre pour sélectionner les futurs danseurs de la troupe. Pour y entrer, il est important d’avoir un certain niveau technique de base mais il ne faut surtout pas se censurer. Ce qu’on aime, c’est la diversité et l’expression des individualités ! La créativité, l’énergie, l’originalité apportées par chacun sont essentielles dans la dynamique du groupe. Il arrive que quelqu’un intègre la troupe parce qu’il a une énergie fabuleuse même si sa technique n’est pas parfaite.

Claire :  On peut être pris à Art’Core parce qu’on possède une certain potentiel et une vraie volonté d’évoluer. On a des gens parmi nous qui dansent depuis seulement 1 ou 2 ans et qui ont atteint un excellent niveau et acquis beaucoup de créativité. Il faut tenter sa chance !

En savoir plus sur les associations étudiantes

Une semaine de visites exceptionnelles à Vienne

Nancy en séjour d'étude en Autriche
  • Deux étudiants à l'Opéra de Vienne ©Sciences PoDeux étudiants à l'Opéra de Vienne ©Sciences Po

Depuis 15 ans, les étudiants du campus de Nancy se rendent pendant une semaine à Vienne, Bruxelles ou Berlin pour y effectuer un séjour d’étude. Cette année, la promotion de première année s’est rendue dans la capitale autrichienne. Au programme : des visites d’institutions européennes et internationales, des rencontres avec des experts et des politiques… mais aussi la culture avec une visite célèbre du célèbre opéra de Vienne. Retour en vidéo sur un séjour riche d’enseignements.

La visite à l'opéra de Vienne

La visite de l'ONU

Lucas Soave, lauréat du prix Érignac 2019

  • La remise du Prix Érignac 2019 au Sénat ©Le Bureau des TerritoiresLa remise du Prix Érignac 2019 au Sénat ©Le Bureau des Territoires

Lucas Soave, étudiant en Master 2 de Politiques publiques, s’est vu remettre jeudi 7 février le Prix Claude Érignac pour son engagement en faveur des territoires.

La cérémonie a eu lieu au Sénat en présence de Gilles Lagarde, Directeur de Cabinet du Président du Sénat Gérard Larcher, de Michel Cadot, Préfet de la région Île-de-France et Président de l’association Claude Érignac, de Madame Dominique Érignac et de ses enfants Christophine et Charles-Antoine, ainsi que de Frédéric Mion, Directeur de Sciences Po.

Lucas Soave a fondé et préside Le Bureau des Territoires. Cette initiative étudiante s’attache à promouvoir la richesse et la diversité des territoires français, à travers l’organisation d’événements ou la création d’un statut de “sympathisant territorial” permettant à tout étudiant de Sciences Po de mettre en valeur son territoire sur les réseaux sociaux.

Grâce au Prix Érignac 2019, Le Bureau des Territoires pourra mettre en oeuvre un projet novateur : constituer et animer un groupe de travail sur le déploiement d’une ligne de trains à hydrogène, destinée à désenclaver un territoire rural pilote situé au nord du Loiret. Une démarche qui a pour objectif de lutter contre les fractures territoriales - le Nord-Loiret fut sans conteste l’autre vedette de la soirée -, mais génère aussi de nouvelles formes de mobilisation autour de l’action publique.

D’une valeur de 5 000€, le Prix Érignac a été créé en 2001 par l’association Claude Érignac pour illustrer l’humanisme et le courage au service de la collectivité. Il récompense chaque année un projet citoyen initié par un étudiant ou une étudiante de Sciences Po.

Communiqué de presse : Le Prix Érignac 2019 est décerné à Lucas Soave pour son engagement en faveur des territoires

Le recyclage et tri des déchets à Sciences Po

Les bonnes pratiques et les bons gestes
  • Tri des déchets et recyclage ©Robuart / ShutterstockTri des déchets et recyclage ©Robuart / Shutterstock

Sciences Po recycle et trie avec 3 types de poubelles : bleue, jaune, grise. Et ce grâce à l’initiative de l’association étudiante Sciences Po Environnement qui a travaillé main dans la main avec les équipes de l’institution.

Comment recycler et trier ?

  • Dans les poubelles bleues, on recycle le papier (70% des déchets de l’établissement), les journaux, les magazines, les brochures, les livres, les enveloppes, les documents reliés, les classeurs remplis, les petits emballages en carton propres ;
  • dans les poubelles jaunes, on recycle les bouteilles en plastique et les canettes métalliques ;
  • dans les poubelles grises, on jette tous les autres déchets : emballages alimentaires, mouchoirs, gobelets en plastique et en carton, papier bulles, papiers souillés et déchets alimentaires.

La société de propreté de Sciences Po est impliquée dans ce dispositif, le cycle du tri et recyclage est complet.

Parcourez le guide “Les bonnes pratiques et les bons gestes" (PDF, 112 Ko). Ce guide est le mode d’emploi pour recycler. Il contient tous les détails.

Handicap : des robots pour aller en cours

Poursuivre ses études malgré une absence liée au handicap
  • Nicolas, étudiant à Sciences Po ©Sciences PoNicolas, étudiant à Sciences Po ©Sciences Po

Un robot qui suit les cours à votre place quand vous ne pouvez pas vous déplacer ? C’est ce que propose Sciences Po à ses étudiants en situation de handicap momentanément absents. Assister aux cours, interagir avec les étudiants et enseignants, ou encore présenter un exposé : ces robots de téléprésence permettent de poursuivre ses études malgré une absence. Découvrez-les en vidéo.

Sciences Po compte 290 étudiants en situation de handicap qui bénéficient d'accompagnements spécifiques destinés à résoudre leurs difficultés d'accessibilité et à garantir le meilleur déroulement possible de leurs études : aménagements de scolarité, étudiants preneurs de notes, lecteurs ou répétiteurs, ou encore matériel adapté comme ces robots de téléprésence.

Les robots de téléprésence est une initiative soutenue par BNP-Paribas.

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Le meilleur de 2018 à Sciences Po

  • Inès Ramdane durant son show de hip-hop et de beatmaking ©Sciences PoInès Ramdane durant son show de hip-hop et de beatmaking ©Sciences Po

Des rencontres avec des responsables politiques internationaux, des nouveaux partenariats universitaires, un investissement renouvelé dans la recherche, des conférences innovantes et toujours autant d'élèves talentueux... Découvrez le meilleur de l'année 2018 à Sciences Po !

Aller plus loin

 

Un doute, une question ? Nouvelle campagne de sensibilisation

Novembre 2018
  • Affiche de sensibilisation sur les situations de harcèlement sexuelAffiche de sensibilisation sur les situations de harcèlement sexuel

Sciences Po déploie à partir de cette semaine sur tous ses campus une nouvelle campagne de sensibilisation sur les situations de harcèlement sexuel, un délit qu’il n’est pas toujours facile d’appréhender.

Principalement tournés vers la communauté étudiante, des posters apposés à l’intérieur des toilettes, mettent en évidence des situations entre étudiants, entre enseignant et étudiant et entre salarié et étudiant en stage ou apprentissage. La campagne a été conçue en partenariat avec les associations permanentes et représentations syndicales étudiantes.

Contacter la cellule de veille et d'écoute sur le harcèlement sexuel :

  • Par mail : ecoute.cvehs@sciencespo.fr
  • Par téléphone sur une ligne qui masque automatiquement les appels des appelants : 01 45 49 54 00

Plus d'information sur la prévention du harcèlement sexuel.

"Sciences Po, c'est le Harvard français"

Notre programme de bourses pour l'Afrique
  • Sarah Indahy étudiante malgache ©Sciences PoSarah Indahy étudiante malgache ©Sciences Po

Le programme Sciences Po - MasterCard Foundation permet d’accompagner et de former des étudiants du continent africain talentueux et engagés. Témoignages d'étudiants bénéficiaires de ce dispositif.

D’une durée de 6 ans (2017 - 2022), ce programme vise à accompagner les parcours de 120 étudiants africains talentueux. Celui-ci permet notamment de financer des bourses destinées aux lycéens et étudiants ressortissants des pays d'Afrique subsaharienne, faisant preuve d’un parcours académique d’excellence et d’un fort potentiel en matière de leadership, mais étant confrontés à des difficultés, notamment financières, d’accès à l'enseignement supérieur.

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Étudiante et mère : mode d'emploi

Camille Viros, mère de trois filles et jeune diplômée
  • Camille Viros et ses trois enfants ©Camille VirosCamille Viros et ses trois enfants ©Camille Viros

Sciences Po compte parmi les dix “HeforShe Champions” universitaires choisis par l’ONU Femmes pour leur engagement en faveur de l’égalité femmes-hommes. Lors du Sommet annuel HeforShe du 26 septembre 2018, le directeur Frédéric Mion reviendra notamment sur nos actions en faveur de la parentalité. L’occasion pour nous de partager l’histoire inspirante d’une de nos étudiantes : Camille Viros, jeune diplômée de la promotion 2018, est aussi mère de trois enfants. Comment concilier vie étudiante et vie de famille ? Elle nous a raconté son expérience. 

Vous venez d'être diplômée de l'École d’affaires publiques de Sciences Po et vous êtes également mère de trois enfants. Est-ce que vous éprouvez une fierté particulière d’avoir réussi à jongler avec ces deux responsabilités ?

Je ne me sens pas différente ni spéciale par rapport aux autres diplômés ! Je reconnais qu’étudier quand on a des enfants représente parfois un sérieux défi... Mais je ne suis pas la seule à avoir des contraintes : la situation personnelle peut compliquer ou enrichir la vie de n’importe quel étudiant...

Quel a été votre plus grand défi en tant que mère et étudiante ? Avez-vous eu de bonnes surprises ? Vous sentiez-vous soutenue par vos camarades ?

Le plus grand défi était probablement de jongler entre les obligations familiales avec trois jeunes enfants à la maison, et un programme de master à temps plein avec ses propres contraintes : dissertations à écrire, projets collectifs à coordonner, révisions pour les examens. En fait, je pense que ça n’est pas très différent de la vie d’une mère qui travaille, avec une difficulté supplémentaire : devoir étudier le soir après avoir couché les enfants ou pendant les week-ends. Une fois que j’ai réussi à trouver l'équilibre entre ces deux vies, mon quotidien est devenu beaucoup plus facile.

Mais c’était aussi une expérience souvent très positive ! Par exemple, mes filles adoraient dire à leurs enseignants et amis que leur maman allait à l'école, elle aussi. J’ai aussi pu organiser mes cours à Sciences Po pour pouvoir aller chercher mes filles à l'école presque tous les jours, et me rendre souvent disponible pour les réunions parents-professeurs. Je me sentais également soutenue par mes enseignants à Sciences Po. Il y a eu ce jour où j’ai dû amener une de mes filles aux urgences alors que j’avais un devoir à rendre. Mon mari était en déplacement, c'était impossible de finir le papier à temps. J’ai expliqué la situation à mon professeur et il m’a donné un délai supplémentaire.

Existe-t-il des idées reçues ou des stéréotypes sur les étudiants qui sont aussi parents ?

Je ne me suis jamais sentie jugée par les autres étudiants et je n’ai jamais été confrontée à des stéréotypes négatifs sur les étudiants-parents à Sciences Po. Mes camarades étaient souvent étonnés d’apprendre que j’avais trois enfants, mais je ne me suis jamais sentie mal à l'aise à cause de ça - au contraire. Je crois que les stéréotypes sur les parents sont plus positifs que négatifs : les autres étudiants décrivaient souvent les parents comme des personnes bien organisées, efficaces, et capables de faire plusieurs tâches en même temps. De manière plus large, je crois qu’en montrant qu’ils peuvent réussir leurs études aussi bien que les autres, les étudiants qui ont des enfants peuvent contribuer à une meilleure intégration et compréhension de la parentalité dans le milieu professionnel.

Avez-vous rencontré d’autres parents-étudiants au cours de vos études ? Existe-t-il une communauté à Sciences Po ?

Oui, j’ai rencontré d’autres parents à Sciences Po. Parmi les 27 étudiants de mon Master of Public Affairs (MPA), il y avait quatre autre parents : deux pères et deux mères. C'était vraiment génial de pouvoir échanger avec des étudiants dans la même situation que moi. Nous plaisantions souvent entre nous avec nos histoires, comme devoir s’occuper d’un enfant qui refuse de dormir alors qu’on a un papier à boucler avant minuit. Il n’y a pas de communauté en soi mais Sciences Po a un service d'égalité femmes-hommes très actif. Il organise aussi un événement annuel qui s'appelle « Sciences Mômes », une journée où les salariés ainsi que les étudiants peuvent amener leurs enfants sur le campus, et participer à des ateliers de réflexion sur la parentalité. Je trouve que c’est une initiative formidable de la part de Sciences Po : cela m’a vraiment donné le sentiment de faire partie d’une communauté.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs étudiants qui sont aussi des parents ?

Soyez organisés ! Essayez de vous entourer de personnes sur lesquelles vous pouvez compter et qui peuvent être disponibles  en cas besoin : votre compagnon, les grands-parents, une nounou, etc. Si vous avez envie de suivre une formation à Sciences Po, foncez et ne vous laissez pas freiner par le fait d’avoir des enfants. Ce sera intense et exigeant, mais vous vous en sortirez et cette expérience sera une des plus enrichissantes de votre vie ! En plus, Paris est une ville fantastique pour les enfants, avec beaucoup d'écoles internationales, de garderies, et un excellent système de santé. Je vous souhaite bonne chance ! Et n'hésitez pas à me contacter si jamais vous avez besoin d’aide ou de conseils !

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"Nos étudiants sont plus engagés que militants"

Le vrai du faux sur les assos à Sciences Po
  • Étudiants du Bureau des Élèves sur le campus de Nancy ©Martin ArgyrogloÉtudiants du Bureau des Élèves sur le campus de Nancy ©Martin Argyroglo

Il y a en cette rentrée 2018 une association pour 30 étudiants à Sciences Po. Sur le seul campus de Paris, la saison associative 2017/2018 a vu fleurir près de 1000 activités, soit 40 par semaine de cours, de l’atelier-débat à la démonstration de jeu vidéo, en passant par la comédie musicale. Solide, foisonnante, la tradition associative structure le parcours à Sciences Po : c’est même souvent un argument décisif pour les candidats. Mais les chiffres ne disent rien des engagements de prédilection de nos étudiants. Qui mettent à mal certains clichés... et révèlent une génération en phase avec son époque. Petit tour d’horizon en forme de fact checking.

Les principales associations sont liées à des partis politiques - FAUX

Au risque de surprendre, sur la centaine d’associations reconnues, les trois catégories les mieux représentées concernent “l’international”, suivies de près par “Art et culture” et “Solidarité/engagement citoyen”. La catégorie “Débats/politique” occupe la quatrième place. “Et encore, constate Andreas Roessner, le Directeur de la vie étudiante, au sein de cette catégorie, les émanations de partis politiques ne forment qu’une minorité, aux côtés des associations de débats et des think tanks. On a assisté au cours des dernières années à une sorte de “désinstitutionnalisation” de l’engagement politique”.

Les étudiants privilégient l’engagement pour des causes ciblées - VRAI

“Le militantisme a changé de forme, résume Sébastien Thubert, chargé de la vie étudiante. De la même façon qu’ils vont signer des pétitions en ligne très ciblées, les étudiants de Sciences Po privilégient aujourd’hui les causes précises et concrètes, les actions avec un impact fort à court terme.” D’où le succès d’un nouvel “objet” associatif créé en 2017, les “initiatives étudiantes”, des projets à durée limitée qui visent une action précise. “À l’issue du projet, l’initiative peut se muer en association reconnue, plus pérenne, ou s’arrêter là”, explique Sébastien Thubert. Une souplesse plébiscitée par les étudiants qui ont lancé 116 initiatives sur l’ensemble des campus en 2017/18.

Ce sont les étudiants qui votent pour valider la création d’une asso - FAUX

Depuis l’année 2016/2017, la qualité d’association reconnue est attribuée par le Conseil de la vie étudiante et de la formation, selon les conditions énoncées dans le Règlement de la vie étudiante (PDF, 54 Ko), et notamment la déclaration en Préfecture. Les initiatives étudiantes, projets plus ponctuels, doivent pour être sélectionnées faire campagne en début de semestre et justifier du soutien des étudiants.

Les pétitions en ligne ont remplacé les tracts - VRAI

“Les formes d’action et de communication ont changé, explique Andreas Roessner. Les étudiants, comme tous ceux de leur génération, se mobilisent de plus en plus via les réseaux sociaux, et plus forcément avec des stands ou des tracts. Cela ne veut pas dire qu’ils s’impliquent moins : il est même probable que leur action au sein de Sciences Po ne soit qu’une partie de leurs engagements !”.

Les lieux investis par l’associatif changent aussi. D’abord, le foisonnement se déploie aujourd’hui sur sept campus. Et sur le campus parisien, de nouveaux espaces émergent : “Aujourd’hui, le site du 28 rue des Saints Pères, investi par le Café autogéré et solidaire de l’association PAVéS, avec l’AMAP qui propose ses légumes chaque semaine, est devenu un lieu central pour la sociabilité associative”, explique Sébastien Thubert. Quant aux activités, difficile de croire à l’accalmie : en 2017/2018, le campus parisien de Sciences Po a effectué un nombre record de 1000 demandes de prêts de salle et accueilli 600 événements liés aux associations. Avec dans le top 5 des principales activités (en nombre) : la culture, suivie du théâtre, de l’art oratoire, de l’engagement citoyen...et de la politique, ex aequo avec la géopolitique. 

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Nouveau Mooc : Entreprendre dans le milieu culturel

  • Entreprendre dans le milieu culturel ©Sciences PoEntreprendre dans le milieu culturel ©Sciences Po

Le Mooc « Entreprendre dans les industries culturelles à l’ère du numérique »  conçu par l’École d’affaires publiques de Sciences Po avec le ministère de la Culture s’adresse à tous ceux qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat culturel contemporain : étudiants, jeunes diplômés, entrepreneurs, professionnels de la culture, etc.

Rassemblant plus de 90 contributeurs - experts, créateurs, avocats -  ce Mooc disponible dès maintenant sur Coursera apporte les connaissances variées et compétences indispensables aux futurs entrepreneurs. Le parcours pédagogique s’organise autour de 8 séances comprenant vidéos d’enseignements et vidéos de témoignages. Elles abordent les enjeux et spécificités de l’entrepreneuriat dans la culture en passant par les défis et opportunités engendrés par la transformation numérique du secteur.  Il apporte des outils, méthodes et compétences indispensables pour créer et développer une structure culturelle dans six domaines : la musique enregistrée, le cinéma, l’édition, les médias, l’audiovisuel et les jeux vidéo.

Le Mooc était présenté pour la première fois le 19 septembre à Sciences Po lors d’une soirée de lancement :

Ce projet s’inscrit dans la stratégie générale de l’École d’affaires publiques qui vise à former les futurs décideurs et managers du secteur public et privé, et ce, particulièrement à travers deux spécialités – Culture et Cultural Policy & Management. Aujourd’hui, près de 250 étudiants par an sont ainsi formés chaque année, avec plus de vingt nationalités représentées.

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Sur les planches avec Rhinocéros, l'association de théâtre de Sciences Po

  • Étudiantes de Sciences Po jouant une pièce ©Sciences PoÉtudiantes de Sciences Po jouant une pièce ©Sciences Po

Créée en 2008, Rhinocéros est une association de théâtre qui réunit des passionnés d’art dramatique. Chaque année, l'association organise son festival de théâtre Festiféros. Découvrez les réalisations de la troupe !

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Deux héroines donnent leur nom à des amphis

Hommage à Simone Veil et Jeannie de Clarens
  • @Sandrine Gaudin/Sciences Po@Sandrine Gaudin/Sciences Po

Les étudiants auront bientôt cours en amphithéâtre Simone Veil ou Jeannie de Clarens : pour la première fois, Sciences Po donne le nom de deux femmes à des amphithéâtres. Un hommage à deux diplômées au parcours exceptionnel, qui prend place parmi ses nombreux engagements en faveur de l’égalité femmes-hommes.

La cérémonie d'inauguration s'est déroulée mardi 4 septembre à Sciences Po.

Simone Veil (1927-2017), figure politique majeure, icône de la lutte pour les droits des femmes, mémoire de la Shoah

Au 28, rue des Saints-Pères, l’amphithéâtre Caquot portera désormais le nom de Simone Veil, l’une des plus illustres diplômées de Sciences Po décédée en juin 2017. Elle y entre à 18 ans, en octobre 1945, moins de six mois après son retour des camps d'extermination, où sont morts presque tous les membres de sa famille. Elle vit trois années d’études “heureuses et fortes” dans la section Service Public, une des plus masculines dans une institution qui ne compte alors que 20% de femmes. Elle obtient son diplôme en 1948, à 21 ans, bien décidée à entrer dans la vie professionnelle une fois que son mari - Antoine Veil, rencontré à Sciences Po - aura terminé l’ENA. Elle le fera quelques années plus tard : reçue au concours de la magistrature en 1956, elle devient secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature en 1970, puis ministre de la Santé en 1974. Elle fait adopter la même année la loi dépénalisant le recours à l’avortement, devenant une icône de la lutte des femmes pour leurs droits. Première présidente du Parlement européen (1979 - 1982) Simone Veil est également une figure politique majeure de la construction européenne. Elle œuvra également toute sa vie pour la transmission et la mémoire de la Shoah. Élue à l’Académie française en 2008, elle est décédée en juin 2017 et a fait son entrée au Panthéon en juillet 2018.

Lire le portrait complet de Simone Veil.

Jeannie de Clarens (1919-2017), l’espionne-interprète, héroïne de la Résistance

Née en 1919, Jeannie Rousseau, fille de diplomate brillante et polyglotte, étudie à Sciences Po de 1937 à 1940 en section Finances Privées et en sort première de sa promotion. À Dinard où sa famille s’installe après la débâcle, sa maîtrise de l’allemand lui ouvre une carrière d’interprète qui fera d’elle l’une des espionnes les plus talentueuses (et méconnues) de la Seconde Guerre mondiale. En Bretagne, puis à Paris où elle est de retour en 1941, elle transmet les informations récoltées auprès des autorités allemandes grâce à son habile travail de traductrice, et se fait recruter en 1942 au service du réseau Alliance de la Résistance. Sous le nom de code “Amniarix”, elle signe l’un des plus grands exploits du réseau : ce sont ses renseignements qui permettent aux Britanniques de retarder la mise au point des bombes volantes allemandes V1 et V2. Arrêtée une première fois à Rennes en janvier 1941 puis relâchée, elle poursuit ses missions de renseignement à Paris avant d’être arrêtée une seconde fois en avril 1944 et déportée à Ravensbrück où elle se distingue par des actes de rébellion et dont elle est rapatriée un an après en avril 1945. Après la guerre, elle épouse Henri de Clarens et poursuit une carrière de traductrice pour des organisations internationales, témoignant à de rares occasions sur son passé. Elle est titulaire de la Médaille de la Résistance et de la Croix de Guerre, et avait été élevée au rang de Grand officier de la Légion d’honneur en 2009. Elle est décédée à 98 ans le 23 août 2017.

Lire le portrait complet de Jeannie de Clarens.

Les actions de Sciences Po pour l’égalité femmes-hommes

Nommée parmi les 10 “champions universitaires” du programme de l’ONU HeForShe, Sciences Po s’engage pour faire avancer l’égalité entre les femmes et les hommes à travers de nombreuses actions : ateliers professionnels pour prévenir les inégalités et combattre le sexisme, recommandations pour les enseignants, journée de la parentalité le 28 mars 2018, actions de sensibilisation par les clubs étudiants, etc. Retrouvez tous nos engagements.

Matthieu Tordeur, aventurier et étudiant à Sciences Po

  • Matthieur Tordeur ©Sciences PoMatthieur Tordeur ©Sciences Po

Étudiant à Sciences Po à l'École des affaires internationales, Matthieu est le plus jeune aventurier membre de la Société des Explorateurs Français.

Ne voyageant jamais sans son appareil photo, il documente ses aventures dans les magazines et sur son site internet www.matthieutordeur.com Il est l’auteur de "4L, Un tour du monde du microcrédit" et le réalisateur du documentaire "Microcrédit en 4L, Un tour du monde du microcrédit" (52 min).

À partir de novembre 2018, il se lance à l'assaut du Pôle Sud.

Sciences Po, université la plus internationale de France

Le classement Times Higher Education
  • Étudiants parlant ensemble, campus de Reims ©Martin Argyroglo / Sciences PoÉtudiants parlant ensemble, campus de Reims ©Martin Argyroglo / Sciences Po

Sciences Po à la 17e place mondiale et à la première place en France pour sa part d’étudiants internationaux, c’est le résultat du classement “International Student Table” 2018 de Times Higher Education qui vient distinguer les 200 universités les plus internationales dans le monde.

Les étudiants sont de plus en plus nombreux à choisir un pays étranger pour suivre des études. Côtoyer des cultures différentes, apprendre une ou plusieurs langues étrangères, vivre en immersion à l’étranger… Les raisons de ce choix sont souvent multiples et amènent les étudiants à distinguer la proportion d’étudiants internationaux comme l’un des critères de sélection d’un établissement d'enseignement supérieur.

Dès la création de l’école, en 1872, l’ouverture internationale était déjà très fortement présente dans le projet de Sciences Po. Celle-ci a fait l’objet d’une politique volontariste qui a entre autres mené à nouer des partenariats avec 470 universités partenaires dans le monde. Aujourd’hui, Sciences Po compte près de 50% d’étudiants étrangers, de 150 nationalités différentes.

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Accompagner les jeunes réfugiés vers l'emploi

Un nouveau programme à Sciences Po
  • Étudiants ©Kiron UniversityÉtudiants ©Kiron University

Forte de son expérience en matière d’accueil des étudiants réfugiés, Sciences Po poursuit son action en proposant à de jeunes réfugiés un certificat professionnel visant à faciliter leur insertion sur le marché de l’emploi. Ce programme sera lancé à la rentrée 2018-2019.

Depuis 2016, Sciences Po accompagne les réfugiés avec son programme "Welcome Refugees"

80 personnes accompagnées depuis 2016. C’est le bilan de l’action de Sciences Po pour aider les réfugiés et demandeurs d’asile depuis le lancement de “Welcome Refugees”, son dispositif d’accueil des étudiants réfugiés.

Ce programme, qui s’est développé grâce au soutien très actif des étudiants de Sciences Po, mais aussi de l’ONG Wintegreat, des enseignants, de l’administration et de nombreux partenaires, a permis à ces étudiants en situation de fragilité de trouver leur voie, que ce soit au sein d’une formation à Sciences Po, ou encore dans d’autres établissements, en stage, en formation longue, ou en emploi.

Le certificat professionnel, un nouveau dispositif

Forte de cette expérience, Sciences Po a souhaité renforcer son action en direction des réfugiés en proposant un “certificat professionnel”. D’une durée de deux ans, ce nouveau programme qui s’adresse en priorité aux moins de 26 ans, vise à faciliter l’insertion sur le marché de l’emploi.

Les étudiants ayant accès à ce dispositif suivront, en première année, des enseignements en sciences humaines et sociales dispensés au Collège universitaire de Sciences Po : histoire, humanités politiques, mathématiques appliquées aux sciences humaines et sociales, art oratoire, ateliers de pratique artistique, etc. En deuxième année, ils seront accompagnés vers l’emploi avec la réalisation d’un stage et un suivi individualisé, comprenant entre autres des cours de français, de bureautique, d’initiation à l’entrepreneuriat, etc.

Ce nouveau certificat permet ainsi d’élargir les possibles et complète l’offre pédagogique pour les réfugiés qui souhaiteraient privilégier une employabilité à court-terme à la poursuite de longues études.

Pour plus d’informations : refugees.contact@sciencespo.fr

Junior Consulting, l'asso qui fait carrière

Découvrez la junior entreprise de Sciences Po
  • Junior Consulting ©Sciences PoJunior Consulting ©Sciences Po

Fondée en 1980, l’association Junior Consulting de Sciences Po est une des premières junior entreprises créées en France. Véritable cabinet de conseil étudiant, Junior Consulting propose aux étudiants des missions dans les conditions du réel. Ou comment acquérir de l’expérience tout en arrondissant ses fins de mois. Rencontre avec les étudiants-consultats de l’association.

Il y a des junior entreprises dans de nombreuses écoles et universités. Quelle est la marque de fabrique de celle de Sciences Po ?

Junior Consulting : Comme toutes les junior entreprises, nous fonctionnons comme un cabinet de conseil : nos clients arrivent avec un besoin, nous y répondons en missionnant des étudiants pour y répondre. Mais la particularité de la Junior de Sciences Po, c’est l’incroyable diversité des compétences dans le vivier des étudiants ! Il y a beaucoup de spécialités différentes dans les programmes de master : cela permet de recruter des profils précis et généraux à la fois, qui sont très complémentaires sur les missions. Nous sommes aussi les seuls à proposer des compétences en affaires publiques, un des grands domaines de formation de Sciences Po. Surtout, au-delà des compétences, les clients apprécient la capacité d’analyse propre aux étudiants de Sciences Po.

Comment définiriez-vous cette valeur ajoutée ?

Junior Consulting : C’est un bagage culturel qui nous est donné par la formation : les clients apprécient la capacité des étudiants à mettre les choses en lien, en perspective. Nous avons récemment été choisis par une grande agence de communication parce que nos étudiants ont été formés à la communication, mais aussi à la sociologie. Nous sommes aussi la seule junior entreprise à avoir un fonds de missions pro bono, grâce auquel nous réalisons des missions pour des associations.

Qui sont les étudiants qui travaillent pour Junior Consulting ?

Junior Consulting : Chaque année, la Junior dispose d’une équipe d’environ 25 consultants de niveau master ainsi que du Collège universitaire (1er cycle). Nous voulons diversifier encore plus : les étudiants ne s’en doutent pas toujours mais ils sont qualifiés pour énormément de missions ! La diversité des nationalités à Sciences Po est un atout. Si la mission implique de mobiliser quelqu’un qui parle polonais ou hindi, nous savons que nous trouverons forcément le profil sur l’un des campus ! Avec nos campus en région, nous pouvons aussi travailler sur tout le territoire. Et notre rayonnement va même au-delà grâce à notre vivier d’étudiants qui passent leur troisième année à l’étranger. Les étudiants travaillent ainsi sur des missions très diverses : évaluation de politiques publiques, étude consommateurs, stratégie de communication, ou encore business plan.

Quel est l’intérêt de l'expérience pour un étudiant ?

Junior Consulting : Cela rapporte bien plus qu’un baby-sitting ! Et pas que d’un point de vue financier : les étudiants réalisent un travail qui ressemble beaucoup à ce qu’ils font en cours, avec une réalisation concrète, et la satisfaction d’avoir apporté quelque chose au client. En termes d’expérience, c’est inestimable : les consultants apprennent à se conformer aux exigences d’un client, et explorent des univers professionnels différents. C’est utile pour trouver sa voie. Nous avons aussi des liens forts avec l’incubateur d’entreprises de Sciences Po : nous partageons les mêmes locaux, et nous travaillons parfois pour des startups incubées. Deux anciens de la Junior ont d’ailleurs déjà créé leur start-up. Pour les permanents de l’asso, comme nous, qui assurons le back-office, la réponse aux appels d’offres, les contrats, c’est un peu comme si nous avions déjà un job en parallèle de nos études !

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Créée en 1980, Junior Consulting réalise en moyenne 60 missions par an pour le compte d’administrations publiques, d’entrepreneurs, de PME et de grandes entreprises. Ses domaines d’expertise sont les affaires publiques, la finance, le marketing, la communication, les ressources humaines et la RSE. En 2017, Junior Consulting figure parmi les 30 meilleures junior entreprises de France. Parmi ses clients : le ministère de la Culture et de la Communication, EDF, Sanofi, Hermès, TBWA, BNP Paribas, etc. Suivre Junior Consulting sur Facebook, Twitter, Linkedin, et via sa newsletter

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