Tout savoir sur l'enseignement des langues à Sciences Po

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Le rayonnement international de Sciences Po, est unique en France et fait référence dans le monde. Il se traduit par une diversité internationale exceptionnelle de nos étudiants avec plus de 150 nationalités représentées.

Pour accompagner sa volonté d’ouverture de ses étudiants sur le monde, Sciences Po a mis en place une offre ambitieuse d'apprentissage des langues, dès l'entrée en première année au Collège universitaire.

Découvrez les réponses aux 8 questions les plus posées sur l'apprentissage des langues à Sciences Po.

Mohamed Mbougar Sarr, nouvel écrivain en résidence

Découvrez un entretien exclusif avec le Prix Goncourt 2021 et nouvel écrivain en résidence 2023 de Sciences Po
  • Mohamed Mbougar Sarr, nouvel écrivain en résidence 2023-2024Mohamed Mbougar Sarr, nouvel écrivain en résidence 2023-2024

Le Centre d'écriture et de rhétorique (CER) de Sciences Po organise chaque année une résidence d'écriture à destination des étudiants afin de renforcer leur créativité mais aussi une réflexion critique et personnelle. Dans ce cadre, un écrivain en résidence est invité à animer la saison et à dispenser deux enseignements d'écriture de création. Huit écrivains se sont déjà prêtés au jeu au fil des années : Kamel Daoud, Marie Darrieussecq, Patrick Chamoiseau, Maylis de Kerangal, Louis-Philippe Dalembert, Alice Zeniter, Mathias Énard, Nathacha Appanah.

Ce semestre de printemps, l'écrivain sénégalais Mohamed Mbougar Sarr, Prix Goncourt 2021 pour son roman La plus secrète mémoire des hommes, remarqué dès ses 24 ans avec la publication de Terre Ceinte, est l'écrivain en résidence de la chaire. Il s'est livré à un entretien vidéo dans lequel il livre sa vision de son nouveau rôle : apprendre aux étudiants non seulement à écrire mais aussi à lire et à trouver leur propre voix. Aux yeux de l'écrivain, l'écriture permet de “transfigurer la vie”, de ne plus se laisser simplement traverser par les événements mais de les comprendre à travers la langue. Les deux enseignements qu'il livre s'intitulent : “Le tour de la mémoire et la narration à l'épreuve ambigüe du Temps : la recherche du détail capital” et “Le tour de la mémoire et la narration à l'épreuve ambigüe du Temps : l'infinité des possibles”.

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Les priorités d'une jeunesse du monde, tribune du plus jeune membre du Y20 2022

Toàn Oswald, étudiant au Collège universitaire, a participé au forum officiel de consultation de la jeunesse des pays et institutions membres du G20
  • Toàn Oswald et d'autres jeunes membres du Y20 2022 ©Ardy FerdiansyahToàn Oswald et d'autres jeunes membres du Y20 2022 ©Ardy Ferdiansyah

Toàn Oswald est étudiant au collège universitaire de Sciences Po sur le campus du Havre (mineure Asie-Pacifique) et au collège des honneurs de la National University of Singapore (NUS). Il a été l’un des quatre membres de la délégation française au Y20 Indonésie 2022, le forum officiel de consultation de la jeunesse des pays et institutions membres du G20. Il était le plus jeune délégué du sommet, qui a réuni plus d'une centaine de jeunes. Rédacteur du préambule du communiqué et président de deux groupes de travail au sein de la section « Youth Employment », il s’intéresse particulièrement aux questions d’éducation et de transition vers l’emploi, à travers la coopération d’acteurs publics et privés à l’échelle mondiale. Il partage son expérience auprès de Sciences Po par cette tribune qui honore les propositions du Y20 tout en rappelant l’importance de les faire entendre aux dirigeants, ainsi qu'en intervenant au sein du cours « The G3 : EU-US-China relations » de la doyenne du collège, Stéphanie Balme.

Y20, un sommet dédié à la jeunesse des membres du G20

Le G20 2022, dont les dirigeants se réunirent les 15 et 16 novembre 2022 à Bali, fut globalement accueilli comme un succès malgré les crises, dont celles du Covid et de la guerre en Ukraine. La réussite du G20 n’a rien d’étonnant : dans un contexte d’évolution du multilatéralisme, d’affirmation des grands émergents, de montée en puissance de la Chine, de sectorisation des alliances entre États, de montée de la realpolitik aux dépens de l’idéologie, de la disparition des amitiés mécaniques entre États alliés, le G20 se positionne à la croisée des attentes des grandes puissances du monde. Le Y20, G20 Youth Summit ou groupe d’engagement jeune du G20, bénéficie de la position stratégique de son grand frère pour devenir, à l’échelle internationale, la conférence la plus représentative des priorités de la jeunesse mondiale.

Vers un multilatéralisme polarisé ?

Le XXIe siècle est le théâtre d’une profonde évolution de l’ordre mondial : le Sud global monte en puissance économiquement et politiquement, la Chine gagne en influence et domine de nombreuses institutions internationales (OMC, FMI, OMS, FAO…) et régionales (ASEAN, BRICS…), les pays réunis en 1955 à Bandung demeurent non-alignés mais choisissent de s'investir davantage dans des partenariats multilatéraux… L’ordre mondial n’est désormais plus centré autour des États-Unis, de l’Europe et de la Chine. L’idéologie n’est plus le ciment des relations entre États, les intérêts stratégiques priment. Par exemple, l’Indonésie ayant besoin des IDE chinois et la Chine du nickel indonésien, les deux États collaborent sur le plan économique mais pas militairement ou politiquement pour autant.

Le multilatéralisme évolue : l’ordre mondial se régionalise, fait de puissances de plus en plus autonomes. En témoigne le nombre d’organisations et de sommets internationaux thématiques : la COP ne se charge que du climat, l’ASEAN ne dépasse pas le cadre de la coopération économique… Le polylatéralisme se démocratise également, de nombreux acteurs non-gouvernementaux participant à la diplomatie moderne.

Le G20, carrefour de trajectoires divergentes

Le G20 correspond à ce que les responsables politiques recherchent. Réunion des dix-neuf États les plus puissants du monde et de l’Union européenne, le sommet rassemble 85 % de l’économie et de la population mondiales dans des réunions informelles, que les dirigeants apprécient pour les décisions rapides et efficaces qu’elles permettent d’adopter. Les engagements adoptés par consensus par les dirigeants au cours du G20 ne sont pas légalement contraignants et peuvent être transposés dans des cadres obligeant leur application par la suite (Assemblée générale ou Conseil de sécurité de l'ONU par exemple).

Le Y20, un petit frère ambitieux

Le G20, à l’instar du G7, confie une partie de ses réflexions à des « groupes d’engagement ». Ce sont des réunions hébergées par des organisations de société civile avec le soutien du pays présidant le G20. Les principaux groupes d’engagement sont le B20 (« Business 20 »), le T20 (« Think 20 ») et le Y20 (« Youth 20 »). Le Y20 se réunit chaque année au cours d’un sommet d’une semaine en amont du G20, dans le but de produire un communiqué présentant les recommandations de la jeunesse sur des thématiques définies par la présidence.

Le sommet du Y20 2022 s’est tenu du 17 au 24 juillet 2022 à Jakarta et Bandung, Indonésie. Les délégations de chaque pays membre, composées de quatre jeunes entre 18 et 30 ans, et les observateurs (ASEAN, Espagne, World Bank…) ont travaillé autour de quatre thématiques principales : Sustainable and Livable Planet, Youth Employment, Diversity and Inclusion et Digital Transformation, dans lesquelles sont répartis les délégués.

Le communiqué du Y20 2022 met en lumière la volonté première d’accomplir une transition d’ampleur de nos sociétés vers des modèles plus responsables et respectueux de l’environnement, à travers la mise en place d’objectifs ambitieux, légalement contraignants, et dont l’atteinte est financée par les États et le privé. L’accès à l’emploi et l’éducation nécessitent l’amélioration de la qualité d’enseignement, de l’accès à l’école pour tous, des opportunités d’emploi, de la protection sociale pour tous les travailleurs. Le progrès doit se faire à travers des partenariats public-privé améliorés. Les délégués réaffirment également leur volonté d’accomplir une transition digitale démocratisant l’accès à l’internet pour tous, l’identifiant comme un outil pouvant servir la gouvernance mondiale et le développement.

Les propositions du Y20 peuvent paraître plus simples que celles du Y7, sommet analogue pour le G7. Cette différence reflète une évolution des rôles respectifs des G20 et G7, le G20 prenant le rôle que le G7 avait hier. Alors que le G8 réunissait en 1997 les plus grandes économies mondiales, le G7 est aujourd’hui un forum régional. Le G7 comme le Y7 peuvent donc aller plus loin mais n’embarquent dans la course que les Européens ou occidentaux les plus développés. Le G20, lui, rassemble aujourd’hui tous les principaux acteurs Étatiques de la planète. Le Y20 en bénéficie, accroissant sa légitimité et sa représentativité.

Les mots vivent aux dépens de ceux qui les écoutent

Le G20 prend racine dans le déclin de l’universalisme dans lequel l’Europe a cru si longtemps, et dans la polarisation grandissante de l’ordre mondial. Le Y20, dont la légitimité s’enracine dans son aspect fédérateur et réellement représentatif, rassemble des jeunes de pays devenus centraux pour l’économie et la gouvernance mondiales, et permet de dresser les priorités d’une « jeunesse globale ».

Deux limites demeurent malgré cela : d’une part, la représentativité des jeunes délégués au sein de chaque pays. Les quatre délégués sont-ils, du fait de leur éducation, de leur milieu social de provenance, de leurs sensibilités politiques… toujours les plus représentatifs de la jeunesse de leur pays ? D’autre part, la promotion des communiqués, aussi réalistes et ambitieux soient-ils. Les recommandations de la jeunesse n’ont de valeur que lorsqu’elles sont prises en compte. Il est donc fondamental pour le Y20 de revendiquer ses idées, fort de sa légitimité, auprès de ceux qui ont le pouvoir de les rendre légalement contraignantes : chefs d’États et parlements.

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Témoignage : représenter la jeunesse au Women(s Forum 2022

Découvrez le témoignage des six étudiantes du Certificat égalité femmes-hommes et politiques publiques
  • Les six étudiantes au Women's Forum 2022 ©Violette ToyeLes six étudiantes au Women's Forum 2022 ©Violette Toye

Fin novembre 2022, six étudiantes en Master à l'École d'affaires publiques ou à l'École des affaires internationales (PSIA) de Sciences Po, toutes inscrites dans le Certificat égalité femmes-hommes et politiques publiques, ont participé en tant que Youth Ambassadors au Women's Forum for the Economy and Society. Elles nous livrent leur témoignage sur cette incroyable expérience. 

Vous avez été sélectionnées pour participer en tant que Youth Ambassadors au Women's Forum for the Economy and Society Global Meeting 2022. Pourriez-vous nous en dire plus sur cet événement ?

Le Global Meeting 2022 du Women’s Forum for the Economy and Society est un évènement international qui réunit des leaders, des professionels de divers secteurs (venant du privé et du public) mais aussi des étudiantes et étudiants. Il a pour but “de transformer le pouvoir des voix des femmes en initiatives économiques et politiques avant-gardistes pour le changement sociétal”. Cette année, la 17e édition du Global Meeting, qui avait pour thème central “Time to Act” (il est temps d’agir), se concentrait sur trois sujets d’actualité : le climat, la paix et la santé. 

En quoi consiste la mission de Youth Ambassador ?

La mission de Youth Ambassador répond à un désir d’inclure la jeunesse dans la résolution des crises actuelles, y compris dans le cadre du Women’s Forum. Concrètement, nous avons été invitées à participer à un workshop la veille du Forum. Celui-ci avait pour but à la fois de nous faire travailler sur notre domaine de compétences - l’un des 3 thèmes du forum - aux côtés d’activistes, de chercheuses et de spécialistes du domaine. Le workshop nous a aussi permis de travailler certains soft skills, comme la prise de parole en public, afin de nous offrir des outils de réussite pour notre vie professionnelle. L’objectif était donc double : nous permettre de creuser en amont des questions dont nous pourrions débattre directement avec les intervenantes et intervenants du Women’s Forum, et nous donner les clés pour nous affirmer dans le monde professionnel tout en portant nos convictions.

Sur quelles thématiques avez-vous travaillé ? Cela vous a-t-il donné des perspectives de projets à mettre en place ou de combats à rejoindre ?

Alexandra, Emilie et Julia : Nous avons travaillé avec d’autres Youth Ambassadors sur la thématique de la santé, et plus précisément sur la pertinence de la prise en compte de la santé menstruelle dans les agendas RH des entreprises. Répartis en deux équipes notre objectif était de débattre de la pertinence, ou non, d’une prise en charge du cycle menstruel au niveau de l’entreprise. Nous en avons conclu la nécessité certaine d’une prise en charge, au mieux au niveau de l’État et a minima au niveau de l’entreprise.

Meyya-tia : J’ai travaillé avec d’autres Youth Ambassadors sur la thématique du climat. Le débat sur lequel nous avons travaillé portait sur quel rôle les femmes devaient jouer dans le combat contre le réchauffement climatique, et plus précisément si elles devaient être les actrices principales de ce combat. Au-delà des discussions durant le workshop, toutes les conférences qui liaient genre et climat durant le Forum m’ont motivée à personnellement explorer davantage ce lien, en choisissant par exemple le projet “Campagne de sensibilisation : femmes et environnement” durant le prochain semestre à Sciences Po (dans le cadre du Certificat).

Marianne : Ellen et moi avons été placées dans le groupe “Peace”, qui travaillait plus particulièrement sur la question du sort des femmes dans les conflits armés et dans les processus de paix. La sélection s’est en général faite sur notre parcours personnel. Par exemple, j’avais fait un stage auprès de la Commission de la Vérité Colombienne, ce qui m’avait permis de travailler à la fois sur le processus mémoriel et sur le sort des minorités dans les conflits. Durant le workshop, nous avons pris part à des débats sur la manière d’inclure les femmes dans le processus de résolution de conflit, en nous opposant sur leur priorisation éventuelle.

À Sciences Po, vous êtes étudiantes du certificat égalité femmes-hommes et politiques publiques. Les enseignements que vous avez suivis dans le cadre de ce certificat vous ont-ils été utiles lors de ce forum ?

Oui, beaucoup de conférences et d’échanges faisaient écho à des interventions que nous avions eu dans le cadre du Certificat. Les enseignements précédemment reçus nous ont notamment permis de mieux comprendre les différents biais et enjeux à prendre en compte pour parler d’égalité. Nombre de conférences auxquelles nous avons eu la chance d’assister ont concrétisé un enseignement théorique que nous avions reçu. De plus, les enseignements du certificat se concentrent sur le cadre public. Toutefois, les difficultés que les femmes rencontrent pour accéder à des postes de pouvoir, y rester et y être crédibles sont les mêmes dans les entreprises privées. Le Forum nous a donc permis de mettre en perspective nos acquis.

Retenez-vous un élément en particulier DE VOTRE EXPÉRIENCE EN TANT QUE YOUTH AMBASSADOR AU WOMEN'S FORUM GLOBAL MEETING 2022 ?

Julia : D’enrichissantes rencontres avec des femmes de tous horizons, qui agissent avec volonté pour participer à résoudre collectivement les grandes crises de notre époque !

Marianne : Au-delà du contenu des interventions, je retiens vraiment la grande bienveillance et la disponibilité des femmes et des hommes présents - leur capacité d’écoute, leur enthousiasme et même le désir de certaines de nous prendre sous leur aile pour nous pousser à poursuivre nos projets !

Meyya-tia : La possibilité d’écouter, de rencontrer et de discuter avec des femmes inspirantes - et une rencontre qui m’a particulièrement marquée est la discussion que j’ai eue avec la journaliste climatique Mélissa Godin : enrichissante, inspirante et motivante !

Alexandra : Que des progrès sont à faire dans toutes les sphères, publiques comme privées et sur tous les continents, et que ce n’est que par l’union que l’égalité à laquelle nous aspirons sera atteinte.

Émilie : Concernant les droits des Femmes, l’actualité est une sorte de chaud-froid permanent : un progrès s’accompagne souvent d’un nouvel obstacle. Ce Forum a été l’occasion d’écouter et de rencontrer des hommes et des femmes qui portent un beau message d’espoir pour l’avenir.

Témoignage de : Emilie Dufour, Julia Fertil, Alexandra Girard, Ellen Löfgren, Marianne Mignot Ogliastri et Meyya-tia Ramandraivonona.

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Récit : trois étudiants de Sciences Po à la COP 27 en Egypte

Garance Breuil, Naman Kapoor et Arimiyaw Saasi ont participé à la COP 27 organisée en novembre 2022 à Charm el-Cheikh en tant que jeunes ambassadeurs de l’Alliance mondiale contre le changement climatique. Rencontre.
  • Les étudiants de la GAUC à la COP 27. (crédits : DR)Les étudiants de la GAUC à la COP 27. (crédits : DR)

Sciences Po, en sa qualité d'université internationale de premier plan en sciences sociales, s’est mobilisée pour envoyer une délégation de neuf personnes à la Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 27) qui s'est tenue à Charm el-Cheikh, en Égypte, du 6 au 18 novembre 2022.

La délégation était composée de chercheurs, comme Carola Kloeck ou Charlotte Halpern, ainsi que d’étudiants participant en tant que jeunes ambassadeurs de l'Alliance mondiale contre le changement climatique (GAUC), dont Sciences Po est membre fondateur. Trois de ces étudiants – Garance Breuil, Naman Kapoor et Arimiyaw Saasi – racontent cette expérience unique.

Dans quel contexte avez-vous participé à la COP 27 en novembre 2022 ? Qu'avez-vous appris et retenu de cette expérience ?

Garance Breuil: Je suis diplômée du Master Gouvernance des transitions écologiques dans les villes européennes de l'École urbaine de Sciences Po et j'ai eu l'opportunité de faire partie du programme "Climate x" 2022 du GAUC. Être sélectionnée comme jeune ambassadrice du GAUC m'a donné la chance de participer à la COP 27, grâce au projet Brace for impact que j'ai développé. Nous avons été invités à présenter nos projets devant des ONG, dirigeants et parties prenantes. En tant que jeunes, nous avons le devoir de nous impliquer car c'est de notre avenir qu’il s’agit. J'ai compris l'importance de rassembler tous les pays pour agir en un seul lieu, afin que les négociations puissent s’opérer en face à face. Cette COP doit être un succès, nous avons six ans pour dévier de notre trajectoire et ne pas dépasser 2,5 degrés de réchauffement climatique. Les actions porteront toujours plus que les mots.

Naman Kapoor: Après plusieurs mois de formation dans le cadre du programme “Climate x” par la GAUC, puis la création de notre projet final en ligne, les ambassadeurs internationaux de la délégation jeunesse du GAUC à la COP 27 ont enfin eu la chance de se rencontrer. Ce que je retiens de l'expérience : l'apprentissage, l’amitié et la vérité. La leçon la plus saillante est que nous ne pouvons pas maintenir ce statu quo, surtout lorsqu'il s'agit d'une potentielle menace existentielle. J'ai réalisé que nous avons encore le temps de tenter de résoudre ce problème mais nous n'avons plus le temps de tergiverser. Cependant, le fait de rencontrer des jeunes du monde entier, farouchement passionnés et décidés à relever ces défis, renforce mon optimisme et me pousse à croire qu'ensemble nous pouvons saisir les opportunités de notre époque et créer un avenir “net zéro” pour tous !

Arimiyaw Saasi: Je suis diplômé du Master en Politique environnementale de l'École des affaires internationales de Sciences Po (PSIA) et jeune ambassadeur de la GAUC. Je suis passionné par la question du changement climatique et les processus de négociation de la COP m’ont toujours fasciné, au point de rêver d’y participer à mon tour. Depuis la COP de Glasgow en 2021, des événements climatiques cataclysmiques se sont produits plus rapidement que les prédictions les plus sombres des scientifiques.

Ma participation à la COP 27 m'a aidé à approfondir mes connaissances sur les négociations climatiques, à plaider en faveur de l'engagement des jeunes et à collaborer avec d'autres activistes. Au sein du pavillon chinois, j’ai pu participer à la semaine du sommet climatique de la GAUC où j'ai co-planifié et animé des tables rondes sur différentes thématiques. En tant que jeunes délégués de la GAUC, nous avons également élaboré un communiqué de presse portant sur l'engagement des jeunes dans la prise de décision concernant la transformation climatique. 

De quelle façon les jeunes étudiants, comme vous, peuvent-ils agir sur un sujet majeur comme la transformation environnementale ? Votre éducation à Sciences Po vous permet-elle d’agir en faveur du changement ?

Garance Breuil: En tant qu’étudiants de Sciences Po, nous apprenons d’abord les enjeux du changement climatique, afin de nous préparer à agir. Ainsi, j’ai emmagasiné des connaissances au sujet des stratégies citadines en matière de compromis et d’adaptation, de la mobilité verte, de l’économie circulaire, de la construction durable et de nombreux autres sujets. J’ai pu ensuite appliquer mon savoir à des situations de la vie quotidienne : quand je travaillais en tant que chef de projet junior en agence immobilière, j’ai pu fournir des pistes de réflexion et idées au sujet du covoiturage, qui ont été étendues aux autres départements lorsque tout le monde a été convaincu des bénéfices qui en découleraient. Ce savoir nouveau que nous apportons est un terreau pour l’innovation. Je pense que la jeune génération refuse fermement le statu quo, ce qui est nécessaire pour qu’un véritable changement ait lieu.

Naman Kapoor: J’ai tendance à considérer le sujet du changement climatique comme multi-facettes et je pense que cette habitude me vient du cours Approche multidisciplinaire des inégalités que j’ai suivi lors de ma première année au Collège universitaire de Sciences Po. J’ai eu la chance de rencontrer à la COP 27 les grands esprits qui travaillent à la résolution de ce problème. Je leur ai suggéré de trouver le moyen de rendre les principales idées de leurs travaux accessibles à tous, et particulièrement à ceux qui n’ont pas le bagage nécessaire pour comprendre le changement climatique, les émissions ou les COP. Il faut le vouloir pour s’intéresser au changement climatique quand on n’est pas sûr d’avoir assez pour pourvoir aux besoins de sa famille. J’ai aussi remarqué une inégalité au niveau des conséquences, ce sont les plus pauvres qui contribuent le moins au problème et qui en sont les véritables victimes. 

Ma responsabilité, en tant que personne ayant le privilège de suivre une éducation internationale et en tant que citoyen du monde, est de prendre les choses en main et trouver des solutions au changement climatique. Grâce à mes études au Collège universitaire de Sciences Po, à la formation reçue via le programme “Climate x” de la GAUC et mon expérience de la COP 27, j’ai confiance en ma capacité à utiliser mes connaissances et mes qualités pour m’impliquer et être un acteur de la fin du statu quo.

Arimiyaw Saasi: Je suis persuadé que ma formation académique m’a donné les outils nécessaires pour participer à la COP 27. La façon dont le programme de mon master est conçu m’a permis de me spécialiser sur les sujets de l’environnement et du développement par des cours couvrant des champs critiques dont le financement de la biodiversité et du climat, le développement durable, les politiques énergétiques de la demande et la géopolitique climatique dans le contexte du “net zéro”. Dans le cadre de mes études en master, j’ai aussi bénéficié d’une expérience professionnelle en tant que stagiaire du secteur privé dans le domaine des stratégies de baisse des émissions de carbone en entreprise, de l’incubation des entreprises du domaine environnemental et du développement commercial.

Ma génération a hérité d’une planète frappée d’une “trilemne” composé de la diminution de la biodiversité, du changement climatique et de la crise géopolitique, qui implique de mettre la priorité sur le développement durable en urgence. Ce trilemne requiert que nous collaborions entre jeunes pour trouver des solutions pérennes afin de construire un monde meilleur, pour nous et pour les générations futures.

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Devenez Team Leader du Welcome Programme de janvier 2023

  • Étudiante avec un Tee-Shirt Sciences Po ©Caroline MaufroidÉtudiante avec un Tee-Shirt Sciences Po ©Caroline Maufroid

Le Pôle Mobilité étudiante recrute parmi les étudiantes et étudiants de Sciences Po une équipe de Team Leaders pour accueillir les élèves en échange participant au Welcome Programme.

Vous avez envie de partager votre expérience et de faire découvrir Sciences Po et Paris aux nouveaux arrivants ? Rejoignez l’équipe des Team leaders, nous avons besoin de vous !

Le rôle des Team Leaders sera de contribuer à la bonne atmosphère, de gérer l’organisation de la semaine et enfin de fournir aux étudiantes et étudiants en échange les informations nécessaires pour réussir leur arrivée et leur séjour à Sciences Po.

Information et candidature sur votre Espace Sciences Po (Espace vacation).

Au campus de Reims, la biodiversité, c’est politique

450 étudiantes et étudiants de première année ont participé à une simulation de débats sur le thème "Biodiversity is Politics"
  • Simulation de débats, Forccast, controverses ©Paul RentlerSimulation de débats, Forccast, controverses ©Paul Rentler

À la fin du mois d'août, sur le campus de Reims, quatre-cent cinquante étudiantes et étudiants de première année du Collège universitaire de Sciences Po ont amorcé leur année universitaire en s'engageant dans une simulation de débats intitulée Biodiversity is Politics. Proposée lors de la semaine d’intégration, cette expérience pédagogique originale a été conçue au sein du Centre d’exploration des controverses*.

En débat, le concept même de conservation de la nature

L’objet des débats portait sur le programme 30x30, un projet de la Convention on Biological Diversity des Nations Unies pour protéger 30% des terres et des surfaces maritimes d’ici 2030. Cette initiative, soutenue par de grandes organisations internationales telle l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ou encore le World Wide Fund for Nature (WWF) ne fait en effet pas consensus, y compris parmi les défenseurs des causes environnementales. Des associations représentant les droits de peuples autochtones estiment que plus de 300 millions de personnes seraient amenées à devoir se déplacer sous la contrainte, plus ou moins violente, associée à l'instauration de ces aires protégées.

Derrière les disputes scientifiques sur la validité des modélisations écologiques, sociales et économiques, c’est le concept même de conservation de la nature qui est en jeu. Les partisans d’une politique de protection de la biodiversité des espèces animales et végétales prônent ainsi la nécessité d’un regard moins anthropocentrique, quand leurs détracteurs critiquent une conservation dite “forteresse”, qui s’inscrirait, selon eux, dans une dynamique de “colonialisme vert”.

Questionner les enjeux liés à la crise de la biodiversité

En s’appropriant un ensemble de ressources documentaires assemblé autour de chaque rôle, complété par leurs recherches personnelles, puis en discutant avec leurs camarades et l’équipe enseignante au sein d’ateliers en petits groupes, les étudiantes et étudiants ont pu saisir la complexité de ces questions environnementales qui lient des enjeux scientifiques et politiques, sociaux et techniques.

Après avoir travaillé leurs argumentaires et avoir été initiés à la prise de parole en public, les étudiants ont, en fin de semaine, incarné les écologues, biologistes de la conservation, journalistes, lobbyistes, représentants d’ONG environnementales et d’action humanitaire, les porte-paroles d’institutions internationales ou encore les anthropologues et historiens qui vont en décembre 2022, à Montréal (Canada), débattre de l’initiative 30x30 lors de la COP15 sur la diversité biologique.

La simulation de débats dans une approche interdisciplinaire à la transition écologique

Les retours étudiants sur cette expérience de simulation de débats mettent d’abord en exergue le grand intérêt à découvrir et questionner les enjeux très contemporains et urgents liés à la crise de la biodiversité, y compris dans leurs dimensions historiques, politiques et sociales. Ils soulignent aussi la vertu d’un exercice de travail en groupe et d’expression orale qui contribue à leur intégration en cette rentrée.

La directrice du campus, Crystal Cordell Paris, souligne l’intérêt de proposer des innovations pédagogiques permettant de sensibiliser les étudiants aux enjeux écologiques. “À l’instar de notre Bachelor of Arts and Sciences Environnement et société durablesnous souhaitons déployer une approche interdisciplinaire à la transition écologique. La simulation est un exercice très intéressant sur le plan pédagogique, car se mettre dans la peau des différents acteurs donne un accès privilégié aux controverses liées à ces sujets.”

Inspirées par cette expérience et les autres activités pédagogiques de Sciences Po axées autour du débat, les équipes de l’Institut des Compétences et de l’Innovation (ICI) œuvrent à la création d’une boîte à outils pour développer sa pratique.

*Le Centre d’exploration des controverses est un programme d’innovation pédagogique de l’Institut des Compétences et de l’Innovation (ICI) et du médialab de Sciences Po. Fort de l’expérience de l’initiative FORCCAST (2012-2020), fondée par Bruno Latour, le Centre d’exploration des controverses conçoit et organise des formations visant à équiper étudiants, élèves du secondaire, mais aussi enseignants, des compétences nécessaires à la compréhension, l’analyse et l’action en situation d’incertitude, alors que les experts sont divisés, et la production de connaissances non stabilisée. Il irrigue tous les niveaux de formation de Sciences Po en proposant des expérimentations pédagogiques originales, sur des enjeux à la fois scientifiques, techniques, sociaux et politiques, par exemple en lien avec des controverses environnementales, ou concernant des technologies numériques.

Porteur de l’enseignement : Thomas Tari, responsable du Centre d'exploration des controverses ; enseignants : Alexis Aulagnier, Luigi Cerri, Estelle Chauvard, Marianne Dos Reis, Lucie Sénéchal-Perrouault et Clémence Seurat. 

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Journée du sport : "Sport et inclusion sociale"

Le 18 octobre 2022 de 11:30 à 21:15
  • Journée du sport (crédits : Sciences Po)Journée du sport (crédits : Sciences Po)

À l'occasion de l’anniversaire des 15 ans du Certificat pour sportifs de haut niveau (CSHN) et, portée par les Jeux Olympiques et paralympiques de 2024, Sciences Po initie une journée spécifique dédiée au sport dont la première édition portera sur le thème “Sport et inclusion sociale”.

Sciences Po partage en effet la conviction que le sport favorise non seulement l’acquisition de compétences clés en matière d’enseignement et d’insertion professionnelle mais aussi qu’il contribue à une plus grande solidarité tout en permettant de lutter contre différentes formes de discrimination.

Ouverte à l’ensemble de la communauté, cette journée proposera plusieurs manifestations afin de faire découvrir et d’encourager la pratique physique et sportive auprès des étudiants, salariés, enseignants mais aussi une conférence sur le thème “Handicap, sport et villes inclusives : les enjeux de Paris 2024”.

À cette occasion, Sciences Po signera avec Impulsion 75 une convention de partenariat annuel. Partageant avec l’association la même démarche d’ouverture, d’inclusion sociale et d’insertion professionnelle, Sciences Po va enrichir son catalogue d’activités sportives avec des ateliers hebdomadaires «Sport santé ». Ceux-ci seront animés par les stagiaires d’Impulsion 75 inscrits dans un parcours diplômant en animation sportive et en prévention-santé. En contrepartie, ils seront accompagnés par les étudiants de Sciences Po dans la préparation de leur certification sportive (prise de parole en public, aide à la rédaction du mémoire…). Ces derniers auront également la possibilité de faire leur parcours civique au sein de l’association Impulsion 75.

Ce nouveau partenariat s’inscrit dans le cadre du renforcement de la place du sport à Sciences Po. Labellisé “Génération 2024”, Sciences Po propose un catalogue de 45 activités sportives animées par près de 70 enseignants vacataires, spécialistes de leur discipline. Plus de 1500 étudiants et étudiantes sont inscrits chaque semestre aux activités sportives proposées par Sciences Po.

Une jeunesse engagée, enquête sur les étudiants de Sciences Po

Qui sont les étudiants de Sciences Po, quels sont leurs idéaux et leurs engagements ?
  • "Une Jeunesse engagée", Martial Foucault et Anne Muxel, Presses de Sciences Po"Une Jeunesse engagée", Martial Foucault et Anne Muxel, Presses de Sciences Po

Qui sont les étudiants de Sciences Po, quels sont leurs idéaux et leurs engagements ? Sur ces questions, parfois polémiques, c’est une réponse documentée et chiffrée que Martial Foucault et Anne Muxel, chercheurs du Centre de recherches politiques de Sciences Po proposent dans leur ouvrage Une jeunesse engagée, enquête sur les étudiants de Sciences Po, 2002-2022 (Presses de Sciences Po)

Une sociologie renouvelée

Trois fois plus nombreux en 2022 qu’il y a vingt ans, les étudiants de Sciences Po ne sont plus tout à fait les mêmes. Tout d’abord, la féminisation des effectifs est à noter avec 62% de femmes (contre à peine plus de 30% dans les années 80), tout comme la diversité géographique qui s’affirme (54% ne viennent pas d’Île-de-France) et une mixité sociale en progression : la part des étudiants issus de classe moyenne est de 20% contre 9% en 1998, celle des étudiants venant de milieux ouvriers passe elle de 3% en 1998 à 14% aujourd’hui. La population interrogée est satisfaite de  Sciences Po à 80% même si la crise sanitaire fût une période difficile pour 70% d’entre eux et très difficile pour 27%.

Des étudiants militants…

Idéologiquement, la politisation s’est accentuée ; ainsi 9 étudiants sur 10 portent un intérêt à la politique et 79% d’entre eux s’y impliquent personnellement. Les étudiants sont de plus en plus à gauche, 71% se déclarent à gauche contre 57% en 2002 et, pour les moins politisés d’entre eux, le militantisme « alternatif » représente la voie privilégiée pour défendre leurs idées. Si la radicalité politique progresse (hausse de la participation à des actions protestataires), l’immense majorité des étudiants reste attachée à la démocratie représentative tout en appelant à un rôle croissant des démarches participatives. 

L’environnement est la première cause pour laquelle les étudiants seraient prêts à se battre (26% des sondés), suivie par les inégalités (16%) puis par le droit des femmes (15%). Si en cela, ils et elles s’inscrivent dans une tendance générale d’évolution des jeunes générations, il est intéressant de noter que près de la moitié des étudiants (46%) a une conception positive du patriotisme. 

… En quête d’espoir

Les résultats collectés témoignent d’un réel défaitisme : seul un étudiant sur deux estime que le monde se tourne vers plus de progrès, trois sur quatre estiment que le futur est effrayant. En ce qui concerne leur vision pour l’avenir, sont mentionnées des craintes liées aux catastrophes climatiques, guerres, risques de disparition des démocraties…

Cette enquête au long cours apporte un regard précis sur une communauté étudiante dont les sensibilités se confondent bien souvent avec celles des jeunes générations prises dans leur ensemble. Il en ressort aussi que Sciences Po est appelé à faire face à un défi majeur : redonner aux étudiants confiance en l’avenir en leur offrant les outils pour l’améliorer. 

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Le futur de l’Europe : un cours multicampus CIVICA

Focus vidéo sur un cours multicampus innovant permettant d'initier un véritable débat européen entre les étudiants et professeurs de toute l’alliance CIVICA.
  • Un cours multicampus de Sciences Po et Hertie School avec CIVICA ©Thomas ArrivéUn cours multicampus de Sciences Po et Hertie School avec CIVICA ©Thomas Arrivé

Sciences Po est l’un des membres fondateurs de CIVICA, une alliance d’universités européennes spécialisées en sciences sociales qui joignent leurs forces dans les domaines de l’enseignement et de la recherche. Parmi les initiatives phares de cette alliance, des cours multicampus sont organisés par sept des universités partenaires pour leurs élèves européens.

Le cours multicampus est organisé et donné par des enseignants de toute l’alliance. Comme son nom le suggère, “Le futur de l’Europe” est un cours ayant pour objectif d’analyser les quatre défis majeurs auxquels l’Europe est confrontée : la mondialisation et la post-mondialisation, la démocratisation, la transition écologique, la révolution et l’innovation numériques.

Dans cette vidéo, Arancha González, doyenne de l’École des affaires internationales de Sciences Po et Cornelia Wool, doyenne de la Hertie School à Berlin, commentent leur approche du premier module du cours qui porte sur la mondialisation.

Le cours multicampus présente un format innovant qui mêle des cours magistraux de professeurs, des adaptations locales et des groupes de travail qui aboutissent sur un projet apportant la réponse à des défis de politiques publiques. Ces cas pratiques sont l’occasion pour les étudiants de puiser dans leurs connaissances pour les appliquer à un défi concret, avec l’aide de superviseurs. Les meilleurs projets peuvent même remporter un prix.

Le cours multicampus va initier un véritable débat européen entre les étudiants et professeurs de toute l’alliance, fidèle à l’esprit de CIVICA.

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Nathacha Appanah : "Quand la vie ordinaire devient extraordinaire"

  • Nathacha Appanah (crédits : Editions Gallimard - Francesca Mantovani)Nathacha Appanah (crédits : Editions Gallimard - Francesca Mantovani)

Huitième titulaire de la chaire d'écrivain en résidence de Sciences Po, la romancière Nathacha Appanah succède, en ce semestre d'automne 2022, à Kamel DaoudMarie DarrieussecqPatrick ChamoiseauMaylis de KerangalLouis-Philippe DalembertAlice Zeniter et enfin Mathias Énard.

Née à l’Île Maurice en 1973, Nathacha Appanah est traductrice, journaliste et écrivaine. Petite fille d'engagés indiens immigrés à Maurice, elle choisit la fiction pour dévoiler les revers de l’ailleurs et dénoncer la violence cachée des paradis trompeurs. Dans son œuvre, l’exil porte à s’interroger sur la transmission de la mémoire et sur l’expérience de l’enfermement, physique et psychologique. La quête individuelle s’entremêle à celle plus large d’une géographie et d’une société, comme lorsqu’elle appréhende l’histoire de son île natale.

Nathacha Appanah a notamment été lauréate du Prix du roman Fnac et du Prix des lecteurs de l’Express pour son roman Le dernier frère (2007, éditions de l’Olivier), du Prix Femina des lycéens, du Prix du roman métis des lycéens, du Prix France Télévisions et du Prix des lycéens Folio pour son ouvrage Tropique de la violence (2016, Gallimard). Plus récemment, elle a reçu le Prix des Libraires de Nancy et des journalistes du Point pour son dernier roman, Rien ne t’appartient (2021).

Initiative inédite dans le paysage universitaire français, la Chaire d’écrivain en résidence de Sciences Po a été créée en 2019 pour renforcer l’expression créative des étudiantes et étudiants et leur permettre de développer une réflexion critique et originale.

Les deux ateliers d’écriture de Nathacha Appanah débuteront début septembre et porteront sur les thèmes : “La forme d’une histoire” et “Écrire le détail et la périphérie, le particulier et l’universel”. 

Passage de relais entre Mathias Énard et Nathacha Appanah

Le 15 septembre 2022 à 17h15, Mathias Énard qui occupait la tête de la Chaire au semestre de printemps 2022, échangera avec Nathacha Appanah lors du passage de relais entre titulaires. Le propos inaugural de la nouvelle autrice en résidence s’intitulera “Le dedans et le dehors”.

Cet événement sera l’occasion pour les deux auteurs d’échanger sur leurs inspirations, sur l’importance de l’imagination, sur le rapport entre réel et fiction et sur leur rôle de titulaire de la Chaire. La rencontre sera animée par le journaliste Ali Baddou. En savoir plus et s'inscrire à l’événement.

À (re)découvrir :

Étudier sereinement à Sciences Po : à la recherche du meilleur logement

Francesca Cabiddu, directrice de l’accueil et de l’accompagnement, partage ses conseils.
  • Le campus de Reims au printemps ©Paul Rentler / Sciences PoLe campus de Reims au printemps ©Paul Rentler / Sciences Po

Sciences Po met tout en œuvre pour contribuer à la réussite des étudiantes et étudiants et s’engage à les accueillir dans les meilleures conditions en offrant un grand nombre de possibilités de logements universitaires et privés pour l’ensemble de ses campus.

Comment trouver un logement autour des campus de Sciences Po ? À quel coût ? Quelles sont les étapes à suivre ? Francesca Cabiddu, directrice de l’accueil et de l’accompagnement, partage ses conseils pour vivre et étudier dans les meilleures conditions.

Quelles sont les options de logement quand on est étudiante ou étudiant à Sciences Po ?

Sciences Po ne dispose pas de cité universitaire dans ses campus, cependant notre école a développé une politique d’aide au logement qui prend différentes formes. De nombreux accords sont conclus par l’institution afin de proposer une offre de logement diversifiée et adaptée aux besoins de cette population.

Notre école dispose d’un site web dédié aux offres de logement. Il s'agit d'un site bilingue, multi campus, ouvert à l’international et gratuit. Plus de 4000 logements sont proposés chaque année par des propriétaires privés qui réservent leur offre de location en exclusivité à des étudiants de Sciences Po.

En parallèle, afin de faciliter les recherches des étudiants, voire leur permettre d’avoir un accès prioritaire à certains logements, Sciences Po collabore dans tous les campus avec des prestataires spécialisés, des résidences étudiantes, des collectivités locales et des bailleurs sociaux. De nombreux accords ont été conclus afin de proposer dans tous les campus une offre de logement en résidence universitaire diversifiée,  adaptée à tous les besoins et qui permet souvent un tarif préférentiel.

À titre d’exemple, Sciences Po propose des hébergements en résidence Crous ou en Cité universitaire, des hébergements en famille d’accueil, des offres de colocation solidaire ou de colocation intergénérationnelle, etc. Les prix varient, entre autres, suivant l’aménagement et le confort.

Les résidences universitaires, situées à proximité de nos campus, sont destinées à apporter à leurs locataires un foyer agréable et accueillant, et des conditions de vie favorables à l’étude et à l’épanouissement.

Y a-t-il un parc ou des dispositifs dédiés pour les étudiants les plus dans le besoin, ou internationaux ?

Ce sont près de 1000 logements qui sont proposés chaque année, tous campus confondus, en résidence universitaire. Ces hébergements sont proposés en priorité aux étudiants boursiers, notamment sur critères sociaux, et à nos étudiants primo arrivants qui rejoignent nos campus depuis une autre région de France ou du monde.
Une attention particulière est consacrée par nos équipes à la recherche de logements à loyer modéré (95% des offres de logement en résidence universitaire). À Paris par exemple, où l’hébergement est plus complexe en raison de la pénurie de logements étudiants, le loyer moyen dans le cadre des partenariats est compris entre 436 euros et 510 euros, hors aide personnalisée au logement (APL). L'APL est une prestation sociale versée par la Caisse des allocations familiales (CAF), sous condition de ressources. Elle vise à réduire le montant du loyer payé par les locataires les plus modestes. Les étudiants français et internationaux peuvent en bénéficier.

Quelles sont les étapes à suivre pour la recherche d’un logement (période, budget, quartier…) ?

La recherche d’un logement est une étape importante, bien se loger est essentiel pour vivre une vie étudiante épanouie et étudier sereinement.

À Paris, le coût du loyer est élevé mais varie d’un quartier à l’autre, la petite couronne, souvent accessible en métro, représente un bon compromis pour trouver un logement à moins de 30 minutes du campus et offrant un loyer raisonnable. En région, le coût est moindre et nos campus sont tous situés en centre-ville où il fait souvent bon vivre.

Dans tous les cas, il est conseillé de commencer les recherches dès votre résultat d'admission et de ne pas attendre le dernier moment ! Avant de commencer, il peut être utile de connaître le coût de la vie en France, à Paris, en région.

Le service Logement accompagne les étudiantes et étudiants dans cette démarche : il renseigne, tout au long de l’année, les élèves et leurs familles, par mail ou via le site dédié, sur les possibilités d’hébergement. Il assure une permanence pour répondre à leurs demandes spécifiques : aide personnalisée à la recherche de logement, informations sur les modalités juridiques de l’hébergement (bail, dépôt de garantie, état des lieux…), aides financières (aide au logement de la CAF principalement).

De la recherche de logement à l’emménagement, chaque étape compte !

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Forum Carrières 2022

Rendez-vous le 30 septembre, 1 place Saint-Thomas d'Aquin et les 5 et 6 octobre en ligne sur Seekube
  • Forum carrières : 30 septembre, 5 et 6 octobre 2022Forum carrières : 30 septembre, 5 et 6 octobre 2022

Pour ses 150 ans, Sciences Po ouvre vendredi 30 septembre les portes de son nouveau campus du 1 Saint-Thomas aux employeurs qui souhaitent recruter ses étudiants et jeunes diplômés en stages, apprentissages, 1er emplois. Les 5 et 6 octobre, le Forum se poursuivra en ligne sur Seekube.

Pour nos étudiantes et étudiants, ce Forum constitue une occasion unique de s’informer sur les entreprises qui recrutent dans un large éventail de secteurs, trouver un stage, un apprentissage ou un 1er emploi, s’entraîner aux entretiens de recrutement, développer leur réseau professionnel.

Étudier en bonne santé à Sciences Po

En savoir plus sur les dispositifs de prévention et d’accès aux soins
  • Étudiantes et étudiants dans la cour du 1 Saint-Thomas ©Martin ArgyrogloÉtudiantes et étudiants dans la cour du 1 Saint-Thomas ©Martin Argyroglo

Sciences Po est une université particulièrement attentive au bien-être de ses étudiantes et étudiants, condition indispensable à leur épanouissement personnel et à la réussite de leurs études. Quelle est la politique de santé de Sciences Po ? Quels sont les services de santé qui leur sont dédiés ? Explications avec Francesca Cabiddu, directrice de l’accueil et de l’accompagnement.

Quels sont les dispositifs de santé et de bien-être mis en place à Sciences Po ? Comment l’accès aux soins des étudiantes et étudiants est-il facilité ?

Les pôles santé. La politique d’établissement de Sciences Po en matière de santé, ambitieuse et mobilisant d’importants moyens, a permis d’améliorer considérablement leur accompagnement sanitaire, et souvent social, grâce notamment à la mise en place de consultations gratuites dans l’ensemble des campus. Elle s’articule autour de deux grands volets : le premier volet est l’accès aux soins de premier recours ; le deuxième concerne toutes les actions de prévention et d’éducation à la santé que l’institution mène en collaboration avec ses partenaires. Sciences Po accueille près de quinze mille étudiants sur l’ensemble de ses sept campus et possède une structure sanitaire qui leur permet, au travers des pôles santé, d’avoir accès gratuitement à un premier niveau de soins et de suivi. Les consultations sont réalisées par des médecins anglophones et permettent un accès aux soins dans les meilleures conditions possibles, notamment pour les étudiants internationaux. Une attention particulière est apportée au soutien psychologique.
Quasiment tous les campus disposent d’au moins 3 demi-journées de temps médical et/ou infirmier par semaine (hors vacances scolaires), une offre plus élargie étant proposée à Paris et à Reims en raison des effectifs étudiants plus importants. Au total, près de 35 professionnels de santé sont présents, à temps partiel, dans tous les campus. 

Une offre de soins élargie : les ateliers « Soin, santé et bien-être ». Sciences Po propose également des ateliers organisés dans tous les campus pour apprendre à mieux se connaître, se relâcher et gérer le stress. Ces ateliers délivrent des outils concrets et simples, notamment pour les examens. Ils aident à renforcer les attitudes au quotidien, ainsi qu’à accueillir certaines émotions (colère, peur, honte, etc.). 
Dans le contexte de crise sanitaire et de confinement, ces pratiques de bien-être ont été essentielles afin d’apporter une détente physique et psychique et de retrouver un équilibre avec soi-même.

Les “étudiantes et étudiants relais santé” (ERS) : la santé entre pairs. Par ailleurs, 20 “étudiantes et étudiants relais santé (ERS)” sont présents dans les campus et ont pour mission d’organiser des actions de prévention et d’éducation à la santé en collaboration avec le Pôle santé, les associations de Sciences Po ou bien des partenaires externes. Ils apportent aux élèves  informations et conseils autour de thèmes tels que le sommeil, les addictions, la nutrition, la santé sexuelle. Quelques exemples d’actions mises en œuvre sur l’année 2021-22 :

  • Campagne d’information sur le cancer du sein, à l’occasion d’« octobre rose » et collecte de soutiens-gorges pour Plus Rose la Vie, une association qui sensibilise les femmes et les hommes à la prévention contre le cancer du sein. 
  • Ateliers nutrition en collaboration avec l’association étudiante PAVéS : organisation de 4 petits déjeuners, permettant de proposer un premier repas de la journée de manière totalement gratuite et donc accessible à tous, avec des conseils pour qu’il soit équilibré. Thèmes abordés lors des petits déjeuners : repas équilibrés, alimentation végétale, précarité alimentaire, troubles des comportements alimentaires. 
  • Semaine de la santé mentale en partenariat avec l’association étudiante Stimuli : campagne d’affichage, conférence avec participation de La maison perchée, association visant à accompagner les jeunes adultes vivant avec un trouble psychique, etc.
  • Journée d’information sur la santé sexuelle : en lien avec l’association CheckPoint, stand d’information et possibilité de se faire dépister.

Leur rôle est également de fournir une information claire et complète sur l’offre de soins du Pôle santé de Sciences Po et des établissements de santé partenaires. Leur action est supervisée par les équipes de la Direction de l’accueil et de l’accompagnement et par un des médecins de Sciences Po.

Y a-t-il des actions d’urgence pour les étudiants particulièrement dans le besoin ?

L’accès au Pôle santé est gratuit et une prise en charge rapide est assurée par une équipe de près de 35 professionnels présents dans les différents campus. Les praticiens du Pôle santé s’appuient sur un réseau important et diversifié de professionnels de santé et collaborent en lien étroit avec le service de l’aide sociale de Sciences Po.

Sophrologie, relaxation, chant, comment se construit l’offre de service “bien-être” ?

Les ateliers du Pôle santé accompagnent les étudiants dans la gestion du stress au quotidien dans une démarche de prévention et ont également une dimension thérapeutique et / ou de prise en charge symptomatique.
Ils s’organisent autour de groupes semi-fermés de façon à assurer aux étudiantes et étudiants un travail processuel productif.

Quelles ont été les réponses de Sciences Po aux derniers enjeux liés à la santé du corps étudiant (VSS, Covid, prise en compte du handicap) ?

La réussite académique et l’insertion professionnelle des étudiants sont des enjeux essentiels et supposent une vie étudiante épanouie (santé physique et psychologique, vie sociale, etc.). Depuis la crise sanitaire, ces enjeux ont pris de l’ampleur. Sciences Po a mis en œuvre depuis plusieurs années une politique d’accompagnement vers la réussite visant à garantir les meilleures conditions d’étude : des dispositifs d’accompagnement financier, social et sanitaire solides, adaptables et réactifs. Cela a permis une mobilisation efficace durant la crise. La proximité et l’individualisation du soutien permettent de prendre en compte les besoins quotidiens de la vie étudiante et apporter une réponse aux difficultés que chacun peut rencontrer, quel que soit l’endroit où l’étudiant réside, en France ou à l’international.

Durant la période de crise, les médecins ont été particulièrement attentifs aux remontées du terrain et ont pris le relais quand cela était nécessaire. Des nombreuses campagnes de sensibilisation, de dépistage et de vaccination ont été organisées dans les campus ou à l’extérieur. Des masques et autotests gratuits ont été distribués par l’école dans une logique de prévention.

Concernant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), les mesures spécifiques prises par Sciences Po ne sont pas récentes. Une cellule de veille contre le harcèlement sexuel a été mise en place en 2015 et depuis la rentrée 2021, un nouveau dispositif a été mis en œuvre afin d’apporter une réponse adaptée aux victimes et de sensibiliser toutes les communautés à la prévention des VSS. Ce dispositif comporte notamment :

  • un dispositif d’écoute, de prise en charge et de signalement
  • des enquêtes internes rendues systématiques après chaque signalement permettant de qualifier les faits de la manière la plus complète et la plus incontestable possible, en toute indépendance
  • la mise en place d’un plan cohérent et global de sensibilisation aux VSS pour toutes les communautés de Sciences Po, complété par un éventail de formations approfondies pour certains groupes identifiés en raison de leurs fonctions, afin de faire vivre la culture du respect et de la bienveillance dans toutes les situations
  • la mise en œuvre de mesures de prévention et de contrôle face aux situations identifiées comme les plus à risques, notamment en matière de vie étudiante et de cyber harcèlement.

Enfin, pour ce qui est du handicap, Sciences Po mène depuis 20 ans une politique d’égalité des chances permettant à tous les étudiants talentueux d’accéder à nos formations. Le programme Sciences Po accessible s’inscrit au cœur de cette politique. C’est un engagement solide et responsable : Sciences Po ouvre ses portes aux étudiantes et étudiants en situation de handicap et les accompagne tout au long de leur parcours, dès l’admission jusqu’à leur insertion dans la vie active. En synthèse, sont mis en place : 

  • une politique d’accessibilité pour toutes les communautés
  • un accompagnement individualisé de chaque étudiante et étudiant
  • des aménagements
  • une aide humaine et du matériel adapté
  • une action forte pour une pédagogie inclusive.

Ce sont près de 400 étudiantes et étudiants en situation de handicap qui ont été accueillis à Sciences Po en 2021-2022.

L'équipe éditoriale de Sciences Po

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Clap de fin annuel pour les cordées de la réussite

  • Cérémonie de clôture annuelle des Cordées de la réussite ©NolanBrialCérémonie de clôture annuelle des Cordées de la réussite ©NolanBrial

Le 14 mai 2022, ils n’étaient pas moins de 200 à participer, sur le campus de Reims, à la cérémonie de clôture des cordées de la réussite. Ce dispositif, lancé en 2008 par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et le secrétariat d’Etat en charge de la politique de la ville, permet à des collégiens et collégiennes d’affiner leur projet d’orientation tout au long de l’année au contact d’étudiants bénévoles. Près de 500 établissements d’enseignement supérieur sont aujourd’hui partie prenante de ce réseau partenarial, parmi lesquels Sciences Po depuis maintenant 11 ans. Retour sur cette célébration pleine d’émotions.

Un dispositif inclusif qui fait la fierté de tous

Sur le campus de Reims, dans le cadre du Parcours civique - pilier fondamental de la formation académique du Collège universitaire - 50 tuteurs volontaires soutiennent, via du tutorat, de l’accompagnement scolaire, de l’ouverture culturelle, près de 190 collégiens. Cette année a par ailleurs permis de relever un nouveau défi : porter à 11 le nombre de collèges partenaires au sein d’une vaste circonscription. En effet, 3 établissements issus des quartiers prioritaires de la ville dont 2 en zone rurale, à Fumay (Ardennes) et Chevillon (Haute Marne) ont rejoint le réseau relevant ainsi le challenge de l’intensification du maillage territorial.

Étaient réunis pour cette cérémonie de clôture, des élèves des collèges partenaires avec leurs familles, des référents enseignants des principaux collèges, mais aussi Madame Yoril Baudoin, cheffe des Services académiques d'Information et d'Orientation et Monsieur Philippe Wattier, adjoint au Maire, délégué à la Politique de la Ville, à l'insertion et à la cohésion territoriale. Ces derniers ont, tour à tour, mis en lumière l’importance des cordées de la réussite respectivement au sein du Rectorat et de la municipalité de Reims.

Philippe Wattier a mis en exergue le soutien sans faille de la ville à l’égard des jeunes.

Yoril Baudoin, a rappelé quant à elle, tout l’intérêt d’un tel engagement à titre personnel mais aussi lors de sa valorisation dans le cadre de Parcoursup.

Crystal Cordell Paris, nouvelle directrice du Campus a salué l’engagement et la ténacité de tous les acteurs du dispositif tout en soulignant “l’exigence éthique, la conscience des réalités sociales, la capacité à s’investir pour autrui suivant des principes humanistes, ces valeurs profondes portées par notre institution et qui se retrouvent dans le dispositif des cordées de la réussite”.

Mathias Vicherat, Directeur de Sciences Po, a enfin adressé un message vidéo aux présents. Il a fait part de sa fierté devant le nombre d’élèves, d’étudiants-tuteurs et de principaux de collèges investis dans ce dispositif. Il a rappelé que l’”ADN de Sciences Po était de conjuguer excellence et égalité des chances, de faire en sorte que la solidarité soit concrète”. Il a enfin conclu :“Avec ce programme, nous avons l’ambition d’être tous des premiers de cordées !”

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Chaque cordée (équipe présente au sein d’un collège) a pu présenter son bilan, via un reportage vidéo, un débat politique, une pièce de théâtre permettant de découvrir, non sans humour, des jeux de rôles et autres parodies témoignant de l’implication et de l’enthousiasme des collégiens concernés sur des sujets actuels.

Le bureau de l'association en charge des cordées a quant à lui saisi l’occasion de procéder au rappel des ambitions de cette année : le retour bienvenu des étudiants sur les sites des collèges, des rencontres culturelles en lien avec les associations du campus, de nouveaux partenariats, des échanges inter cordées, une communication plus intense sur les réseaux sociaux…

Des étudiants interrogés “à chaud” ont chacun résumé cette expérience en un mot (ou presque) : "Échanges-émulation-valorisation-partage-rencontres-transmission-une bouffée d’oxygène pour le tuteur comme pour l’accompagné”.

“Voir les élèves s’épanouir, prendre confiance en eux, découvrir des passions et des talents” est galvanisant explique Coralie Moreau du pôle communication.

"Le partage est pour moi le maître mot de cette initiative. Si les élèves s’investissent, ils nous apportent aussi beaucoup “ ajoute Méline Amnayéné, co présidente du bureau.

La nouvelle équipe, qui a pu présenter son programme à l’audience est apparu, selon les présents, “ motivée, enthousiaste et déjà prête pour la suite” ! A suivre

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L'équipe éditoriale de Sciences Po

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“Tout patrimoine culturel mérite d’être connu et étudié”

Entretien avec Zina Akrout, lauréate du Prix Max Lazard 2020
  • Photo de Zina Akrout / Copyright Zina AkroutPhoto de Zina Akrout / Copyright Zina Akrout

Zina Akrout est étudiante au sein du master politiques publiques de l'École d’affaires publiques de Sciences Po. Elle a reçu le prix Max Lazard pour conduire un projet sur les “Berbères de Tunisie”. Retour sur sa trajectoire, guidée par son insatiable curiosité et une forte dimension internationale. 

Vous avez d’abord suivi un double bachelor entre Sciences Po et UCL. Pourquoi avoir choisi ce programme, et quelle a été votre expérience ? 

J’ai d’abord choisi ce programme pour son contenu, qui implique à la fois de se spécialiser dans une discipline des humanités et d’étudier une langue européenne (le français, l’allemand, l’espagnol ou l’italien, selon le profil, les aptitudes et le choix de chaque étudiant), pendant les quatre ans que dure le programme. J’étais impatiente de vivre cette expérience entre deux institutions, et d’apprendre de différentes perspectives. 
Ce programme m’a aussi permis de personnaliser mon parcours en fonction de mes centres d’intérêt. J’ai ainsi choisi de passer mes deux premières années sur le campus de Sciences Po à Menton, afin de suivre des enseignements portant sur la région de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, d’apprendre l’italien*, et de développer des connaissances en droit international… 

J’ai beaucoup aimé passer de l’approche interdisciplinaire de Sciences Po à l’approche plus anglo-saxonne de UCL - université dans laquelle j’ai suivi des cours de politiques publiques, des séminaires thématiques (politiques de la ville, géographie politique…), et des cours de langues. Dans l’ensemble, ce programme a été une merveilleuse expérience académique, mais aussi une aventure personnelle, puisque je m’y suis fait des amis pour la vie et que j’ai eu accès à des expériences extracurriculaires très riches. 

Aujourd’hui, vous êtes étudiante en master Politiques publiques à Sciences Po. Dans ce cadre, vous avez passé un semestre d’échange en Italie - séjour qui ne s’est pas déroulé comme prévu en raison de la crise sanitaire... De quelle façon cet échange s’est-il déroulé, et quelle influence a-t-il eu dans votre parcours étudiant ? 

J’ai choisi de passer mon dernier semestre d’étude à l’Università Commerciale Luigi Bocconi de Milan. Il est vrai que c’était un moment étrange pour participer à un programme d’échange, surtout dans le Nord de l’Italie qui a été si durement impacté par la crise sanitaire ! L’université a fermé ses portes à la fin du mois de février, deux semaines seulement après le début des cours, et a opéré un passage en ligne immédiat. 

Ils se sont adaptés de façon très réactive, et ont réussi à mettre à disposition des ressources en ligne et des outils numériques pour que les enseignements puissent se poursuivre - à partir du moment où les étudiants avaient assez d’espace, de connexion Internet et de motivation pour participer aux cours, bien entendu. 

Cet échange m’a donc permis de suivre des cours en management et en développement durable pour compléter mon parcours, et de découvrir encore une autre approche universitaire avec la méthode business school de la Bocconi, très différente de ce que j’ai pu voir à l’École d’affaires publiques. Je conseille vivement aux étudiants de master de participer à un échange universitaire, que ce soit pendant une éventuelle année de césure ou au cours de leur dernier semestre ; c’est une expérience très enrichissante et une possibilité trop souvent méconnue. 

Vous avez reçu le Prix Max Lazard pour un projet intitulé “Berbères de Tunisie”. Pouvez-vous nous en parler ? 

C’est un projet personnel que je développe en parallèle de mes études : en tant que citoyenne franco-tunisienne, je suis très intéressée par le patrimoine et l’identité berbères. Mon objectif est donc de réaliser un voyage de terrain qui me permettra d’approfondir ma compréhension de la culture berbère en Tunisie. 

La communauté berbère de Tunisie est en situation de minorité, et souffre d’un manque de reconnaissance de son identité et de sa culture. J’aimerais conduire une enquête sociologique, sous la forme d’un sondage, afin de comprendre le sentiment des Tunisiens d’origine berbère à l’égard de leur propre culture, de leur intégration et de leurs revendications éventuelles. Cette recherche sera combinée avec un voyage de terrain pour cartographier les différentes initiatives visant à protéger et promouvoir la culture berbère en Tunisie (notamment dans la partie Sud-Est du pays). Ce sujet est cher à mon coeur, et je suis très reconnaissante d’avoir reçu le Prix Max Lazard pour le conduire. 

Quelle forme prendra ce projet ? Quand prévoyez-vous de le mener ? 

La perception de l’identité berbère en Tunisie est très différente de ce qu’on observe dans d’autres pays de la région et peu étudiée à ce jour. J’espère être en mesure de réunir assez d’informations et de connaissances à travers ce projet, qui pourrait servir à d’autres personnes qui s’intéressent à ce thème. C’est avant tout un projet personnel, mais j’espère aller aussi loin que possible dans la recherche et la réflexion, et pourquoi pas contribuer à redonner une voix à ceux qui sont peu entendus aujourd’hui par le gouvernement et ses parties prenantes. Tout patrimoine culturel mérite d’être connu et étudié. 

Ce projet aboutira a priori à la publication d’un article et d’un reportage vidéo, si les personnes que j’interroge acceptent d’être filmées. Si, au contraire, ces personnes ne souhaitent pas parler à la caméra, peut-être transformerai-je ce projet en exposition (virtuelle ou réelle) de photos accompagnées de légendes. 

J’espère mener ce projet cet été, si les mesures gouvernementales en réponse à la crise sanitaire le permettent. Cela dépendra aussi de la disponibilité de celles et ceux que je veux interroger. Et si ce n’est pas possible cet été, ce sera pour l’hiver prochain ! 

Que souhaitez-vous faire après l’obtention de votre diplôme ? 

Pour l’instant, je dois encore terminer mon master de politiques publiques (spécialité Digital, New Technology & Public Policy (EN)) à Sciences Po. En parallèle, j’étudie la géographie alimentaire à la Sorbonne. Lorsque j’aurai présenté mon mémoire pour ce deuxième programme, j’espère poursuivre une carrière dans le domaine de la politique alimentaire, et plus spécifiquement dans celui de la food tech (technologie alimentaire). 

L'équipe éditoriale de Sciences Po

*à partir de 2020, l’italien ne sera plus enseigné sur le campus de Menton

À propos du Prix Max Lazard 

Depuis 1956, le Prix Max Lazard soutient des candidats désireux d'approfondir une idée ou une passion et de se confronter à eux-mêmes et au monde. Il rend hommage à Max Lazard (1875-1953), homme engagé qui s'écarta de la banque fondée par sa famille, devint travailleur social bénévole, et rédigea une thèse sur le chômage. Marc Lazard seconda Albert Thomas durant la guerre de 14-18 et se mobilisa ensuite pour l'éducation civique et politique dans un esprit européen.

Le prix récompense des projets originaux qui témoignent d’une démarche personnelle et ont souvent une portée sociale et civique. Il peut s'agir d'une enquête, d'un voyage d'étude ou de découverte, d'un séjour dans une institution ou dans un groupe social en France ou à l'étranger, ou d'une recherche documentaire ou éditoriale. Le prix a distingué à ses débuts Serge Klarsfeld, puis bien d'autres lauréats dont certains sont devenus des chercheurs reconnus. 

Les lauréats reçoivent un accompagnement financier d’un montant de 3000 euros et se voient offrir la possibilité de publier un article ou dossier sur le site de la revue Sens public, sous réserve d’acceptation par le comité scientifique. Les candidats sélectionnés et reçus par le jury peuvent également participer aux blogs liés à Sens Public et à leur rédaction.

Pour en savoir plus :

Découvrez le podcast “Sciences Po et l’Afrique”

  • Sciences Po et l'Afrique ©SciencesPoSciences Po et l'Afrique ©SciencesPo

Pour ce premier épisode de notre mini-série de podcasts consacrée aux liens noués entre Sciences Po et l’Afrique, découvrez les coulisses du Mastercard Foundation Scholars Program à Sciences Po. Ce dispositif permet la venue de 140 étudiantes et étudiants à Sciences Po venant de 20 pays différents et issus des milieux défavorisés en Afrique sub-saharienne. Cynthia Isimbi, coordinatrice du programme Mastercard, et Chloe Sautter, responsable du programme Mastercard à Sciences Po, en disent plus sur l’accompagnement des étudiantes et étudiants à Sciences Po. 

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PSIA et EAP : bienvenue à la nouvelle doyenne et au nouveau doyen !

  • Arancha Gonzalez Laya et Philippe MartinArancha Gonzalez Laya et Philippe Martin

Mathias Vicherat, directeur de Sciences Po, a nommé Arancha González Laya, doyenne de Paris School of international Affairs (PSIA) et Philippe Martin, doyen de l'École d’affaires publiques. Ces nominations ont été faites sur proposition de deux search committees, composés de membres internes et externes à Sciences Po. Ils prendront leurs fonctions respectives au début du mois de mars.

“Avec ces deux nominations, Sciences Po ouvre une nouvelle page. Je suis très heureux d’accueillir Arancha Gonzalez Laya, dont la riche expérience politique au niveau national, européen et international va nous permettre de franchir une nouvelle étape dans le développement de PSIA. Philippe Martin connaît parfaitement Sciences Po : éminent économiste de notre faculté permanente et président du Conseil d’Analyse Économique (CAE) depuis 2018, il porte une vision structurante pour l'EAP qui associe la prise en compte des nouveaux enjeux de la formation des responsables de demain et l'excellence de l'enseignement académique" a déclaré Mathias Vicherat.

Arancha Gonzalez Laya, nouvelle doyenne de PSIA

Diplômée en droit de l'Université de Navarre et titulaire d'un diplôme de troisième cycle en droit européen de l'Université Carlos III de Madrid, Mme Gonzalez est membre du Comité stratégique de PSIA depuis 2017. Elle possède une large expérience des affaires internationales au niveau multilatéral, européen et national. Elle a notamment été ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la coopération de l'Espagne (2020-2021), sous-secrétaire générale des Nations Unies et directrice exécutive du Centre du commerce international (2013-2020), directrice de cabinet du directeur général de l'Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy (2005-2013) et a occupé plusieurs postes importants à la Commission européenne.

Mme Gonzalez Laya prendra ses fonctions en s'appuyant sur les réalisations du doyen fondateur de l'École (créée en 2010), Ghassan Salamé et du doyen Enrico Letta auquel elle succède. Le succès de l'École se reflète dans le classement actuel de Sciences Po, deuxième université du monde dans la catégorie "Politique et études internationales" selon QS 2021 et doit beaucoup à son corps professoral, composé à parts égales d'universitaires et de professionnels réputés dans leurs domaines d’activité. Plus grande école d’affaires internationales du monde, sur ses 1 500 étudiants, 70% sont des étudiants internationaux de plus de 110 pays. Paris School of international Affairs (PSIA) offre un choix de sept programmes de Master dans les domaines majeurs des affaires internationales et a établi des partenariats et des doubles diplômes avec des universités de premier plan dans le monde.

Arancha Gonzalez Laya : « Après une longue carrière dans les affaires internationales, j'ai décidé de consacrer mon énergie et ma passion à préparer les leaders de demain. Je suis très honorée de rejoindre Sciences Po pour diriger PSIA, classée deuxième au monde parmi les écoles de politique et d'études internationales. En investissant dans les connaissances, les compétences et l'expérience, l'École occupe une position unique pour préparer les acteurs mondiaux à comprendre et à façonner notre monde complexe. Je remercie Mathias Vicherat pour sa confiance et me réjouis de travailler à ses côtés avec les professeurs et les étudiants pour un monde plus durable et plus pacifique »

Philippe Martin, nouveau doyen de l'École d’affaires publiques

Philippe Martin est diplômé de Sciences Po, de l’université Paris-Dauphine et titulaire d’un doctorat d’économie de Georgetown University, Washington DC.

Professeur d’Économie à Sciences Po, président délégué du Conseil d’Analyse Économique (CAE), chercheur associé en macroéconomie internationale et commerce international et vice-président du Centre for Economic Policy Research (CEPR), vice-président du conseil d’administration de la FNSP, Philippe Martin succède à Yann Algan en tant que doyen de l'École d’affaires publiques.

Philippe Martin a été successivement économiste à la Federal Reserve Bank de New York (2001-2002), professeur à la Paris School of Economics (2000-2008) ainsi qu’au Graduate Institute de Genève, directeur du département d’économie de Sciences Po (2008-2013) et conseiller économique d'Emmanuel Macron, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique en 2015-2016. Il a également été coéditeur de la revue Economic Policy de 2006 à 2011 et consultant à la Banque de France. En 2002, il a été récompensé par le Prix du meilleur jeune économiste de France.

Sept ans après sa création, l'École d’affaires publiques de Sciences Po s’est imposée comme l’une des meilleures formations aux affaires publiques, à l'échelle nationale et internationale. Plus de 2 100 étudiants, dont 30% d'internationaux, viennent se former au sein de ses deux masters et onze spécialités en français et en anglais, de ses doubles-diplômes nationaux et internationaux, de sa préparation aux concours administratifs français et européens (76% des admis au concours 2021 de l’ENA sont issus de Sciences Po), ou encore de ses masters en un an. L’École d'affaires publiques réinvente aujourd’hui sa mission de formation des futurs décideurs publics autour de l’intégration européenne et des enjeux liés aux transformations numériques et environnementales.

Philippe Martin : "Très attaché à Sciences Po où j'ai assumé différentes responsabilités, je suis enthousiaste de prendre la direction de l'École d'affaires publiques. En coopération avec toutes les communautés de l'École, je veux qu'elle continue à incarner l'excellence académique et qu'elle relève les défis du renouvellement des affaires publiques à la fois en France et en Europe".

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Mathias Énard, nouvel auteur en résidence à Sciences Po

  • Mathias Énard @PierreMarquèsMathias Énard @PierreMarquès

[Les livres] restent, en définitive, avec le feu, la seule façon de combattre les ténèbres. - Mathias Énard, Rue des voleurs

Nouveau titulaire de la Chaire d’écrivain en résidence à Sciences Po, Mathias Énard dispensera ce semestre deux ateliers d’écriture de création auprès des étudiantes et étudiants. Il leur enseignera l'art de combattre les ombres, non pas avec le feu, mais avec la littérature.

Cet auteur français de renom reprend le flambeau tenu par les autres écrivains francophones qui l’ont précédé à la Chaire d’écrivain en résidence : Kamel Daoud, Marie Darrieussecq, Patrick Chamoiseau, Maylis de Kerangal, Louis-Philippe Dalembert et l’actuelle titulaire, Alice Zeniter

Le passage de relais d’Alice Zeniter à Mathias Enard se tiendra le 1er février 2022 à 19h30 en Amphithéâtre Chapsal en présence du journaliste Ali Baddou.

Un grand écrivain de notre temps

Traducteur du farsi et de l’arabe vers le français, Mathias Énard a produit une œuvre riche et dense, marquée par son profond intérêt pour le Moyen-Orient ainsi que par ses nombreux voyages et séjours dans la région. 

Auteur maintes fois primé, Mathias Énard a notamment été lauréat du prix Candide (2008) et du prix du livre Inter (2009) pour Zone, du prix Goncourt des lycéens pour Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants (2010) ou encore du prix Goncourt pour son roman Boussole (2015). En 2021, il s’est vu décerner le prix Ulysse pour l’ensemble de son œuvre.

Former les plumes de demain

En tant que titulaire de la chaire d’écrivain en résidence du Centre d'écriture et de rhétorique de Sciences Po, Mathias Énard poursuivra le travail entamé par ses prédécesseurs : développer la créativité des étudiantes et étudiants en encourageant l'expression libre, et leur permettre de développer une réflexion critique et originale. Mathias Enard contribuera ainsi de façon essentielle à stimuler et à encourager la diversité des regards que les étudiantes et étudiants portent sur le monde à travers la littérature et la pratique de l’écriture. 

L'équipe éditoriale de Sciences Po

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Le 1 Saint-Thomas ouvre ses portes !

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  • Pavillon de l'innovation, 1 Saint Thomas © Martin Argyroglo/Sciences PoPavillon de l'innovation, 1 Saint Thomas © Martin Argyroglo/Sciences Po

Lundi 24 janvier 2022 les étudiants et les enseignants du campus de Paris ont pu pousser la porte du 1 Saint-Thomas, un projet de longue haleine pour une découverte à la hauteur des attentes de tous !

Que trouve-t-on aujourd’hui sur place ?

Dix salles de cours, une salle informatique et un plateau artistique sont dévolus aux enseignements. Tous les étudiants sont susceptibles d’y avoir cours, quel que soit leur cursus.

Une des ambitions de cette nouvelle adresse est de proposer des espaces de travail variés. En effet, aux espaces de travail libre pour les étudiants, se juxtaposent 10 salles projets, 50 postes de travail pour les entrepreneurs et 140 pour les doctorants, au coeur des centres de recherche. Les chercheurs bénéficient par ailleurs de deux salles de séminaire, d’un Salon de la faculté et de 5 salles de réunions mutualisées à la recherche. Trois salons accueillent les thèses et des événements.

Une bibliothèque générale de 170 places et une bibliothèque de la recherche de 50 places proposent 32 000 ouvrages en accès libre. Les étudiants pourront s’y rendre en horaires étendus en semaine classique de cours de 08h à 23h, et le samedi de 09h à 21h30. 2 salles à destination des publics en situation de handicap ont été prévues.

Une cafétéria de 147 places permet d’encourager les échanges entre étudiants qui bénéficient de 70 places supplémentaires au rez-de-chaussée du Pavillon de l’innovation. Les deux étages supérieurs de ce bâtiment neuf accueillent le Centre pour l'entrepreneuriat et les projets de l’Institut McCourt.

Qui emménage au 1 Saint-Thomas ?

Sont déjà présents sur place le Centre d’histoire, le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques, la Direction scientifique, le Centre de sociologie des organisations, le médialab, le Centre d’études européennes et de politique comparée, le Centre de données socio-politiques, le Cevipof, l’Observatoire sociologique du changement, l’Institut des compétences et de l’innovation ainsi que le Centre pour l’entrepreneuriat et MaxPo.

Les Écoles ne sont pas en reste ainsi, l’École de la recherche et l’École du management et de l’innovation ont déjà pris possession des lieux. L’École de journalisme, arrivera quant à elle en mars, elle bénéficiera alors de locaux pédagogiques professionnels.

Le 1 Saint-Thomas est accessible par la place Saint-Thomas d’Aquin, mais aussi par le 13 Université.

A très bientôt au 1 Saint-Thomas et belle découverte à tous !

L'équipe éditoriale de Sciences Po

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Écrire / Éditer : retour sur une co-écriture inédite entre Maylis de Kerangal et ses élèves

Découvrez la conception d'un objet d'écriture original
  • Couverture de l'ouvrage de co-écriture : "Vandres-sur-Mer" et "Allers-Retours"Couverture de l'ouvrage de co-écriture : "Vandres-sur-Mer" et "Allers-Retours"

Alors qu’elle est titulaire de la Chaire d’écrivain en résidence de Sciences Po à l’automne 2020, Maylis de Kerangal a partagé, en plein confinement, une expérience inédite de co-écriture avec les étudiantes et étudiants de ses ateliers d'écriture. Ils se sont enfin retrouvés, un an plus tard, autour de leur ouvrage commun, imprimé depuis par les Presses de Sciences Po.

Maylis de Kerangal retrouve enfin ses élèves, "en vrai". Ce lundi 22 novembre 2021, alors qu’ils avaient partagé un semestre entier de cours l’année précédente, elle les voyait enfin... pour la deuxième fois seulement.

Retour en arrière. À l’automne 2020, alors que débute son semestre de cours en tant que nouvelle titulaire de la Chaire d’écrivain en résidence, vient brutalement sonner l’heure du confinement. La lauréate du Prix Médicis pour son ouvrage Naissance d’un pont, n’a alors pu donner qu’un seul cours en présentiel. À partir de ce moment-là, toute la suite de ce semestre devra se dérouler via Zoom.

Comment mieux se connaître, créer, écrire ensemble, tandis que chacun se retrouve chez soi ? Alors que Maylis de Kerangal tâtonne encore dans la recherche du format et la direction qu’allait prendre son enseignement, l’isolement de toutes et tous allait rendre la tâche plus ardue; mais aussi plus créative ! 

Lui vient alors l’idée, pour l'un de ses deux ateliers, de co-écrire une nouvelle en créant une ville de toutes pièces, Vandres-sur-Mer. Les étudiants, guidés et soutenus par Maylis, l'inventent ensemble puis en construisent la trame narrative. Alors que le visage de la Ville est soudain transformé par le confinement, inspirés par l'œuvre de Georges Perec, les élèves trouvent un objectif commun. "Confinés, dispersés, isolés parfois, mais rassemblés dans ce cours, les étudiants ont uni leur imaginaire pour devenir les auteurs de Vandres-sur-Mer, s'inventer architectes, urbanistes et poètes de la ville", comme le résume l’autrice elle-même. 
Inspiré par Le parti pris des choses de Francis Ponge, l’autre atelier d’écriture a permis aux étudiants, organisés en petits groupes, d’écrire collaborativement différentes histoires, puisant dans leur imaginaire et la force narrative. Pour reprendre les mots de Delphine Grouès, directrice de l’Institut des compétences et de l'innovation de Sciences Po, à l’initiative de la création du Centre d’écriture et de rhétorique, "jaillit alors un faisceau de nouvelles", dont l’ouvrage Allers-Retours est le condensé artistique.  
 
Dans le prolongement de ce parcours littéraire inédit partagé à distance, un ouvrage tout aussi inédit écrit à une quarantaine de mains, est imprimé avec le concours bienveillant des Presses de Sciences Po. Entre la remise des fichiers et l’édition, ce long temps du travail de transformation et de métamorphose entre le manuscrit et le livre, il y eut un grand moment de collaboration entre les élèves et les éditrices pour mener à la conception finale : un objet ovni, imprimé tête-bêche, comme pour mieux permettre de lier ces deux cours. 

"Une bulle de respiration"

Les hommages et remerciements ont été nombreux lors de cette soirée de restitution. Les élèves ont évoqué tour à tour la sensation qu’ils ont éprouvée d’une véritable "bulle de respiration", "un bol d’air", un moment hors du temps, deux heures de pure évasion chaque semaine grâce au pouvoir de la lecture, de l’écriture et de la créativité qui rassemble.
Comme ce témoignage parlant de lui-même : "Le plafond de verre que je m'étais créé a disparu, j'ai pris confiance en moi et me suis mis à réellement écrire. Bien évidemment, la gentillesse et la bienveillance de Mme De Kerangal y sont pour beaucoup ! En ces temps compliqués : merci."

D’autres ont vu aussi cet espace d'évasion comme celui d’un moment qui suspendait les heures difficiles du confinement : "Cet isolement m’a mis à la lecture très intensive, face à la solitude et l’ennui. Et dans ce prolongement je me suis dit : ‘pourquoi ne pas écrire ?’. Ce livre, le produit fini de notre travail, nous permet de nous rappeler de ce confinement autrement que par de mauvais souvenirs et au lieu de cela, nous en laisse de très heureux. C’est très émouvant de le tenir entre nos mains aujourd'hui". Un ouvrage dont Maylis de Kerangal a rédigé le prologue, ce qui, pour une autrice reconnue, est un magnifique cadeau qui vient couronner ce projet.
 
Fort de cette expérience concluante, le Centre d’écriture et de rhétorique de Sciences Po a pour objectif de poursuivre le projet d'édition des travaux des étudiantes et étudiants des ateliers d’écriture dans les semestres à venir. De nouvelles lectures que nous attendons avec impatience. 

L'équipe éditoriale de Sciences Po

En savoir plus :

Revoir "La rentrée littéraire de Sciences Po avec Maylis de Kerangal" (septembre 2020)

Découvrir le Centre d’écriture et de rhétorique et la Chaire d’écrivain en résidence

Voir les ouvrages de Maylis de Kerangal disponibles à la Librairie de Sciences Po

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Connaissez-vous le Welcome Programme ?

  • Connaissez-vous le Welcome Programme ?Connaissez-vous le Welcome Programme ?

Qu’est-ce que le Welcome Programme ?

Le Welcome Programme de Sciences Po est une semaine d’intégration ouverte aux étudiants et étudiantes en échange et se tiendra sur le campus de Paris du 16 au 21 janvier 2023 pour :

  • Apprendre la méthodologie de Sciences Po
  • Comprendre la vie politique française
  • Connaître Sciences Po et son fonctionnement
  • Découvrir Paris dans les meilleures conditions
  • Rencontrer d’autres étudiants internationaux de plus de 50 nationalités différentes

Quels sont les temps forts du Welcome Programme ?

  • Une cérémonie d’ouverture accompagnée d’un petit déjeuner d’accueil
  • Des ateliers sur la méthodologie, en français et en anglais pour s’intégrer plus efficacement dans la pédagogie de Sciences Po
  • Une conférence sur l’actualité politique française, en anglais
  • Des forums sur le logement, les inscriptions administratives, les cartes de séjour et les associations étudiantes
  • Des visites du campus et de la bibliothèque
  • Des activités culturelles : musée, découverte de Paris, bateaux parisiens, dégustation « Wine and Cheese », cinéma, etc.

Ces activités font partie d’un ensemble et ne peuvent pas être choisies indépendamment.

Comment s’inscrire ?

Si vous souhaitez participer au Welcome Programme , vous pouvez vous inscrire à partir de votre espace Sciences Po. La période d’inscription est terminée.

Ce programme est facultatif et coûte 250 euros.

Informations et contacts

Pôle mobilité étudiante : candidature.echange@sciencespo.fr

Pour plus d’information sur le Welcome Programme, veuillez consulter la page Welcome Programme et découvrir notre vidéo de présentation :

Grace Moore, rencontre avec la nouvelle lauréate de la Bourse Michel David-Weill

Découvrez le portrait de cette brillante étudiante américaine
  • Grace Moore dans le jardin de Sciences Po ©Thomas ArrivéGrace Moore dans le jardin de Sciences Po ©Thomas Arrivé

C’est une première. Le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Cambridge aux États-Unis, mondialement reconnu pour ses enseignements en sciences dures (recherche scientifique et technologique), a soutenu cette année la candidature d’une de ses élèves, Grace Moore, à la Bourse Michel David-Weill. Échanges avec une prometteuse lauréate.

La Bourse Michel David-Weill : un tremplin pour les engagés

Cette bourse d’excellence, qui s’inscrit dans le cadre du programme de bourses de la Sciences Po American Foundation, a pour objectif d’attirer des étudiantes et étudiants américains particulièrement brillants pour poursuivre leurs études de master à Sciences Po à Paris.

Pour se voir décerner cette prestigieuse dotation (80000 € en valeur monétaire couvrant les frais d’inscription, scolarité, logement, livres...), il faut savoir incarner les valeurs chères à Michel David-Weill lui-même. Alumnus de Sciences Po, le président de la Fondation éponyme met un point d’honneur à mettre en avant des qualités d’excellence, de leadership, de multiculturalisme, de tolérance. Sélectionnés sur la base de leurs réalisations scolaires et de leur esprit critique, les candidats doivent aussi faire montre d'une grande capacité à mener des projets et à prouver leur engagement envers la communauté, aussi bien au plan local qu’international.

Cette année, c’est Grace Moore, fraîchement diplômée d’un Bachelor of Science in Materials Science and Engineering au MIT, qui rejoint la liste des dix autres lauréats ayant reçu cette bourse depuis sa création.

Une opportunité rare de mêler sciences et politiques publiques

La brillante étudiante a la particularité de mener un projet qui se situe à l’intersection des sciences dures, dont elle est issue, et des politiques publiques. Elle a débuté en cette rentrée un cycle de master en Public Policy à l'École d’affaires publiques (spécialité Energy, Environment and Sustainability).

“Au MIT, l'un de mes cours préférés était Industrial Ecology. Dans ce cadre, j’ai eu l'occasion de mener un projet autour du plastique et de son traitement en terme environnemental, pour une approche industrielle circulaire permettant de produire et de recycler. Mais j’ai pu observer que, la plupart du temps, les innovations scientifiques se retrouvent à un certain point bloquées dans une sorte de bourbier politique et ne voient pas le jour”. 

C'est cet espace à l’intersection des études qui la passionne. “Je ne me qualifierais en aucun cas d'experte, mais j'ai certainement une connaissance assez large du sujet du point de vue scientifique, il est donc important pour moi d'avoir un complément de formation en politique publique pour mieux comprendre cet espace de niche et de voir comment combler ce fossé de communication entre scientifiques et décideurs politiques”. 

“C’est donc une chance incroyable pour moi d'être ici et d’avoir rejoint cette formation à Sciences Po. L'octroi de la bourse Michel David-Weill a été fondamental pour me permettre de me spécialiser dans mes études. Je suis infiniment reconnaissante”.

La réputation de Sciences Po à l’international est aussi ce qui a séduit la brillante Américaine. “J'ai eu la chance depuis la rentrée d’assister à de nombreux cours en présence de conférenciers extrêmement pertinents dans le milieu de la politique environnementale, et cet accès aux leaders mondiaux est quelque chose qui m'enthousiasme beaucoup”.

Ce que Grace a également pu observer est son statut assez unique en classe. “Lorsque nous nous présentons en début de cours, je suis la plupart du temps la seule étudiante ingénieure”. Pour elle, le mélange des profils est pourtant passionnant et nécessaire. “De manière générale, on a l'impression qu'il n'y a souvent que la perspective politique dans les débats. Mais si l’on veut parler d'innovation, il est important d’impliquer aussi les personnes qui innovent”. 

Passionnée, engagée, ouverte, une étudiante à suivre de près, qui sans nul doute saura porter de grands messages et tracer sa voie pour un impact significatif et positif sur l’avenir de la planète.

L'équipe éditoriale de Sciences Po

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Alice Zeniter : arrivée d’une “fille sans histoire” à la chaire d'écrivain en résidence

Découvrez le portrait d'Alice Zeniter
  • Alice Zeniter ©Thomas Arrivé / Scriences PoAlice Zeniter ©Thomas Arrivé / Scriences Po

Après Kamel Daoud, Marie Darrieussecq, Patrick Chamoiseau, Maylis de Kerangal et Louis-Philippe Dalembert, c’est Alice Zeniter qui devient la nouvelle titulaire de la chaire écrivain en résidence à Sciences Po. Une ambassadrice jeune, enthousiaste, humble et engagée pour cette nouvelle session de la chaire écrivain en résidence.

Autrice à seulement 16 ans, la romancière, scénariste, dramaturge et metteuse en scène de théâtre obtient notamment Prix du Livre Inter pour son roman Sombre dimanche (2013), le prix Prix Goncourt des lycéens en 2017 ainsi que le prix littéraire du Monde avec son quatrième roman L'Art de Perdre. Elle recevra en 2018 le Grand Prix Béatrix de Toulouse-Lautrec de l’Académie des Jeux Floraux.

Découvrez les échanges entre Alice Zeniter et Louis-Philippe Dalembert à l'occasion du passage de relai de la chaire.

En 2020, Alice Zeniter rejoint la Comédie de Valence en tant qu’artiste associée. Elle crée alors son premier « seule en scène » intitulé « je suis une fille sans histoire » qu’elle publiera sous la forme d’un essai en 2021. Cette passionnée du verbe et de la construction des personnages y développe notamment ses réflexions sur le pouvoir et la structuration du récit.

Le Centre d’écriture et de rhétorique dont dépend la chaire écrivain en résidence propose également des ateliers de formation recommandés par Alice Zeniter qui appelle à prendre le temps d’écrire, à se confronter à d’autres écritures pour progresser. Portrait. 

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Un nouveau dispositif de lutte contre les violences sexistes et sexuelles

Découvrez le plan d’action
  • Affiche "No More" - Mettons fin aux VSS ©Sciences PoAffiche "No More" - Mettons fin aux VSS ©Sciences Po

Dans la continuité du rapport rendu le 4 mai dernier par le groupe de travail présidé par Danièle Hervieu-Léger, Sciences Po met en place un nouveau dispositif de lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) dès cette rentrée universitaire 2021. Parmi les nouvelles mesures : la refonte du dispositif d’écoute et de veille, la réforme des procédures disciplinaires et la sensibilisation accrue de l’ensemble des publics.

Un nouveau dispositif de proximité pour la prise en charge des victimes

Sciences Po met en place un dispositif de proximité pour faciliter l’écoute, l’orientation et l’accompagnement des personnes victimes ou témoins de violences sexistes et sexuelles (VSS). Gratuit et ouvert à tous les membres des communautés Sciences Po - étudiants, enseignants, enseignants-chercheurs et personnels, il repose sur : 

  • La présence d’infirmières relais sur chaque campus
  • Un nouveau service d’écoute et d’accompagnement externalisé, géré par France Victimes
  • Une personne référente VSS au sein de l’établissement

Par ailleurs, Sciences Po veille à proposer un accompagnement spécifique adapté à la situation des étudiantes ou étudiants victimes de VSS : aménagement de scolarité, aide sociale ou financière, accompagnement psychologique. 

>Tous les détails sur le dispositif de prise en charge 

Le déclenchement systématique d’une enquête indépendante

Chaque signalement déclenche systématiquement une enquête interne réalisée par une structure dédiée et professionnalisée, la Cellule d’enquête interne préalable (CEIP). Indépendante et présidée par une personnalité extérieure, elle a pour mission d’établir la matérialité des faits ou propos en cause. À l’issue de l’enquête, le chef d’établissement se fonde sur les recommandations de la CEIP pour décider de saisir ou non la section disciplinaire compétente.

> En savoir plus sur la procédure disciplinaire et les sanctions

Construire une culture de l’égalité et du respect

À partir de septembre 2021, les membres de toutes les communautés de Sciences Po (étudiants, enseignants et salariés) bénéficieront de formations assurées par l’organisme VSS Formation, dans le cadre d’un plan de sensibilisation global. 

Des mesures de prévention et de contrôle ciblent les situations à risque, notamment en matière de vie étudiante : 

  • les organisateurs d’événements extérieurs à Sciences Po devront prendre toutes les dispositions nécessaires pour préserver l’intégrité physique et morale des participants (cf. nouveau règlement de la vie étudiante - PDF, 540Ko).
  • une déclaration préalable devient obligatoire pour tout événement festif rassemblant plus de 20 étudiants.
  • tous les responsables associatifs sur tous les campus suivent le socle commun de formation sur les VSS, la réduction des risques en milieu festif et la lutte contre les discriminations. 

Une campagne de sensibilisation qui vise en premier lieu le public étudiant complète le dispositif en affirmant fermement la politique de tolérance zéro et la culture du respect exigées par Sciences Po. 

L'équipe éditoriale de Sciences Po

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