Sciences Po, université 3 étoiles pour le Français langue étrangère

Renouvellement du label Qualité Français langue étrangère
  • Des étudiants de la Summer School (2016) en coursDes étudiants de la Summer School (2016) en cours

Sciences Po a obtenu le renouvellement du label Qualité Français langue étrangère avec la note maximale, celle des trois étoiles. Ce label reconnaît la qualité des formations en Français langue étrangère (FLE), le professionnalisme et l’implication des enseignants et des personnels, la qualité des procédures, ainsi que les conditions dans lesquelles sont accueillis les étudiants. 

1700 étudiants de 95 nationalités suivent des enseignements de Français langue étrangère (FLE)

Avec 47 % d'étudiants internationaux, Sciences Po accorde une très grande importance aux enseignements de Français Langue Étrangère (FLE) car ils favorisent leur réussite dans les autres disciplines et leur intégration au sein de la communauté. Plus de 130 enseignants donnent des cours de FLE, qui attirent 1700 étudiants de 95 nationalités chaque année. Ses enseignements s’adressent aux étudiants du cursus général, aux étudiants en double diplôme, aux étudiants en programme d’échange. 

La Summer School accueille quant à elle chaque année plusieurs centaines d’étudiants de plus de 50 nationalités sur les mois de juin et juillet ; son parcours intensif de langue française propose six niveaux d’apprentissage, des débutants aux plus avancés.

Le label FLE : une garantie d'excellence 

L’offre de formation est adaptée au niveau des élèves avec des cours du niveau débutant au niveau avancé. Au sein de groupes restreints, les étudiants sont invités à participer activement à leurs enseignements. La dimension interculturelle et le suivi individualisé sous forme de tutorats sont les autres atouts de l’offre en FLE.

Porté non seulement par le ministère de l’Éducation nationale mais également par le ministère des Affaires étrangères et le ministère de la Culture, le label Qualité Français langue étrangère est une garantie d’excellence pour les institutions qui font la promotion de l’enseignement du français à l’étranger, comme les réseaux diplomatiques et consulaires ou l’agence Campus France. Sciences Po se félicite de l’obtention de ce label qui reconnaît son engagement en faveur de la qualité des enseignements en français auprès des étudiants internationaux.

Pour en savoir plus

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Journées "Meet the services"

Meet the ServicesOuvert à tous les étudiants, les journées "Meet the services" permettent de rencontrer les équipes des services aux étudiants de Sciences Po. Elles répondront à vos questions sur des sujets prioritaires comme les inscriptions administratives, le logement, les titres de séjour, etc.

Webinaires thématiques #PrêtPourMaRentrée

Le dispositif Meet The Services #PretPourMaRentrée vous permet d’être accompagné dans vos différentes démarches administratives avant votre arrivée à Sciences Po.

Plusieurs webinaires thématiques vous sont proposés à distance. Vous aurez également la possibilité de poser vos questions aux équipes.

Journées en présentiel #CestLaRentrée

Le dispositif Meet The Services #CestLaRentrée rassemble dans un seul endroit les différents services qui répondront à vos questions sur les inscriptions administratives, la santé et la sécurité sociale, le logement, les titres de séjour et les associations étudiantes.

Si vous avez des questions concernant vos démarches administratives en début de semestre, venez nous rencontrer en personne !

Ouvert à tous les étudiants.

Prochaines journées "Meet the Services" : vendredi 27 et lundi 30 aout 2021

Lieu : 27 Rue St Guillaume, 75007, Paris

Horaires : de 10h00 à 16h00

Partenaires externes présents cette année : le Crous de Paris, la CPAM, Heyme, la Préfecture de Police de Paris, ATOME et Twenty Campus.

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2021 : Une rentrée en présentiel et une expérience étudiante renouvelée

  • Rentrée en présentiel sur le campus de Reims @Thomas Arrivé/Sciences PoRentrée en présentiel sur le campus de Reims @Thomas Arrivé/Sciences Po

Après une année académique hors du commun, la rentrée scolaire 2021 se place sous le signe d’un “retour à la normale”. Toutes les équipes de Sciences Po œuvrent pour permettre une rentrée en présentiel pour tous les étudiants et sur tous nos campus fin août et un retour au calendrier universitaire habituel, toujours dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.

Conscients que certains étudiants pourraient faire face à des difficultés de santé ou se voir imposer des contraintes de déplacement et se trouver empêchés de rejoindre nos campus dès le début de l'année, le suivi des cours à distance restera assuré, pour les étudiants concernés.

Le règlement de la scolarité adapté sera maintenu : il exige une assiduité aux enseignements en présentiel, en hybride ou en distanciel.

Une vie étudiante renouvelée

Sciences Po ne serait pas Sciences Po sans sa vie de campus foisonnante qui nous a tant manquée ! Malgré la crise sanitaire, de nombreux événements, conférences, ateliers et activités tout aussi divers qu’enrichissants ont pu se tenir en présentiel ou à distance. Pour l’année universitaire 2021/2022, nos équipes travaillent à une programmation de vie étudiante intensifiée ouverte à toutes et tous.

Les équipes de Sciences Po, et notamment les équipes en charge du soutien administratif, social et de santé, resteront attentives à l’accompagnement vers la réussite de toutes et tous avec une attention particulière pour celles et ceux qui ont été fragilisés par la situation.

Un projet renouvelé pour Sciences Po

L’élection de Laurence Bertrand Dorléac au poste de présidente de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, le 10 mai dernier, devrait être suivie au terme d’une procédure de nomination par une nouvelle direction de l’Institut d’Études Politiques.

Cette nouvelle gouvernance conduira un projet renouvelé pour Sciences Po, assumant pleinement sa responsabilité sociale et éthique d’Université de rang international de recherche en sciences humaines et sociales. 

Comment se préparer à la rentrée prochaine ?

Vous êtes admis à Sciences Po pour la rentrée 2021 ? Afin de vous préparer au mieux pour votre rentrée universitaire, il vous est fortement conseillé de commencer les éventuelles démarches administratives et recherches le plus tôt possible, notamment pour les demandes de visa et de titres de séjour.

Voici quelques éléments d’accompagnement dans la préparation de la rentrée :

Découvrez le message d'annonce de la rentrée 2021 de Bénédicte Durand, directrice par intérim de Sciences Po, aux étudiants et enseignants de l'établissement :

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Violences sexistes & sexuelles et déontologie : les groupes de travail remettent leurs rapports

Lire leurs conclusions
  • Entrée de Sciences Po ©Sciences PoEntrée de Sciences Po ©Sciences Po

Les deux groupes de travail consacrés respectivement à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et à la déontologie au sein de Sciences Po ont remis mardi 4 mai 2021 les conclusions de leurs travaux à l’administratrice provisoire Bénédicte Durand.

> Lire le rapport sur les violences sexistes et sexuelles (pdf, 10 Mo)

> Lire le rapport sur la déontologie (pdf, 1 Mo)

Depuis la mise en place de ces deux commissions le 17 février 2021, les présidentes, Danièle Hervieu Léger et Catherine de Salins, ainsi que les différents membres se sont mobilisés avec un engagement remarquable, et en toute indépendance, pour tirer les leçons de la crise traversée par Sciences Po ces derniers mois.

Dans leurs rapports respectifs, les commissions dressent un état des lieux détaillé des dispositifs de déontologie et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles au sein de l’établissement, et formulent des recommandations concrètes et ambitieuses afin de renforcer ces dispositifs.

Bénédicte Durand a adressé sa reconnaissance à chacune et chacun des membres des groupes qui se sont investis sans compter au service de Sciences Po, et annoncé un calendrier provisoire de mise en oeuvre de ces recommandations: 

La qualité des propositions qui m’ont été adressées me permet de confirmer l’engagement que j’ai pris devant vous de présenter le plus rapidement possible un plan de mise en œuvre. Nous proposerons une démarche et un calendrier d’application avant la fin de l’année universitaire. Nous souhaitons en effet, que dès la rentrée prochaine, le renforcement de notre dispositif d’écoute et de prise en charge des victimes et la refonte de la procédure disciplinaire puissent être engagés.

L’administratrice provisoire a également exprimé sa volonté d’engager une réflexion similaire sur le sujet de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme, et toute forme de discrimination dans l’établissement. “À l’instar des violences sexistes et sexuelles, la haine de l’autre, quelles qu’en soient les raisons, doit être prévenue, combattue, et sanctionnée sans relâche à Sciences Po.

Danièle Hervieu-Léger explique les conclusions du groupe de travail sur les violences sexistes et sexuelles :

Catherine de Salins explique les recommandations du groupe de travail sur la déontologie :

Consulter :

En savoir plus :

Violences sexistes et sexuelles : “Nous n’en resterons pas aux pétitions de principe”

Entretien avec Danièle Hervieu-Léger, Présidente du groupe de travail
  • Danièle Hervieu-Léger ©DRDanièle Hervieu-Léger ©DR

Le 17 février dernier, Bénédicte Durand, la directrice par intérim de Sciences Po, annonçait la création d’un groupe de travail sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l’institution. Constitué d’une vingtaine de personnes parmi lesquelles des représentants des communautés étudiante, académique et salariée, ce groupe rendra ses conclusions début mai, à l’issue de deux mois de travaux. Sa Présidente, la sociologue Danièle Hervieu-Léger, nous présente sa mission et ses objectifs. 

Quels sont les objectifs et le périmètre du groupe de travail que vous présidez sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ? 

Danièle Hervieu-Léger : Il s’agit d’un travail à double détente. En premier lieu, nous avons un objectif immédiat et concret : faire des propositions pour renforcer les moyens déjà engagés au sein de l’établissement en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Je parle à la fois des moyens et des procédures qui sont offerts aux victimes pour se reconstruire, et des actions de sensibilisation et de formation nécessaires pour créer au sein de l’établissement une culture de la dignité et du respect, propre à réduire l’occurrence de ces violences. J’entends ce terme de violences sous toutes leurs formes : des atteintes qui font l’objet d’une qualification judiciaire aussi bien que des formes plus diffuses ou subreptices. Le groupe fera des propositions concrètes sur tout cela : nous n’en resterons pas aux pétitions de principe. Mais nous voulons aussi ouvrir une focale plus large : l’idée est d’entrer plus en profondeur dans l’analyse des contextes relationnels qui peuvent faire émerger des situations toxiques. 

Avez-vous des exemples de ces situations toxiques ? 

Danièle Hervieu-Léger : Nous allons travailler sur les situations de domination propices à susciter des rapports d’emprise. L’université peut en faire surgir sous différentes formes, qui peuvent concerner toutes les communautés. Il peut s’agir des situations de violences entre étudiants liées à des sociabilités à risque, aux pratiques festives qui participent de la vie étudiante. Cela peut aussi concerner les relations inégales et d’assujettissement qui peuvent se nouer entre une doctorante et son directeur, un chef de service et des personnels administratifs, etc. Nous n’excluons aucune situation. 

Comment allez-vous associer les différentes communautés et notamment la communauté étudiante, très mobilisée sur ces questions ? 

Danièle Hervieu-Léger : Nous sommes conscients de cette attente de la communauté étudiante : elle constitue une des parties prenantes du groupe de travail, où elle est représentée, dans ses différentes sensibilités, par ses élus syndicaux. Mais nous allons entendre également en audition toutes les associations qui se sont saisies de la question, à Paris et sur les campus. De façon générale, les auditions donneront la possibilité à toutes les communautés concernées de faire entendre leur voix, celle des étudiants, mais aussi celle des salariés, très demandeurs en matière de formation et sensibilisation. 

Allez-vous examiner les dispositifs mis en place dans d’autres universités à l’étranger notamment ? 

Danièle Hervieu-Léger : Le travail du groupe comporte une prise en compte des expériences et des bonnes pratiques mises en place dans d’autres établissements, en France et à l’international. La comparaison est un outil du travail que nous sommes en train de mener : c’est un chercheur, Maxime Forest qui présentera une étude sur les expériences étrangères en mesure de nous éclairer sur les manières de faire. D’autres auditions sont prévues sur ce sujet.

En tant que sociologue des religions et notamment du catholicisme, vous avez été amenée à travailler sur les problèmes de violences sexuelles dans l’Église : en quoi cette expérience et ces recherches vont-elles vous aider pour le pilotage de ces travaux ?

Danièle Hervieu-Léger : En effet, j’ai été confrontée dans mes terrains de recherche - dans le catholicisme mais pas seulement - aux questions de violences sexuelles et de pédocriminalité dans la sphère religieuse. J’en retiens un point fondamental, qui concerne toutes les institutions - séculières ou religieuses : les violences sexistes et sexuelles émergent toujours dans des situations de domination et d’emprise, qu’il faut mettre à plat pour rendre intelligible la logique des violences et pour prévenir celles-ci. 

Vous avez présidé l’École des hautes études en sciences sociales de 2004 à 2009. Avez-vous déjà été amenée à travailler sur ces questions qui traversent aujourd’hui l’ensemble du milieu de l’enseignement supérieur ? 

Danièle Hervieu-Léger : À l’époque, la question des violences sexistes et sexuelles était moins présente. La réflexion portait sur l’égalité femmes-hommes, et j’ai d’ailleurs initié à l’EHESS une mission de travail pour repérer les biais sexistes touchant aux recrutements et aux promotions des enseignants-chercheurs. L’EHESS et Sciences Po sont deux institutions bien différentes, mais toutes deux produisent des connaissances en sciences sociales. Elles ont pour mission de développer des savoirs critiques, capables de contribuer - sur leur mode propre - à la transformation de notre monde commun. Il existe des attentes collectives sur certains sujets et les sciences sociales doivent fournir des outils de compréhension face à ces attentes. La question des rapports de genre est une des ces questions cruciales. Elle interroge très précisément les différentes configurations de la domination, à la fois hiérarchique, physique et symbolique, qui ordonnent les rapports entre les sexes.

Le rôle d'une université est-il d'accompagner cette transformation de la société ?

Danièle Hervieu-Léger : Oui, c’est parfaitement le rôle d’une université de sciences sociales : elle doit contribuer à forger les outils critiques permettant de faire avancer la compréhension collective et le changement de ces situations. Par ailleurs, toute institution de formation a aujourd’hui une mission cruciale, qui est de former de nouvelles générations à une autre culture que celle de la banalisation et de l’enfermement dans le silence des violences sexistes et sexuelles. Si j’ai accepté de sortir de ma réserve - et de ma retraite - pour présider ce groupe, c’est parce que l’enjeu est très important pour une institution comme Sciences Po, mais aussi pour la société.

Propos recueillis par l'équipe éditoriale de Sciences Po

À propos de Danièle Hervieu-Léger

Sociologue, Danièle Hervieu-Léger est diplômée de Sciences Po et de la Faculté de droit (Paris-Assas), docteure en sociologie (EHESS) et en lettres et sciences humaines (Université Paris-Descartes). Elle a commencé sa carrière au Groupe de Sociologie des religions du CNRS, comme chargée, puis directrice de recherche, de 1974 à 1992. Professeure (Directrice d'études) émérite de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) elle en a dirigé le Centre d'études interdisciplinaires des faits religieux de 1993 à 2004, avant d’en assurer la Présidence de 2004 à 2009.

Spécialiste de sociologie des religions, Danièle Hervieu-Léger a consacré l'essentiel de ses recherches à la description sociologique et à l'interprétation théorique de la modernité religieuse dans le christianisme. Parmi ses ouvrages : Le temps des moines ; clôture et hospitalité (PUF, 2017) - Le pèlerin et le converti : la religion en mouvement (Flammarion, 2001).

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Brexit : ce qui change à partir du 1er janvier 2021

  • Brexit : ce qui change à partir du 1er janvier 2021 ©Rawpixel.com/ShutterstockBrexit : ce qui change à partir du 1er janvier 2021 ©Rawpixel.com/Shutterstock

La sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne entraîne de nombreuses modifications. Découvrez ci-dessous les changenements.

Cette page sera mise à jour régulièrement.

Dernière mise à jour : 07/07/2021

Bourses

Droits de scolarité

Demande de visa / renouvellement du titre de séjour

Couverture sécurité sociale

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Ressources utiles pour apprendre à distance

La boîte à outils pour vous aider dans vos apprentissages en ligne
  • © AHGraphic / Shutterstock© AHGraphic / Shutterstock

Afin de vous aider à vous préparer pour suivre vos cours en ligne, nous mettons à votre disposition ci-dessous un document qui vous guidera dans vos premiers pas vers un enseignement à distance.

Vous trouverez également ci-dessous des tutoriels pour vous faciliter votre appropriation de l’outil de web-conférence Zoom que vous utiliserez dans vos classes virtuelles et pour du travail de groupe.

Vous pourrez également utiliser ce service pour contacter vos familles et ainsi garder un lien social avec vos proches, vos amis, etc.

À noter : consultez les informations légales et le paramétrage des cookies de l’outil de visioconférence Zoom à Sciences Po

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Whaller : le nouvel atout de notre campus numérique

Sciences Po s’associe au réseau social whaller pour enrichir l’offre du campus numérique
  • Créez vos sphères sur Whaller ! ©Sandrine Gaudin / Sciences PoCréez vos sphères sur Whaller ! ©Sandrine Gaudin / Sciences Po

Whaller qu’est-ce que c’est ?

Whaller est un réseau social étanche et respectueux des données personnelles. Il a été créé en France en février 2014 par l’entrepreneur Thomas Fauré.

Étanche ?

Whaller propose de créer nos propres réseaux appelées “sphères” et de les organiser en cohérence avec « la vraie vie » : entre étudiants du même cursus ou suivant le même cours, même promo, membres d'association, etc. Ces différentes sphères ne communiquent pas entre elles, elles sont étanches et sécurisées. Par exemple, avec Whaller, les élèves peuvent facilement interagir avec leurs enseignants ou les autres élèves de leurs cours.

Respectueux des données ?

Un réseau social respectueux de la vie privée. C’est le concept de Whaller. Les réseaux sociaux ont conquis notre quotidien, nos ersatz virtuels sèment joyeusement nos données personnelles.

Sur Whaller : zéro exploitation de données, zéro publicité, zéro espace public, il n’y a pas de flux. Whaler a un principe : celui de la “neutralité algorithmique”. Autrement dit, ne pas influencer les résultats, en fonction des données de l’utilisateur. Ce procédé évite les phénomènes de buzz, d’autant que les réseaux sont par nature fermés.

Créez vos sphères dès maintenant sur Whaller !

Plus d'informations sur whaller et sa prise en main, voir les tutoriels :

Rentrée 2020 : Découvrez le programme des leçons inaugurales

Les lives des rentrées
  • Rentrée sur le campus de Reims 2020 © Thomas Arrivé /Sciences PoRentrée sur le campus de Reims 2020 © Thomas Arrivé /Sciences Po

Bienvenue à toutes et à tous, chères et chers étudiants de Sciences Po ! Dans un contexte sanitaire aussi étrange qu’inédit, notre programme de leçons inaugurales en cette rentrée 2020 - pour la majorité accessibles au grand public - tient toutes ses promesses pour ouvrir la voie à une nouvelle année universitaire riche et épanouissante. 

Comme le veut la tradition, les leçons inaugurales sont l’occasion de mettre en lumière les valeurs et ambitions du projet pédagogique de Sciences Po. Cette année encore, nous aurons l’honneur de recevoir des invités prestigieux, tels que : Esther Duflo, professeure au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et lauréate du Prix Nobel d’économie ; Jason Furman, professeur d’économie politique à la John F. Kennedy School of Government, chercheur au Peterson Institute for International Economics et ancien président du Council of Economic Advisers sous la présidence Obama ; Fatou Bensouda, procureure générale de la Cour pénale internationale ; André Potocki, juge à la Cour européenne des droits de l’homme ; Karima Delli, députée européenne et Sverker Sörlin, historien suédois spécialiste en histoire environnementale ou encore Léonore de Roquefeuil, présidente de Voxe ; et enfin notre président le professeur Olivier Duhamel.

Plusieurs leçons inaugurales sont ouvertes au public en livestream. (Les étudiants de Sciences Po pourront se connecter et poser leurs questions via le lien de connexion transmis par leurs Écoles respectives). À suivre également sur les réseaux sociaux avec #RentréeScPo.

Demandez le programme : 

9 septembre

  • 15h30 : Leçon inaugurale du Collège universitaire par Olivier Duhamel, président de la Fondation nationale des sciences politiques sur le thème “Être dans le monde, être à Sciences Po”, avec Frédéric Mion, directeur de Sciences Po et Stéphanie Balme, doyenne du Collège universitaire.

10 septembre

  • 15h30 : Leçon inaugurale de l'École des affaires internationales sur le thème "Multilateralism Under Duress: The case for international criminal justice and the international rule of law"avec Fatou Bensouda, procureure générale de la Cour pénale internationale. Leçon inaugurale réservée aux étudiants de PSIA.
  • 17h : Leçon inaugurale de l'École urbaine sur le thème "Villes, crise climatique et transition écologique" avec Karima Delli, députée européenne et Sverker Sörlin, historien suédois, professeur d’histoire environnementale. À suivre en direct ici.

11 septembre 

  • 14h : Leçon inaugurale de l'École du management et de l’innovation sur le thème "The post-crisis world beyond public policy: stakes and prospects" avec Jason Furman, économiste américain, professeur d’économie politique à la Harvard University's John F. Kennedy School of Government, membre émérite du Peterson Institute for International Economics. À suivre en direct ici.
  • 15h30 : Leçon inaugurale de l'École d’affaires publiques avec Esther Duflo, économiste, professeure au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et lauréate du Prix Nobel d’économie 2019, sur le thème “Good Economics for Harder Times”. À suivre en direct ici.
  • 17h : Leçon inaugurale de l'École de droit sur le thème “Le juge et la démocratie”, avec André Potocki, juge à la Cour européenne des droits de l’homme. Leçon inaugurale réservée aux étudiants de l'École de droit.

18 septembre

  • 11h15 : Leçon inaugurale de l'École de journalisme avec Léonore de Roquefeuil, présidente de Voxe. À suivre en direct ici.

En savoir plus

Leçons d’un semestre pas comme les autre

Découvrir le bilan des cours en ligne
  • Doctorante à la bibliothèque lors du déconfinement @Caroline MaufroidDoctorante à la bibliothèque lors du déconfinement @Caroline Maufroid

Les étudiants de l’année 2019/2020 viennent de clôturer une année académique à nulle autre pareille. Quel bilan tirer de cette expérience ? Comment s’est déroulée cette bascule en urgence pour les étudiants et les enseignants ? Le bilan que nous publions aujourd’hui montre un pari plutôt réussi pour la grande majorité d’entre eux. Et permet de tirer d’utiles leçons pour le semestre à venir. 

Le 16 mars, avec le début du confinement, Sciences Po fermait ses portes aux enseignants et aux étudiants, pour la première fois de son histoire. Le 23 mars, le semestre reprenait son cours intégralement à distance pour cinq semaines tout aussi historiques, clôturées par une session d’examens en ligne et un Grand oral devenu Grand écrit. Entre les deux se sont déroulés près de 70 000 cours et réunions en ligne, soit plus de 571 000 heures d’échanges et près de 7000 copies “rendues” dans l’espace numérique, qui a remplacé la table d’examen. 

Quel bilan tirer de cette expérience inédite ? L’enquête menée fin avril par l’Institut des compétences et de l’innovation* montre que le dispositif mis en place a donné satisfaction, avec 9 enseignants sur 10 et 3 étudiants sur 4 qui se disent entre “plutôt satisfaits” et “très satisfaits” de l’alternative proposée. 

Un espace d’innovation pour les enseignants 

Les enseignants se déclarent dans leur grande majorité plutôt satisfaits de l’attention, de l’assiduité et des interactions avec les étudiants. Ils ont largement adapté leurs enseignements, tant sur le contenu - syllabus et modalités d’évaluation - que sur les pratiques pédagogiques, avec des sessions plus courtes, des consignes plus détaillées et des ressources alternatives. Au-delà de l’outil Zoom, mis à disposition de tous, les enseignants ont énormément utilisé… l’email, mais aussi les dossiers partagés en ligne, ainsi que la plateforme Moodle. “Les enseignants ne se sont pas contentés du cours magistral : ils ont profité de cette phase pour tester différentes innovations”, observe Jean-Pierre Berthet. 

Côté étudiants, ils sont 86 % à avoir passé 4 h par jour ou moins à suivre des cours en ligne, et les ¾ d’entre eux se déclarent plutôt satisfaits à très satisfaits de l’expérience. Un dispositif bien accueilli, qui n’empêche pas les étudiants de témoigner de certaines difficultés d’apprentissage, en tête desquelles on retrouve les problèmes d’attention et de motivation. Les répondants sont également nombreux à avoir dû faire face à des difficultés d’organisation ou à un environnement peu propice au travail. 

“La solution n’est pas dans le 100% online”

“L’analyse de ces réussites et de ces difficultés constitue un levier très important pour construire notre prochain semestre, qui fonctionnera sur un modèle tout à fait différent, celui du double campus, explique Jean-Pierre Berthet. On va passer d’une mise en ligne massive d’urgence à un modèle hybride, plus nuancé. La solution n’est pas le 100% en ligne : nous allons trouver un équilibre pour associer le meilleur des deux, penser à la fois aux étudiants présents et à ceux qui seront éloignés, dans d’autres pays et d’autres fuseaux horaires. Nous veillerons à produire des formats plus variés, plus courts, à renforcer l’accompagnement des étudiants à distance.” 

Dernière leçon du semestre qui s’achève, l’utilisation massive de l’outil Zoom pour la sociabilité en ligne : si près de 80 % des étudiants l’ont utilisé pour travailler en groupe, ils ont été 6 sur 10 à s’en servir pour échanger avec d’autres étudiants, et 4/10 avec la famille et leurs amis. “Nous avons voulu équiper les étudiants avec une licence Zoom, précise Jean-Pierre Berthet, également parce que la vie sociale et affective représente, dans ce genre de période en particulier, un facteur de réussite essentiel .”

L’équipe éditoriale de Sciences Po

CHIFFRES-CLÉS

  • 67 700 cours et réunions sur Zoom
  • 556 000 participants
  • Durée cumulée de 571 448 heures
  • 72 % des cours ont réuni entre 2 et 10 personnes, 14 % de 11 à 50 et 3 % plus de 50
  • 217 nouveaux cours ouverts sur Moodle, soit une augmentation de 20 %
  • 69 espaces d’examens en ligne et 6659 copies rendues

* 671 enseignants et 2000 étudiants ont répondu à l’enquête menée par l’Institut des compétences et de l’Innovation entre le 29 mai et le 5 avril 2020.

À lire > "À la rentrée, Sciences Po s'enrichit d'un nouveau campus en ligne : mode d'emploi du semestre d'automne"

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À la rentrée, Sciences Po s’enrichit d’un nouveau campus en ligne

Mode d’emploi du semestre d’automne
  • ©Sciences Po©Sciences Po

Après un semestre en ligne au bilan plutôt satisfaisant malgré le contexte d’urgence, la rentrée de septembre 2020 permettra à tous les étudiants de démarrer leur année à Sciences Po en toute sérénité et sécurité. Ils fréquenteront à la fois les campus physiques et le nouveau campus numérique pour des cours au format largement réinventé. 

Après la “pédagogie de crise”, une nouvelle offre académique 

Le semestre de printemps 2020 restera dans les mémoires comme un saut sans filet dans l’inconnu : du jour au lendemain ou presque, Sciences Po a déployé cinq semaines de cours et d’examens intégralement en ligne. Si des initiatives existaient, si un Institut des compétences et de l’innovation avait vu le jour en janvier 2020, il faut le reconnaître : comme partout dans l’enseignement supérieur, la crise du Covid-19 a fait passer notre modèle pédagogique dans une autre dimension. > Lire l’entretien de Bénédicte Durand : “Comment Sciences Po est passé en ligne”

Ce semestre apporte d’importantes leçons. Positives : la plupart des étudiants et des enseignants sont, dans l’ensemble, satisfaits de l’expérience proposée. Négatives aussi : les problèmes de connexion et de démotivation, parfois aussi d’isolement et de désocialisation, ont pesé sur le quotidien de certains étudiants ou enseignants. Le bilan pour Sciences Po est clair : ni le 100% digital, ni le 100 % présentiel ne sont la solution.  > Lire l’article “Leçons d’un semestre pas comme les autres” 

Pour ce premier semestre de l’année 2020/21, Sciences Po va ainsi proposer une expérience démultipliée et inédite, avec 100 % des cours en ligne et, parallèlement, 100 % de l’expérience étudiante vécue sur les campus

En ligne, des cours qui misent sur l’interaction

L’année universitaire qui démarre en septembre va ainsi se voir enrichir d’une nouvelle dimension : le campus en ligne. Cette extension de notre offre en numérique ne connaîtra pas de retour en arrière. Seul le volume de cours en présentiel sera amené à augmenter progressivement, dès que les conditions sanitaires le permettront. 

“Le nouveau campus que nous ouvrons en ligne à la rentrée vient doubler notre campus physique, le renforcer, le démultiplier. Mais il ne s’agit pas de répliquer “en miroir” les maquettes pédagogiques habituelles”, précise Bénédicte Durand, Directrice de la formation initiale. Pour pallier les inconvénients observés lors du semestre de printemps 2020, ces maquettes seront en partie allégées. Les enseignants sont invités à repenser le scénario des cours en les adaptant à un modèle d’enseignement en ligne, selon certaines bonnes pratiques expérimentées lors du semestre à distance : proposer différentes séquences d’enseignement sur un même créneau de cours, articuler étude des notions à acquérir en amont du cours avec une forte interaction lors de la session connectée... Ces pratiques font l’objet de guides précis déjà diffusés à tous les enseignants.“Ce modèle pourra inspirer des évolutions dans les cours “traditionnels”, magistraux ou conférences de méthode”, ajoute Bénédicte Durand. 

Sciences Po rend possible le déploiement de cette nouvelle offre en consacrant des moyens supplémentaires au recrutement de teaching assistants et de vacataires étudiants pour les cours et l’accompagnement de leurs camarades. L’Institut des compétences et de l’innovation poursuit son activité d’accompagnement des enseignants pour leur présenter différentes méthodes pédagogiques, les formats qui permettent une animation renforcée des cours ainsi que la formation aux outils numériques. 

Sur place, 100 % des campus ouverts

“Nos sept campus en France seront tous ouverts à partir de la prochaine rentrée universitaire”, rappelle Bénédicte Durand. Les étudiants y suivront des cours, des travaux de groupes, effectueront des études de cas, des projets collectifs, associatifs, artistiques, sociaux, dans le respect des effectifs autorisés. Plus largement, l’accès au campus sera possible pour les étudiants qui souhaitent venir y travailler, en cas notamment de difficultés de connexion. Une enquête, lancée début juillet, permettra de connaître leurs intentions de présence.

“Une attention particulière sera accordée aux “primo-arrivants”, à savoir les étudiants de première année du Collège universitaire qui découvriront à la fois Sciences Po et le monde de l’enseignement supérieur à la rentrée et pour lesquels nous nous assurerons d’un accès le plus large possible aux cours et activités en présentiel”, précise Myriam Dubois-Monkachi, la Directrice de la scolarité et de la réussite étudiante.  

Ces campus seront également connectés au nouveau campus numérique, grâce à de nouveaux équipements qui permettent la captation et la retransmission du cours. Il est prévu d’équiper une quarantaine de salles sur le campus parisien, et plus de 70 salles sur les campus en région, pour permettre cet enseignement hybride. 

En cours et au-delà : une expérience étudiante inédite

L’accueil et l’intégration d’une nouvelle promotion, issue de 150 nationalités, représente un défi lors de chaque nouvelle année universitaire à Sciences Po. Celui posé par la rentrée 2020 l’est plus que jamais. Le programme de rentrées solennelles, diffusé en direct et en ligne jouera un rôle particulièrement important à ce titre. Pour pallier la distance, ambassadeurs étudiants, BDE et associations se mobiliseront en ligne, notamment via un nouveau réseau social interne - Whaller -  qui sera déployé à cette occasion, ainsi que l’application SciencesPo déployée depuis début 2020. 

L’offre d’activité intellectuelles et sportives se maintiendra en présentiel selon les conditions en vigueur, doublée d’une offre spécifique et gratuite en ligne. Les possibilités d’engagement seront démultipliées grâce à une offre spécifique de missions bénévoles, proposée en partenariat avec la Réserve civique et la plateforme Benenova. 

Enfin, pour tous ceux qui découvrent Sciences Po pour la première fois sera ouvert un service de guichet unique en ligne. L’accompagnement social et administratif se poursuivra via des rendez-vous en ligne tout au long du semestre, comme cela a été le cas lors du semestre de printemps. L’offre de consultations médicales sera accessible à distance et en présentiel si les conditions le permettent, de même que les ateliers bien-être, largement suivis au printemps et maintenus via Zoom. 

Calendrier, absences, examens, 3A : mode d’emploi de la scolarité

Ce dispositif concerne pour l’heure le premier semestre (automne 2020) : en fonction des évolutions de la situation, un nouveau cadre pourra être proposé pour le semestre de printemps 2021 : 

  • Rentrée : elle est décalée au 14 septembre. Le semestre se terminera le 18 décembre, sans changement. 
  • Obligation d’assiduité : elle est maintenue et sera contrôlée, mais les absences en cours ne seront pas sanctionnées. Les enseignants s’assureront de la participation d’ensemble.
  • Les évaluations se dérouleront, pour les semestre d’automne, essentiellement en ligne, Les modalités seront annoncées pour chaque cours, dès le début du semestre.
  • Les étudiants de troisième année du Collège universitaire qui ne rejoindront pas leur université d’échange au prochain semestre suivront une maquette  de cours inédite, spécialement conçue pour eux. Ils se verront également proposer de nouvelles possibilités dont, par exemple, un stage d’initiation à la recherche ou Parcours civique libre optionnel. 

L’équipe éditoriale de Sciences Po

Les services aux étudiants : accompagner tous les talents vers la réussite

Entretien avec Francesca Cabiddu, Directrice de l’accueil et de l’accompagnement.
  • Students at the Paris "Meet the Services" Event © Marta Nascimento / Sciences PoStudents at the Paris "Meet the Services" Event © Marta Nascimento / Sciences Po

La réussite ne se joue pas qu’en amphi ! Du titre de séjour au logement, en passant par la santé et l’égalité, les équipes de Sciences Po accompagnent les étudiants pour qu’ils puissent non seulement étudier en toute sérénité mais aussi profiter au maximum de ce moment unique de leur vie. Des services personnalisés, présents à chaque étape du parcours, et capables de s’adapter à l’immense diversité des situations. Entretien avec Francesca Cabiddu, Directrice de l’accueil et de l’accompagnement. 

Francesca Cabiddu

Comment le Service d’accueil de Sciences Po accompagne-t-il les étudiants ?

Francesca Cabiddu : Nos campus offrent une expérience de formation exceptionnelle et un environnement stimulant et également un large éventail de ressources et services qui ont pour objectif d’assurer une qualité de vie et de contribuer pleinement à la réussite et à l’épanouissement de chacun tout au long du parcours d’études. Aide au logement ou à l’installation, demande de titre de séjour, gestion du budget, santé et mieux être, aménagements pour les situations de handicap, quel que soit le besoin, les équipes assurent un accompagnement attentif aux situations personnelles et adapté aux besoins de chacun.

Par exemple, l’aide au logement ce sont des centaines d’offres de logements individuels ou en colocation mises à la disposition des étudiants chaque année, des partenariats avec des organismes publiques et privés afin d’obtenir des logements à des tarifs préférentiels, et des mise en relations privilégiés avec les bailleurs localement sur chaque campus.
L’action des services s’appuie sur des valeurs fondamentales de proximité, de respect et ouverture ainsi que de responsabilisation et autonomie, en étroite collaboration avec l’ensemble des Écoles et campus qui se trouvent au plus près des étudiants.

Comment favorisez-vous les rencontres entre le service d’accueil et les étudiants de Sciences Po ?

Dès l’admission, les services aux étudiants sont l’interlocuteur privilégié pour les premiers pas à Sciences Po : guide étudiant, événements de rentrée, tout est mis en œuvre pour que les étudiants puissent identifier leurs futurs interlocuteurs. En particulier, afin de faciliter l’intégration des nouveaux entrants et leur permettre d’accomplir de nombreuses démarches, Sciences Po organise durant la période de pré-rentrée, l’évènement “Meet the services” qui réunit une grande partie des services de Sciences Po et ses partenaires.

Cette mobilisation collective des services se trouve notablement renforcée par la présence d’étudiants contribuant à l’accueil de leurs pairs. Les ambassadeurs, plusieurs par campus, assurent une réponse aux questions et sont le relai efficace des services sur le terrain.

Au-delà des évènements d’accueil et d’intégration, l’accompagnement que nous proposons s’appuie sur une véritable logique de guichet unique. Il s’agit de de permettre aux étudiants de trouver en un seul et unique endroit, physique et virtuel, les conseils, les informations est l’accompagnement nécessaires pour toutes les démarches extracurriculaires.

Y-a-t-il des dispositifs pour les étudiants les plus dans le besoin?

Dans le cadre de l’engagement pionnier de Sciences Po pour l’égalité des chances depuis plus de 15 ans, l’établissement mène notamment des actions en faveur de l’inclusion des étudiants en situation de handicap : plus de 300 étudient aujourd’hui à Sciences Po ; et en faveur de l’accueil des étudiants réfugiés avec un certificat professionnel et le programme linguistique Tremplin, proposés à 80 jeunes chaque année.

Des services dédiés sont prévus pour les étudiants internationaux qui sont, par exemple, accompagnés dans le cadre de leurs démarches d’obtention et ou de renouvellement d’un titre de séjour. Cela concerne plusieurs centaines d’étudiants que nous accompagnons individuellement chaque année, Sciences comptant 49% d’étudiants internationaux.

Pour faire face au contexte actuel, quels dispositifs sanitaires avez-vous mis en place ?

Comme les autres directions de Sciences Po, la Direction de l’Accueil et Accompagnement, s’est fortement mobilisée depuis le début de la crise pour assurer la continuité de tous ses services. Il a été primordial d’assurer une plus grande personnalisation du soutien notamment pour ceux qui se sont trouvés en situation d’isolement et de répondre à toutes les questions.

En particulier, l’ensemble du dispositif d’accompagnement sanitaire a été maintenu et renforcé, les équipes médicales ayant été particulièrement attentives à toutes les remontées du terrain et ont pris le relai pour les étudiants ayant besoin d’un soutien psychologique notamment en raison du confinement. Nous avons aussi fait le choix de maintenir nos Ateliers bien être, ceux-ci ont eu lieu via notre plateforme ZOOM.  Des capsules avec des activités pour se ressourcer ont été proposées sur les pages web consacrées à la vie étudiante pendant le confinement.

Quelles nouvelles solutions d’accompagnement vont être déployées pour la rentrée 2020 ?

Les équipes du guichet unique étudiant poursuivront leur mission d’accompagnement dans tous les domaines, en présentiel ou en ligne selon les conditions sanitaires : accompagnement santé, aides financières, prise en charge des besoins spécifiques des étudiants en situation de handicap, soutien aux démarches administratives liées au renouvellement ou à la prolongation d’un titre de séjour, etc.

L’accompagnement social et administratif pourra se faire à distance via Zoom ou Google Meet avec un système de rendez-vous, comme cela a déjà été le cas au cours du semestre de printemps 2020. Des rencontres individuelles seront possibles pour des échanges informels en présentiel, sur rendez-vous pour l’instant, conformément à l’évolution des recommandations gouvernementales.

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Chaire d'écrivain : “Offrir aux étudiants un espace de liberté”

Retour sur un an et demi d'aventures littéraires
  • Un étudiant lit un texte lors de l'arrivée de Marie Darrieussecq ©Thomas ArrivéUn étudiant lit un texte lors de l'arrivée de Marie Darrieussecq ©Thomas Arrivé

Après Kamel Daoud, Marie Darrieussecq et Patrick Chamoiseau, Maylis de Kerangal rejoindra Sciences Po en septembre 2020 comme titulaire de la Chaire d’écrivain invité. L’occasion de revenir sur un an et demi d’aventures littéraires avec Delphine Grouès, Directrice de l'Institut des Compétences et de l'Innovation. 

Sciences Po est une université de sciences humaines et sociales qui fait la part belle, dans son cursus, aux humanités. De quelle façon cet engagement a-t-il donné naissance à un Centre d’écriture et de rhétorique et, en son sein, à une Chaire d’écrivain en résidence ?

Delphine Grouès : L’identité de Sciences Po est fortement ancrée dans les champs oratoires et rhétoriques depuis sa création. Les alumni Marcel Proust, Julien Gracq ou Leïla Slimani, pour citer un nom contemporain, rappellent que Sciences Po a toujours permis la formation d’écrivains talentueux. La propagation des fake news, l’appauvrissement de l’expression à l’heure des réseaux sociaux et l’injonction à l’immédiateté nous ont incité à multiplier les enseignements soutenant le développement d’une réflexion critique et originale. C’est ainsi qu’est né le Centre d’écriture et rhétorique à l’automne 2018. 

Dès le début, nous avons conçu ce projet autour de trois axes : le développement de l’argumentation, le renforcement de l’art oratoire, et l’écriture de création. Pourquoi ce troisième pilier ? Il s’agissait d’offrir aux étudiants un espace de liberté, d’imaginaire, un rapport différent au réel. Et pour ce faire, nous avons décidé d’inviter des auteurs, dont le rôle n’est pas tant d’enseigner la littérature que d’accompagner les étudiants dans leur parcours créatif. 

C’est ainsi qu’est née la Chaire d’écrivain en résidence. Elle permet chaque année à deux écrivains de venir partager leur approche, leur vision, leur expérience, complétant ainsi l’offre du Centre d’écriture et de rhétorique. Mais au-delà de le Chaire et de la venue des titulaires, le Centre est aussi un lieu d’accueil et de rencontre pour des écrivains du monde entier, qui interviennent lors de conférences ou de masterclass : Roberto Saviano, Ece Temelkuran, Jonathan Coe, Souleymane Bachir Diagne, Rémi Brague, Nicolas Mathieu, Christophe Ono-dit-Biot, Adel Abdessemed, Pierre Assouline, Ken Follett, Kate Mosse, Jojo Moyes, Lee Child… 

 

Comment les titulaires de la Chaire d’écrivain en résidence sont-ils choisis ? Que font-ils une fois à Sciences Po ? 

Delphine Grouès : Les titulaires sont choisis par un comité de sélection composé de Pierre Assouline, Aurélie Filippetti, Leïla Slimani, Frédéric Mion (Directeur de Sciences Po), Bénédicte Durand (Directrice de la formation) et moi-même. Nous avons d’abord un objectif de parité, puisque nous choisissons une femme et un homme par an ; et un objectif de diversité, puisque nous invitons des écrivains qui diffèrent dans leur approche de l’écriture, dans les thèmes qu’ils abordent, et dans leur méthode de travail. 

Par exemple, Kamel Daoud, premier titulaire de la Chaire, écrivain de haut vol, se singularise par son expérience de chroniqueur, qui a formé sa plume incisive et son rapport puissant au politique ; Marie Darrieussecq, par la diversité de ses écrits, sa formation en psychanalyse et son expérience de la traduction, qui ont forgé son approche ludique de la langue ; Patrick Chamoiseau, par son esprit créole et son rapport à l’imaginaire, à la poétisation de la réalité ; et Maylis de Kerangal, qui nous rejoindra en septembre, par la place qu’occupe la recherche (littéraire, musicale, scientifique) dans son processus d’écriture. Évidemment, il ne s’agit là que d’exemples brossés à grands traits : ces écrivains ont d’abord été choisis pour la richesse et la complexité de leur œuvre, qu’on ne peut résumer en quelques mots...

Une fois à Sciences Po, les écrivains sont impliqués dans différentes activités. Tout d'abord l’exposé inaugural, au cours duquel le titulaire sortant accueille le titulaire entrant ; il s’agit d’un passage de relais qui place le début du semestre sous le sceau de la créativité, pour tout l’établissement... Chaque titulaire donne ensuite deux cours d’écriture créative à des groupes de 20 étudiants, ouverts à tous, quelle que soit leur année ou leur programme d'étude. Les titulaires participent enfin à un cycle de master class sur les sept campus de Sciences Po.

Sciences Po accueillera l’écrivaine Maylis de Kerangal pour le semestre d’automne. Qu’est-ce qui a guidé ce choix ?  

Delphine Grouès : Comme les précédents titulaires, Maylis était une évidence pour le comité de sélection. Son œuvre est riche, complexe, variée, et reconnue internationalement. Sa méthode force la curiosité : avant d’écrire un roman, elle effectue des recherches très poussées sur des thématiques qu’elle découvre - qu’il s’agisse de la transmission d’organes ou de la construction d’un pont. Puis elle poursuit ces recherches, en parallèle de l’écriture, dans un va-et-vient permanent entre le réel et sa transcription par la fiction. Elle s’inspire aussi d’autres formes artistiques, comme la peinture murale, pour nourrir son œuvre. Tout cela résonne fortement avec les objectifs du Centre d’écriture et de rhétorique : encourager les étudiants à faire des “détours” créatifs, et à privilégier le temps long, la concentration, le regard critique… Enfin, Maylis est une autrice qui sait et qui aime transmettre. Nous recherchons des “passeurs” : cela aussi fait partie des critères du comité de sélection !

L'équipe éditoriale de Sciences Po

Le centre d'écriture et de rhétorique et la chaire d'écrivain en résidence sont soutenus par FNAC Darty et la Fondation Simone et Cino Del Duca.

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Le campus de Nancy fête ses vingt ans !

Créé en 2000, ce campus se distingue par sa dimension européenne
  • Campus de Nancy © Martin Argyroglo / Sciences PoCampus de Nancy © Martin Argyroglo / Sciences Po

À la rentrée de l’année 2000, 42 étudiants rejoignaient le premier campus régional de Sciences Po, inauguré par Richard Descoings, et dont l’ouverture précéderait celle des sites de Reims, du Havre, de Poitiers, de Dijon et de Menton. Ce campus accueille aujourd’hui 300 étudiants (dont plus de la moitié sont internationaux) pour les deux premières années d’un bachelor avec une spécialisation géographique sur l’Europe et l’espace franco-allemand. En 20 ans, plus de 2000 étudiants sont passés par ce campus.

À la croisée de la France, de l'Allemagne et du Luxembourg, et à seulement 1h30 de Paris en train, Nancy est une ville universitaire (50 000 étudiants) ouverte sur l'Europe et l'international. Connue pour l’ensemble architectural de la Place Stanislas, classé au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco, et l'École de Nancy, fer de lance de l'Art nouveau en France, Nancy est une ville où l'on découvre et l'on vit la richesse du legs historique. Le campus est d’ailleurs situé dans un cadre prestigieux du XVIIIe siècle, l’Hôtel des Missions Royales. Les étudiants profitent par ailleurs d’une vie culturelle intense, animée par l'Opéra national de Lorraine, le Ballet national de Lorraine, le Centre dramatique national - Théâtre de la Manufacture, ou encore l'Autre Canal, nouvelle scène nancéienne des musiques actuelles. 

Une spécialisation européenne avec un focus sur les relations franco-allemandes

Dans le cadre de la formation pluridisciplinaire en sciences humaines et sociales commune à l’ensemble du Collège universitaire, les étudiants ont la possibilité d’approfondir les enjeux politiques, économiques et sociaux de l’Union européenne dans une perspective comparée entre la France et l’Allemagne. 

En suivant ce cursus francophone qui inclut certains enseignements en anglais et en allemand, les étudiants étudient les grandes questions européennes telles que la constitution d’un espace politique européen, du marché économique intégré ou de la monnaie unique, tout en approfondissant leurs connaissances sur l’espace franco-germanophone (notamment grâce au séminaire de la Chaire Alfred Grosser). Ils peuvent également choisir de suivre un double-diplôme avec University College London (UCL) ou Freie Universität Berlin. 

Les étudiants peuvent enfin apprendre les langues de la zone géographique telles que l’allemand, l’anglais, l’italien, mais aussi l’espagnol, le russe, le suédois.

Pour aller plus loin

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Une rentrée inédite et novatrice

Sciences Po met en place le modèle du "double campus"
  • Étudiante sur le campus de Reims © Paul Rentler / Sciences PoÉtudiante sur le campus de Reims © Paul Rentler / Sciences Po

Comment organiser la rentrée universitaire dans le contexte actuel ? Après un semestre à distance, Sciences Po continue de se mobiliser afin de garantir à tous ses étudiants une scolarité complète et exigeante, fidèle à sa vocation de former des esprits libres, engagés et critiques, structurés intellectuellement par la recherche, les expériences de terrain et les contacts avec les professionnels, et de leur donner les moyens d’agir plus que jamais dans un monde incertain.

Un dispositif inédit et novateur permettra d’ouvrir aux 14 000 étudiants de l’établissement l’ensemble des programmes de formation auxquels ils sont inscrits, le premier jour de rentrée ayant été fixé au 14 septembre 2020.

Dans le respect de toutes les règles de sécurité sanitaires, Sciences Po continuera de promouvoir l’excellence de ses formations et fondera cette rentrée inédite sur trois grands principes :

  • l’égalité d’accès pour tous les étudiants à leur programme, quelle que soit leur localisation ; 
  • l’hybridité des formes pédagogiques, qui associeront enseignements à distance et modules de formation dans les murs ; 
  • la réversibilité pour s’adapter à l’évolution de la situation sanitaire. 

Une rentrée inédite selon le modèle de “double campus”

Au cours du semestre d’automne 2020, tous les étudiants de Sciences Po auront accès à un double campus :

  • Un campus numérique, offrant l'ensemble des contenus pédagogiques, dispensés dans des formats variés, adaptés à chaque cours.
  • Un campus physique, dans chacune des sept villes où Sciences Po est présent, sera ouvert et fera la part belle à l’activité étudiante en petits groupes : classes inversées, ateliers, tutorats, projets collectifs, travaux de groupes, activités associatives encadrées, etc. Ce campus physique sera bien évidemment connecté afin de garantir la participation des étudiants qui ne pourront pas être présents dans les locaux. 

Ce double campus combinera les avantages des formes pédagogiques numérique et physique en les articulant étroitement. Il sera flexible pour offrir une expérience académique la plus complète et la plus féconde possible, y compris pour ceux qui seront éloignés géographiquement, quelle que soit la durée de cet éloignement. Il accordera une large part aux événements de tous ordres qui ponctuent la vie de l’établissement et assurera la continuité d’une riche vie étudiante pour toutes et tous. L'accent sera mis sur l'accompagnement personnalisé, pédagogique mais également technique, pour offrir à chacune et à chacun une connexion optimale au campus numérique.

Ce dispositif s'appuiera sur l'expérience, entamée dès fin février dernier et généralisée depuis le 23 mars, au cours de laquelle tous les enseignements de de Sciences Po ont été délivrés à distance, grâce à la mobilisation exceptionnelle des professeurs, des équipes pédagogiques, administratives et techniques, et à la solidarité dont a fait preuve la communauté étudiante. 

Les responsables du Collège Universitaire et de chacune des Écoles préciseront prochainement les maquettes et les modules pédagogiques qui seront proposés à la rentrée.

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COVID-19 : lettre à nos communautés

Dans le contexte de la crise sanitaire mondiale, Olivier Duhamel et Frédéric Mion s'adressent aux publics de Sciences Po
  • Le jardin de Sciences Po © Sandrine Gaudin / Sciences PoLe jardin de Sciences Po © Sandrine Gaudin / Sciences Po

Dans le contexte de la crise sanitaire qui bouleverse le monde entier, Frédéric Mion, Directeur de Sciences Po, et Olivier Duhamel, Président de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, ont adressé ce message aux communautés de Sciences Po le 16 mars 2020. 

Pour plus d'informations sur la situation à Sciences Po, les recommandations et les questions fréquentes, rendez-vous sur la page Informations COVID-19

Chères étudiantes, Chers étudiants,
Chères enseignantes, Chers enseignants,
Chères et Chers collègues,

Sciences Po, comme tout notre pays, est mobilisé depuis des semaines pour faire face à un phénomène exceptionnel, l’épidémie du coronavirus COVID-19.

Comme vous le savez, à la suite des annonces du président de la République, du Premier ministre, et conformément aux consignes que nous avons reçues de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, à compter de ce jour, l’ensemble des sites de Sciences Po, à Paris et en régions, sont fermés jusqu’à nouvel ordre.

En ces circonstances, tout à fait inédites et graves, vous savez que notre institution, dans toutes ses composantes, est entièrement mobilisée autour d’un objectif essentiel : assurer la continuité des activités pédagogiques, scientifiques et administratives de notre maison, tout en préservant la santé de toutes et de tous.

Vous avez déjà pu prendre connaissance des différentes dispositions que nous avons décidées et que toutes les équipes de Sciences Po continuent à imaginer et à mettre en œuvre, afin de garantir le bon accomplissement de nos tâches.

Nous tenons tout d’abord à remercier chacune et chacun d’entre vous pour la patience, la compréhension, l’esprit de responsabilité et de solidarité dont vous faites preuve depuis le début de la crise. Ces vertus seront sans doute, hélas, encore mises à contribution dans les jours et les semaines qui viennent. Nous ne doutons pas que vous saurez toujours les mobiliser.

Nous voulons aussi exprimer notre très vive gratitude et rendre hommage aux équipes de Sciences Po qui travaillent sans relâche, avec une énergie et un dévouement admirable, afin que notre établissement puisse continuer à remplir ses missions.

L’épreuve que nous traversons, qui dépasse très largement le cadre de notre établissement et de nos communautés, nous invite à faire preuve de sang-froid, d’adaptabilité, de sens de l’innovation, en sorte que la vie pédagogique, scientifique et intellectuelle de notre institution puisse se poursuivre sous des formes nouvelles. Elle requiert aussi que nous nous rassemblions autour de nos valeurs fondamentales, celles de l’université, c’est-à-dire, le savoir, la réflexion, l’argumentation, l’échange et le partage. 

Avec notre bien fidèle et cordial dévouement.

Olivier Duhamel                                       Frédéric Mion
Président de la FNSP                                Directeur de Sciences Po

Pour plus d'informations sur la situation à Sciences Po, les recommandations et les questions fréquentes, rendez-vous sur la page Informations COVID-19

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Que se passe-t-il à Sciences Po en dehors des cours ?

Le vrai du faux sur la vie associative, culturelle et sportive
  • Étudiants du Bureau des Élèves sur le campus de Nancy ©Martin ArgyrogloÉtudiants du Bureau des Élèves sur le campus de Nancy ©Martin Argyroglo

Plus de 230 projets associatifs, un millier d’activités et événements chaque année, des dizaines de cours de sport et d’art : à Sciences Po, la vie associative, culturelle et sportive rythme l’année et donne à tous les étudiants l’opportunité de libérer leur talent et d’étancher leur soif d’engagement. Mais au-delà des chiffres - et des clichés - quels sont les domaines d’action préférés de nos étudiants ? Petit tour d’horizon en forme de fact-checking, qui révèle une génération en phase avec son époque.

On peut prendre des cours d’aviron et de calligraphie - VRAI

Le saviez-vous ? L’Association sportive de Sciences Po existe depuis 1931 ! Le sport, comme les arts, font partie intégrante de la formation : ils peuvent même apporter des crédits ECTS aux étudiants. Aujourd’hui, ils ont le choix entre plus de 45 activités sportives - de l’équitation à l’aviron en passant par la zumba - et une vingtaine d’activités culturelles, du chant lyrique à la calligraphie.

Les principales associations sont liées à des partis politiques - FAUX

Au risque de surprendre, sur la centaine d’associations reconnues en 2019, les trois catégories les mieux représentées sont “Art et culture”, suivi par “International” puis seulement “Débat/Politique”. “Et encore, constate Andreas Roessner, le Directeur de la vie de campus et de l’engagement, au sein de cette catégorie, les émanations de partis politiques ne forment qu’une minorité, aux côtés des associations de débats et des think tanks. On a assisté au cours des dernières années à une sorte de “désinstitutionnalisation” de l’engagement politique”. Dans le palmarès des sujets favoris, la 4è et 5e place ex aequo revient aux domaines “Education” et “solidarité/engagement citoyen.”

Les étudiants privilégient l’engagement pour des causes ciblées - VRAI

“Le militantisme a changé de forme, résume Sébastien Thubert, chargé de la vie étudiante. De la même façon qu’ils vont signer des pétitions en ligne très ciblées, les étudiants de Sciences Po privilégient aujourd’hui les causes précises et concrètes, les actions avec un impact fort à court terme.” D’où le succès d’un nouvel “objet” associatif créé en 2017, les “initiatives étudiantes”, des projets à durée limitée qui visent une action précise. “À l’issue du projet, l’initiative peut se muer en association reconnue, plus pérenne, ou s’arrêter là”, explique Sébastien Thubert. Une souplesse plébiscitée par les étudiants qui ont lancé plus de 116 initiatives sur l’ensemble des campus en 2018/19.

Ce sont les étudiants qui votent pour valider la création d’une asso - FAUX

Depuis l’année 2016/2017, la qualité d’association reconnue est attribuée par le Conseil de la vie étudiante et de la formation, selon les conditions énoncées dans le Règlement de la vie étudiante, et notamment la déclaration en Préfecture. Les initiatives étudiantes, projets plus ponctuels, doivent pour être sélectionnées faire campagne en début de semestre et justifier du soutien des étudiants.

Les pétitions en ligne ont remplacé les tracts - VRAI

“Les formes d’action et de communication ont changé, explique Andreas Roessner. Les étudiants, comme tous ceux de leur génération, se mobilisent de plus en plus via les réseaux sociaux, et plus forcément avec des stands ou des tracts. Cela ne veut pas dire qu’ils s’impliquent moins : il est même probable que leur action au sein de Sciences Po ne soit qu’une partie de leurs engagements !”.

Les lieux investis par l’associatif changent aussi. D’abord, le foisonnement se déploie aujourd’hui sur sept campus. Et sur le campus parisien, de nouveaux espaces émergent : “Aujourd’hui, le site du 28 rue des Saints Pères, investi par le Café autogéré et solidaire de l’association PAVéS, avec l’AMAP qui propose ses légumes chaque semaine, est devenu un lieu central pour la sociabilité associative”, explique Sébastien Thubert. Quant aux activités, difficile de croire à l’accalmie : en 2018/2019, le campus parisien de Sciences Po a accueilli 11 semaines thématiques, et un millier d’activités et d’événements émanant des associations. Avec dans le top 5 des principales activités (en nombre) : culture, théâtre, art oratoire, diplomatie et...environnement.

Il n’y a pas de place pour de nouveaux projets associatifs - FAUX

Vous avez un projet associatif ? Aucun problème pour vous engager dans un projet collectif et vous réaliser dans la vie de campus. La qualité d'association reconnue est attribuée par le Conseil de la vie étudiante et de la formation, en lien avec la Direction de la vie étudiante et la direction des campus. La Direction de la vie de Campus vous accompagne pour créer votre association étudiante. Il faudra constituer une équipe, trouver des personnes qui partagent vos engagements, vos valeurs et vos passions, et apprendre à travailler avec elles. De quoi développer la prise de responsabilités, le travail en équipe, l’expression publique, la citoyenneté et l’humanisme : autant de qualités et d’aptitudes intellectuelles que la pratique associative développe, et que l’école encourage et soutient à travers la vie associative.

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Dernière mise à jour : février 2020

Ne jetez plus vos couverts, mangez-les !

Tiphaine Guérout (promo 2015), entrepreneure zéro déchet
  • Tiphaine Guérout, fondatrice de Koovee ©Tiphaine Guerout/KooveeTiphaine Guérout, fondatrice de Koovee ©Tiphaine Guerout/Koovee

Écologiste convaincue et diplômée de Sciences Po en 2015, Tiphaine Guerout a mis ambition entrepreneuriale au service de la cause environnementale. Elle a fondé Koovee, une start-up qui propose une alternative aux couverts jetables en plastique : des cuillères et fourchettes en biscuit, fabriqués en France, qui ont la particularité d’être suffisamment résistants pour que l’on puisse manger avec. Rencontre avec une jeune diplômée qui ambitionne d’inonder les marchés français et européens dans les prochaines années.

Une Alumna sachant coder

« J’ai eu l’idée de monter Youni, ma première start-up, en suivant le cours d’entrepreneuriat de Jacques-Henri Eyraud, à Sciences Po. Lors de mes études en Angleterre où j’avais étudié les sciences politiques et l’histoire pendant trois ans, j’ai trouvé dommage que nous soyons si peu nombreux à faire l’intégralité de nos études à l’étranger. J’ai alors créé un blog, qui est ensuite devenu une start-up à Sciences Po : Youni, une plateforme en ligne où les étudiants pouvaient partager leur expérience de l’étranger et expliquer les démarches de départ. Incubés à Sciences Po Entrepreneurs, nous voulions devenir le Trip Advisor des universités. Cependant, comme il est très difficile de monétiser un site web, au bout de deux ans, l’affaire s’est arrêtée là !

En sortant de Sciences Po, j’ai pris des cours de code. Avec Youni je m’étais rendu compte que, quand on ne sait pas coder alors que l’objet de sa boîte est un site web, il y a une réelle asymétrie de pouvoir. On n’a aucun contrôle et aucune vision. Puis, j’ai cherché un emploi. Comme il existe très peu de profils ayant fait Sciences Po et du code, j’ai trouvé facilement. Je suis entrée dans une start-up Edtech, 360Learning, où je suis restée trois ans. J’y ai découvert ce qu’est une entreprise qui grandit très vite : en trois ans, l’équipe est passée de 10 à 140 personnes. Je conseille cette expérience à tous les Sciences Po désireux de savoir ce qu’est une start-up : tu es là depuis un an et tu fais déjà partie des anciens, tu dois recruter des équipes, structurer le travail… Ça m’a beaucoup appris et je suis contente d’avoir fait ce choix. Après ces trois années très formatrices, je me suis relancée en solo avec Koovee. »

Idée simple, casse-tête technique

« En 2016, une loi interdisant les couverts en plastique est passée. L’idée de Koovee m’est venue de là. J’ai commencé par me renseigner sur la maturité du marché : je suis allée voir des grands groupes en leur présentant mon concept. Une idée, même bonne, ne marchera pas si le marché n’est pas prêt. Par exemple, il y a 10 ans, les couverts et sacs en plastique étaient un non-sujet. Voir que l’antiplastique devenait une des priorités des entreprises m’a confortée dans l’idée qu’il y avait une affaire à lancer.

J’ai consacré l’année 2018 à la R&D [Recherche et développement, NDLR]. Un budget de la Banque publique d’investissement (Bpifrance) m’a permis de faire travailler deux ingénieurs agronomes sur le produit. Cette étape était nécessaire car, pour faire des couverts comestibles, il faut qu’ils soient résistants : ils doivent tenir dans l’eau chaude, ne pas casser au transport… Si le couvert n’est pas solide, le projet n’a aucun intérêt car les clients ont besoin que leur fourchette et leur cuillère résistent tout au long du repas.

Le problème est que cette exigence est quasi inexistante dans le domaine de l’agroalimentaire. Quand on fait un biscuit, on attend juste qu’il soit bon et ne casse pas au transport, pas de pouvoir manger avec. Ça a été un vrai challenge technique : les ingénieurs agronomes m’ont aidée à élaborer la formulation, la composition et le procédé de fabrication, mais ils ne pouvaient rien faire quant à la résistance mécanique des couverts. Il a donc fallu que je trouve des compétences par moi-même, ailleurs que dans l’agroalimentaire, ce qui m’a pris beaucoup de temps et a été très compliqué. J’ai aussi dû trouver des fabricants de machines : mon projet étant industriel, je ne peux pas résoudre mes problèmes avec une imprimante 3D et des pièces en plastique. Il faut qu’elles soient robustes, avec un niveau de complexité supérieur.

Après une année de R&D, au cours de laquelle un grand nombre de prototypes a été conçu, j’ai enfin trouvé la bonne formule. En février 2019, nous avons procédé au lancement avec trois clients pilotes : un grand groupe du secteur ferroviaire, API Restauration et Chefing. Cette période de test étant concluante, nous avons ouvert à tout le monde en avril. Depuis, nous doublons le chiffre d’affaires chaque mois. »

The edible cutlery made by Koovee

Start-up : derrière le rêve, la dure réalité

« L’objectif d’une start-up est qu’elle n’en soit plus une. Si ça marche, l’entreprise devient une PME : là, on a un salaire, des horaires, des salariés... Mais les créateurs de start-up ayant réussi ont tous, au départ, passé plusieurs années dans leur cave à ne pas gagner d’argent. Pour moi, une start-up est une entreprise qui n’a pas encore trouvé son marché et qui propose un produit nouveau : on ne sait donc pas comment il va être reçu. C’est le cas avec les couverts comestibles : comme le concept est inédit, les clients ont beaucoup de questions. Il faut donc faire tout un travail d’évangélisation expliquant pourquoi c’est la meilleure solution, comment ça fonctionne, pourquoi c’est solide… Mon métier est d’expliquer tout ça. Plus que d’être commercial, ça implique d’avoir une vision et d’être très persuasif.

En ce qui concerne Koovee, il est important de souligner que l’année de R&D a été une période très longue, décourageante et surtout solitaire. On présente souvent l’entrepreneuriat comme quelque chose de sexy : moi, pendant un an, je n’avais pas d’argent, je ne savais pas si ça allait marcher et j’étais toute seule. Je ne parlais qu’avec des industriels qui négociaient les prix au maximum et ne faisaient pas forcément un travail de qualité. Aujourd’hui, le projet a l’air sympa et amusant – il l’est – mais la période de R&D n’a été ni sympa ni amusante.

Être une femme jeune et entrepreneure n’est pas non plus un avantage dans un projet aussi technique. Par le passé, le fait que je n’y connaisse rien et que je sois une femme a probablement encouragé mes prestataires à se montrer moins sérieux. De la même façon, on me demande souvent mon âge en rendez-vous commercial. C’est surprenant quand on est en pleine négociation et qu’on vient présenter son produit de devoir aborder ces sujets-là. Mes interlocuteurs ne se rendent probablement pas compte de ce que cette question reflète. On rigole aussi plus facilement d’une femme qui a beaucoup d’ambition et qui veut monter une grosse boîte. Mais ça ne m’empêche pas d’avancer. »

Écologie et gros appétit

« J’ai à cœur de dédier ma vie professionnelle à l’écologie. Cela se reflète dans mon quotidien : je suis végétarienne, je ne me déplace qu’à vélo, j’évite l’avion, j’achète en vrac… Pour moi, créer une entreprise écologiste avec un business model pérenne était un moyen d’exercer une forte influence rapidement. Je pense que c’est un bon compromis jusqu’à ce qu’on arrive à la conclusion qu’il faut stopper la croissance et sortir de la course au profit. Koovee a l’avantage d’être une alternative écologique joyeuse. Je pense qu’il faut être dans la joie pour faire face au changement climatique, et ne pas voir les solutions alternatives comme des contraintes. L’objectif est de montrer que l’écologie est une opportunité. Ce n’est pas possible pour tout, mais pour les couverts, ça l’est.

Les alternatives aux couverts en plastique étiquetées « écologiques » le sont en réalité beaucoup moins que mes couverts comestibles. Par exemple, les couverts en bois, moins chers que ceux de Koovee, sont faits de bois récolté à l’autre bout du monde sans aucune traçabilité des matériaux. Les couverts sont importés par bateau, fabriqués dans des conditions de travail compliquées et incomparables avec ce que nous avons en France, et contribuent à la déforestation. Le bioplastique ne fait pas mieux : il est biodégradable, certes, mais dans un compost industriel à 65°C. Personne n’a ça chez soi et il n’existe pas de filière de recyclage du bioplastique en France. Les couverts Koovee sont faits en France, par des professionnels de l’alimentaire, et ils se mangent. Effectivement, ils sont plus chers, mais la qualité à un prix.

Il est vrai que la solution la plus écologique réside dans les couverts lavables. Mais on n’a pas toujours des couverts sur soi ou il est parfois délicat de les sortir. Sans oublier que la majorité des gens ne sont pas prêts à avoir des couverts dans leur sac, à les emmener partout et à les laver eux-mêmes.

Un an et demi après sa création, ça y est, Koovee sort la tête de l’eau : le marché est trouvé et le produit plaît. Les capacités de production augmentent sans cesse : aujourd’hui, on produit 7 000 couverts par jour. Mais c’est tout nouveau, donc encore fragile ! La suite directe est le lancement de gammes sucrées et salées, la création d’un couteau et le développement de différentes tailles. Nous allons aussi entreprendre une levée de fonds et agrandir l’équipe en recrutant un directeur d’opérations.

À terme, la vision de la boîte est un projet écologiste, il s’agit de stopper le plastique. Notre objectif est grand : on veut remplacer les couverts en plastique en France et en Europe. Nous voulons nous attaquer aux fast-foods, pas seulement aux petits restaurants bio du coin. D’ici cinq ans, on veut 14 % du marché européen des couverts à usage unique. Ça représente des milliards de couverts. C’est énorme, mais nous avons de l’ambition ! »

À propos de Koovee

Les cuillères et les fourchettes de Koovee ont l’aspect des couverts en bois et le goût des gressins. Fabriqués en France à base de farine de blé, d’huile de colza et de sel, ces « biscuits » ont la particularité d’être suffisamment résistants pour que l’on puisse manger avec. À titre d’exemple, ils peuvent tenir six minutes dans l’eau chaude avant de se désagréger. Même s’il peut paraître contre-intuitif de croquer dans sa fourchette en fin de repas, le pas est vite franchi : « 85 % des utilisateurs finissent par dévorer leur couvert », nous assure la fondatrice de Koovee.

Par Justine Le Rousseau - Cet article a été initialement publié dans Émile, le magazine des alumni de Sciences Po, n°17, automne 2019.

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Transition écologique : Sciences Po lance un programme d’action à 3 ans

Formation, recherche, campus : toutes les mesures
  • Le jardin du site parisien de Sciences Po ©Martin Argyroglo/Sciences PoLe jardin du site parisien de Sciences Po ©Martin Argyroglo/Sciences Po

Face à l’urgence climatique et aux bouleversements environnementaux planétaires, Sciences Po se donne une feuille de route sur trois ans dans le cadre de l’initiative globale « Climate Action : Make it work » lancée en 2015. Elle engage l’institution à la fois en tant que lieu de formation et de savoir, et en tant que lieu d’études et de travail, à Paris et sur ses six campus en région.  

Les transformations planétaires au cœur des enseignements et de la recherche

Réuni d’avril à octobre 2019, le comité de revue des enseignements et de la recherche piloté par Bruno Latour a dressé un premier bilan prometteur de notre écosystème autour des transformations planétaires. Une offre importante et variée, mais qu’il convient d’étoffer, de rendre plus lisible et plus visible. C’est l’objectif de la feuille de route 2020-2023 (pdf, 120 Ko) que se fixe l’institution en matière de formation et de recherche. Elle affirme les transformations planétaires comme thème prioritaire, qui doit irriguer l’ensemble de notre projet éducatif et de recherche, avec parmi les mesures-phares : 

Bachelor : ancrer la transformation écologique au cœur de la formation

  • Le programme prévoit la création d’un cours commun obligatoire sur l’histoire/sociologie de l’environnement à partir de 2021/22, l’ajout de séminaires d’exploration sur chaque campus, dès 2020/21, ainsi que des exercices de pédagogie active autour du climat.
  • Une certification aux enjeux écologiques dès la rentrée 2021
  • Dans le cadre existant du Parcours civique, accroître le nombre d’expériences proposées aux étudiants dans le domaine environnemental

Master : permettre aux étudiants de master de suivre un parcours dédié

  • Proposer un socle commun de formation aux enjeux planétaires, avec des cours d’ouverture à de nouvelles disciplines, et des cours d’approfondissement dans les disciplines “classiques” de Sciences Po.
  • Créer un certificat de compétences 
  • Proposer d’ici 2023 de nouveaux doubles diplômes sur les enjeux écologiques

Doctorat : déployer une offre de formation sur les transformations planétaires

  • Création d’un programme interdisciplinaire de recherche doctorale dédié à cette thématique, dotée d’une trentaine de doctorants, pour la structurer et l’accompagner.
  • Créer une école d’été pour aborder les enjeux de la recherche en sciences sociales sur l’environnement, ouverte aux doctorants et étudiants de master.

Recherche : constituer une masse critique scientifique

  • Constituer un pôle d'au moins 15 enseignants-chercheurs d’ici 2023 sur les problématiques liées aux transformations planétaires, dans toutes les disciplines et les centres de recherche.
  • Recruter des post-doctorants qui permettent d’approfondir le sujet. 

10 objectifs pour un “Campus durable”

Sciences Po s’engage aussi en tant qu’organisation, et présente en parallèle un plan d’action pour réduire l'empreinte écologique de tous ses campus et toutes ses activités, d’ici 2023 (pdf, 150 Ko). Directement inspiré par la consultation organisée en novembre 2019 auprès des étudiants, enseignants et salariés, ce plan se décline en dix objectifs :

  1. Réduire les déplacements les plus polluants
  2. Réduire nos consommations d’eau et d’énergie
  3. Réduire notre pollution numérique
  4. Réduire les déchets plastiques à usage unique
  5. Réduire les consommations de papier
  6. Améliorer le tri sélectif
  7. Favoriser le réemploi
  8. Végétaliser nos campus et mettre en place une gestion durable de nos espaces verts
  9. Renforcer la politique d’achats responsables
  10. Améliorer l’offre alimentaire sur nos campus.

Ce plan pourra se fonder sur différentes initiatives lancées au cours des dernières années : politique de voyage écoresponsable, marchés publics avec critères environnementaux, suppression des bouteilles en plastique, copieurs mutualisés, tri et recyclage des déchets, etc.

Cet engagement institutionnel s’inscrit dans la continuité de ceux contractés en juillet 2019 lors du Sommet international de l’U7+ ainsi que dans le cadre du projet d’université européenne CIVICA. « C’est tout Sciences Po qui souhaite impulser une dynamique plus forte face à l’urgence planétaire et qui amplifie sa mobilisation pour agir, avec et pour ses étudiants, afin de préparer le monde de demain », résume Frédéric Mion, Directeur de Sciences Po.

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Les sciences sociales au prisme du genre

Le programme Presage fête ses 10 ans
  • Hélène Périvier et Françoise Milewski en 2011 ©Thomas ArrivéHélène Périvier et Françoise Milewski en 2011 ©Thomas Arrivé

PRESAGE, le Programme de recherche et d’enseignement des savoirs sur le genre de Sciences Po, a été créé en 2010. Destiné à promouvoir la recherche sur le genre, à développer l’offre de cours et à diffuser les savoirs sur ce champ, c’est l’un des plus anciens programmes transversal et pluridisciplinaire dédié au genre en France. Rencontre avec ses fondatrices, Hélène Périvier et Françoise Milewski, chercheuses à l'Observatoire français des conjonctures économiques.

>> Pour fêter ses 10 ans, Presage organise un cycle de conférences exceptionnel : premier rendez-vous lundi 27 janvier avec Rhacel Salazar Parreñas, professeure en Sociology and Gender Studies à University of Southern California (Los Angeles, USA) sur le thème : "Who cares for the children? Gender and Transnational Families" (eng). Inscrivez-vous !

Comment est né Presage ?

Hélène Périvier : Le Programme PRESAGE est né de ma rencontre avec Françoise Milewski, nous étions toutes les deux économistes à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), un centre de recherche de Sciences Po, et nous avions un intérêt partagé pour la question des inégalités entre les femmes et les hommes, des discriminations, de l'égalité, et du concept de genre en général.

Françoise Milewski : En 2010 il y avait quelques personnes à Sciences Po qui travaillaient sur ces thématiques, mais ces travaux n’étaient pas visibles du grand public. C’est ainsi qu’est née l’envie de créer ce programme transversal incluant à la fois enseignements et recherche.

Hélène Périvier : L’objectif était de construire des ponts entre la recherche et le débat public. La recherche académique sur le sujet est en effet extrêmement riche - à la fois conceptuellement mais aussi en controverses -, mais semble peu irriguer le débat public. Ce qui nous semblait dommage car si on peut tous avoir un avis sur les questions d’égalité entre les femmes et les hommes, c’est en réalité un sujet éminemment complexe. 

Comment les études de genre sont-elles conçues et enseignées à Sciences Po ?

Hélène Périvier : Souvent, on entend par études de genre un champ assez circonscrit de la recherche qui s'interroge sur les questions de l'identité sexuelle, des sexualités et des identités socialement construites. À Sciences Po, on entend par études de genre un champ plus large, à savoir une étude et meilleure compréhension de la formation des inégalités de sexe mais aussi des discriminations de toutes sortes : fondées sur les questions de sexualité, d'apparence, de sexe, d'origine ethnique, etc. Il y a une approche extrêmement multiple et l’axe sciences sociales est en effet marqué : les cinq grandes disciplines de Sciences Po - l’histoire, la sociologie, la science politique, l’économie et le droit - sont mobilisées.

Françoise Milewski : Ce qui est très important pour nous au sein du Programme PRESAGE c'est l'approche transversale disciplinaire, qui est une posture de fond, pas seulement de forme. Le fait que les études de genre soient présentes dans l'ensemble des centres de recherche de Sciences Po renforce les échanges et le caractère scientifique des travaux qui sont produits.

Après 10 ans d’existence du programme, quel bilan faites-vous ?

Hélène Périvier : Nous sommes plutôt satisfaites. Nous avons toujours été extrêmement bien accueillies et nos collègues ont participé avec beaucoup d'enthousiasme à la réussite du projet. Je pourrais citer Bruno Perreau, qui est maintenant professeur au MIT ; Janine Mossuz-Lavau qui a été l’une des premières chercheuses de Sciences Po à travailler sur ces thématiques et puis, bien sûr, les membres du Comité de pilotage, Marta Dominguez Folgueras, Réjane Sénac, Elissa Mailänder et Marie Mercat-Bruns.

Nous avons aussi eu le soutien amical de la philosophe de la pensée féministe Geneviève Fraisse qui n’a enseigné qu’une seule fois au cours de son parcours de chercheuse, et a choisi pour cela Sciences Po ; c’est une grande fierté ! On pense aussi à Françoise Héritier qui nous a beaucoup soutenues et dont la présence manque beaucoup dans le paysage universitaire.

Françoise Milewski : Notre grande satisfaction est d'avoir assuré la transversalité dans la recherche et l'enseignement, et d'avoir pu développer des enseignements avec une ouverture aux controverses qui existent dans ce champ. Les chercheuses et les chercheurs de PRESAGE ont contribué aux débats, scientifiques mais aussi citoyens liés à l’actualité.

Hélène Périvier : Nous venons de créer une Certification avancée en études de genre qui permet aux diplômés de Sciences Po attestant de solides connaissances en études de genre de les valoriser dans le monde professionnel. À l’avenir, nous souhaitons développer encore l’offre de cours. Nous allons aussi essayer de monter des modules de formation continue sur l’égalité femmes-hommes pour les personnes qui sont déjà en emploi.

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Sciences Po crée un Institut des compétences et de l'innovation

  • Étudiants lors de la simulation de la COP21, Make It Work, ©Martin ArgyrogloÉtudiants lors de la simulation de la COP21, Make It Work, ©Martin Argyroglo

Sciences Po crée un Institut des compétences et de l’innovation pour une formation qui s'adapte aux transformations profondes que connaît la société. Son rôle est d’accompagner étroitement les enseignants dans leurs réflexions et actions pédagogiques, et de renforcer pour les étudiants la lisibilité et l’appropriation des compétences acquises tout au long de la formation.

Une politique transversale des compétences

La mission de cet Institut, qui mobilisera le Collège universitaire, les sept écoles de deuxième cycle, les étudiants et les Alumni est triple :

  • identifier avec les enseignants et les chercheurs le socle des compétences auxquelles Sciences Po se doit de former les étudiantes et les étudiants,
  • contribuer à la lisibilité par les étudiants, nationaux et internationaux, des compétences acquises au cours de leurs parcours de formation,
  • accompagner les enseignants et les responsables de formations dans la transformation de leur pédagogie et mettre à leur service les méthodes, outils et capacités de l’ingénierie pédagogique et du numérique.

Ces compétences définies comme le « savoir agir en situations complexes » qui guideront le projet de formation de Sciences Po, s'articuleront autour de quatre grands champs fondamentaux : penser, agir, créer, être responsable.

Rattaché à la Direction de la formation de Sciences Po, la création de l’Institut a été annoncée par Frédéric Mion, directeur de Sciences Po, à l’occasion des Journées Nationales de l’Innovation Pédagogique dans l’Enseignement Supérieur (JIPES) des 23 et 24 janvier 2020. Regardez son discours ci-dessous : 

L’Institut rassemble des programmes et des initiatives déjà bien identifiés au sein de Sciences Po tels que le Parcours civique au Collège universitaire, l’Incubateur des de politiques publiques de l'École d’affaires publiques, les projets collectifs de l'École urbaine, ou la Clinique de l’École de droit. Autre exemple, le Centre d’écriture et de rhétorique et sa chaire d’écrivain en résidence : la littérature et la pratique de l’écriture y sont à l’œuvre pour développer les compétences d’expression des étudiants, leur capacité à faire œuvre de création, et pour stimuler la diversité des regards qu’ils portent sur le monde qui les entoure. 

Un lieu d’échanges et de réflexion au coeur du futur campus

Cet Institut, composé d’équipes académiques, d’ingénieurs pédagogiques et de spécialistes du numérique, de la cartographie et de l’audiovisuel, sera un lieu de production, de partage de pratiques et d’expériences entre représentants de différents programmes et disciplines. Il créera de nouveaux outils et ressources pédagogiques, tels de nouveaux supports de cours ou cadres de syllabi. Le nouveau campus situé 1, place Saint-Thomas, offrira un espace dédié à ces échanges.

Les étudiants seront encouragés à une réflexivité approfondie sur leurs parcours pendant l’ensemble de leur cursus universitaire. Les objectifs pédagogiques des enseignements et des programmes seront davantage mis en évidence et suivis par les enseignants et différents accompagnants de stages, apprentissages et projets.

> Lire le communiqué de presse du 23 janvier 2020

Pour un réveil écologique : quand les étudiants s'engagent

  • L'équipe du collectif pour un réveil écologiqueL'équipe du collectif pour un réveil écologique

Lancé en septembre 2018, le Manifeste Étudiant pour un Réveil Écologique a été signé par près de 30 000 étudiants provenant de plus de 400 établissements d’enseignement supérieur en France. Le collectif "Pour un réveil écologique" s'est constitué pour prolonger cette dynamique et inscrire ce besoin d'agir dans les faits. Membres de l'équipe permanente, Théo Miloche et Claire Egnell, tous deux étudiants en master à Sciences Po, expliquent pourquoi ils se sont engagés, et ce qu'ils ont accompli. 

Claire Egnell, membre de l'équipe depuis le lancement, est élève de l'École normale supérieure (ENS-Ulm) et étudiante à Sciences Po en master Environmental Policy à l'École des affaires internationales (PSIA). Théo Miloche, engagé dans le Manifeste depuis fin 2018, est membre de l'équipe permanente depuis début 2019. Il est étudiant en double diplôme de master Corporate and Public Management à Sciences Po et HEC.

Après un an de réflexion et d’échanges avec des entreprises, des acteurs publics, des grandes écoles, des universités et des experts, le collectif Pour un réveil écologique propose des outils concrets pour aider les étudiants à mobiliser leurs écoles et universités, mieux se former sur les questions écologiques et aider les jeunes diplômés à choisir un employeur engagé dans la transition écologique, grâce notamment au Guide anti-greenwashing. 

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Connaissez-vous le Welcome Programme ?

  • Étudiante du Welcome programme ©O.H.N.K / Sciences PoÉtudiante du Welcome programme ©O.H.N.K / Sciences Po

Qu’est-ce que le Welcome Programme ?

Le Welcome Programme de Sciences Po est une semaine d’intégration ouverte aux étudiants et étudiantes en échange et se tiendra sur le campus de Paris pour :

  • Apprendre la méthodologie de Sciences Po
  • Comprendre la vie politique française
  • Connaître Sciences Po et son fonctionnement
  • Découvrir Paris dans les meilleures conditions
  • Rencontrer d’autres étudiants internationaux de plus de 50 nationalités différentes

Quels sont les temps forts du Welcome Programme ?

  • Une cérémonie d’ouverture accompagnée d’un petit déjeuner d’accueil
  • Des ateliers sur la méthodologie pour s’intégrer plus efficacement dans la pédagogie de Sciences Po
  • Une conférence sur l’actualité politique française
  • Des forums sur le logement, les inscriptions administratives, les cartes de séjour et les associations étudiantes
  • Des visites du campus et un « escape game » dans la bibliothèque
  • Des activités culturelles : musée d’Orsay, découverte de Paris, bateaux parisiens, dégustation « Wine and Cheese »
  • Des activités d’intégration : Ice breakers, French-speaking times, …

Ces activités sont proposes en français ou en anglais, selon votre choix de langue au moment de l’inscription au Welcome Programme.

Comment s’inscrire ?

Si vous souhaitez participer au Welcome Programme , vous pouvez vous inscrire à partir de votre espace Sciences Po .

Ce programme est facultatif et coûte 250 euros.

Nous contacter

Pôle mobilité étudiante : candidature.echange@sciencespo.fr

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Le Welcome Programme pour les étudiants en échange à Paris.

"Sciences Po, c'est le Harvard français"

Notre programme de bourses pour l'Afrique
  • La cohorte actuelle de Mastercard ©Sciences PoLa cohorte actuelle de Mastercard ©Sciences Po

La Mastercard Foundation, en partenariat avec Sciences Po, attribue des bourses qui permettent d’accompagner et de former des étudiants du continent africain talentueux et engagés. Témoignages d'étudiants bénéficiaires de ce dispositif.

D’une durée de 6 ans (2017 - 2023), ce programme vise à accompagner les parcours d'étudiants africains talentueux. Celui-ci permet notamment de financer des bourses destinées aux lycéens et étudiants ressortissants des pays d'Afrique subsaharienne, faisant preuve d’un parcours académique d’excellence et d’un fort potentiel en matière de leadership, mais étant confrontés à des difficultés, notamment financières, d’accès à l'enseignement supérieur.

Candidatures 2020, mode d'emploi

En 2020, 5 bourses seront attribuées à des étudiants au niveau bachelor, 15 bourses seront attribuées à des étudiants au niveau master et 12 bourses seront attribuées pour étudier à la Summer School.

L'attribution des bourses se fait dans le cadre d'un réseau d'établissements partenaires habilités à nominer des candidats.

Les dates limites pour postuler sont le 5 décembre 2019 pour les bourses de niveau master, le 29 janvier 2020 pour les bourses de niveau bachelor et le 19 janvier 2020 pour les bourses Summer School.

Aller plus loin

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Stiglitz et Zelizer, docteurs honoris causa

Écouter leurs témoignages
  • J.P. Fitoussi, J. Stiglitz, V. Zelizer et J. Lazarus ©Alexis LecomteJ.P. Fitoussi, J. Stiglitz, V. Zelizer et J. Lazarus ©Alexis Lecomte

La sociologue Viviana Zelizer et l'économiste Joseph Stiglitz se sont vus décerner le titre de docteur honoris causa de Sciences Po, au cours d'une émouvante cérémonie le mercredi 13 novembre 2019. Cette distinction récompense les deux chercheurs ; la première en tant que fondatrice de la sociologie économique et le second comme figure de la nouvelle économie keynésienne. Ces précieux apports à leurs disciplines respectives ont été soulignés lors des éloges prononcés par Jeanne Lazarus et Jean-Paul Fitoussi.

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