Les services aux étudiants : accompagner tous les talents vers la réussite

Entretien avec Francesca Cabiddu, Directrice de l’accueil et de l’accompagnement.
  • Students at the Paris "Meet the Services" Event © Marta Nascimento / Sciences PoStudents at the Paris "Meet the Services" Event © Marta Nascimento / Sciences Po

La réussite ne se joue pas qu’en amphi ! Du titre de séjour au logement, en passant par la santé et l’égalité, les équipes de Sciences Po accompagnent les étudiants pour qu’ils puissent non seulement étudier en toute sérénité mais aussi profiter au maximum de ce moment unique de leur vie. Des services personnalisés, présents à chaque étape du parcours, et capables de s’adapter à l’immense diversité des situations. Entretien avec Francesca Cabiddu, Directrice de l’accueil et de l’accompagnement. 

Francesca Cabiddu

Comment le Service d’accueil de Sciences Po accompagne-t-il les étudiants ?

Francesca Cabiddu : Nos campus offrent une expérience de formation exceptionnelle et un environnement stimulant et également un large éventail de ressources et services qui ont pour objectif d’assurer une qualité de vie et de contribuer pleinement à la réussite et à l’épanouissement de chacun tout au long du parcours d’études. Aide au logement ou à l’installation, demande de titre de séjour, gestion du budget, santé et mieux être, aménagements pour les situations de handicap, quel que soit le besoin, les équipes assurent un accompagnement attentif aux situations personnelles et adapté aux besoins de chacun.

Par exemple, l’aide au logement ce sont des centaines d’offres de logements individuels ou en colocation mises à la disposition des étudiants chaque année, des partenariats avec des organismes publiques et privés afin d’obtenir des logements à des tarifs préférentiels, et des mise en relations privilégiés avec les bailleurs localement sur chaque campus.
L’action des services s’appuie sur des valeurs fondamentales de proximité, de respect et ouverture ainsi que de responsabilisation et autonomie, en étroite collaboration avec l’ensemble des Écoles et campus qui se trouvent au plus près des étudiants.

Comment favorisez-vous les rencontres entre le service d’accueil et les étudiants de Sciences Po ?

Dès l’admission, les services aux étudiants sont l’interlocuteur privilégié pour les premiers pas à Sciences Po : guide étudiant, événements de rentrée, tout est mis en œuvre pour que les étudiants puissent identifier leurs futurs interlocuteurs. En particulier, afin de faciliter l’intégration des nouveaux entrants et leur permettre d’accomplir de nombreuses démarches, Sciences Po organise durant la période de pré-rentrée, l’évènement “Meet the services” qui réunit une grande partie des services de Sciences Po et ses partenaires.

Cette mobilisation collective des services se trouve notablement renforcée par la présence d’étudiants contribuant à l’accueil de leurs pairs. Les ambassadeurs, plusieurs par campus, assurent une réponse aux questions et sont le relai efficace des services sur le terrain.

Au-delà des évènements d’accueil et d’intégration, l’accompagnement que nous proposons s’appuie sur une véritable logique de guichet unique. Il s’agit de de permettre aux étudiants de trouver en un seul et unique endroit, physique et virtuel, les conseils, les informations est l’accompagnement nécessaires pour toutes les démarches extracurriculaires.

Y-a-t-il des dispositifs pour les étudiants les plus dans le besoin?

Dans le cadre de l’engagement pionnier de Sciences Po pour l’égalité des chances depuis plus de 15 ans, l’établissement mène notamment des actions en faveur de l’inclusion des étudiants en situation de handicap : plus de 300 étudient aujourd’hui à Sciences Po ; et en faveur de l’accueil des étudiants réfugiés avec un certificat professionnel et le programme linguistique Tremplin, proposés à 80 jeunes chaque année.

Des services dédiés sont prévus pour les étudiants internationaux qui sont, par exemple, accompagnés dans le cadre de leurs démarches d’obtention et ou de renouvellement d’un titre de séjour. Cela concerne plusieurs centaines d’étudiants que nous accompagnons individuellement chaque année, Sciences comptant 49% d’étudiants internationaux.

Pour faire face au contexte actuel, quels dispositifs sanitaires avez-vous mis en place ?

Comme les autres directions de Sciences Po, la Direction de l’Accueil et Accompagnement, s’est fortement mobilisée depuis le début de la crise pour assurer la continuité de tous ses services. Il a été primordial d’assurer une plus grande personnalisation du soutien notamment pour ceux qui se sont trouvés en situation d’isolement et de répondre à toutes les questions.

En particulier, l’ensemble du dispositif d’accompagnement sanitaire a été maintenu et renforcé, les équipes médicales ayant été particulièrement attentives à toutes les remontées du terrain et ont pris le relai pour les étudiants ayant besoin d’un soutien psychologique notamment en raison du confinement. Nous avons aussi fait le choix de maintenir nos Ateliers bien être, ceux-ci ont eu lieu via notre plateforme ZOOM.  Des capsules avec des activités pour se ressourcer ont été proposées sur les pages web consacrées à la vie étudiante pendant le confinement.

Quelles nouvelles solutions d’accompagnement vont être déployées pour la rentrée 2020 ?

Les équipes du guichet unique étudiant poursuivront leur mission d’accompagnement dans tous les domaines, en présentiel ou en ligne selon les conditions sanitaires : accompagnement santé, aides financières, prise en charge des besoins spécifiques des étudiants en situation de handicap, soutien aux démarches administratives liées au renouvellement ou à la prolongation d’un titre de séjour, etc.

L’accompagnement social et administratif pourra se faire à distance via Zoom ou Google Meet avec un système de rendez-vous, comme cela a déjà été le cas au cours du semestre de printemps 2020. Des rencontres individuelles seront possibles pour des échanges informels en présentiel, sur rendez-vous pour l’instant, conformément à l’évolution des recommandations gouvernementales.

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Chaire d'écrivain : “Offrir aux étudiants un espace de liberté”

Retour sur un an et demi d'aventures littéraires
  • Un étudiant lit un texte lors de l'arrivée de Marie Darrieussecq ©Thomas ArrivéUn étudiant lit un texte lors de l'arrivée de Marie Darrieussecq ©Thomas Arrivé

Après Kamel Daoud, Marie Darrieussecq et Patrick Chamoiseau, Maylis de Kerangal rejoindra Sciences Po en septembre 2020 comme titulaire de la Chaire d’écrivain invité. L’occasion de revenir sur un an et demi d’aventures littéraires avec Delphine Grouès, Directrice de l'Institut des Compétences et de l'Innovation. 

Sciences Po est une université de sciences humaines et sociales qui fait la part belle, dans son cursus, aux humanités. De quelle façon cet engagement a-t-il donné naissance à un Centre d’écriture et de rhétorique et, en son sein, à une Chaire d’écrivain en résidence ?

Delphine Grouès : L’identité de Sciences Po est fortement ancrée dans les champs oratoires et rhétoriques depuis sa création. Les alumni Marcel Proust, Julien Gracq ou Leïla Slimani, pour citer un nom contemporain, rappellent que Sciences Po a toujours permis la formation d’écrivains talentueux. La propagation des fake news, l’appauvrissement de l’expression à l’heure des réseaux sociaux et l’injonction à l’immédiateté nous ont incité à multiplier les enseignements soutenant le développement d’une réflexion critique et originale. C’est ainsi qu’est né le Centre d’écriture et rhétorique à l’automne 2018. 

Dès le début, nous avons conçu ce projet autour de trois axes : le développement de l’argumentation, le renforcement de l’art oratoire, et l’écriture de création. Pourquoi ce troisième pilier ? Il s’agissait d’offrir aux étudiants un espace de liberté, d’imaginaire, un rapport différent au réel. Et pour ce faire, nous avons décidé d’inviter des auteurs, dont le rôle n’est pas tant d’enseigner la littérature que d’accompagner les étudiants dans leur parcours créatif. 

C’est ainsi qu’est née la Chaire d’écrivain en résidence. Elle permet chaque année à deux écrivains de venir partager leur approche, leur vision, leur expérience, complétant ainsi l’offre du Centre d’écriture et de rhétorique. Mais au-delà de le Chaire et de la venue des titulaires, le Centre est aussi un lieu d’accueil et de rencontre pour des écrivains du monde entier, qui interviennent lors de conférences ou de masterclass : Roberto Saviano, Ece Temelkuran, Jonathan Coe, Souleymane Bachir Diagne, Rémi Brague, Nicolas Mathieu, Christophe Ono-dit-Biot, Adel Abdessemed, Pierre Assouline, Ken Follett, Kate Mosse, Jojo Moyes, Lee Child… 

 

Comment les titulaires de la Chaire d’écrivain en résidence sont-ils choisis ? Que font-ils une fois à Sciences Po ? 

Delphine Grouès : Les titulaires sont choisis par un comité de sélection composé de Pierre Assouline, Aurélie Filippetti, Leïla Slimani, Frédéric Mion (Directeur de Sciences Po), Bénédicte Durand (Directrice de la formation) et moi-même. Nous avons d’abord un objectif de parité, puisque nous choisissons une femme et un homme par an ; et un objectif de diversité, puisque nous invitons des écrivains qui diffèrent dans leur approche de l’écriture, dans les thèmes qu’ils abordent, et dans leur méthode de travail. 

Par exemple, Kamel Daoud, premier titulaire de la Chaire, écrivain de haut vol, se singularise par son expérience de chroniqueur, qui a formé sa plume incisive et son rapport puissant au politique ; Marie Darrieussecq, par la diversité de ses écrits, sa formation en psychanalyse et son expérience de la traduction, qui ont forgé son approche ludique de la langue ; Patrick Chamoiseau, par son esprit créole et son rapport à l’imaginaire, à la poétisation de la réalité ; et Maylis de Kerangal, qui nous rejoindra en septembre, par la place qu’occupe la recherche (littéraire, musicale, scientifique) dans son processus d’écriture. Évidemment, il ne s’agit là que d’exemples brossés à grands traits : ces écrivains ont d’abord été choisis pour la richesse et la complexité de leur œuvre, qu’on ne peut résumer en quelques mots...

Une fois à Sciences Po, les écrivains sont impliqués dans différentes activités. Tout d'abord l’exposé inaugural, au cours duquel le titulaire sortant accueille le titulaire entrant ; il s’agit d’un passage de relais qui place le début du semestre sous le sceau de la créativité, pour tout l’établissement... Chaque titulaire donne ensuite deux cours d’écriture créative à des groupes de 20 étudiants, ouverts à tous, quelle que soit leur année ou leur programme d'étude. Les titulaires participent enfin à un cycle de master class sur les sept campus de Sciences Po.

Sciences Po accueillera l’écrivaine Maylis de Kerangal pour le semestre d’automne. Qu’est-ce qui a guidé ce choix ?  

Delphine Grouès : Comme les précédents titulaires, Maylis était une évidence pour le comité de sélection. Son œuvre est riche, complexe, variée, et reconnue internationalement. Sa méthode force la curiosité : avant d’écrire un roman, elle effectue des recherches très poussées sur des thématiques qu’elle découvre - qu’il s’agisse de la transmission d’organes ou de la construction d’un pont. Puis elle poursuit ces recherches, en parallèle de l’écriture, dans un va-et-vient permanent entre le réel et sa transcription par la fiction. Elle s’inspire aussi d’autres formes artistiques, comme la peinture murale, pour nourrir son œuvre. Tout cela résonne fortement avec les objectifs du Centre d’écriture et de rhétorique : encourager les étudiants à faire des “détours” créatifs, et à privilégier le temps long, la concentration, le regard critique… Enfin, Maylis est une autrice qui sait et qui aime transmettre. Nous recherchons des “passeurs” : cela aussi fait partie des critères du comité de sélection !

L'équipe éditoriale de Sciences Po

Le centre d'écriture et de rhétorique et la chaire d'écrivain en résidence sont soutenus par FNAC Darty et la Fondation Simone et Cino Del Duca.

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Le campus de Nancy fête ses vingt ans !

Créé en 2000, ce campus se distingue par sa dimension européenne
  • Campus de Nancy © Martin Argyroglo / Sciences PoCampus de Nancy © Martin Argyroglo / Sciences Po

À la rentrée de l’année 2000, 42 étudiants rejoignaient le premier campus régional de Sciences Po, inauguré par Richard Descoings, et dont l’ouverture précéderait celle des sites de Reims, du Havre, de Poitiers, de Dijon et de Menton. Ce campus accueille aujourd’hui 300 étudiants (dont plus de la moitié sont internationaux) pour les deux premières années d’un bachelor avec une spécialisation géographique sur l’Europe et l’espace franco-allemand. En 20 ans, plus de 2000 étudiants sont passés par ce campus.

À la croisée de la France, de l'Allemagne et du Luxembourg, et à seulement 1h30 de Paris en train, Nancy est une ville universitaire (50 000 étudiants) ouverte sur l'Europe et l'international. Connue pour l’ensemble architectural de la Place Stanislas, classé au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco, et l'École de Nancy, fer de lance de l'Art nouveau en France, Nancy est une ville où l'on découvre et l'on vit la richesse du legs historique. Le campus est d’ailleurs situé dans un cadre prestigieux du XVIIIe siècle, l’Hôtel des Missions Royales. Les étudiants profitent par ailleurs d’une vie culturelle intense, animée par l'Opéra national de Lorraine, le Ballet national de Lorraine, le Centre dramatique national - Théâtre de la Manufacture, ou encore l'Autre Canal, nouvelle scène nancéienne des musiques actuelles. 

Une spécialisation européenne avec un focus sur les relations franco-allemandes

Dans le cadre de la formation pluridisciplinaire en sciences humaines et sociales commune à l’ensemble du Collège universitaire, les étudiants ont la possibilité d’approfondir les enjeux politiques, économiques et sociaux de l’Union européenne dans une perspective comparée entre la France et l’Allemagne. 

En suivant ce cursus francophone qui inclut certains enseignements en anglais et en allemand, les étudiants étudient les grandes questions européennes telles que la constitution d’un espace politique européen, du marché économique intégré ou de la monnaie unique, tout en approfondissant leurs connaissances sur l’espace franco-germanophone (notamment grâce au séminaire de la Chaire Alfred Grosser). Ils peuvent également choisir de suivre un double-diplôme avec University College London (UCL) ou Freie Universität Berlin. 

Les étudiants peuvent enfin apprendre les langues de la zone géographique telles que l’allemand, l’anglais, l’italien, mais aussi l’espagnol, le russe, le suédois.

Pour aller plus loin

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Une rentrée inédite et novatrice

Sciences Po met en place le modèle du "double campus"
  • Étudiante sur le campus de Reims © Paul Rentler / Sciences PoÉtudiante sur le campus de Reims © Paul Rentler / Sciences Po

Comment organiser la rentrée universitaire dans le contexte actuel ? Après un semestre à distance, Sciences Po continue de se mobiliser afin de garantir à tous ses étudiants une scolarité complète et exigeante, fidèle à sa vocation de former des esprits libres, engagés et critiques, structurés intellectuellement par la recherche, les expériences de terrain et les contacts avec les professionnels, et de leur donner les moyens d’agir plus que jamais dans un monde incertain.

Un dispositif inédit et novateur permettra d’ouvrir aux 14 000 étudiants de l’établissement l’ensemble des programmes de formation auxquels ils sont inscrits, le premier jour de rentrée ayant été fixé au 14 septembre 2020.

Dans le respect de toutes les règles de sécurité sanitaires, Sciences Po continuera de promouvoir l’excellence de ses formations et fondera cette rentrée inédite sur trois grands principes :

  • l’égalité d’accès pour tous les étudiants à leur programme, quelle que soit leur localisation ; 
  • l’hybridité des formes pédagogiques, qui associeront enseignements à distance et modules de formation dans les murs ; 
  • la réversibilité pour s’adapter à l’évolution de la situation sanitaire. 

Une rentrée inédite selon le modèle de “double campus”

Au cours du semestre d’automne 2020, tous les étudiants de Sciences Po auront accès à un double campus :

  • Un campus numérique, offrant l'ensemble des contenus pédagogiques, dispensés dans des formats variés, adaptés à chaque cours.
  • Un campus physique, dans chacune des sept villes où Sciences Po est présent, sera ouvert et fera la part belle à l’activité étudiante en petits groupes : classes inversées, ateliers, tutorats, projets collectifs, travaux de groupes, activités associatives encadrées, etc. Ce campus physique sera bien évidemment connecté afin de garantir la participation des étudiants qui ne pourront pas être présents dans les locaux. 

Ce double campus combinera les avantages des formes pédagogiques numérique et physique en les articulant étroitement. Il sera flexible pour offrir une expérience académique la plus complète et la plus féconde possible, y compris pour ceux qui seront éloignés géographiquement, quelle que soit la durée de cet éloignement. Il accordera une large part aux événements de tous ordres qui ponctuent la vie de l’établissement et assurera la continuité d’une riche vie étudiante pour toutes et tous. L'accent sera mis sur l'accompagnement personnalisé, pédagogique mais également technique, pour offrir à chacune et à chacun une connexion optimale au campus numérique.

Ce dispositif s'appuiera sur l'expérience, entamée dès fin février dernier et généralisée depuis le 23 mars, au cours de laquelle tous les enseignements de de Sciences Po ont été délivrés à distance, grâce à la mobilisation exceptionnelle des professeurs, des équipes pédagogiques, administratives et techniques, et à la solidarité dont a fait preuve la communauté étudiante. 

Les responsables du Collège Universitaire et de chacune des Écoles préciseront prochainement les maquettes et les modules pédagogiques qui seront proposés à la rentrée.

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Solidarité

Solidarité ©Viktoria Kurpas / ShutterstockDe nombreuses associations recherchent actuellement des bénévoles pour agir, en personne ou depuis chez soi (par téléphone ou Internet), en faveur des personnes isolées et des plus démunis, afin de maintenir un lien de solidarité en dépit du confinement.

Règles de sécurité

Des gestes simples pour préserver votre santé et celle des autres :

  • En toutes circonstances, je fais en sorte de garder ma distance de sécurité d’au moins un mètre avec les bénéficiaires et les autres bénévoles.
  • En toutes circonstances, j’applique les gestes barrières pour me protéger et protéger les bénéficiaires et les autres bénévoles.
  • Je suis un ambassadeur des règles de sécurité et des gestes barrière, que j’explique et promeus auprès des bénéficiaires et des autres bénévoles.
  • Au moindre doute d’infection, sans attendre, j’informe l’association et je reste chez moi.
  • Porteur ou porteuse d’une maladie chronique, je ne m’engage que dans des missions à distance, depuis mon domicile, pour protéger au maximum ma santé et celle des autres.

Plateformes pour s’engager en tant que bénévole

  • jeveuxaider.gouv.fr, cette plateforme vous permet de trouver des missions d'urgence et de proximité couvertes par la réserve civique (dispositif gouvernemental).
  • benevolat.fr, cette plateforme de mise en relation vous permet de trouver des missions à distance, en soutien aux associations très affectées dans le contexte actuel, proposées par des associations d’intermédiation.
  • Don du Sang - Établissement francais du sang, dans le contexte de l’épidémie de coronavirus covid-19, la collecte de sang doit se poursuivre pour répondre aux besoins des patients. Vous pouvez vous rendre en collecte sauf si vous présentez des symptômes grippaux. Si vous pensez avoir contracté le COVID-19 ou avez été testé positif, vous devez attendre 28 jours après la fin des derniers symptômes.
  • Voisins solidaires, L’association Voisins Solidaires propose un kit gratuit « Coronavirus : et si on s’organisait entre voisins ? ». Il a pour objectif d’aider les habitants à organiser l’entraide (affiche, tract, annuaire des voisins, panneau des voisins). Télécharger le kit.
  • En première ligne, aidez un travailleur en première ligne ou une personne faisant partie des populations à risque vivant proche de chez vous en gardant un enfant ou en faisant des courses, et engagez-vous dans la lutte contre l'épidémie

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Se divertir

Se divertir ©Visual Generation / ShutterstockCulture

Spectacles et concerts

Cinéma

Visites virtuelles de musées

Cuisine

Marre du steak-pâtes ? Rejoignez la communauté des étudiants cuistos sur Cuisine Étudiant

Lectures

La Bibliothèque reste à vos côtés pendant le confinement :

  • Les ressources en ligne disponibles via la page des Ressources numériques ou le catalogue
  • Une collection unique de 110 ebooks en science politique publiés par Cambridge University Press

Pour aller plus loin : SPIRE, l’archive ouverte des publications de SciencesPo

Et pour ouvrir l’horizon des univers littéraires :

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Activités bien-être

Activités sportives

Activités bien-être ©Unitone Vector / ShutterstockSi les ballons, raquettes ou rames semblent remisés pour un temps, le confinement n’aura pas raison de notre envie de bouger pour autant. Certaines activités ne requièrent pas d’espace ou de matériel précis. Profitez des conseils que nos enseignants de tai chi, de pilates, de stretching ou encore de yoga nous prodiguent, au travers des petites capsules que nous mettrons régulièrement à votre disposition ici et sur la page Facebook Sciences Po Vie de Campus.

Tai-chi

Gagnez en sérénité et en vitalité avec des séances de Tai Chi courtes et régulières proposées par Yi-rhe Chen :

Yoga

Séances dispensées en anglais par Farah Kebbe Baghdadi,  :

Programme de l'association sportive

Consultez la page Facebook de l’Association Sportive (AS) qui fourmille d’idées et de conseils. L’AS vous a d’ores et déjà concocté un programme quotidien.

Et aussi

Activités créatives

S’initier à l’art lyrique, approfondir ses compétences oratoires, monter sur scène pour improviser, ou créer des courts-métrages sur les stations de montage de Sciences Po : voilà d’autres activités que le confinement rend difficiles.

Mais cela ne décourage pas nos intervenants qui ont concocté des pastilles de quelques minutes pour pour vous faire entrer dans leur univers, et vous offrir un moment de respiration d’évasion et de créativité… en attendant qu’il soit de nouveau possible de se retrouver et de les exprimer en groupes.

Chant

Ou comment chanter la bouche fermée pour ne pas déranger ses voisins. Quelques conseils pour vous détendre les babilles, en français dans le texte.

Activités pour se détendre et se ressourcer

Méditation

Pour vous ressourcer, vous retrouver ou vous autoriser à le faire et à cesser quelques minutes d’exiger toujours plus de vous-même, quelques conseils de méditation dispensés par Mathieu Brégégère qui enseigne la médidation dans les cours proposés par le pôle santé.

Relaxation

Les intervenants du pôle santé se mobilisent pour mettre à votre disposition des moments de détentes, respiration et relaxation. À consommer sans modération tout au long de la semaine (en français uniquement).

Et aussi

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On garde le lien

On garde le lien ©GoodStudio / ShutterstockEn cette période d’éloignement du campus, nous sommes convaincus de l’importance pour chacune et chacun de conserver un lien au sein de la communauté Sciences Po. La vie associative, culturelle et sportive ne s’arrête pas aux portes des campus, et vous êtes nombreuses et nombreux à continuer à faire vivre vos projets en ligne.

Retrouvez le programme digital des associations étudiantes sur le groupe Facebook Sciences Po Vie de Campus.

Programmation

Du 30 mars au 6 avril

  • La Semaine des Arts du Bureau des Arts, sur le thème de la création sous contrainte.
  • La confiné, programmation digitale des associations étudiantes imaginée par le Bureau des Elèves.
  • La semaine africaine de l'ASPA Reims

Du 6 au 10 avril

Zoom

En plus du suivi de vos enseignements, l’application Zoom vous permet de maintenir le lien avec votre entourage mais aussi d’organiser des conférences en ligne, des webinaires et des réunions liés à vos projets associatifs ou personnels.

En savoir plus : prise en main de ZOOM et foire aux questions.

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En cas de besoin, des services à votre écoute

Vous êtes en situation d’isolement à votre domicile, dites-le nous

En cas de besoin, des services à votre écoute ©tanyabosyk / ShutterstockSi vous êtes en situation d’isolement, signalez-vous aux services en charge de la vie étudiante à l’aide de ce formulaire. N’hésitez pas à le faire : nous sommes là pour vous. Nous pourrons vous proposer une continuité de notre accompagnement de la vie étudiante.

Le pôle santé de Sciences Po, toujours à votre écoute

Les équipes du pôle santé sont entièrement mobilisées sur tous les campus et demeurent à votre écoute.

Vos contacts :

Une attention particulière est apportée au soutien psychologique : le confinement et les mesures spéciales adoptées par le gouvernement pour limiter la propagation du virus viennent bousculer les habitudes, sollicitent notre capacité d’adaptation et peuvent déclencher des situations de stress.

Si vous avez des troubles cognitifs, il est possible que vous ressentiez plus d’anxiété ou d’agitation que d’habitude, ou que vous développiez des comportements de retrait. Appuyez-vous sur votre famille et sur vos proches (s’ils sont à même de vous apporter un soutien pratique et affectif), le Pôle santé, ou contactez un service spécialisé.

Si vous avez une maladie chronique, assurez-vous d’avoir une réserve de médicaments pour 15 jours. Les étudiants ayant besoin d’un traitement médicamenteux pourront obtenir leurs médicaments en pharmacie même si l’ordonnance est périmée. La validité des ordonnances est en effet prolongée jusqu’à fin mai. En cas de besoin, n’hésitez pas à prendre contact avec des personnes de votre entourage ou le Pôle santé.

Si vous êtes une personne à risque, ou que vous vous sentez anxieux, anticipez en préparant une liste « en cas de besoin » avec les numéros des services de santé, de livraison de nourriture, et de proches qui pourraient vous aider.

Vous êtes en situation de handicap, notre accompagnement s’adapte

L’équipe du Pôle Handicap est à votre écoute pour mettre en place les aménagements liées à l’évolution de l’offre de formation, assurer le lien avec vos enseignants ainsi que prendre en compte tous vos autres besoins en ce contexte particulier.

Pour bénéficier d'un accompagnement relatif à vos conditions de vie

Les services d’accompagnement des étudiants sont maintenus à distance : contactez-nous à l'aide de ce formulaire

Des lignes d’écoute et d’aide pour faire face aux difficultés

  • Informations Coronavirus, un numéro vert national qui répond à vos questions sur le Coronavirus COVID-19 en permanence, 24h/24 et 7j/7 : 0 800 130 000
  • Nightline Paris, un service d’écoute, de soutien et d’information géré par des étudiants bénévoles, ouvert lundi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 21h à 2h30 du matin : 01 88 32 12 32 et tchat en ligne
  • Fil santé jeunes, Service anonyme et gratuit pour les 12-25 ans tous les jours de 9h à 23h : 0 800 235 236 (gratuit d'un poste fixe) ou 01 44 93 30 74 (depuis un portable)
  • Croix-Rouge écoute : 0 800 858 858
  • Violence Femmes Info : les femmes victimes de violences peuvent contacter le 39 19, de 9h à 19h du lundi au vendredi. Le numéro est gratuit et anonyme, l’appel ne figure pas sur les factures téléphoniques
  • Allo Parents bébé, un service proposé par des professionnels de la petite enfance du lundi au vendredi : 0 800 00 3456
  • Unafam Écoute-famille, un service d’écoute téléphonique par des psychologues cliniciens pour toute personne ayant un proche vivant avec des troubles psychiques, ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 18h : 01 42 63 03 03
  • Drogue info service : 0 800 23 13 13
  • Écoute Cannabis  : 0 811 91 20 20
  • Alcool info service : 0 980 980 930
  • Tabac info service : 39 89

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Conseils pour vivre le confinement sereinement

Conseils pour vivre le confinement sereinement ©Nina Puankova / ShutterstockDans les période de stress, il est important de faire attention à ses propres besoins et ressentis. Quelques habitudes simples vous permettront de cultiver votre sérénité : maintenir des liens avec vos proches, créer votre routine, ne pas craindre de vous déconnecter... 

Maintenez le lien avec votre entourage

  • Restez en contact avec vos proches ou votre cercle de connaissances (par email, réseaux sociaux, vidéoconférence, téléphone...). Fixez-vous, chaque jour, quelques moments consacrés à ces appels. 
  • Téléphonez aux personnes que vous savez isolées et qui pourraient avoir besoin d'aide. Aidez les autres lorsqu’ils ont besoin de vous est bénéfique. 
  • Si vous êtes en situation d’isolement, vous constaterez bien vite que beaucoup d’autres personnes sont dans le même cas ! Appelez-les régulièrement, prenez des nouvelles… Cela brisera autant votre isolement que le leur. 

Créez votre routine

Même les astronautes le disent ! Si elle est amenée à durer, une situation de confinement nécessite d’établir une routine, faite d’habitudes régulières mais aussi de moments de célébration. Parmis les habitudes importantes : 

  • Limitez le temps passé au lit, et si votre espace de vie le permet, tâchez d’aménager un espace dédié au travail. 
  • Habillez-vous le matin comme si vous aviez rendez-vous à l’extérieur. 
  • Préparez des repas complets à heure fixe. 
  • Maintenez une activité physique à domicile, éventuellement grâce aux activités proposées par les associations étudiantes 
  • Séparez les moments de travail des moments de loisir (si nécessaire en vous fixant des horaires) et faites régulièrement de courtes pauses : ouvrez les fenêtres, étirez-vous, regardez aussi loin que vous le pouvez (cela entretient la vue). 
  • Si vous travaillez en réseau avec d’autres personnes, saluez-les quand vous vous connectez et signalez-leur quand vous arrêtez de travailler -- de la même façon que vous diriez “bonjour” ou “au revoir” !
  • Préservez, au moins une fois par semaine, une demi-journée complète de repos
  • Utilisez un agenda, des post-its, ou tout autre outil qui vous permet de visualiser vos activités dans le temps, et réservez des créneaux dans votre agenda pour avancer sur les tâches de fond qui demandent plus de temps.

Et n’oubliez pas de prévoir, dans cet agenda, des temps de “célébration” ! Un repas élaboré, un rendez-vous téléphonique, un temps de méditation… 

Déconnectez régulièrement 

  • Un flot continu d’information crée de l’anxiété chez n’importe quelle personne : informez-vous en vous fixant des moments précis dans la journée (par exemple une heure le matin et une heure le soir, ou lorsque les autorités de santé font des annonces importantes), et minimisez le temps passé à regarder, lire ou écouter les informations qui vous font vous sentir anxieux ou stressé. 
  • Efforcez-vous de limiter le temps passé sur les écrans, quitte à mettre en place certaines pratiques d’auto-contrôle : suppression des notifications, suivi du temps passé sur chaque écran, etc. 
  • Prenez vos informations auprès de sources fiables, dans le but de vous organiser, vous protéger et protéger vos proches. Privilégiez les canaux officiels et méfiez-vous des rumeurs et de la désinformation qui circulent fréquemment par courriel ou sur des messageries comme Whatsapp. Ces deux liens pourront vous aider dans cette démarche : 

Si vous êtes en situation d’isolement

Si vous êtes en situation d’isolement, signalez-vous aux services en charge de la vie étudiante à l’aide de ce formulaire. N’hésitez pas à le faire : nous sommes là pour vous. 

Si vous avez des enfants à charge

  • Pendant cette période de confinement où les habitudes semblent rompues, les enfants peuvent ressentir du stress, et l’exprimer de différentes façons : en étant plus « collants », anxieux, fuyants, colériques, agités, ou en faisant de nouveau pipi au lit par exemple. Ils observent aussi les émotions, les comportements et les réactions des adultes, à la recherche d’indices pour gérer leurs propres difficultés émotionnelles dans ce temps de crise.
  • Essayez de répondre de façon bienveillante à ces variations de comportement. Écoutez leurs inquiétudes, qui sont propres à leur âge, et témoignez-leur plus d’affection et d’attention que d’habitude. Aidez-les à trouver des moyens constructifs pour exprimer leurs émotions, et participez avec eux à des activités créatives (jeux, dessin…) qui facilitent bien souvent le partage des émotions. S’ils vous posent des questions, parlez du COVID-19 avec vos enfants en étant sincère, honnête et en utilisant un vocabulaire approprié pour leur âge. 
  • Comme pour vous-même, essayez de maintenir une routine proche de ce que vous faisiez avant, et organisez, chaque jour, une alternance entre des temps “sérieux” (consacrés à l’apprentissage et à des exercices par exemple) et des temps de détente (siestes, moments ludiques, etc.). Si vous ne parvenez pas à “faire la classe” aussi bien que vous le voudriez, ou si votre enfant est dissipé, acceptez-le : en situation exceptionnelle, il faut savoir faire preuve d’indulgence ! 

Si vous avez une situation de santé particulière

  • Si vous avez des troubles cognitifs, il est possible que vous ressentiez plus d’anxiété, de stress ou d’agitation que d’habitude, ou que vous développiez des comportements de retrait. Appuyez-vous sur votre famille et sur vos proches (s’ils sont à même de vous apporter un soutien pratique et affectif), ou contactez un service spécialisé
  • Si vous avez une maladie chronique, assurez-vous d’avoir une réserve de médicaments pour 15 jours. Les étudiants ayant besoin d’un traitement médicamenteux pourront obtenir leurs médicaments en pharmacie même si l’ordonnance est périmée. La validité des ordonnances est en effet prolongée jusqu’à fin mai. En cas de besoin, n’hésitez pas à prendre contact avec des personnes de votre entourage ou le Pôle santé.
  • Si vous êtes une personne à risque, ou que vous vous sentez anxieux, anticipez en préparant une liste « en cas de besoin » avec les numéros des services de santé, de livraison de nourriture, et de proches qui pourraient vous aider.

Sources

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La vie étudiante à l'heure du confinement

Des conseils et des ressources pour se rassurer, s'entraider, s'épanouir, et continuer à apprendre en toutes circonstances.
  • Vivre votre confinement de façon sereine et apaisée ©Marish / ShutterstockVivre votre confinement de façon sereine et apaisée ©Marish / Shutterstock

Avec la pandémie de COVID-19 et le confinement, nous traversons une période inédite à laquelle nous avons eu peu de temps pour nous préparer. Même si les conditions peuvent sembler différentes pour chacun et chacune, même si certaines personnes semblent s’adapter plus facilement que d’autres, il est important de se rappeler que la situation reste déboussolante pour toutes et tous.

Les informations qui suivent vous apporteront des conseils pour vivre votre confinement de façon sereine et apaisée, avec le soutien des équipes de Sciences Po. Vous trouverez également des informations pour continuer à vous réunir (en ligne !), à vous détendre, à vous cultiver ou à aider les autres - selon vos envies, mais aussi selon votre disponibilité… Votre sérénité doit être prioritaire !

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COVID-19 : lettre à nos communautés

Dans le contexte de la crise sanitaire mondiale, Olivier Duhamel et Frédéric Mion s'adressent aux publics de Sciences Po
  • Le jardin de Sciences Po © Sandrine Gaudin / Sciences PoLe jardin de Sciences Po © Sandrine Gaudin / Sciences Po

Dans le contexte de la crise sanitaire qui bouleverse le monde entier, Frédéric Mion, Directeur de Sciences Po, et Olivier Duhamel, Président de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, ont adressé ce message aux communautés de Sciences Po le 16 mars 2020. 

Pour plus d'informations sur la situation à Sciences Po, les recommandations et les questions fréquentes, rendez-vous sur la page Informations COVID-19

Chères étudiantes, Chers étudiants,
Chères enseignantes, Chers enseignants,
Chères et Chers collègues,

Sciences Po, comme tout notre pays, est mobilisé depuis des semaines pour faire face à un phénomène exceptionnel, l’épidémie du coronavirus COVID-19.

Comme vous le savez, à la suite des annonces du président de la République, du Premier ministre, et conformément aux consignes que nous avons reçues de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, à compter de ce jour, l’ensemble des sites de Sciences Po, à Paris et en régions, sont fermés jusqu’à nouvel ordre.

En ces circonstances, tout à fait inédites et graves, vous savez que notre institution, dans toutes ses composantes, est entièrement mobilisée autour d’un objectif essentiel : assurer la continuité des activités pédagogiques, scientifiques et administratives de notre maison, tout en préservant la santé de toutes et de tous.

Vous avez déjà pu prendre connaissance des différentes dispositions que nous avons décidées et que toutes les équipes de Sciences Po continuent à imaginer et à mettre en œuvre, afin de garantir le bon accomplissement de nos tâches.

Nous tenons tout d’abord à remercier chacune et chacun d’entre vous pour la patience, la compréhension, l’esprit de responsabilité et de solidarité dont vous faites preuve depuis le début de la crise. Ces vertus seront sans doute, hélas, encore mises à contribution dans les jours et les semaines qui viennent. Nous ne doutons pas que vous saurez toujours les mobiliser.

Nous voulons aussi exprimer notre très vive gratitude et rendre hommage aux équipes de Sciences Po qui travaillent sans relâche, avec une énergie et un dévouement admirable, afin que notre établissement puisse continuer à remplir ses missions.

L’épreuve que nous traversons, qui dépasse très largement le cadre de notre établissement et de nos communautés, nous invite à faire preuve de sang-froid, d’adaptabilité, de sens de l’innovation, en sorte que la vie pédagogique, scientifique et intellectuelle de notre institution puisse se poursuivre sous des formes nouvelles. Elle requiert aussi que nous nous rassemblions autour de nos valeurs fondamentales, celles de l’université, c’est-à-dire, le savoir, la réflexion, l’argumentation, l’échange et le partage. 

Avec notre bien fidèle et cordial dévouement.

Olivier Duhamel                                       Frédéric Mion
Président de la FNSP                                Directeur de Sciences Po

Pour plus d'informations sur la situation à Sciences Po, les recommandations et les questions fréquentes, rendez-vous sur la page Informations COVID-19

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COVID-19 : Ressources utiles pour apprendre à distance

La boîte à outils pour vous aider dans vos apprentissages en ligne
  • © AHGraphic / Shutterstock© AHGraphic / Shutterstock

Afin de vous aider à vous préparer pour suivre vos cours en ligne, nous mettons à votre disposition ci-dessous un document qui vous guidera dans vos premiers pas vers un enseignement à distance.

Vous trouverez également ci-dessous des tutoriels pour vous faciliter votre appropriation de l’outil de web-conférence Zoom que vous utiliserez dans vos classes virtuelles et pour du travail de groupe.

Vous pourrez également utiliser ce service pour contacter vos familles et ainsi garder un lien social avec vos proches, vos amis, etc.

Apprendre à utiliser ZOOM

Des questions ?

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Que se passe-t-il à Sciences Po en dehors des cours ?

Le vrai du faux sur la vie associative, culturelle et sportive
  • Étudiants du Bureau des Élèves sur le campus de Nancy ©Martin ArgyrogloÉtudiants du Bureau des Élèves sur le campus de Nancy ©Martin Argyroglo

Plus de 230 projets associatifs, un millier d’activités et événements chaque année, des dizaines de cours de sport et d’art : à Sciences Po, la vie associative, culturelle et sportive rythme l’année et donne à tous les étudiants l’opportunité de libérer leur talent et d’étancher leur soif d’engagement. Mais au-delà des chiffres - et des clichés - quels sont les domaines d’action préférés de nos étudiants ? Petit tour d’horizon en forme de fact-checking, qui révèle une génération en phase avec son époque.

On peut prendre des cours d’aviron et de calligraphie - VRAI

Le saviez-vous ? L’Association sportive de Sciences Po existe depuis 1931 ! Le sport, comme les arts, font partie intégrante de la formation : ils peuvent même apporter des crédits ECTS aux étudiants. Aujourd’hui, ils ont le choix entre plus de 45 activités sportives - de l’équitation à l’aviron en passant par la zumba - et une vingtaine d’activités culturelles, du chant lyrique à la calligraphie.

Les principales associations sont liées à des partis politiques - FAUX

Au risque de surprendre, sur la centaine d’associations reconnues en 2019, les trois catégories les mieux représentées sont “Art et culture”, suivi par “International” puis seulement “Débat/Politique”. “Et encore, constate Andreas Roessner, le Directeur de la vie de campus et de l’engagement, au sein de cette catégorie, les émanations de partis politiques ne forment qu’une minorité, aux côtés des associations de débats et des think tanks. On a assisté au cours des dernières années à une sorte de “désinstitutionnalisation” de l’engagement politique”. Dans le palmarès des sujets favoris, la 4è et 5e place ex aequo revient aux domaines “Education” et “solidarité/engagement citoyen.”

Les étudiants privilégient l’engagement pour des causes ciblées - VRAI

“Le militantisme a changé de forme, résume Sébastien Thubert, chargé de la vie étudiante. De la même façon qu’ils vont signer des pétitions en ligne très ciblées, les étudiants de Sciences Po privilégient aujourd’hui les causes précises et concrètes, les actions avec un impact fort à court terme.” D’où le succès d’un nouvel “objet” associatif créé en 2017, les “initiatives étudiantes”, des projets à durée limitée qui visent une action précise. “À l’issue du projet, l’initiative peut se muer en association reconnue, plus pérenne, ou s’arrêter là”, explique Sébastien Thubert. Une souplesse plébiscitée par les étudiants qui ont lancé plus de 116 initiatives sur l’ensemble des campus en 2018/19.

Ce sont les étudiants qui votent pour valider la création d’une asso - FAUX

Depuis l’année 2016/2017, la qualité d’association reconnue est attribuée par le Conseil de la vie étudiante et de la formation, selon les conditions énoncées dans le Règlement de la vie étudiante, et notamment la déclaration en Préfecture. Les initiatives étudiantes, projets plus ponctuels, doivent pour être sélectionnées faire campagne en début de semestre et justifier du soutien des étudiants.

Les pétitions en ligne ont remplacé les tracts - VRAI

“Les formes d’action et de communication ont changé, explique Andreas Roessner. Les étudiants, comme tous ceux de leur génération, se mobilisent de plus en plus via les réseaux sociaux, et plus forcément avec des stands ou des tracts. Cela ne veut pas dire qu’ils s’impliquent moins : il est même probable que leur action au sein de Sciences Po ne soit qu’une partie de leurs engagements !”.

Les lieux investis par l’associatif changent aussi. D’abord, le foisonnement se déploie aujourd’hui sur sept campus. Et sur le campus parisien, de nouveaux espaces émergent : “Aujourd’hui, le site du 28 rue des Saints Pères, investi par le Café autogéré et solidaire de l’association PAVéS, avec l’AMAP qui propose ses légumes chaque semaine, est devenu un lieu central pour la sociabilité associative”, explique Sébastien Thubert. Quant aux activités, difficile de croire à l’accalmie : en 2018/2019, le campus parisien de Sciences Po a accueilli 11 semaines thématiques, et un millier d’activités et d’événements émanant des associations. Avec dans le top 5 des principales activités (en nombre) : culture, théâtre, art oratoire, diplomatie et...environnement.

Il n’y a pas de place pour de nouveaux projets associatifs - FAUX

Vous avez un projet associatif ? Aucun problème pour vous engager dans un projet collectif et vous réaliser dans la vie de campus. La qualité d'association reconnue est attribuée par le Conseil de la vie étudiante et de la formation, en lien avec la Direction de la vie étudiante et la direction des campus. La Direction de la vie de Campus vous accompagne pour créer votre association étudiante. Il faudra constituer une équipe, trouver des personnes qui partagent vos engagements, vos valeurs et vos passions, et apprendre à travailler avec elles. De quoi développer la prise de responsabilités, le travail en équipe, l’expression publique, la citoyenneté et l’humanisme : autant de qualités et d’aptitudes intellectuelles que la pratique associative développe, et que l’école encourage et soutient à travers la vie associative.

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Dernière mise à jour : février 2020

Ne jetez plus vos couverts, mangez-les !

Tiphaine Guérout (promo 2015), entrepreneure zéro déchet
  • Tiphaine Guérout, fondatrice de Koovee ©Tiphaine Guerout/KooveeTiphaine Guérout, fondatrice de Koovee ©Tiphaine Guerout/Koovee

Écologiste convaincue et diplômée de Sciences Po en 2015, Tiphaine Guerout a mis ambition entrepreneuriale au service de la cause environnementale. Elle a fondé Koovee, une start-up qui propose une alternative aux couverts jetables en plastique : des cuillères et fourchettes en biscuit, fabriqués en France, qui ont la particularité d’être suffisamment résistants pour que l’on puisse manger avec. Rencontre avec une jeune diplômée qui ambitionne d’inonder les marchés français et européens dans les prochaines années.

Une Alumna sachant coder

« J’ai eu l’idée de monter Youni, ma première start-up, en suivant le cours d’entrepreneuriat de Jacques-Henri Eyraud, à Sciences Po. Lors de mes études en Angleterre où j’avais étudié les sciences politiques et l’histoire pendant trois ans, j’ai trouvé dommage que nous soyons si peu nombreux à faire l’intégralité de nos études à l’étranger. J’ai alors créé un blog, qui est ensuite devenu une start-up à Sciences Po : Youni, une plateforme en ligne où les étudiants pouvaient partager leur expérience de l’étranger et expliquer les démarches de départ. Incubés à Sciences Po Entrepreneurs, nous voulions devenir le Trip Advisor des universités. Cependant, comme il est très difficile de monétiser un site web, au bout de deux ans, l’affaire s’est arrêtée là !

En sortant de Sciences Po, j’ai pris des cours de code. Avec Youni je m’étais rendu compte que, quand on ne sait pas coder alors que l’objet de sa boîte est un site web, il y a une réelle asymétrie de pouvoir. On n’a aucun contrôle et aucune vision. Puis, j’ai cherché un emploi. Comme il existe très peu de profils ayant fait Sciences Po et du code, j’ai trouvé facilement. Je suis entrée dans une start-up Edtech, 360Learning, où je suis restée trois ans. J’y ai découvert ce qu’est une entreprise qui grandit très vite : en trois ans, l’équipe est passée de 10 à 140 personnes. Je conseille cette expérience à tous les Sciences Po désireux de savoir ce qu’est une start-up : tu es là depuis un an et tu fais déjà partie des anciens, tu dois recruter des équipes, structurer le travail… Ça m’a beaucoup appris et je suis contente d’avoir fait ce choix. Après ces trois années très formatrices, je me suis relancée en solo avec Koovee. »

Idée simple, casse-tête technique

« En 2016, une loi interdisant les couverts en plastique est passée. L’idée de Koovee m’est venue de là. J’ai commencé par me renseigner sur la maturité du marché : je suis allée voir des grands groupes en leur présentant mon concept. Une idée, même bonne, ne marchera pas si le marché n’est pas prêt. Par exemple, il y a 10 ans, les couverts et sacs en plastique étaient un non-sujet. Voir que l’antiplastique devenait une des priorités des entreprises m’a confortée dans l’idée qu’il y avait une affaire à lancer.

J’ai consacré l’année 2018 à la R&D [Recherche et développement, NDLR]. Un budget de la Banque publique d’investissement (Bpifrance) m’a permis de faire travailler deux ingénieurs agronomes sur le produit. Cette étape était nécessaire car, pour faire des couverts comestibles, il faut qu’ils soient résistants : ils doivent tenir dans l’eau chaude, ne pas casser au transport… Si le couvert n’est pas solide, le projet n’a aucun intérêt car les clients ont besoin que leur fourchette et leur cuillère résistent tout au long du repas.

Le problème est que cette exigence est quasi inexistante dans le domaine de l’agroalimentaire. Quand on fait un biscuit, on attend juste qu’il soit bon et ne casse pas au transport, pas de pouvoir manger avec. Ça a été un vrai challenge technique : les ingénieurs agronomes m’ont aidée à élaborer la formulation, la composition et le procédé de fabrication, mais ils ne pouvaient rien faire quant à la résistance mécanique des couverts. Il a donc fallu que je trouve des compétences par moi-même, ailleurs que dans l’agroalimentaire, ce qui m’a pris beaucoup de temps et a été très compliqué. J’ai aussi dû trouver des fabricants de machines : mon projet étant industriel, je ne peux pas résoudre mes problèmes avec une imprimante 3D et des pièces en plastique. Il faut qu’elles soient robustes, avec un niveau de complexité supérieur.

Après une année de R&D, au cours de laquelle un grand nombre de prototypes a été conçu, j’ai enfin trouvé la bonne formule. En février 2019, nous avons procédé au lancement avec trois clients pilotes : un grand groupe du secteur ferroviaire, API Restauration et Chefing. Cette période de test étant concluante, nous avons ouvert à tout le monde en avril. Depuis, nous doublons le chiffre d’affaires chaque mois. »

The edible cutlery made by Koovee

Start-up : derrière le rêve, la dure réalité

« L’objectif d’une start-up est qu’elle n’en soit plus une. Si ça marche, l’entreprise devient une PME : là, on a un salaire, des horaires, des salariés... Mais les créateurs de start-up ayant réussi ont tous, au départ, passé plusieurs années dans leur cave à ne pas gagner d’argent. Pour moi, une start-up est une entreprise qui n’a pas encore trouvé son marché et qui propose un produit nouveau : on ne sait donc pas comment il va être reçu. C’est le cas avec les couverts comestibles : comme le concept est inédit, les clients ont beaucoup de questions. Il faut donc faire tout un travail d’évangélisation expliquant pourquoi c’est la meilleure solution, comment ça fonctionne, pourquoi c’est solide… Mon métier est d’expliquer tout ça. Plus que d’être commercial, ça implique d’avoir une vision et d’être très persuasif.

En ce qui concerne Koovee, il est important de souligner que l’année de R&D a été une période très longue, décourageante et surtout solitaire. On présente souvent l’entrepreneuriat comme quelque chose de sexy : moi, pendant un an, je n’avais pas d’argent, je ne savais pas si ça allait marcher et j’étais toute seule. Je ne parlais qu’avec des industriels qui négociaient les prix au maximum et ne faisaient pas forcément un travail de qualité. Aujourd’hui, le projet a l’air sympa et amusant – il l’est – mais la période de R&D n’a été ni sympa ni amusante.

Être une femme jeune et entrepreneure n’est pas non plus un avantage dans un projet aussi technique. Par le passé, le fait que je n’y connaisse rien et que je sois une femme a probablement encouragé mes prestataires à se montrer moins sérieux. De la même façon, on me demande souvent mon âge en rendez-vous commercial. C’est surprenant quand on est en pleine négociation et qu’on vient présenter son produit de devoir aborder ces sujets-là. Mes interlocuteurs ne se rendent probablement pas compte de ce que cette question reflète. On rigole aussi plus facilement d’une femme qui a beaucoup d’ambition et qui veut monter une grosse boîte. Mais ça ne m’empêche pas d’avancer. »

Écologie et gros appétit

« J’ai à cœur de dédier ma vie professionnelle à l’écologie. Cela se reflète dans mon quotidien : je suis végétarienne, je ne me déplace qu’à vélo, j’évite l’avion, j’achète en vrac… Pour moi, créer une entreprise écologiste avec un business model pérenne était un moyen d’exercer une forte influence rapidement. Je pense que c’est un bon compromis jusqu’à ce qu’on arrive à la conclusion qu’il faut stopper la croissance et sortir de la course au profit. Koovee a l’avantage d’être une alternative écologique joyeuse. Je pense qu’il faut être dans la joie pour faire face au changement climatique, et ne pas voir les solutions alternatives comme des contraintes. L’objectif est de montrer que l’écologie est une opportunité. Ce n’est pas possible pour tout, mais pour les couverts, ça l’est.

Les alternatives aux couverts en plastique étiquetées « écologiques » le sont en réalité beaucoup moins que mes couverts comestibles. Par exemple, les couverts en bois, moins chers que ceux de Koovee, sont faits de bois récolté à l’autre bout du monde sans aucune traçabilité des matériaux. Les couverts sont importés par bateau, fabriqués dans des conditions de travail compliquées et incomparables avec ce que nous avons en France, et contribuent à la déforestation. Le bioplastique ne fait pas mieux : il est biodégradable, certes, mais dans un compost industriel à 65°C. Personne n’a ça chez soi et il n’existe pas de filière de recyclage du bioplastique en France. Les couverts Koovee sont faits en France, par des professionnels de l’alimentaire, et ils se mangent. Effectivement, ils sont plus chers, mais la qualité à un prix.

Il est vrai que la solution la plus écologique réside dans les couverts lavables. Mais on n’a pas toujours des couverts sur soi ou il est parfois délicat de les sortir. Sans oublier que la majorité des gens ne sont pas prêts à avoir des couverts dans leur sac, à les emmener partout et à les laver eux-mêmes.

Un an et demi après sa création, ça y est, Koovee sort la tête de l’eau : le marché est trouvé et le produit plaît. Les capacités de production augmentent sans cesse : aujourd’hui, on produit 7 000 couverts par jour. Mais c’est tout nouveau, donc encore fragile ! La suite directe est le lancement de gammes sucrées et salées, la création d’un couteau et le développement de différentes tailles. Nous allons aussi entreprendre une levée de fonds et agrandir l’équipe en recrutant un directeur d’opérations.

À terme, la vision de la boîte est un projet écologiste, il s’agit de stopper le plastique. Notre objectif est grand : on veut remplacer les couverts en plastique en France et en Europe. Nous voulons nous attaquer aux fast-foods, pas seulement aux petits restaurants bio du coin. D’ici cinq ans, on veut 14 % du marché européen des couverts à usage unique. Ça représente des milliards de couverts. C’est énorme, mais nous avons de l’ambition ! »

À propos de Koovee

Les cuillères et les fourchettes de Koovee ont l’aspect des couverts en bois et le goût des gressins. Fabriqués en France à base de farine de blé, d’huile de colza et de sel, ces « biscuits » ont la particularité d’être suffisamment résistants pour que l’on puisse manger avec. À titre d’exemple, ils peuvent tenir six minutes dans l’eau chaude avant de se désagréger. Même s’il peut paraître contre-intuitif de croquer dans sa fourchette en fin de repas, le pas est vite franchi : « 85 % des utilisateurs finissent par dévorer leur couvert », nous assure la fondatrice de Koovee.

Par Justine Le Rousseau - Cet article a été initialement publié dans Émile, le magazine des alumni de Sciences Po, n°17, automne 2019.

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Transition écologique : Sciences Po lance un programme d’action à 3 ans

Formation, recherche, campus : toutes les mesures
  • Le jardin du site parisien de Sciences Po ©Martin Argyroglo/Sciences PoLe jardin du site parisien de Sciences Po ©Martin Argyroglo/Sciences Po

Face à l’urgence climatique et aux bouleversements environnementaux planétaires, Sciences Po se donne une feuille de route sur trois ans dans le cadre de l’initiative globale « Climate Action : Make it work » lancée en 2015. Elle engage l’institution à la fois en tant que lieu de formation et de savoir, et en tant que lieu d’études et de travail, à Paris et sur ses six campus en région.  

Les transformations planétaires au cœur des enseignements et de la recherche

Réuni d’avril à octobre 2019, le comité de revue des enseignements et de la recherche piloté par Bruno Latour a dressé un premier bilan prometteur de notre écosystème autour des transformations planétaires. Une offre importante et variée, mais qu’il convient d’étoffer, de rendre plus lisible et plus visible. C’est l’objectif de la feuille de route 2020-2023 (pdf, 120 Ko) que se fixe l’institution en matière de formation et de recherche. Elle affirme les transformations planétaires comme thème prioritaire, qui doit irriguer l’ensemble de notre projet éducatif et de recherche, avec parmi les mesures-phares : 

Bachelor : ancrer la transformation écologique au cœur de la formation

  • Le programme prévoit la création d’un cours commun obligatoire sur l’histoire/sociologie de l’environnement à partir de 2021/22, l’ajout de séminaires d’exploration sur chaque campus, dès 2020/21, ainsi que des exercices de pédagogie active autour du climat.
  • Une certification aux enjeux écologiques dès la rentrée 2021
  • Dans le cadre existant du Parcours civique, accroître le nombre d’expériences proposées aux étudiants dans le domaine environnemental

Master : permettre aux étudiants de master de suivre un parcours dédié

  • Proposer un socle commun de formation aux enjeux planétaires, avec des cours d’ouverture à de nouvelles disciplines, et des cours d’approfondissement dans les disciplines “classiques” de Sciences Po.
  • Créer un certificat de compétences 
  • Proposer d’ici 2023 de nouveaux doubles diplômes sur les enjeux écologiques

Doctorat : déployer une offre de formation sur les transformations planétaires

  • Création d’un programme interdisciplinaire de recherche doctorale dédié à cette thématique, dotée d’une trentaine de doctorants, pour la structurer et l’accompagner.
  • Créer une école d’été pour aborder les enjeux de la recherche en sciences sociales sur l’environnement, ouverte aux doctorants et étudiants de master.

Recherche : constituer une masse critique scientifique

  • Constituer un pôle d'au moins 15 enseignants-chercheurs d’ici 2023 sur les problématiques liées aux transformations planétaires, dans toutes les disciplines et les centres de recherche.
  • Recruter des post-doctorants qui permettent d’approfondir le sujet. 

10 objectifs pour un “Campus durable”

Sciences Po s’engage aussi en tant qu’organisation, et présente en parallèle un plan d’action pour réduire l'empreinte écologique de tous ses campus et toutes ses activités, d’ici 2023 (pdf, 150 Ko). Directement inspiré par la consultation organisée en novembre 2019 auprès des étudiants, enseignants et salariés, ce plan se décline en dix objectifs :

  1. Réduire les déplacements les plus polluants
  2. Réduire nos consommations d’eau et d’énergie
  3. Réduire notre pollution numérique
  4. Réduire les déchets plastiques à usage unique
  5. Réduire les consommations de papier
  6. Améliorer le tri sélectif
  7. Favoriser le réemploi
  8. Végétaliser nos campus et mettre en place une gestion durable de nos espaces verts
  9. Renforcer la politique d’achats responsables
  10. Améliorer l’offre alimentaire sur nos campus.

Ce plan pourra se fonder sur différentes initiatives lancées au cours des dernières années : politique de voyage écoresponsable, marchés publics avec critères environnementaux, suppression des bouteilles en plastique, copieurs mutualisés, tri et recyclage des déchets, etc.

Cet engagement institutionnel s’inscrit dans la continuité de ceux contractés en juillet 2019 lors du Sommet international de l’U7+ ainsi que dans le cadre du projet d’université européenne CIVICA. « C’est tout Sciences Po qui souhaite impulser une dynamique plus forte face à l’urgence planétaire et qui amplifie sa mobilisation pour agir, avec et pour ses étudiants, afin de préparer le monde de demain », résume Frédéric Mion, Directeur de Sciences Po.

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Les sciences sociales au prisme du genre

Le programme Presage fête ses 10 ans
  • Hélène Périvier et Françoise Milewski en 2011 ©Thomas ArrivéHélène Périvier et Françoise Milewski en 2011 ©Thomas Arrivé

PRESAGE, le Programme de recherche et d’enseignement des savoirs sur le genre de Sciences Po, a été créé en 2010. Destiné à promouvoir la recherche sur le genre, à développer l’offre de cours et à diffuser les savoirs sur ce champ, c’est l’un des plus anciens programmes transversal et pluridisciplinaire dédié au genre en France. Rencontre avec ses fondatrices, Hélène Périvier et Françoise Milewski, chercheuses à l'Observatoire français des conjonctures économiques.

>> Pour fêter ses 10 ans, Presage organise un cycle de conférences exceptionnel : premier rendez-vous lundi 27 janvier avec Rhacel Salazar Parreñas, professeure en Sociology and Gender Studies à University of Southern California (Los Angeles, USA) sur le thème : "Who cares for the children? Gender and Transnational Families" (eng). Inscrivez-vous !

Comment est né Presage ?

Hélène Périvier : Le Programme PRESAGE est né de ma rencontre avec Françoise Milewski, nous étions toutes les deux économistes à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), un centre de recherche de Sciences Po, et nous avions un intérêt partagé pour la question des inégalités entre les femmes et les hommes, des discriminations, de l'égalité, et du concept de genre en général.

Françoise Milewski : En 2010 il y avait quelques personnes à Sciences Po qui travaillaient sur ces thématiques, mais ces travaux n’étaient pas visibles du grand public. C’est ainsi qu’est née l’envie de créer ce programme transversal incluant à la fois enseignements et recherche.

Hélène Périvier : L’objectif était de construire des ponts entre la recherche et le débat public. La recherche académique sur le sujet est en effet extrêmement riche - à la fois conceptuellement mais aussi en controverses -, mais semble peu irriguer le débat public. Ce qui nous semblait dommage car si on peut tous avoir un avis sur les questions d’égalité entre les femmes et les hommes, c’est en réalité un sujet éminemment complexe. 

Comment les études de genre sont-elles conçues et enseignées à Sciences Po ?

Hélène Périvier : Souvent, on entend par études de genre un champ assez circonscrit de la recherche qui s'interroge sur les questions de l'identité sexuelle, des sexualités et des identités socialement construites. À Sciences Po, on entend par études de genre un champ plus large, à savoir une étude et meilleure compréhension de la formation des inégalités de sexe mais aussi des discriminations de toutes sortes : fondées sur les questions de sexualité, d'apparence, de sexe, d'origine ethnique, etc. Il y a une approche extrêmement multiple et l’axe sciences sociales est en effet marqué : les cinq grandes disciplines de Sciences Po - l’histoire, la sociologie, la science politique, l’économie et le droit - sont mobilisées.

Françoise Milewski : Ce qui est très important pour nous au sein du Programme PRESAGE c'est l'approche transversale disciplinaire, qui est une posture de fond, pas seulement de forme. Le fait que les études de genre soient présentes dans l'ensemble des centres de recherche de Sciences Po renforce les échanges et le caractère scientifique des travaux qui sont produits.

Après 10 ans d’existence du programme, quel bilan faites-vous ?

Hélène Périvier : Nous sommes plutôt satisfaites. Nous avons toujours été extrêmement bien accueillies et nos collègues ont participé avec beaucoup d'enthousiasme à la réussite du projet. Je pourrais citer Bruno Perreau, qui est maintenant professeur au MIT ; Janine Mossuz-Lavau qui a été l’une des premières chercheuses de Sciences Po à travailler sur ces thématiques et puis, bien sûr, les membres du Comité de pilotage, Marta Dominguez Folgueras, Réjane Sénac, Elissa Mailänder et Marie Mercat-Bruns.

Nous avons aussi eu le soutien amical de la philosophe de la pensée féministe Geneviève Fraisse qui n’a enseigné qu’une seule fois au cours de son parcours de chercheuse, et a choisi pour cela Sciences Po ; c’est une grande fierté ! On pense aussi à Françoise Héritier qui nous a beaucoup soutenues et dont la présence manque beaucoup dans le paysage universitaire.

Françoise Milewski : Notre grande satisfaction est d'avoir assuré la transversalité dans la recherche et l'enseignement, et d'avoir pu développer des enseignements avec une ouverture aux controverses qui existent dans ce champ. Les chercheuses et les chercheurs de PRESAGE ont contribué aux débats, scientifiques mais aussi citoyens liés à l’actualité.

Hélène Périvier : Nous venons de créer une Certification avancée en études de genre qui permet aux diplômés de Sciences Po attestant de solides connaissances en études de genre de les valoriser dans le monde professionnel. À l’avenir, nous souhaitons développer encore l’offre de cours. Nous allons aussi essayer de monter des modules de formation continue sur l’égalité femmes-hommes pour les personnes qui sont déjà en emploi.

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Sciences Po crée un Institut des compétences et de l'innovation

  • Étudiants lors de la simulation de la COP21, Make It Work, ©Martin ArgyrogloÉtudiants lors de la simulation de la COP21, Make It Work, ©Martin Argyroglo

Sciences Po crée un Institut des compétences et de l’innovation pour une formation qui s'adapte aux transformations profondes que connaît la société. Son rôle est d’accompagner étroitement les enseignants dans leurs réflexions et actions pédagogiques, et de renforcer pour les étudiants la lisibilité et l’appropriation des compétences acquises tout au long de la formation.

Une politique transversale des compétences

La mission de cet Institut, qui mobilisera le Collège universitaire, les sept écoles de deuxième cycle, les étudiants et les Alumni est triple :

  • identifier avec les enseignants et les chercheurs le socle des compétences auxquelles Sciences Po se doit de former les étudiantes et les étudiants,
  • contribuer à la lisibilité par les étudiants, nationaux et internationaux, des compétences acquises au cours de leurs parcours de formation,
  • accompagner les enseignants et les responsables de formations dans la transformation de leur pédagogie et mettre à leur service les méthodes, outils et capacités de l’ingénierie pédagogique et du numérique.

Ces compétences définies comme le « savoir agir en situations complexes » qui guideront le projet de formation de Sciences Po, s'articuleront autour de quatre grands champs fondamentaux : penser, agir, créer, être responsable.

Rattaché à la Direction de la formation de Sciences Po, la création de l’Institut a été annoncée par Frédéric Mion, directeur de Sciences Po, à l’occasion des Journées Nationales de l’Innovation Pédagogique dans l’Enseignement Supérieur (JIPES) des 23 et 24 janvier 2020. Regardez son discours ci-dessous : 

L’Institut rassemble des programmes et des initiatives déjà bien identifiés au sein de Sciences Po tels que le Parcours civique au Collège universitaire, l’Incubateur des de politiques publiques de l'École d’affaires publiques, les projets collectifs de l'École urbaine, ou la Clinique de l’École de droit. Autre exemple, le Centre d’écriture et de rhétorique et sa chaire d’écrivain en résidence : la littérature et la pratique de l’écriture y sont à l’œuvre pour développer les compétences d’expression des étudiants, leur capacité à faire œuvre de création, et pour stimuler la diversité des regards qu’ils portent sur le monde qui les entoure. 

Un lieu d’échanges et de réflexion au coeur du futur campus

Cet Institut, composé d’équipes académiques, d’ingénieurs pédagogiques et de spécialistes du numérique, de la cartographie et de l’audiovisuel, sera un lieu de production, de partage de pratiques et d’expériences entre représentants de différents programmes et disciplines. Il créera de nouveaux outils et ressources pédagogiques, tels de nouveaux supports de cours ou cadres de syllabi. Le nouveau campus situé 1, place Saint-Thomas, offrira un espace dédié à ces échanges.

Les étudiants seront encouragés à une réflexivité approfondie sur leurs parcours pendant l’ensemble de leur cursus universitaire. Les objectifs pédagogiques des enseignements et des programmes seront davantage mis en évidence et suivis par les enseignants et différents accompagnants de stages, apprentissages et projets.

> Lire le communiqué de presse du 23 janvier 2020

Pour un réveil écologique : quand les étudiants s'engagent

  • L'équipe du collectif pour un réveil écologiqueL'équipe du collectif pour un réveil écologique

Lancé en septembre 2018, le Manifeste Étudiant pour un Réveil Écologique a été signé par près de 30 000 étudiants provenant de plus de 400 établissements d’enseignement supérieur en France. Le collectif "Pour un réveil écologique" s'est constitué pour prolonger cette dynamique et inscrire ce besoin d'agir dans les faits. Membres de l'équipe permanente, Théo Miloche et Claire Egnell, tous deux étudiants en master à Sciences Po, expliquent pourquoi ils se sont engagés, et ce qu'ils ont accompli. 

Claire Egnell, membre de l'équipe depuis le lancement, est élève de l'École normale supérieure (ENS-Ulm) et étudiante à Sciences Po en master Environmental Policy à l'École des affaires internationales (PSIA). Théo Miloche, engagé dans le Manifeste depuis fin 2018, est membre de l'équipe permanente depuis début 2019. Il est étudiant en double diplôme de master Corporate and Public Management à Sciences Po et HEC.

Après un an de réflexion et d’échanges avec des entreprises, des acteurs publics, des grandes écoles, des universités et des experts, le collectif Pour un réveil écologique propose des outils concrets pour aider les étudiants à mobiliser leurs écoles et universités, mieux se former sur les questions écologiques et aider les jeunes diplômés à choisir un employeur engagé dans la transition écologique, grâce notamment au Guide anti-greenwashing. 

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Connaissez-vous le Welcome Programme ?

Inscriptions ouvertes jusqu'au 9 décembre 2019, 10h00 !
  • Étudiante du Welcome programme ©O.H.N.K / Sciences PoÉtudiante du Welcome programme ©O.H.N.K / Sciences Po

Qu’est-ce que le Welcome Programme ?

Le Welcome Programme de Sciences Poest une semaine d’intégration ouverte aux étudiants et étudiantes en échange et se tiendra sur le campus de Paris du 20 au 25 janvier 2020 pour :

  • Apprendre la méthodologie de Sciences Po
  • Comprendre la vie politique française
  • Connaître Sciences Po et son fonctionnement
  • Découvrir Paris dans les meilleures conditions
  • Rencontrer d’autres étudiants internationaux de plus de 50 nationalités différentes

Quels sont les temps forts du Welcome Programme ?

  • Une cérémonie d’ouverture accompagnée d’un petit déjeuner d’accueil
  • Des ateliers sur la méthodologie pour s’intégrer plus efficacement dans la pédagogie de Sciences Po
  • Une conférence sur l’actualité politique française
  • Des forums sur le logement, les inscriptions administratives, les cartes de séjour et les associations étudiantes
  • Des visites du campus et un « escape game » dans la bibliothèque
  • Des activités culturelles : musée d’Orsay, découverte de Paris, bateaux parisiens, dégustation « Wine and Cheese »
  • Des activités d’intégration : Ice breakers, French-speaking times, …

Ces activités sont proposes en français ou en anglais, selon votre choix de langue au moment de l’inscription au Welcome Programme.

Comment s’inscrire ?

Si vous souhaitez participer au Welcome Programme , vous pouvez vous inscrire à partir de votre espace Sciences Po .

La date limite d’inscription est le 9 décembre à 10h.

Ce programme est facultatif et coûte 250 euros.

Nous contacter

Pôle mobilité étudiante : candidature.echange@sciencespo.fr

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Le Welcome Programme pour les étudiants en échange à Paris.

"Sciences Po, c'est le Harvard français"

Notre programme de bourses pour l'Afrique
  • La cohorte actuelle de Mastercard ©Sciences PoLa cohorte actuelle de Mastercard ©Sciences Po

La Mastercard Foundation, en partenariat avec Sciences Po, attribue des bourses qui permettent d’accompagner et de former des étudiants du continent africain talentueux et engagés. Témoignages d'étudiants bénéficiaires de ce dispositif.

D’une durée de 6 ans (2017 - 2023), ce programme vise à accompagner les parcours d'étudiants africains talentueux. Celui-ci permet notamment de financer des bourses destinées aux lycéens et étudiants ressortissants des pays d'Afrique subsaharienne, faisant preuve d’un parcours académique d’excellence et d’un fort potentiel en matière de leadership, mais étant confrontés à des difficultés, notamment financières, d’accès à l'enseignement supérieur.

Candidatures 2020, mode d'emploi

En 2020, 5 bourses seront attribuées à des étudiants au niveau bachelor, 15 bourses seront attribuées à des étudiants au niveau master et 12 bourses seront attribuées pour étudier à la Summer School.

L'attribution des bourses se fait dans le cadre d'un réseau d'établissements partenaires habilités à nominer des candidats.

Les dates limites pour postuler sont le 5 décembre 2019 pour les bourses de niveau master, le 29 janvier 2020 pour les bourses de niveau bachelor et le 19 janvier 2020 pour les bourses Summer School.

Aller plus loin

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Stiglitz et Zelizer, docteurs honoris causa

Écouter leurs témoignages
  • J.P. Fitoussi, J. Stiglitz, V. Zelizer et J. Lazarus ©Alexis LecomteJ.P. Fitoussi, J. Stiglitz, V. Zelizer et J. Lazarus ©Alexis Lecomte

La sociologue Viviana Zelizer et l'économiste Joseph Stiglitz se sont vus décerner le titre de docteur honoris causa de Sciences Po, au cours d'une émouvante cérémonie le mercredi 13 novembre 2019. Cette distinction récompense les deux chercheurs ; la première en tant que fondatrice de la sociologie économique et le second comme figure de la nouvelle économie keynésienne. Ces précieux apports à leurs disciplines respectives ont été soulignés lors des éloges prononcés par Jeanne Lazarus et Jean-Paul Fitoussi.

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Consultation campus durable : partagez vos idées et votez !

Consultation en ligne du 4 au 15 novembre
  • Consultation en ligne du 4 au 15 novembreConsultation en ligne du 4 au 15 novembre

Comment faire de Sciences Po un lieu d’études et de vie quotidienne plus écoresponsable ? C’est l’objet de la consultation en ligne “Campus durable” qui est désormais ouverte à toutes vos idées et propositions, et ce jusqu’au 15 novembre prochain !

Pour participer, rendez-vous sur la plateforme collaborative Climate Action: Make It Work et connectez-vous à l’aide de votre adresse Sciences Po.

Vous pouvez proposer une ou plusieurs idées et/ou donner votre avis sur une autre idée, au sujet du campus de votre choix, et dans l’une des six thématiques de la consultation.

À l’issue de la consultation, les idées qui auront recueilli le plus de votes dans chaque thématique seront présentées devant les instances de gouvernance de Sciences Po. L’ensemble des contributions viendra nourrir le plan d’action institutionnel sur la transition écologique, qui vous sera présenté début 2020.

Cette consultation porte sur Sciences Po en tant que lieu d’études, de travail et de vie quotidienne. Elle constitue un des piliers de notre initiative Climate Action: Make it Work.

Nous comptons sur vous : à vos idées !

Hommage à Peter Awn, l'homme qui a relié Sciences Po et Columbia

À Reims, la bibliothèque portera son nom
  • À reims la bibliothèque portera le nom de Peter J. Awn ©Martin ArgyrogloÀ reims la bibliothèque portera le nom de Peter J. Awn ©Martin Argyroglo

Un homme plein d’énergie, excentrique, intelligent, non-conventionnel, brillant, passionné...Les amis et anciens élèves n’ont pas suffisamment d’adjectifs pour décrire Peter J. Awn, ancien Doyen des General Studies à l’Université Columbia, disparu il y a quelques mois et à l'origine du rapprochement entre Sciences Po et Columbia. Le campus de Sciences Po à Reims lui rendait hommage le 4 septembre dernier, en donnant son nom à sa bibliothèque.

Peter Awn, Doyen des General Studies de 1997 à 2017, a été le co-fondateur avec Francis Vérillaud, ancien directeur des affaires internationales de Sciences Po, du programme de double diplôme avec Columbia. Fruit de leur vision commune de ce que doit être une formation universitaire de premier plan, internationale et multiculturelle, le programme permet aux étudiants d’étudier deux ans à Sciences Po (sur le campus de Reims, du Havre ou de Menton), et deux ans à Columbia University à New York.

Bien plus qu'un professeur

Doyen de la section General Studies de Columbia pendant quatre décennies, Peter Awn incarnait ce programme comme nul autre. Baptisée "GS", ce parcours a été créé en 1947 pour permettre aux anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale de revenir à l'université et de reconstruire leur vie. Ancien prêtre jésuite devenu spécialiste de l'islam, Dean Awn croyait en leur “seconde chance”. Il a étendu cette vision à tous les étudiants «non traditionnels» (anciens combattants, artistes-interprètes, entrepreneurs, dirigeants de carrière ou membres du clergé) qui avaient dû interrompre leurs études supérieures ou les repousser à plus tard. La création de la double licence avec Sciences Po, lancée en 2010, reflète bien ces valeurs.

Peter Awn qui avait pris sa retraite en tant que Doyen mais continuait d’enseigner à Columbia, est demeuré proche des étudiants et anciens étudiants du double diplôme jusqu’à son décès en février 2019. En baptisant la bibliothèque du campus de Reims à son nom, Sciences Po honore un partenaire, un collègue et un grand ami, à travers ce lieu symbole de réflexion et de curiosité intellectuelles.

À lire : "Sciences Po Dedicates Reims Campus Library to Late Dean Emeritus Peter J. Awn (eng.)", article sur le site de Columbia School of General Studies

La fiction pour dire le réel ?

Chaire d'écrivain en résidence : passage de relais entre Kamel Daoud et Marie Darrieussecq
  • Ali Baddou, Marie Darrieussecq, Kamel Daoud ©Sciences PoAli Baddou, Marie Darrieussecq, Kamel Daoud ©Sciences Po

Le 16 septembre, Sciences Po faisait sa rentrée littéraire avec une conférence réunissant les écrivains Kamel Daoud et Marie Darrieussecq à l’occasion du passage de relais de leur titre d’écrivain en résidence. Quelles passerelles peut-on construire entre fiction et réalité ? Qu’apporte l’enseignement de l’écriture ? Les deux grandes plumes de la littérature française reviennent sur leur expérience de l’écriture et leurs ambitions pour les étudiants.

Initiative inédite dans le paysage universitaire français, la chaire d’écrivain en résidence a été créée en 2018 pour renforcer l’expression créative des étudiants et leur permettre de développer une réflexion critique et originale. Elle est rattachée au Centre d’écriture et de rhétorique de Sciences Po.

En savoir plus

Interview de Marie Darrieussecq

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