Devenez Team Leader du Welcome Programme d'août 2022 !

  • Étudiante avec un Tee-Shirt Sciences Po ©Caroline MaufroidÉtudiante avec un Tee-Shirt Sciences Po ©Caroline Maufroid

Le Pôle Mobilité étudiante recrute parmi les étudiantes et étudiants de Sciences Po une équipe de Team Leaders pour accueillir les élèves en échange participant au Welcome Programme.

Vous avez envie de partager votre expérience et de faire découvrir Sciences Po et Paris aux nouveaux arrivants ? Rejoignez l’équipe des Team leaders, nous avons besoin de vous !

Le rôle des Team Leaders sera de contribuer à la bonne atmosphère, de gérer l’organisation de la semaine et enfin de fournir aux étudiantes et étudiants en échange les informations nécessaires pour réussir leur arrivée et leur séjour à Sciences Po.

Information et candidature sur votre Espace Sciences Po (Espace vacation).

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“Tout patrimoine culturel mérite d’être connu et étudié”

Entretien avec Zina Akrout, lauréate du Prix Max Lazard 2020
  • Photo de Zina Akrout / Copyright Zina AkroutPhoto de Zina Akrout / Copyright Zina Akrout

Zina Akrout est étudiante au sein du master politiques publiques de l'École d’affaires publiques de Sciences Po. Elle a reçu le prix Max Lazard pour conduire un projet sur les “Berbères de Tunisie”. Retour sur sa trajectoire, guidée par son insatiable curiosité et une forte dimension internationale. 

Vous avez d’abord suivi un double bachelor entre Sciences Po et UCL. Pourquoi avoir choisi ce programme, et quelle a été votre expérience ? 

J’ai d’abord choisi ce programme pour son contenu, qui implique à la fois de se spécialiser dans une discipline des humanités et d’étudier une langue européenne (le français, l’allemand, l’espagnol ou l’italien, selon le profil, les aptitudes et le choix de chaque étudiant), pendant les quatre ans que dure le programme. J’étais impatiente de vivre cette expérience entre deux institutions, et d’apprendre de différentes perspectives. 
Ce programme m’a aussi permis de personnaliser mon parcours en fonction de mes centres d’intérêt. J’ai ainsi choisi de passer mes deux premières années sur le campus de Sciences Po à Menton, afin de suivre des enseignements portant sur la région de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, d’apprendre l’italien*, et de développer des connaissances en droit international… 

J’ai beaucoup aimé passer de l’approche interdisciplinaire de Sciences Po à l’approche plus anglo-saxonne de UCL - université dans laquelle j’ai suivi des cours de politiques publiques, des séminaires thématiques (politiques de la ville, géographie politique…), et des cours de langues. Dans l’ensemble, ce programme a été une merveilleuse expérience académique, mais aussi une aventure personnelle, puisque je m’y suis fait des amis pour la vie et que j’ai eu accès à des expériences extracurriculaires très riches. 

Aujourd’hui, vous êtes étudiante en master Politiques publiques à Sciences Po. Dans ce cadre, vous avez passé un semestre d’échange en Italie - séjour qui ne s’est pas déroulé comme prévu en raison de la crise sanitaire... De quelle façon cet échange s’est-il déroulé, et quelle influence a-t-il eu dans votre parcours étudiant ? 

J’ai choisi de passer mon dernier semestre d’étude à l’Università Commerciale Luigi Bocconi de Milan. Il est vrai que c’était un moment étrange pour participer à un programme d’échange, surtout dans le Nord de l’Italie qui a été si durement impacté par la crise sanitaire ! L’université a fermé ses portes à la fin du mois de février, deux semaines seulement après le début des cours, et a opéré un passage en ligne immédiat. 

Ils se sont adaptés de façon très réactive, et ont réussi à mettre à disposition des ressources en ligne et des outils numériques pour que les enseignements puissent se poursuivre - à partir du moment où les étudiants avaient assez d’espace, de connexion Internet et de motivation pour participer aux cours, bien entendu. 

Cet échange m’a donc permis de suivre des cours en management et en développement durable pour compléter mon parcours, et de découvrir encore une autre approche universitaire avec la méthode business school de la Bocconi, très différente de ce que j’ai pu voir à l’École d’affaires publiques. Je conseille vivement aux étudiants de master de participer à un échange universitaire, que ce soit pendant une éventuelle année de césure ou au cours de leur dernier semestre ; c’est une expérience très enrichissante et une possibilité trop souvent méconnue. 

Vous avez reçu le Prix Max Lazard pour un projet intitulé “Berbères de Tunisie”. Pouvez-vous nous en parler ? 

C’est un projet personnel que je développe en parallèle de mes études : en tant que citoyenne franco-tunisienne, je suis très intéressée par le patrimoine et l’identité berbères. Mon objectif est donc de réaliser un voyage de terrain qui me permettra d’approfondir ma compréhension de la culture berbère en Tunisie. 

La communauté berbère de Tunisie est en situation de minorité, et souffre d’un manque de reconnaissance de son identité et de sa culture. J’aimerais conduire une enquête sociologique, sous la forme d’un sondage, afin de comprendre le sentiment des Tunisiens d’origine berbère à l’égard de leur propre culture, de leur intégration et de leurs revendications éventuelles. Cette recherche sera combinée avec un voyage de terrain pour cartographier les différentes initiatives visant à protéger et promouvoir la culture berbère en Tunisie (notamment dans la partie Sud-Est du pays). Ce sujet est cher à mon coeur, et je suis très reconnaissante d’avoir reçu le Prix Max Lazard pour le conduire. 

Quelle forme prendra ce projet ? Quand prévoyez-vous de le mener ? 

La perception de l’identité berbère en Tunisie est très différente de ce qu’on observe dans d’autres pays de la région et peu étudiée à ce jour. J’espère être en mesure de réunir assez d’informations et de connaissances à travers ce projet, qui pourrait servir à d’autres personnes qui s’intéressent à ce thème. C’est avant tout un projet personnel, mais j’espère aller aussi loin que possible dans la recherche et la réflexion, et pourquoi pas contribuer à redonner une voix à ceux qui sont peu entendus aujourd’hui par le gouvernement et ses parties prenantes. Tout patrimoine culturel mérite d’être connu et étudié. 

Ce projet aboutira a priori à la publication d’un article et d’un reportage vidéo, si les personnes que j’interroge acceptent d’être filmées. Si, au contraire, ces personnes ne souhaitent pas parler à la caméra, peut-être transformerai-je ce projet en exposition (virtuelle ou réelle) de photos accompagnées de légendes. 

J’espère mener ce projet cet été, si les mesures gouvernementales en réponse à la crise sanitaire le permettent. Cela dépendra aussi de la disponibilité de celles et ceux que je veux interroger. Et si ce n’est pas possible cet été, ce sera pour l’hiver prochain ! 

Que souhaitez-vous faire après l’obtention de votre diplôme ? 

Pour l’instant, je dois encore terminer mon master de politiques publiques (spécialité Digital, New Technology & Public Policy (EN)) à Sciences Po. En parallèle, j’étudie la géographie alimentaire à la Sorbonne. Lorsque j’aurai présenté mon mémoire pour ce deuxième programme, j’espère poursuivre une carrière dans le domaine de la politique alimentaire, et plus spécifiquement dans celui de la food tech (technologie alimentaire). 

L'équipe éditoriale de Sciences Po

*à partir de 2020, l’italien ne sera plus enseigné sur le campus de Menton

À propos du Prix Max Lazard 

Depuis 1956, le Prix Max Lazard soutient des candidats désireux d'approfondir une idée ou une passion et de se confronter à eux-mêmes et au monde. Il rend hommage à Max Lazard (1875-1953), homme engagé qui s'écarta de la banque fondée par sa famille, devint travailleur social bénévole, et rédigea une thèse sur le chômage. Marc Lazard seconda Albert Thomas durant la guerre de 14-18 et se mobilisa ensuite pour l'éducation civique et politique dans un esprit européen.

Le prix récompense des projets originaux qui témoignent d’une démarche personnelle et ont souvent une portée sociale et civique. Il peut s'agir d'une enquête, d'un voyage d'étude ou de découverte, d'un séjour dans une institution ou dans un groupe social en France ou à l'étranger, ou d'une recherche documentaire ou éditoriale. Le prix a distingué à ses débuts Serge Klarsfeld, puis bien d'autres lauréats dont certains sont devenus des chercheurs reconnus. 

Les lauréats reçoivent un accompagnement financier d’un montant de 3000 euros et se voient offrir la possibilité de publier un article ou dossier sur le site de la revue Sens public, sous réserve d’acceptation par le comité scientifique. Les candidats sélectionnés et reçus par le jury peuvent également participer aux blogs liés à Sens Public et à leur rédaction.

Pour en savoir plus :

Découvrez le podcast “Sciences Po et l’Afrique”

  • Sciences Po et l'Afrique ©SciencesPoSciences Po et l'Afrique ©SciencesPo

Pour ce premier épisode de notre mini-série de podcasts consacrée aux liens noués entre Sciences Po et l’Afrique, découvrez les coulisses du Mastercard Foundation Scholars Program à Sciences Po. Ce dispositif permet la venue de 140 étudiantes et étudiants à Sciences Po venant de 20 pays différents et issus des milieux défavorisés en Afrique sub-saharienne. Cynthia Isimbi, coordinatrice du programme Mastercard, et Chloe Sautter, responsable du programme Mastercard à Sciences Po, en disent plus sur l’accompagnement des étudiantes et étudiants à Sciences Po. 

L'équipe éditoriale de Sciences Po

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PSIA et EAP : bienvenue à la nouvelle doyenne et au nouveau doyen !

  • Arancha Gonzalez Laya et Philippe MartinArancha Gonzalez Laya et Philippe Martin

Mathias Vicherat, directeur de Sciences Po, a nommé Arancha González Laya, doyenne de Paris School of international Affairs (PSIA) et Philippe Martin, doyen de l'École d’affaires publiques. Ces nominations ont été faites sur proposition de deux search committees, composés de membres internes et externes à Sciences Po. Ils prendront leurs fonctions respectives au début du mois de mars.

“Avec ces deux nominations, Sciences Po ouvre une nouvelle page. Je suis très heureux d’accueillir Arancha Gonzalez Laya, dont la riche expérience politique au niveau national, européen et international va nous permettre de franchir une nouvelle étape dans le développement de PSIA. Philippe Martin connaît parfaitement Sciences Po : éminent économiste de notre faculté permanente et président du Conseil d’Analyse Économique (CAE) depuis 2018, il porte une vision structurante pour l'EAP qui associe la prise en compte des nouveaux enjeux de la formation des responsables de demain et l'excellence de l'enseignement académique" a déclaré Mathias Vicherat.

Arancha Gonzalez Laya, nouvelle doyenne de PSIA

Diplômée en droit de l'Université de Navarre et titulaire d'un diplôme de troisième cycle en droit européen de l'Université Carlos III de Madrid, Mme Gonzalez est membre du Comité stratégique de PSIA depuis 2017. Elle possède une large expérience des affaires internationales au niveau multilatéral, européen et national. Elle a notamment été ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la coopération de l'Espagne (2020-2021), sous-secrétaire générale des Nations Unies et directrice exécutive du Centre du commerce international (2013-2020), directrice de cabinet du directeur général de l'Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy (2005-2013) et a occupé plusieurs postes importants à la Commission européenne.

Mme Gonzalez Laya prendra ses fonctions en s'appuyant sur les réalisations du doyen fondateur de l'École (créée en 2010), Ghassan Salamé et du doyen Enrico Letta auquel elle succède. Le succès de l'École se reflète dans le classement actuel de Sciences Po, deuxième université du monde dans la catégorie "Politique et études internationales" selon QS 2021 et doit beaucoup à son corps professoral, composé à parts égales d'universitaires et de professionnels réputés dans leurs domaines d’activité. Plus grande école d’affaires internationales du monde, sur ses 1 500 étudiants, 70% sont des étudiants internationaux de plus de 110 pays. Paris School of international Affairs (PSIA) offre un choix de sept programmes de Master dans les domaines majeurs des affaires internationales et a établi des partenariats et des doubles diplômes avec des universités de premier plan dans le monde.

Arancha Gonzalez Laya : « Après une longue carrière dans les affaires internationales, j'ai décidé de consacrer mon énergie et ma passion à préparer les leaders de demain. Je suis très honorée de rejoindre Sciences Po pour diriger PSIA, classée deuxième au monde parmi les écoles de politique et d'études internationales. En investissant dans les connaissances, les compétences et l'expérience, l'École occupe une position unique pour préparer les acteurs mondiaux à comprendre et à façonner notre monde complexe. Je remercie Mathias Vicherat pour sa confiance et me réjouis de travailler à ses côtés avec les professeurs et les étudiants pour un monde plus durable et plus pacifique »

Philippe Martin, nouveau doyen de l'École d’affaires publiques

Philippe Martin est diplômé de Sciences Po, de l’université Paris-Dauphine et titulaire d’un doctorat d’économie de Georgetown University, Washington DC.

Professeur d’Économie à Sciences Po, président délégué du Conseil d’Analyse Économique (CAE), chercheur associé en macroéconomie internationale et commerce international et vice-président du Centre for Economic Policy Research (CEPR), vice-président du conseil d’administration de la FNSP, Philippe Martin succède à Yann Algan en tant que doyen de l'École d’affaires publiques.

Philippe Martin a été successivement économiste à la Federal Reserve Bank de New York (2001-2002), professeur à la Paris School of Economics (2000-2008) ainsi qu’au Graduate Institute de Genève, directeur du département d’économie de Sciences Po (2008-2013) et conseiller économique d'Emmanuel Macron, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique en 2015-2016. Il a également été coéditeur de la revue Economic Policy de 2006 à 2011 et consultant à la Banque de France. En 2002, il a été récompensé par le Prix du meilleur jeune économiste de France.

Sept ans après sa création, l'École d’affaires publiques de Sciences Po s’est imposée comme l’une des meilleures formations aux affaires publiques, à l'échelle nationale et internationale. Plus de 2 100 étudiants, dont 30% d'internationaux, viennent se former au sein de ses deux masters et onze spécialités en français et en anglais, de ses doubles-diplômes nationaux et internationaux, de sa préparation aux concours administratifs français et européens (76% des admis au concours 2021 de l’ENA sont issus de Sciences Po), ou encore de ses masters en un an. L’École d'affaires publiques réinvente aujourd’hui sa mission de formation des futurs décideurs publics autour de l’intégration européenne et des enjeux liés aux transformations numériques et environnementales.

Philippe Martin : "Très attaché à Sciences Po où j'ai assumé différentes responsabilités, je suis enthousiaste de prendre la direction de l'École d'affaires publiques. En coopération avec toutes les communautés de l'École, je veux qu'elle continue à incarner l'excellence académique et qu'elle relève les défis du renouvellement des affaires publiques à la fois en France et en Europe".

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Mathias Énard, nouvel auteur en résidence à Sciences Po

  • Mathias Énard @PierreMarquèsMathias Énard @PierreMarquès

[Les livres] restent, en définitive, avec le feu, la seule façon de combattre les ténèbres. - Mathias Énard, Rue des voleurs

Nouveau titulaire de la Chaire d’écrivain en résidence à Sciences Po, Mathias Énard dispensera ce semestre deux ateliers d’écriture de création auprès des étudiantes et étudiants. Il leur enseignera l'art de combattre les ombres, non pas avec le feu, mais avec la littérature.

Cet auteur français de renom reprend le flambeau tenu par les autres écrivains francophones qui l’ont précédé à la Chaire d’écrivain en résidence : Kamel Daoud, Marie Darrieussecq, Patrick Chamoiseau, Maylis de Kerangal, Louis-Philippe Dalembert et l’actuelle titulaire, Alice Zeniter

Le passage de relais d’Alice Zeniter à Mathias Enard se tiendra le 1er février 2022 à 19h30 en Amphithéâtre Chapsal en présence du journaliste Ali Baddou.

Un grand écrivain de notre temps

Traducteur du farsi et de l’arabe vers le français, Mathias Énard a produit une œuvre riche et dense, marquée par son profond intérêt pour le Moyen-Orient ainsi que par ses nombreux voyages et séjours dans la région. 

Auteur maintes fois primé, Mathias Énard a notamment été lauréat du prix Candide (2008) et du prix du livre Inter (2009) pour Zone, du prix Goncourt des lycéens pour Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants (2010) ou encore du prix Goncourt pour son roman Boussole (2015). En 2021, il s’est vu décerner le prix Ulysse pour l’ensemble de son œuvre.

Former les plumes de demain

En tant que titulaire de la chaire d’écrivain en résidence du Centre d'écriture et de rhétorique de Sciences Po, Mathias Énard poursuivra le travail entamé par ses prédécesseurs : développer la créativité des étudiantes et étudiants en encourageant l'expression libre, et leur permettre de développer une réflexion critique et originale. Mathias Enard contribuera ainsi de façon essentielle à stimuler et à encourager la diversité des regards que les étudiantes et étudiants portent sur le monde à travers la littérature et la pratique de l’écriture. 

L'équipe éditoriale de Sciences Po

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Le 1 Saint-Thomas ouvre ses portes !

Découvrez cette nouvelle adresse
  • Pavillon de l'innovation, 1 Saint Thomas © Martin Argyroglo/Sciences PoPavillon de l'innovation, 1 Saint Thomas © Martin Argyroglo/Sciences Po

Lundi 24 janvier 2022 les étudiants et les enseignants du campus de Paris ont pu pousser la porte du 1 Saint-Thomas, un projet de longue haleine pour une découverte à la hauteur des attentes de tous !

Que trouve-t-on aujourd’hui sur place ?

Dix salles de cours, une salle informatique et un plateau artistique sont dévolus aux enseignements. Tous les étudiants sont susceptibles d’y avoir cours, quel que soit leur cursus.

Une des ambitions de cette nouvelle adresse est de proposer des espaces de travail variés. En effet, aux espaces de travail libre pour les étudiants, se juxtaposent 10 salles projets, 50 postes de travail pour les entrepreneurs et 140 pour les doctorants, au coeur des centres de recherche. Les chercheurs bénéficient par ailleurs de deux salles de séminaire, d’un Salon de la faculté et de 5 salles de réunions mutualisées à la recherche. Trois salons accueillent les thèses et des événements.

Une bibliothèque générale de 170 places et une bibliothèque de la recherche de 50 places proposent 32 000 ouvrages en accès libre. Les étudiants pourront s’y rendre en horaires étendus en semaine classique de cours de 08h à 23h, et le samedi de 09h à 21h30. 2 salles à destination des publics en situation de handicap ont été prévues.

Une cafétéria de 147 places permet d’encourager les échanges entre étudiants qui bénéficient de 70 places supplémentaires au rez-de-chaussée du Pavillon de l’innovation. Les deux étages supérieurs de ce bâtiment neuf accueillent le Centre pour l'entrepreneuriat et les projets de l’Institut McCourt.

Qui emménage au 1 Saint-Thomas ?

Sont déjà présents sur place le Centre d’histoire, le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques, la Direction scientifique, le Centre de sociologie des organisations, le médialab, le Centre d’études européennes et de politique comparée, le Centre de données socio-politiques, le Cevipof, l’Observatoire sociologique du changement, l’Institut des compétences et de l’innovation ainsi que le Centre pour l’entrepreneuriat et MaxPo.

Les Écoles ne sont pas en reste ainsi, l’École de la recherche et l’École du management et de l’innovation ont déjà pris possession des lieux. L’École de journalisme, arrivera quant à elle en mars, elle bénéficiera alors de locaux pédagogiques professionnels.

Le 1 Saint-Thomas est accessible par la place Saint-Thomas d’Aquin, mais aussi par le 13 Université.

A très bientôt au 1 Saint-Thomas et belle découverte à tous !

L'équipe éditoriale de Sciences Po

Bonus

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Écrire / Éditer : retour sur une co-écriture inédite entre Maylis de Kerangal et ses élèves

Découvrez la conception d'un objet d'écriture original
  • Couverture de l'ouvrage de co-écriture : "Vandres-sur-Mer" et "Allers-Retours"Couverture de l'ouvrage de co-écriture : "Vandres-sur-Mer" et "Allers-Retours"

Alors qu’elle est titulaire de la Chaire d’écrivain en résidence de Sciences Po à l’automne 2020, Maylis de Kerangal a partagé, en plein confinement, une expérience inédite de co-écriture avec les étudiantes et étudiants de ses ateliers d'écriture. Ils se sont enfin retrouvés, un an plus tard, autour de leur ouvrage commun, imprimé depuis par les Presses de Sciences Po.

Maylis de Kerangal retrouve enfin ses élèves, "en vrai". Ce lundi 22 novembre 2021, alors qu’ils avaient partagé un semestre entier de cours l’année précédente, elle les voyait enfin... pour la deuxième fois seulement.

Retour en arrière. À l’automne 2020, alors que débute son semestre de cours en tant que nouvelle titulaire de la Chaire d’écrivain en résidence, vient brutalement sonner l’heure du confinement. La lauréate du Prix Médicis pour son ouvrage Naissance d’un pont, n’a alors pu donner qu’un seul cours en présentiel. À partir de ce moment-là, toute la suite de ce semestre devra se dérouler via Zoom.

Comment mieux se connaître, créer, écrire ensemble, tandis que chacun se retrouve chez soi ? Alors que Maylis de Kerangal tâtonne encore dans la recherche du format et la direction qu’allait prendre son enseignement, l’isolement de toutes et tous allait rendre la tâche plus ardue; mais aussi plus créative ! 

Lui vient alors l’idée, pour l'un de ses deux ateliers, de co-écrire une nouvelle en créant une ville de toutes pièces, Vandres-sur-Mer. Les étudiants, guidés et soutenus par Maylis, l'inventent ensemble puis en construisent la trame narrative. Alors que le visage de la Ville est soudain transformé par le confinement, inspirés par l'œuvre de Georges Perec, les élèves trouvent un objectif commun. "Confinés, dispersés, isolés parfois, mais rassemblés dans ce cours, les étudiants ont uni leur imaginaire pour devenir les auteurs de Vandres-sur-Mer, s'inventer architectes, urbanistes et poètes de la ville", comme le résume l’autrice elle-même. 
Inspiré par Le parti pris des choses de Francis Ponge, l’autre atelier d’écriture a permis aux étudiants, organisés en petits groupes, d’écrire collaborativement différentes histoires, puisant dans leur imaginaire et la force narrative. Pour reprendre les mots de Delphine Grouès, directrice de l’Institut des compétences et de l'innovation de Sciences Po, à l’initiative de la création du Centre d’écriture et de rhétorique, "jaillit alors un faisceau de nouvelles", dont l’ouvrage Allers-Retours est le condensé artistique.  
 
Dans le prolongement de ce parcours littéraire inédit partagé à distance, un ouvrage tout aussi inédit écrit à une quarantaine de mains, est imprimé avec le concours bienveillant des Presses de Sciences Po. Entre la remise des fichiers et l’édition, ce long temps du travail de transformation et de métamorphose entre le manuscrit et le livre, il y eut un grand moment de collaboration entre les élèves et les éditrices pour mener à la conception finale : un objet ovni, imprimé tête-bêche, comme pour mieux permettre de lier ces deux cours. 

"Une bulle de respiration"

Les hommages et remerciements ont été nombreux lors de cette soirée de restitution. Les élèves ont évoqué tour à tour la sensation qu’ils ont éprouvée d’une véritable "bulle de respiration", "un bol d’air", un moment hors du temps, deux heures de pure évasion chaque semaine grâce au pouvoir de la lecture, de l’écriture et de la créativité qui rassemble.
Comme ce témoignage parlant de lui-même : "Le plafond de verre que je m'étais créé a disparu, j'ai pris confiance en moi et me suis mis à réellement écrire. Bien évidemment, la gentillesse et la bienveillance de Mme De Kerangal y sont pour beaucoup ! En ces temps compliqués : merci."

D’autres ont vu aussi cet espace d'évasion comme celui d’un moment qui suspendait les heures difficiles du confinement : "Cet isolement m’a mis à la lecture très intensive, face à la solitude et l’ennui. Et dans ce prolongement je me suis dit : ‘pourquoi ne pas écrire ?’. Ce livre, le produit fini de notre travail, nous permet de nous rappeler de ce confinement autrement que par de mauvais souvenirs et au lieu de cela, nous en laisse de très heureux. C’est très émouvant de le tenir entre nos mains aujourd'hui". Un ouvrage dont Maylis de Kerangal a rédigé le prologue, ce qui, pour une autrice reconnue, est un magnifique cadeau qui vient couronner ce projet.
 
Fort de cette expérience concluante, le Centre d’écriture et de rhétorique de Sciences Po a pour objectif de poursuivre le projet d'édition des travaux des étudiantes et étudiants des ateliers d’écriture dans les semestres à venir. De nouvelles lectures que nous attendons avec impatience. 

L'équipe éditoriale de Sciences Po

En savoir plus :

Revoir "La rentrée littéraire de Sciences Po avec Maylis de Kerangal" (septembre 2020)

Découvrir le Centre d’écriture et de rhétorique et la Chaire d’écrivain en résidence

Voir les ouvrages de Maylis de Kerangal disponibles à la Librairie de Sciences Po

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Connaissez-vous le Welcome Programme ?

Inscription du 12 au 31 mai 2022
  • Connaissez-vous le Welcome Programme ?Connaissez-vous le Welcome Programme ?

Qu’est-ce que le Welcome Programme ?

Le Welcome Programme de Sciences Po est une semaine d’intégration ouverte aux étudiants et étudiantes en échange et se tiendra sur le campus de Paris du 22 au 27 août 2022 pour :

  • Apprendre la méthodologie de Sciences Po
  • Comprendre la vie politique française
  • Connaître Sciences Po et son fonctionnement
  • Découvrir Paris dans les meilleures conditions
  • Rencontrer d’autres étudiants internationaux de plus de 50 nationalités différentes

Quels sont les temps forts du Welcome Programme ?

  • Une cérémonie d’ouverture accompagnée d’un petit déjeuner d’accueil
  • Des ateliers sur la méthodologie, en français et en anglais pour s’intégrer plus efficacement dans la pédagogie de Sciences Po
  • Une conférence sur l’actualité politique française, en anglais
  • Des forums sur le logement, les inscriptions administratives, les cartes de séjour et les associations étudiantes
  • Des visites du campus et de la bibliothèque
  • Des activités culturelles : musée, découverte de Paris, bateaux parisiens, dégustation « Wine and Cheese », cinéma, etc.

Ces activités font partie d’un ensemble et ne peuvent pas être choisies indépendamment.

Comment s’inscrire ?

Si vous souhaitez participer au Welcome Programme , vous pouvez vous inscrire à partir de votre espace Sciences Po. La période d’inscription est du 12 au 31 mai 2022.

Ce programme est facultatif et coûte 250 euros.

Informations et contacts

Pôle mobilité étudiante : candidature.echange@sciencespo.fr

Pour plus d’information sur le Welcome Programme, veuillez consulter la page Welcome Programme et découvrir notre vidéo de présentation :

Grace Moore, rencontre avec la nouvelle lauréate de la Bourse Michel David-Weill

Découvrez le portrait de cette brillante étudiante américaine
  • Grace Moore dans le jardin de Sciences Po ©Thomas ArrivéGrace Moore dans le jardin de Sciences Po ©Thomas Arrivé

C’est une première. Le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Cambridge aux États-Unis, mondialement reconnu pour ses enseignements en sciences dures (recherche scientifique et technologique), a soutenu cette année la candidature d’une de ses élèves, Grace Moore, à la Bourse Michel David-Weill. Échanges avec une prometteuse lauréate.

La Bourse Michel David-Weill : un tremplin pour les engagés

Cette bourse d’excellence, qui s’inscrit dans le cadre du programme de bourses de la Sciences Po American Foundation, a pour objectif d’attirer des étudiantes et étudiants américains particulièrement brillants pour poursuivre leurs études de master à Sciences Po à Paris.

Pour se voir décerner cette prestigieuse dotation (80000 € en valeur monétaire couvrant les frais d’inscription, scolarité, logement, livres...), il faut savoir incarner les valeurs chères à Michel David-Weill lui-même. Alumnus de Sciences Po, le président de la Fondation éponyme met un point d’honneur à mettre en avant des qualités d’excellence, de leadership, de multiculturalisme, de tolérance. Sélectionnés sur la base de leurs réalisations scolaires et de leur esprit critique, les candidats doivent aussi faire montre d'une grande capacité à mener des projets et à prouver leur engagement envers la communauté, aussi bien au plan local qu’international.

Cette année, c’est Grace Moore, fraîchement diplômée d’un Bachelor of Science in Materials Science and Engineering au MIT, qui rejoint la liste des dix autres lauréats ayant reçu cette bourse depuis sa création.

Une opportunité rare de mêler sciences et politiques publiques

La brillante étudiante a la particularité de mener un projet qui se situe à l’intersection des sciences dures, dont elle est issue, et des politiques publiques. Elle a débuté en cette rentrée un cycle de master en Public Policy à l'École d’affaires publiques (spécialité Energy, Environment and Sustainability).

“Au MIT, l'un de mes cours préférés était Industrial Ecology. Dans ce cadre, j’ai eu l'occasion de mener un projet autour du plastique et de son traitement en terme environnemental, pour une approche industrielle circulaire permettant de produire et de recycler. Mais j’ai pu observer que, la plupart du temps, les innovations scientifiques se retrouvent à un certain point bloquées dans une sorte de bourbier politique et ne voient pas le jour”. 

C'est cet espace à l’intersection des études qui la passionne. “Je ne me qualifierais en aucun cas d'experte, mais j'ai certainement une connaissance assez large du sujet du point de vue scientifique, il est donc important pour moi d'avoir un complément de formation en politique publique pour mieux comprendre cet espace de niche et de voir comment combler ce fossé de communication entre scientifiques et décideurs politiques”. 

“C’est donc une chance incroyable pour moi d'être ici et d’avoir rejoint cette formation à Sciences Po. L'octroi de la bourse Michel David-Weill a été fondamental pour me permettre de me spécialiser dans mes études. Je suis infiniment reconnaissante”.

La réputation de Sciences Po à l’international est aussi ce qui a séduit la brillante Américaine. “J'ai eu la chance depuis la rentrée d’assister à de nombreux cours en présence de conférenciers extrêmement pertinents dans le milieu de la politique environnementale, et cet accès aux leaders mondiaux est quelque chose qui m'enthousiasme beaucoup”.

Ce que Grace a également pu observer est son statut assez unique en classe. “Lorsque nous nous présentons en début de cours, je suis la plupart du temps la seule étudiante ingénieure”. Pour elle, le mélange des profils est pourtant passionnant et nécessaire. “De manière générale, on a l'impression qu'il n'y a souvent que la perspective politique dans les débats. Mais si l’on veut parler d'innovation, il est important d’impliquer aussi les personnes qui innovent”. 

Passionnée, engagée, ouverte, une étudiante à suivre de près, qui sans nul doute saura porter de grands messages et tracer sa voie pour un impact significatif et positif sur l’avenir de la planète.

L'équipe éditoriale de Sciences Po

En savoir plus :  

Alice Zeniter : arrivée d’une “fille sans histoire” à la chaire d'écrivain en résidence

Découvrez le portrait d'Alice Zeniter
  • Alice Zeniter ©Thomas Arrivé / Scriences PoAlice Zeniter ©Thomas Arrivé / Scriences Po

Après Kamel Daoud, Marie Darrieussecq, Patrick Chamoiseau, Maylis de Kerangal et Louis-Philippe Dalembert, c’est Alice Zeniter qui devient la nouvelle titulaire de la chaire écrivain en résidence à Sciences Po. Une ambassadrice jeune, enthousiaste, humble et engagée pour cette nouvelle session de la chaire écrivain en résidence.

Autrice à seulement 16 ans, la romancière, scénariste, dramaturge et metteuse en scène de théâtre obtient notamment Prix du Livre Inter pour son roman Sombre dimanche (2013), le prix Prix Goncourt des lycéens en 2017 ainsi que le prix littéraire du Monde avec son quatrième roman L'Art de Perdre. Elle recevra en 2018 le Grand Prix Béatrix de Toulouse-Lautrec de l’Académie des Jeux Floraux.

Découvrez les échanges entre Alice Zeniter et Louis-Philippe Dalembert à l'occasion du passage de relai de la chaire.

En 2020, Alice Zeniter rejoint la Comédie de Valence en tant qu’artiste associée. Elle crée alors son premier « seule en scène » intitulé « je suis une fille sans histoire » qu’elle publiera sous la forme d’un essai en 2021. Cette passionnée du verbe et de la construction des personnages y développe notamment ses réflexions sur le pouvoir et la structuration du récit.

Le Centre d’écriture et de rhétorique dont dépend la chaire écrivain en résidence propose également des ateliers de formation recommandés par Alice Zeniter qui appelle à prendre le temps d’écrire, à se confronter à d’autres écritures pour progresser. Portrait. 

En savoir plus

Un nouveau dispositif de lutte contre les violences sexistes et sexuelles

Découvrez le plan d’action
  • Affiche "No More" - Mettons fin aux VSS ©Sciences PoAffiche "No More" - Mettons fin aux VSS ©Sciences Po

Dans la continuité du rapport rendu le 4 mai dernier par le groupe de travail présidé par Danièle Hervieu-Léger, Sciences Po met en place un nouveau dispositif de lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) dès cette rentrée universitaire 2021. Parmi les nouvelles mesures : la refonte du dispositif d’écoute et de veille, la réforme des procédures disciplinaires et la sensibilisation accrue de l’ensemble des publics.

Un nouveau dispositif de proximité pour la prise en charge des victimes

Sciences Po met en place un dispositif de proximité pour faciliter l’écoute, l’orientation et l’accompagnement des personnes victimes ou témoins de violences sexistes et sexuelles (VSS). Gratuit et ouvert à tous les membres des communautés Sciences Po - étudiants, enseignants, enseignants-chercheurs et personnels, il repose sur : 

  • La présence d’infirmières relais sur chaque campus
  • Un nouveau service d’écoute et d’accompagnement externalisé, géré par France Victimes
  • Une personne référente VSS au sein de l’établissement

Par ailleurs, Sciences Po veille à proposer un accompagnement spécifique adapté à la situation des étudiantes ou étudiants victimes de VSS : aménagement de scolarité, aide sociale ou financière, accompagnement psychologique. 

>Tous les détails sur le dispositif de prise en charge 

Le déclenchement systématique d’une enquête indépendante

Chaque signalement déclenche systématiquement une enquête interne réalisée par une structure dédiée et professionnalisée, la Cellule d’enquête interne préalable (CEIP). Indépendante et présidée par une personnalité extérieure, elle a pour mission d’établir la matérialité des faits ou propos en cause. À l’issue de l’enquête, le chef d’établissement se fonde sur les recommandations de la CEIP pour décider de saisir ou non la section disciplinaire compétente.

> En savoir plus sur la procédure disciplinaire et les sanctions

Construire une culture de l’égalité et du respect

À partir de septembre 2021, les membres de toutes les communautés de Sciences Po (étudiants, enseignants et salariés) bénéficieront de formations assurées par l’organisme VSS Formation, dans le cadre d’un plan de sensibilisation global. 

Des mesures de prévention et de contrôle ciblent les situations à risque, notamment en matière de vie étudiante : 

  • les organisateurs d’événements extérieurs à Sciences Po devront prendre toutes les dispositions nécessaires pour préserver l’intégrité physique et morale des participants (cf. nouveau règlement de la vie étudiante - PDF, 540Ko).
  • une déclaration préalable devient obligatoire pour tout événement festif rassemblant plus de 20 étudiants.
  • tous les responsables associatifs sur tous les campus suivent le socle commun de formation sur les VSS, la réduction des risques en milieu festif et la lutte contre les discriminations. 

Une campagne de sensibilisation qui vise en premier lieu le public étudiant complète le dispositif en affirmant fermement la politique de tolérance zéro et la culture du respect exigées par Sciences Po. 

L'équipe éditoriale de Sciences Po

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Le Guichet unique devient le Centre des services étudiants

Découvrir le Centre et ses missions
  • Guichet, 13 rue de l'Université ©Jean-Luc Baticle / Sciences PoGuichet, 13 rue de l'Université ©Jean-Luc Baticle / Sciences Po

Le Centre des services étudiants rassemble en un seul lieu une grande partie des services qui ne sont pas du ressort de la pédagogie. Actuellement situé au 9 Chaise sur plusieurs niveaux, le Centre des services étudiants emménage dès le mois d’août au 1er étage du 13 rue de l’Université.

Agrandir le schéma du Centre des services étudiantsLe Centre des services étudiants est composé de 3 grands pôles :

  • Le Pôle inscriptions et droits de scolarité (anciennement Accueil administratif) ;
  • Le Pôle bourses et accompagnement étudiant (anciennement Services aux étudiants) ;
  • Le Pôle expertise et commission de suivi social.

Les deux grandes missions de ces pôles sont :

Le Centre accueille l’ensemble de la population étudiante grâce à :

  • un lieu d’accueil unique et moderne ;
  • des boxes d’entretien individuel en présentiel et à distance ;
  • des espaces permettant l’organisation d’évènements et d’ateliers à destination des étudiants sur des thématiques de la vie quotidienne estudiantine (dossier social étudiant, titre de séjour, demande d’aide au logement …).

L’ensemble de ces espaces est connecté via des outils numériques pour faciliter les démarches.

Les différents espaces seront accessibles aux personnes en situation de handicap :

  • accès pour les personnes à mobilité réduite ;
  • une boucle magnétique à l’accueil pour les malentendants.

Le pôle santé est situé à proximité immédiate du Centre des services étudiants afin de faciliter au mieux le parcours étudiant.

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Sciences Po, université 3 étoiles pour le Français langue étrangère

Renouvellement du label Qualité Français langue étrangère
  • Des étudiants de la Summer School (2016) en coursDes étudiants de la Summer School (2016) en cours

Sciences Po a obtenu le renouvellement du label Qualité Français langue étrangère avec la note maximale, celle des trois étoiles. Ce label reconnaît la qualité des formations en Français langue étrangère (FLE), le professionnalisme et l’implication des enseignants et des personnels, la qualité des procédures, ainsi que les conditions dans lesquelles sont accueillis les étudiants. 

1700 étudiants de 95 nationalités suivent des enseignements de Français langue étrangère (FLE)

Avec 47 % d'étudiants internationaux, Sciences Po accorde une très grande importance aux enseignements de Français Langue Étrangère (FLE) car ils favorisent leur réussite dans les autres disciplines et leur intégration au sein de la communauté. Plus de 130 enseignants donnent des cours de FLE, qui attirent 1700 étudiants de 95 nationalités chaque année. Ses enseignements s’adressent aux étudiants du cursus général, aux étudiants en double diplôme, aux étudiants en programme d’échange. 

La Summer School accueille quant à elle chaque année plusieurs centaines d’étudiants de plus de 50 nationalités sur les mois de juin et juillet ; son parcours intensif de langue française propose six niveaux d’apprentissage, des débutants aux plus avancés.

Le label FLE : une garantie d'excellence 

L’offre de formation est adaptée au niveau des élèves avec des cours du niveau débutant au niveau avancé. Au sein de groupes restreints, les étudiants sont invités à participer activement à leurs enseignements. La dimension interculturelle et le suivi individualisé sous forme de tutorats sont les autres atouts de l’offre en FLE.

Porté non seulement par le ministère de l’Éducation nationale mais également par le ministère des Affaires étrangères et le ministère de la Culture, le label Qualité Français langue étrangère est une garantie d’excellence pour les institutions qui font la promotion de l’enseignement du français à l’étranger, comme les réseaux diplomatiques et consulaires ou l’agence Campus France. Sciences Po se félicite de l’obtention de ce label qui reconnaît son engagement en faveur de la qualité des enseignements en français auprès des étudiants internationaux.

Pour en savoir plus

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Journées "Meet the services"

Rendez-vous jeudi 20 et vendredi 21 janvier 2022, de 10h00 à 15h30
  • Meet the Services ©Caroline Maufroid / Sciences PoMeet the Services ©Caroline Maufroid / Sciences Po

La vie étudiante rime avec autonomie. Mais être autonome ne veut pas dire être livré à soi-même !

Sciences Po accompagne les étudiants nous rejoignant au semestre de printemps avec des conseils personnalisés et des réponses à toutes leurs questions.

Venez échanger avec nos différents services d’accueil sur les dispositifs et les solutions qui vont vous faciliter la vie quotidienne.

Prochaines journées "Meet the Services" : jeudi 20 et vendredi 21 janvier 2022

Lieu : 27 Rue St Guillaume, 75007, Paris

Horaires : de 10h00 à 15h30

Vos interlocuteurs

Meet the Services

Nos partenaires

Plusieurs de nos partenaires externes seront présents afin de faciliter vos démarches hors Sciences Po (santé, logement, banques et d’autres encore).

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2021 : Une rentrée en présentiel et une expérience étudiante renouvelée

  • Rentrée en présentiel sur le campus de Reims @Thomas Arrivé/Sciences PoRentrée en présentiel sur le campus de Reims @Thomas Arrivé/Sciences Po

Après une année académique hors du commun, la rentrée scolaire 2021 se place sous le signe d’un “retour à la normale”. Toutes les équipes de Sciences Po œuvrent pour permettre une rentrée en présentiel pour tous les étudiants et sur tous nos campus fin août et un retour au calendrier universitaire habituel, toujours dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.

Conscients que certains étudiants pourraient faire face à des difficultés de santé ou se voir imposer des contraintes de déplacement et se trouver empêchés de rejoindre nos campus dès le début de l'année, le suivi des cours à distance restera assuré, pour les étudiants concernés.

Le règlement de la scolarité adapté sera maintenu : il exige une assiduité aux enseignements en présentiel, en hybride ou en distanciel.

Une vie étudiante renouvelée

Sciences Po ne serait pas Sciences Po sans sa vie de campus foisonnante qui nous a tant manquée ! Malgré la crise sanitaire, de nombreux événements, conférences, ateliers et activités tout aussi divers qu’enrichissants ont pu se tenir en présentiel ou à distance. Pour l’année universitaire 2021/2022, nos équipes travaillent à une programmation de vie étudiante intensifiée ouverte à toutes et tous.

Les équipes de Sciences Po, et notamment les équipes en charge du soutien administratif, social et de santé, resteront attentives à l’accompagnement vers la réussite de toutes et tous avec une attention particulière pour celles et ceux qui ont été fragilisés par la situation.

Un projet renouvelé pour Sciences Po

L’élection de Laurence Bertrand Dorléac au poste de présidente de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, le 10 mai dernier, devrait être suivie au terme d’une procédure de nomination par une nouvelle direction de l’Institut d’Études Politiques.

Cette nouvelle gouvernance conduira un projet renouvelé pour Sciences Po, assumant pleinement sa responsabilité sociale et éthique d’Université de rang international de recherche en sciences humaines et sociales. 

Comment se préparer à la rentrée prochaine ?

Vous êtes admis à Sciences Po pour la rentrée 2021 ? Afin de vous préparer au mieux pour votre rentrée universitaire, il vous est fortement conseillé de commencer les éventuelles démarches administratives et recherches le plus tôt possible, notamment pour les demandes de visa et de titres de séjour.

Voici quelques éléments d’accompagnement dans la préparation de la rentrée :

Découvrez le message d'annonce de la rentrée 2021 de Bénédicte Durand, directrice par intérim de Sciences Po, aux étudiants et enseignants de l'établissement :

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Violences sexistes & sexuelles et déontologie : les groupes de travail remettent leurs rapports

Lire leurs conclusions
  • Entrée de Sciences Po ©Sciences PoEntrée de Sciences Po ©Sciences Po

Les deux groupes de travail consacrés respectivement à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et à la déontologie au sein de Sciences Po ont remis mardi 4 mai 2021 les conclusions de leurs travaux à l’administratrice provisoire Bénédicte Durand.

> Lire le rapport sur les violences sexistes et sexuelles (pdf, 10 Mo)

> Lire le rapport sur la déontologie (pdf, 1 Mo)

Depuis la mise en place de ces deux commissions le 17 février 2021, les présidentes, Danièle Hervieu Léger et Catherine de Salins, ainsi que les différents membres se sont mobilisés avec un engagement remarquable, et en toute indépendance, pour tirer les leçons de la crise traversée par Sciences Po ces derniers mois.

Dans leurs rapports respectifs, les commissions dressent un état des lieux détaillé des dispositifs de déontologie et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles au sein de l’établissement, et formulent des recommandations concrètes et ambitieuses afin de renforcer ces dispositifs.

Bénédicte Durand a adressé sa reconnaissance à chacune et chacun des membres des groupes qui se sont investis sans compter au service de Sciences Po, et annoncé un calendrier provisoire de mise en oeuvre de ces recommandations: 

La qualité des propositions qui m’ont été adressées me permet de confirmer l’engagement que j’ai pris devant vous de présenter le plus rapidement possible un plan de mise en œuvre. Nous proposerons une démarche et un calendrier d’application avant la fin de l’année universitaire. Nous souhaitons en effet, que dès la rentrée prochaine, le renforcement de notre dispositif d’écoute et de prise en charge des victimes et la refonte de la procédure disciplinaire puissent être engagés.

L’administratrice provisoire a également exprimé sa volonté d’engager une réflexion similaire sur le sujet de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme, et toute forme de discrimination dans l’établissement. “À l’instar des violences sexistes et sexuelles, la haine de l’autre, quelles qu’en soient les raisons, doit être prévenue, combattue, et sanctionnée sans relâche à Sciences Po.

Danièle Hervieu-Léger explique les conclusions du groupe de travail sur les violences sexistes et sexuelles :

Catherine de Salins explique les recommandations du groupe de travail sur la déontologie :

Consulter :

En savoir plus :

Violences sexistes et sexuelles : “Nous n’en resterons pas aux pétitions de principe”

Entretien avec Danièle Hervieu-Léger, Présidente du groupe de travail
  • Danièle Hervieu-Léger ©DRDanièle Hervieu-Léger ©DR

Le 17 février dernier, Bénédicte Durand, la directrice par intérim de Sciences Po, annonçait la création d’un groupe de travail sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l’institution. Constitué d’une vingtaine de personnes parmi lesquelles des représentants des communautés étudiante, académique et salariée, ce groupe rendra ses conclusions début mai, à l’issue de deux mois de travaux. Sa Présidente, la sociologue Danièle Hervieu-Léger, nous présente sa mission et ses objectifs. 

Quels sont les objectifs et le périmètre du groupe de travail que vous présidez sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ? 

Danièle Hervieu-Léger : Il s’agit d’un travail à double détente. En premier lieu, nous avons un objectif immédiat et concret : faire des propositions pour renforcer les moyens déjà engagés au sein de l’établissement en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Je parle à la fois des moyens et des procédures qui sont offerts aux victimes pour se reconstruire, et des actions de sensibilisation et de formation nécessaires pour créer au sein de l’établissement une culture de la dignité et du respect, propre à réduire l’occurrence de ces violences. J’entends ce terme de violences sous toutes leurs formes : des atteintes qui font l’objet d’une qualification judiciaire aussi bien que des formes plus diffuses ou subreptices. Le groupe fera des propositions concrètes sur tout cela : nous n’en resterons pas aux pétitions de principe. Mais nous voulons aussi ouvrir une focale plus large : l’idée est d’entrer plus en profondeur dans l’analyse des contextes relationnels qui peuvent faire émerger des situations toxiques. 

Avez-vous des exemples de ces situations toxiques ? 

Danièle Hervieu-Léger : Nous allons travailler sur les situations de domination propices à susciter des rapports d’emprise. L’université peut en faire surgir sous différentes formes, qui peuvent concerner toutes les communautés. Il peut s’agir des situations de violences entre étudiants liées à des sociabilités à risque, aux pratiques festives qui participent de la vie étudiante. Cela peut aussi concerner les relations inégales et d’assujettissement qui peuvent se nouer entre une doctorante et son directeur, un chef de service et des personnels administratifs, etc. Nous n’excluons aucune situation. 

Comment allez-vous associer les différentes communautés et notamment la communauté étudiante, très mobilisée sur ces questions ? 

Danièle Hervieu-Léger : Nous sommes conscients de cette attente de la communauté étudiante : elle constitue une des parties prenantes du groupe de travail, où elle est représentée, dans ses différentes sensibilités, par ses élus syndicaux. Mais nous allons entendre également en audition toutes les associations qui se sont saisies de la question, à Paris et sur les campus. De façon générale, les auditions donneront la possibilité à toutes les communautés concernées de faire entendre leur voix, celle des étudiants, mais aussi celle des salariés, très demandeurs en matière de formation et sensibilisation. 

Allez-vous examiner les dispositifs mis en place dans d’autres universités à l’étranger notamment ? 

Danièle Hervieu-Léger : Le travail du groupe comporte une prise en compte des expériences et des bonnes pratiques mises en place dans d’autres établissements, en France et à l’international. La comparaison est un outil du travail que nous sommes en train de mener : c’est un chercheur, Maxime Forest qui présentera une étude sur les expériences étrangères en mesure de nous éclairer sur les manières de faire. D’autres auditions sont prévues sur ce sujet.

En tant que sociologue des religions et notamment du catholicisme, vous avez été amenée à travailler sur les problèmes de violences sexuelles dans l’Église : en quoi cette expérience et ces recherches vont-elles vous aider pour le pilotage de ces travaux ?

Danièle Hervieu-Léger : En effet, j’ai été confrontée dans mes terrains de recherche - dans le catholicisme mais pas seulement - aux questions de violences sexuelles et de pédocriminalité dans la sphère religieuse. J’en retiens un point fondamental, qui concerne toutes les institutions - séculières ou religieuses : les violences sexistes et sexuelles émergent toujours dans des situations de domination et d’emprise, qu’il faut mettre à plat pour rendre intelligible la logique des violences et pour prévenir celles-ci. 

Vous avez présidé l’École des hautes études en sciences sociales de 2004 à 2009. Avez-vous déjà été amenée à travailler sur ces questions qui traversent aujourd’hui l’ensemble du milieu de l’enseignement supérieur ? 

Danièle Hervieu-Léger : À l’époque, la question des violences sexistes et sexuelles était moins présente. La réflexion portait sur l’égalité femmes-hommes, et j’ai d’ailleurs initié à l’EHESS une mission de travail pour repérer les biais sexistes touchant aux recrutements et aux promotions des enseignants-chercheurs. L’EHESS et Sciences Po sont deux institutions bien différentes, mais toutes deux produisent des connaissances en sciences sociales. Elles ont pour mission de développer des savoirs critiques, capables de contribuer - sur leur mode propre - à la transformation de notre monde commun. Il existe des attentes collectives sur certains sujets et les sciences sociales doivent fournir des outils de compréhension face à ces attentes. La question des rapports de genre est une des ces questions cruciales. Elle interroge très précisément les différentes configurations de la domination, à la fois hiérarchique, physique et symbolique, qui ordonnent les rapports entre les sexes.

Le rôle d'une université est-il d'accompagner cette transformation de la société ?

Danièle Hervieu-Léger : Oui, c’est parfaitement le rôle d’une université de sciences sociales : elle doit contribuer à forger les outils critiques permettant de faire avancer la compréhension collective et le changement de ces situations. Par ailleurs, toute institution de formation a aujourd’hui une mission cruciale, qui est de former de nouvelles générations à une autre culture que celle de la banalisation et de l’enfermement dans le silence des violences sexistes et sexuelles. Si j’ai accepté de sortir de ma réserve - et de ma retraite - pour présider ce groupe, c’est parce que l’enjeu est très important pour une institution comme Sciences Po, mais aussi pour la société.

Propos recueillis par l'équipe éditoriale de Sciences Po

À propos de Danièle Hervieu-Léger

Sociologue, Danièle Hervieu-Léger est diplômée de Sciences Po et de la Faculté de droit (Paris-Assas), docteure en sociologie (EHESS) et en lettres et sciences humaines (Université Paris-Descartes). Elle a commencé sa carrière au Groupe de Sociologie des religions du CNRS, comme chargée, puis directrice de recherche, de 1974 à 1992. Professeure (Directrice d'études) émérite de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) elle en a dirigé le Centre d'études interdisciplinaires des faits religieux de 1993 à 2004, avant d’en assurer la Présidence de 2004 à 2009.

Spécialiste de sociologie des religions, Danièle Hervieu-Léger a consacré l'essentiel de ses recherches à la description sociologique et à l'interprétation théorique de la modernité religieuse dans le christianisme. Parmi ses ouvrages : Le temps des moines ; clôture et hospitalité (PUF, 2017) - Le pèlerin et le converti : la religion en mouvement (Flammarion, 2001).

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Brexit : ce qui change à partir du 1er janvier 2021

  • Brexit : ce qui change à partir du 1er janvier 2021 ©Rawpixel.com/ShutterstockBrexit : ce qui change à partir du 1er janvier 2021 ©Rawpixel.com/Shutterstock

La sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne entraîne de nombreuses modifications. Découvrez ci-dessous les changenements.

Cette page sera mise à jour régulièrement.

Dernière mise à jour : 22/12/2021

Bourses

Droits de scolarité

Demande de visa / renouvellement du titre de séjour

Couverture sécurité sociale

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Ressources utiles pour apprendre à distance

La boîte à outils pour vous aider dans vos apprentissages en ligne
  • © AHGraphic / Shutterstock© AHGraphic / Shutterstock

Afin de vous aider à vous préparer pour suivre vos cours en ligne, nous mettons à votre disposition ci-dessous un document qui vous guidera dans vos premiers pas vers un enseignement à distance.

Vous trouverez également ci-dessous des tutoriels pour vous faciliter votre appropriation de l’outil de web-conférence Zoom que vous utiliserez dans vos classes virtuelles et pour du travail de groupe.

Vous pourrez également utiliser ce service pour contacter vos familles et ainsi garder un lien social avec vos proches, vos amis, etc.

À noter : consultez les informations légales et le paramétrage des cookies de l’outil de visioconférence Zoom à Sciences Po

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Whaller : le nouvel atout de notre campus numérique

Sciences Po s’associe au réseau social whaller pour enrichir l’offre du campus numérique
  • Créez vos sphères sur Whaller ! ©Sandrine Gaudin / Sciences PoCréez vos sphères sur Whaller ! ©Sandrine Gaudin / Sciences Po

Whaller qu’est-ce que c’est ?

Whaller est un réseau social étanche et respectueux des données personnelles. Il a été créé en France en février 2014 par l’entrepreneur Thomas Fauré.

Étanche ?

Whaller propose de créer nos propres réseaux appelées “sphères” et de les organiser en cohérence avec « la vraie vie » : entre étudiants du même cursus ou suivant le même cours, même promo, membres d'association, etc. Ces différentes sphères ne communiquent pas entre elles, elles sont étanches et sécurisées. Par exemple, avec Whaller, les élèves peuvent facilement interagir avec leurs enseignants ou les autres élèves de leurs cours.

Respectueux des données ?

Un réseau social respectueux de la vie privée. C’est le concept de Whaller. Les réseaux sociaux ont conquis notre quotidien, nos ersatz virtuels sèment joyeusement nos données personnelles.

Sur Whaller : zéro exploitation de données, zéro publicité, zéro espace public, il n’y a pas de flux. Whaler a un principe : celui de la “neutralité algorithmique”. Autrement dit, ne pas influencer les résultats, en fonction des données de l’utilisateur. Ce procédé évite les phénomènes de buzz, d’autant que les réseaux sont par nature fermés.

Créez vos sphères dès maintenant sur Whaller !

Plus d'informations sur whaller et sa prise en main, voir les tutoriels :

Rentrée 2020 : Découvrez le programme des leçons inaugurales

Les lives des rentrées
  • Rentrée sur le campus de Reims 2020 © Thomas Arrivé /Sciences PoRentrée sur le campus de Reims 2020 © Thomas Arrivé /Sciences Po

Bienvenue à toutes et à tous, chères et chers étudiants de Sciences Po ! Dans un contexte sanitaire aussi étrange qu’inédit, notre programme de leçons inaugurales en cette rentrée 2020 - pour la majorité accessibles au grand public - tient toutes ses promesses pour ouvrir la voie à une nouvelle année universitaire riche et épanouissante. 

Comme le veut la tradition, les leçons inaugurales sont l’occasion de mettre en lumière les valeurs et ambitions du projet pédagogique de Sciences Po. Cette année encore, nous aurons l’honneur de recevoir des invités prestigieux, tels que : Esther Duflo, professeure au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et lauréate du Prix Nobel d’économie ; Jason Furman, professeur d’économie politique à la John F. Kennedy School of Government, chercheur au Peterson Institute for International Economics et ancien président du Council of Economic Advisers sous la présidence Obama ; Fatou Bensouda, procureure générale de la Cour pénale internationale ; André Potocki, juge à la Cour européenne des droits de l’homme ; Karima Delli, députée européenne et Sverker Sörlin, historien suédois spécialiste en histoire environnementale ou encore Léonore de Roquefeuil, présidente de Voxe ; et enfin notre président le professeur Olivier Duhamel.

Plusieurs leçons inaugurales sont ouvertes au public en livestream. (Les étudiants de Sciences Po pourront se connecter et poser leurs questions via le lien de connexion transmis par leurs Écoles respectives). À suivre également sur les réseaux sociaux avec #RentréeScPo.

Demandez le programme : 

9 septembre

  • 15h30 : Leçon inaugurale du Collège universitaire par Olivier Duhamel, président de la Fondation nationale des sciences politiques sur le thème “Être dans le monde, être à Sciences Po”, avec Frédéric Mion, directeur de Sciences Po et Stéphanie Balme, doyenne du Collège universitaire.

10 septembre

  • 15h30 : Leçon inaugurale de l'École des affaires internationales sur le thème "Multilateralism Under Duress: The case for international criminal justice and the international rule of law"avec Fatou Bensouda, procureure générale de la Cour pénale internationale. Leçon inaugurale réservée aux étudiants de PSIA.
  • 17h : Leçon inaugurale de l'École urbaine sur le thème "Villes, crise climatique et transition écologique" avec Karima Delli, députée européenne et Sverker Sörlin, historien suédois, professeur d’histoire environnementale. À suivre en direct ici.

11 septembre 

  • 14h : Leçon inaugurale de l'École du management et de l’innovation sur le thème "The post-crisis world beyond public policy: stakes and prospects" avec Jason Furman, économiste américain, professeur d’économie politique à la Harvard University's John F. Kennedy School of Government, membre émérite du Peterson Institute for International Economics. À suivre en direct ici.
  • 15h30 : Leçon inaugurale de l'École d’affaires publiques avec Esther Duflo, économiste, professeure au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et lauréate du Prix Nobel d’économie 2019, sur le thème “Good Economics for Harder Times”. À suivre en direct ici.
  • 17h : Leçon inaugurale de l'École de droit sur le thème “Le juge et la démocratie”, avec André Potocki, juge à la Cour européenne des droits de l’homme. Leçon inaugurale réservée aux étudiants de l'École de droit.

18 septembre

  • 11h15 : Leçon inaugurale de l'École de journalisme avec Léonore de Roquefeuil, présidente de Voxe. À suivre en direct ici.

En savoir plus

Leçons d’un semestre pas comme les autre

Découvrir le bilan des cours en ligne
  • Doctorante à la bibliothèque lors du déconfinement @Caroline MaufroidDoctorante à la bibliothèque lors du déconfinement @Caroline Maufroid

Les étudiants de l’année 2019/2020 viennent de clôturer une année académique à nulle autre pareille. Quel bilan tirer de cette expérience ? Comment s’est déroulée cette bascule en urgence pour les étudiants et les enseignants ? Le bilan que nous publions aujourd’hui montre un pari plutôt réussi pour la grande majorité d’entre eux. Et permet de tirer d’utiles leçons pour le semestre à venir. 

Le 16 mars, avec le début du confinement, Sciences Po fermait ses portes aux enseignants et aux étudiants, pour la première fois de son histoire. Le 23 mars, le semestre reprenait son cours intégralement à distance pour cinq semaines tout aussi historiques, clôturées par une session d’examens en ligne et un Grand oral devenu Grand écrit. Entre les deux se sont déroulés près de 70 000 cours et réunions en ligne, soit plus de 571 000 heures d’échanges et près de 7000 copies “rendues” dans l’espace numérique, qui a remplacé la table d’examen. 

Quel bilan tirer de cette expérience inédite ? L’enquête menée fin avril par l’Institut des compétences et de l’innovation* montre que le dispositif mis en place a donné satisfaction, avec 9 enseignants sur 10 et 3 étudiants sur 4 qui se disent entre “plutôt satisfaits” et “très satisfaits” de l’alternative proposée. 

Un espace d’innovation pour les enseignants 

Les enseignants se déclarent dans leur grande majorité plutôt satisfaits de l’attention, de l’assiduité et des interactions avec les étudiants. Ils ont largement adapté leurs enseignements, tant sur le contenu - syllabus et modalités d’évaluation - que sur les pratiques pédagogiques, avec des sessions plus courtes, des consignes plus détaillées et des ressources alternatives. Au-delà de l’outil Zoom, mis à disposition de tous, les enseignants ont énormément utilisé… l’email, mais aussi les dossiers partagés en ligne, ainsi que la plateforme Moodle. “Les enseignants ne se sont pas contentés du cours magistral : ils ont profité de cette phase pour tester différentes innovations”, observe Jean-Pierre Berthet. 

Côté étudiants, ils sont 86 % à avoir passé 4 h par jour ou moins à suivre des cours en ligne, et les ¾ d’entre eux se déclarent plutôt satisfaits à très satisfaits de l’expérience. Un dispositif bien accueilli, qui n’empêche pas les étudiants de témoigner de certaines difficultés d’apprentissage, en tête desquelles on retrouve les problèmes d’attention et de motivation. Les répondants sont également nombreux à avoir dû faire face à des difficultés d’organisation ou à un environnement peu propice au travail. 

“La solution n’est pas dans le 100% online”

“L’analyse de ces réussites et de ces difficultés constitue un levier très important pour construire notre prochain semestre, qui fonctionnera sur un modèle tout à fait différent, celui du double campus, explique Jean-Pierre Berthet. On va passer d’une mise en ligne massive d’urgence à un modèle hybride, plus nuancé. La solution n’est pas le 100% en ligne : nous allons trouver un équilibre pour associer le meilleur des deux, penser à la fois aux étudiants présents et à ceux qui seront éloignés, dans d’autres pays et d’autres fuseaux horaires. Nous veillerons à produire des formats plus variés, plus courts, à renforcer l’accompagnement des étudiants à distance.” 

Dernière leçon du semestre qui s’achève, l’utilisation massive de l’outil Zoom pour la sociabilité en ligne : si près de 80 % des étudiants l’ont utilisé pour travailler en groupe, ils ont été 6 sur 10 à s’en servir pour échanger avec d’autres étudiants, et 4/10 avec la famille et leurs amis. “Nous avons voulu équiper les étudiants avec une licence Zoom, précise Jean-Pierre Berthet, également parce que la vie sociale et affective représente, dans ce genre de période en particulier, un facteur de réussite essentiel .”

L’équipe éditoriale de Sciences Po

CHIFFRES-CLÉS

  • 67 700 cours et réunions sur Zoom
  • 556 000 participants
  • Durée cumulée de 571 448 heures
  • 72 % des cours ont réuni entre 2 et 10 personnes, 14 % de 11 à 50 et 3 % plus de 50
  • 217 nouveaux cours ouverts sur Moodle, soit une augmentation de 20 %
  • 69 espaces d’examens en ligne et 6659 copies rendues

* 671 enseignants et 2000 étudiants ont répondu à l’enquête menée par l’Institut des compétences et de l’Innovation entre le 29 mai et le 5 avril 2020.

À lire > "À la rentrée, Sciences Po s'enrichit d'un nouveau campus en ligne : mode d'emploi du semestre d'automne"

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À la rentrée, Sciences Po s’enrichit d’un nouveau campus en ligne

Mode d’emploi du semestre d’automne
  • ©Sciences Po©Sciences Po

Après un semestre en ligne au bilan plutôt satisfaisant malgré le contexte d’urgence, la rentrée de septembre 2020 permettra à tous les étudiants de démarrer leur année à Sciences Po en toute sérénité et sécurité. Ils fréquenteront à la fois les campus physiques et le nouveau campus numérique pour des cours au format largement réinventé. 

Après la “pédagogie de crise”, une nouvelle offre académique 

Le semestre de printemps 2020 restera dans les mémoires comme un saut sans filet dans l’inconnu : du jour au lendemain ou presque, Sciences Po a déployé cinq semaines de cours et d’examens intégralement en ligne. Si des initiatives existaient, si un Institut des compétences et de l’innovation avait vu le jour en janvier 2020, il faut le reconnaître : comme partout dans l’enseignement supérieur, la crise du Covid-19 a fait passer notre modèle pédagogique dans une autre dimension. > Lire l’entretien de Bénédicte Durand : “Comment Sciences Po est passé en ligne”

Ce semestre apporte d’importantes leçons. Positives : la plupart des étudiants et des enseignants sont, dans l’ensemble, satisfaits de l’expérience proposée. Négatives aussi : les problèmes de connexion et de démotivation, parfois aussi d’isolement et de désocialisation, ont pesé sur le quotidien de certains étudiants ou enseignants. Le bilan pour Sciences Po est clair : ni le 100% digital, ni le 100 % présentiel ne sont la solution.  > Lire l’article “Leçons d’un semestre pas comme les autres” 

Pour ce premier semestre de l’année 2020/21, Sciences Po va ainsi proposer une expérience démultipliée et inédite, avec 100 % des cours en ligne et, parallèlement, 100 % de l’expérience étudiante vécue sur les campus

En ligne, des cours qui misent sur l’interaction

L’année universitaire qui démarre en septembre va ainsi se voir enrichir d’une nouvelle dimension : le campus en ligne. Cette extension de notre offre en numérique ne connaîtra pas de retour en arrière. Seul le volume de cours en présentiel sera amené à augmenter progressivement, dès que les conditions sanitaires le permettront. 

“Le nouveau campus que nous ouvrons en ligne à la rentrée vient doubler notre campus physique, le renforcer, le démultiplier. Mais il ne s’agit pas de répliquer “en miroir” les maquettes pédagogiques habituelles”, précise Bénédicte Durand, Directrice de la formation initiale. Pour pallier les inconvénients observés lors du semestre de printemps 2020, ces maquettes seront en partie allégées. Les enseignants sont invités à repenser le scénario des cours en les adaptant à un modèle d’enseignement en ligne, selon certaines bonnes pratiques expérimentées lors du semestre à distance : proposer différentes séquences d’enseignement sur un même créneau de cours, articuler étude des notions à acquérir en amont du cours avec une forte interaction lors de la session connectée... Ces pratiques font l’objet de guides précis déjà diffusés à tous les enseignants.“Ce modèle pourra inspirer des évolutions dans les cours “traditionnels”, magistraux ou conférences de méthode”, ajoute Bénédicte Durand. 

Sciences Po rend possible le déploiement de cette nouvelle offre en consacrant des moyens supplémentaires au recrutement de teaching assistants et de vacataires étudiants pour les cours et l’accompagnement de leurs camarades. L’Institut des compétences et de l’innovation poursuit son activité d’accompagnement des enseignants pour leur présenter différentes méthodes pédagogiques, les formats qui permettent une animation renforcée des cours ainsi que la formation aux outils numériques. 

Sur place, 100 % des campus ouverts

“Nos sept campus en France seront tous ouverts à partir de la prochaine rentrée universitaire”, rappelle Bénédicte Durand. Les étudiants y suivront des cours, des travaux de groupes, effectueront des études de cas, des projets collectifs, associatifs, artistiques, sociaux, dans le respect des effectifs autorisés. Plus largement, l’accès au campus sera possible pour les étudiants qui souhaitent venir y travailler, en cas notamment de difficultés de connexion. Une enquête, lancée début juillet, permettra de connaître leurs intentions de présence.

“Une attention particulière sera accordée aux “primo-arrivants”, à savoir les étudiants de première année du Collège universitaire qui découvriront à la fois Sciences Po et le monde de l’enseignement supérieur à la rentrée et pour lesquels nous nous assurerons d’un accès le plus large possible aux cours et activités en présentiel”, précise Myriam Dubois-Monkachi, la Directrice de la scolarité et de la réussite étudiante.  

Ces campus seront également connectés au nouveau campus numérique, grâce à de nouveaux équipements qui permettent la captation et la retransmission du cours. Il est prévu d’équiper une quarantaine de salles sur le campus parisien, et plus de 70 salles sur les campus en région, pour permettre cet enseignement hybride. 

En cours et au-delà : une expérience étudiante inédite

L’accueil et l’intégration d’une nouvelle promotion, issue de 150 nationalités, représente un défi lors de chaque nouvelle année universitaire à Sciences Po. Celui posé par la rentrée 2020 l’est plus que jamais. Le programme de rentrées solennelles, diffusé en direct et en ligne jouera un rôle particulièrement important à ce titre. Pour pallier la distance, ambassadeurs étudiants, BDE et associations se mobiliseront en ligne, notamment via un nouveau réseau social interne - Whaller -  qui sera déployé à cette occasion, ainsi que l’application SciencesPo déployée depuis début 2020. 

L’offre d’activité intellectuelles et sportives se maintiendra en présentiel selon les conditions en vigueur, doublée d’une offre spécifique et gratuite en ligne. Les possibilités d’engagement seront démultipliées grâce à une offre spécifique de missions bénévoles, proposée en partenariat avec la Réserve civique et la plateforme Benenova. 

Enfin, pour tous ceux qui découvrent Sciences Po pour la première fois sera ouvert un service de guichet unique en ligne. L’accompagnement social et administratif se poursuivra via des rendez-vous en ligne tout au long du semestre, comme cela a été le cas lors du semestre de printemps. L’offre de consultations médicales sera accessible à distance et en présentiel si les conditions le permettent, de même que les ateliers bien-être, largement suivis au printemps et maintenus via Zoom. 

Calendrier, absences, examens, 3A : mode d’emploi de la scolarité

Ce dispositif concerne pour l’heure le premier semestre (automne 2020) : en fonction des évolutions de la situation, un nouveau cadre pourra être proposé pour le semestre de printemps 2021 : 

  • Rentrée : elle est décalée au 14 septembre. Le semestre se terminera le 18 décembre, sans changement. 
  • Obligation d’assiduité : elle est maintenue et sera contrôlée, mais les absences en cours ne seront pas sanctionnées. Les enseignants s’assureront de la participation d’ensemble.
  • Les évaluations se dérouleront, pour les semestre d’automne, essentiellement en ligne, Les modalités seront annoncées pour chaque cours, dès le début du semestre.
  • Les étudiants de troisième année du Collège universitaire qui ne rejoindront pas leur université d’échange au prochain semestre suivront une maquette  de cours inédite, spécialement conçue pour eux. Ils se verront également proposer de nouvelles possibilités dont, par exemple, un stage d’initiation à la recherche ou Parcours civique libre optionnel. 

L’équipe éditoriale de Sciences Po

Les services aux étudiants : accompagner tous les talents vers la réussite

Entretien avec Francesca Cabiddu, Directrice de l’accueil et de l’accompagnement.
  • Students at the Paris "Meet the Services" Event © Marta Nascimento / Sciences PoStudents at the Paris "Meet the Services" Event © Marta Nascimento / Sciences Po

La réussite ne se joue pas qu’en amphi ! Du titre de séjour au logement, en passant par la santé et l’égalité, les équipes de Sciences Po accompagnent les étudiants pour qu’ils puissent non seulement étudier en toute sérénité mais aussi profiter au maximum de ce moment unique de leur vie. Des services personnalisés, présents à chaque étape du parcours, et capables de s’adapter à l’immense diversité des situations. Entretien avec Francesca Cabiddu, Directrice de l’accueil et de l’accompagnement. 

Francesca Cabiddu

Comment le Service d’accueil de Sciences Po accompagne-t-il les étudiants ?

Francesca Cabiddu : Nos campus offrent une expérience de formation exceptionnelle et un environnement stimulant et également un large éventail de ressources et services qui ont pour objectif d’assurer une qualité de vie et de contribuer pleinement à la réussite et à l’épanouissement de chacun tout au long du parcours d’études. Aide au logement ou à l’installation, demande de titre de séjour, gestion du budget, santé et mieux être, aménagements pour les situations de handicap, quel que soit le besoin, les équipes assurent un accompagnement attentif aux situations personnelles et adapté aux besoins de chacun.

Par exemple, l’aide au logement ce sont des centaines d’offres de logements individuels ou en colocation mises à la disposition des étudiants chaque année, des partenariats avec des organismes publiques et privés afin d’obtenir des logements à des tarifs préférentiels, et des mise en relations privilégiés avec les bailleurs localement sur chaque campus.
L’action des services s’appuie sur des valeurs fondamentales de proximité, de respect et ouverture ainsi que de responsabilisation et autonomie, en étroite collaboration avec l’ensemble des Écoles et campus qui se trouvent au plus près des étudiants.

Comment favorisez-vous les rencontres entre le service d’accueil et les étudiants de Sciences Po ?

Dès l’admission, les services aux étudiants sont l’interlocuteur privilégié pour les premiers pas à Sciences Po : guide étudiant, événements de rentrée, tout est mis en œuvre pour que les étudiants puissent identifier leurs futurs interlocuteurs. En particulier, afin de faciliter l’intégration des nouveaux entrants et leur permettre d’accomplir de nombreuses démarches, Sciences Po organise durant la période de pré-rentrée, l’évènement “Meet the services” qui réunit une grande partie des services de Sciences Po et ses partenaires.

Cette mobilisation collective des services se trouve notablement renforcée par la présence d’étudiants contribuant à l’accueil de leurs pairs. Les ambassadeurs, plusieurs par campus, assurent une réponse aux questions et sont le relai efficace des services sur le terrain.

Au-delà des évènements d’accueil et d’intégration, l’accompagnement que nous proposons s’appuie sur une véritable logique de guichet unique. Il s’agit de de permettre aux étudiants de trouver en un seul et unique endroit, physique et virtuel, les conseils, les informations est l’accompagnement nécessaires pour toutes les démarches extracurriculaires.

Y-a-t-il des dispositifs pour les étudiants les plus dans le besoin?

Dans le cadre de l’engagement pionnier de Sciences Po pour l’égalité des chances depuis plus de 15 ans, l’établissement mène notamment des actions en faveur de l’inclusion des étudiants en situation de handicap : plus de 300 étudient aujourd’hui à Sciences Po ; et en faveur de l’accueil des étudiants réfugiés avec un certificat professionnel et le programme linguistique Tremplin, proposés à 80 jeunes chaque année.

Des services dédiés sont prévus pour les étudiants internationaux qui sont, par exemple, accompagnés dans le cadre de leurs démarches d’obtention et ou de renouvellement d’un titre de séjour. Cela concerne plusieurs centaines d’étudiants que nous accompagnons individuellement chaque année, Sciences comptant 49% d’étudiants internationaux.

Pour faire face au contexte actuel, quels dispositifs sanitaires avez-vous mis en place ?

Comme les autres directions de Sciences Po, la Direction de l’Accueil et Accompagnement, s’est fortement mobilisée depuis le début de la crise pour assurer la continuité de tous ses services. Il a été primordial d’assurer une plus grande personnalisation du soutien notamment pour ceux qui se sont trouvés en situation d’isolement et de répondre à toutes les questions.

En particulier, l’ensemble du dispositif d’accompagnement sanitaire a été maintenu et renforcé, les équipes médicales ayant été particulièrement attentives à toutes les remontées du terrain et ont pris le relai pour les étudiants ayant besoin d’un soutien psychologique notamment en raison du confinement. Nous avons aussi fait le choix de maintenir nos Ateliers bien être, ceux-ci ont eu lieu via notre plateforme ZOOM.  Des capsules avec des activités pour se ressourcer ont été proposées sur les pages web consacrées à la vie étudiante pendant le confinement.

Quelles nouvelles solutions d’accompagnement vont être déployées pour la rentrée 2020 ?

Les équipes du guichet unique étudiant poursuivront leur mission d’accompagnement dans tous les domaines, en présentiel ou en ligne selon les conditions sanitaires : accompagnement santé, aides financières, prise en charge des besoins spécifiques des étudiants en situation de handicap, soutien aux démarches administratives liées au renouvellement ou à la prolongation d’un titre de séjour, etc.

L’accompagnement social et administratif pourra se faire à distance via Zoom ou Google Meet avec un système de rendez-vous, comme cela a déjà été le cas au cours du semestre de printemps 2020. Des rencontres individuelles seront possibles pour des échanges informels en présentiel, sur rendez-vous pour l’instant, conformément à l’évolution des recommandations gouvernementales.

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Chaire d'écrivain : “Offrir aux étudiants un espace de liberté”

Retour sur un an et demi d'aventures littéraires
  • Un étudiant lit un texte lors de l'arrivée de Marie Darrieussecq ©Thomas ArrivéUn étudiant lit un texte lors de l'arrivée de Marie Darrieussecq ©Thomas Arrivé

Après Kamel Daoud, Marie Darrieussecq et Patrick Chamoiseau, Maylis de Kerangal rejoindra Sciences Po en septembre 2020 comme titulaire de la Chaire d’écrivain invité. L’occasion de revenir sur un an et demi d’aventures littéraires avec Delphine Grouès, Directrice de l'Institut des Compétences et de l'Innovation. 

Sciences Po est une université de sciences humaines et sociales qui fait la part belle, dans son cursus, aux humanités. De quelle façon cet engagement a-t-il donné naissance à un Centre d’écriture et de rhétorique et, en son sein, à une Chaire d’écrivain en résidence ?

Delphine Grouès : L’identité de Sciences Po est fortement ancrée dans les champs oratoires et rhétoriques depuis sa création. Les alumni Marcel Proust, Julien Gracq ou Leïla Slimani, pour citer un nom contemporain, rappellent que Sciences Po a toujours permis la formation d’écrivains talentueux. La propagation des fake news, l’appauvrissement de l’expression à l’heure des réseaux sociaux et l’injonction à l’immédiateté nous ont incité à multiplier les enseignements soutenant le développement d’une réflexion critique et originale. C’est ainsi qu’est né le Centre d’écriture et rhétorique à l’automne 2018. 

Dès le début, nous avons conçu ce projet autour de trois axes : le développement de l’argumentation, le renforcement de l’art oratoire, et l’écriture de création. Pourquoi ce troisième pilier ? Il s’agissait d’offrir aux étudiants un espace de liberté, d’imaginaire, un rapport différent au réel. Et pour ce faire, nous avons décidé d’inviter des auteurs, dont le rôle n’est pas tant d’enseigner la littérature que d’accompagner les étudiants dans leur parcours créatif. 

C’est ainsi qu’est née la Chaire d’écrivain en résidence. Elle permet chaque année à deux écrivains de venir partager leur approche, leur vision, leur expérience, complétant ainsi l’offre du Centre d’écriture et de rhétorique. Mais au-delà de le Chaire et de la venue des titulaires, le Centre est aussi un lieu d’accueil et de rencontre pour des écrivains du monde entier, qui interviennent lors de conférences ou de masterclass : Roberto Saviano, Ece Temelkuran, Jonathan Coe, Souleymane Bachir Diagne, Rémi Brague, Nicolas Mathieu, Christophe Ono-dit-Biot, Adel Abdessemed, Pierre Assouline, Ken Follett, Kate Mosse, Jojo Moyes, Lee Child… 

 

Comment les titulaires de la Chaire d’écrivain en résidence sont-ils choisis ? Que font-ils une fois à Sciences Po ? 

Delphine Grouès : Les titulaires sont choisis par un comité de sélection composé de Pierre Assouline, Aurélie Filippetti, Leïla Slimani, Frédéric Mion (Directeur de Sciences Po), Bénédicte Durand (Directrice de la formation) et moi-même. Nous avons d’abord un objectif de parité, puisque nous choisissons une femme et un homme par an ; et un objectif de diversité, puisque nous invitons des écrivains qui diffèrent dans leur approche de l’écriture, dans les thèmes qu’ils abordent, et dans leur méthode de travail. 

Par exemple, Kamel Daoud, premier titulaire de la Chaire, écrivain de haut vol, se singularise par son expérience de chroniqueur, qui a formé sa plume incisive et son rapport puissant au politique ; Marie Darrieussecq, par la diversité de ses écrits, sa formation en psychanalyse et son expérience de la traduction, qui ont forgé son approche ludique de la langue ; Patrick Chamoiseau, par son esprit créole et son rapport à l’imaginaire, à la poétisation de la réalité ; et Maylis de Kerangal, qui nous rejoindra en septembre, par la place qu’occupe la recherche (littéraire, musicale, scientifique) dans son processus d’écriture. Évidemment, il ne s’agit là que d’exemples brossés à grands traits : ces écrivains ont d’abord été choisis pour la richesse et la complexité de leur œuvre, qu’on ne peut résumer en quelques mots...

Une fois à Sciences Po, les écrivains sont impliqués dans différentes activités. Tout d'abord l’exposé inaugural, au cours duquel le titulaire sortant accueille le titulaire entrant ; il s’agit d’un passage de relais qui place le début du semestre sous le sceau de la créativité, pour tout l’établissement... Chaque titulaire donne ensuite deux cours d’écriture créative à des groupes de 20 étudiants, ouverts à tous, quelle que soit leur année ou leur programme d'étude. Les titulaires participent enfin à un cycle de master class sur les sept campus de Sciences Po.

Sciences Po accueillera l’écrivaine Maylis de Kerangal pour le semestre d’automne. Qu’est-ce qui a guidé ce choix ?  

Delphine Grouès : Comme les précédents titulaires, Maylis était une évidence pour le comité de sélection. Son œuvre est riche, complexe, variée, et reconnue internationalement. Sa méthode force la curiosité : avant d’écrire un roman, elle effectue des recherches très poussées sur des thématiques qu’elle découvre - qu’il s’agisse de la transmission d’organes ou de la construction d’un pont. Puis elle poursuit ces recherches, en parallèle de l’écriture, dans un va-et-vient permanent entre le réel et sa transcription par la fiction. Elle s’inspire aussi d’autres formes artistiques, comme la peinture murale, pour nourrir son œuvre. Tout cela résonne fortement avec les objectifs du Centre d’écriture et de rhétorique : encourager les étudiants à faire des “détours” créatifs, et à privilégier le temps long, la concentration, le regard critique… Enfin, Maylis est une autrice qui sait et qui aime transmettre. Nous recherchons des “passeurs” : cela aussi fait partie des critères du comité de sélection !

L'équipe éditoriale de Sciences Po

Le centre d'écriture et de rhétorique et la chaire d'écrivain en résidence sont soutenus par FNAC Darty et la Fondation Simone et Cino Del Duca.

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