Auteur(s): 

Niklaus Miszak, doctorant – Graduate Institute of International and Development Studies, Genève

Date de publication: 
Novembre 2017

In Western media, Afghanistan is frequently portrayed as a hotbed of radical Islamist movements. Prominent examples are the Taliban and Al Qaeda present in the country since the 1990s and which have become known throughout the globe as symbols of religiously inspired violent extremist groups. While these armed groups in opposition to the Western-backed Afghan government have monopolized the language of religion to legitimize their aspirations and claims, the appearance of Daesh in Afghanistan in the summer of 2014 has added a new and significant dimension to the dynamic.

Auteur(s): 

Observatoire International du Religieux

Date de publication: 
Avril 2017

Dans le bulletin n°5 du mois de février 2017, nous attirions l’attention de nos lecteurs vers la collection d’ouvrages en anglais, spécialisés dans les rapports entre religion et politique, édités chez Palgrave.

Auteur(s): 

Bénédicte Brac de la Perrière, chercheuse au Centre Asie du Sud-Est, CNRS

Date de publication: 
Avril 2017

La Birmanie (Myanmar)[fn]Myanmar est le nom officiel de la Birmanie imposé par la junte militaire en 1991. Bien que la mesure ait été prise pour rompre avec l’usage colonial, notamment celui de Burma, l’usage de l’un ou de l’autre de ces vocables est devenu politique[/fn] expérimente aujourd’hui une phase de transition vers un régime démocratique. Cette phase a été inaugurée en mars 2011, lorsque le pouvoir a été remis à un gouvernement formellement civil, présidé par Thein Sein, dont le mandat était d’assurer la réforme politique.

Auteur(s): 

Eric Meyer, professeur émérite à l’INALCO

Date de publication: 
Avril 2017

Le Sri Lanka a la taille d’un petit Etat de l’Union Indienne. Sa population, de l’ordre de 20 millions d’habitants, se compose de groupes qui se définissent par le croisement de l’appartenance ethno-linguistique et de l’appartenance religieuse.

Auteur(s): 

Observatoire International du Religieux

Date de publication: 
Janvier 2017
Illustration

Depuis juillet 2016, la vallée du Cachemire indien est de nouveau en proie à l’insurrection violente, après une relative accalmie de six ans. Elle met aux prises la population cachemirie, dont 99% est musulmane, face à l’Etat indien, par l’intermédiaire de la sa police et de son armée. Près de 100 civils ont perdu la vie, tandis que 15 000 ont été blessés dans les échauffourées avec les forces de l’ordre.

Résumé 

Depuis 1945, nombre de conflits internes ou internationalisés présentent une forte dimension religieuse. Même si la religion n’est jamais la seule explication des violences, le facteur religieux peut intensifier les différends, et lorsque la religion divise les peuples, la violence et l’intensité des conflits augmentent. Cependant l’impact de la religion sur le développement des conflits est très difficile à prévoir. Cette difficulté s’explique par l’extrême complexité de l’objet « religion », qui renvoie à la fois à des systèmes de croyances, à diverses structures sociales, et à des valeurs et pratiques en constante évolution.

Bibliographie 

Armstrong John A., « Religious Nationalism and Collective Violence », Nations and Nationalism, 3 (4), 2007, p. 597-606.

Cavanaugh William T., The Myth of Religious Violence, Oxford, Oxford University Press, 2009.

Féron Élise, « Les Églises et le conflit nord-irlandais », Projet, 281, juillet 2004, p. 28-31.

Féron Élise, « Religions et conflits. Comment renouveler le cadre d’analyse ? », Les Champs de Mars, « Religieux et recherche stratégique », 26, 2015, p. 21-31.

Fox Jonathan, « Religious Causes of International Intervention in Ethnic Conflicts », International Politics, 38, 2001, p. 515-532.

Fox Jonathan, « The Influence of Religious Legitimacy on Grievance Formation by Ethno-Religious Minorities », Journal of Peace Research, 36 (3) 1999, p. 289-307.

Fox Jonathan, « The Rise of Religious Nationalism and Conflict : Ethnic Conflict and Revolutionary Wars, 1945-2001 », Journal of Peace Research, 41 (6), 2004, p. 715-731.

Fox Jonathan, « Towards a Dynamic Theory of Ethno-religious Conflict », Nations and Nationalism, 5 (4), 1995, p. 445-452.

Goldewijk Berma Klein (ed.), Religion, International Relations and Development Cooperation, Wageningen, Wageningen Academic Publishers, 2007.

Hasenclever Andreas et Rittberger Volker, « Does Religion Make a Difference ? Theoretical Approaches to the Impact of Faith on Political Conflict », Millennium - Journal of International Studies, 29 (3), 2000, p. 641-674.

Haynes Jeffrey, « Religion and International Relations: What are the issues ? », International Politics, 41, 2004, p. 452-462.

Kimball Charles, When Religion Becomes Evil, San Francisco (Calif.), Harper San Francisco, 2002.

Maïla Joseph, « Religion et conflits », Projet, 281, juillet 2004, p. 36-41.

Roeder Philip G., « Clash of Civilizations and Escalation of Domestic Ethnopolitical Conflicts », Comparative Political Studies, 36 (5), juin 2003, p. 509-540.

Snyder Jack (ed.), Religion and International Relations Theory, New York (N. Y.), Columbia University Press, 2011.

Thomas Scott (ed.), The Global Resurgence of Religion and the Transformation of International Relations, New York (N. Y.), Palgrave, 2005.

Résumé 

Dans un contexte de libéralisation « post-junte », le militantisme bouddhiste renaît en Birmanie. A la différence des manifestations non-violentes de la « révolution safran » de 2007, il n’est plus question pour cette mouvance radicale de simplement dénoncer les (in)actions et l’autoritarisme de l’Etat. Il s’agit désormais d’adopter des logiques proactives et combatives, dans lesquelles la violence peut s’exprimer, afin de défendre la foi et la communauté bouddhiques, perçues comme déclinantes et menacées par une trop rapide ouverture du pays au monde. Guidé par quelques courants doctrinaires marginaux de la communauté monastique birmane, ce renouveau militant cherche à se fabriquer des ennemis, identifiant ainsi certaines communautés non-bouddhistes, principalement musulmanes, comme « sources du mal ».

Bibliographie 

Aung-Thwin Michael, Of Monarchs, Monks and Men : Religion and the State in Myanmar, Singapour, ARI Working Paper Series, 127, décembre 2009.

Brac de la Perrière Bénédicte, « A Generation of Monks in the Democratic Transition », dans Renaud Egreteau et François Robinne (eds), Metamorphosis : Studies in Social and Political Change in Myanmar, Singapour, NUS Press, p. 320-345.

Brac de la Perrière Bénédicte, « La question religieuse dans la Birmanie en transition, Paris », IFRI Asies Visions, 73, novembre 2014.

Egreteau Renaud, Histoire de la Birmanie contemporaine : le pays des prétoriens, Paris, Fayard, 2010.

Faure Bernard, Bouddhisme et violence, Paris, Le Cavalier Bleu, 2008.

Gravers Mikael, « Anti-Muslim Buddhist Nationalism in Burma and Sri Lanka », Contemporary Buddhism, 16 (1), 2015, p. 1-27.

International Crisis Group, The Dark Side of Transition : Violence against Muslims in Myanmar, Bruxelles/Yangon, Asia Report, 251, 2013.

Mendelson Michael E., Sangha and State in Burma : A Study of Monastic Sectarianism and Leadership, Ithaca (N. Y.), Cornell University Press, 1975.

Min Zin, « Anti-Muslim Violence in Myanmar : Why Now? », Social Research, 82 (2), été 2015, p. 375-397.

Rozenberg, Guillaume, Renoncement et pouvoir : la quête de la sainteté dans la Birmanie contemporaine, Genève, Olizane, 2005.

Schonthal Benjamin et Walton Matthew J., « The (New) Buddhist Nationalisms? Symmetries and Specificities in Sri Lanka and Myanmar », Contemporary Buddhism, 17 (1), 2016, p. 81-115.

Smith Eugene D., Religion and Politics in Burma, Princeton (N. J.), Princeton University Press, 1965.

Tambiah Stanley J., Buddhism Betrayed? Religion, Politics and Violence in Sri Lanka, Chicago (Ill.), Chicago University Press, 1992.

Turner, Alicia, Saving Buddhism: The Impermanence of Religion in Colonial Burma, Honolulu, Hawaii University Press, 2014.

Walton Matthew J. et Hayward Susan, Contesting Buddhist Narratives : Democratization, Nationalism and Communal Violence in Myanmar, Washington (D. C.), East-West Center Policy Studies, 71, 2014.

Walton Matthew J., « Monks in Politics, Monks in the World : Buddhist Activism in Contemporary Myanmar », Social Research, 82 (2), été 2015, p. 507-530.

Résumé 

La violence djihadiste a reconfiguré les relations internationales contemporaines. Son appréhension souffre d’une lecture souvent confuse qui tend d’une part à la décontextualiser et d’autre part à nier les évolutions et les débats qui la structurent en interne. Ses différentes expressions, d’Al-Qaïda à l’Etat islamique en passant par des groupes locaux, sont d’abord le fruit d’histoires et de sociétés marquées par d’autres formes de violence, parfois rendues invisibles. Elles s’adaptent également à une variété d’environnements, donnant naissance à des processus d’intégration politique qu’il est important de considérer. 

Bibliographie 

Abu Hanieh Hasan et Abu Rumman Mohammad, The « Islamic State » Organization, The Sunni Crisis and the Struggle of Global Jihadism, Paris, Friedrich-Ebert-Stiftung, 2015.

Benraad Myriam, « Dans la tête de L’État islamique. Aux sources de la violence, la revanche des parias », Revue du crieur, 3, 2016, p. 60-69.

Blom Amélie, « Les “martyrs” jihadistes veulent-ils forcément mourir ? Une approche émique de la radicalisation autosacrificielle au Pakistan », Revue française de science politique, 61 (5), 2011, p. 867-891.

Burgat François, Comprendre l’islam politique, Paris, La Découverte, 2016.

Candiard Adrien, Comprendre l’islam (ou plutôt : pourquoi on n’y comprend rien), Paris, Flammarion, 2016.

Dakhli Leyla, « L’islamologie est un sport de combat », Revue du crieur, 3, 2016, p. 4-17.

Hafez Mohammed, Why Muslims Rebel : Repression and Resistance in the Islamic World, Boulder (Colo.), Lynne Rienner, 2004.

Hamid Mustafa et Farrall Leah, The Arabs at War in Afghanistan, Londres, Hurst, 2015.

Hegghammer Thomas, « The Ideological Hibridization of Jihadi Groups », Current Trends in Islamist Ideology, vol. 9, 2009, p. 26-45.

Kepel Gilles et Jardin Antoine, Terreur dans l’Hexagone. Genèse du djihadisme français, Paris, Gallimard, 2015.

Khosrokhavar Farhad, Radicalisation, Paris, Maison des sciences de l’homme, 2014.

Maher Shiraz, Salafi Jihadism. The History of an Idea, Londres, Hurst, 2016.

Martinez Luis, « Structures, environnement et basculement dans le jihadisme », Cultures et conflits, 69, 2008, p. 133-156.

Mouline Nabil, Le Califat, histoire politique de l’islam, Paris, Flammarion, 2016.

Roy Olivier, Le Djihad et la Mort, Paris, Seuil, 2016.

Staffell Simon et Awan Akil (dir.), Jihadism Transformed. Al-Qaeda and Islamic State’s Global Battle of Ideas, Londres, Hurst, 2016.

Carte : Pays signalés comme attentatoires à la liberté religieuse, 2016

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Commentaire de Valentine Zuber

Cette carte est l’illustration de différents rapports consacrés à la défense de la liberté religieuse, émanant à la fois d’institutions nationales comme l’United States Commission on International Religious Freedom (USCIRF) ou d’ONG confessionnelles comme Aide à l’Église en détresse (AED). Contrairement aux autres cartes présentées plus avant, elle propose un point de vue subjectif et spécifiquement occidental émanant d’institutions particulières dans un domaine internationalement sensible. Les deux typologies, qui n’obéissent pas tout à fait aux mêmes critères, ne se recoupent pas complètement. La carte de l’USCIRF présente l’avantage d’être plus dynamique puisqu’elle présente une évolution de la situation dans le temps. Celle de l’AED révèle une situation mondiale préoccupante, même si elle se borne essentiellement à lister les atteintes à la liberté religieuse d’une confession particulière, le christianisme, de par le monde. Il n’en reste pas moins que les deux institutions constatent une aggravation sensible et récente des violations de la liberté de religion et de conviction des individus et des minorités dans un nombre croissant d’Etats.

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