Accueil>Romy Khoneisser : du Master Joint Droit et Finance à White & Case

1 juillet 2026

Romy Khoneisser : du Master Joint Droit et Finance à White & Case

Parcours international, double formation en droit et en finance, engagement au sein de la Revue des Juristes de Sciences Po et participation à un moot court : diplômée en 2023, Romy Khoneisser revient sur les expériences qui ont jalonné son parcours avant de rejoindre le cabinet White & Case. Elle partage les enseignements qu'elle retient de ses années à Sciences Po et revient sur les premiers pas de sa carrière d'avocate.

Pourriez-vous nous parler de votre parcours et de ce qui vous a conduit à choisir le master joint Droit et Finance ?

De nationalité libanaise, j’ai grandi entre Abu Dhabi et Prague avant de venir m’installer à Paris en 2017, afin d’intégrer le Collège universitaire de Sciences Po. 

Mes deux premières années de Bachelor m’ont permis de découvrir et d’approfondir de nombreuses disciplines (l’histoire des XIXe et XXe siècles, la sociologie, la science politique, l’économie etc.). Toutefois, c’est pour les matières juridiques que j’ai développé un réel intérêt. Deux cours en particulier m’ont marquée : la conférence de méthode d’institutions politiques dispensée en première année par le professeur Jean-Marc Virieux, ainsi que le cours de droit constitutionnel de la Ve République enseigné en deuxième année par le professeur Marcel Morabito. Ma troisième année aux États-Unis, lors de laquelle j’ai suivi des cours interdisciplinaires mêlant – comme savent si bien le faire nos amis outre-Atlantique – droit et science politique, économie, etc.,  m’a confortée dans ma volonté de poursuivre en droit et de devenir avocate.

En bonne sciencepiste, attachée à la pluridisciplinarité et ne pouvant me résoudre à ne choisir qu’une seule voie, le Master joint Droit et Finance m’est apparu comme le cursus idéal pour poursuivre mes études, puisqu’offrant à la fois une formation complémentaire dans les deux domaines et un véritable atout stratégique sur le marché du travail. 

Comment votre formation à Sciences Po vous a-t-elle préparée à la réalisation de votre projet professionnel ? 

Jongler entre les deux masters Droit économique et Finance et stratégie m’a permis de développer un sens aigu de l’organisation et une grande autonomie de travail pour découvrir et assimiler deux mondes qui, en plus d’être exigeants, m’étaient jusqu’alors parfaitement inconnus. Ma première année du Master Joint a en ce sens été particulièrement formatrice puisque j’ai dû appréhender et mettre en pratique un grand nombre de nouvelles notions juridiques et financières en un laps de temps très réduit. 

Les méthodes de travail mises en place m’ont ainsi été très utiles pour la préparation estivale aux écrits de l'examen du Centre régional de formation professionnelle des avocats (CRFPA), laquelle nécessite d’engranger une quantité très importante de connaissances en seulement deux mois. 

Mais au-delà de la seule méthode, les matières financières enseignées au sein du Master Joint, notamment les cours d’analyse financière, de comptabilité, de mathématiques financières et de Corporate Finance, me confèrent encore aujourd’hui une meilleure compréhension de certains enjeux financiers qui structurent les opérations juridiques sur lesquelles j’ai été et suis amenée à travailler en cabinet d’avocats. 

Également en tant que membre de comité de rédaction de la Revue des Juristes de Sciences Po, puis en tant que co-rédactrice en chef, j’ai eu l’occasion d’explorer des pans entiers de droit auxquels je n’aurais pas nécessairement été exposée autrement (que ce soit du droit international, du droit de l’environnement ou encore de l’arbitrage), ce qui m’a permis de cultiver une réelle curiosité intellectuelle, à mon sens très importante (et utile) pour un juriste. 

Pourriez-vous revenir sur votre parcours vous ayant conduit à rejoindre White & Case après avoir été diplômée de Sciences Po ?

J’avais déjà eu l’opportunité d’intégrer le cabinet White & Case pendant ma deuxième année de Master Joint, au cours d’un stage de six mois au sein de l'équipe Regulatory - Financial Institutions Advisory. Il s’agissait là d’une double découverte pour moi : celle d’un grand cabinet d’affaires états-unien, avec tout ce que cela impliquait en termes de culture de travail et de mode de fonctionnement, et celle d'une matière que je ne connaissais pas encore – particulièrement technique, exigeante, et qui m’aura in fine beaucoup plu. 

Ainsi, une fois diplômée de Sciences Po en 2023 et forte de ce premier stage, j’ai voulu aller plus loin et approfondir mes connaissances. Je me suis donc inscrite en Master 2 de Droit bancaire et financier afin de consolider mes bases, tout en préparant le CRFPA en parallèle. 

Pendant ma scolarité à l’École de Formation professionnelle des Barreaux du ressort de la cour d'appel de Paris (EFB), j’ai poursuivi sur la même voie en effectuant plusieurs stages en régulation bancaire et financière, dont mon stage final au sein de la même équipe chez White & Case et à l’issue duquel j’ai été recrutée en tant que collaboratrice : la boucle était bouclée. 

Quels sont vos projets pour les années à venir ?

Pour les années à venir, mon objectif est simple : continuer à apprendre. Le Regulatory financier est une matière particulièrement riche, couvrant un large éventail d’acteurs et de réglementations sectorielles. L’idée est donc pour moi de me construire d’ici quelques années une vue d’ensemble solide et d’acquérir une expérience significative dans le domaine.

En parallèle, j’aimerais continuer à nourrir cette curiosité intellectuelle que Sciences Po m’a appris à cultiver - et ainsi ne pas me cloisonner à ma seule spécialité juridique. Les dossiers pro bono sont un très bon vecteur pour cela : ils me permettent de rester connectée à d’autres univers juridiques tout en contribuant à des causes qui me tiennent à cœur. 

Avez-vous un moment particulier ou une anecdote de votre parcours à Sciences Po que vous aimeriez partager ?

Six années à Sciences Po, cela représente beaucoup de choses pour moi : des rencontres, des amitiés, des rires, quelques doutes au passage. Toutefois, deux moments en particulier me tiennent à cœur lorsque je repense à mes années sciencespistes.

Le premier : ce petit-déjeuner, un samedi matin de printemps, place de la Contrescarpe, avec Ronny Abraham, ancien président de la Cour internationale de justice, que nous avions rencontré, Louis Noirault et moi, dans le cadre de la préparation du numéro « Droit et conflits de puissance » de la Revue des Juristes de Sciences Po. Je mesure la chance particulière que nous avons eue d’avoir pu partager un moment privilégié (et studieux) avec cet éminent juriste, le tout ponctué d’anecdotes professionnelles et sur ses années étudiantes au 27 rue Saint-Guillaume.

Ensuite : ma participation au Frankfurt Investment Arbitration Moot Court, aux côtés de mes formidables co-équipiers Renaud Grenier, Eden Chua et Katherine Krudys. Ce concours d’arbitrage, mêlant à la fois technicité juridique et éloquence, aura été l’occasion de partager fous rires et moments d’angoisse lors de weekends à nous entraîner avec des équipes venant d’universités du monde entier, le tout en visioconférence (Covid oblige). Il en est ressorti un esprit d’équipe et une grande solidarité entre nous, dont je garde un très bon souvenir. Et puisqu’il faut bien le mentionner : nous avons fini demi-finalistes

Légende de l'image de couverture : Romy Khoneisser

Portes Ouvertes Masters virtuelles en octobre 2025

Journée portes ouvertes Masters

Le 17 octobre 2026 : découvrez nos 30 masters et échangez avec les équipes et les étudiants de nos 8 Écoles professionnelles.

Inscrivez-vous