Résultats de la 14ème édition du Concours d'Arbitrage International de Paris

Félicitations à l’équipe de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne
  • Équipe de Paris I Panthéon sorbonne, 1er prix du concoursÉquipe de Paris I Panthéon sorbonne, 1er prix du concours

La finale de la 14ème édition du Concours d'Arbitrage International de Paris (CAIP) a eu lieu devant un tribunal arbitral simulé composé de personnalités du monde de l’entreprise et de l’arbitrage :

  • Pierre Tercier, Professeur émérite de l’Université de Fribourg (Suisse), Président honoraire de la Cour internationale d’arbitrage de l’ICC
  • Tim Portwood, Avocat associé, Bredin Prat
  • Diego de Lammerville, Avocat associé, Clifford Chance
  • Édouard de Chavagnac, Group General Counsel, Carrefour
  • Dany Cohen, Professeur permanent à l’École de Droit de Sciences Po

Après délibération, le tribunal arbitral simulé a décerné :

  • le premier prix à l’équipe de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne composée de Julien Didry Barca, Guilhem Le Gars (titulaires), Cyprien Mathié, Romane Certhoux, Pierre Zientara, Victor Omnes (suppléants) et supervisée par M. Sylvain Bollée. Cette équipe a reçu un prix de 8 000 euros des cabinets d’avocats partenaires Clifford Chance, Bredin Prat et White&Case avec un stage de 6 mois dans l’un de ceux-ci offert aux deux membres titulaires et un abonnement aux éditions Lamy/Wolters Kluwer.
  • le second prix à l’équipe de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en Yvelines, Paris Saclay composée de Pierre Nosewicz, Léane Thakrar (titulaires), Jad Markbaoui, Simon Allal (suppléants) et supervisée par M. Olivier Laude. Cette équipe a reçu un prix de 4 000 euros des cabinets d’avocats partenaires Clifford Chance, Bredin Prat et White&Case et un abonnement aux éditions Lamy/Wolters Kluwer.
  • le prix du meilleur orateur a été décerné à Valentine Louf de l’équipe de l’Université de Montpellier, supervisée par Mme Carine Jallamion.
  • le prix du meilleur mémoire a été décerné à l’équipe de l’Université de Stockholm, composée de Maxime Chevalier, Chloé Wolff (titulaires), Julien Rodsphon, Sabrina Bouguereau (suppléants) et supervisée par Mme Christina Ramberg.

Toutes nos félicitations aux heureux lauréats et à toutes les équipes participantes !

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Le concours d'arbitrage international de Paris

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APPEL À CANDIDATURES

La Clinique de l’École de droit recrute ses étudiants pour la nouvelle année universitaire
  • ©Shutterstock/Roobcio/Memo with Apply Now©Shutterstock/Roobcio/Memo with Apply Now

Vous êtes étudiants à l’École de droit en Master Droit économique ou en Master Carrières Judiciaires et Juridiques et vous êtes actuellement en année de Césure ou en fin de 1ère année de Master, vous avez la possibilité de vous engager au sein de la Clinique.

Le programme Clinique est une occasion unique de mettre en pratique vos connaissances tout en contribuant directement à des projets d’intérêt public en relation directe avec des partenaires rigoureusement sélectionnés par le conseil scientifique de la Clinique.

Vous pourrez participer, au choix :

  • au programme « Responsabilité et Innovation Sociale des Entreprises (RISE) »
  • au programme « Human Rights, Economic Development, and Globalization (HEDG) »
  • au programme « Migrations » (Recherche et assistance dans le domaine de l’immigration et de l’asile)
  • au projet « Accès au droit » ou « Justice Environnemental et Transition Ecologique (JETE) »

Adressez-nous votre CV et votre lettre de motivation avant le vendredi 14 juin 2019 à 10h.

Pour plus d’information rendez-vous sur la page de la Clinique.

Contact : clinique.droit@sciencespo.fr

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Journée des Masters 2019 à Sciences Po

  • Journée des Masters 2019Journée des Masters 2019

La Journée des Masters est le rendez-vous à ne pas manquer, pour se renseigner sur son futur Master à Sciences Po. C’est l’occasion idéale pour rencontrer les étudiants de Sciences Po, s’informer sur nos procédures d’admission et discuter avec les équipes pédagogiques et administratives.

Inscrivez-vous dès maintenant

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L'École de droit recrute un ATER (1/2 poste) en droit

  • Hands holding cv resume documents ©shutterstock/AbscentHands holding cv resume documents ©shutterstock/Abscent

L’École de droit de Sciences Po recrute pour l’année universitaire 2019-2020 un ATER (1/2 poste) en droit.

Les enseignements seront dispensés en français ou en anglais, au sein du Collège universitaire de Sciences Po, sur le campus de Paris et les campus en région.

Une excellente maitrise de l’anglais est indispensable.

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L'Association des Juristes de Sciences Po recrute son nouveau bureau

  • Équipe 2018-2019 de l'AJSPÉquipe 2018-2019 de l'AJSP

L'Association des Juristes de Sciences Po (AJSP) est à la recherche des membres de son Bureau 2019-2020 parmi les futurs M2 de Droit économique, de Droit et Finance, et de CJJ.

Nous recrutons :

  • Un ou une Président(e) volontaire et organisé(e) pour travailler en équipe et créer de la cohérence entre les Pôles ;
  • Un ou une Vice-Président(e) disponible pour soutenir au besoin le ou la Président(e) ;
  • Un ou une Trésorier(ère) sans phobie administrative ou comptable pour diriger le budget de l’association ;
  • Un ou une Secrétaire Général(e) dont le sens du contact est doublé de solides compétences en communication ;
  • Un ou une Responsable du Pôle Evénements matinal(e) pour l’organisation des petits-déjeuners et couche-tard pour l’organisation de conférences, cocktails, etc. ;
  • Un ou une Responsable du Pôle Vie de Master pour l'organisation du Gala, des afterworks et l'édition annuelle du Yearbook ;
  • Un ou une Responsable du Pôle CJJ, issu(e) du master CJJ, pour mettre en avant la diversité des débouchés du master et faire découvrir l’actualité du monde judiciaire à l’Ecole de Droit ;
  • Un ou une Responsable du Pôle Contentieux et Arbitrage, issu(e) du M2 CEA ;
  • Un ou une Responsable du Pôle Droit et Finance, issu(e) du master Joint Droit et Finance ;
  • Un ou une Responsable du Pôle Sciences Pi, issu(e) du M2 Droit de l’innovation, pour animer son M2 avec une large palette d’activités (candidatures à envoyer à sciences.pi@sciencespo.fr) ;
  • et Un Binôme de Rédacteurs en Chef de la Revue des Juristes de Sciences Po dont les deux membres ont un projet éditorial commun pertinent et disposent d’expériences préalables au sein d’une revue universitaire (candidatures à envoyer à revue.ajsp@gmail.com).

Pour soumettre votre candidature, faites-nous parvenir à ajsp@sciencespo.fr un CV et un aperçu de vos projets pour l’année universitaire à venir ! Montrez-nous simplement votre motivation, les compétences dont vous disposez et indiquez-nous vos expériences antérieures (AJSP ou ailleurs) qui vous permettront de mener à bien vos idées ! Et n'hésitez pas à nous proposer la création d'un nouveau pôle si vous le souhaitez !

Il n’est pas nécessaire, pour rejoindre le Bureau, d’avoir été membre de l’AJSP auparavant. La date limite de candidature par mail est fixée au 10 mai 2019.

Nous vous contacterons ensuite pour les entretiens. Nous espérons vos candidatures nombreuses !

Bonne chance à toutes et à tous !
Le Bureau de l’AJSP

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Rencontre avec Ingrid Bernard

Diplômée 2014 de l'École de droit
  • Ingrid BernardIngrid Bernard

"J'ai intégré Sciences Po dès le collège universitaire, campus ibéro-américain de Poitiers, afin d'étudier dans une forte ambiance internationale et de bénéficier d'une formation pluridisciplinaire dispensée en plusieurs langues. Pendant le premier cycle, je n'avais pas de projet professionnel précis, si ce n'est que j'étais guidée par l'intuition de me diriger vers le monde de l'industrie et de travailler dans un contexte international. C'est pourquoi j'ai opté pour une troisième année en Argentine en école de commerce.

Puis, c'est au cours du master Droit Économique que je me suis prise de passion pour le droit social et ai démultiplié les stages dans le domaine. J'étais attirée par l'évidente dimension politique de la discipline, séduite par son caractère friable, dichotomique, malléable au gré des évolutions des paradigmes économiques et sociaux. Je m'intéressais à son rapport avec le monde économique.

Pour enrichir cette approche et les expériences pratiques, j'ai complété le cursus de l'École de droit par le Master 2 Développement des Ressources Humaines et Droit Social de la Sorbonne en apprentissage. Ensuite, j'ai choisi d'occuper un premier poste de chargée de relations sociales, au contact quotidien avec les syndicats, pendant 2 ans, chez Goodyear Dunlop.

Puis, j'ai rejoint le Groupe Schneider Electric, notamment pour être au cœur des enjeux de la transformation numérique et en particulier participer aux mutations du travail sous l'impulsion de "l'industrie 4.0". J'y ai d'abord travaillé comme juriste droit social, avant d'évoluer récemment vers le métier de responsable ressources humaines sur une usine labellisée "vitrine industrie du futur".

Les enjeux RH y sont nombreux et encore peu explorés : la digitalisation de l'usine nécessite d'accompagner les équipes vers du "tout numérique", d'anticiper l'évolution imminente des métiers, de rénover les outils de la formation pour développer les compétences plus rapidement… La gestion du changement se traduit par un support quotidien aux opérationnels pour renforcer la culture du lean et déployer les nouveaux procédés industriels au service de business models toujours plus centrés sur le client. Le tout s'articulant avec, en arrière-fond, un droit social décalé sur de nombreux aspects.

Au quotidien, il y a deux défis majeurs. Un premier défi est d'ordre pratique : il faut se mettre au service des activités de production et de ses acteurs de la manière la plus optimale possible, en veillant à minimiser les coûts d'opportunité sur l'activité, tout en apportant des solutions de qualité. Le second défi est d'ordre plus conceptuel : il consiste à s'astreindre à se réinventer en permanence, en mettant en place de nouveaux outils, de nouvelles méthodes pour cultiver, auprès des équipes, l'impulsion du changement pour qu'elles continuent à transformer l'usine et l'adapter aux nouveaux enjeux industriels et numériques.

L'École de droit m'a donné toutes les clés pour construire mon projet professionnel, vivre des expériences professionnelles déjà plutôt variées et croire aux opportunités de l’avenir (devenir responsable de fabrication, à terme, chez Schneider Electric constitue un de mes projets que la formation dispensée à l’Ecole de Droit, qui nous apporte une réelle hauteur de vue et d’utiles soft skills - rend réaliste). Elle nous dote d'un esprit critique particulièrement utile dans la vie professionnelle et offre des opportunités uniques dont il faut se saisir. C'est très certainement le semestre passé à l'École de droit de Harvard qui m'a nourrit d'une impulsion nouvelle et de convictions d'action plus fortes grâce aux nombreuses rencontres avec les étudiants en LLM sur place : ces derniers m'ont fortement marqués par leur volonté d'œuvrer pour transformer le monde et de mettre le droit au service de leur projet. Cela a contribué à me forger une nouvelle idée du droit. Depuis, ma vision du droit social a continument évolué, jusqu'à, aujourd'hui, faire le choix de délaisser complètement la casquette du juriste droit social pour exercer une prise plus forte sur ses manifestations pratiques dans le monde réel, en faisant le pari de contribuer, à mon niveau, à la résorption des décalages entre le texte de loi et ses effets sur l'activité économique et les collectifs de travail.

Je ne peux que conseiller aux étudiants de profiter de leur cursus à l'Ecole de Droit pour démultiplier les expériences professionnelles et les séjours à l'étranger et pour appréhender les sujets d'actualité en interaction avec le droit (ex. intelligence artificielle, analytics, automatisation et digitalisation, transformation des business models, cybersécurité…). Je les invite à se nourrir de l'état d'esprit révolutionnaire de l'Ecole de Droit et de son corps professoral, pour oser prendre des risques afin d'explorer des chemins divers. Enfin, j'invite les étudiants à suivre les précieux conseils de l'équipe pédagogique."

Ingrid Bernard, diplômée 2014 du master Droit Économique spécialité Entreprises, Marchés, Régulations (EMR)

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Meeting with Tejas Shiroor

Graduate of the Sciences Po Law School, 2014
  • Tejas Shiroor Tejas Shiroor

Tell us about your time at Sciences Po?

I first found out about Sciences Po when I was completing my Bachelor of Laws (LLB) degree in India. I was keen to pursue a Master’s programme abroad, and was looking for a course that had not only a strong academic reputation, but also placed an emphasis on cultural and linguistic development.

The Master’s in Economic Law programme was without a doubt one of the most diverse programmes that I had come across – in terms of the academic courses it offered, the opportunities for extra-curricular activities and international exchange programmes, and the diversity of its student body.

I was delighted when I was accepted to the Sciences Po Law School for the batch of 2012-2014. I completed the two-year Masters in Economic law programme, and chose the Global Governance Studies (GGS) major in the second year.

It was through the GGS programme that I was first introduced to international arbitration, as we had a number of classes and workshops on international commercial and investment arbitration, as well as on related subjects such as public international law and advocacy. I also had the opportunity to participate in two international moot-court competitions.

The years that I spent at Sciences Po were exceptionally enriching and fulfilling, both personally and academically. In addition to being a stepping stone to a career in international arbitration, Sciences Po gave me the chance to meet incredible, and extraordinarily motivated students, all of whom have gone on to build successful careers all over the world, in varied fields, in both the public and private sector.

Tell us about your current professional pursuits?

I am a dual-qualified French and Indian lawyer, specialising in international arbitration in Paris. I am currently an Associate with the International Arbitration and Public International Law practice of Eversheds Sutherland, and I previously practiced for three years at a boutique arbitration law firm in Paris.

Why did you choose international arbitration?

As an international student in Paris, and a native English speaker, I was always inclined to work in an international milieu. I particularly enjoyed both written and oral advocacy, and therefore knew that I wanted to pursue a career in law. My time at Sciences Po made me fall head over heels in love with Paris, and I wanted to stay in the city, and be able to work in both French and English. International arbitration was therefore a natural fit for my profile, as well as for my personal and professional aspirations.

What are some of the challenges that you face daily?

I think that most young legal practitioners in Paris face similar challenges – you have to be prepared to work long hours, juggle multiple tasks at the same time, and also find some time to invest in your personal growth, whether it is by writing articles, participating in conferences, or learning a language. Aside from work, I wish I was better at taking advantage of all the unique cultural experiences that Paris has to offer.

What advice would you give students who would like to pursue a career in international arbitration in Paris?

Persistence is key. Finding a permanent position in international arbitration is increasingly challenging today. Try not to get discouraged if you have to do a few internships before finding your first permanent position - you’re not alone and most young associates in arbitration have found their first job after a few internships. The more experience you have under your belt, the better prepared you will be for an associate position.

Have diverse interests and stay informed. A career in international arbitration is no longer confined to law firms. Third party funders, financial experts, market analysts often do exciting arbitration related work. In addition, a number of arbitration news and analysis forums engage students to analyse the latest arbitration awards and help keep track of the latest developments. This is an excellent way to author significant publications and make yourself known in the market early on.

Take part in co-curricular and extra-curricular activities. A well rounded CV that is proof of a candidate’s commitment and discipline can be one foot in the door. I know candidates who, despite not having much arbitration experience, got an opportunity to interview for a post because the fact that they had excelled in moot court competitions or pursued a sport seriously compensated for their lack of arbitration experience.

Tejas Shiroor, Graduate of the Sciences Po Law School, Master in Economic Law, Programme Global Governance Studies (GGS), 2014

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Marion Briatta remporte la seconde place du Prix Essays of the 2018 ATRIP Essay Contest

  • Marion BriattaMarion Briatta

Marion Briatta a obtenu le deuxième prix au concours de l’International Association for the Advancement of Teaching and Research in Intellectual Property (ATRIP) en soumettant un article intitulé « Building a “Fortress Europe” in the air: A critical review of the European customs enforcement of IPRs » consacré au dispositif douanier européen destiné à lutter contre l’importation de marchandises de contrefaçon en Europe.

L’ATRIP est une association créée en 1981 dans le but de promouvoir la recherche et l’enseignement de la propriété intellectuelle au plan international. Depuis plus de dix ans, le concours annuel de l’ATRIP sponsorisé par la Fédération Internationale des Conseils en propriété Intellectuelle (FICPI) récompense de jeunes chercheurs s’étant distingués par la rédaction d’un article original consacré au droit de la propriété intellectuelle.

" La participation au concours de l’ATRIP fut une expérience enrichissante qui m’a permis de développer et de renforcer la dimension internationale de mes recherches. Je suis très fière d’avoir obtenu ce deuxième prix et de perpétuer la présence des jeunes chercheurs de Sciences Po parmi les lauréats du prix ATRIP. "

Marion Briatta, doctorante à l'École de droit de Sciences Po

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L'ÉCOLE DE DROIT RECRUTE UN PROFESSEUR OU UNE PROFESSEURE EN DROIT INTERNATIONAL ET THÉORIE DU DROIT INTERNATIONAL

Amphithéâtre Boutmy

L'École de droit recrute un professeur ou une professeure en droit international et théorie du droit international.

Le poste à pourvoir est destiné à un(e) candidat(e) maîtrisant les différents aspects du droit international d’un point de vue à la fois technique et théorique. Il est aussi attendu qu’il/ elle fasse preuve d’une ouverture à des aspects pluridisciplinaires de la matière ainsi qu’à une perspective critique. L’aptitude à pouvoir mener des recherches et enseigner dans d’autres disciplines est un atout. 

Il est attendu des candidats qu'ils aient une excellente maîtrise du droit international public et de la théorie du droit international. Les candidats sauront inscrire leurs travaux dans des recherches collectives pluridisciplinaires et auront démontré, par leurs publications, leurs aptitudes à développer une réflexion à la fois théorique et critique en même temps que l’aptitude à s'adresser à des communautés diverses, scientifiques ou professionnelles. 

Le/la candidat(e) doit pouvoir témoigner d’une importante visibilité à l’échelon européen et international attestée par un grand nombre de publications, des travaux de recherche individuels et collectifs, et son insertion dans des réseaux de recherche internationaux. II/ Elle devra impérativement attester d’une maîtrise des aspects comparatifs de la discipline et d’une bonne connaissance des milieux professionnels. 

Un excellent niveau d’anglais est indispensable, dans la mesure où le ou la futur(e) enseignant(e) sera amené(e) à assurer des enseignements dans cette langue. 

Les candidat(e)s devront témoigner d’une réelle expérience dans la création, la gestion et l’administration de programmes d’enseignement universitaire

Candidatures ouvertes sur le site Galaxie du Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche jusqu'au 13 mai 2019 (16h, heure de Paris).

Pour toutes questions, veuillez contacter : drh.poleacademique@sciencespo.fr

Voir la fiche de poste et les conditions (PDF, 130.86 Ko).

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Rencontre avec Amir Farhadi

Diplômé 2017 de l'École de droit
  • Amir FarhadiAmir Farhadi

Après avoir obtenu un bachelor et un premier master aux Etats-Unis, j’ai intégré le master Droit économique de l’École de droit de Sciences Po. Pour ma première année, j’ai choisi le « French track », qui m’a permis d’apprendre les fondamentaux du droit français, tout en gardant une ouverture vers d’autres systèmes grâce à des cours de droit comparé et de droit international. En tant qu’anglophone, cela aurait été certainement moins éprouvant pour moi de suivre le cursus « English track », mais grâce à l’accompagnement offert aux étudiants étrangers par l’École, ses professeurs et son administration, j’ai pu réussir ce défi. Aujourd’hui, la connaissance du droit civil que j’ai acquise en première année reste un très grand atout pour ma carrière en tant qu’avocat international.

Comme un grand nombre d’étudiants de Sciences Po, j’ai ensuite choisi de faire une année de césure pour obtenir une première expérience professionnelle juridique. J’ai eu la grande chance d'obtenir deux stages en droit international : le premier à Beyrouth avec le représentant légal des victimes auprès du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), et le deuxième à l’Office des normes internationales et des affaires juridiques de l’UNESCO à Paris. En plus d’avoir intensifié ma passion pour le droit international, ces deux expériences formatrices ont contribué à l’élargissement de mon réseau et ont ainsi joué un rôle important dans le développement de ma carrière par la suite.

De retour à l’École de droit, et fort de cette expérience, j’ai entamé la spécialisation Global Governance Studies (GGS). Cette spécialisation – parmi les plus dynamiques et internationales en son genre – réunit une cinquantaine d’étudiants provenant d’une vingtaine de pays différents (y compris des élèves des plus prestigieuses Law Schools américaines qui rejoignent l’École de droit pour effectuer leur dernière année d’études). En participant à des cours, séminaires, ateliers, moots et cliniques, les étudiants de GGS ont l’occasion d’acquérir des connaissances dans une grande variété de matières juridiques, toutes reliées par leur portée internationale. Je me suis servi de cette année pour approfondir mes connaissances du droit international public autant que privé. L’opportunité la plus marquante de cette année a sans doute été ma participation à l’équipe de Sciences Po du Jessup International Law Moot Court. Après avoir emporté le championnat français, on a eu l’immense honneur de représenter la France au championnat mondial à Washington.

Après avoir quitté l’École de droit, j’ai rejoint un cabinet d’avocats américain spécialisé en arbitrage international, d’abord en stage à Paris puis en tant que juriste à Washington. Après presqu’un an d’exercice, j’ai eu la grande chance, ainsi que plusieurs anciens de l’École de droit chaque année, de faire un LL.M. à la Harvard Law School.

Après avoir obtenu mon LL.M. et le barreau de New York, j’ai débuté mon travail actuel en tant que juriste à la Cour internationale de Justice (CIJ) à la Haye. Ce poste, qui me permet de travailler aux côtés d’un des quinze juges de la Cour, représente le travail de rêve pour un avocat international. Au quotidien, j’assiste le juge auquel je suis rattaché dans la recherche et la rédaction des sentences dans des affaires fascinantes qui opposent des États souverains. Ces affaires, souvent très médiatisées et aux enjeux importants, touchent à la délimitation des frontières, aux droits de l’homme, et au recours à la force armée.

La formation rigoureuse, pratique et internationale de l’École de droit de Sciences Po m’a très bien préparé pour mon poste actuel et continue à représenter un atout énorme pour ma carrière. Mon conseil principal pour les étudiant(e)s de l’École de droit intéressé(e)s par le droit international serait : n’hésitez pas à tout faire ! Faites une césure, participez aux moots et cliniques, et n’hésitez pas à créer vos propres projets à côté (une revue de droit international de Sciences Po ? Que sais-je !). Sciences Po offre plein d’opportunités – c’est en les cumulant que l’on peut construire le profil convoité par les recruteurs.

Amir Farhadi, diplômé 2017 du master du master Droit Économique spécialité Global Governance Studies (GGS).

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Rencontre avec Mira Manche

Diplômée 2016 de l'École de droit
  • Mira MancheMira Manche

Quel a été votre parcours à Sciences Po ?

J’ai suivi le parcours classique au collège universitaire à Paris, avec une « majeure » en droit, avant de suivre la spécialité Entreprises, Marchés, Régulations du master Droit économique. J’ai par ailleurs effectué une année de césure entre mon master 1 et mon master 2, au cours de laquelle j’ai réalisé un échange à la New York University (NYU), avant suivre un stage de six mois en fusions-acquisitions au sein du cabinet Gide Loyrette Nouel.

Quelles sont vos activités et missions aujourd'hui ?

Je suis actuellement juriste au sein du département juridique de l’Agence Française de Développement (AFD). J’y occupe un poste composé pour moitié d’une activité de juriste « financements », consistant principalement à l’appui dans la structuration et le suivi des projets financés par l’Agence, ainsi que dans la rédaction des conventions de financement (prêts, subventions, garanties…), concernant un certain nombre de géographies (Pakistan, Sri-Lanka, Balkans...) sur lesquelles j'appuie des "équipes-projet".

L’autre moitié de mon poste est consacré à certains chantiers transversaux auxquels participe notre département juridique, touchant à des sujets aussi divers que la structuration des partenariats entre l'AFD et les organisations internationales, les problématiques liées au climat, la numérisation des conventions de l'AFD, ou encore le suivi des accords intergouvernementaux régissant le statut de l’Agence dans les géographies d’intervention.

Pourquoi avez-vous souhaité rejoindre cette structure ?

J’y avais effectué mon projet pédagogique individuel (PPI) dans le cadre de ma scolarité à l’École de Formation professionnelle des Barreaux (EFB). La pluralité des matières juridiques (notamment le droit bancaire, le droit public ou le droit international public) et des sujets abordés m’avait alors beaucoup plu. Par ailleurs, l’activité même de l’AFD, consacrée à la mise en œuvre de l’aide publique au développement française dans le cadre de projets dans des secteurs (eau, énergie, transports…) et des géographies (pays dits du "Sud" et Outremer français) variés, me semble être un objet de travail passionnant !

Comment êtes-vous parvenu(e) à ce poste ?

Comme précisé ci-dessus, j’ai d’abord effectué un stage dans le cadre de mon PPI, après avoir soumis une candidature spontanée. J'ai ensuite eu l'opportunité de rejoindre le département à l’issue de mon stage final (effectué en financement de projets au sein du cabinet Clifford Chance).

Quels sont vos défis au quotidien ?

Développer progressivement ma pratique du droit de financement, qui est une matière assez technique, et sans être passée par la « case » des premières années en cabinet d’avocats... Plus généralement, apprendre à répondre aux questions et/ou attentes des « chefs de projets » et divers interlocuteurs au sein de l’Agence demande une certaine capacité d’adaptation !

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Parvenir à répartir son temps au quotidien entre des tâches multiples, de nature parfois très différentes, savoir répondre aux délais, voire aux urgences - pouvant d’ailleurs être imposées par des évènements externes à l'AFD elle-même -, sont des éléments qui peuvent être parfois délicats à appréhender.

Quels sont vos projets ?

Je ne travaille en tant que juriste à l’AFD que depuis quelques mois, mon projet est donc tout simplement de poursuivre mon intégration au sein de l’activité de l’équipe et au gré des diverses missions qui me sont confiées !

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui souhaiteraient suivre votre parcours ?

Il me semble que chaque profil peut se « valoriser » à sa façon, et ainsi je ne saurais que recommander aux étudiants de se spécialiser dans les matières qui les intéressent et leur semblent utiles pour la suite, de profiter des stages pour multiplier les expériences professionnelles (y compris en cabinet d'avocats), tout en gardant un intérêt pour les sujets transdisciplinaires...

Mira Manche, diplômée 2016 du master Droit Économique spécialité Entreprises, Marchés, Régulations (EMR).

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Creative Commons et Open Source : libertés numériques versus propriété ?

par Séverine Dusollier
  • Creative Beauty at Creative Commons. CC BY-NC-ND 2.0Creative Beauty at Creative Commons. CC BY-NC-ND 2.0

Les révolutions commencent souvent par des histoires, des colères ou des frustrations a priori insignifiantes, anecdotiques. C’est le cas de la culture dite libre qui est probablement un des développements démocratiques les plus importants du numérique et dont l’origine n’a tenu qu’à un problème d’impression !

Nous sommes au début des années 80 quand Richard Stallman, informaticien au MIT, se met en rage contre le bourrage papier de son imprimante. Or, le programme qui gère la machine ne permet ni d’ouvrir le capot, ni de réparer ou améliorer le moteur. C’est que, comme tous les programmes des produits standards vendus par l’industrie informatique, il est écrit dans un code binaire non accessible. Prenant le contrepied de cette évolution technique et économique, Stallman invente le concept de la licence libre.

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Le projet "Une agriculture urbaine professionnelle" obtient le prix Anthony Mainguené 2019

Un projet du programme RISE
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

Le projet "Une agriculture urbaine professionnelle" du programme Responsabilité et Innovation Sociale des Entreprises (RISE) de l'École de droit, se voit décerner le prix Anthony Mainguené 2019.

Encadré par l’Association française de l’agriculture urbaine professionnelle (Afaup), ce projet a pour ambition de dresser un état de lieux des nouvelles formes d’agriculture, et en particulier de l’agriculture urbaine, et d’identifier et analyser les freins juridiques à leur développement, à partir d’une enquête de terrain permettant l’étude de projets contemporains.

Nous présentons toutes nos félicitations aux lauréates Inès BOUCHEMA et Alice MESSIN-ROIZARD et à leurs tuteurs Pierre Bourdon et Antoine de Lombardon pour ce prix.

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Finale de La Comparution 2019

Félicitations à Adèle Ephraïm et Léo Boxelé
  • Léo Boxelé et Adèle Ephraïm Léo Boxelé et Adèle Ephraïm

Le 20 février 2019, la première chambre de la Cour d’appel de Paris accueillait une audience qui lui est peu familière : la comparution immédiate. Ce soir-là se tenait en effet la finale de La Comparution, le concours de plaidoirie de l’École de droit.

La Comparution s’inspire de la procédure de comparution immédiate et permet aux étudiants de découvrir la défense pénale d’urgence. Le concours est né d’une collaboration entre l’Association des Juristes de Sciences Po (AJSP) et Sciences Polémiques et s’inscrit maintenant parmi les temps forts de l’année à l’École de droit. Nous en célébrions la troisième édition, marquée par d’excellents réquisitoires et plaidoiries, un jury d’exception, et une finale pour la première fois hors les murs de Sciences Po.

Près de 50 candidats ont endossé le rôle du procureur représentant le ministère public ou celui de l’avocat qui défend le prévenu dans des affaires de vol, de trafic de stupéfiants, d’outrage ou encore de violences lors de manifestations de gilets jaunes. En phase de sélections, les jurés ont souligné la remarquable qualité des interventions, et chaque soir était un cours pratique en droit pénal grâce aux commentaires du jury.

La finale a vu s’affronter trois candidats procureurs – Adèle Ephraïm, Lisa Giraud et Grégoire Lefaivre – et trois candidats avocats – Léo Boxelé, Milan Malik, et Cliona Noone, face à un éminent jury composé de M. Christophe Jamin, Me Corinne Dreyfus-Schmidt, Me Léon del Forno, Mme Naïma Rudloff, Me Bertrand Périer, Mme Aude Buresi, Me Kami Haeri et Me Frédérique Beaulieu. Chaque finaliste a su mener l’assistance à travers un raisonnement clair et éloquent pour convaincre, et a dû faire face aux exigeantes questions du jury.

Après de longues délibérations, le jury a déclaré Adèle Ephraïm et Léo Boxelé vainqueurs de l’édition 2019.

Nous souhaitons remercier vivement le cabinet Temime & Associés pour son soutien continu depuis la création de ce concours. Merci aussi à la Première présidence de la Cour d'appel de Paris de nous avoir permis d’organiser la finale dans une chambre si emblématique.

Nous remercions également l’École de droit pour son aide tout au long de la préparation du concours. Merci aussi à toutes les personnes ayant pris le temps de faire partie du jury tant en phase de sélections qu’en finale. Enfin, merci à Mme Audrey Nielsen et Me Joris Monin de Flaugergues qui ont critiqué les réquisitions et plaidoiries de finale avec humour et bienveillance, ainsi qu’à M. Benoit Celotto qui a aidé les candidats durant leur préparation.

À l’année prochaine pour la quatrième édition !

L’équipe de La Comparution 2019
Cyril Dayon et Salomé Lecroc pour Sciences Polémiques
Nabil Rabah et Catalina de la Sota pour l’AJSP

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"Une expérience exceptionnelle et déterminante dans mon développement professionnel"

Adela Boitos, diplômée 2016 de l'École de droit
  • Adela BoitosAdela Boitos

La Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) propose depuis quelques années aux étudiant(e)s de l'École de droit de Sciences Po deux stages d'une durée de 10 mois, un auprès du greffe et l'autre auprès du Cabinet de la présidence.

Les deux stagiaires sélectionnés bénéficient du généreux soutien du cabinet August Debouzy, partenaire privilégié de l'École de droit.

"Ce poste offre un observatoire privilégié - et tout à fait unique - des points d'interaction entre la Convention européenne des droits de l'homme et le droit de l'Union européenne. Concrètement, il demande du stagiaire une contribution substantielle aux affaires de la Cour qui concernent des dispositions juridiques également couvertes par le droit de l'Union, et implique ce dernier dans des groupes de réflexion de haut niveau, ainsi qu'au processus de négociation d'adhésion de l'Union à la Convention.

Personnellement, le fait d'avoir côtoyé, pendant un an, les personnalités les plus brillantes du système juridique européen a été pour moi une expérience exceptionnelle, et déterminante dans mon développement professionnel. J'en retiens également des connaissances et des réflexes qui m'ont été précieux dans toutes mes expériences ultérieures, du cabinet d'affaires à la Commission européenne, en passant par le Grand Oral du CRFPA."

Adela Boitos est diplômée 2016 du master Droit Economique spécialité Entreprises, Marchés, Régulation (EMR). Elle est avocate au Barreau de Paris et travaille actuellement à la Commission européenne. 

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La troupe de théâtre des étudiants de l'École de droit est de retour !

  • Affiche de la pièce de théâtre 2019Affiche de la pièce de théâtre 2019

La troupe de théâtre de l'École de droit revient sur scène pour la neuvième année consécutive !

Venez rire avec les Drôles de Juristes le jeudi 11 avril 2019 à 19h30 en amphithéâtre Jean Moulin.

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Rencontre avec Anthony Emorine

Diplômé 2014 de l'École de droit
  • Anthony EMORINEAnthony EMORINE

Quel a été votre parcours à Sciences Po ?

Je suis entré à Sciences Po en 2008. Après deux premières années passées sur le campus de Paris, je suis parti en troisième année à l’université du Cap, en Afrique du Sud. A mon retour, je me suis engagé dans le master Affaires publiques par appétence pour le droit public, ce master offrant alors une maquette pédagogique intéressante dans ce domaine. A ma sortie du master Affaires publiques, j’ai rejoint l’École de droit, au sein de laquelle une spécialité de Droit Public Économique venait d’être créée. Je suis un alumni de l’École de droit 2014.

Quelles sont vos activités aujourd'hui ?

J’exerce la profession d’avocat à la Cour depuis 2016 au sein d’un cabinet spécialisé en droit public des affaires et en droit de l’environnement. Il s’agit d’une structure française de taille moyenne particulièrement reconnue en droit de l’environnement, domaine vers lequel je souhaitais m’orienter à la sortie de l’École de droit en 2014 et plus encore à la sortie de l’École du barreau en 2016.

Pourquoi avez-vous souhaité rejoindre cette structure ?

Pour trois raisons principales. La première était l’excellente réputation du cabinet en matière de droit de l’environnement et la possibilité d’avoir en même temps une pratique plus générale de droit public des affaires. La deuxième était l’équilibre assuré entre une pratique de conseil fournie et une activité contentieuse variée, tant en droit public qu’en droit civil et en droit pénal de l’environnement. La troisième était le souci accordé par les associés aux activités de réflexion (publication d’articles, participation à la rédaction d’ouvrages, enseignement) et la rigueur juridique quotidienne que ce souci impose dans la gestion des dossiers.

Quels sont vos défis au quotidien ?

Je suis confronté aux défis quotidiens que connaissent tou.te.s les avocat.e.s, parmi lesquels figurent notamment, à mon sens, la nécessité de savoir jongler entre les dossiers et celle de développer de bonnes capacités rédactionnelles pour emporter la conviction des interlocuteurs (juge, administration, etc.) autour d’une argumentation juridique serrée.

Quels sont vos projets ?

J’entends naturellement poursuivre mon activité en droit de l’environnement et en droit public, développer une activité d’enseignement et, parallèlement, approfondir mon engagement en faveur notamment de l’économie circulaire et d’autres enjeux environnementaux qui me paraissent importants.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui souhaiteraient suivre votre parcours ?

Il y a différentes manières d’exercer la profession d’avocat : la nature des dossiers et la pratique du métier varient beaucoup selon le type de structure et selon le cabinet dans lequel vous vous trouvez. Il ne faut pas, à mon sens, voir une hiérarchie entre les divers types de structures et se laisser libre de faire le choix qui vous convient personnellement. Ce qui suppose d’identifier, dans la perspective de votre première collaboration, la spécialité et le type de pratique qui vous correspondent lors de vos différents stages, étant entendu, naturellement, que l’évolution de carrière permet à de nombreux confrères et à de nombreuses consœurs d’avoir plusieurs expériences différentes.

Anthony Emorine est diplômé 2014 du master Droit Économique spécialité Droit public économique (DPE)

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Sciences Po Law School team ranked 4 th in the General Rounds of the Frankfurt Investment Arbitration Moot

  • C. Scharling, L. Li, A. Cuartero de Vidiella, D. Chan and Z. LiuC. Scharling, L. Li, A. Cuartero de Vidiella, D. Chan and Z. Liu

The Sciences Po Law School team consisted of four dedicated Master 2 students from the Global Governance Studies program and the Contentieux économique et Arbitrage program: Daniel Chan, Ana Cuartero de Vidiella, Liang Li and Zhaoyan Liu.

The Frankfurt Investment Arbitration Moot is the oldest and most prestigious student competition in the area of investment arbitration. The participants must engage with a complex case-study that combines historical facts and contemporary legal issues in international investment law.

This year, teams from 23 countries competed in Frankfurt from March 4 th to 8 th 2019. After three challenging general rounds, the Sciences Po team proudly obtained 4 th place in the rankings.

The team would like to thank Sciences Po Law School for this opportunity, and in particular Professor Jean d’Aspremont for his learned guidance, Professor Makane Mbengue for his helpful advice, Kai-chieh Chan for his continuous support and Christian Scharling, our most dedicated coach and the powerhouse behind the entire team.

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Portrait de thèse : Géraldine Blanche, doctorante en droit

  • Géraldine Blanche ©Sciences PoGéraldine Blanche ©Sciences Po

De nationalité franco-panaméenne, Géraldine prépare actuellement à l'École de droit de Sciences Po une thèse sur le droit de la propriété intellectuelle et l'industrie de la mode sous la direction du Professeur Michel Vivant.

Diplômée du double cursus droit français, droit anglo-américain de l'université de Paris X Nanterre, Géraldine y a effectué un Master 2 recherche en droit comparé de la propriété intellectuelle. Elle est également titulaire d'un LLM en droit de la propriété intellectuelle de la George Washington University Law School aux Etats-Unis. Diplômée de l'École du barreau de Versailles (CRFPA) en 2009, Géraldine a exercé en tant qu'avocate à Luxembourg ainsi qu'à Paris.

Depuis 2013, Géraldine enseigne à Sciences Po sur les campus de Reims, du Havre et de Paris (Introduction to intellectual property law and management, Public International Law, droit constitutionnel comparé et institutions politiques). Elle intervient aussi régulièrement auprès de créatifs et autres professionnels de l'industrie de la mode.

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La Clinique de l’École de droit se développe 

  • Shutterstock / Monkey Business ImagesShutterstock / Monkey Business Images

Programme pédagogique original d’apprentissage par l’expérience hébergé par l’École de droit de Sciences Po depuis 2011, la Clinique permet aux étudiants, à des chercheurs et membres de la faculté permanente, ainsi qu’à des organismes partenaires de participer à des projets d'intérêt public et d'innovation sociale de pointe à l'échelle locale, nationale et mondiale.

Elle regroupe actuellement quatre programmes spécifiques, portant respectivement sur :

Chaque programme est articulé autour d'un cours séminaire clinique et d'un portefeuille de projets menés en équipe. Les séminaires cliniques sont dispensés par des membres de la faculté permanente de Sciences Po, ainsi que par des professionnels issus de différents milieux. Les séminaires s'articulent autour de projets cliniques sur lesquels des équipes d'étudiants, encadrées par des tuteurs professionnels et/ou académiques, travaillent tout au long de l'année universitaire en partenariat avec un grand nombres d'organismes.

En 2018-2019, la demande de projets cliniques, tant de la part des étudiants que des partenaires extérieurs, a considérablement augmenté. La Clinique accueille cette année 74 étudiants (contre 56 en 2017-2018), dont 46 de l’École de droit et 28 de l’École des affaires internationales (PSIA), travaillant sur 24 projets avec des partenaires issus du monde associatif, d’ONGs, de l’institutionnel ou du secteur privé.

En raison de cette évolution, la Clinique se développe, à travers deux nouveautés : l’ouverture d’un nouveau programme et l’ouverture de l’accès à la Clinique aux étudiants de l’École du Management et de l’Innovation de Sciences Po (EMI).

Le programme Justice Environnementale et Transition Écologique / Environmental Justice and Ecological Transition

Au cours des 4 dernières années, les programmes HEDG et RISE de la Clinique ont entrepris des projets innovants liés aux questions environnementales.

Les étudiants du programme RISE ont par exemple rédigé un rapport à l'intention du Maire de Paris dont les lignes directrices visaient à adapter ses politiques d’achat et de marchés publics aux principes de l’économie circulaire, ainsi qu’à proposer des modifications du droit des marchés publics. Une autre équipe d'étudiants a rédigé un rapport novateur sur la participation citoyenne et la gouvernance autour des énergies renouvelables. Un autre encore travaille actuellement avec l'Agence française de développement (AFD) à l'adaptation de ses instruments juridiques aux principes de l'Accord de Paris pour le Climat.

Les équipes du programme HEDG ont travaillé sur l'impact sur les droits de l'homme de projets extractifs, notamment en termes de droits à la santé et environnementaux en République démocratique du Congo, ainsi que sur une campagne de plaidoyer relative à l'accaparement de terres dans un contexte de production d'huile de palme au Cameroun.

Compte tenu de l'expertise de la Clinique en matière environnementale, et en raison de la demande croissante des étudiants et des partenaires externes pour des travaux juridiques et de plaidoyer liés aux changements climatiques et à la justice environnementale, l’École de droit lancera à l'automne 2019 son programme Justice Environnementale et Transition Écologique / Environmental Justice and Ecological Transition.

Ce programme impliquera les étudiants dans des recherches interdisciplinaires, à la pointe de la recherche et du plaidoyer sur les questions d'environnement et de justice climatique et ce, afin de soutenir un éventail d'acteurs institutionnels et d’ONG en France et à l'international. L'un des objectifs spécifiques de la Clinique sera d'examiner et de mettre en œuvre des stratégies juridiques et politiques qui pourront assurer des résultats durables et équitables en matière de justice environnementale, tant au niveau local qu'à l’international.

L’ouverture de la Clinique aux étudiants de l’EMI

A partir de la rentrée 2019, 4 des 5 programmes de la Clinique seront ouverts aux étudiants de 1ère année des Masters International Management & Sustainability, Financial Regulation & Risk Management, et Finance & Stratégie en double-diplôme avec l'University of Pennsylvania de l’École du Management et de l’Innovation (EMI) de Sciences Po.

Pour rappel, la Clinique est ouverte aux étudiants de 2ème année de Master de l’École de Droit, ainsi qu’aux étudiants de 1ère année des Masters Human Rights and Humanitarian Action et International Public Management de la PSIA.

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"Il ne faut donc pas hésiter à créer ses propres projets"

Hugo Ruggieri, diplômé de l'École de droit
  • Hugo Ruggieri Hugo Ruggieri

"J'ai intégré Sciences Po dès le Collège Universitaire, campus de Paris, pour bénéficier d'une formation pluridisciplinaire et ouverte. À l'époque, je n'avais aucun projet professionnel concret, et j'étais attiré par le projet de cursus en deux étapes (bachelor général, master spécialisant) et l'environnement associatif foisonnant de Sciences Po.

Passionné depuis toujours par les nouvelles technologies et le numérique, j'ai créé dès la fin de ma première année l'association Espace Numérique, toujours active aujourd'hui. C'est dans le cadre de nos activités que j'ai découvert le droit du numérique et de la propriété intellectuelle, que je me suis pris d'une nouvelle passion pour ces domaines, et, après une année à la faculté de droit de Seoul National University, que j'ai intégré le Master Droit économique, dans le but de rejoindre après une année de césure la spécialité Droit de l'Innovation.

Durant tout mon parcours, j'ai continué à m'investir autant que je le pouvais dans la vie étudiante de Sciences Po, notamment en faisant partie du BDE 2011-2012, en intégrant l'association du M2 "Sciences Pi" ou encore en créant un think tank sur la régulation et l'éthique du transhumanisme à partir de la Clinique de l'École de Droit. J'ai complété cette formation par un M2 en droit du commerce électronique et de l'économie numérique à l'Université Panthéon-Sorbonne, tout en passant le barreau.

J'ai cependant choisi de ne pas prêter serment tout de suite, puisque j'ai intégré la startup de legaltech Doctrine.fr en tant que responsable juridique et délégué à la protection des données personnelles. Doctrine.fr est un moteur de recherche et d'information juridique : nous proposons non seulement un moteur de recherche dopé à l'intelligence artificielle, mais aussi des fonctionnalités avancées de veille juridique et de panorama du contentieux. J'ai rencontré les dirigeants de la société alors que je cherchais une collaboration libérale : je ne pensais pas intégrer une entreprise dès mon premier emploi, mais le projet et la vision d'ouverture et de transparence de la justice par l'open data m'ont convaincu.

Je gère les problématiques juridiques internes comme externes, et le travail est donc très varié et toujours stimulant. En interne, il s'agit principalement de revoir les contrats, d'aider à la conception du produit et d'assurer la conformité avec nos obligations (en particulier, en tant que délégué à la protection des données personnelles, avec le RGPD). Je gère également nos relations précontentieuses et contentieuses, surtout en ce qui concerne l'accès à la donnée juridique. Enfin, en tant que membre de la direction juridique et affaires publiques, je travaille avec notre directrice et mon collègue responsable affaires publiques afin d'établir des relations avec les institutions et les autres acteurs du secteur.

Le principal défi est de réussir à définir des priorités strictes dans l'ensemble de ces tâches et d'être sur une multitude de fronts à la fois. J'ai en revanche la chance de travailler dans une société qui comprend l'importance de la direction juridique, et qui ne la considère pas uniquement comme une fonction support : nous bénéficions du plein soutien de nos dirigeants et de l'ensemble de nos collègues, et sommes pleinement intégrés aux décisions stratégiques, ce qui facilite grandement le travail en interne.

Je continue en parallèle à tenter de réfléchir le droit du numérique, au travers de plusieurs projets. J'ai ainsi créé avec deux anciens camarades de la spécialité Droit de l'Innovation un site d'actualités techno-juridiques, sur lequel nous publions de la doctrine et une newsletter hebdomadaire : aeonlaw.eu. Je travaille aussi, au travers des initiatives Galatea et ThinkH+, à la réflexion sur le droit et l'éthique de l'intelligence artificielle et du transhumanisme.

Si je ne devais donner qu'un seul conseil à des étudiants aujourd'hui intéressés par le droit du numérique, ce serait justement de s'investir dès maintenant et autant que possible dans des initiatives collectives de réflexion sur ces sujets d'actualité. Cette matière technique requiert un partage de connaissances interdisciplinaire - on ne peut réfléchir le droit du numérique sans échanges entre sciences humaines et sciences dures - mais aussi intergénérationnel. Des réseaux de réflexion et des cliniques juridiques naissent désormais partout, et il est essentiel de les développer et de favoriser les travaux communs. Il ne faut donc pas hésiter à créer ses propres projets ou à rejoindre des initiatives existantes - les associations dont je fais partie sont d'ailleurs toujours en recherche de nouveaux membres !"

Hugo Ruggieri est diplômé 2016 du master Droit Economique spécialité Droit de l'Innovation (DI).

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"Un mélange d’enthousiasme, d’ambition et de liberté très inspirant"

Pascale Cornut St-Pierre, Docteure de l'École de droit de Sciences Po
  • Pascale Cornut St-Pierre Pascale Cornut St-Pierre

Pascale Cornut St-Pierre est Docteure de l'École de droit de Sciences Po. Elle a obtenu le Prix Cabonnier 2018 et le Prix solennel de la Chancellerie pour sa thèse "Les swaps ou l’innovation financière aux mains des juristes. Contribution à l’étude socio-juridique de la financiarisation" soutenue en décembre 2017. Elle est professeure adjointe à la section de droit civil de la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa (Canada).

Pourriez-vous résumer votre parcours au sein de Sciences Po ?

Je suis arrivée à Sciences Po en 2012, pour le doctorat. J’avais fait toutes mes études antérieures au Québec – d’abord en philosophie, puis en droit – et je souhaitais découvrir de nouveaux horizons. Au moment de commencer la thèse, j’avais encore un attachement très incertain au droit : comparé à la philosophie, le droit m’offrait plus de prise sur le monde, mais j’y voyais une discipline dogmatique, remplie de personnes à l’esprit conformiste. Pour dire la vérité, j’avais même initialement prévu faire une thèse en sociologie, et ce sont les sociologues qui n’ont pas voulu de moi ! Ceci dit, j’ai tout de suite été charmée par l’ambiance qui régnait au sein de l’École de droit. Le programme doctoral en était encore à ses débuts – j’ai assisté à la soutenance de la première thèse à la fin de ma première année à Sciences Po – et j’y ai trouvé un mélange d’enthousiasme, d’ambition et de liberté très inspirant pour la jeune chercheuse que j’étais. L’interdisciplinarité et les approches critiques y étaient très valorisées et y nourrissaient un enseignement du droit fortement ancré dans la pratique – une combinaison étonnante, que je m’efforce à présent de reproduire dans mes propres cours. Mes années de thèse ont été ponctuées d’expériences très riches, sur le plan de l’enseignement comme de la recherche. Dès ma première année, on m’a par exemple offert d’enseigner un cours de sociologie du droit au Collège universitaire de Sciences Po, pour lequel on m’a donné presque carte blanche. Lors de ma deuxième année, j’ai pu effectuer deux séjours de recherche de plusieurs mois hors des murs de l’institution, le premier à l’Université McGill, à Montréal, et le second à l’Université Goethe de Francfort. J’ai aussi fait quelques séjours plus courts au Centre Perelman de philosophie du droit, à l’Université libre de Bruxelles. Ces expériences ont durablement marqué ma vision du droit et de moi-même en tant que juriste.

Aviez-vous un projet professionnel précis lorsque vous avez décidé d'effectuer un doctorat en droit ? Envisagiez-vous déjà une carrière académique ?

Mon objectif était clair dès le départ : je souhaitais faire un doctorat non seulement par curiosité et par amour du savoir, mais également en vue de rentrer au Canada et d’y poursuivre une carrière universitaire. Il faut dire que j’ai commencé mes études doctorales en étant un peu plus âgée que plusieurs de mes collègues : j’avais déjà eu l’occasion de tergiverser longuement quant à mon avenir professionnel !

Comment avez-vous défini le sujet de votre thèse ?

Je savais dès le départ que je souhaitais étudier les liens entre le droit et la finance, à l’aide d’une approche sociologique. Mais entre cette orientation générale et le choix définitif de mon sujet, il m’a fallu deux années complètes de recherche. Le choix de mon sujet n’avait donc rien d’évident. J’ai d’abord dû me familiariser avec l’univers de la finance et son jargon bien particulier, puis comprendre comment les sciences sociales pouvaient enrichir notre lecture des phénomènes financiers. Cela accompli, il me restait encore à retrouver le droit au milieu de toute cette technique financière ! On imagine souvent une finance qui se serait plus ou moins émancipée du droit au cours des dernières décennies, et j’ai mis du temps à comprendre que le droit se situait au contraire au cœur de la finance, à l’intérieur même des produits financiers. Avant cette découverte, je n’aurais jamais imaginé consacrer une thèse aux swaps !

Quel message souhaitez-vous transmettre aux étudiants de l'École de droit de Sciences Po et à ceux qui envisagent des études doctorales  ?

Si vous entamez des études doctorales, ayez le courage de vous perdre ! La thèse est une aventure intellectuelle dont on ne connaît pas d’avance le point d’arrivée : je crois qu’il faut l’accepter et se laisser guider par son intuition. Je me souviens des paroles de l’un de mes superviseurs qui, constatant mon désarroi devant mon incapacité à formuler clairement mon projet de recherche après une année entière de travail, m’avait confié que le contraire eut été bien plus inquiétant : un sujet qui s’énonce clairement après une seule année de recherche est probablement trop évident pour qu’il vaille la peine d’y consacrer une thèse de doctorat. Il avait raison : la bonne recherche prend du temps, et faire le choix d’un doctorat implique d’aller à contre-courant d’une époque où tout s’accélère.

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"Une vraie inventivité dans le droit"

Un cours de droit avec Christophe Jamin
  • Christophe Jamin ©Thomas ArrivéChristophe Jamin ©Thomas Arrivé

Ni dogmatique, ni doctrinal : le droit, dans les cours de Christophe Jamin, n’a pas besoin de “D” majuscule. C’est une pensée vivante et inventive, que le juriste au célèbre nœud papillon enjoint les étudiants à interroger, à critiquer pour mieux se l’approprier. Rencontre en amphi avec un maître de l’anti-cours magistral.

Professeur des Universités à Sciences Po, Christophe Jamin est docteur en droit de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et agrégé de droit privé et sciences criminelles. Il a été avocat au barreau de Paris et secrétaire de la conférence du stage. Il a enseigné à l'Université McGill (Montréal), puis à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et à l'Université de Lille 2. Il dirige l'École de droit de Sciences Po depuis sa création en septembre 2009. Christophe Jamin a publié de nombreux ouvrages et articles sur le droit des contrats, l’enseignement du droit et la formation des juristes, l’histoire de la pensée juridique et la profession d’avocat.

Directeur de la Revue trimestrielle de droit civil, il codirige les collections « droit des affaires » et « Exégèses » aux éditions Lextenso. Membre de la Commission supérieure de codification, il fait en outre partie du conseil académique de l’Institute for Global Law and Policy de l’Université Harvard ainsi que de l’Advisory Board de l’Association of American Law Schools.

Prof., c'est la 1ère websérie de Sciences Po. À chaque épisode, nous vous emmenons au cœur des salles de cours, dans cette rencontre entre un « Prof. », une discipline, et ses étudiants. Quel est le secret d'un cours réussi ? Une confrontation des points de vue parfois inattendue, souvent drôle, toujours passionnée. Pour revoir tous les épisodes de la série, rendez-vous sur notre chaîne Youtube.

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"Un métier qui allie humanité et technicité"

Adélaïde Jacquin, diplômée de l'École de droit
  • Adélaïde JacquinAdélaïde Jacquin

Quel a été votre parcours à Sciences Po ?

Je suis entrée à Sciences Po Paris après avoir passé le concours l’été suivant l’obtention de mon baccalauréat en juin 2008. J’ai suivi le cursus du Collège universitaire, et puis j’ai eu la chance d’aller en Russie pendant ma troisième année à l’étranger, au sein du MGIMO, une université moscovite de renom et spécialisée dans les relations internationales.

Durant ces premières années, j’étais très intéressée par le droit constitutionnel et l’enseignement « Institutions Politiques », et le droit public de façon générale : à mon retour de 3e année, je me suis donc inscrite en Master 1 Affaires Publiques, avec une spécialité Santé. J’ai en effet un temps envisagé de passer les concours permettant d’être directrice d’hôpital (l'EHESP) ou de travailler au sein de la sécurité sociale (En3s). Toutefois, très rapidement, j’ai préféré rejoindre la filière générale, et cela m’a été permis dès le second semestre. Dans ce cadre, je suivais le cours de MM. Stirn et Guerin : j’ai alors découvert le droit privé, et notamment le droit pénal, à travers la jurisprudence de la Chambre criminelle de la Cour de Cassation.

J’ai alors décidé de faire le master Droit économique de l’École de Droit de Sciences-Po Paris, avec la spécialité Entreprises, Marchés et Régulations. Bien qu’ayant une dominante en droit des affaires, je me suis toujours assurée de suivre des enseignements de droit pénal, et cette matière m’intéressait tout particulièrement. J’ai été diplômée de Sciences Po Paris en juin 2014.

Quelles sont vos activités et missions aujourd'hui ?

Je suis avocat pénaliste depuis 2016. J’exerce en droit pénal des affaires et en droit pénal dit de droit commun, au sein du cabinet VIGO. Étant profession libérale, j’exerce également à titre individuel, pour ma propre clientèle.

Pourquoi avez-vous souhaité rejoindre cette structure ?

VIGO est une structure qui permet à un avocat pénaliste de s’épanouir dans toute la matière pénale : les dossiers sont très variés en termes de problématiques (droit pénal des affaires / droit commun), mais également en termes de type de clientèle (personne morale / personne physique) et donc en termes d’enjeux (financiers, humains, etc).

En outre, le cabinet VIGO est un cabinet d’avocats engagés (sur des problématiques telles que les libertés et droits fondamentaux, mais également sur les enjeux environnementaux et les problématiques liées à la responsabilité sociale des entreprises) et cet engagement a également été une donnée essentielle pour moi.

Comment êtes-vous parvenu(e) à ce poste ?

Avant de rejoindre le cabinet VIGO en qualité d’avocat, j’y ai effectué mon stage final dans le cadre de l’école de formation du barreau. Au cours de mon stage, les associés du cabinet m’ont proposé de rejoindre leur équipe. J’ai accepté.

Quels sont vos défis au quotidien ?

Le temps ! Le métier d’avocat pénaliste est un métier très exigeant en termes de disponibilité. C’est aussi un métier qui allie humanité et technicité : l’avocat pénaliste est un juriste, mais son expertise vient au secours de personnes en difficulté. Il faut trouver un équilibre. Et puis sans doute faut-il aussi savoir faire preuve d’une certaine forme de courage, ou du moins de volonté et de détermination : le rôle premier d’un avocat pénaliste est avant tout de défendre quelqu’un qui est accusé d’avoir commis un crime ou un délit, et devant la juridiction pénale, vous êtes seul aux côtés de votre client, face à l’accusation et à ceux qui vont le juger.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Je préfère la question précédente ! Je crois que l’on ne peut qu’exercer ce métier avec passion. Il faut sans doute savoir puiser dans ses victoires l’énergie pour faire face à des échecs et savoir accompagner ceux qui sont les premiers concernés. Ne pas perdre de vue que l’avocat n’est jamais le gagnant ou le perdant d’un procès pénal.

Quels sont vos projets ?

Continuer à développer mon expertise en qualité de praticienne du droit dans tout le spectre de la matière pénale (droit pénal des affaires, droit commun, criminalité organisée, et terrorisme qui m’intéresse tout particulièrement).

D’un point de vue peut être plus théorique, mais qui me semble essentiel à la pratique quotidienne du droit, j’espère également pouvoir continuer à produire des articles de doctrine dans des revues spécialisées, et à m’intéresser aux problématiques et enjeux juridiques suscités par les réformes législatives dans le cadre de colloques et conférences, comme j’ai aujourd’hui l’occasion et la chance de le faire. Et peut-être réfléchir à terme à l’enseignement, en parallèle de mon activité d’avocat.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui souhaiteraient suivre votre parcours ?

Je n’ai pas eu le parcours « type » d’un avocat pénaliste. Et pourtant je ne pourrais pas me sentir plus à ma place qu’en exerçant ce métier. Outre la nécessité d’avoir des compétences en droit et des qualités rédactionnelles, c’est un métier que l’on apprend en faisant : je ne crois pas qu’il faille avoir des inquiétudes sur le fait d’avoir étudié d’autres matières juridiques que du droit pénal avant d’exercer le métier d’avocat pénaliste. L’étude du droit donne des facultés à raisonner, à rédiger un argumentaire, qui peuvent être transposées à toute la matière juridique. Le métier d’avocat pénaliste est plein d’intensité : très rapidement, vous saurez si vous êtes faits pour cette aventure.

Adélaïde Jacquin, diplômée 2014 du master Droit Economique spécialité Entreprises, Marchés et Régulation (EMR)

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Global PIL Book Launch

  • Lucia Bizikova, Professor Horatia Muir Watt and Agatha Brandao de OliveiraLucia Bizikova, Professor Horatia Muir Watt and Agatha Brandao de Oliveira

The case-book was originally inspired by Professor Horatia Muir Watt's courses in private international law. Witnessing the impact of globalisation on private international law, the cases in the book reflect on the ever-increasing gap separating the conventional presentation of private international law and the contemporary changes that have induced transformations in transnational adjudication and law-making. With over 50 contributors from diverse cultural origins and disciplinary horizons, the book is seen as both an academic and pedagogical experiment.

The evening celebrating this novel contribution to the legal field was a grand success, with invited speakers Paul Lagarde and Antoine Garapon, presenting on their thoughts of the structure and shifts in private international law against the 'global turn.' Librairie Pedone was packed with excitement and interest as the event had brought in over 50 guests from all parts of the world.

Global Private International Law, Adjudication without Frontiers (Edward Elgar Publishing, January 2019)

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