Capitalism’s Metamorphoses

The Globinar
  • Umberto Boccioni, Etat d’âme I : Les adieux, 1911Umberto Boccioni, Etat d’âme I : Les adieux, 1911

How should we view capitalism’s attempts to redeem itself through a discourse on "responsible capital", corporate social responsibility and other forms of green-washing?

A discussion with:

  • Nicolás Marcelo Perrone, Research Associate Professor, Universidad Andrés Bello
  • Dan Danielsen, Professor, Northeastern University School of Law
  • Poul F. Kjaer, Professor, Copenhagen Business School
  • Jean-Philippe Robé, Avocat aux Barreaux de Paris et de New York

For further details, please visit the Globinar website.

Registration is required, as access to seminar materials are restricted to registered participants only.

Date de l'événement : 
Jeudi, 22 Avril, 2021 - 18:00
Lieu : 
Online
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Hommage à Emmanuel Gaillard, professeur de droit international et lumière de l’arbitrage du XXIe siècle

  • Emmanuel GaillardEmmanuel Gaillard

Une lumière s’est éteinte le 1er avril 2021 avec la disparition soudaine d’Emmanuel Gaillard, professeur émérite de Sciences Po. À Sciences Po, où il arriva en 2012, l’École de pensée sur l’arbitrage transnational qu’il aura défendu avec passion inspirera le LLM in Transnational Arbitration & Dispute Settlement de l’École de droit, dans lequel il enseignait et dont il présidait depuis sa création le comité scientifique de direction. Il enseignait également chaque année dans les Écoles de droit des universités de Yale et de Harvard, ainsi que dans le MIDS à Genève.

L’extraordinaire émoi que sa disparition a suscité bien au-delà des murs de Sciences Po dans le monde entier est à la hauteur de l’homme [1]. Les témoignages et hommages personnels, académiques, professionnels et institutionnels se succèdent à rythme constant. Ils offrent un ultime portrait en mosaïque de ce maître du droit international du XXIe siècle qui aura également brillé par sa générosité et bienveillance sans pareilles : avocat et arbitre dans les plus grandes affaires [2], acteur de premier rang de la réforme du droit français de l’arbitrage, professeur et penseur du droit international mais aussi du droit comparé et, avant tout, une figure de mentor pour des générations de juristes [3].

Emmanuel Gaillard était incontestablement une lumière dans le monde particulier de l’arbitrage. Il a su éclairer, par sa pensée, et baliser, par ses écrits, les chemins qui sont aujourd’hui empruntés par celles et ceux qui tiennent à lui rendre un dernier hommage. La postérité retiendra évidemment un premier ouvrage de référence, le célèbre traité Fouchard-Gaillard-Goldman co-écrit avec ses mentors [4]. Elle retiendra également son séjour à l’Académie de droit international de La Haye où il a professé en 2007 un remarquable cours sur les Aspects philosophiques du droit de l’arbitrage international [5], désormais traduit en plusieurs langues et sur lequel reposent aujourd’hui encore les plus intenses débats de la doctrine de l’arbitrage. Il préparait depuis plusieurs mois le prestigieux cours général de droit international privé qu’il devait délivrer à La Haye en 2022. Il a par ailleurs été l’un des premiers à anticiper, décrypter et in fine retranscrire la jurisprudence émergente du CIRDI [6]. Il a revisité la notion de lex mercatoria et n’a cessé de promouvoir les vertus de la transparence. Il poursuivait plus récemment sa réflexion sur l’arbitrage en s’autorisant les objets de recherche les plus variés et en parvenant à ajouter avec chaque publication une nouvelle facette à l’œuvre qu’il laisse derrière lui. Il est permis de souligner encore plus récemment les écrits sur les aspects sociologiques de l’arbitrage [7], la lutte transnationale contre la corruption [8], le chaos inhérent aux procédures parallèles (et selon lui parfois nécessaire) [9] ou encore ses chroniques sur la récente jurisprudence de la Cour de Luxembourg sur l’arbitrage [10].

Pour autant, il ne faudrait pas réduire la contribution d’Emmanuel Gaillard aux seules questions d’arbitrage. Comparatiste hors pair [11], Emmanuel Gaillard était également un éminent professeur de droit international et un intellectuel fin parmi les plus élégants. Directeur du Journal du droit international (Clunet), il fréquentait tant les rives du droit international public que celles du droit international privé. Sans doute sa vision même du droit international l’incitait-elle à côtoyer ces deux rives pour toujours faire avancer sa pensée ; souvent à contre-courant des opinions dominantes. S’il incarnait et défendait pour beaucoup l’élégance de l’arbitrage à la française, sa vision de l’arbitrage transnational était transnationale et d’aspiration universaliste.

Une lumière s’est éteinte avec son départ précipité. Le professeur proche, modeste et toujours disponible laisse un terrible vide derrière lui [12]. Nul ne doute que les générations de juristes qu’il a su éduquer et accompagner tout au long de sa vie s’acharneront à honorer sa mémoire et défendre ses valeurs.

Diego P. Fernández Arroyo et Alexandre Senegacnik

[1] Nous retiendrons parmi tant de témoignages et d’hommages :

  • M. Dupond-Moretti, Garde des Sceaux, ministre de la Justice : "Avec la disparition d’Emmanuel Gaillard, nous perdons un brillant avocat et un grand professeur, figure de l’arbitrage international, qui a fait de Paris une place centrale en la matière. Mes pensées vont à sa famille et à sa collègues". (Tweet du 5 avril 2021)

  • M. Olivier Cousi, bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris : "Nos pensées émues vont tout d’abord à la famille et aux proches d’Emmanuel Gaillard. Nous les adressons également à tous ceux qu’il a inspiré comme professeur ou comme modèle de réussite dans ce monde de l’arbitrage à la française. Notre barreau perd l’un de ses éminents membres". (Tweet du 3 avril 2021)

  • Harvard Law School

[2] La postérité retiendra évidemment avant tout son rôle déterminant aux côtés de Yas Banifatemi dans un arbitrage hors-norme sous les auspices de la Cour permanente d’arbitrage à La Haye, la désormais célèbre saga Yukos.

[3] Il a endossé le rôle de mentor pour des générations de praticiens et praticiennes, notamment au sein de l’équipe d’arbitrage international qu’il dirigeait au sein du cabinet Shearman & Sterling. Il venait de fonder en mars 2021 le cabinet Gaillard Banifatemi Shelbaya Disputes.

Il a endossé ce même rôle de mentor au sein de la communauté académique, y compris à Sciences Po. Ses anciens doctorants à Sciences Po témoignent du soutien sans faille et de la constante bienveillance de leur directeur de thèse.

Il a par ailleurs fondé en 2011 à Paris l’Arbitration Academy afin de permettre à des générations de juristes de se familiariser avec le droit et la pratique de l’arbitrage international.

[4] P. Fouchard, E. Gaillard et B. Goldman, Traité de l'arbitrage commercial international, Paris, Litec, 1996.

[5] E. Gaillard, Aspects philosophiques du droit de l'arbitrage international, Académie de Droit International de La Haye, Martinus Nijhoff, collection poche, La Haye, 2008.

[6] E. Gaillard, La jurisprudence du CIRDI, 2 volumes, Paris, Pedone, 2004 & 2010.

[7] E. Gaillard, "Sociology of international arbitration", Arbitration International, 2015(31), pp. 1–17.

[8] E. Gaillard, "La corruption saisie par les arbitres du commerce international", Revue de l’arbitrage, 2017(3), pp. 805-838.

[9] E. Gaillard, "2018 Lalive Lecture - The Myth of Harmony in International Arbitration", ICSID Review - Foreign Investment Law Journal, 2019(34-3), pp. 553–568. Voir aussi l’entrée "Parallel Proceedings : Investment Arbitration" rédigée par Gaillard dans la Max Planck Encyclopedia of International Procedural Law [MPEiPro].

[10] E. Gaillard, "L’affaire Achmea ou les conflits de logiques", Revue critique de droit international privé (2018) pp. 616-630.

[11] E. Gaillard, "Comparative Law in International Arbitration" Ius Comparatum 2020(1) pp. 1-35 [Académie internationale de droit comparé : aidc-iacl.org/journal].

[12] Il avait tenu à participer en septembre 2020 au cours International Commercial Arbitration dispensé à l’École de droit. Il s’est immédiatement prêté au jeu du format inédit développé par l’École de droit en raison du contexte sanitaire. 

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The Foundations of the Aarhus Convention: Environmental Democracy Rights and Stewardship

Séminaire de l’École de droit

Couverture Livre The foundations of the Aarhus Convention

Emily Barritt sill speak on "The foundations of the Aarhus Convention: Environmental democracy rights and stewardship".

The Aarhus Convention is an ambitious instrument of international environmental law. It seeks to promote numerous, wide-ranging goals from intergenerational justice to sustainable development in purist of environmental protection. In the book I dig deep into the foundations of the Convention, examining its potential through the lens of three foundational purposes – environmental democracy, environmental rights and stewardship. In so doing, I contribute to our understanding of the Convention and our understanding of three important purposes that inhabit environmental law, unraveling and reassembling them to build meaning into our broad-brush descriptions.

Emily Barritt is Lecturer in Law and the Co-Director of the Transnational Law Institute at King’s College London. Her research focuses on environmental democracy, access to justice, public participation, stewardship and climate change adjudication. Her recently published monography The Foundations of the Aarhus Convention: Environmental Democracy Rights and Stewardship (Hart Publishing 2020) is the first such work to uncover the ambitious scope of this important instrument of international environmental law. Alongside this research, she has been involved in various projects, including assessing legal options for the protection of marine biodiversity in areas beyond national jurisdiction, the disruptive nature of climate change in courtrooms and assessing the role of beauty in understanding environmental law. Emily is now turning her work to uncovering the spiritual dimensions of environmental law, looking both at the theoretical idea behind this concept and at examples where spiritual factors have shaped adjudication and legal instruments.

Please note that participation in this conference is by invitation only.

Date de l'événement : 
Jeudi, 15 Avril, 2021 - 12:45 - 14:15
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Félicitations aux lauréats du Prix Anthony Mainguené 2021 !

  • Lyon during a spring dawn ©Sander van der Werf / ShutterstockLyon during a spring dawn ©Sander van der Werf / Shutterstock

logo fondation anthony mainguené

Le Prix Anthony Mainguené 2021 est décerné à :

pour le projet "Pollution de l'air dans la Vallée de la Chimie".

Logo association Notre affaire à tousLe projet, tutoré par Marine Denis en partenariat avec l'association Notre Affaire à Tous, est commun aux programmes Human Rights, Economic Development and Globalization (HEDG) et Justice environnementale et transition écologique (JETE) de la Clinique de l'École de droit.

Les enseignant.e.s, tuteurs, tutrices et l'ensemble des étudiants de la clinique se joignent à Mme et M. Mainguené, fondateurs de la Fondation Anthony Mainguené, pour les féliciter !

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École nationale de la magistrature : 40% des lauréats issus de Sciences Po

  • Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021
  • Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021
  • Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021
  • Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021Lauréats au concours d'entrée à ENM 2021

La préparation au concours d'entrée à l’École Nationale de la Magistrature (ENM) assurée par l’École de droit de Sciences Po affiche des résultats remarquables pour 2021 : avec 73 lauréats pour 193 postes, c’est près de 40 % de la promotion 2021 de futurs magistrats qui se trouve issue de cette classe préparatoire.

Bravo à tous les lauréats et à leurs professeurs !

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Le droit des organisations à but non lucratif

Webinar avec Sophie Defay

Sophie Defay,Si le droit des affaires vous est familier, nous vous proposons de découvrir une de ses "niches" encore relativement méconnue du milieu académique et pourtant, en plein essor économique : le droit des organisations à but non lucratif.

Ce temps d’échange sera également l’occasion de discuter ensemble du secteur humanitaire et des opportunités professionnelles juridiques diverses et variées de plus en plus nombreuses, que les ONG proposent à la nouvelle génération.

Afin d'en débattre, Sophie Defay, responsable juridique d’Action contre la Faim, a accepté d'échanger avec vous au cours d'un webinar qui aura lieu le mercredi 7 avril 2021 à 19h30.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour cet échange !

Date de l'événement : 
Mercredi, 7 Avril, 2021 - 19:30 - 20:45
Lieu : 
En ligne
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Capitalism's Culture

The Globinar
  • Metropolis, George Grosz, 1917Metropolis, George Grosz, 1917

Taking a long look at capitalism's culture industry requires de-centering the economy within capitalism. How exactly do the arts relate to the political economy?

Convenors: Vittoria Becci, Kerry Rittich and Jason Jackson.

For further details, please visit the Globinar website.

Registration is required, as access to seminar materials are restricted to registered participants only.

Date de l'événement : 
Jeudi, 8 Avril, 2021 - 18:00
Lieu : 
Online
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"L’École de droit nous aide à devenir nous-mêmes"

Rencontre avec Tommaso Stella, diplômé 2019
  • Tommaso StellaTommaso Stella

Pouvez-vous nous décrire votre parcours universitaire ?

J’ai débuté mon parcours universitaire à l’université Bocconi de Milan avec une licence en économie et management.

Très tôt, dès le premier mois d’université, j’ai rencontré Letizia. J’en parle car depuis nous ne nous sommes jamais quittés et nous avons parcouru côte à côte le chemin qui nous a conduits à l’École de droit de Sciences Po.

Pour quelles raisons avez-vous choisi la spécialité Droit de l'innovation (DI) proposée au sein de l’École de droit ?

En troisième année de licence nous avons décidé de partir en Erasmus. Après une étude méticuleuse des destinations possibles, nous avons convenu que la destination dans laquelle nous avions le plus de chances d’atterrir ensemble était le campus de Reims de Sciences Po.

Nous connaissions à peine l’existence de cette ville (ne m’en veuillez pas les Rémois) mais nous pouvions être ensemble et c’était aussi une occasion d’apprendre le français. Le hasard ou le destin a donc voulu que l’on parte pour quatre mois en Champagne-Ardenne.

En même temps, fascinés par le monde de l’immatériel, nous recherchions désespérément un master en propriété intellectuelle. Vous n’imaginez pas à quel point c’est difficile pour un non-étudiant en droit de trouver en Europe un master en droit directement accessible à celles et ceux n’ayant aucun background juridique !

C’était mi-octobre 2016 et, au bout de nos recherches, notre choix était tombé sur un master en management et propriété intellectuelle à Helsinki.

Nous avions déjà commencé la procédure d’inscription quand, un soir, encore le hasard ou le destin a croisé notre chemin.

C’est en effet sur le chemin pour une boite de nuit, en bavardant de tout et de rien avec Alexandre, étudiant de Sciences Po, que nous avons découvert l’existence du master Droit économique, spécialité Droit de l’innovation, à Sciences Po Paris.

Je n’oublierai jamais notre étonnement : nous avions trouvé un master en droit, avec spécialisation en propriété intellectuelle, sans prérequis en droit et à l’issue duquel il y avait une chance de devenir avocat. Le choix était facile ! (Merci infiniment Alexandre).

Quel est votre projet professionnel ?

Nous rêvons d’ouvrir un cabinet spécialisé en droit de la propriété intellectuelle en Italie.

A compter de mon stage d’été entre la première et la deuxième année de master j’ai eu la chance de travailler dans le cabinet de conseil en propriété intellectuelle Lhermet & Lefranc-Bozmarov. Je suis très reconnaissant à ce cabinet qui, pendant deux ans et demi, m’a formé au métier de conseil.

Par la suite, dans la continuité du parcours de l’École du Barreau (EFB), j’ai intégré le cabinet d’avocats Schmidt Brunet Litzler pour mon stage final. Je suis désormais à la moitié de mon stage final et, quatre ans après mon arrivée à Paris, je suis au plus près de mon rêve !

Quelle image attachez-vous à votre passage à Sciences Po ?

Marcel, le chat du 13U ! Il était impossible de ne pas esquisser un sourire à son passage, de ne pas éclater de rire à son entrée dans la classe pendant les cours. Son ronronnement, son regard malin et sympathique, sa seule présence suffisait pour tout relativiser. Le stress d’un examen, l’importance d’un concours s’envolaient pour un instant.

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l'École de droit ?

On rentre à l’École de droit plein d’incertitudes et de peurs, mais aussi de rêves. On en ressort deux ou trois ans après avec une boîte à outils qui nous permet de croire encore plus en ces rêves. L’École de droit nous aide à devenir nous-mêmes, à réaliser nos projets, que ce soit dans le monde du droit ou ailleurs.

Tenez bon face aux premières difficultés, faites confiance à l’École et profitez à fond de cette expérience ! Un jour ça va vous manquer, vous allez rêver d’y retourner pour croiser des amis ou des professeurs dans les couloirs, pour vous balader dans le jardin ou tout simplement pour vous imprégner à nouveau de l’ambiance de cette École où l’on transmet un véritable amour pour le droit.

Tommaso Stella, diplômé 2019 du master Droit économique spécialité Droit de l'innovation

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La guerre par le droit. Les tribunaux Taliban en Afghanistan

Adam Baczko et Frédéric Audren
  • Drapeau afghan avec Themis. Crédit photo : shutterstock/Osman Bugra NuvasilDrapeau afghan avec Themis. Crédit photo : shutterstock/Osman Bugra Nuvasil

La direction scientifique de Sciences Po vous invite au FacSem (Faculty seminar) d'Adam Baczko, chargé de recherche CNRS, Centre de recherches internationales (UMR 7050), Sciences Po.

Il y présentera ses travaux autour du thème "La guerre par le droit. Les tribunaux Taliban en Afghanistan".

Son exposé sera discuté par Frédéric Audren, directeur de recherche CNRS à l’École de droit.

Adam Baczko mène des recherches sur la formation d'institutions juridiques par les mouvements armés et les opérateurs internationaux dans des contextes de conflits armés, avec une attention particulière portée à l'Afghanistan et la Syrie. Sa thèse, conduite à l'EHESS et intitulée "La guerre par le droit : justice, domination et violence en Afghanistan (2001-2018)", se penche sur les tribunaux mis en place par le mouvement Taliban dans le contexte de l'intervention occidentale en Afghanistan depuis 2001.

Pour assister à ce FacSem, veuillez vous inscrire auprès de marina.abelskaiagraziani@sciencespo.fr.

Date de l'événement : 
Jeudi, 1 Avril, 2021 - 12:30 - 14:00
Lieu : 
Online
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"Le doute fait partie de l’expertise"

Rencontre avec Victor Renaudier, diplômé 2018 de l’École de droit
  • Victor RenaudierVictor Renaudier

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

J’ai commencé mes études en 2013 en intégrant le Bachelor de Sciences Po, que j’ai suivi sur le campus parisien. Ma troisième année, qui s’est déroulée à la Bucerius Law School de Hambourg, m’a donné un goût prononcé pour les études juridiques. J’ai donc naturellement poursuivi mon cursus au sein du master Droit économique de l’École de droit, dont je suis sorti diplômé en 2018.

Après Sciences Po, je me suis spécialisé en droit de la concurrence en étudiant au sein du Master 2 Droit européen des affaires de l’Université Paris II Panthéon-Assas, dirigé par Madame le Professeur Emmanuelle Claudel. J’ai finalisé mon parcours académique avec le LL.M. en Droit européen du Collège d’Europe, à Bruges, puis l’École de formation professionnelle des barreaux de la cour d’appel de Paris (EFB).

Côté expériences professionnelles, j’ai fait un stage de six mois dans l’équipe "Concurrence & Régulation" du cabinet BDGS et j’effectue actuellement mon stage final au sein du département "Concurrence & Droit européen" du cabinet Bredin Prat.

Au gré de mes expériences, j’ai développé une appétence particulière pour la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire, de la production agricole à la distribution aux consommateurs.

Pour quelles raisons avez-vous choisi la spécialité Entreprises, Marchés, Régulations ?

La spécialité Entreprises, Marchés, Régulations (EMR) au sein du Master Droit économique me semblait être la formation la plus généraliste pour avoir des fondamentaux solides avant une spécialisation en droit de la concurrence à l’université. J’ai toujours envisagé mon cursus à l’École de droit de Sciences Po en complémentarité d’une formation en faculté de droit. De ce point de vue, la spécialité EMR ne m’a pas déçu.

Que retenez-vous de l’École de droit ?

Me faire former à l’École de droit de Sciences Po était pour moi un privilège : les étudiants y côtoient les plus grands spécialistes de leurs domaines ; ils éveillent notre intellect et affûtent notre esprit critique. L’École de droit m’a convaincu que le doute fait partie de l’expertise, que juger est un acte de volonté, que la hiérarchie des normes est une fiction juridique et que la dichotomie "théorie - pratique" est somme toute assez théorique.

Je suis admiratif de la capacité de l’École de droit de Sciences Po à construire des juristes solides tout en leur donnant du plaisir dans leur formation. C’est un cursus épanouissant et c’est sans doute cela qui fait sa richesse. Plus généralement, Sciences Po vous pousse à donner du sens à ce que vous faites.

L’École de droit a également été l’occasion pour moi de m’engager syndicalement en représentant mes camarades au sein du Conseil de la vie étudiante et de la formation de l’Institut d’études politiques. J’avais également le rôle de secrétaire général du club d’investissement 27 Investment Club. Ce type d’activités extra-universitaires fait partie intégrante de la richesse de l’École de droit.

Quels sont vos projets pour la suite ?

Après l’examen du CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat) et ma prestation de serment, je serai avocat collaborateur au sein de l’équipe "Concurrence & Investissements étrangers" du cabinet Linklaters. J’aimerais également continuer à donner des cours de travaux dirigés en droit de la concurrence à l’Université Paris II.

Un conseil pour ceux qui souhaiteraient rejoindre l’École de droit ?

Selon moi, il est fondamental de faire les choses par plaisir. Je pense qu’il ne faut pas avoir peur des échecs car ils sont la meilleure façon de connaître le bon chemin et d’avancer. Entre-aidez-vous, vous avez tout à y gagner. Enfin, et surtout, je crois qu’il est nécessaire de prendre du recul sur soi-même et de ne pas se surestimer afin de toujours rester en phase avec la réalité.

Victor Renaudier , diplômé 2018 du master Droit économique, spécialité Entreprises Marchés Régulations (EMR)

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"La dimension internationale de l’École de droit, avec de nombreux cours en anglais, a été pour moi déterminante"

Rencontre avec Édouard Burlet, diplômé 2017
  • Édouard BurletÉdouard Burlet

Pouvez-vous nous décrire votre parcours universitaire ?

J’ai rejoint Sciences Po en 2011, sur le campus euro-américain de Reims qui accueillait alors sa deuxième promotion. J’ai suivi la formation commune et les enseignements juridiques qui y étaient proposés. J’ignore encore l’origine de mon intérêt pour le droit, mais les premiers cours que j’ai suivis m’ont beaucoup plu et j’ai donc choisi de me concentrer sur le droit lors de ma troisième année aux États-Unis, à l’Université de Californie du Sud (USC).

Rejoindre l’École de droit, et le master Droit Économique en particulier, était donc une évidence pour moi. A l’issue de la première année de master, j’ai choisi de faire une année de césure et d’effectuer deux stages dans des cabinets internationaux. J’ai achevé cette année de césure tout à fait enthousiasmé et déterminé à devenir avocat. J’ai effectué la deuxième année de master, spécialité Entreprises, Marchés, Régulations (EMR) puis passé les épreuves d’admission pour rejoindre l’École de Formation du Barreau de Paris (EFB) et obtenir mon certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA).

Quelles sont les principales caractéristiques de votre poste aujourd’hui ?

Je suis avocat collaborateur au sein du cabinet Cleary Gottlieb Steen & Hamilton. Je fais partie de l’équipe "propriété intellectuelle, nouvelles technologies et protection de la vie privée" (que j’appellerai ici plus simplement "l’équipe technologies").

J’ai rejoint Cleary Gottlieb en tant que stagiaire en 2018, initialement pour travailler avec l’équipe "fusions-acquisitions", ce qui était dans la continuité de mon parcours académique et des stages que j’avais déjà effectués. Par hasard, j’ai été amené à travailler avec l’équipe technologies et j’ai été immédiatement captivé par les enjeux de cette matière (ou plutôt de ces matières, qui sont extrêmement diversifiées).

J’exerce une pratique de conseil et interviens fréquemment dans le cadre d’opérations de fusions-acquisitions, en me concentrant désormais sur les aspects technologiques de telles transactions. Il s’agit en effet de déterminer quelles technologies sont nécessaires pour nos clients et de mettre en place des mécanismes contractuels complexes (et longuement négociés !) pour le partage de ces technologies. Par ailleurs, je conseille souvent des entreprises en matière de protection des données personnelles et de la vie privée, sujet devenu central notamment depuis l’entrée en application du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) en mai 2018.

Quelle image attachez-vous à votre passage à Sciences Po ?

Rejoindre l’équipe technologies après une spécialisation en droit des sociétés et des marchés financiers n’était pas forcément une évidence ! Mon parcours à Sciences Po a été un véritable atout pour réussir ce changement de spécialité. Les enseignements de l’École de droit permettent d’acquérir des réflexes et de s’adapter rapidement à des situations juridiques très diverses. La combinaison de cours théoriques et de cours axés sur la pratique permet aux étudiant-e-s d’arriver en stage en ayant déjà des capacités de rédaction qui correspondent aux attentes des cabinets.

Par ailleurs, la dimension internationale de l’École de droit, avec de nombreux cours en anglais, a été pour moi déterminante car mon équipe est très internationale. Je travaille quotidiennement avec des avocat-e-s à Londres et à New York et mon travail est majoritairement en anglais.

Enfin, sur un plan plus personnel, j’ai été membre de l’Association des Juristes de Sciences Po (AJSP) dont je garde un excellent souvenir. Et je n’oublie pas le troisième étage de la bibliothèque du 30, où j’ai passé beaucoup de temps !

Un conseil pour celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre l’École de droit ?

Développez votre curiosité ! Vous verrez que vous pourrez faire de nombreux parallèles entre vos intérêts personnels et votre pratique juridique académique puis professionnelle. Je pense que l’École de droit permet une grande ouverture d’esprit et il est important de découvrir des matières diverses et variées, juridiques ou non.

Je conseillerais également aux étudiant-e-s de se préparer à faire des stages si possible dans plusieurs domaines, tant pour découvrir le métier d’avocat (ou bien sûr une autre profession) que des matières différentes. On n’est jamais à l’abri d’un coup de cœur intellectuel inattendu !

Édouard Burlet, diplômé 2017 du master Droit économique spécialité Entreprises, Marchés, Régulations (EMR)

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Séance annuelle de restitution et remise du Prix Anthony Mainguené

La Clinique de l’École de droit
  • Actualité Sciences PoActualité Sciences Po

logo fondation anthony mainguené

La session de restitution est l’occasion pour les étudiants de présenter les travaux réalisés cette année dans le cadre des différents programmes de la Clinique de l'École de droit.

A l’issue de la séance, le Prix Anthony Mainguené sera décerné à l’un des six projets candidats de la Clinique par la Fondation Anthony Mainguené.

Pour toute information, nous vous invitons à nous contacter via cette adresse : clinique.droit@sciencespo.fr

Événement sur invitation seulement.

Date de l'événement : 
Jeudi, 1 Avril, 2021 - 18:30 - 20:00
Lieu : 
En ligne
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"I have been trained to not be intimidated but to work my way through the problem"

Meeting with Marie-Alice Legrand, Graduate of the Sciences Po Law School (2017)
  • Marie-Alice LegrandMarie-Alice Legrand

Can you tell us about your academic background?

I was born and raised in Hamburg, Germany. I also had the opportunity to live in the United States where I studied, finishing the last two years of high school. For my undergraduate studies, I integrated the Euro-American campus of Sciences Po in Reims, where I majored in history and political science. In Reims, I had the privilege to be taught by professors Pap Ndiaye and Sylvie Laurent whose sharp analysis of the interplay between race, class, and law inspired me to pursue the Master’s in Economic Law program at the Sciences Po Law School. During my time at the Law School, I once again encountered brilliant professors whose seminars on legal reasoning were passionate and pushed me to question my own preconceived notions on what constitutes a just and equitable legal system. Indeed, professors Horatia Muir-Watt, Pierre Legrand and Geoffrey Samuel played a major role in shaping my experience at Sciences Po and I will always be grateful for the tools they have provided me to approach complex legal problems.

After my studies at Sciences Po, I worked as an intern at various international law firms in Paris, passed the CRFPA and also completed a 12-month Specialized Master at HEC Paris in management and law while completing my training at the École de Formation du Barreau (EFB).

Today, I am a Trainee Lawyer in the corporate department at the Paris office of an American law firm. Moreover, I am humbled to share that I have been granted admission at Columbia Law School where I will pursue my LL.M. this fall.

While I’m focused on having the best experience at Columbia, ultimately I plan on joining a law firm that allows me to work on complex cross-border transactions as well as on pro bono cases.

What image comes to mind when you think of Sciences Po?

Enjoying the beautiful garden at 27 rue Saint-Guillaume and getting to meet remarkable personalities. I also have fun memories of staying up all night studying and drinking coffee with my best friend during exam week.

How do your studies at Sciences Po impact you today professionally?

Sciences Po has had a profound impact on the person I am today. In particular, Sciences Po has allowed me to be infinitely curious and to push my own limits. The two years spent at the Sciences Po Law School were certainly challenging. However, in hindsight, these moments have taught me to always have a true "can do" attitude and to think outside of the box. When faced with a demanding task, even in unfamiliar legal fields, I have been trained to not be intimidated but to work my way through the problem. This optimism is invaluable to any lawyer in any legal specialization.

Moreover, I owe a lot to Anne-Solenne de Roux, the former Executive Director at the Law School, who encouraged me to pursue my objective of passing the French bar examination, even though I was far from being fluent in French at the time. Today I am committed to pass this support on and to encourage others to not be afraid to aim high regardless of how long or seemingly difficult the road ahead may be.

The various group projects were not only unique opportunities to learn from my fellow class mates but also excellent preparation for the work in a law firm, where team work and collaboration are essential.

My specialization is in corporate law, and I’m particularly interested in foreign investment issues related to mergers & acquisitions deals: a field at the intersection of law, economics, and politics. Indeed, Sciences Po has taught me how to assess complexities and to resist temptations to reduce and oversimplify.

The diversity of the student body and faculty are what makes the Sciences Po experience stand out to me. Here it is normal to be taught both by women and men professors, which is unfortunately not a reality at the majority of academic institutions. Moreover, I thoroughly enjoyed the lively seminar debates among students with different backgrounds and identities, which is at the core of the Sciences Po experience.

My personal experiences in- and outside of the classroom have instilled in me a deep sense of responsibility that it is upon us students and alumni to fight for diversity and equity beyond the bounds of the university premises. We must ensure that we use the privilege that comes with our higher education to uplift, both at an individual and a community level, those who are disenfranchised or who have been awarded less opportunities than we have. A Sciences Po degree opens, without a doubt, many doors but also entrusts us with the responsibility to hold those doors open for others.

What advice would you give to others?

Prioritize your mental health! Always, but especially during stressful periods, it’s important to be kind to oneself and to not sacrifice the things that are important to one’s wellbeing in the name of a busy schedule. Further, we must always remember the kindness and generosity that has been awarded to us and extend it to others. Also, don’t be discouraged by the inevitable setbacks as they are blessings in disguise. Finally, hard work and a plan will get you very far.

Marie-Alice Legrand, Graduate of the Sciences Po Law School, Master in Economic Law, Programme Droit de l'innovation, 2017

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Appel à projets Clinique pour l’année académique 2021-2022

  • boonchoke/shutterstockboonchoke/shutterstock

Associations, institutions, ONGs, cabinets d’avocats ou chercheurs, vous souhaitez développer un partenariat avec la Clinique de l'École de droit de Sciences Po autour de la réalisation d’un projet d’intérêt public ?

N’hésitez pas à répondre à notre appel à projets en complétant ce formulaire avant le 19 avril 2021.

Nous restons à votre disposition pour répondre à vos questions à l’adresse suivante : clinique.droit@sciencespo.fr

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Applications for the fifth edition of Sciences Po Law School’s LLM in Transnational Arbitration & Dispute Settlement are open

  • Vue de Paris, FranceVue de Paris, France

Applications for the fifth edition of Sciences Po Law School’s LLM in Transnational Arbitration & Dispute Settlement are open

TADS will start in September 2021 in Paris.

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Le genre du capital, Comment la famille reproduit les inégalités

Séminaire de l’École de droit

Couverture livre Le genre du capital

Céline Bessière et Sibylle Gollac interviendront sur leur ouvrage : "Le genre du capital, Comment la famille reproduit les inégalités".

On sait que le capitalisme au XXIe siècle est synonyme d’inégalités grandissantes entre les classes sociales. Ce que l’on sait moins, c’est que l’inégalité de richesse entre les hommes et les femmes augmente aussi, malgré des droits formellement égaux et la croyance selon laquelle, en accédant au marché du travail, les femmes auraient gagné leur autonomie. Pour comprendre pourquoi, il faut regarder ce qui se passe dans les familles, qui accumulent et transmettent le capital économique afin de consolider leur position sociale d’une génération à la suivante. Conjointes et conjoints, frères et sœurs, pères et mères n’occupent pas les mêmes positions dans les stratégies familiales de reproduction, et n’en tirent pas les mêmes bénéfices. Fruit de vingt ans de recherches, ce livre montre que le capital a un genre.

Céline Bessière et Sibylle Gollac enquêtent sur les calculs, les partages et les conflits qui ont lieu au moment des séparations conjugales et des héritages, avec le concours des professions du droit. Des mères isolées du mouvement des Gilets jaunes au divorce de Jeff et MacKenzie Bezos, des transmissions de petites entreprises à l’héritage de Johnny Hallyday, les mécanismes de contrôle et de distribution du capital varient selon les classes sociales, mais aboutissent toujours à la dépossession des femmes. Ce livre analyse ainsi comment la société de classes se reproduit grâce à l’appropriation masculine du capital.

Céline Bessière est professeure de sociologie à l’Université Paris-Dauphine (Université PSL) et membre du laboratoire IRISSO. En 2016-2017, elle a été membre de la School of Social Science à l’Institute for Advanced Study à Princeton. Elle s’intéresse aux dimensions économiques et juridiques de la famille : transmissions patrimoniales, séparations conjugales, organisation des économies domestiques, division du travail entre conjoint·es, etc.

Sibylle Gollac est sociologue au CNRS au sein de l’équipe "Culture et sociétés urbaines" du Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris. Membre du groupe de recherche Justines et du Collectif Onze (Au tribunal des couples, Odile Jacob, 2013), ses recherches portent sur les mobilités sociales et le rôle du patrimoine dans la reproduction des rapports sociaux de classe et de sexe, ainsi que sur la place de l’économique et du juridique dans les relations de parenté et les inégalités de genre. Elle travaille aujourd’hui sur l’héritage et les séparations conjugales, et la façon dont le droit et ses professionnel·le·s les encadrent.

Séminaire ouvert aux personnes invitées uniquement.

Date de l'événement : 
Jeudi, 1 Avril, 2021 - 12:30 - 14:00
Lieu : 
En ligne
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Berlin Calling

After work
  • Crédit photo : Anastasiia Vasylyk / shutterstockCrédit photo : Anastasiia Vasylyk / shutterstock

"Berlin calling" est un lieu virtuel de sociabilité et de rencontres avec des professionnels mis en place par Yoan Vilain, Professeur invité à l'École de droit Sciences Po, dans le cadre de la Chaire Alfred Grosser.

"Berlin calling" est une réponse positive aux contraintes du Covid afin de créer un moment d'échanges informels. L'idée est simple : à l'heure de l'apéro, permettre à toute personne intéressée de se transporter à Berlin pour un "after work" avec des professionnels pour discuter avec eux de leurs parcours (leurs choix et leurs questionnements...), leurs activités (journée "type", points forts et points faibles de leur travail...) et de tout thème d'actualité relevant de leur domaine d'expertise (affaires européennes, relations franco-allemandes, questions institutionnelles...).

La salle est ouverte durant une heure. Vous pouvez passer quand vous le souhaitez, pour écouter, interagir, prendre contact avec l'intervenant, demander des conseils sur votre orientation...

Calendrier des séances

Mardi 23 mars 2021 de 19h à 20h

Yann-Sven Rittelmeyer, analyste politique, membre du Service de recherches du Parlement européen.

Mardi 30 mars 2021 de 19h à 20h

Jean-François Bohnert, procureur de la République financier, ancien Magistrat de liaison en RFA, Président de l'Association française des Juristes franco-allemands.

Mardi 6 avril 2021 de 19h à 20h

Claire Demesmay, chercheuse en sciences politiques, directrice du programme franco-allemand de l'Institut Allemand de politique étrangère-DGAP.

Mardi 13 avril 2021 de 19h à 20h

Thomas Wieder, correspondant du journal "Le Monde" en Allemagne, ancien directeur du Service politique et du "Monde des Livres".

Date de l'événement : 
Mardi, 23 Mars, 2021 (Toute la journée) - Mardi, 13 Avril, 2021 (Toute la journée)
Lieu : 
Online
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Une généalogie de l’État ?

Séminaire des doctorants en droit : Groupe de lecture "Juristes anarchistes"
  • Afro Basaldella, Udine, 1912Afro Basaldella, Udine, 1912

A quoi ressemble une société sans État ? La réponse se trouve dans le passé de tous les peuples. Car avant de s’imposer si complètement que sa disparition nous semble chimérique, l’État a d’abord dû bouleverser, par le fer et le sang, les organisations humaines. C’est en retraçant les douleurs de cet enfantement, que les penseurs anti-étatistes ont souvent contesté ses prétentions à régir les existences. Cette semaine nous nous intéresserons donc à certains textes importants des traditions anarchistes et anti-étatistes qui ont mis en lumière les origines de l’État pour mieux chercher à le combattre. 

Les lectures commentées

Lectures principales

  • Pierre Kropotkine, L’État : son rôle historique, Paris : Publications des temps nouveaux, 1906, 48 p.
  • Friedrich Engels, L’origine de la Famille, de la propriété privée et de l’État (extraits), édition électronique réalisée à partir de la traduction française de 1952

Lectures complémentaires 

  • James C. Scott, The Art of Not Being Governed: An Anarchist History of Upland South-East Asia
  • James C. Scott, Against the Grain, a deep history of the early states
  • Étienne Balibar, "L’invention du surmoi. Freud Kelsen 1922"

PARTICIPATION

Cette séance et celles qui suivront sont ouvertes à toutes et tous. Les lectures sont disponibles via ce Google drive. Pour toute question, merci de contacter Arié Lévy.

Le Groupe de lecture "Juristes anarchistes"
Clarisse Anceau, Elie Aslanoff, Louis Hill, Arié Lévy, Nicholas Saul

Date de l'événement : 
Vendredi, 26 Mars, 2021 - 10:00 - 12:00
Lieu : 
En ligne
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Capitalism’s Nature

The Globinar
  • The Drinker, 1914 - Umberto BoccioniThe Drinker, 1914 - Umberto Boccioni

More traditional understandings of capitalism often missed its inherent need to separate the human from the non-human. This is changing with narratives of the Anthropocene. Have we been "losing the world knowingly"?

Convenors: Alain Pottage, Vincent Forray and Aurelien Bouayad.

For further details, please visit the Globinar website.

Registration is required, as access to seminar materials are restricted to registered participants only.

Date de l'événement : 
Jeudi, 25 Mars, 2021 - 18:00
Lieu : 
Online
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The Batman Saga

Doctoral Candidate Seminar: Law & Cinema Club featuring Pr Camil Ungureanu
  • Batman Collage by Overlourd9 on DeviantArtBatman Collage by Overlourd9 on DeviantArt

Gotham City: a city of justice, a city of love, a city of peace. Ever since it made its first appearance in the DC comics universe in 1940, millions of readers and watchers know that the fictional truth is far removed from this lyrical description. Designed to evoke resemblances with any major US city, Gotham is characterized as a place of immorality and inequality, in which crime and corruption transcend all echelons of society and governance. Central to Gotham’s narrative is the Batman, a social justice vigilante driven by vengeance. Operating in the shadows of the law to settle scores between the upper and underworld, Batman is the personification of the normative greyness in which the city is submerged. Numerous film directors have been inspired by the ambiguity of Gotham and the Batman; from Leslie H. Martinson’s camp 1966 ‘Batman: The Movie’, to Christopher Nolan’s more recent and grim trilogy.

To discuss the Batman saga and its potential for critical reflection, the Law and Cinema Club has invited Professor Camil Ungureanu of the Universitat Pompeu Fabra in Barcelona to share his passion for political philosophy, literature, cinema, and Batman.

For this special occasion, we invite all faculty, staff and PhDs to re-watch their favourite Batman film, and join us for an engaging conversation.

We hope to see you then!
The Law and Cinema Team (Louis HillVittoria Becci and Edward van Daalen) 

Invite-only event.

Date de l'événement : 
Mercredi, 24 Mars, 2021 - 18:00
Lieu : 
Online
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"La lucidité du philosophe"

La Revue des Juristes de Sciences Po reçoit Roger-Pol Droit
  • Roger-Pol DroitRoger-Pol Droit

Bienvenue dans ce deuxième épisode de Ça s’est dit à la Revue !, le podcast de la Revue des Juristes de Sciences Po. Cet épisode a été coproduit avec Sounds Like Portraits, un podcast consacré à la créativité dans tous ses états, produit et animé par Philippe Ungar.

Philippe Ungar accueille Roger-Pol Droit, philosophe, écrivain, professeur, chercheur, homme de théâtre, journaliste et sans doute bien d’autres choses encore. Tout a commencé pour lui, au lycée, il y a près de 50 ans, par la découverte éblouissante de la philosophie en classe terminale. Depuis, il n’a cessé de l’enseigner en France et à l’étranger, tout en faisant des allées et venues entre l’université et les salles de rédaction du journal Le Monde, Les Echos ou Le Point.

> Lire la suite et écouter le podcast

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L'intérêt de la théorie pure du droit pour l'analyse comparée de l'organisation de l'État

Yoan Vilain

Atelier SAB ProcBENTHAM

Yoan Vilain

En vertu de sa qualité réflexive, le droit comparé entretient des affinités électives avec la théorie du droit. La comparaison juridique est utile à la théorie du droit car elle permet une réflexion critique sur les concepts servant à la dogmatique, c’est-à-dire à la description ordonnancée des droits positifs. En cela, le recours au droit comparé permet le dépassement du problème de la surdétermination du référentiel national dans les représentations et classifications doctrinales nationales. Il apporte une solution au repli national du répertoire conceptuel de la doctrine de droit public. C’est précisément ce que permet aussi le recours au normativisme positiviste.

Notre communication cherchera à démontrer en quoi le normativisme positiviste a justement le potentiel de satisfaire aux exigences scientifiques contemporaines en nourrissant un discours doctrinal transnational et peut s’avérer utile à des fins comparatistes. Cette démonstration se fera à partir de la confrontation des écrits de Hans Kelsen, d‘Adolf Merkl et de Charles Eisenmann en matière d’organisation de l’Etat. Elle permettra de revenir sur la (faible) réception de leurs écrits dans la doctrine contemporaine, en particulier en France et en Allemagne.

Yoan Vilain est enseignant-chercheur à l'Université Humboldt de Berlin, Professeur invité à Sciences Po Paris, titulaire de la Chaire Alfred Grosser 2020-2021. Ses centres d'intérêt scientifiques portent sur le droit constitutionnel comparé, les théories du fédéralisme et le droit des administrations locales comparées. Il est co-auteur de l'ouvrage "Droit constitutionnel francais et allemand: perspective comparée" (Prix parlementaire franco-allemand de l'Assemblée nationale et du Bundestag) et fondateur du Collège doctoral franco-allemand en droit public comparé (www.jus-publicum.eu).

Date de l'événement : 
Vendredi, 19 Mars, 2021 - 14:00 - 16:00
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En ligne
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Rencontre avec Me Elise Arfi

AJSP
  • Elise ArfElise Arf

L'Association des Juristes de Sciences Po vous propose de rencontrer Me Elise Arfi, avocate au Barreau de Paris et sollicitor in England and Wales.

Me Arfi a commencé sa carrière dans le domaine de la propriété intellectuelle, notamment auprès de Me Kiejman.

Docteur en droit et ancienne secrétaire de La Conférence, Me Arfi a ensuite développé une pratique tournée vers le droit pénal général et le droit pénal des affaires.

Cet évènement sera l'occasion d'en apprendre plus sur le parcours de Me Arfi et de poser les questions que vous pourriez avoir sur son activité.

La rencontre se tiendra par Zoom uniquement (le lien sera disponible sur l'évènement Facebook avant l'évènement).

Date de l'événement : 
Lundi, 22 Mars, 2021 - 10:15 - 11:15
Lieu : 
En ligne
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Capitalism’s Bodies

The Globinar
  •  Wikiart States of Mind: Those Who Go, 1911 - Umberto Boccioni Wikiart States of Mind: Those Who Go, 1911 - Umberto Boccioni

Is capitalism’s body gendered, racialized, and also diseased, somatically affected by the weight of all flesh – the charge of sovereignty that modernity transferred to each individual member of the body politic?

Convenors: Jeremy Perelman, Sandrine Brachotte and Max Pichl.

For further details, please visit the Globinar website.

Registration is required, as access to seminar materials are restricted to registered participants only.

Date de l'événement : 
Jeudi, 11 Mars, 2021 - 18:00
Lieu : 
Online
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Écrire l’histoire de nos droits : nouvelles tendances, nouvelles méthodes

par le Pr Frédéric Audren
  • Une péroraison à la démosthène, Honoré  DaumierUne péroraison à la démosthène, Honoré Daumier

Droits de l’environnement, de la non-discrimination, du numérique...Nous n’en avons jamais fini avec la créativité juridique mais aussi avec la remise en cause de droits acquis. Comment rendre compte l’histoire, l’émergence et la transformation des droits ?

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