La troupe de théâtre des étudiants de l'École de droit est de retour !

  • Affiche de la pièce de théâtre 2019Affiche de la pièce de théâtre 2019

La troupe de théâtre de l'École de droit revient sur scène pour la neuvième année consécutive !

Venez rire avec les Drôles de Juristes le jeudi 11 avril 2019 à 19h30 en amphithéâtre Jean Moulin.

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Rencontre avec Anthony Emorine

Diplômé 2014 de l'École de droit
  • Anthony EMORINEAnthony EMORINE

Quel a été votre parcours à Sciences Po ?

Je suis entré à Sciences Po en 2008. Après deux premières années passées sur le campus de Paris, je suis parti en troisième année à l’université du Cap, en Afrique du Sud. A mon retour, je me suis engagé dans le master Affaires publiques par appétence pour le droit public, ce master offrant alors une maquette pédagogique intéressante dans ce domaine. A ma sortie du master Affaires publiques, j’ai rejoint l’École de droit, au sein de laquelle une spécialité de Droit Public Économique venait d’être créée. Je suis un alumni de l’École de droit 2014.

Quelles sont vos activités aujourd'hui ?

J’exerce la profession d’avocat à la Cour depuis 2016 au sein d’un cabinet spécialisé en droit public des affaires et en droit de l’environnement. Il s’agit d’une structure française de taille moyenne particulièrement reconnue en droit de l’environnement, domaine vers lequel je souhaitais m’orienter à la sortie de l’École de droit en 2014 et plus encore à la sortie de l’École du barreau en 2016.

Pourquoi avez-vous souhaité rejoindre cette structure ?

Pour trois raisons principales. La première était l’excellente réputation du cabinet en matière de droit de l’environnement et la possibilité d’avoir en même temps une pratique plus générale de droit public des affaires. La deuxième était l’équilibre assuré entre une pratique de conseil fournie et une activité contentieuse variée, tant en droit public qu’en droit civil et en droit pénal de l’environnement. La troisième était le souci accordé par les associés aux activités de réflexion (publication d’articles, participation à la rédaction d’ouvrages, enseignement) et la rigueur juridique quotidienne que ce souci impose dans la gestion des dossiers.

Quels sont vos défis au quotidien ?

Je suis confronté aux défis quotidiens que connaissent tou.te.s les avocat.e.s, parmi lesquels figurent notamment, à mon sens, la nécessité de savoir jongler entre les dossiers et celle de développer de bonnes capacités rédactionnelles pour emporter la conviction des interlocuteurs (juge, administration, etc.) autour d’une argumentation juridique serrée.

Quels sont vos projets ?

J’entends naturellement poursuivre mon activité en droit de l’environnement et en droit public, développer une activité d’enseignement et, parallèlement, approfondir mon engagement en faveur notamment de l’économie circulaire et d’autres enjeux environnementaux qui me paraissent importants.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui souhaiteraient suivre votre parcours ?

Il y a différentes manières d’exercer la profession d’avocat : la nature des dossiers et la pratique du métier varient beaucoup selon le type de structure et selon le cabinet dans lequel vous vous trouvez. Il ne faut pas, à mon sens, voir une hiérarchie entre les divers types de structures et se laisser libre de faire le choix qui vous convient personnellement. Ce qui suppose d’identifier, dans la perspective de votre première collaboration, la spécialité et le type de pratique qui vous correspondent lors de vos différents stages, étant entendu, naturellement, que l’évolution de carrière permet à de nombreux confrères et à de nombreuses consœurs d’avoir plusieurs expériences différentes.

Anthony Emorine est diplômé 2014 du master Droit Économique spécialité Droit public économique (DPE)

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Sciences Po Law School team ranked 4 th in the General Rounds of the Frankfurt Investment Arbitration Moot

  • C. Scharling, L. Li, A. Cuartero de Vidiella, D. Chan and Z. LiuC. Scharling, L. Li, A. Cuartero de Vidiella, D. Chan and Z. Liu

The Sciences Po Law School team consisted of four dedicated Master 2 students from the Global Governance Studies program and the Contentieux économique et Arbitrage program: Daniel Chan, Ana Cuartero de Vidiella, Liang Li and Zhaoyan Liu.

The Frankfurt Investment Arbitration Moot is the oldest and most prestigious student competition in the area of investment arbitration. The participants must engage with a complex case-study that combines historical facts and contemporary legal issues in international investment law.

This year, teams from 23 countries competed in Frankfurt from March 4 th to 8 th 2019. After three challenging general rounds, the Sciences Po team proudly obtained 4 th place in the rankings.

The team would like to thank Sciences Po Law School for this opportunity, and in particular Professor Jean d’Aspremont for his learned guidance, Professor Makane Mbengue for his helpful advice, Kai-chieh Chan for his continuous support and Christian Scharling, our most dedicated coach and the powerhouse behind the entire team.

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Portrait de thèse : Géraldine Blanche, doctorante en droit

  • Géraldine Blanche ©Sciences PoGéraldine Blanche ©Sciences Po

De nationalité franco-panaméenne, Géraldine prépare actuellement à l'École de droit de Sciences Po une thèse sur le droit de la propriété intellectuelle et l'industrie de la mode sous la direction du Professeur Michel Vivant.

Diplômée du double cursus droit français, droit anglo-américain de l'université de Paris X Nanterre, Géraldine y a effectué un Master 2 recherche en droit comparé de la propriété intellectuelle. Elle est également titulaire d'un LLM en droit de la propriété intellectuelle de la George Washington University Law School aux Etats-Unis. Diplômée de l'École du barreau de Versailles (CRFPA) en 2009, Géraldine a exercé en tant qu'avocate à Luxembourg ainsi qu'à Paris.

Depuis 2013, Géraldine enseigne à Sciences Po sur les campus de Reims, du Havre et de Paris (Introduction to intellectual property law and management, Public International Law, droit constitutionnel comparé et institutions politiques). Elle intervient aussi régulièrement auprès de créatifs et autres professionnels de l'industrie de la mode.

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La Clinique de l’École de droit se développe 

Senior Couple Meeting With Financial Advisor In Office

Programme pédagogique original d’apprentissage par l’expérience hébergé par l’École de droit de Sciences Po depuis 2011, la Clinique permet aux étudiants, à des chercheurs et membres de la faculté permanente, ainsi qu’à des organismes partenaires de participer à des projets d'intérêt public et d'innovation sociale de pointe à l'échelle locale, nationale et mondiale.

Elle regroupe actuellement quatre programmes spécifiques, portant respectivement sur :

Chaque programme est articulé autour d'un cours séminaire clinique et d'un portefeuille de projets menés en équipe. Les séminaires cliniques sont dispensés par des membres de la faculté permanente de Sciences Po, ainsi que par des professionnels issus de différents milieux. Les séminaires s'articulent autour de projets cliniques sur lesquels des équipes d'étudiants, encadrées par des tuteurs professionnels et/ou académiques, travaillent tout au long de l'année universitaire en partenariat avec un grand nombres d'organismes.

En 2018-2019, la demande de projets cliniques, tant de la part des étudiants que des partenaires extérieurs, a considérablement augmenté. La Clinique accueille cette année 74 étudiants (contre 56 en 2017-2018), dont 46 de l’École de droit et 28 de l’École des affaires internationales (PSIA), travaillant sur 24 projets avec des partenaires issus du monde associatif, d’ONGs, de l’institutionnel ou du secteur privé.

En raison de cette évolution, la Clinique se développe, à travers deux nouveautés : l’ouverture d’un nouveau programme et l’ouverture de l’accès à la Clinique aux étudiants de l’École du Management et de l’Innovation de Sciences Po (EMI).

Le programme Justice Environnementale et Transition Écologique / Environmental Justice and Ecological Transition

Au cours des 4 dernières années, les programmes HEDG et RISE de la Clinique ont entrepris des projets innovants liés aux questions environnementales.

Les étudiants du programme RISE ont par exemple rédigé un rapport à l'intention du Maire de Paris dont les lignes directrices visaient à adapter ses politiques d’achat et de marchés publics aux principes de l’économie circulaire, ainsi qu’à proposer des modifications du droit des marchés publics. Une autre équipe d'étudiants a rédigé un rapport novateur sur la participation citoyenne et la gouvernance autour des énergies renouvelables. Un autre encore travaille actuellement avec l'Agence française de développement (AFD) à l'adaptation de ses instruments juridiques aux principes de l'Accord de Paris pour le Climat.

Les équipes du programme HEDG ont travaillé sur l'impact sur les droits de l'homme de projets extractifs, notamment en termes de droits à la santé et environnementaux en République démocratique du Congo, ainsi que sur une campagne de plaidoyer relative à l'accaparement de terres dans un contexte de production d'huile de palme au Cameroun.

Compte tenu de l'expertise de la Clinique en matière environnementale, et en raison de la demande croissante des étudiants et des partenaires externes pour des travaux juridiques et de plaidoyer liés aux changements climatiques et à la justice environnementale, l’École de droit lancera à l'automne 2019 son programme Justice Environnementale et Transition Écologique / Environmental Justice and Ecological Transition.

Ce programme impliquera les étudiants dans des recherches interdisciplinaires, à la pointe de la recherche et du plaidoyer sur les questions d'environnement et de justice climatique et ce, afin de soutenir un éventail d'acteurs institutionnels et d’ONG en France et à l'international. L'un des objectifs spécifiques de la Clinique sera d'examiner et de mettre en œuvre des stratégies juridiques et politiques qui pourront assurer des résultats durables et équitables en matière de justice environnementale, tant au niveau local qu'à l’international.

L’ouverture de la Clinique aux étudiants de l’EMI

A partir de la rentrée 2019, 4 des 5 programmes de la Clinique seront ouverts aux étudiants de 1ère année des Masters International Management & Sustainability, Financial Regulation & Risk Management, et Finance & Stratégie en double-diplôme avec l'University of Pennsylvania de l’École du Management et de l’Innovation (EMI) de Sciences Po.

Pour rappel, la Clinique est ouverte aux étudiants de 2ème année de Master de l’École de Droit, ainsi qu’aux étudiants de 1ère année des Masters Human Rights and Humanitarian Action et International Public Management de la PSIA.

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"Il ne faut donc pas hésiter à créer ses propres projets"

Hugo Ruggieri, diplômé de l'École de droit
  • Hugo Ruggieri Hugo Ruggieri

"J'ai intégré Sciences Po dès le Collège Universitaire, campus de Paris, pour bénéficier d'une formation pluridisciplinaire et ouverte. À l'époque, je n'avais aucun projet professionnel concret, et j'étais attiré par le projet de cursus en deux étapes (bachelor général, master spécialisant) et l'environnement associatif foisonnant de Sciences Po.

Passionné depuis toujours par les nouvelles technologies et le numérique, j'ai créé dès la fin de ma première année l'association Espace Numérique, toujours active aujourd'hui. C'est dans le cadre de nos activités que j'ai découvert le droit du numérique et de la propriété intellectuelle, que je me suis pris d'une nouvelle passion pour ces domaines, et, après une année à la faculté de droit de Seoul National University, que j'ai intégré le Master Droit économique, dans le but de rejoindre après une année de césure la spécialité Droit de l'Innovation.

Durant tout mon parcours, j'ai continué à m'investir autant que je le pouvais dans la vie étudiante de Sciences Po, notamment en faisant partie du BDE 2011-2012, en intégrant l'association du M2 "Sciences Pi" ou encore en créant un think tank sur la régulation et l'éthique du transhumanisme à partir de la Clinique de l'École de Droit. J'ai complété cette formation par un M2 en droit du commerce électronique et de l'économie numérique à l'Université Panthéon-Sorbonne, tout en passant le barreau.

J'ai cependant choisi de ne pas prêter serment tout de suite, puisque j'ai intégré la startup de legaltech Doctrine.fr en tant que responsable juridique et délégué à la protection des données personnelles. Doctrine.fr est un moteur de recherche et d'information juridique : nous proposons non seulement un moteur de recherche dopé à l'intelligence artificielle, mais aussi des fonctionnalités avancées de veille juridique et de panorama du contentieux. J'ai rencontré les dirigeants de la société alors que je cherchais une collaboration libérale : je ne pensais pas intégrer une entreprise dès mon premier emploi, mais le projet et la vision d'ouverture et de transparence de la justice par l'open data m'ont convaincu.

Je gère les problématiques juridiques internes comme externes, et le travail est donc très varié et toujours stimulant. En interne, il s'agit principalement de revoir les contrats, d'aider à la conception du produit et d'assurer la conformité avec nos obligations (en particulier, en tant que délégué à la protection des données personnelles, avec le RGPD). Je gère également nos relations précontentieuses et contentieuses, surtout en ce qui concerne l'accès à la donnée juridique. Enfin, en tant que membre de la direction juridique et affaires publiques, je travaille avec notre directrice et mon collègue responsable affaires publiques afin d'établir des relations avec les institutions et les autres acteurs du secteur.

Le principal défi est de réussir à définir des priorités strictes dans l'ensemble de ces tâches et d'être sur une multitude de fronts à la fois. J'ai en revanche la chance de travailler dans une société qui comprend l'importance de la direction juridique, et qui ne la considère pas uniquement comme une fonction support : nous bénéficions du plein soutien de nos dirigeants et de l'ensemble de nos collègues, et sommes pleinement intégrés aux décisions stratégiques, ce qui facilite grandement le travail en interne.

Je continue en parallèle à tenter de réfléchir le droit du numérique, au travers de plusieurs projets. J'ai ainsi créé avec deux anciens camarades de la spécialité Droit de l'Innovation un site d'actualités techno-juridiques, sur lequel nous publions de la doctrine et une newsletter hebdomadaire : aeonlaw.eu. Je travaille aussi, au travers des initiatives Galatea et ThinkH+, à la réflexion sur le droit et l'éthique de l'intelligence artificielle et du transhumanisme.

Si je ne devais donner qu'un seul conseil à des étudiants aujourd'hui intéressés par le droit du numérique, ce serait justement de s'investir dès maintenant et autant que possible dans des initiatives collectives de réflexion sur ces sujets d'actualité. Cette matière technique requiert un partage de connaissances interdisciplinaire - on ne peut réfléchir le droit du numérique sans échanges entre sciences humaines et sciences dures - mais aussi intergénérationnel. Des réseaux de réflexion et des cliniques juridiques naissent désormais partout, et il est essentiel de les développer et de favoriser les travaux communs. Il ne faut donc pas hésiter à créer ses propres projets ou à rejoindre des initiatives existantes - les associations dont je fais partie sont d'ailleurs toujours en recherche de nouveaux membres !"

Hugo Ruggieri est diplômé 2016 du master Droit Economique spécialité Droit de l'Innovation (DI).

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"Un métier qui allie humanité et technicité"

Adélaïde Jacquin, diplômée de l'École de droit
  • Adélaïde JacquinAdélaïde Jacquin

Quel a été votre parcours à Sciences Po ?

Je suis entrée à Sciences Po Paris après avoir passé le concours l’été suivant l’obtention de mon baccalauréat en juin 2008. J’ai suivi le cursus du Collège universitaire, et puis j’ai eu la chance d’aller en Russie pendant ma troisième année à l’étranger, au sein du MGIMO, une université moscovite de renom et spécialisée dans les relations internationales.

Durant ces premières années, j’étais très intéressée par le droit constitutionnel et l’enseignement « Institutions Politiques », et le droit public de façon générale : à mon retour de 3e année, je me suis donc inscrite en Master 1 Affaires Publiques, avec une spécialité Santé. J’ai en effet un temps envisagé de passer les concours permettant d’être directrice d’hôpital (l'EHESP) ou de travailler au sein de la sécurité sociale (En3s). Toutefois, très rapidement, j’ai préféré rejoindre la filière générale, et cela m’a été permis dès le second semestre. Dans ce cadre, je suivais le cours de MM. Stirn et Guerin : j’ai alors découvert le droit privé, et notamment le droit pénal, à travers la jurisprudence de la Chambre criminelle de la Cour de Cassation.

J’ai alors décidé de faire le master Droit économique de l’École de Droit de Sciences-Po Paris, avec la spécialité Entreprises, Marchés et Régulations. Bien qu’ayant une dominante en droit des affaires, je me suis toujours assurée de suivre des enseignements de droit pénal, et cette matière m’intéressait tout particulièrement. J’ai été diplômée de Sciences Po Paris en juin 2014.

Quelles sont vos activités et missions aujourd'hui ?

Je suis avocat pénaliste depuis 2016. J’exerce en droit pénal des affaires et en droit pénal dit de droit commun, au sein du cabinet VIGO. Étant profession libérale, j’exerce également à titre individuel, pour ma propre clientèle.

Pourquoi avez-vous souhaité rejoindre cette structure ?

VIGO est une structure qui permet à un avocat pénaliste de s’épanouir dans toute la matière pénale : les dossiers sont très variés en termes de problématiques (droit pénal des affaires / droit commun), mais également en termes de type de clientèle (personne morale / personne physique) et donc en termes d’enjeux (financiers, humains, etc).

En outre, le cabinet VIGO est un cabinet d’avocats engagés (sur des problématiques telles que les libertés et droits fondamentaux, mais également sur les enjeux environnementaux et les problématiques liées à la responsabilité sociale des entreprises) et cet engagement a également été une donnée essentielle pour moi.

Comment êtes-vous parvenu(e) à ce poste ?

Avant de rejoindre le cabinet VIGO en qualité d’avocat, j’y ai effectué mon stage final dans le cadre de l’école de formation du barreau. Au cours de mon stage, les associés du cabinet m’ont proposé de rejoindre leur équipe. J’ai accepté.

Quels sont vos défis au quotidien ?

Le temps ! Le métier d’avocat pénaliste est un métier très exigeant en termes de disponibilité. C’est aussi un métier qui allie humanité et technicité : l’avocat pénaliste est un juriste, mais son expertise vient au secours de personnes en difficulté. Il faut trouver un équilibre. Et puis sans doute faut-il aussi savoir faire preuve d’une certaine forme de courage, ou du moins de volonté et de détermination : le rôle premier d’un avocat pénaliste est avant tout de défendre quelqu’un qui est accusé d’avoir commis un crime ou un délit, et devant la juridiction pénale, vous êtes seul aux côtés de votre client, face à l’accusation et à ceux qui vont le juger.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Je préfère la question précédente ! Je crois que l’on ne peut qu’exercer ce métier avec passion. Il faut sans doute savoir puiser dans ses victoires l’énergie pour faire face à des échecs et savoir accompagner ceux qui sont les premiers concernés. Ne pas perdre de vue que l’avocat n’est jamais le gagnant ou le perdant d’un procès pénal.

Quels sont vos projets ?

Continuer à développer mon expertise en qualité de praticienne du droit dans tout le spectre de la matière pénale (droit pénal des affaires, droit commun, criminalité organisée, et terrorisme qui m’intéresse tout particulièrement).

D’un point de vue peut être plus théorique, mais qui me semble essentiel à la pratique quotidienne du droit, j’espère également pouvoir continuer à produire des articles de doctrine dans des revues spécialisées, et à m’intéresser aux problématiques et enjeux juridiques suscités par les réformes législatives dans le cadre de colloques et conférences, comme j’ai aujourd’hui l’occasion et la chance de le faire. Et peut-être réfléchir à terme à l’enseignement, en parallèle de mon activité d’avocat.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui souhaiteraient suivre votre parcours ?

Je n’ai pas eu le parcours « type » d’un avocat pénaliste. Et pourtant je ne pourrais pas me sentir plus à ma place qu’en exerçant ce métier. Outre la nécessité d’avoir des compétences en droit et des qualités rédactionnelles, c’est un métier que l’on apprend en faisant : je ne crois pas qu’il faille avoir des inquiétudes sur le fait d’avoir étudié d’autres matières juridiques que du droit pénal avant d’exercer le métier d’avocat pénaliste. L’étude du droit donne des facultés à raisonner, à rédiger un argumentaire, qui peuvent être transposées à toute la matière juridique. Le métier d’avocat pénaliste est plein d’intensité : très rapidement, vous saurez si vous êtes faits pour cette aventure.

Adélaïde Jacquin, diplômée 2014 du master Droit Economique spécialité Entreprises, Marchés et Régulation (EMR)

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"Un mélange d’enthousiasme, d’ambition et de liberté très inspirant"

Pascale Cornut St-Pierre, Docteure de l'École de droit de Sciences Po
  • Pascale Cornut St-Pierre Pascale Cornut St-Pierre

Pascale Cornut St-Pierre est Docteure de l'École de droit de Sciences Po. Elle a obtenu le Prix Cabonnier 2018 et le Prix solennel de la Chancellerie pour sa thèse "Les swaps ou l’innovation financière aux mains des juristes. Contribution à l’étude socio-juridique de la financiarisation" soutenue en décembre 2017. Elle est professeure adjointe à la section de droit civil de la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa (Canada).

Pourriez-vous résumer votre parcours au sein de Sciences Po ?

Je suis arrivée à Sciences Po en 2012, pour le doctorat. J’avais fait toutes mes études antérieures au Québec – d’abord en philosophie, puis en droit – et je souhaitais découvrir de nouveaux horizons. Au moment de commencer la thèse, j’avais encore un attachement très incertain au droit : comparé à la philosophie, le droit m’offrait plus de prise sur le monde, mais j’y voyais une discipline dogmatique, remplie de personnes à l’esprit conformiste. Pour dire la vérité, j’avais même initialement prévu faire une thèse en sociologie, et ce sont les sociologues qui n’ont pas voulu de moi ! Ceci dit, j’ai tout de suite été charmée par l’ambiance qui régnait au sein de l’École de droit. Le programme doctoral en était encore à ses débuts – j’ai assisté à la soutenance de la première thèse à la fin de ma première année à Sciences Po – et j’y ai trouvé un mélange d’enthousiasme, d’ambition et de liberté très inspirant pour la jeune chercheuse que j’étais. L’interdisciplinarité et les approches critiques y étaient très valorisées et y nourrissaient un enseignement du droit fortement ancré dans la pratique – une combinaison étonnante, que je m’efforce à présent de reproduire dans mes propres cours. Mes années de thèse ont été ponctuées d’expériences très riches, sur le plan de l’enseignement comme de la recherche. Dès ma première année, on m’a par exemple offert d’enseigner un cours de sociologie du droit au Collège universitaire de Sciences Po, pour lequel on m’a donné presque carte blanche. Lors de ma deuxième année, j’ai pu effectuer deux séjours de recherche de plusieurs mois hors des murs de l’institution, le premier à l’Université McGill, à Montréal, et le second à l’Université Goethe de Francfort. J’ai aussi fait quelques séjours plus courts au Centre Perelman de philosophie du droit, à l’Université libre de Bruxelles. Ces expériences ont durablement marqué ma vision du droit et de moi-même en tant que juriste.

Aviez-vous un projet professionnel précis lorsque vous avez décidé d'effectuer un doctorat en droit ? Envisagiez-vous déjà une carrière académique ?

Mon objectif était clair dès le départ : je souhaitais faire un doctorat non seulement par curiosité et par amour du savoir, mais également en vue de rentrer au Canada et d’y poursuivre une carrière universitaire. Il faut dire que j’ai commencé mes études doctorales en étant un peu plus âgée que plusieurs de mes collègues : j’avais déjà eu l’occasion de tergiverser longuement quant à mon avenir professionnel !

Comment avez-vous défini le sujet de votre thèse ?

Je savais dès le départ que je souhaitais étudier les liens entre le droit et la finance, à l’aide d’une approche sociologique. Mais entre cette orientation générale et le choix définitif de mon sujet, il m’a fallu deux années complètes de recherche. Le choix de mon sujet n’avait donc rien d’évident. J’ai d’abord dû me familiariser avec l’univers de la finance et son jargon bien particulier, puis comprendre comment les sciences sociales pouvaient enrichir notre lecture des phénomènes financiers. Cela accompli, il me restait encore à retrouver le droit au milieu de toute cette technique financière ! On imagine souvent une finance qui se serait plus ou moins émancipée du droit au cours des dernières décennies, et j’ai mis du temps à comprendre que le droit se situait au contraire au cœur de la finance, à l’intérieur même des produits financiers. Avant cette découverte, je n’aurais jamais imaginé consacrer une thèse aux swaps !

Quel message souhaitez-vous transmettre aux étudiants de l'École de droit de Sciences Po et à ceux qui envisagent des études doctorales  ?

Si vous entamez des études doctorales, ayez le courage de vous perdre ! La thèse est une aventure intellectuelle dont on ne connaît pas d’avance le point d’arrivée : je crois qu’il faut l’accepter et se laisser guider par son intuition. Je me souviens des paroles de l’un de mes superviseurs qui, constatant mon désarroi devant mon incapacité à formuler clairement mon projet de recherche après une année entière de travail, m’avait confié que le contraire eut été bien plus inquiétant : un sujet qui s’énonce clairement après une seule année de recherche est probablement trop évident pour qu’il vaille la peine d’y consacrer une thèse de doctorat. Il avait raison : la bonne recherche prend du temps, et faire le choix d’un doctorat implique d’aller à contre-courant d’une époque où tout s’accélère.

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"Une vraie inventivité dans le droit"

Un cours de droit avec Christophe Jamin
  • Christophe Jamin ©Thomas ArrivéChristophe Jamin ©Thomas Arrivé

Ni dogmatique, ni doctrinal : le droit, dans les cours de Christophe Jamin, n’a pas besoin de “D” majuscule. C’est une pensée vivante et inventive, que le juriste au célèbre nœud papillon enjoint les étudiants à interroger, à critiquer pour mieux se l’approprier. Rencontre en amphi avec un maître de l’anti-cours magistral.

Professeur des Universités à Sciences Po, Christophe Jamin est docteur en droit de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et agrégé de droit privé et sciences criminelles. Il a été avocat au barreau de Paris et secrétaire de la conférence du stage. Il a enseigné à l'Université McGill (Montréal), puis à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et à l'Université de Lille 2. Il dirige l'École de droit de Sciences Po depuis sa création en septembre 2009. Christophe Jamin a publié de nombreux ouvrages et articles sur le droit des contrats, l’enseignement du droit et la formation des juristes, l’histoire de la pensée juridique et la profession d’avocat.

Directeur de la Revue trimestrielle de droit civil, il codirige les collections « droit des affaires » et « Exégèses » aux éditions Lextenso. Membre de la Commission supérieure de codification, il fait en outre partie du conseil académique de l’Institute for Global Law and Policy de l’Université Harvard ainsi que de l’Advisory Board de l’Association of American Law Schools.

Prof., c'est la 1ère websérie de Sciences Po. À chaque épisode, nous vous emmenons au cœur des salles de cours, dans cette rencontre entre un « Prof. », une discipline, et ses étudiants. Quel est le secret d'un cours réussi ? Une confrontation des points de vue parfois inattendue, souvent drôle, toujours passionnée. Pour revoir tous les épisodes de la série, rendez-vous sur notre chaîne Youtube.

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Global PIL Book Launch

  • Lucia Bizikova, Professor Horatia Muir Watt and Agatha Brandao de OliveiraLucia Bizikova, Professor Horatia Muir Watt and Agatha Brandao de Oliveira

The case-book was originally inspired by Professor Horatia Muir Watt's courses in private international law. Witnessing the impact of globalisation on private international law, the cases in the book reflect on the ever-increasing gap separating the conventional presentation of private international law and the contemporary changes that have induced transformations in transnational adjudication and law-making. With over 50 contributors from diverse cultural origins and disciplinary horizons, the book is seen as both an academic and pedagogical experiment.

The evening celebrating this novel contribution to the legal field was a grand success, with invited speakers Paul Lagarde and Antoine Garapon, presenting on their thoughts of the structure and shifts in private international law against the 'global turn.' Librairie Pedone was packed with excitement and interest as the event had brought in over 50 guests from all parts of the world.

Global Private International Law, Adjudication without Frontiers (Edward Elgar Publishing, January 2019)

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