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Témoignage d'Amine Boumaraf, étudiant de 1ère année du master-joint Droit et finance

Après un parcours assez classique au sein d’une classe préparatoire puis d’une école de commerce où j’ai notamment été introduit aux rudiments du droit et de la finance, j’ai très vite voulu m’y spécialiser davantage.

Et c’est par hasard lors d’une visite à la journée portes ouvertes que j’ai découvert ce nouveau concept. Je connaissais déjà le master droit économique pour lequel j’avais initialement l’intention de postuler mais, à l’examen de la maquette pédagogique du master droit et finance, j’ai su d’expérience que la formation dispensée en finance allait être très solide.

Or, j’avais effectué un stage au sein d’une grande banque et l’un de mes tuteurs devait mettre en place un contrôle pour s’assurer de la conformité légale d’un produit financier complexe et m’avait justement confié n’avoir pas bien saisi son fonctionnement. C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte de l’importance d’être capable de naviguer entre ces deux milieux.

Cela fait bientôt 3 mois que nous avons débuté cette formation et personnellement, je trouve qu’il est agréable et très satisfaisant de travailler des matières qui, en plus d’être intéressantes sur un plan intellectuel vont immédiatement nous servir sur le plan professionnel quel que soit le domaine car, si mon idée de départ était d’être avocat d’affaires, je réfléchis aujourd’hui à d’autres possibilités tant elles sont innombrables !

Amine Boumaraf, étudiant de 1ère année du master-joint Droit et finance

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Forum des métiers du droit

Save the date : mercredi 6 février 2019
  • ©Sciences Po©Sciences Po

Le Forum des métiers du droit aura lieu mercredi 6 février 2019 à la Maison de la Chimie. Il permet aux étudiants et diplômés de s'informer sur les cabinets d'avocats, sur leurs domaines d'expertises et opportunités, de s'informer sur les carrières en administration judiciaire et de trouver un stage optionnel ou obligatoire de master 2.

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Bourse d’excellence VIVANT CHISS

2ème édition
  • Logo VIVANT CHISSLogo VIVANT CHISS

Pour la deuxième année consécutive, Vivant Chiss, cabinet d'avocats, offre à un élève d’un master de droit de Sciences Po, une bourse d’excellence afin de le soutenir dans ses études et de lui permettre plus aisément d’accéder à la profession d’avocat.

Montant de la bourse : 6 000 € pour l’année universitaire en cours.

La bourse Vivant Chiss s’adresse aux étudiants inscrits en première année de master droit économique ou carrières judiciaires et juridiques et se destinant à la profession d’avocat.

La bourse est attribuée de manière prioritaire à un étudiant qui présente un dossier d'excellente qualité académique et qui pour des raisons de nature sociale, financière ou en raison d'un handicap, a besoin d’un soutien matériel complémentaire pour poursuivre dans de bonnes conditions ses études au sein du master de Sciences Po.

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Témoignage d'Anaïs Alle, étudiante de 1ère année du master-joint Droit et finance

  • ©Anaïs Alles©Anaïs Alles

J’ai intégré Sciences Po avec l’objectif de devenir avocate. Le collège universitaire a élargi mes horizons et mes possibilités, tout en me permettant de préciser mon projet. L’annonce de l’ouverture du master joint droit et finance, pendant ma troisième année en école de commerce à Madrid, faisait écho à mon parcours pluridisciplinaire, à mon intérêt pour les problématiques tant juridiques que commerciales et financières ainsi qu’à ma conviction qu’elles devaient s’appréhender ensemble.

Cela fait maintenant quelques semaines que j’ai fait ma rentrée avec la première promotion du master droit et finance. Jusque-là, l’École de Droit et l’École du Management et de l’Innovation ont tenu leurs promesses sur l’exigence, la qualité et la richesse de cette double formation. Au cours de ces quelques semaines, j’ai découvert les langages techniques des deux matières et j’ai pu percevoir les bénéfices pratiques de cet apprentissage.

Les enseignements des deux masters s’articulent bien entre eux et offrent un double éclairage précieux sur certains sujets d’actualité, ou sur certaines transactions. La diversité des parcours, des profils et des projets des étudiants de notre première promotion est également un atout du master au sein duquel on sent une énergie, une motivation et un potentiel stimulants.

Mon objectif est toujours de devenir avocate, et de me spécialiser en financement de projets dans le secteur de l’énergie. Ce domaine, comme tant d’autres, nécessite la capacité de comprendre et traduire des contraintes légales pour les juristes en implications financières pour les entreprises et inversement. En ce sens, le master nous ouvre de nombreuses opportunités et nous prépare concrètement aux réalités des marchés de la finance et du droit. La rentrée est encore récente mais je me sens déjà pleinement intégrée et optimiste pour la suite.

Anaïs Alle, étudiante de 1ère année du master joint Droit et finance

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Témoignagne de Myele Rouxel, lauréate du Prix Maingené 2018

J’ai intégré Sciences Po en premier année, après mon bac, avec pour objectif d’influer sur les politiques publiques environnementales. À cette fin, j’envisageais initialement une carrière dans l’administration publique. Cependant, au cours de ma scolarité, j’ai développé une vraie appétence pour le droit et j’ai pris conscience de la force du droit comme outil de changement politique. Après ma troisième année à Pékin, j’ai donc intégré le master de Droit économique de Sciences Po afin de me doter des outils juridiques nécessaires pour embrasser une carrière de juriste en droit de l’environnement. Si ce master était essentiellement centré sur le droit des affaires, j’ai fait le choix de rejoindre la spécialité Global Governance Studies en master 2, ce qui m’a permis de me former en droit de l’environnement et en droits de l’homme. Plus généralement, j’ai appris en master 2 à appréhender les problématiques juridiques engendrées par la globalisation. Cela s’avérera certainement très utile lors de ma pratique du droit de l’environnement, compte-tenu du caractère diffus des dommages environnementaux.

J’ai tout de suite vu en la Clinique de l’École de droit une opportunité pour travailler, dès mon master, au service de la cause environnementale, tout en acquérant des compétences pratiques complétant ma formation théorique. Le projet Labelliser le bien-être animal s’inscrivait parfaitement dans la continuité de mon engagement écologique, compte-tenu de l’impact désastreux de l’élevage industriel sur l’environnement. Ce projet me permettait également de promouvoir l’amélioration du bien-être des animaux d’élevage, sujet qui me tient particulièrement à cœur. En effet, frappée par les conditions de vie déplorables des animaux d’élevage, je suis vegan depuis un an et demi.

Cet engagement personnel a d’ailleurs été la source de questionnements éthiques perpétuels au cours de la réalisation du projet : faut-il œuvrer pour l’abolition de l’élevage et faire ainsi disparaître toute souffrance animale ? Ou l’abolition est-elle un vœu pieux et la consommation de viande une réalité et ne vaut-il alors pas mieux accompagner les éleveurs dans le sens d’une démarche de progrès ? Au risque d’ailleurs de participer de la justification de l’élevage et de la souffrance des animaux qui en découle… Une des forces du travail de groupe avec les deux autres étudiants du projet, Yann et Albane, a été de résoudre ces dilemmes en confrontant nos points de vue parfois divergents. Nous avons choisi d’adopter un point de vue pragmatique de la question : toutes démarches d’amélioration du bien-être des animaux, tant qu’elles sont fiables et sincères, sont bonnes à prendre et doivent être encouragées.

Notre projet s’est donc centré sur l’accompagnement des initiatives privées d’amélioration du bien-être des animaux. Nous partions du constat des limites des législations en matière de bien-être animal et par suite, de la force des initiatives privées pour améliorer les pratiques. Cependant, si les initiatives privées d’amélioration du bien-être animal florissent en France et en Europe, les informations fournies au consommateur en la matière sont très insuffisantes. Nous avons donc œuvré à développer des outils d’amélioration des informations communiquées, afin de permettre aux consommateurs de favoriser le bien-être animal dans leurs décisions d’achat.

Pour ce faire, nous avons découpé notre travail en quatre étapes successives.

  • Premièrement, nous avons commencé par une revue des travaux académiques sur l’éthique animale et le droit animalier.
  • Deuxièmement, nous avons rencontré l’ensemble des parties prenantes (des juristes, des chercheurs à l’INRA, des vétérinaires, des distributeurs, des producteurs et représentants de producteurs, des associations de protection animale et un philosophe). Ces entretiens étaient absolument passionnants, compte-tenu de la complexité de la question du bien-être animal, aux croisements de l’éthique, du droit et de la science vétérinaire. Ces entretiens étaient très pluridisciplinaires, dans la mesure où l’amélioration du bien-être animal elle-même ne peut se concevoir sans prendre en compte d’autres aspects connexes, mais essentiels : les problématiques environnementales, de rémunération de l’éleveur... Ces entretiens étaient également une expérience très enrichissante au niveau relationnel : nous avons appris à savoir gagner la confiance de personnes extrêmement reconnues dans le milieu, à assoir notre crédibilité et à défendre notre projet face à certains sceptiques.
  • Troisièmement, nous avons également analysé les initiatives de labellisation du bien-être animal menées en Europe et aux États-Unis, afin de définir ce qu’est à nos yeux un bon label bien-être animal. Ce travail a impliqué beaucoup de réflexion en groupe. J’ai trouvé cet aspect critique du projet particulièrement passionnant : il fallait s’émanciper de l’influence des personnes rencontrées pour construire notre propre vision d’un bon label.
  • Quatrièmement, forts de ce travail d’analyse, nous avons rédigé des Principes directeurs relatifs à la labellisation et à l’information du consommateur sur le bien-être animal. Ces Principes sont un guide à destination des parties prenantes pour la création de labels fiables et crédibles en la matière. Ils fournissent également des outils d’analyse des labels existants en France et à l’étranger. Ce travail était particulièrement formateur car il impliquait de trouver un équilibre difficile. En effet, chaque Principe devait être ambitieux, pour ne pas permettre à des acteurs peu respectueux du bien-être animal de s’en prévaloir, mais rester réaliste, afin de ne pas détourner certains acteurs de la démarche de progrès que nous voulons promouvoir.

Cette expérience au sein de la Clinique a été particulièrement formatrice pour moi car elle était à la croisée du cadre universitaire et professionnel. En effet, notre travail consistait en des allers-retours entre la théorie et la pratique : nous passions de travaux théoriques sur l’éthique animale à des considérations pratiques d’hygiène ou de goût.

Par ailleurs, ce projet était particulièrement stimulant dans la mesure où, à l’inverse des autres projets Clinique, nous n’avions pas de commanditaire. Nous étions encadrés par trois chercheurs et nous disposions ainsi de toute la liberté dont bénéficient les universitaires. Cette indépendance nous a permis d’asseoir notre crédibilité devant les parties prenantes et nous permettra de promouvoir nos Principes directeurs afin qu’ils soient appliqués par les différents acteurs. En outre, à l’inverse de la position du stagiaire qui exécute mais ne dispose pas de pouvoir décisionnaire sur le produit final, nous avons pu nous emparer du projet et prendre l’initiative, encadrés par nos tuteurs.

Notre projet était centré sur l’action privée, ce qui est particulièrement formateur eu égard à la multiplication actuelle des sources de normativités privées. Le travail de rédaction des Principes directeurs s’avérera très utile pour mon projet professionnel. En effet, les Principes directeurs sont des outils d’orientation de la normativité privée amenés à se multiplier dans l’avenir, la soft law permettant d’améliorer l’impact environnemental ou social des entreprises, là où le législateur national est parfois défectueux.

Au-delà, ce travail m’a permis d’acquérir une vraie expertise dans le domaine du bien-être animal. Si je n’envisage pas a priori de travailler spécifiquement dans ce domaine, les compétences que j’ai acquises sont très utiles pour quiconque exerce dans le domaine du droit de l’environnement. Ainsi, après avoir obtenu mon diplôme de l’École de droit en juin dernier, j’ai effectué un stage en droit de l’environnement au cours duquel j’ai pu mettre à profit cette expertise sur les questions agricoles. Aujourd’hui, je passe le CRFPA et j’envisage de travailler comme avocate en droit de l’environnement, afin d’assurer la défense d’associations environnementales. Je projette de faire de la question du bien-être animal un de mes axes de travail.

L’obtention du prix Anthony Mainguené est une formidable opportunité pour la poursuite du projet. La question du bien-être animal s’inscrit parfaitement dans la démarche éthique de la fondation et ce prix permettra aux étudiants reprenant le projet de continuer à porter cette problématique au sein de Sciences Po et au-delà. Nous n’avions pas de financement cette année et les fonds obtenus permettront notamment aux étudiants de réaliser des enquêtes de terrain pour appliquer nos Principes et de tenir un blog pour communiquer notre travail. Je continuerai, avec Albane et Yann, à m’impliquer au sein du projet. Je me rappelle avoir entendu, en entrant dans la Clinique, que lorsque l’on y rentre, on ne la quitte plus, et c’est manifestement le cas !

Myele Rouxel, diplômée 2018 du master Droit économique spécialité Global Governance Studies (GGS)

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