Mémoire de la Shoah

Date: 
11 Mai, 2015
Auteur: 
Ledoux Sébastien

Cet article a été publié avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

La mémoire de la Shoah est entendue ici comme l’ensemble des représentations et des évocations ayant pour objet le génocide des Juifs depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les premiers temps

Dès la mise en œuvre de la politique de persécution et d’extermination des Juifs par les nazis, l’intention de mettre en mémoire ce qui survenait, par le témoignage et l’archivage, s’est manifestée au sein du monde juif. A partir de novembre 1940, dans le ghetto de Varsovie, des archives sont constituées sous la direction d’Emanuel Ringelblum [S. Kassow]. En avril 1943, à Grenoble, Isaac Schneersohn crée un comité qui prendra le nom de Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) en 1945 [S. Perego et R. Poznanski]. Dans l’immédiat après-guerre, de nombreux écrits de rescapés juifs apparaissent afin de ne pas laisser tomber dans l’oubli ce dont ils avaient été les témoins directs [A. Wieviorka (a)]. Parallèlement, les nombreuses images de la libération des camps diffusées par les médias évoquent alors peu la singularité de la Shoah, diluée dans la dénonciation de l’univers concentrationnaire qui incarne alors la barbarie nazie [M.-A. Matard-Bonucci]. Le génocide des Juifs n’est, dans le même temps, pas absent des multiples procès conduits pour juger les nazis ou les collaborateurs dans un cadre national ou international (Nuremberg). Cependant, il est le plus souvent relégué au second plan, voire à la marge, les tribunaux retenant prioritairement les crimes contre la paix, les crimes de guerre, ou ceux de trahison et collaboration avec l’ennemi dans le cas des procès d’épuration [F. Brayard].

La période qui suit, des années 1950 à la fin des années 1960, -la guerre des Six Jours de 1967 étant considérée comme un tournant ouvrant une nouvelle période-, a été qualifiée à partir des années 1980 comme celle de l’oubli de la Shoah. Cet oubli fut analysé par un double effet. D’abord, celui d’un refoulement collectif post-traumatique qu’auraient connu les Juifs eux-mêmes murés dans le silence. D’autre part, l’occultation du génocide par les différentes institutions nationales, qui mobilisaient en premier lieu la mémoire de leurs mouvements résistants respectifs, mais également par les élites, et plus largement par l’opinion publique [A. Wieviorka (a) pour la France, T. Kushner pour la Grande-Bretagne, P. Novick pour les États-Unis]. Initié par l’historienne Hasia Diner pour les États-Unis à la fin des années 2000, le renouvellement historiographique actuel vient mettre en cause ce schéma narratif. Il dépasse une certaine vision téléologique de la mémoire de la Shoah, fondée sur l’opposition matricielle diachronique « oubli-mémoire » ou « trauma/refoulement/retour du refoulé » empruntée à la psychanalyse, de façon problématique, à l’échelle collective. Ces recherches analysent les différents niveaux de mémoire de la Shoah. Elles identifient les groupes concernés et les acteurs qui en sont les porteurs et mesurent le degré de partage de ses représentations et les processus d’interactions à l’œuvre [M. Rothberg], ainsi que la disparité des chronologies selon les pays (le tournant que constitue le procès Eichmann pour Israël en 1961 ne peut être généralisé aux autres espaces nationaux de façon similaire). Si l’on constate l’absence de mises en récit publiques par les politiques nationales et les grands médias, ces recherches relèvent pour ces années des traces bien vivantes de cette mémoire dans le monde juif qui viennent infirmer la thèse de son silence [H. Diner pour les États-Unis, L. Jockush pour l’Europe dont les activités du CDJC en France, D. Cesarani et E. Sundquist pour différentes études de cas en Europe et aux E.U]. On observe notamment l’instauration de commémorations relatives à la Shoah dans l’espace public par des acteurs associatifs juifs [S. Perego] qui voient la participation progressive des pouvoirs publics à différentes échelles [S. Ledoux]. Au-delà du monde juif en effet, la mémoire de la Shoah demeure régulièrement présente dans les sociétés occidentales [F. Azouvi pour la France], par le biais de commémorations, mais aussi de procès (procès d’Eichmann en 1961, procès d’Auschwitz à Francfort en 1963-1965), de créations artistiques (littérature, cinéma, théâtre), de débats ou de controverses publiques [S. Moyn pour « l’affaire Treblinka » (1966) en France]. Sans occuper la place centrale qu’elle connaitra postérieurement, la mémoire de la Shoah n’a jamais été tout à fait absente au cours de cette période.

La « mémorialisation » de la Shoah (1970-1980)

La « mémorialisation Denis Peschanski, « Introduction », dans D. Peschanski (dir.), Mémoire et mémorialisation, , Hermann, 2013, p. 7. » de la Shoah est entendue comme la mise en récit publique de ce passé appréhendé sous une forme autonome et convoqué de façon continue dans le présent et pour l’avenir. Elle s’est opérée progressivement en Occident dans les années 1970-1980, par la conjugaison de plusieurs facteurs.

Présents désormais dans la très grande majorité des foyers, les médias audiovisuels (télévision-radio) ont joué un rôle majeur dans la publicisation de la singularité du fait génocidaire, incarnant l’expérience historique absolue de l’inhumanité. Ils ont constitué un vecteur de diffusion à une échelle inédite, que ce soit à l’occasion de procès (diffusion à la radio du procès Eichmann en Israël en 1961, médiatisation du procès Barbie en France en 1987 associée à la diffusion de Shoah de Cl. Lanzmann à la télévision), d’émissions ou de feuilletons télévisés pour grand public (Holocaust aux États-Unis, en Allemagne et en France en 1978-1979) [J. Maeck]. Les médias, en tant qu’acteurs engagés, ont également participé à la construction de la mémoire de la Shoah en tant que « problème public ». Corrélée à la question de l’antisémitisme toujours présente, son absence dans les politiques nationales du passé est alors présentée à l’opinion par ces acteurs comme relevant d’une situation anormale appelant une réponse politique de la part de leurs représentants (exemple en France de la reconnaissance de la participation du gouvernement de Vichy à la Solution finale).

L’arrivée dans les années 1970 de la « seconde génération », enfants de déportés engagés de façon indissociable dans la revendication de leur identité juive et comme « entrepreneurs de mémoire Michael Pollak, Une identité blessée, , Metailié, p. 30. » du génocide, a pu être déterminante pour mobiliser les pouvoirs publics à porter la transmission de la mémoire de la Shoah au plus haut niveau des institutions nationales (rôle en France de Serge Klarsfeld avec son association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France créée en 1979). Dans cette mobilisation, il faut également souligner l’importance jouée par les acteurs-tiers, situés en dehors de la communauté juive. Ils ont porté la mémoire de la Shoah comme un héritage commun pour l’inscrire dans un enjeu d’intérêt général pour la communauté nationale, voire supranationale. Cela a permis de dépasser le cadre d’un groupe d’intérêt agissant pour ses membres.

La reconnaissance dans les sociétés occidentales, d’une part d’un statut social pour les victimes, entrainant à l’échelle internationale des mobilisations humanitaires, et d’autre part du « traumatisme » comme une réalité devant être prise en charge par la collectivité Voir à ce sujet l’analyse de Didier Fassin et Richard Rechtman, L’Empire du traumatisme. Enquête sur la condition de victime, , Flammarion, 2007. a offert la possibilité d’instituer un nouveau cadre d’intelligibilité à la mémoire de la Shoah, catégorisée alors comme toujours présente par sa nature traumatique à l’échelle à la fois individuelle et collective. Cette évolution a notamment favorisé la publicisation de la parole des témoins-victimes de la Shoah qui deviennent, en Occident, les porteurs d’un nouvel éthos démocratique fondé sur les droits de l’homme et le vivre ensemble [A. Wieviorka (b)]. Ces nouvelles formes d’appropriation du passé permettent à la mémoire de la Shoah de bénéficier progressivement, dans les années 1970 et surtout 1980, d’une mise à l’agenda des acteurs politiques et des médias. Pour ces derniers, elle constitue désormais, bien au-delà du cadre de la communauté juive, un héritage et un projet commun, une expérience historique délivrant du sens et un horizon devant être partagée collectivement.

Si les procès de l’après-guerre visant les criminels nazis et les collaborateurs avaient le plus souvent marginalisé la question des crimes antisémites, ceux des années 1970-1980 constituent pour la Shoah des narrateurs historiques de premier plan. Ils placent le génocide au centre des instructions, des chefs d’accusation et des condamnations, favorisés dans certains cas par le nouveau cadre juridique de ce crime qualifié dans les juridictions nationales d’imprescriptible en sa qualité de crime contre l’humanité. Surtout, à l’instar du procès Eichmann en Israël [H. Rousso ; D. Cesarani], ces procès dépassent la simple question de la responsabilité des criminels. Ceux-ci sont alors investis par les acteurs juridiques et politiques, par les médias et par les élites intellectuelles d’une fonction précise : faire mémoire du génocide des Juifs auprès de la population, principalement par le biais du récit des témoins oculaires (procès Barbie en 1987 pour la France).

La mémoire de la Shoah comme cadre référentiel (1990-2000)

Porteuse de nouvelles normes juridique, politique et morale, la mémoire de la Shoah devient dans les années 1990 un vaste champ d’actions publiques, qui œuvrent à la fois aux réparations dues à la communauté juive et à la consolidation du vivre ensemble des communautés nationales et supranationales. Ces politiques se déclinent sous différentes formes : indemnisations liées aux spoliations ou à la disparition des ascendants [Cl. Andrieu et alii]Voir par exemple la « Mission Mattéoli » en France entre 1997 et 2000., instauration de journées nationales et internationales pour commémorer la ShoahLe 27 janvier est institué comme « Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste » par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2005 ».[R. Clifford pour la France et l’Italie, C. Sharples et O. Jensen pour la Grande-Bretagne], institutionnalisation de la catégorie des Justes [S. Gensburger (a) pour la France], créations de musée-mémoriaux [J. Young pour les États-Unis], organisation de voyages pédagogiques sur les lieux de l’extermination. Présentée comme une leçon universelle devant être partagée par la communauté internationale pour construire le XXIe siècleVoir le texte de la Conférence intergouvernementale de Stockholm en 2000., la mémoire de la Shoah est alors investie d’une fonction éducative éminente, tenant lieu de propédeutique à l’apprentissage de valeurs civiques et morales universelles. Elles sont censées construire un nouvel espace de citoyenneté pour les jeunes générations évoluant dans des sociétés multiculturelles [A. Oeser pour l’Allemagne].

Évoluant vers une « mémoire cosmopolite » transnationale à l’ère de la globalisation [D. Lévy et N. Sznaider], la mémoire de la Shoah devient un « cadre référentiel » [N. Lapierre]. Elle est mobilisée pour évoquer des crimes de masse survenus par le passéEntre autres exemples, le film Shoah de Claude Lanzmann est projeté en 2004 à Nankin pour évoquer le massacre de dizaines de milliers de Chinois par les troupes japonaises en 193F.ou pour tranitercenux d poéfsnti Las emodlisés me Ca msesen 1émoire deugéncie dis eTutss pau Rwanda aoés19394[A. OKlisaky]le mant enti Lapmémoire de la Shoah est aégle mnt untlisée pcomm pasradigm pasrdizférenti goupes jémoirel paur treenudquesrun statu aéquialeut un 1tiore de loéfjudics en da pouisques ea péfasraions elltive écenrtines fnits histireues e:géncie dis eSitieen dRom pavecle mamoirealea pBerln pinauguéfen 20012 [H. AséEopour la Fanse dn d’Allemagne]., dfaortiion [is ehomosexul p[R Szchlagdenhauffn 2our l’Allemagne] la mFanse dn ds ePays-Bas., misepaussitranitetransnatlnt que n desclavge daux Étiis-Unsepn denmFanse

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