vie politique

Discours de commémoration des 500 ans de la Réforme luthérienne

Auteur(s): 

Alain Dieckhoff, directeur de recherche au CNRS & directeur du CERI

Date de publication: 
November 2017

En 2017, l’Allemagne célèbre les 500 ans de la Réforme protestante. Cette année a donc été ponctuée de festivités et d’événements relatifs à cet anniversaire. L’un des points d’orgue a été le discours prononcé à cette occasion par Angela Merkel le 31 octobre dernier. Alain Dieckhoff revient sur les enjeux toujours très actuels de cette révolution protestante.

Partis politiques et religion en Allemagne

Auteur(s): 

Sylvie Le Grand, maître de conférences HDR en études germaniques – université de Paris Nanterre

Date de publication: 
November 2017
Illustration

La formation du gouvernement fédéral allemand s’annonçait longue et difficile dès le lendemain des élections au Bundestag du 24 septembre 2017, tant la coalition dite « Jamaïque » (CDU/CSU, Verts, libéraux du FDP) envisagée d’emblée s’apparentait à une quadrature du cercle, tant surtout les deux grandes familles politiques, chrétienne-démocrate d’une part et social-démocrate d’autre part, sortaient affaiblies du scrutin, à l’issue de deux périodes non consécutives de grande coalition (2005-2009 ; 2013-2017).

Sacrilège et politique religieuse au Pakistan

Auteur(s): 

Paul Rollier, assistant professor – université de St Gallen (Suisse) & associate professor –université d'Oslo (Norvège)

Date de publication: 
November 2017

Depuis une vingtaine d’années, le paysage religieux pakistanais est traversé par un mouvement social de grande ampleur autour de la question du blasphème. Dernier épisode en date, en octobre 2017 des manifestants outrés par un prétendu assouplissement des lois sur le blasphème ont obtenu la démission du Ministre de la justice, après des semaines de sit-in aux portes de la capitale. Depuis l’affaire des Versets sataniques1

  • 1. En 1988, la sortie du roman de Salman Rushdie suscite la polémique, notamment en Inde et au Pakistan.

Barelwis versus Déobandis : politisation des lignes de fracture doctrinale et radicalisation identitaire au Pakistan

Auteur(s): 

Alix Philippon, maîtresse de conférence – Sciences-Po Aix-en-Provence

Date de publication: 
November 2017

Carte Afghanistan et Pakistan

 

La sécuritisation de l’appartenance religieuse au Daghestan

Auteur(s): 

Observatoire international du religieux

Date de publication: 
October 2017

Le renouveau religieux de la Fédération de Russie nécessite d’être recontextualisé par rapport à l’ensemble des transformations postsoviétiques. Le développement de l’Etat séculier russe se caractérise en effet par la disparition du régime totalitaire et la « parade des souverainetés »1

  • 1. Cette expression désigne les dynamiques conflictuelles entre 1988 et 1991 qui ont conduit les républiques de l’URSS, ainsi que les républiques et les districts autonomes au sein de la République socialiste fédérative soviétique de la Russie, à déclarer leur indépendance.

Les effets paradoxaux de l’instrumentalisation de l’islam en Tchétchénie

Auteur(s): 

Anne Le Huérou, université Paris Nanterre, ISP
Silvia Serrano, université Paris Sorbonne, Eur’Orbem

Date de publication: 
October 2017
Illustration

ARGUN, CHECHNYA, RUSSIA - Aug 17, 2016: Muslims praying in Aymani Kadyrova Mosque in Argun, Chechnya, Russia.

L’évocation de l’islam en Tchétchénie est généralement associée à deux tendances. D’une part, il constitue un élément de mobilisation pour la rébellion qui s’est affirmée dès les années 1990 et a culminé avec la création d’un Emirat du Caucase, suivie d’un ralliement à l’Etat islamique de la plupart des groupes insurgés de Tchétchénie et des républiques voisines du Caucase du Nord. D’autre part, Ramzan Kadyrov, qui dirige la République de Tchétchénie depuis 2006, utilise l’islam comme un élément de légitimation de son pouvoir personnel.

La déclaration de Bichkek sur les relations entre l'islam et l'Etat moderne séculier

Auteur(s): 

Observatoire International du Religieux

Date de publication: 
September 2017

L’élection présidentielle du 15 octobre 2017 au Kirghizstan est perçue comme un test important pour évaluer la solidité d’une transition démocratique unique à l’échelle des républiques d’Asie centrale, caractérisées par l’autoritarisme. Le président sortant, Almazbek Atambaev, arrivé au pouvoir suite à la révolution de 2010, ne peut pas se représenter, car la constitution impose un mandat unique de six ans. La gestion du fait religieux a représenté l’un des axes majeurs de sa présidence.

Les pays du Golfe face à la question frériste

Auteur(s): 

Stéphane Lacroix, CERI/Sciences Po

Date de publication: 
August 2017

Les Frères musulmans connaissent aujourd’hui la crise la plus profonde de leur histoire presque centenaire. Depuis le coup d’Etat du maréchal (alors général) Abdel Fattah al-Sissi, ils sont pourchassés et jetés en prison par milliers en Egypte. Ils avaient déjà fait face à une répression similaire dans les années 1950 et 1960, sous le gouvernement de Gamal Abdel Nasser. A cette époque, des milliers d’entre eux avaient trouvé refuge dans les pays du Golfe, scellant avec ces derniers une alliance qui allait perdurer pendant des décennies.

La marginalisation des Frères musulmans yéménites

Auteur(s): 

Laurent Bonnefoy, CNRS, CERI/Sciences Po

Date de publication: 
August 2017

Avant de déboucher sur une guerre, la dynamique révolutionnaire yéménite entamée en février 2011 avait un temps placé le parti al-Islah, branche locale des Frères musulmans, en position de force. La capacité de mobilisation des islamistes durant le soulèvement avait donné à celui-ci sa masse critique, permettant de mobiliser des militants, des fonds et une logistique. In fine, c’est grâce à son action que le Président Ali Abdallah Saleh avait été démis après 33 années de règne.

Printemps et islamisme : premières leçons pour les Frères musulmans

Auteur(s): 

François Burgat, CNRS, IREMAM

Date de publication: 
August 2017

Le « printemps arabe », inauguré le 14 janvier 2011 par la déroute du président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, a fait inopinément entr’apercevoir dans la région la fin d’un long “hiver autoritaire”. La dynamique protestataire était initialement caractérisée par l’absence d’encadrement de la part des oppositions partisanes préexistantes et l’usage de mots d’ordre (“dignité”, “liberté”, “dégage”) dont aucune d’entre elles ne pouvait revendiquer le monopole.