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Crise du Covid19, confinement et fractures numériques, les recommandations de Jean-François Lucas

Carte déploiement fibre optique ARCEP

©ARCEP

« La période de confinement, et la crise sanitaire, sociale et économique que nous vivons n’a fait qu’accélérer la place du numérique dans notre société et amplifier les risques d’exclusion lui étant liés, rendant, de fait, la problématique de l’inclusion numérique plus actuelle que jamais. »

Jean-François Lucas, La Covid-19, accélératrice et amplificatrice des fractures numériques

Alors que la France est engagée depuis de nombreuses années dans des politiques d’investissement et de déploiement d’infrastructures afin d’assurer un maillage efficace du territoire et de garantir un accès de qualité à Internet pour tous les résidents de l’Hexagone, la crise du Covid-19, tout en affirmant de manière radicale l’importance des services numériques dans notre société, a révélé les importantes inégalités d’accès à ces services dans la population.

Si 88% des foyers français avaient accès à Internet en 2019 (CREDOC), cette large majorité recouvre des réalités d’accès et d’usages variées. Outre les problèmes liés à des équipements défaillants ou insuffisants pour faire face aux besoins cumulés du télétravail, de l’éducation à distance, des usages sociaux et récréatifs, différents niveaux d’illectronisme, c’est-à-dire les inhabiletés à utiliser les outils numériques et à manipuler des contenus digitaux, ont aggravé l’impact négatif de la crise pour près de 14 millions de personnes (rapport Vall, 2020).

Dans ce nouveau policy brief proposé par la Chaire Digital, Gouvernance et Souveraineté, intitulé « La Covid-19, accélératrice et amplificatrice des fractures numériques » , Jean-François Lucas, docteur en sociologie, chercheur associé au Laboratoire de sociologie urbaine (LaSUR) de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et expert au sein du cabinet d’études Chronos, passe en revue les différentes inégalités d’accès aux services digitaux que couvre l’expression de « fracture numérique », qu’elles soient d’ordre matérielles, sociales ou économiques, mises en exergue par le confinement. Il tire de ce diagnostic une série de recommandations pour réduire les barrières matérielles, renforcer la formation au numérique, améliorer la conception des services publics dématérialisés et leurs alternatives, afin d’assurer un accès universel aux services numériques de base.

Cette contribution a fait l’objet d’une présentation le 4 novembre 2020 lors d’une table-ronde en ligne avec Jean-François Lucas, ainsi que :

  • Dominique Pasquier, Directrice de recherche au CNRS, chercheure à l’ENST, membre affiliée du Centre d’Étude des Mouvements Sociaux / Institut Marcel Mauss et auteur de L’internet des familles modestes: Enquête dans la France rurale (Presse des Mines)
  • Antoine Courmont, Docteur en science politique, Responsable scientifique de la chaire Villes et numérique de Sciences Po et chargé d’études à la CNIL
  • Emmanuel Vandamme Président du conseil d’administration de la Mednum, la coopérative nationale des acteurs de la médiation numérique, et du Groupe POP, spécialiste de l’innovation sociale, et enseignant à Infocom – Lille 3

Et Dominique Boullier, chercheur au Centre d’Études Européennes et de politique comparée de Sciences Po et auteur de Sociologie du Numérique (Armand Collin), à la modération.

Vous pouvez retrouver le replay de la table-ronde ici :