Parcours risques

Villes et territoires sont particulièrement vulnérables, en raison de la structure et de la densité de leur population, des infrastructures qu’ils abritent et des flux qui les traversent ; mais ils constituent aussi des acteurs de premier plan pour réduire la survenue ou la portée de ces risques.

Ouvert depuis 2014, le Parcours risques propose une formation spécifique sur la dimension territoriale des risques. Ce parcours se différencie des formations existantes par la combinaison d’une entrée par les territoires, l’action publique et la politique.

Objectifs

Les préoccupations croissantes pour les risques et les catastrophes à l’échelle des territoires nécessitent de former des étudiants à des problématiques qui ne se résument pas à des solutions techniques, mais nécessitent de prendre en considération les dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent ces territoires. Les risques peuvent être d’origine « naturelle » comme les tremblements de terre, les tempêtes et les glissements de terrain, « humaine » tels que le terrorisme, les pollutions, les accidents industriels ou les violences urbaines, ou « mixe » comme les pandémies, les inondations ou les effets du changement climatique.

Sous quelle forme ?

Le parcours est pleinement intégré au Master Stratégies territoriales et urbaines, tout en donnant lieu à des enseignements spécifiques sur les risques. L’objectif du parcours est de fournir aux étudiants les concepts et instruments nécessaires à l’identification, la mesure, la représentation, l’évaluation et la gestion des risques urbains et territoriaux. Pour ce faire, elle s’appuie sur une approche de sciences sociales, dans la mesure où les risques et catastrophes qui menacent les territoires s’inscrivent dans les dynamiques économiques et sociales qui façonnent ces territoires. Ce n’est qu’en prenant la mesure de ces dynamiques, des forces qui les sous-tendent et du rôle des acteurs organisés que la gouvernance des risques peut devenir un outil de transformation urbaine et territoriale.

Outre cette relation étroite avec la recherche, les étudiants bénéficient d’une solide formation professionnelle à travers :

  1. des projets collectifs sur des thématiques liées aux risques ;
  2. des cours et ateliers dispensés par des professionnels de haut niveau ;
  3. des visites de sites (Visite de Paprec et du Port de Genevilliers)
  4. un stage de 6 mois ou un contrat d’alternance d’un an
    Depuis 2015, différents organismes accueillent en stage ou en alternance les étudiants du Parcours risques comme : Veolia, Suez, RTE, Centre européen de prévention des risques d'inondation, Association nationale des collectivités pour le Maitrise des Risques technologiques majeurs, Coordination Toxicomanie, Préfecture de Police de Paris

Des événements dédiés au sujet « Risques » sont également organisés régulièrement par l’école (Axe Seine, Novembre 2016).

Pour les étudiants désireux d’acquérir, en parallèle au parcours risques, une formation à la recherche, il est possible de candidater au parcours en recherche urbaine (sociologie ou science politique).

Pour postuler au parcours risques, les étudiants doivent simplement rédiger une lettre d’intention.

Débouchés

Outre les autorités publiques locales et nationales, des organisations internationales, ainsi qu’un grand nombre d’organisations publiques, privées ou non-gouvernementales, sont engagées dans la gestion des risques urbains et territoriaux. On compte aussi un nombre croissant d’entreprises directement concernées par l’aménagement, la construction, la production et l’exploitation de zones, bâtiments, équipements, infrastructures et réseaux, et qui doivent intégrer les enjeux de risque, dans le choix d’une implantation, sa forme et son contenu, ou la gestion du projet. Il en résulte une demande croissante pour des professionnels formés aux questions de risques et de catastrophes à l’échelle des territoires.

Témoignages

Olivier Borraz, Coordinateur scientifique du Parcours risques :

« Gouverner un territoire nécessite d’être en mesure de gérer tout un ensemble de risques, dont la plupart ne sont pas extérieurs à ce territoire mais inscrits dans ses infrastructures physiques et virtuelles, son tissu économique et social. Les territoires sont producteurs de risques. Cette production requiert des savoirs et de l’expertise pour rendre les risques visibles. De ce fait, l’identification et la représentation des risques constituent des actes politiques pour lesquels il importe d’avoir des professionnels formés à une vision globale des risques. » 

Margaux Knispel, Diplômée STU – Parcours risques 2016 :

« Convaincue que l'environnement et les conséquences de l'industrialisation du siècle passé seraient au cœur des politiques publiques de demain, j'ai vu la possibilité d'appréhender le territoire par les risques naturels et technologiques comme une opportunité de répondre au mieux aux attentes de mes futurs employeurs. La qualité des enseignements associés à cette option a par la suite permis une prise de conscience de mon intérêt personnel pour ces sujets qui fut nourri de rencontres décisives grâce au parcours risques. »

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