Séminaire: Numérique et transition énergétique dans les métropoles.

Séminaire: Numérique et transition énergétique dans les métropoles.

Jeudi 30 mars 2017
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Dans le cadre du séminaire "La transition énergétique en France : quelle(s) trajectoire(s) de changement ?" organisé par Sciences Po, Centre d’études européennes, École urbaine et EDF R&D avec le soutien du Programme Cities are back in town. 

Jeudi 30 mars 2017  de 14 h à 17 h 

Sciences Po Salle du Conseil 13, rue de l’Université 75007 Paris

INSCRIPTION OBLIGATOIRE 

Les nouvelles technologies numériques apparaissent aujourd’hui comme l’un des leviers essentiels à la transition énergétique dans les métropoles. En permettant ainsi un meilleur équilibrage des réseaux, un plus grand développement des énergies renouvelables et une réduction de la consommation, un nouveau système énergétique émerge, plus décentralisé, et vecteur de restructuration des rapports de force existants. Souvent présenté comme une nouvelle révolution énergétique et économique, l’usage des technologies numériques à l’échelle métropolitaine soulève aussi de nombreux enjeux en lien avec la gouvernance des données et la mise en place de réseaux “intelligents”. Cela pose aussi la question de l’intégration et de la coordination des acteurs et des politiques du numérique dans les politiques et la gouvernance urbaine. Ces questions seront abordées à partir de deux présentations. À partir de l’exemple de la Métropole de Lyon, « la donnée urbaine » a émergé comme un enjeu de gouvernement urbain. Leur mise en circulation au travers des politiques d’open data et de smart cities conduit les institutions métropolitaines à mettre en œuvre des stratégies 

dédiées de gouvernement des données, qui s’incarnent au travers de métiers et d’instruments spécifiques. Différentes postures de régulation des flux de données seront mises en avant en pointant pour chacune d’entre elles les recompositions de pouvoir à l’œuvre. A ceci s’ajoutent les enjeux soulevés par la matérialisation de la “ville intelligente”, avec l’introduction de technologies de l’information et de la communication dans l’espace urbain pour produire une connaissance précise et en temps réel de divers flux à des fins d’optimisation de la gestion. Ces technologies ne sont pas neutres et renvoient à plusieurs imaginaires et stratégies, tout comme elles participent, une fois installées, à la (re)structuration des rapports de force. En retraçant le processus d’introduction de réseaux électriques intelligents, ou smart grids, au Japon, plusieurs exemples de systèmes sociotechniques qui font la ville intelligente japonaise seront analysés en centrant l’attention sur deux dimensions: les stratégies d’entreprises qui structurent la production de divers « modèles » de ville intelligente et les enjeux en termes d’aménagement urbain.

Intervenants :

Docteur en science politique, Antoine Courmont est chercheur postdoctorant au sein du Centre d’études européennes de Sciences Po où il coordonne les activités de la chaire Digital Cities portée également par l’École urbaine de Sciences Po. Il a soutenu en 2016 une thèse de science politique intitulée « Politiques des données urbaines. Ce que l’open data fait au gouvernement urbain ». 

Nicolas Leprêtre est ATER à Science Po Lyon et chercheur associé à l’Institut d’Asie Orientale (UMR 5062). Sa thèse de doctorat en science politique a porté sur les transformations de l’action publique face à l’introduction de réseaux électriques intelligents au Japon. Ses recherchent portent sur l'analyse des instruments d'action publique, des relations entre l'État et les territoires ainsi que la place de l'expérimentation au sein des politiques publiques de l'énergie.

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