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24 août 2026

Retour sur l'Ecole de printemps INALCO / Ecole urbaine

Du 26 au 29 mai 2026, l’Inalco et Sciences Po ont organisé à Paris une école de printemps interdisciplinaire consacrée aux futurs urbains et aux défis de la résilience dans un contexte de crises environnementales, sociales et géopolitiques. L'école a rassemblé des intervenants, des chercheurs et des praticiens, des étudiants de Sciences Po et de l’Inalco, ainsi que des participants issus d’institutions extérieures et quelques professionnels.  

   

Que devient la ville lorsque l'urgence climatique ne se contente plus d'encadrer l'action urbaine, mais en devient la problématique centrale ? À l'horizon 2050, l'essentiel de la croissance urbaine mondiale se concentrera dans des régions déjà éprouvées par des dérèglements environnementaux. Dans ce cadre, penser la ville de demain nécessite non seulement un exercice de prospective, mais aussi une interrogation fondamentale des conditions humaines d’habitabilité, et des conséquences socio-politiques qui en découlent.

Visite de la forêt urbaine Place de Catalogne   

C'est à cette interrogation qu'était consacrée l'Ecole de printemps organisée du 26 au 29 mai 2026 à Paris par l'École urbaine de Sciences Po et l'Inalco, dans le cadre du projet TIERED*. Pluridisciplinaire, cette édition pilote a réuni chercheurs, praticiens et acteurs institutionnels autour d'une double entrée : trois aires géographiques (Sud, Est, Ouest) croisées avec trois thématiques transversales (l'énergie, l'eau, le bâti), dans une logique assumée de décentrement du regard. Pendant quatre jours, pas moins de six formats différents, des conférences aux études de cas en passant par les ateliers méthodologiques, ont fait dialoguer la recherche et la pratique, les savoirs académiques et l'expérience de terrain.

De ce parcours, qui menait des villes des Suds aux territoires de l'Est avant de revenir vers la France et l'Europe, se dégage un enseignement d'ensemble : les obstacles à la résilience urbaine tiennent moins à un déficit de solutions techniques qu'à des questions de gouvernance, d'échelle et de volonté socio-politique. Les gains d'efficacité énergétique ne suffisent pas sans une réflexion sur la sobriété des usages, la gestion de l'eau se heurte davantage à des blocages institutionnels qu’à des limites techniques, le bâti existant s'impose comme la première ressource d'une ville qui ne peut plus s'étendre indéfiniment. Reste alors à se donner les moyens d’analyser et comprendre les territoires pour pouvoir agir sur eux, faute de quoi la notion de résilience restera un concept.

Voir le programme complet
 

Article rédigé par Pia TASSO, vacataire pour l'Ecole de printemps et étudiante à Sciences Po. 

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