Deux nouvelles publications pour la Chaire Villes et numérique

Deux nouvelles publications pour la Chaire Villes et numérique

  • Lyon © Jorge Franganillo /Flickr (Licence CC BY 2.0)Lyon © Jorge Franganillo /Flickr (Licence CC BY 2.0)

Deux articles d'Antoine Courmont, Responsable scientifique de la Chaire Villes et numérique, ont été publiés récemment.

Plateforme, big data et recomposition du gouvernement urbain : Les effets de Waze sur les politiques de régulation du trafic

Cet article adopte une perspective de sociologie de la donnée pour analyser ce que les politiques d’open data font à la gouvernance urbaine.

À partir du cas de l’ouverture des données de transport de l’agglomération lyonnaise, deux hypothèses sont poursuivies : 1) L’open data produit de nouvelles représentations de l’espace urbain par l’association de données hétérogènes. Cette nouvelle représentation fait évoluer la cible de l’action publique. 2) L’ouverture des données contribue à la constitution de nouvelles capacités de gouvernement pour l’institution chargée de la régulation de ces flux de données. Combinés ces deux processus ont permis l’émergence d’un gouvernement métropolitain de la mobilité, pensé et mis en œuvre par la Communauté urbaine de Lyon, qui vient s’ajouter aux politiques de transport urbain appliquées par les opérateurs de transport.

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L’open data au Grand Lyon : l’émergence d’un gouvernement métropolitain de la mobilité 

Cet article adopte une perspective de sociologie de la donnée pour analyser les recompositions de la gouvernance urbaine liées à l’émergence d’un nouveau régime de quantification : le big data.

À partir du cas des politiques de circulation routière et de l’application Waze, deux hypothèses sont poursuivies : 1) Le big data propose de nouvelles représentations de la ville qui troublent l’agencement stable et ordonné de la réalité porté par les institutions publiques. Cela permet à de nouveaux acteurs, les plateformes, de proposer des formes alternatives de régulation de l’espace urbain provoquant des tensions avec les autorités publiques locales. 2) Toutefois, l’analyse précise des modalités de production de ces nouvelles données met en évidence des modes d’accommodement entre la réalité établie par les institutions publiques et celle des plateformes de service numérique. Par la voie discrète des données émergent de nouvelles modalités de coordination entre acteurs publics et privés. Cet article illustre ainsi l’apport d’une sociologie de la donnée pour comprendre comment, à l’ère du big data, s’articulent différents types de régulation sur un territoire pour former de nouveaux modes de gouvernance urbaine.

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