Quelle procédure d'admission pour la rentrée 2020 ?

Tout savoir pour candidater à Sciences Po
  • Des étudiants dans la cour du campus de Paris ©Manuel BraunDes étudiants dans la cour du campus de Paris ©Manuel Braun

Sciences Po propose plusieurs voies d’admission selon votre niveau d’études et les programmes auxquels vous postulez.

Quel niveau académique requis pour intégrer Sciences Po ?

Le jardin du campus de Reims ©Manuel Braun

L’admission à Sciences Po se fait :

  • en bachelor pour les titulaires d’un diplôme d’études secondaires;
  • en master pour les titulaires d’un diplôme de premier cycle universitaire;
  • en doctorat pour les titulaires d’un diplôme de deuxième cycle universitaire;
  • en master en un an pour les titulaires d’un diplôme de premier cycle universitaire (certains devant justifier d’un master et/ou d’une expérience professionnelle).

Les procédures d'admission à Sciences Po pour la rentrée 2020 ouvriront le 1er octobre 2019 pour les masters et le 22 octobre 2019 pour les bachelors.

Comment candidater en bachelor ?

> Vous préparez cette année un baccalauréat général ou technologique de l'enseignement secondaire français et en France ?

Vous devez candidater via la procédure d’admission par examen.

> Vous préparez cette année, ou avez obtenu au cours des deux dernières années :

  1. le baccalauréat français obtenu à l'étranger ?
  2. un diplôme étranger obtenu en France ?
  3. un diplôme étranger obtenu à l'étranger ?

Vous pouvez candidater via la procédure internationale d’admission.

Remarque : la procédure internationale donne accès aux campus en régions. Pour le campus de Paris, les élèves qui préparent à l'étranger un diplôme d'études secondaires dont l'équivalence a été reconnue peuvent candidater via la procédure d’admission par examen.

Découvrez la procédure d’admission par examen et ses conditions d’éligibilité.

> Vous êtes actuellement lycéen dans un établissement de notre dispositif des Conventions Éducation Prioritaire (CEP) ?

Vous pouvez candidater via la procédure CEP.

> Vous souhaitez postuler à un double diplôme de bachelor ?
Les procédures d’admission et les calendriers sont spécifiques à chaque double diplôme.
Découvrez les procédures dédiées aux doubles diplômes nationaux et doubles diplômes internationaux.

À noter : la procédure d’admission en bachelor changera pour la rentrée universitaire 2021. Les trois voies d’admission actuelles laisseront place à une seule procédure. Découvrez ce qui change pour 2021.

Comment candidater en master ?

> Vous êtes titulaire d'un diplôme obtenu dans un établissement d'enseignement supérieur français validant au moins trois ans d'études supérieures (minimum Licence ou 180 crédits ECTS), ou étudiant dans un établissement conventionné avec Sciences Po pour l’admission en master ?

Vous devez candidater via la procédure française.

> Vous êtes titulaire au minimum un diplôme de niveau « Undergraduate » (Bachelor of Arts / Bachelor of Sciences/ licenciatura/licence), ou diplôme de master étranger (magister ou magistracy par exemple) ?

Vous pouvez candidater via la procédure internationale master.

> Vous souhaitez postuler à un double diplôme de master ? Découvrez les procédures dédiées aux doubles diplômes master.

Comment candidater en master en un an ?

Des étudiants en classe ©Martin Argyroglo

> Vous êtes titulaire à minima d’un diplôme de premier cycle universitaire et justifiez d’une expérience professionnelle ?
Boostez votre carrière  en candidatant  à l’un de nos 6 masters en un an. Découvrez la procédure d’admission aux masters en un an et leurs conditions d’éligibilité.

Comment candidater en doctorat ?

> Vous êtes titulaire d’un master et vous souhaitez suivre l’un des 5 programmes doctoraux proposés par l’Ecole doctorale en droit, économie, histoire, science politique et sociologie ? Découvrez la procédure d'admission à Sciences Po en thèse.

À savoir avant de candidater

Les admissions à Sciences Po se font en 1ère année de chaque programme proposé. Ainsi, il n’y a pas d’admission parallèle possible en 2ème ou 3ème année de bachelor ni en 2ème année de nos masters en deux ans.

Que deviennent nos diplômés ?

Les résultats de l'enquête 2019 sur la promotion 2017
  • Diplômée et son étole rouge © Sciences PoDiplômée et son étole rouge © Sciences Po

L’enquête jeunes diplômés 2019 portant sur la promotion 2017 montre une accélération de l’insertion sur le marché du travail des diplômés de Sciences Po : 87% des diplômés trouvent un emploi en moins de six mois (83,6% pour la promotion 2016). Ce chiffre conforte l’attractivité des étudiants de Sciences Po auprès des employeurs. Plus nombreux dans un emploi stable (76%), ils sont aussi mieux rémunérés avec un salaire brut moyen annuel passant de 37k euros à 38,6k euros. Majoritairement, les diplômés 2017 sont très satisfaits de leur emploi comme le mesure le nouvel indicateur du bien-être au travail. Découvrez tous les résultats de notre enquête !

L’enquête en 5 chiffres clés

  • 91 % des diplômés ayant décidé d’entrer dans la vie professionnelle sont en activité (le chiffre est stable par rapport à l’an passé)
  • 87 % ont trouvé leur premier emploi moins de 6 mois après l’obtention de leur diplôme (83,7 % dans l’enquête 2018)
  • 70 % travaillent dans le secteur privé (69 % dans l’enquête 2018)
  • 34 % débutent leur carrière hors de France (ce chiffre reste inchangé)
  • La rémunération brute annuelle moyenne (hors primes) s’élève à 38,6 K€ (37 K€ dans l’enquête 2018)

Des diplômés qui s’insèrent plus vite sur le marché du travail…

82 % des diplômés ont décidé d’entrer dans la vie professionnelle, un chiffre stable par rapport à la dernière enquête. 91 % d’entre eux sont en activité (en emploi, en stage, création d’activité ou élève fonctionnaire).

87% des diplômés en emploi ont trouvé un travail en moins de 6 mois (84 % dans l’enquête 2018), dont 44 % avant même d’obtenir leur diplôme (+ 5 points par rapport à la précédente promotion).

La part des emplois stables (CDI, fonctionnaire, fonctionnaire international, contractuel du service public) a augmenté par rapport à l’enquête 2018, passant de 72 à 76 %.

Des salaires qui progressent

La rémunération brute annuelle moyenne atteint 38 600 euros. Celle-ci est plus élevée que l’an passé (37 000 euros pour la promotion 2016). La rémunération moyenne reste plus élevée à l’étranger qu’en France avec un salaire brut moyen de 40 600 euros contre 37 400 euros dans l’enquête 2018. 

À 70% dans le privé

70% des diplômés en emploi travaillent dans le secteur privé (contre 69% dans l’enquête 2017) ; 10% rejoignent une organisation internationale ou travaillent au sein des institutions européennes (contre 9% en 2016) et 20% dans le secteur public (22% en 2016).

Des secteurs toujours aussi variés 

L’audit et le conseil (19%), le secteur public (15%) et la banque, finance et l’assurance (10%) restent les premiers choix des diplômés. Un nouveau secteur attractif émerge : la technologie, la data et l’informatique. Ce secteur attire désormais 4% des diplômés. 

Encore un tiers des emplois hors de France

Comme dans l’enquête 2018, 34% des répondants déclarent travailler hors de France. Les diplômés de Sciences Po travaillent dans 77 pays différents. Cette forte internationalisation est liée en partie aux étudiants internationaux retournant dans leur pays d’origine, mais elle concerne aussi les étudiants français qui sont 21% à trouver un premier emploi à l’international.

L’importance de l’expérience professionnelle préliminaire

Au cours de la recherche du premier emploi, les expériences professionnelles acquises avant le diplôme, - stage ou  contrat d’apprentissage -, deviennent des leviers de plus en plus décisifs. 40% de la promotion 2017 ont trouvé leur premier emploi par cette voie contre 30% pour la promotion 2016.

Et, la majorité des étudiants en apprentissage (59% d’entre eux) trouvent un emploi avant même l’obtention du diplôme contre 42% pour le reste des étudiants. Tout savoir sur l’apprentissage à Sciences Po.

Les atouts des doubles diplômes et des programmes de master en un an

D’une façon générale, la situation des jeunes diplômés d’un double diplôme (17% de la promotion) s’avère similaire à celle de l’ensemble de la promotion avec une particularité significative : le choix d’un double diplôme s’avère plus rémunérateur (13% de plus sans les primes). Il est possible qu’il donne accès à des emplois mieux rémunérés à l’international.

Il en est de même pour les masters en un an, programmes proposés à de jeunes professionnels. Ceux-ci bénéficient d’une rémunération brute annuelle de 18% plus élevée que l’ensemble de la promotion 2017. Cela peut s’expliquer par leur expérience professionnelle antérieure. 

Des diplômés satisfaits de leur poste 

Pour la première fois, l’enquête mesure le bien-être des diplômés au travail. Et ceux-ci se disent à 86% satisfaits. Plus en détail, le taux de satisfaction s’élève à  77 % pour les conditions de travail, le lieu de travail et l’autonomie ; il est de 55 % pour la rémunération. Plus de 85 % des diplômés se disent “satisfaits” des relations avec leurs collègues.

L'édition 2019 de l'enquête d'insertion professionnelle a été réalisée par Sciences Po Carrières sous la supervision scientifique de Roberto Galbiati (Professeur en économie à Sciences Po et au CNRS) et avec le savoir-faire du Centre de données socio-politiques de Sciences Po (CDSP). La participation de la promotion représente 1 575 diplômés, soit un taux de réponse de 66 %.

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Cérémonies du diplôme 2019 : les meilleurs moments

Voir le reportage
  • Étudiante lors de la cérémonie de remise de diplômes 2019 ©Corinne HauryÉtudiante lors de la cérémonie de remise de diplômes 2019 ©Corinne Haury

Plus de 7300 personnes ont assisté les 28 & 29 juin 2019 aux quatre cérémonies de remise des diplômes de la promotion 2019. Des parents, des amis, des professeurs, des compagnons, et parfois des enfants : c’est sous le regard fier, ému, et chaleureux de leurs proches et de leurs camarades que les diplômés ont ceint leur écharpe rouge pour ce premier jour du reste de leur vie. Découvrez quelques uns de ces moments uniques en vidéo et le résumé ci-dessous.  

Organisées pour la première fois dans la grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie, les cérémonies du diplôme ont durant deux jours empli cette immense salle d’explosions de joie et de moments d’émotion tout aussi intenses. Sur la scène, au micro, dans la salle, c’est toute la singularité de l’expérience à Sciences Po qui se manifeste. À commencer par l’exceptionnelle diversité de la communauté étudiante : des saris chatoyants aux kilts, en passant par les uniformes, ce sont des talents de tous les horizons qui défilent, sourire aux lèvres et diplôme à la main.

Une exceptionnelle diversité de talents

Les discours solennels, eux, apportent en contrepoint leur vision de ce qui rassemble ces talents, au-delà de la diversité de leurs origines, de leur choix de masters, de leurs projets. Les diplômés d’honneur, aussi reconnaissants que libres de ton et d’esprit, incarnent dans leurs parcours les qualités que Sciences Po s’efforce de placer au premier plan : l’engagement de Fatoumata Diallo, le devoir d’impertinence de Marie Geoffroy, l’esprit d’ouverture d’Anne-Sophie Travert, mais aussi la capacité de résilience de Mas Mahmud, étudiant et réfugié.

Un diplôme et une responsabilité

Pour les invités d’honneur, le diplôme reçu a valeur de passeport mais aussi de responsabilité : celle de capacité à “sortir de soi” pour le journaliste Gilles Bouleau, l’urgence de penser “l’absolu de la dignité” pour le Défenseur des droits Jacques Toubon, l’énergie de créer pour l’entrepreneuse Emmanuelle Duez, et l’impératif catégorique de la crise climatique pour Mary Robinson, première femme présidente d’Irlande.

S’emparer de leur diplôme pour en faire un pouvoir d’agir, sans oublier “d’aimer avec passion”, selon les mots du directeur, Frédéric Mion, c’est aussi le message délivré par les doyens des sept Écoles de second cycle de Sciences Po : retrouvez les discours de Pierre François pour l’École Doctorale, Patrick Le Galès pour l’École urbaine, Bruno Patino pour l’École de journalisme, Christophe Jamin pour l’École de droit, Marie-Laure Djelic pour l'École du management et de l’innovation, Yann Algan pour l’École d’affaires publiques et Enrico Letta pour l’École des affaires internationales.

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Admission à Sciences Po en 1ère année : ce qui change pour 2021

Tout savoir sur la réforme
  • Admission en 1ère année : ce qui change pour 2021 ©Agence GorilleAdmission en 1ère année : ce qui change pour 2021 ©Agence Gorille

À compter de la promotion 2021-2022, les trois voies d’admission actuelles laisseront place à une seule procédure, aux critères d’excellence unifiés et étoffés, pour distinguer les talents de demain. 

Lire le communiqué de presse

Des critères d’admission à Sciences Po plus lisibles pour gagner en attractivité 

À partir de 2021, tous les candidats, français et internationaux, seront évalués de la même façon, selon quatre dimensions complémentaires

  • le contrôle continu au lycée sur trois ans, 
  • la moyenne des épreuves écrites du Baccalauréat, 
  • le profil du candidat et sa motivation, 
  • et enfin un entretien oral. 

Les critères d’admission, unifiés pour tous les candidats, seront plus lisibles et plus à même de révéler le potentiel de chacun, quel que soit son parcours.

Admission à Sciences Po sur Parcoursup

Par ailleurs, en intégrant Parcoursup, l’acte de candidature à Sciences Po se simplifiera pour les élèves de l’enseignement supérieur français : la voie “Sciences Po” figurera aux côtés de l’ensemble des autres parcours de l’enseignement supérieur, sélectifs ou non. Cette intégration aidera notamment à lutter contre l’autocensure, consciente ou non, de certains lycéens et les invitera à pousser les portes de l’établissement. 

Conjuguer excellence académique et ouverture sociale

Dans la droite ligne des exigences des plus grandes universités internationales, la nouvelle procédure a pour ambition de garantir la qualité et la richesse des profils en gardant le meilleur des trois voies qui coexistaient précédemment : l’exigence académique, évaluée notamment au travers des performances écrites des candidats, la prise en compte des expériences et engagements personnels, et l’importance de l’oral pour détecter parmi ces très bons élèves les personnalités les plus persévérantes, motivées, engagées. Autant de qualités que Sciences Po souhaite valoriser, convaincue que l’excellence ne se résume pas à l’accumulation de savoirs académiques.

Un dispositif Sciences Po / CEP renforcé et 30 % de boursiers a  minima par promotion

70 % des élèves défavorisés étudient hors des zones de l’éducation prioritaire. Pour  aller chercher les élèves les plus talentueux partout où ils se trouvent, dans les zones périurbaines mais aussi les zones rurales ou encore les DOM TOM, Sciences Po va renforcer le dispositif de ses Conventions Éducation Prioritaire

Pour cela, l’école va doubler le nombre d’établissements partenaires en passant de 106 à plus de 200 lycées dans les prochaines années et renforcer l’accompagnement des élèves volontaires au sein de ces lycées dès la seconde. 15 % des places seront réservées aux élèves ayant suivi ce parcours et 100 % des élèves recrutés via ce dispositif devront être boursiers.

Au total , Sciences Po s’engagera désormais à recruter a minima 30 % de boursiers dans chaque nouvelle promotion. Elle est le seul établissement sélectif supérieur à se donner un tel objectif. 

Vous souhaitez candidater à Sciences Po pour la rentrée de septembre 2020 ?

  • Rien ne change ! Seuls les élèves qui entrent en classe de première en septembre 2019 seront concernés par la réforme. Si vous entrez en Terminale en septembre 2019, vous pourrez présenter votre candidature à partir de l'automne prochain. Pour tout savoir, visitez notre site des admissions.

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Qui sont nos diplômés 2019

Revoir les cérémonies de la "diplo"
  • Un étudiant traverse la scène lors de la cérémonie de diplomation 2018Un étudiant traverse la scène lors de la cérémonie de diplomation 2018

Des étudiants et des étudiantes brillants et engagés. Des invités d’honneurs inspirants. Des parents débordant de fierté. Consécration de l’année universitaire, la cérémonie du diplôme a rassemblé, vendredi 28 et samedi 29 juin 2019, près de 2500 diplômés et leurs invités, pour la première fois à la Philharmonie de Paris. Qui sont les étudiants de la promo 2019 ? Découvrez leurs profils. 

2542 diplômés

C'est le nombre exact d'étudiantes et d'étudiants de la "Promo 2019" :

Une première : la Philharmonie

Pour la première fois de l'histoire de Sciences Po, les quatre cérémonies de remise de diplômes se sont déroulées dans la grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris. Vous pouvez les revoir en intégralité sur notre Livestream : 

Cérémonie 1 : École de journalisme, École doctorale, École urbaine - Vendredi 29 juin de 10 h 30 à 12 h 40 Avec Bruno Patino, directeur de l’École de journalisme, Pierre François, doyen de l’École doctorale, et Patrick Le Galès, doyen de l’École urbaine.

Cérémonie 2 : École du management et de l’innovation, École de droit - Vendredi 29 juin de 18 h à 20 h 40 - Avec Marie-Laure Djelic, doyenne de l’École de management et de l’innovation, et Christophe Jamin, directeur de l’École de droit.

Cérémonie 3 : École d’affaires publiques - Samedi 30 juin de 10 h 30 à 13 h - Avec Yann Algan, directeur de l’École d’affaires publiques.

Cérémonie 4 : École des affaires internationales - Samedi 30 juin de 18 h  à 20 h 30 - Avec Enrico Letta, doyen de l’École des affaires internationales.

Et aussi

Retrouvez les infos pratiques sur le site de la cérémonie du diplôme

Revoir le best-of de la cérémonie 2018

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Les coulisses du Grand Oral

À quoi sert l’oral de sortie en 2019 ?
  • Une étudiante lors de son jury de Grand Oral ©Sciences PoUne étudiante lors de son jury de Grand Oral ©Sciences Po

Du discours de politique générale devant l'Assemblée nationale aux émissions de télévision, le “grand oral” a la cote et sera bientôt partie intégrante du nouveau Bac. Né à Sciences Po, le “Grand O” a, tout comme l’institution, profondément évolué au cours des dernières années. Qu’attend-on des étudiants en 2019 ? Loin du concours d’éloquence et des effets de manche, reportage dans les coulisses de ce rite de passage.

À Sciences Po, le “Grand O” existe de toute éternité. Principal oral de sortie de l’École libre des Sciences Politiques, il perdure comme passage obligé avant le diplôme lors de la création de l’Institut d’Études Politiques de Paris en 1945*. Mais s’il a traversé les quasi 150 d’existence de Sciences Po, le Grand Oral de 2019 n’a probablement plus grand-chose à voir avec celui des premiers diplômés de 1874.

Faire le lien entre l’expérience et les enseignements

“Le tirage au sort du sujet a disparu depuis les années 2000 et la mise en place des Écoles de second cycle, plus professionnelles et plus spécialisées”, rappelle Myriam Dubois-Monkachi, directrice de la scolarité. Nous avons voulu que le Grand Oral soit davantage adossé à la spécialité choisie”. Depuis la dernière réforme de 2016, le Grand Oral s’appuie ainsi sur l’expérience hors-les-murs que tous les étudiants effectuent en master : un stage, un mémoire de recherche, un séjour d’étude à l’international, ou l’apprentissage. L’objectif est d’évaluer la capacité de l’étudiant à faire le lien entre les enseignements fondamentaux reçus à Sciences Po et cette expérience. “Cette alliance permet d’assister à des histoires extraordinaires, raconte Myriam Dubois-Monkachi. Mais au-delà de l’immense diversité des expériences, l’exercice met en jeu la capacité à argumenter, à poser une problématique et à y répondre. C’est une compétence qui distingue nos diplômés dans leur vie professionnelle, et c’est cela qui se joue lors du Grand O.” 

Une épreuve “d’engagement intellectuel”

Bien loin de l’exercice de style ou du cliché sur l’art de “pouvoir parler un peu sur tous les sujets”, le Grand Oral d’aujourd’hui se présente comme une épreuve “d’engagement intellectuel” de la part du futur diplômé. “Avec ce nouveau Grand oral, les jurys ne sont plus dans une approche “sanction”, mais adoptent une posture à la fois exigeante et bienveillante”, témoigne un membre du jury. C’est un moment passionnant qui permet de mettre en lumière un parcours éthique et intellectuel”. Pour Myriam Dubois-Monkachi, la solennité du moment, partagé par l’ensemble d’une promotion, aux mêmes moments et au même endroit, apporte aussi “une dose de commun” à des étudiants qui ont entamé des trajectoires très diverses lors de leur master. Un “point d’aboutissement”, qui clôture la boucle ouverte lors de l’entrée à Sciences Po, où tout commence aussi...par un oral.

*D'après Odon Vallet dans Grand Oral (Masson, 1989) - À l’ENA et dans les concours administratifs, le terme désigne plutôt une étape redoutée de la sélection à l’entrée.

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Classement U-Multirank 2019 : Sciences Po, une des meilleures universités mondiales pour la mobilité étudiante

  • Campus de Reims vu du ciel avec des étudiants assis sur l'herbe ©Sciences PoCampus de Reims vu du ciel avec des étudiants assis sur l'herbe ©Sciences Po

U-Multirank vient de publier l’édition 2019 de son évaluation des universités. Sciences Po obtient un excellent résultat en se classant dans le top 25 des meilleures universités mondiales pour la mobilité étudiante.

La mobilité fait en effet partie intégrante des valeurs de Sciences Po et et la formation qui y est dispensée. Près de la moitié des étudiants sont internationaux. Représentant 150 pays, ils sont issus des meilleurs établissements à l’étranger.

Les étudiants bénéficient du réseau de nos 480 universités partenaires internationales avec une 3e année à l’étranger pour tous les élèves du Collège universitaire (licence), ainsi qu'un semestre en échange pour les élèves de master. Sciences Po propose également une quarantaine de doubles diplômes à l’international, et des cursus entièrement en anglais.

Initié par la Commission européenne en 2014, Multirank est un classement qui souhaite offrir une alternative aux grands classements internationaux des universités, avec une évaluation fondée sur un large échantillon de critères.

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Journée des Masters 2019 à Sciences Po

  • Journée des Masters 2019Journée des Masters 2019

La Journée des Masters est le rendez-vous à ne pas manquer, pour se renseigner sur son futur Master à Sciences Po. C’est l’occasion idéale pour rencontrer les étudiants de Sciences Po, s’informer sur nos procédures d’admission et discuter avec les équipes pédagogiques et administratives.

Inscrivez-vous dès maintenant

Poitiers : 5 choses étonnantes sur notre nouveau campus

Visite guidée pour l'inauguration
  • L'entrée du nouveau campus de Sciences Po à Poitiers ©Sylvain RochasL'entrée du nouveau campus de Sciences Po à Poitiers ©Sylvain Rochas

Présent à Poitiers depuis 2001, le Collège universitaire de Sciences Po était à l’étroit dans ses locaux de l’hôtel Chaboureau : avec une croissance continue des effectifs, l’attractivité du programme latino-américain du premier cycle rendait un déménagement nécessaire. C’est chose faite depuis septembre 2018 au sein d’un nouveau site construit au XVIIIe siècle et réinventé pour le XXIe siècle. Visite guidée à l’occasion de l’inauguration officielle qui a lieu mercredi 10 avril.

Ce n’est pas la première fois qu’il s’appelle “Collège”

Occupant un des bâtiments - construits début XVIIIe siècle - de l’ancien couvent des Jacobins, le nouveau campus permet à ce site de renouer avec sa vocation d’enseignement. Ancien siège de l’université de Poitiers, l’institution créée au Moyen-Âge par les religieux a réussi l’exploit de survivre aux péripéties de l’histoire jusqu’à la Révolution française. En 1789, le couvent devient siège du club... des Jacobins (à ne pas confondre avec leurs prédécesseurs sur les lieux), puis caserne et enfin prison. En 1842, un philanthrope rachète les lieux pour y fonder l’école Saint-Vincent de Paul. Les propriétaires (religieux) changent, la vocation éducative de l’endroit demeure. En 1902, l’établissement prend le nom de Pensionnat Saint-Jean-Baptiste de La Salle, qui ferme en 1905, rouvre ailleurs, puis revient, ressuscité en collège Saint-Stanislas, qui y demeure jusqu’en 1980. Acquis et aménagé par la Région, le site a accueilli l’école de commerce ESCEM jusqu’en 2017. Grâce aux travaux financés par la Région et la Ville, le voici à nouveau “Collège” mais “universitaire”, façon premier cycle de Sciences Po. Une façon de synthétiser toute l’histoire de ce lieu exceptionnel, sis au 23, rue Jean Jaurès. 

Poitiers, c’est le futur Paris

On s’explique : l’aménagement de ce nouveau site, prévu spécifiquement pour Sciences Po, a permis d’en faire un “campus idéal” pour les besoins des étudiants et enseignants du XXIe siècle. Les étudiants ont d’abord plus d’espace : avec trois amphis contre un seul de 90 places dans l’ancien site, et 10 salles de cours au lieu de 5. Mais les lieux proposent aussi plus d’espaces, pour tous les usages : une salle artistique, une cafétéria, des bureaux associatifs, des espaces de coworking, un espace de détente, etc. Les salles de cours sont équipées du matériel pédagogique dernier cri, et les étudiants ont désormais accès à un pôle santé équipé de locaux dédiés. 

Le site est donc un site pilote, qui préfigure d’autres évolutions de campus, et notamment celui de Paris autour du nouveau site de l’Artillerie, qui ouvrira ses portes en 2021-2022. La signalétique, entièrement accessible, en est un autre exemple.

“Rendez-vous en Mafalda”

Oui, le foyer des étudiants a été baptisé “Espace Mafalda”. Mais nous ne sommes pas sur le campus latino-américain de Sciences Po pour rien : sachez que ce personnage de bande dessinée, créé par le dessinateur argentin Quino, et très populaire en Amérique latine, a une dimension politique. Son éditeur, Julian Delgado, est mort sous la torture. 

Au total, ce sont huit personnalités marquantes du monde latino et ibérique qui donnent leur noms à des espaces du campus. Soit autant de figures choisies parmi les propositions des étudiants : 

  • Amphithéâtre Gabriela Mistral - poétesse chilienne, première femme latino-américaine à obtenir le prix Nobel de littérature (1889 - 1957) 
  • Amphithéâtre Rubén Darío, poète, diplomate et journaliste nicaraguayen (1867-1916)
  • Amphithéâtre Paulo Freire, pédagogue brésilien (1921- 1997)
  • Bibliothèque Gabriel García Márquez, romancier, nouvelliste, journaliste et militant politique colombien, prix Nobel de littérature en 1982 (1927- 2014)
  • Cafétéria Mercedes Sosa, chanteuse argentine (1935-2009)
  • Studio vidéo Luis Buñuel, réalisateur et scénariste espagnol (1900- 1983)
  • Salle artistique Frida Kahlo, artiste peintre mexicaine (1907-1954) 
  • Salle Ana de Castro Osorio, écrivaine et femme politique portugaise (1872- 1935) 

Un campus glocal

Avec ses 30 nationalités pour 187 étudiants, le campus de Poitiers - à l’image des autres campus délocalisés du Collège universitaire, est à la fois international et ancré dans le tissu local.  60 % des étudiants sont ainsi internationaux - Brésiliens et Espagnols en tête. Mais depuis 2007, le campus a reçu 950 candidats issus de la région Nouvelle-Aquitaine. Les étudiants admis viennent de tous les horizons, et sont à la fois engagés dans le tissu associatif local et amenés à rencontrer des dirigeants du monde entier (depuis 2013, les chefs d’État du Costa Rica, de l’Uruguay et de l’Équateur y sont venus) et qui, une fois diplômés, n’hésitent pas à devenir ambassadeurs de leur campus dans le monde entier. 

Une coloc’ avec la Région

Le bâtiment du campus accueille également plus de 30 agents de la Région Nouvelle-Aquitaine. Et pour cause ! L’acquisition du site a été financée à parts égales par la Région Nouvelle-Aquitaine, le département de la Vienne et la communauté urbaine de Grand Poitiers. Les travaux de réhabilitation du bâtiment ont été pilotés par la Région Nouvelle-Aquitaine dès juillet 2017 et financés par la Région Nouvelle-Aquitaine et Grand Poitiers. Sciences Po a équipé le bâtiment avec l’aide de la Région et du Grand Poitiers. 

Quelques chiffres

  • 187 étudiants
  • 100 enseignants à l’année
  • 2500 m2
  • 15 salles
  • 30 nationalités représentées
  • 58% d’internationaux
  • 25,5% de boursiers
  • + 15% d’effectifs au cours des 5 dernières années

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Candidats en master : derniers conseils pour les oraux

  • ©Peter Bernik / Shutterstock©Peter Bernik / Shutterstock

Vous avez été déclaré admissible à un master de Sciences Po. Il vous reste à réussir l’entretien oral pour intégrer l’une de nos sept écoles. Les épreuves d’admission se déroulent du 23 avril au 10 mai 2019. Elle peuvent parfois générer du stress car vous vous posez encore des questions sur le profil des candidats recherchés, sur votre capacité à démontrer votre motivation et à défendre votre projet…. Restez serein et gardez confiance en vous ! Voici nos derniers conseils pour cette dernière ligne droite. 

1/ Relire son dossier de candidature

L’objectif de l’oral est de déterminer votre motivation et de juger de l’adéquation de votre profil avec Sciences Po.

Aussi, relisez précisément votre lettre de motivation, votre CV et les différentes pièces que vous avez jointes au dossier de candidature. Remettez en perspective votre projet professionnel et toutes vos expériences : parcours universitaire, stages professionnels mais également toute autre activité telle que le bénévolat, un engagement politique ou social en lien avec votre projet. La commission d'entretien appréciera tout élément de votre personnalité qui saura vous distinguer des autres candidats.

2/ Bien connaître la maquette pédagogique et les débouchés de son futur master

Le master correspond à la décision de s’engager dans un projet professionnel réfléchi et réaliste. Vous devez montrer que vous savez où vous voulez aller et illustrer votre motivation de manière concrète et argumentée. Il est donc très important que vous ayez pris connaissance des enseignements qui vous seront dispensés si vous êtes admis. Ce master ne doit avoir aucun secret pour vous.

3/ S’intéresser à l’actualité concernant votre domaine de prédilection

Un étudiant de Sciences Po doit avoir une réelle appétence pour le monde contemporain et ses enjeux. Les membres de la commission d’entretien qui vont vous entendre seront sensibles à votre curiosité et à vos connaissances concernant l’actualité et l’univers professionnel auquel vous vous destinez : le droit, le journalisme, les affaires publiques….

Et quelques conseils pratiques !

Prévoyez d’arriver en avance sur les lieux pour trouver votre salle et commencer l’entretien de façon détendue.

Assurez-vous d’avoir avec vous les documents nécessaires : votre convocation et votre pièce d’identité vous seront demandées pour accéder au bâtiment.

Dans le cadre du plan Vigipirate, les mesures de sécurité sont renforcées. Il importe de prêter une attention toute particulière aux consignes de sécurité.

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Examen d'entrée au Collège universitaire
  • 5 conseils pour les oraux5 conseils pour les oraux

En train de préparer la procédure par examen pour être admis à Sciences Po ? La deuxième quinzaine du mois de mai 2019, tous les candidats admissibles au Collège universitaire (1er cycle) de Sciences Po sont invités à un entretien. Une épreuve parfois stressante qui génère son lot d’idées reçues : voici quelques conseils pour se débarrasser des clichés et aborder ce dernier round avec le maximum de sérénité.

1/ Pour réussir, je dois parler (et m’habiller) comme “un étudiant de Sciences Po”.

FAUX. Soyez vous-mêmes.

Il n’existe pas de “profil type” d’étudiant : Sciences Po est ouvert à tous les candidats talentueux, quels que soient leur parcours, leur origine, leur série du Baccalauréat ou leurs centres d’intérêt. Inutile donc de vous faire passer pour quelqu’un que vous n’êtes pas.

Pour que la commission d’entretien puisse cerner votre personnalité, il ne faut pas “formater” vos réponses à l’avance. Il n’existe pas de phrases à prononcer absolument, ni de “bonne” ou de “mauvaise” réponse aux questions : vous devez être prêt à engager une conversation, pas à subir un interrogatoire.

N’achetez pas non plus de vêtements spéciaux pour l’occasion : soignez votre présentation, mais dans une tenue qui vous ressemble et dans laquelle vous êtes à l’aise.

2/ Je peux préparer toutes mes réponses à l’avance.

VRAI et FAUX. Restez serein avant, pendant et après l’oral.

Tout comme il n’y a pas “d’étudiant-type”, il n’existe pas de “commission-type”. Vous ne pouvez pas anticiper toutes les questions. Mais il ne faut pas pour autant vous laisser intimider par les membres de la commission. L’entretien doit servir à révéler votre motivation, votre personnalité, votre curiosité, votre ouverture au monde : ce qui compte, ce ne sont pas les questions, mais bien vos réponses.

Le jury* commence souvent par vous demander de vous présenter brièvement : préparez cette présentation à l’avance, cela vous permettra d’aborder le début de l’entretien plus détendu. Pour la suite de la conversation, tenez-vous informé de l’actualité, et lisez les conseils ci-dessous.

Ensuite, souriez, restez calme, prenez le temps de réfléchir à vos réponses et gardez confiance en vous !

> Et si on est timide ? (extrait de l'émission Campus Channel consacrée au Collège Universitaire)

3/ Le jury* ne connaît rien de vous.

FAUX. Relisez votre lettre de motivation.

La lettre de motivation que vous avez rédigée il y a maintenant cinq mois contient les éléments qui serviront certainement de base aux questions. Les membres de la commission d’entretien s’appuient également sur les informations de votre dossier qui peuvent les éclairer sur votre parcours et votre personnalité.

4/  Je peux répéter les “recettes” d’autres candidats qui ont préparé d’autres examens ou concours.

FAUX. Intéressez-vous à Sciences Po et parlez de vous !

Pour montrer sa motivation, il faut être capable de dire pourquoi vous souhaitez entrer à Sciences Po. Pour cela, il faut s’intéresser spécifiquement à l’établissement, à son projet, à ses formations, à ses débouchés. Parcourez donc soigneusement le site internet de Sciences Po, et notamment la page du Collège Universitaire (1er cycle). Abonnez-vous à sa newsletter, et suivez son actualité sur les réseaux sociaux : Twitter, Facebook, Instagram, vous avez le choix. Attention, ne répétez pas par cœur tout ce que vous avez pu lire sur le site web, il s’agit pour vous de découvrir la vraie nature des disciplines enseignées et de savoir pourquoi vous souhaitez intégrer Sciences Po !

Vous pouvez aussi écouter les conseils de ceux qui étaient à votre place l’an dernier (site de l'association SOS Sciences Po) , mais vous ne devez pas répéter leurs arguments, la commission veut vous entendre parler de vous !

5/ Si mon oral se passe mal, c’est que je suis vraiment nul.

FAUX. Relativisez.

Pour la plupart d’entre vous cet oral d’admission sera le premier entretien de votre vie. Si vous passez cet entretien, c’est que vous avez été déclaré(e) admissible et déjà accompli beaucoup. Quoi qu’il arrive, c’est déjà une formidable réussite et l’expérience vous sera extrêmement utile pour tous les entretiens que vous aurez à passer dans votre vie (et il y en aura beaucoup….). Et surtout, votre impression à la sortie de l’entretien n’est pas toujours fiable : ce que vous avez vécu comme une maladresse ou une “erreur” n’a pas forcément été vue comme telle par le jury. Donc relativisez et attendez les résultats le plus sereinement possible !

Pour arriver plus détendu le jour de votre entretien, il est aussi essentiel pour vous d'avoir en tête plusieurs options de trajectoires post-bac pour envisager plus calmement le déroulement de l'entretien et ses résultats. Sachez que certains candidats ne réussissent pas à l'entrée au Collège et rejoignent ensuite Sciences Po en master...

Bonne chance à toutes et tous !

* Le terme “jury” est parfois utilisé dans cet article pour plus de commodité : les candidats sont reçus par une “commission d’entretien”, qui ne prend pas de décision définitive au moment de l’entretien. Le jury d’admission se réunit après les entretiens : c’est la seule instance habilitée à prendre une décision souveraine, à partir de la note attribuée par la commission d’entretien, des notes obtenues à l’écrit, et du dossier complet du candidat.

Quelques conseils pratiques :

  • Prévoyez d’arriver en avance au 13, rue de l’Université (75007 Paris) pour trouver votre salle et commencer l’entretien de façon détendue.
  • Assurez-vous d’avoir avec vous les documents nécessaires : votre convocation et votre pièce d’identité vous seront demandées pour accéder au bâtiment.
  • Dans le cadre du plan Vigipirate, les mesures de sécurité sont renforcées. Merci de prêter une attention toute particulière aux consignes de sécurité.

Liens utiles

Dernière mise à jour : février 2019

Journées portes ouvertes 2019 : nos campus en régions vous ouvrent leurs portes !

  • Portes ouvertes Bachelor 2019Portes ouvertes Bachelor 2019

Visitez l’un de nos campus en France et découvrez notre bachelor en sciences humaines et sociales (grade de licence), un programme pluridisciplinaire qui vous permettra notamment d’effectuer votre 3ème année à l’étranger !

Comment financer ses études à Sciences Po ?

4 étudiants sur 10 bénéficient d'une aide financière
  • ©Caroline Maufroid / Sciences Po©Caroline Maufroid / Sciences Po

Nous pensons que les difficultés financières ne doivent empêcher personne d’étudier à Sciences Po. C’est pourquoi nous consacrons chaque année 10,5 M d’euros aux bourses et à l’aide sociale. Grâce à ce volontarisme, nous aidons chaque année près de 4 étudiants sur 10 (chiffres 2017-2018).

1 étudiant sur 3 étudie gratuitement

Le premier engagement d’ouverture sociale de Sciences Po, c’est son système de tarification. Depuis 2005, Sciences Po a mis en place un dispositif original qui adapte les frais de scolarité aux ressources des familles, avec une échelle progressive de 14 tarifs différents. La première de ces 14 tranches tarifaires, c’est la tranche zéro, comme zéro euro. Une politique de gratuité avancée qui s’applique non seulement aux élèves boursiers du CROUS (tout échelon confondu), mais aussi aux non boursiers avec des revenus modestes, ainsi qu’à tout élève en situation de handicap. Résultat : en 2017/2018,  un étudiant sur trois ne paye aucun frais de scolarité.

Les bourses de scolarité pour étudier sereinement 

Pour les étudiants aux revenus modestes, étudier gratuitement ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir faire face au coût de la vie. C’est pourquoi tout étudiant français ou européen boursier du CROUS - soit 26 % des étudiants en 2017/18 - perçoit une aide financière complémentaire de la part de Sciences Po, en plus de l’exonération des frais de scolarité. Cette aide représente 75% du montant de la bourse du CROUS. Par exemple, un élève boursier du dernier échelon CROUS reçoit 971 euros par mois grâce au complément Sciences Po, contre 555 euros par mois dans un autre établissement (chiffres 2017). En 2017/18, ces bourses ont permis à près de 2 400 étudiants français ou européens d’étudier plus sereinement.

Fidèle à ses engagements européens, Sciences Po consacre un effort particulier aux étudiants européens boursiers. Alors qu’ils ne peuvent bénéficier d’une bourse du CROUS qu’à partir de leur deuxième année en France, Sciences Po se substitue au CROUS en leur accordant une aide dès la première année : un volontarisme unique dans le paysage de l’enseignement supérieur français.

Pour les étudiants extra-européens, Sciences Po propose notamment des bourses baptisées “Emile Boutmy”, du nom du fondateur de l’école. Accordées sur critères académiques et sociaux, elles concernent 281 étudiants en 2017/18, et peuvent atteindre 19 000 euros par an. D’autres programmes existent : comme les bourses d’excellence créées avec la Fondation MasterCard pour les étudiants africains. 

Enfin, les étudiants de Sciences Po sont également nombreux à bénéficier de programmes de bourses et d’aides publiques ou privées.

Au total, Sciences Po aide financièrement près de 4 étudiants sur 10 : 36 % des étudiants sont exonérés (totalement ou partiellement) du paiement des droits de scolarité ou reçoivent une aide financière.

Des aides à la mobilité pour ne pas se censurer

À Sciences Po, la 3è année d’études à l’étranger est un passage obligé dans la scolarité - et aussi une expérience inoubliable pour les étudiants. Mais tous les étudiants n’ont pas les moyens de financer le départ ni le coût de la vie dans un pays étranger. Pour que tous les étudiants puissent choisir la destination de leur choix, des bourses de mobilité permettent aux étudiants les plus fragiles financièrement de compenser le surcoût du séjour à l’international, ou de prévoir les aménagements nécessaires pour compenser une situation de handicap. 

En cas de coup dur : un accompagnement sur mesure

Au-delà de ces dispositifs financiers, les services de Sciences Po accompagnent tous les étudiants pour que les difficultés de la vie quotidienne, administrative, ou de la vie tout court, ne pèsent pas trop sur leurs études :

  • un service dédié au logement centralise les petites annonces, appuie les étudiants dans leurs démarches, propose des logements grâce à nos partenariats avec des résidences étudiantes, et peut aussi les aider financièrement.
  • pour faire face à un coup dur, un aléa financier, ou un retard de bourse, nos services peuvent s’adapter aux situations individuelles, voire proposer des aides d’urgence. 
  • nous aidons les étudiants non-européens dans leurs démarches administratives pour l’obtention ou le renouvellement de leur visa et/ou titre de séjour
  • enfin, pour aider les étudiants à arrondir les fins de mois, nous proposons des jobs sous forme de vacations (plus de 600 chaque année) 

Et pour les soucis qui ne sont pas - ou pas uniquement - financiers ou administratif, c’est notre Pôle Santé qui prend le relais.

Source : La politique de l’aide financière et de services aux étudiants, bilan 2017-2018

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L'alternance : une transition douce avec le monde du travail

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  • Louis Gaucher, étudiant à l'École urbaine ©Xavier GranetLouis Gaucher, étudiant à l'École urbaine ©Xavier Granet

Étudiant à l’École urbaine, Louis Gaucher effectue sa deuxième année de master Stratégies Territoriales et Urbaines en apprentissage. Depuis juin 2018, il alterne entre ses cours à Sciences Po et la préparation (urbaine) des Jeux Olympiques et Paralympiques au sein de la Société de livraison des équipements olympiques et paralympiques (SOLIDEO). Entretien. 

Pourquoi avoir choisi l’alternance ? 

L’alternance est une formule douce pour organiser la transition entre l’école et le monde du travail : elle me permet de mettre en relation ma formation théorique et des connaissances pratiques. Après quatre ans d’études, j’éprouvais le besoin de sortir de la bulle académique. L’alternance donne la possibilité de suivre des projets professionnels sur l’année entière, ce qui est très stimulant. Enfin, il ne faut pas occulter le fait que l’alternance apporte également une certaine autonomie financière. 

Quelles sont vos missions en entreprise ? Êtes-vous autonome sur certaines ?

Je travaille au sein du pôle "Ambitions et Héritage" de la SOLIDEO, dont l’objectif est de préfigurer, entre autres, l’héritage des ouvrages et chantiers olympiques et paralympiques. Il s’agit de démontrer l’utilité des projets, notamment par rapport aux enjeux du développement durable. Concrètement, cela se traduit d’une part par un travail de synthèse de documents pour élaborer la vision stratégique. D’autre part, je dois aussi préparer, participer, voire animer un certain nombre de réunions de coordination entre les différents acteurs publics et privés impliqués. Enfin, il s’agit de préparer les aménagements : j’ai donc dû participer à la rédaction de marchés publics puis l’analyse des offres. 

La structure étant encore récente (la SOLIDEO a été créée au début de l’année 2018), les équipes ne sont pas encore complètement formées. Il a donc fallu que je sois rapidement autonome pour répondre à la charge de travail. Ce degré d’autonomie tend d’ailleurs à augmenter au fur et à mesure de ma mission.

Pourquoi avez-vous choisi cette entreprise ?

C’est un projet de longue date mûri depuis la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Un certain nombre de questions se posent sur la capacité d’une métropole à absorber l’organisation de ce méga-événement, voire sur son intérêt au regard des principes du développement durable. J’ai puisé ma motivation dans ce défi : faire de cet événement une réussite sociale, environnementale et économique. La dynamique olympique permet de présenter, d’expérimenter des réponses à des besoins sociétaux et d’aménagement au sein même des villes du Grand Paris, et notamment de Seine-Saint-Denis. 

Comment avez-vous vécu ces premiers mois d’apprentissage ? 

Le premier bilan est très positif : j’ai pu observer des pratiques et actions qui répondent aux notions et concepts appris à l’École urbaine. Les cours du semestre actuel me permettent de mieux saisir mon environnement de travail, et inversement, le travail m’aide aussi à mieux saisir les enjeux des cours. Le fait de commencer l’alternance à temps plein, avant la reprise des cours, a aussi facilité mon intégration et ma formation. Enfin, la présence d’un autre stagiaire et d’un autre alternant dans la structure à mon arrivée m’ont aidé à trouver rapidement des repères. 

Le retour à l’école en septembre a été plus compliqué. J’ai eu besoin de temps pour trouver un équilibre entre le rythme soutenu de l’entreprise et le rythme académique qui se décline sur un temps plus long. Mais finalement, leur complémentarité me donne une véritable satisfaction, grâce aux liens qui s’établissent entre la formation académique et la formation professionnelle. 

Nos 8 masters accessibles en apprentissage :

Pour en savoir plus, consultez la brochure des masters en apprentissage.

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Classement QS 2019 : Sciences Po, 3ème université mondiale en "science politique et relations internationales"

  • Sciences Po 3ème en "science politique et relations internationales"Sciences Po 3ème en "science politique et relations internationales"

Sciences Po améliore encore son positionnement international en "science politique et relations internationales" en passant de la quatrième à la troisième place mondiale dans le classement international QS 2019 des meilleures universités par discipline, dévoilé ce 26 février 2019. Classée derrière Harvard et Oxford, Sciences Po est la première université d'Europe continentale dans cette discipline, devant LSE et Cambridge.

Depuis six ans, le classement de QS par discipline, qui compare plus de 1200 universités du monde entier, ne cesse de confirmer Sciences Po au sein des universités leaders en sciences sociales.

Une progression qui se poursuit en sociologie : après avoir été classée en 44ème puis 37ème position mondiale les deux années précédentes, Sciences Po atteint désormais le 28ème rang. 

Autre montée remarquable, en “Social Policy and Administration”, Sciences Po passe de la 48ème à la 22ème place mondiale.

En droit, Sciences Po se maintient entre les 51ème et 100ème places mondiales, et, enfin, en économie et en histoire, Sciences Po se classe entre les 101ème et 150ème places mondiales.

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Des étudiants engagés sur le terrain

Témoignages sur le parcours civique
  • Étudiante en parcours civique ©Sciences PoÉtudiante en parcours civique ©Sciences Po

Né avec la réforme du Bachelor, il y a un an, le parcours civique est un dispositif unique qui se déploie sur les trois premières années de formation et structure le curriculum. Obligatoire pour tous, le parcours civique valorise l’apprentissage actif de la citoyenneté et de la responsabilité sociale en proposant aux étudiants de lier les enseignements du bachelor à des engagements sur le terrain.

Culture, éducation, emploi, environnement, justice sociale, santé... Dès la première année, les étudiants sont invités à trouver la thématique de leur projet personnel. Ils effectuent un stage de terrain d’un mois l’été auprès d’une institution partenaire : établissements publics, services de l’état, associations, etc.

Ainsi, Caroline Pernes, lors de son stage, a mis en place et organisé le tri sélectif dans une maison d'arrêt. Michaël Saillot a effectué une mission d'animation et d’accompagnement des personnes âgées dans une maison de retraite.

En deuxième année, ils poursuivent leur parcours civique par un projet civique libre sur le terrain. L’ensemble de ces expériences et apprentissages réalisé dans le cadre du parcours civique viendra nourrir le Grand écrit, l’épreuve finale du Bachelor.

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5 conseils avant les écrits

Examen d'entrée en 1ère année
  • @Everett Collection/Shutterstock@Everett Collection/Shutterstock

Samedi 23 et dimanche 24 février 2019, vous serez des milliers de candidats à plancher sur les épreuves écrites pour l’entrée en 1ère année à Sciences Po. C’est le moment d’avoir confiance en soi : voici quelques rappels utiles pour arriver sereins.

1/ Il s’agit d’un examen, pas d’un concours ! Et ça change tout.

On l’oublie trop souvent, mais les épreuves écrites pour entrer à Sciences Po en 1ère année portent le doux nom de “procédure par examen”. Dans un concours, le nombre X d’admis est défini à l’avance : on sélectionne les X meilleurs, quels que soient leurs résultats. Dans un examen, comme celui que vous allez passer, il n’y a pas de nombre d’admis prédéfini, mais un niveau à atteindre. Inutile de stresser le jour J en imaginant que vos voisins de salle ont l’air infiniment plus préparés/sérieux/intelligents : votre principal défi, c’est de vous dépasser vous-même !

2/ Il n’y a pas de profil type. Chaque profil a sa chance.

Il n’existe pas de “candidat type” pour nous. Sciences Po est ouvert à tous les profils. La preuve, en 2018, nous avons admis en première année 1904 élèves qui venaient de près de 1600 lycées différents à travers le monde. Vous avez vos chances quel que soit votre lycée d’origine et quelle que soit votre série de Baccalauréat. Les résultats en attestent : les chances de réussite des candidats de S, ES et L sont comparables. Consultez le bilan des admissions 2018 pour avoir tous les détails.

3/ Il n’y a pas que vos notes à l’écrit qui comptent (mais ça compte)

Bien sûr, les épreuves des 23 et 24 février prochains sont très importantes. Mais vos notes à l’écrit ne sont pas la seule indication que les évaluateurs vont prendre en considération pour décider ou non si vous êtes admissible. Le dossier que vous avez patiemment constitué, la lettre de motivation que vous avez soigneusement rédigée, tout cela compte. C'est même la combinaison de la note de votre dossier et de la note des épreuves écrites (A, B, ou C) qui va déterminer si vous êtes ou non admissible. Les candidats qui obtiennent A/A (note dossier/note épreuves), A/B ou B/A seront admissibles. Bref, c’est déjà la moitié du chemin vers l’oral que vous avez parcouru, mine de rien !

4/ Vous avez bien révisé (mais un peu de méthode, ça peut aider)

Vous êtes en classe de terminale : vous avez donc déjà deux ans et demi de révisions derrière vous. L’examen écrit que vous allez passer évalue les (nombreuses) connaissances que vous avez emmagasinées depuis la seconde, et le travail que vous avez déjà entamé pour vous préparer au baccalauréat à la fin de l’année (et qu’il est nécessaire d’obtenir pour entrer à Sciences Po, rappelons-le). Le jour de l’examen, c’est la capacité à traiter le sujet qui compte : pour cela, nous mettons à votre disposition les annales et corrigés des épreuves. Nos fiches méthodologiques sur openclassrooms peuvent vous aider.

5/ Ne vous laissez pas impressionner !

En résumé, vous avez déjà la motivation, les révisions, un dossier, et des années de préparation au lycée. Autant d’atouts à garder en mémoire pour rester calme le jour des épreuves et ne se laisser impressionner ni par le lieu de l’examen, ni par les autres candidats. Ni trop sûrs de vous, ni trop timides : ayez confiance en vous, tout simplement. Et pour gérer le stress, chacun son astuce : respiration ventrale,

Bonne chance à tous !

Quelques conseils pratiques pour ne pas arriver trop stressé le jour J :

  • Préparez votre sac la veille et n'oubliez pas d'y mettre : votre convocation et votre pièce d'identité, la calculatrice habituellement utilisée au lycée (autorisée uniquement pour l'option mathématiques), une montre car il ne vous sera pas permis de consulter l'heure sur votre téléphone, de quoi boire et manger, vos stylos, règle, stabilos, crayons (on vous demande d'écrire à l'encre bleue ou noire).
  • Arrivez une heure et demie en avance : les contrôles d'identité et contrôles des sacs seront systématiques en raison du Plan Vigipirate. Prévenez aussi votre entourage : les parents et accompagnateurs ne pourront pas franchir les portes d'entrée, afin de ne pas ralentir ce contrôle.
  • Mettez des vêtements dans lesquels vous vous sentez à l'aise et avec la possibilité de superposer les couches : il peut faire un peu frais en début d'épreuves et la température monte en fin de journée.
  • Pratiquez la respiration ventrale, le yoga, la sophrologie, la méditation, le sport : chacun son astuce !

Retrouvez toutes les informations sur les centres d'examen, les horaires et les consignes de sécurité sur la page web "épreuves écrites".

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Qui est entré à Sciences Po en 2018 ?

Plus de 20 000 candidats
  • ©Aniwhite/Shutterstock©Aniwhite/Shutterstock

Pour la première fois en 2018, le nombre de candidats à l’entrée à Sciences Po a dépassé la barre des 20 000. En hausse de 16 %, les candidatures placent l’attractivité à un niveau inégalé, notamment au niveau master où la réforme de la procédure d’entrée française a engendré un pic de candidatures supplémentaires. Cet afflux de candidatures va de pair avec une sélectivité en hausse : le taux d’admis global passe de 24 % en 2017 à 21 % en 2018.

En master, des candidats plus nombreux et plus divers

Le nombre de candidats en master connaît un pic avec près de 30% d’augmentation par rapport à 2017. Là aussi, la sélectivité augmente avec l’attractivité : avec 8915 candidats et 2108 admis, le taux de sélection atteint 24 % contre 30% en 2017.

Cette forte progression est portée par une tendance de fond et un effet conjoncturel. Côté tendance de fond, l’essor des candidatures internationales et des doubles diplômes se prolonge avec une augmentation de 16 % depuis 2017, qui amène des candidats de 136 nationalités différentes. Après plusieurs années de stabilité en revanche, la hausse de 53% de candidats via la procédure française résulte de la réforme adoptée en 2017. La suppression de l’épreuve écrite et l’introduction d’une double évaluation de dossier ont convaincu davantage de candidats de tenter leur chance.

Sans impact sur le niveau des admis, la réforme a permis de diversifier les profils de candidats. Si les classes préparatoires, les études de droit, de littérature ou de sciences sociales fournissent toujours le plus gros contingent de candidats, le recrutement 2018 s’est ouvert à de nouveaux profils : candidats issus des filières scientifiques, mais aussi d’économie et de gestion-finance. Une diversification qui est aussi sociale, puisque 28 % des candidats en master sont boursiers.

En bachelor, sélection et diversité

Côté bachelor, la progression des candidats pour le Collège universitaire de Sciences Po poursuit sur sa lancée avec 8 % d’augmentation par rapport à 2017, et un taux de sélection toujours exigeant à 17%, contre 19 % en 2017.

Les admis en premier cycle viennent de 93 pays différents : le continent européen en tête avec 16% des admis, suivi par l’Asie (9,3%) et l’Amérique (6%). Les admis français représentent 64 % du total, issus de 1585 lycées différents, et en majorité hors de la région parisienne (61 % des admis français viennent de régions métropolitaines hors de l’Ile de France ou d’outre-mer).

Ce bilan témoigne ainsi de la poursuite des efforts déployés par Sciences Po pour la mixité sociale, avec désormais plus de 1900 élèves admis depuis 2001 par la procédure des Conventions éducation prioritaire. Et de manière plus large, les 26% d’étudiants boursiers permettent de mesurer l’impact d'une politique d’aide sociale et de droits de scolarité unique en son genre : en 2017/2018, un étudiant sur trois ne paie aucun frais de scolarité, et 37% d’entre eux reçoivent une aide financière.

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"En Guyane, la moitié de la population a moins de 25 ans"

Lénaïck Adam, député et alumnus
  • Lénaïck Adam ©Sciences PoLénaïck Adam ©Sciences Po

Élu député de la 2ème circonscription de Guyane en 2017 sous la bannière LREM, Lénaïck Adam est l’un des benjamins de l’Assemblée nationale. C’est aussi un de nos alumni, diplômé d’un master Finance et stratégie, et entré à Sciences Po par la procédure Conventions éducation prioritaire. Découvrez son témoignage en vidéo.

Les “Conventions éducation prioritaire” est un programme sans équivalent en France, né en 2001 de la volonté d’accueillir à Sciences Po les élèves les plus talentueux, quelles que soient leurs origines familiales, sociales et culturelles. Cette voie d’admission spécifique, ouverte aux lycéens d’établissements partenaires, a permis d’accueillir depuis sa création plus de 1900 élèves qui n’auraient jamais imaginé intégrer Sciences Po.

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Kamel Daoud, premier écrivain en résidence à Sciences Po

Le romancier dispensera des cours d'écriture
  • Kamel Daoud à Sciences Po le 31 janvier 2019 ©Thomas Arrivé / Sciences PoKamel Daoud à Sciences Po le 31 janvier 2019 ©Thomas Arrivé / Sciences Po

L'écrivain Kamel Daoud sera le premier écrivain titulaire de la nouvelle chaire d'écrivain en résidence de Sciences Po. Rattachée au Centre d’écriture et de rhétorique, cette initiative inédite dans le paysage universitaire français vise à renforcer l'expression créative des étudiants et leur permettre de développer une réflexion critique et originale.

"Un espace de respiration et d'inspiration dans Sciences Po"

Avec cette chaire, Sciences Po "crée un espace de respiration et d'inspiration", a rappelé Frédéric Mion lors de l'événement de lancement du 30 janvier. "L'apprentissage de l'expression sous toutes ses formes nous semble essentiel pour percevoir,  penser et décrire le monde, a expliqué le directeur de Sciences Po. La création littéraire trouve donc pleinement sa place dans notre projet de formation à une époque où les injonctions à la réactivité et à la rapidité ne laissent que peu de place au temps réflexif de l'écriture et de la lecture".

Kamel Daoud, écrivain francophone de nationalité algérienne, a été choisi a l'unanimité par le comité de sélection de la chaire. Lauréat (entre autres) du Prix Goncourt du Premier Roman et du Prix François Mauriac pour Meursault contre-enquête, et du Prix Méditerranée pour Zabor ou les Psaumes, il dispensera des cours d’écriture intitulés "L’écriture à rebours" et "L’écriture, la lecture, et la construction du sens". Il animera également des master classes au sein des campus en région et participera à différents événements en lien avec la création littéraire. Chaque semestre, la chaire accueillera un nouvel écrivain.

"Réinventer l'universel par la littérature"

À l’occasion du lancement officiel de la chaire d’écrivain en résidence, mercredi 30 janvier, Kamel Daoud s’est exprimé sur le mythe de Jonas, qui pose la question de la littérature et de la “compétence” à l’universel pour l’écrivain. Autour de lui étaient réunis pour un dialogue sur les vertus de l’écriture et de la lecture plusieurs personnalités du monde des lettres : Leïla Slimani, écrivaine, Pierre Assouline, journaliste-chroniqueur-romancier et biographe, et Aurélie Filippetti, romancière et femme politique.

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Et si vous étudiiez à Sciences Po cet été ?

Des cours d'été intensifs avec des étudiants du monde entier
  • Étudiantes et étudiants sur le pont des arts ©Didier Pazery / Sciences PoÉtudiantes et étudiants sur le pont des arts ©Didier Pazery / Sciences Po

Vous êtes lycéen ou étudiant ? Vous souhaitez étudier les sciences humaines et sociales à Sciences Po le temps d'un été ? Les candidatures pour l’édition 2019 de la Summer School sont ouvertes, avec deux programmes distincts, l'un pour les étudiants, l'autre pour les lycéens. Voici ce qu’il faut savoir avant de déposer sa candidature.

Vous êtes étudiant ou diplômé de l’enseignement supérieur ?

La Summer School vous propose son programme universitaire :

  • Lieu : campus de Paris, dans le quartier historique de Saint-Germain-des-Prés.
  • Dates : deux sessions de quatre semaines ; 3 au 28 juin et 2 au 26 juillet 2019.

Avec ce programme, vous pourrez découvrir l’une des disciplines fondamentales de Sciences Po. Grâce au parcours intensif de sciences sociales, les étudiants suivent un cours au choix en relations internationales, science politique, économie et plus encore.

Pour l’été 2019, la Summer School propose une offre riche de 14 cours, entièrement dispensés en anglais, avec des cours comme « Media and Politics », « Global Migration Governance », « Human Rights and Global Development » et « Populism in Europe and the Americas ».

Un parcours de langue française est également proposé aux étudiants qui souhaitent pratiquer et améliorer leur maîtrise du français.

Vous êtes lycéen ?

Le programme pré-universitaire offre aux lycéens une opportunité unique de découvrir la vie universitaire à Sciences Po.

Au cours d’un programme anglophone intensif de trois semaines, les participants explorent les grands enjeux actuels en relations internationales et sciences politique à travers une série de Master Classes menées par des chercheurs et professeurs de Sciences Po. En complément, un cours électif au choix est proposé : un atelier d’introduction à l’une des disciplines types de Sciences Po ou un cours de français langue étrangère.

Les deux premières semaines du programme ont lieu sur le campus de Reims et la dernière semaine se passe sur le campus parisien.

Des voyages d’étude et des activités culturelles sont organisés en dehors des cours et pendant les week-end.

Candidater à la Summer School.

Dernière mise à jour : janvier 2019.

Concours juridiques : un palmarès 2018 brillant

45 % de réussite au concours de l'ENM
  • Des lauréates 2018 du concours de l'ENM ©Sciences PoDes lauréates 2018 du concours de l'ENM ©Sciences Po

L’École de droit de Sciences Po confirme son excellent positionnement dans la préparation aux concours juridiques avec un taux de réussite de 45 % au concours 2018 de l’École Nationale de la Magistrature (ENM). Parmi les 180 étudiants de la classe préparatoire ayant présenté le concours, 79 ont été admis. Huit d’entre eux figurent dans les dix premiers du classement, et vingt parmi les trente premiers.

Une préparation complète et ouverte à tous

Parmi les admis, on trouve des diplômés du master Carrières Judiciaires et Juridiques et du master Droit économique de l’École de droit, mais aussi des diplômés de l’École du management et de l’innovation ou de l'École des affaires internationales (PSIA) . Avoir des connaissances approfondies en droit n’est en effet pas un pré-requis pour intégrer la préparation et réussir le concours. La classe préparatoire au concours d’entrée à l’ENM est ouverte, non seulement aux diplômés de Sciences Po, mais aussi à ceux d’autres établissements : Instituts d’Études Politiques, grandes écoles, et facultés de droit essentiellement.  

“La préparation ENM est une formation complète accessible à ceux qui n’ont jamais fait de droit. Avant tout, les étudiants qui réussissent le concours ont une bonne maîtrise de la méthodologie, des qualités rédactionnelles et savent mettre l’actualité juridique en perspective au regard des mécanismes fondamentaux. À l’oral, le jury est attentif au savoir-être, à la curiosité d’esprit et à l’ouverture au monde des candidats", précise Céline Garçon, responsable pédagogique au sein de l’École de droit, en charge notamment de la préparation ENM.

De la méthode, de l’entraînement et du suivi individualisé

Le succès de la classe préparatoire ENM s’appuie sur une méthode de travail qui consiste à alterner des phases de session intensive de cours et des phases de travail personnel permettant ainsi une progression constante de l’étudiant tout au long de l’année. Une équipe pédagogique resserrée permet en outre d’assurer une unité des méthodologies, un suivi individualisé des étudiants et des entraînements multiples dans un cadre propice au travail en groupe et aux échanges.

L’année a également bien commencé pour 56 des 94 diplômés 2018 du Master Droit économique qui ont présenté et réussi l’examen du Centre régional de formation professionnelle des avocats (CRFPA). Ils viennent d'effectuer leur rentrée à l'École Française du Barreau.

L’École de droit propose aussi une classe préparatoire aux concours de l'École Nationale Supérieure de Police (ENSP) et de l'École des Officiers de la Gendarmerie Nationale (EOGN).

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Des robots pour aller en cours

Poursuivre ses études malgré une absence liée au handicap
  • Nicolas, étudiant à Sciences Po ©Sciences PoNicolas, étudiant à Sciences Po ©Sciences Po

Un robot qui suit les cours à votre place quand vous ne pouvez pas vous déplacer ? C’est ce que propose Sciences Po à ses étudiants en situation de handicap momentanément absents. Assister aux cours, interagir avec les étudiants et enseignants, ou encore présenter un exposé : ces robots de téléprésence permettent de poursuivre ses études malgré une absence. Découvrez-les en vidéo.

Sciences Po compte 290 étudiants en situation de handicap qui bénéficient d'accompagnements spécifiques destinés à résoudre leurs difficultés d'accessibilité et à garantir le meilleur déroulement possible de leurs études : aménagements de scolarité, étudiants preneurs de notes, lecteurs ou répétiteurs, ou encore matériel adapté comme ces robots de téléprésence.

Les robots de téléprésence est une initiative soutenue par BNP-Paribas.

En savoir plus

"La bourse m'a permis d'être plus à l'aise"

Bourse Fondation Geneviève McMillan-Reba Stewart
  • Arjess Nkami et Ian Irungu étudiants au Collège universitaire ©Sciences PoArjess Nkami et Ian Irungu étudiants au Collège universitaire ©Sciences Po

Depuis 2010, la Fondation Geneviève McMillan-Reba Stewart est partenaire de la Sciences Po American Foundation dans le but d'offrir une bourse de mérite à des étudiants africains du programme Europe-Afrique du Collège universitaire.

En savoir plus sur la bourse de la fondation Geneviève McMillan-Reba Stewart.

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