Les Études du CERI

 

Les études du CERI

La particularité des Études du CERI est de proposer des analyses qui peuvent tout autant éclairer les non spécialistes que servir de référence aux chercheurs. Quel qu’en soit le thème – un enjeu global majeur ou une évolution spécifique au « local » – chaque volume obéit aux règles d’une publication scientifique à comité de lecture, la double évaluation anonyme par les pairs étant appliquée lors de la sélection des textes. Autre trait significatif de cette collection, chaque livraison est le fruit d’une enquête de terrain réalisée par l’auteur.

En plus des monographies, la collection offre deux publications collectives à périodicité annuelle, consacrées l’une à l’Amérique latine, l’autre à l’Eurasie. Tous les volumes parus depuis 1995 sont disponibles en libre accès sur ce site.

Rédactrice en chef : Judith Burko, judith.burko@sciencespo.fr, tél. +33158717004

Marc Valeri

Le sultanat d'Oman en quête d'un second souffle
N°122
Décembre 2005
Energies/ressources naturelles, Etat, Identités, Multinationales/entreprises, Nationalisme, Oman, Proche et Moyen-Orient, Les études du CERI

Le brusque fléchissement de la production pétrolière depuis 2001 n’a fait que rendre plus cruciale la question de l’alternative à un modèle économique fondé sur la rente pétrolière, alors que le pays a connu un développement fulgurant ces trois dernières décennies. Dans cette perspective, la politique de nationalisation de la force de travail conditionne tous les autres enjeux, car, au-delà du seul problème économique, elle bouleverse le tissu social épargné durant l’ère de prospérité, et donc la légitimité même du modèle. La société omanaise vit actuellement une montée des frustrations, qui se traduit par une résurgence des préjugés et des revendications particularistes. Ce phénomène s’accompagne d’une aggravation des inégalités, sous la forme notamment d’une confusion des pouvoirs économique et décisionnel dans les mains d’une oligarchie bénéficiaire de la rente depuis 1970. On peut se demander dans quelle mesure les mutations aujourd’hui à l’oeuvre en Oman recèlent une menace pour la stabilité d’un régime considéré comme l’un des plus stables de la zone.

Comment citer ce volume :

Marc Valeri

, Le sultanat d'Oman en quête d'un second souffle / Les Études du CERI, N°122, Décembre 2005, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2005 (volume 2)
N°121
Décembre 2005
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2005 (volume 2) / Les Études du CERI, N°121, Décembre 2005, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2005 (volume 1)
N°120
Décembre 2005
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2005 (volume 1) / Les Études du CERI, N°120, Décembre 2005, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Marwa Daoudy

Le long chemin de Damas. La Syrie et les négociations de paix avec Israel
N°119
Novembre 2005
Energies/ressources naturelles, Israël, Paix/maintien de la paix, Proche et Moyen-Orient, Règlement des conflits, Sécurité internationale, Syrie, Territoire, Les études du CERI

De 1991 à 2000, ces deux acteurs-clés du conflit moyen-oriental que sont la Syrie et Israël ont poursuivi de longues négociations de paix. Que nous apprend ce dialogue sur les objectifs, les motivations, et les perceptions propres d’un protagoniste syrien qui reste très méconnu ? Telle est la question à laquelle souhaite répondre cette étude, en disséquant les enjeux majeurs du processus : le territoire, la sécurité et les ressources en eau. L’analyse des obstacles rencontrés sur le chemin de la paix permettra en outre de prendre la mesure des perspectives actuelles de reprise du dialogue, dans un contexte profondément bouleversé. Le décès du président Hafez Al-Assad en juin 2000 et l’arrivée au pouvoir de son fils Bachar, la détérioration de la situation israélo-palestinienne depuis le déclenchement de la seconde Intifada et l’élection d’Ariel Sharon en Israël, la guerre américaine en Irak, l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, le retrait des troupes syriennes du Liban en avril 2005, et la tenue du 10e Congrès du parti Baas en juin ont transformé l’échiquier intérieur et régional. Cette analyse entend apporter un nouvel éclairage sur les contraintes que subit la Syrie et les opportunités qui s’offrent à elles, en s’efforçant d’apprécier l’impact de ces changements sur sa position de négociation.

Comment citer ce volume :

Marwa Daoudy

, Le long chemin de Damas. La Syrie et les négociations de paix avec Israel / Les Études du CERI, N°119, Novembre 2005, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Shahrbanou Tadjbakhsh

Human Security: Concepts and Implications with an Application to Post-Intervention Challenges in Afghanistan
N°117
-118
Septembre 2005
Afghanistan, Droits de l’homme, ONG/société civile, Organisations internationales, Paix/maintien de la paix, Politiques de sécurité, Proche et Moyen-Orient, Vie politique/systèmes politiques, Violence, Les études du CERI

Le concept de « sécurité humaine », en discussion dans les organisations internationales et les milieux académiques depuis 1994, n’est-il que du vent, comment l’affirment ses détracteurs ? Ou bien offre-t-il un cadre pertinent pour élaborer des solutions multisectorielles et intégrées, mieux adaptées à notre monde de plus en plus « interconnecté » ? S’il n’en existe pas de définition consensuelle précise, on peut dire du moins qu’il s’agit de dépasser la notion habituelle de sécurité pour s’intéresser plus spécifiquement à des considérations de développement et de respect des droits de l’homme. Pour certains, c’est là une notion séduisante mais faible sur le plan analytique, car elle fait intervenir trop de variables qui ne sont pas nécessairement liées entre elles. Pour d’autres, il faut en limiter l’usage aux situations marquées par une poussée ou une menace de violence. Pour ceux qui préfèrent en donner une définition plus large (c’est le cas du présent auteur), l’approche en question offre des moyens d’apprécier les causes profondes d’un conflit (inter- ou intra-étatique), de proposer des politiques adéquates pour résoudre les crises et d’aboutir à l’établissement d’une paix durable. A cette fin, les politiques de sécurité humaine prennent en compte de manière privilégiée les questions sociales et économiques en ce qu’elles affectent l’individu, considérant que la sécurité (au sens étroit) dépend de tout un tissu de facteurs qui exigent une approche globale. L’auteur présente les divers écrits sur le sujet produits par les organisations internationales, examine le problème de la relation entre recherche académique et production des politiques, et relève un certain nombre de cas où des nations ou des organisations régionales ont fait entrer la sécurité humaine parmi leurs options de politique étrangère. Tout au long de l’article, il est spécialement fait référence à l’Afghanistan, dont le cas est traité dans l’étude reproduite en annexe.

Comment citer ce volume :

Shahrbanou Tadjbakhsh

, Human Security: Concepts and Implications with an Application to Post-Intervention Challenges in Afghanistan / Les Études du CERI, N°117-118, Septembre 2005, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Odette Tomescu-Hatto

Comment conjuguer l'élargissement de l'Union européenne et la sécurité de ses frontières ? Le chapitre roumano-moldave
N°116
Septembre 2005
Europe centrale et orientale, Européanisation, Fédération de Russie, Frontières, Intégration régionale, Moldavie, Organisations internationales, Politiques de sécurité, Règlement des conflits, Roumanie, Union européenne, Les études du CERI

L’élargissement de l’Union européenne en direction des pays de l’Europe centrale et orientale suscite des interrogations en ce qui concerne les nouvelles lignes de frontière tracées par Bruxelles entre les Etats membres et leurs futurs voisins. Quelles seront les conséquences de l’élargissement pour les relations roumano-moldaves et les implications de ces dernières sur la sécurité de la nouvelle frontière européenne et la stabilité de la région ? L’analyse, d’une part, de l’impact de l’application de l’acquis communautaire à la frontière roumano-moldave sur la république de Moldavie et sur les relations roumano-moldaves et, d’autre part, des limites de la nouvelle Politique européenne de voisinage par rapport à la Moldavie permet de décrire les difficultés que rencontre l’UE à conjuguer à la fois sécurité et intégration.

Comment citer ce volume :

Odette Tomescu-Hatto

, Comment conjuguer l'élargissement de l'Union européenne et la sécurité de ses frontières ? Le chapitre roumano-moldave / Les Études du CERI, N°116, Septembre 2005, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Nicolas Revise

Le système Thaksin : coup de frein au processus de démocratisation ou « voie thaïlandaise » vers la démocratie ?
N°115
Juin 2005
Asie du Sud-Est, Démocratisation, Mobilisations collectives, ONG/société civile, Thaïlande, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Thaksin Shinawatra, le Premier ministre thaïlandais, est l’homme de tous les superlatifs : magnat des télécommunications, milliardaire, il est le seul chef de gouvernement thaïlandais élu ayant réussi à boucler une législature avant d’être reconduit triomphalement pour un deuxième mandat. Son parti, le Thai Rak Thai (« Les Thaïlandais aiment les Thaïlandais »), gouverne avec une majorité parlementaire écrasante. Parvenu au pouvoir dans le sillage de la crise asiatique de 1997 et de la Constitution démocratique thaïlandaise promulguée la même année, Thaksin constitue une synthèse de l’histoire récente du pays : il est l’héritier des régimes militaires autoritaires des années 1960-1970 et le produit d’une libéralisation politique et économique ayant porté au pouvoir des hommes d’affaires mus en politiciens professionnels. Mais que le « système Thaksin » – mélange d’autoritarisme et de libéralisme – marque un coup d’arrêt à vingt-cinq ans de démocratisation politique ou qu’il incarne une « voie thaïlandaise » vers la démocratie, le Premier ministre ne peut gouverner à sa guise : il a face à lui une société civile dynamique, complexe et structurée qui a déjà fait par trois fois au moins la démonstration éclatante de sa capacité de mobilisation politique.

Comment citer ce volume :

Nicolas Revise

, Le système Thaksin : coup de frein au processus de démocratisation ou « voie thaïlandaise » vers la démocratie ? / Les Études du CERI, N°115, Juin 2005, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Renaud Egreteau

Birmanie : l’armée referme le jeu politique
N°114
Mars 2005
Acteurs transnationaux, Asie du Sud-Est, Birmanie, Démocratisation, Etat, Identités, Mobilisations collectives, Vie politique/systèmes politiques, Violence, Les études du CERI

Arrivée au pouvoir en 1962 puis renouvelée par un second coup d’Etat militaire en septembre 1988, la junte birmane n’a eu de cesse de conforter son contrôle sur l’ensemble des institutions et de la conduite des affaires du pays (renommé Myanmar en 1989). Pourtant, en août 2003, l’initiative du Premier ministre et chef des Services de renseignements militaires, le général Khin Nyunt, proposant une « feuille de route vers la démocratie », a laissé entrevoir la possibilité d’une « transition démocratique », graduelle et contrôlée par le régime militaire. Mais l’éviction de Khin Nyunt en octobre 2004 marque le retour de la ligne dure du régime et des derniers caciques nationalistes de l’armée, opposés à toute négociation avec l’opposition démocratique civile menée par Aung San Suu Kyi, en résidence surveillée depuis mai 2003. Grâce à un environnement stratégique favorable, le régime a toutes les chances de pérenniser son pouvoir en dictant ses propres règles du jeu « démocratique », recherchant la stabilité plutôt que la libéralisation du pays, au détriment de l’opposition et des minorités ethniques.

Comment citer ce volume :

Renaud Egreteau

, Birmanie : l’armée referme le jeu politique / Les Études du CERI, N°114, Mars 2005, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Philippe Létrillart

L'Eglise catholique et la « société civile » à Cuba
N°113
Mars 2005
Amérique latine et Caraïbes, Cuba, Démocratisation, Justice, Mobilisations collectives, ONG/société civile, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Tandis que Cuba continue l’édification de sa société socialiste, une « société civile de fait », essentiellement composée des mouvements de la dissidence, se met en place. L’Eglise catholique cubaine, seule institution non castriste, joue un rôle important dans cet équilibre, et sa nature à la fois universelle et particulière lui permet de concevoir de manière singulière sa relation à la société cubaine, d’autant que son but est avant tout de retrouver son influence et à d’affirmer sa centralité. Cette ambition s’appuie sur deux instruments, l’un et l’autre essentiellement gérés par le monde laïc et en particulier par les équipes qui entourent Dagoberto Valdés. Il s’agit d’une approche pratique fondée sur le travail social et sur l’activité des centres de formation d’une part, d’un effort réflexif visant à penser le rôle de l’Eglise dans la société et à affirmer la possibilité d’une nouvelle citoyenneté proche des valeurs catholiques d’autre part. Si l’action caritative des catholiques est acceptée par le régime, il n’en va pas de même de leur volonté participative assimilée à la défense d’options conservatrices et passéistes. La relation de l’Eglise et de la dissidence demeure par ailleurs difficile. Cette position ambiguë pourrait fragiliser l’approche de la transition post-castriste par le monde catholique, alors même que son expertise sera nécessaire à la réconciliation nationale.

Comment citer ce volume :

Philippe Létrillart

, L'Eglise catholique et la « société civile » à Cuba / Les Études du CERI, N°113, Mars 2005, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2004 (volume 2)
N°112
Décembre 2004
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2004 (volume 2) / Les Études du CERI, N°112, Décembre 2004, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2004 (volume 1)
N°111
Décembre 2004
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2004 (volume 1) / Les Études du CERI, N°111, Décembre 2004, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Rémi Castets

Opposition politique, nationalisme et islam chez les Ouïghours du Xinjiang
N°110
Octobre 2004
Asie centrale/Caucase, Asie du Nord-Est, Chine, Colonisation/décolonisation, Diasporas, Droit, Identités, Mobilisations collectives, Nationalisme, Religions, Vie politique/systèmes politiques, Violence, Les études du CERI

Peuplé majoritairement d’Ouïghours, le Xinjiang (Turkestan oriental) constitue après l’Ouzbékistan le second foyer de peuplement turcophone musulman en Asie centrale. Tardivement intégré à l’Empire chinois, il a connu un passé tumultueux émaillé d’ingérences extérieures et d’insurrections séparatistes. via un contrôle étroit du système politique régional et un processus de colonisation démographique massif, le régime communiste a progressivement intégré ce territoire stratégique – riche en hydrocarbures – au reste du pays. Pourtant, depuis vingt ans, les troubles se sont multipliés de façon préoccupante. Moins connu en Occident que le problème tibétain, le problème ouïghour n’en constitue pas moins aux yeux de Pékin une question bien plus aiguë. Après un long black out médiatique sur la question jusqu’en septembre 2001, le gouvernement chinois a finalement publié une série de documents dépeignant l’opposition ouïghoure comme une force terroriste exogène liée aux réseaux jihadistes transnationaux. Une telle rhétorique, qui présente les troubles actuels comme le fait de déstabilisations extérieures, cache cependant un profond mal-être sociopolitique et une opposition qui, dans la réalité, s’exprime selon des formes bien différentes des clichés imposés.

Comment citer ce volume :

Rémi Castets

, Opposition politique, nationalisme et islam chez les Ouïghours du Xinjiang / Les Études du CERI, N°110, Octobre 2004, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Alexandra Goujon

Les nouveaux voisins de l'Union européenne. Stratégies identitaires et politiques en Ukraine, Biélorussie et Moldavie
N°109
Septembre 2004
Biélorussie, Europe centrale et orientale, Européanisation, Identités, Intégration régionale, Moldavie, Ukraine, Union européenne, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Depuis le 1er mai 2004, l'Ukraine et la Biélorussie sont des nouveaux voisins de l'Union européenne (UE). La Moldavie étant amenée à le devenir avec l'entrée prévue en 2007 de la Roumanie. Cet élargissement à l'Est de l'UE a entraîné des débats sur les relations que devaient entretenir l'UE avec ses nouveaux Etats frontaliers qui n'étaient pas censés en devenir membres à court terme. Ces débats ont abouti à l'élaboration d'une politique européenne de voisinage (PEV) qui combine une approche régionale fondée sur des valeurs communes et une démarche différenciée s'adaptant à la spécificité des pays concernés. Depuis leur indépendance, l'Ukraine, la Biélorussie et la Moldavie ont élaboré des stratégies identitaires distinctes, auxquelles la PEV souhaite répondre en évitant la création de nouveaux clivages. Ces stratégies mettent, en effet, dos à dos ceux qui veulent intégrer les valeurs européennes au modèle politique de leur pays et ceux, au contraire, qui rejettent ces valeurs. La relation entre identité et politique est d'autant plus cruciale pour les voisins orientaux de l'UE qu'elle renvoie à des pratiques faiblement institutionnalisées que ce soit dans les domaines de la construction nationale, du système politique ou de la politique étrangère. La démarche comparative conforte l'idée que les nouveaux voisins de l'UE forment une singularité régionale en raison de leur passé commun de républiques soviétiques et de leur situation géostratégique. Elle montre aussi la différenciation progressive de ces Etats entre eux et leur transformation en espaces politiques distincts impliquant la création de modes nationalisés d'identification et de politisation.

Comment citer ce volume :

Alexandra Goujon

, Les nouveaux voisins de l'Union européenne. Stratégies identitaires et politiques en Ukraine, Biélorussie et Moldavie / Les Études du CERI, N°109, Septembre 2004, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Le Soudan d’un conflit à l’autre
N°107
-108
Septembre 2004
Afrique de l'Est et Corne de l'Afrique, Conflits/guerres, Droit international humanitaire, Etat, Organisations internationales, Règlement des conflits, Sécurité internationale, Soudan, Terrorisme, Les études du CERI

La guerre au Sud-Soudan qui a débuté en 1983 semble toucher à sa fin grâce à la signature d’accords de paix en mai 2004. Pour tenter d’évaluer les chances de la paix, il convient de cerner l’évolution du régime islamiste depuis sa prise de pouvoir en 1989, et les effets produits par ses divisions internes et l’accès à des revenus pétroliers significatifs, comme par l’impact régional du 11 septembre. Il faut également s’interroger sur le contenu des accords et les difficultés auxquelles les Sud-Soudanais devront faire face dans leur délicate mise en oeuvre. La crise au Darfour souligne la modestie des résultats obtenus malgré une forte intervention internationale. D’une part, les problèmes structurels du Soudan (citoyenneté, forme de l’Etat) n’ont pas été résolus ; de l’autre, le régime ne paraît pas disposé à se réformer radicalement.

Comment citer ce volume : Roland Marchal, Le Soudan d’un conflit à l’autre / Les Études du CERI, N°107-108, Septembre 2004, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Diana Hochraich

L’intégration régionale en Asie depuis l’entrée de la Chine dans l’OMC
N°106
Juillet 2004
Acteurs transnationaux, Asie du Nord-Est, Asie du Sud-Est, Chine, Commerce, Echanges économiques, Economie politique, Intégration régionale, Marchés/finances, Multinationales/entreprises, Organisations internationales, Les études du CERI

Les pays de l’Asean, essentiellement producteurs de biens intensifs en main-d’oeuvre, se caractérisent, depuis le début de leur démarrage économique, par une forte intégration régionale produite par la segmentation du processus de production menée par les entreprises japonaises. Les délocalisations successives ont provoqué dans ces pays une intégration économique de facto, qui s’est superposée à divers groupements d’ordre politique dont le but était de faire barrage au communisme. Depuis son accession à l’OMC, la Chine, atelier du monde, est devenue la plaque tournante des échanges avec les pays développés. Face à cette concurrence de poids, les pays de l’Asean doivent démontrer leur capacité à maintenir leur place dans la chaîne de valeur représentée par la production de l’ensemble des pays asiatiques. Si différents travaux économétriques tendent à prouver qu’ils pourraient y parvenir, grâce à la spécificité de leur appareil productif, il ne faut pas négliger, d’une part, la capacité d’apprentissage rapide de la Chine et sa volonté de remonter les filières productives, d’autre part, l’absence totale d’une quelconque politique industrielle des gouvernements de ces pays qui suivent les conseils des organisations internationales. Il semble que les pays de l’Asean, livrés aux seules « forces du marché », ne puissent que perpétuer leur faible capacité à remonter les filières.

Comment citer ce volume :

Diana Hochraich

, L’intégration régionale en Asie depuis l’entrée de la Chine dans l’OMC / Les Études du CERI, N°106, Juillet 2004, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].