Les Études du CERI

 

Les études du CERI

La particularité des Études du CERI est de proposer des analyses qui peuvent tout autant éclairer les non spécialistes que servir de référence aux chercheurs. Quel qu’en soit le thème – un enjeu global majeur ou une évolution spécifique au « local » – chaque volume obéit aux règles d’une publication scientifique à comité de lecture, la double évaluation anonyme par les pairs étant appliquée lors de la sélection des textes. Autre trait significatif de cette collection, chaque livraison est le fruit d’une enquête de terrain réalisée par l’auteur.

En plus des monographies, la collection offre deux publications collectives à périodicité annuelle, consacrées l’une à l’Amérique latine, l’autre à l’Eurasie. Tous les volumes parus depuis 1995 sont disponibles en libre accès sur ce site.

Rédactrice en chef : Judith Burko, judith.burko@sciencespo.fr, tél. +33158717004

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2010 (volume 1)
N°171
Décembre 2010
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2010 (volume 1) / Les Études du CERI, N°171, Décembre 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Amérique latine. Political Outlook 2010
N°169
-170
Décembre 2010
Comment citer ce volume :

Observatoire Politique de l'Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po

, Amérique latine. Political Outlook 2010 / Les Études du CERI, N°169-170, Décembre 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Algérie : les illusions de la richesse pétrolière
N°168
Septembre 2010
Afrique du Nord, Algérie, Energies/ressources naturelles, Etat, Politiques sociales, Vie politique/systèmes politiques, Violence, Les études du CERI

Trente ans après la nationalisation des hydrocarbures, la richesse pétrolière accumulée semble avoir disparu tant elle est absente des indicateurs d’évaluation du bien-être. En Algérie, elle a fait le bonheur d’une minorité et la tristesse de la majorité. L’absence de contrôle exercé sur la rente pétrolière a conduit à sa dilapidation. Depuis 2002, le pays a renoué avec la richesse pétrolière. L’envolée du prix du baril, bondissant de 30 à 147 dollars entre 2002 et 2008, lui a procuré des revenus extérieurs inespérés qui lui ont permis de se doter de réserves en dollars estimées en 2009 à 150 milliards. Rapatrié pour restaurer la paix civile dans une Algérie dévastée, Abdelaziz Bouteflika a bénéficié de la montée inattendue et inespérée du prix du baril de pétrole. Ainsi, au-delà de la réconciliation nationale, il a pu offrir à l’Algérie un nouvel envol économique. Mais, alors que les drames de la décennie 1990 ne sont pas entièrement pansés et que les illusions de la richesse pétrolière se sont évaporées dans les méandres de la précarité, ce retour inattendu de l’abondance financière ne manque toutefois pas d’inquiéter. A quoi la manne va-t-elle servir ? Qui va la contrôler ? Va-t-elle provoquer ou entretenir à nouveau violence et conflits ?

Comment citer ce volume : Luis Martinez, Algérie : les illusions de la richesse pétrolière / Les Études du CERI, N°168, Septembre 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Christian Milelli, Françoise Hay

La présence chinoise et indienne en Europe : au-delà des clichés
N°167
Juillet 2010
Chine, Echanges économiques, Europe occidentale, Inde, Multinationales/entreprises, Pays émergents, Union européenne, Les études du CERI

L’arrivée en Europe de firmes originaires de Chine et d’Inde est un phénomène certes récent, mais qui doit être vu comme une dynamique durable traduisant l’essor économique des deux géants asiatiques. Dans cette perspective, il est opportun de détailler les principaux traits d’investisseurs qui restent encore largement méconnus en Europe en dehors d’un cercle restreint d’initiés, et qui présentent des caractéristiques spécifiques dont certaines se recoupent parfois ; l’explication de cette diversité est à rechercher dans des expériences historiques nationales singulières. L’exploration de la question des modalités d’inscription territoriale des filiales de ces entreprises éclaire les choix, la nature et l’intensité des différentes interactions. Enfin, l’examen de la thématique des conséquences de la venue de ces nouveaux investisseurs sur les économies et les sociétés européennes permet tant de désarmer d’éventuelles paranoïas infondées que de mieux cerner et faire face aux différents enjeux. L’enseignement principal de cette réflexion réside dans la nécessité d’un suivi périodique et méthodique d’un phénomène qui n’en est encore qu’à son adolescence.

Comment citer ce volume :

Christian Milelli, Françoise Hay

, La présence chinoise et indienne en Europe : au-delà des clichés / Les Études du CERI, N°167, Juillet 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Irène Bono

Le "phénomène participatif" au Maroc à travers ses styles d’action et ses normes
N°166
Juin 2010
Afrique du Nord, Etat, Gouvernance, Maroc, Normes, ONG/société civile, Pauvreté, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Au Maroc, la « participation » renvoie aux prétendues vertus de la « société civile » et est implicitement perçue comme une panacée. Le lancement en 2005 de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), programme de lutte contre la pauvreté qui entend intégrer toute la population, représente le symbole de ce phénomène participatif. Fondée sur une analyse des normes et styles d’action, la démarche suivie ici entend reconstituer la logique interne du « phénomène participatif » et, simultanément, le remodelage du politique qu’il engendre. La promotion de certains styles par la mobilisation de techniques issues des politiques publiques dites participatives transforme les critères et les processus de légitimation politique en faisant apparaître de nouveaux clivages sociaux. La valeur morale attribuée à la participation permet en outre d’euphémiser, de sublimer, voire de justifier la violation d’autres normes sociales, économiques et politiques. La mise en oeuvre de l’INDH à El Hajeb met en lumière l’appareil idéologique complexe sur lequel se base la construction des sujets de la participation, ainsi que leur rôle actif et créatif dans les configurations politiques qui tirent leur légitimité de la valorisation de la participation.

Comment citer ce volume :

Irène Bono

, Le "phénomène participatif" au Maroc à travers ses styles d’action et ses normes / Les Études du CERI, N°166, Juin 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Lukáš Macek

Après Lisbonne, le défi de la politisation de l’Union européenne
N°165
Mai 2010
Europe occidentale, Gouvernance, Union européenne, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

La ratification du traité de Lisbonne a été, selon la formule de José Manuel Barroso, « un marathon d’obstacles ». Son entrée en vigueur signe la fin du débat sur l’avenir de l’Europe ouvert en décembre 2000 au Conseil européen de Nice. Rétrospectivement, le regard que l’on peut porter sur cette séquence politique permet d’établir un diagnostic de la crise de légitimité que traverse l’Union européenne. Les auteurs de la présente étude voient dans la montée de certaines formes d’euroscepticisme une conséquence de la crise de légitimité de l’Union et proposent d’y répondre par une politisation du système politique européen. Cette politisation, qui pourrait être développée à traités constants, permettrait de renforcer la possibilité pour les citoyens de peser sur les orientations politiques de l’Union européenne, tant dans ses aspects fondamentaux que dans son processus législatif ordinaire. Pour favoriser une telle politisation, plusieurs pistes concrètes peuvent être envisagées, touchant à la pratique institutionnelle et au comportement des acteurs de la vie politique européenne.

Comment citer ce volume :

Lukáš Macek

, Après Lisbonne, le défi de la politisation de l’Union européenne / Les Études du CERI, N°165, Mai 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Elisabeth Sieca-Kozlowski

Un exemple de la gestion des minorités ethniques et religieuses dans l’armée russe : le cas des musulmans
N°164
Avril 2010
Etat, Fédération de Russie, Identités, Religions, Russie, Violence, Les études du CERI

L’armée russe postsoviétique, qui a conservé la conscription, reste confrontée à la question des minorités ethniques et religieuses : elle doit faire face notamment à une forte croissance de la population musulmane en son sein et au prosélytisme virulent de l’Eglise orthodoxe qui, en bénissant sans distinction toutes les troupes, constitue un facteur de mécontentement de la communauté musulmane. A cela s’ajoutent les deux conflits en Tchétchénie, qui ont rendu les conditions de vie plus difficiles pour les minorités musulmanes dans l’armée. Mais, depuis 1999, les leaders musulmans ont perdu leur légitimité à se plaindre et à protester. La politique de rapprochement menée par Poutine a été fructueuse : les autorités religieuses musulmanes se sont plus impliquées dans le processus de conscription. En retour, des officiers ont reçu quelques connaissances de base des principes de l’islam et les stroïbaty ont été démantelés. Certains choix de gestion des forces restent cependant porteurs de tensions, tel celui du regroupement local et ethnique comme nouvelle méthode d’éradication de la dedovchtchina. Dans le cas d’un passage à une armée professionnelle, quel scénario peut-on attendre dans le contexte d’accroissement de la population musulmane ? Se dirige-t-on vers une armée mononationale ou monoreligieuse ou vers une armée représentative de la diversité nationale ?

Comment citer ce volume :

Elisabeth Sieca-Kozlowski

, Un exemple de la gestion des minorités ethniques et religieuses dans l’armée russe : le cas des musulmans / Les Études du CERI, N°164, Avril 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Anne Daguerre

Gaps in the US Safety Net: A Challenge for the Obama Administration
N°163
Février 2010
Amérique du Nord, États-Unis, Politiques sociales, Santé, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

La politique sociale de l’Etat-Providence américain est fondée sur un régime de protection libéral. L’idée qui préside au contrat social veut que les individus en âge de travailler subviennent à leurs besoins et à ceux de leur famille grâce à la rémunération de leur travail. Or le fait d’avoir un emploi ne suffit plus à prémunir les individus des principaux risques sociaux. Le Président Obama a été élu en promettant de rétablir le rêve américain, qui voit l’effort individuel récompensé par la promotion sociale. Mais l’administration Obama est confrontée au défi de la progression de l’inégalité sociale et de la pauvreté, dans un contexte économique très défavorable. La Grande Récession (2008-2009) a mis en évidence les failles du système de protection sociale : une proportion croissante de ménages doit choisir de payer soit ses dépenses de logement, soit ses dépenses alimentaires. Pour comprendre les raisons de cette insuffisance du système de protection américain, il est nécessaire d’étudier tant la structure de l’assistance sociale aux Etats-Unis que l’évolution du marché du travail et l’impact de la récession sur les ménages aux revenus modestes. Ces analyses permettent de saisir les grandes lignes de la réponse de l’administration Obama à la crise économique.

Comment citer ce volume :

Anne Daguerre

, Gaps in the US Safety Net: A Challenge for the Obama Administration / Les Études du CERI, N°163, Février 2010, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2009 (volume 2)
N°162
Décembre 2009
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2009 (volume 2) / Les Études du CERI, N°162, Décembre 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2009 (volume 1)
N°161
Décembre 2009
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2009 (volume 1) / Les Études du CERI, N°161, Décembre 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Marc Siroën

L’OMC face à la crise des négociations multilatérales
N°160
Décembre 2009
Echanges économiques, Gouvernance, Mondialisation, Multilatéralisme, Multinationales/entreprises, Organisations internationales, Pays émergents, Les études du CERI

Le nouveau cycle de négociations multilatérales (« Round ») ouvert à Doha en 2001 s’est enlisé et n’a pu aboutir à un accord final, dont la ratification par les Etats-Unis ne serait d’ailleurs pas acquise. Ce retard s’explique notamment par l’évolution du contexte, qui est parfois la conséquence des choix de Doha. L’adhésion des gouvernements et des opinions publiques s’est émoussée, avec une préférence de plus en plus affirmée pour des accords bilatéraux permettant, notamment, d’intégrer de nouveaux sujets bloqués à l’OMC (normes de travail, concurrence, investissement, marchés publics, environnement). L’affirmation des pays émergents a déséquilibré le co-leadership Etats-Unis-Union européenne et impliqué une modification du processus de négociation qui ne s’est pas stabilisé. La crise économique a remis en cause certains objectifs de la négociation agricole et révélé la difficulté d’une organisation qui raisonne dans le long terme à adapter sa doctrine aux conditions de court terme. Les quelques propositions formulées visent à réviser la doctrine pour mieux l’insérer dans une problématique moderne ; elles défendent l’inclusion de nouveaux sujets qui élargissent le champ des négociations. Si le principe du consensus n’est pas remis en cause, la réhabilitation des accords plurilatéraux pourrait désamorcer une orientation vers le bilatéralisme, dangereuse à terme par son caractère discriminatoire.

Comment citer ce volume :

Jean-Marc Siroën

, L’OMC face à la crise des négociations multilatérales / Les Études du CERI, N°160, Décembre 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Gilles Lepesant

Géographies de la crise en Europe centrale
N°159
Décembre 2009
Autriche, Bulgarie, Echanges économiques, Economie politique, Endettement, Estonie, Europe centrale et orientale, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Marchés/finances, Multinationales/entreprises, Politiques sociales, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Le modèle de développement des pays d’Europe centrale a jusque-là reposé sur un taux d’épargne faible, une forte croissance de la consommation, une forte dépendance à l’égard des flux de capitaux extérieurs, une ouverture commerciale importante notamment vis-à-vis de l’Europe de l’Ouest, et pour certains sur une spécialisation industrielle dans des secteurs cycliques (automobile). La crise a dans ce contexte mis en lumière, d’une part la différenciation croissante entre les pays de l’Est européen, d’autre part la forte interdépendance qui prévaut désormais entre les économies européennes et qui impose une solidarité intéressée à l’échelle de l’Union européenne. Si le scénario des années 1930 est improbable dans le cas européen, le risque d’un rattrapage en trompe l’oeil qui prévalut dans l’entre-deux guerres n’est, lui, pas écarté. En témoigne le cas du secteur de l’automobile, qui s’est développé en Europe centrale jusqu’à représenter une part importante du PIB et de l’emploi, mais dont les perspectives sont incertaines. La politique régionale dont les nouveaux Etats-membres bénéficient doit en principe permettre que l’innovation, les politiques actives du marché du travail, le développement durable soient valorisés en vue d’un rattrapage effectif.

Comment citer ce volume :

Gilles Lepesant

, Géographies de la crise en Europe centrale / Les Études du CERI, N°159, Décembre 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Adeline Braux

Politique migratoire et gestion de la diversité culturelle en Russie : l’exemple de Moscou
N°158
Novembre 2009
Démographie, Diasporas, Droit, Fédération de Russie, Frontières, Identités, Migrations, Nationalisme, Politiques sociales, Russie, Les études du CERI

Les discours hostiles aux migrants, voire xénophobes, demeurent la plupart du temps la norme en Russie. Pour autant, la politique migratoire de la Fédération de Russie apparaît relativement souple, en particulier à l’égard des pays membres de la CEI, dont les ressortissants bénéficient de procédures simplifiées pour l’entrée sur le territoire russe et l’obtention d’un permis de travail. Les autorités russes, échaudées par l’expérience des pays d’Europe occidentale, entendent ainsi favoriser l’immigration de travail et limiter l’immigration familiale. Parallèlement, afin de favoriser la cohésion de la nation russe dans son ensemble, la Fédération de Russie entend mener une politique de promotion de la diversité culturelle ambitieuse, tant envers les différents peuples constitutifs de Russie qu’envers les communautés immigrées présentes sur son territoire. Ce « multiculturalisme à la russe » n’est d’ailleurs pas sans rappeler la folklorisation dont les cultures et traditions des différents peuples d’URSS étaient l’objet pendant la période soviétique. Toutefois, faute d’une véritable ligne directrice au niveau fédéral, les autorités locales ont été plus actives en la matière, notamment à Moscou.

Comment citer ce volume :

Adeline Braux

, Politique migratoire et gestion de la diversité culturelle en Russie : l’exemple de Moscou / Les Études du CERI, N°158, Novembre 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Les organisations internationales et la gestion des risques et des catastrophes « naturels »
N°157
Septembre 2009
Catastrophes, Droit international humanitaire, Environnement, Expertise, Gouvernance, Multilatéralisme, ONG/société civile, Organisations internationales, Risques, Santé, Sécurité internationale, Les études du CERI

Depuis le début des années 1990, la thématique des risques et des catastrophes « naturels » a émergé sur la scène internationale. Un véritable « monde » des catastrophes « naturelles » s'est constitué au niveau international et s’est peu à peu institutionnalisé. Comment ses acteurs en légitiment-ils la nécessité ? Que nous révèle-t-il de la façon dont le monde contemporain gère ses peurs au niveau global ? Une approche diachronique de ce processus d’internationalisation et d’institutionnalisation permet de resituer ce phénomène dans un contexte historique et mondial, notamment de transformation de la notion de sécurité. L’analyse sociologique des principales organisations intergouvernementales, qui jouent un rôle central dans cette dynamique, invite à saisir les différentes lignes de tension qui la traversent et à entrevoir sa complexité. En effet, malgré les tentatives visant à faire apparaître cet espace comme une « communauté » de sens et de pratiques, de fortes disparités caractérisent les approches des différents acteurs.

Comment citer ce volume : Sandrine Revet, Les organisations internationales et la gestion des risques et des catastrophes « naturels » / Les Études du CERI, N°157, Septembre 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Burcu Gorak Giquel

Les coopérations transfrontalières à l’épreuve de l’UE. Une comparaison Europe centrale-Turquie
N°156
Juillet 2009
Echanges économiques, Europe centrale et orientale, Européanisation, Frontières, Gouvernance, Identités, Intégration régionale, ONG/société civile, Réseaux, Territoire, Turquie, Union européenne, Les études du CERI

Dans le cadre des politiques européennes de développement régional, les coopérations transfrontalières représentent un élément de toute première importance, pour trois raisons : elles renforcent les partenariats entre, d’une part, les acteurs centraux, régionaux et locaux, d’autre part, les acteurs publics privés et associatifs ; elles s’adossent à l’architecture décentralisée des Etats en assignant à chaque niveau d’intervention son propre rôle en matière de développement ; enfin, elles favorisent l’initiative locale. Elles deviennent ainsi les vecteurs de la « gouvernance à niveaux multiples » qu’entend promouvoir l’Union européenne (UE), en liant l’organisation de l’action publique, les coopérations entre acteurs et l’ancrage dans les territoires. Pour un Etat très centralisé comme la Turquie il s’agit d’un défi et d’une chance : défi, parce que la régionalisation concerne directement la structure unitaire de l’Etat. Chance, parce que l’UE n’oblige à aucune décentralisation forcée. Au contraire, elle laisse aux acteurs nationaux le soin d’aménager leur propre architecture territoriale en fonction de leur trajectoire historique et de la négociation entre centre et périphérie. Cette Etude le démontre en insistant sur deux aspects des transformations turques : la décentralisation n’est nullement un préalable à l’adhésion ; des coopérations différentiées existent aux frontières avec la Bulgarie et avec la Syrie, preuve de la dynamique d’européanisation des administrations turques.

Comment citer ce volume : François Bafoil

Burcu Gorak Giquel

, Les coopérations transfrontalières à l’épreuve de l’UE. Une comparaison Europe centrale-Turquie / Les Études du CERI, N°156, Juillet 2009, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].