Les Études du CERI

 

Les études du CERI

La particularité des Études du CERI est de proposer des analyses qui peuvent tout autant éclairer les non spécialistes que servir de référence aux chercheurs. Quel qu’en soit le thème – un enjeu global majeur ou une évolution spécifique au « local » – chaque volume obéit aux règles d’une publication scientifique à comité de lecture, la double évaluation anonyme par les pairs étant appliquée lors de la sélection des textes. Autre trait significatif de cette collection, chaque livraison est le fruit d’une enquête de terrain réalisée par l’auteur.

En plus des monographies, la collection offre deux publications collectives à périodicité annuelle, consacrées l’une à l’Amérique latine, l’autre à l’Eurasie. Tous les volumes parus depuis 1995 sont disponibles en libre accès sur ce site.

Rédactrice en chef : Judith Burko, judith.burko@sciencespo.fr, tél. +33158717004

L’ambivalence de la politique d’armement britannique vis-à-vis de l’Europe
N°244
Mai 2019
Conflits/guerres, Economie politique, Europe occidentale, Européanisation, Politiques de défense, Politiques de sécurité, Royaume-Uni, Union européenne, Les études du CERI

Publiée dans le contexte du Brexit, cette étude analyse la politique d’armement du Royaume-Uni pour éclairer le « double rapport » du Royaume-Uni à l’Europe : être in en prenant part à des coopérations avec d’autres Etats européens, être out en restant éloigné, voire en quittant des programmes multilatéraux en Europe. A partir de données exclusives, elle montre que la participation britannique au programme d’avion de transport militaire A400M résulte d’une stratégie portée par un assemblage d’acteurs politiques, administratifs et industriels qui, percevant l’A400M comme un « camion » plutôt que comme une « voiture de course », utilisent le cadre de coopération européenne pour maintenir le rang de l’industrie de la défense britannique. Quant à la décision de ne pas participer au programme EuroMale, elle découle d’un affaiblissement de la volonté des acteurs politiques et, concomitamment, d’un renforcement des relations conflictuelles entre les administrations et les industries françaises et britanniques. Ce faisant, cette recherche contribue à la littérature sur l’acquisition d’armements par des partenariats internationaux en études stratégiques, et à celle sur l’intégration différenciée en études européennes.

Comment citer ce volume : , L’ambivalence de la politique d’armement britannique vis-à-vis de l’Europe / Les Études du CERI, N°244, Mai 2019, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Qui gardera les gardiens ? Sécurité industrielle et production d’incertitude à Karachi
N°243
Avril 2019
Asie du Sud, Criminalité, Cultures matérielles, Economie politique, Lutte contre la criminalité et la corruption, Pakistan, Politiques de sécurité, Politiques sociales, Science politique, Sociologie, Urbanisation, Violence, Les études du CERI

L’histoire du capitalisme industriel et de ses modes de domination est intimement liée à celle d’entrepreneurs de violence déployant leurs ressources coercitives au service de la discipline usinière, de l’extraction de plus-value et de la sécurisation du cycle d’accumulation. Ces rapports capital-coercition débouchent rarement sur un phénomène d’osmose et tendent à susciter de nouvelles vulnérabilités parmi les élites consommatrices de sécurité. L’économie manufacturière de Karachi constitue un terreau particulièrement fertile pour étudier cette production endogène d’insécurité par les dispositifs sécuritaires. Les relations entre le patronat industriel de Karachi et ses gardiens relèvent en effet d’une domination inquiète, dont les tentatives de renforcement ont systématiquement engendré de nouvelles incertitudes, appelant de nouveaux modes de contrôle pour garder les gardiens eux-mêmes.

Comment citer ce volume : Laurent Gayer, Qui gardera les gardiens ? Sécurité industrielle et production d’incertitude à Karachi / Les Études du CERI, N°243, Avril 2019, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Anne de Tinguy (dir.)

Regards sur l’Eurasie - L'année politique 2018
N°241
-242
Février 2019
Arménie, Asie centrale/Caucase, Azerbaïdjan, Conflits/guerres, Démocratisation, Echanges économiques, Energies/ressources naturelles, Etat, Européanisation, Fédération de Russie, Intégration régionale, Kazakhstan, Kirghizistan, Lutte contre la criminalité et la corruption, Mobilisations collectives, Multilatéralisme, Ouzbékistan, Politiques de défense, Politiques sociales, Puissance, Russie, Santé, Science politique, Sécurité internationale, Tadjikistan, Turkménistan, Ukraine, Les études du CERI

Regards sur l’Eurasie. L’année politique est une publication annuelle du Centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI) dirigée par Anne de Tinguy. Elle propose des clefs de compréhension des événements et des phénomènes qui marquent de leur empreinte les évolutions d’une région, l’espace postsoviétique, en profonde mutation depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. Forte d’une approche transversale qui ne prétend nullement à l’exhaustivité, elle vise à identifier les grands facteurs explicatifs, les dynamiques régionales et les enjeux sous-jacents.

Comment citer ce volume :

Anne de Tinguy (dir.)

, Regards sur l’Eurasie - L'année politique 2018 / Les Études du CERI, N°241-242, Février 2019, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po

Amérique latine - L’année politique 2018
N°239
-240
Janvier 2019
Acteurs transnationaux, Amérique latine et Caraïbes, Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Criminalité, Cuba, Démocratisation, Economie, Economie politique, Gouvernance, Intégration régionale, Lutte contre la criminalité et la corruption, Mémoires et politiques du passé, Mexique, Mobilisations collectives, Nationalisme, Nicaragua, ONG/société civile, Ordre politique, Paix/maintien de la paix, Paraguay, Pays émergents, Pérou, Politiques de sécurité, Règlement des conflits, Religions, Science politique, Venezuela, Vie politique/systèmes politiques, Violence, Les études du CERI

Amérique latine - L’Année politique 2018 est une publication de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes (Opalc) du CERI-Sciences Po. Elle prolonge la démarche du site www.sciencespo.fr/opalc en offrant des clés de compréhension d’un continent en proie à des transformations profondes.

Comment citer ce volume :

Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po

, Amérique latine - L’année politique 2018 / Les Études du CERI, N°239-240, Janvier 2019, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Le récit de vie d’une génération : la trajectoire de Chinois nés avec la Chine socialiste
N°238
Décembre 2018
Asie du Nord-Est, Chine, Démocratisation, Histoire, Mémoires et politiques du passé, Ordre politique, Science politique, Sociologie, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Un des phénomènes les plus frappants de l’histoire récente de la Chine est la trajectoire singulière d’une génération, celle qui est née dans les grandes métropoles entre la fin des années 1940 et le milieu des années 1950. Ses membres ont subi de plein fouet, pour le meilleur et pour le pire, l’ensemble des convulsions et des ruptures qu’a connues le pays depuis 1949, et occupent aujourd’hui les positions dominantes dans la plupart des domaines de la vie sociale. Malgré son importance, l’histoire de cette génération qui a en partie construit la Chine actuelle a fait l’objet de peu de travaux. Les récits de vie de sept de ses représentants constituent une source d’information qui permet de recueillir le point de vue de ces acteurs et de comprendre comment ils élaborent aujourd’hui un discours autour de leur expérience personnelle. L’analyse de ce discours permet de cerner l’interaction des trajectoires individuelles avec les événements et les déterminations sociales.

Comment citer ce volume : Jean-Louis Rocca, Le récit de vie d’une génération : la trajectoire de Chinois nés avec la Chine socialiste / Les Études du CERI, N°238, Décembre 2018, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Le capitalisme de connivence en Inde sous Narendra Modi
N°237
Septembre 2018
Asie du Sud, Ethique, Gouvernance, Inde, Lutte contre la criminalité et la corruption, Politiques sociales, Réseaux, Science politique, Sociologie, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

La proximité entre affaires et politique en Inde date de l’époque coloniale, lorsque les entrepreneurs finançaient les hommes politiques qui, en échange, leur épargnaient certaines des lourdeurs de la bureaucratie. Elle est restée vivace après l’indépendance, même si le socialisme officiel de Nehru l’a soumise à quelques contraintes. La libéralisation économique des années 1990, loin d’atténuer la corruption, l’a amplifiée dès lors que de gros investisseurs, attirés par l’ouverture du marché indien, ont versé d’énormes pots-de-vin aux leaders politiques, qui sont devenus eux-mêmes des hommes d’affaires n’hésitant pas à forcer la main des banques publiques pour qu’elles prêtent à des industriels de leur entourage, tandis que des hommes d’affaires se sont fait élire au Parlement, multipliant les délits d’initiés. Le capitalisme de connivence qu’on observe à l’ère Modi – tant au niveau national que dans son Etat du Gujarat – est bien illustré par sa relation à l’étoile montante du business indien, Gautam Adani. Il a un coût financier (lié à la sous-imposition des entreprises et aux créances douteuses au bilan des banques), social (dû à la sous-rémunération du travail et à une réduction des dépenses d’éducation ou de santé faute de ressources fiscales) et environnemental (les crony capitalists s’affranchissant des normes les plus élémentaires).

Comment citer ce volume : Christophe Jaffrelot, Le capitalisme de connivence en Inde sous Narendra Modi / Les Études du CERI, N°237, Septembre 2018, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Anne de Tinguy (dir.)

Regards sur l’Eurasie. L’année politique 2017
N°235
-236
Février 2018
Asie centrale/Caucase, Azerbaïdjan, Biélorussie, Droits de l’homme, Echanges économiques, Economie politique, Energies/ressources naturelles, Europe centrale et orientale, Européanisation, Frontières, Géorgie, Hongrie, Kazakhstan, Kirghizistan, Lutte contre la criminalité et la corruption, Marchés/finances, Mémoires et politiques du passé, Mondialisation, Nationalisme, Ordre politique, Ouzbékistan, Pologne, Règlement des conflits, République tchèque, Russie, Science politique, Slovaquie, Territoire, Terrorisme, Turkménistan, Union européenne, Violence, Les études du CERI

Regards sur l’Eurasie. L’année politique est une publication annuelle du Centre de recherches internationales de Sciences Po (Ceri) dirigée par Anne de Tinguy. Elle propose des clefs de compréhension des événements et des phénomènes qui marquent de leur empreinte les évolutions d’une région, l’espace postsoviétique, en profonde mutation depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. Forte d’une approche transversale qui ne prétend nullement à l’exhaustivité, elle vise à identifier les grands facteurs explicatifs, les dynamiques régionales et les enjeux sous-jacents.

Comment citer ce volume :

Anne de Tinguy (dir.)

, Regards sur l’Eurasie. L’année politique 2017 / Les Études du CERI, N°235-236, Février 2018, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po

Amérique latine - L’année politique 2017
N°233
-234
Janvier 2018
Acteurs transnationaux, Amérique latine et Caraïbes, Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Commerce, Costa Rica, Démocratisation, Echanges économiques, Etat, Frontières, Haïti, Intégration régionale, Jamaïque, Lutte contre la criminalité et la corruption, Mexique, Mobilisations collectives, Nicaragua, Paix/maintien de la paix, Paraguay, Pérou, République dominicaine, Science politique, Souveraineté, Transnational, Venezuela, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Amérique latine - L’Année politique 2017 est une publication de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes (Opalc) du CERI-Sciences Po. Il prolonge la démarche du site www.sciencespo.fr/opalc en offrant des clés de compréhension d’un continent en proie à des transformations profondes.

Comment citer ce volume :

Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po

, Amérique latine - L’année politique 2017 / Les Études du CERI, N°233-234, Janvier 2018, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Kevin Parthenay

La gouvernance des organisations régionales latino-américaines. Une exploration comparée du rôle des secrétaires généraux
N°232
Janvier 2018
Amérique latine et Caraïbes, Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Équateur, Etat, Gouvernance, Haïti, Intégration régionale, Mexique, Multilatéralisme, Nicaragua, Pérou, République dominicaine, Réseaux, Science politique, Sociologie, Souveraineté, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

En Amérique latine comme dans le reste du monde, les organisations régionales et sous-régionales se sont récemment multipliées. Les chercheurs s’intéressent principalement à la variété des régionalismes ou à leur nature changeante (post-libérale, post-hégémonique...). Pour aller au-delà de ces questionnements, il faut travailler sur les régions latino-américaines et leurs acteurs à la lumière d’une approche de sociologie politique du régionalisme. L’observation des secrétaires généraux régionaux du sous-continent est précieuse si l’on veut comprendre l’émergence de pouvoirs régionaux. Cette réflexion, qui s’intéresse particulièrement ici à l’Union des nations sud-américaines (Unasur), à la Communauté andine des nations (CAN), au Marché commun du Sud (Mercosur) et au Système d’intégration centraméricaine (Sica) permet d’apporter une réponse plus précise à la question de la configuration du pouvoir dans les régionalismes latino-américains.

Comment citer ce volume :

Kevin Parthenay

, La gouvernance des organisations régionales latino-américaines. Une exploration comparée du rôle des secrétaires généraux / Les Études du CERI, N°232, Janvier 2018, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Charlotte Thomas

Etre cachemiri à New Delhi. L’expérience du nationalisme à distance
N°231
Juin 2017
Asie du Sud, Conflits/guerres, Cultures matérielles, Droits de l’homme, Etat, Frontières, Inde, Intégration régionale, Science politique, Sociologie, Souveraineté, Territoire, Terrorisme, Les études du CERI

La mort de Burhan Wani, combattant armé leader des Hizbul Mujahideen, a initié en juillet 2016 une nouvelle phase insurrectionnelle au Cachemire, où la population se mobilise contre l’Etat indien en réclamant l’azadi, la liberté. Le détour par New Delhi permet d’étudier le sentiment national des Cachemiris en s’intéressant aux frontières du groupe et aux dynamiques de différenciation par rapport aux Indiens. Le nationalisme cachemiri se définit davantage dans sa dimension négative (ce qu’il n’est pas) que positive (ce qu’il est). Le glissement progressif du contenu des prétentions à l’azadi est également l’un des enjeux du nationalisme cachemiri. D’abord demande de respect de l’autonomie politique du Jammu-et-Cachemire au sein de la République indienne, l’azadi signifie désormais l’indépendance du territoire cachemiri. Les revendications des Cachemiris traduisent de surcroît un fort rejet de l’affiliation nationale et citoyenne indienne, nourri par la négation de la dimension nationaliste de la lutte des Cachemiris opposée par New Delhi. L’insurrection en cours semble avoir encore accéléré ce processus, d’autant qu’aucune solution politique impliquant l’ensemble des parties prenantes au conflit n’est envisagée. Au-delà de la question du Cachemire, c’est le fonctionnement de la démocratie et de la nation indiennes qu’éclaire l’étude du nationalisme cachemiri.

Comment citer ce volume :

Charlotte Thomas

, Etre cachemiri à New Delhi. L’expérience du nationalisme à distance / Les Études du CERI, N°231, Juin 2017, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Elections et notabilité en Iran. Une analyse du scrutin législatif de 2016 dans quatre circonscriptions
N°230
Mai 2017
Démocratisation, Etat, Frontières, Gouvernance, Identités, Iran, Proche et Moyen-Orient, Réseaux, Science politique, Sociologie, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

En Iran, le fait électoral s’est banalisé. Il permet l’expression de la diversité, notamment ethnique et confessionnelle, des terroirs historiques dans les provinces, et témoigne de la professionnalisation croissante de la vie politique. Paradoxalement, cette professionnalisation replie la république sur l’ordre de la famille, de la parenté, de l’autochtonie, voire du quartier ou de la sociabilité dévotionnelle – autant d’instances instillant un sentiment de proximité, de solidarité, de communion qui renvoie à la fameuse notion d’asabiyat. Selon une expression courante, la République islamique est devenue une « parentocratie » (tâyefehsâlâri). Le développement industriel du pays ne contredit pas cette pesanteur, dans la mesure où il repose sur un tissu de très petites entreprises familiales. L’analyse des élections législatives de 2016 dans quatre circonscriptions révèle l’importance dans la vie politique locale de la question foncière, indissociable de ces différentes consciences particularistes. Des lignes de continuité notabiliaire avec l’ancien régime se dévoilent, ainsi que de vieux conflits agraires que n’a pas effacés la césure révolutionnaire et qu’entretiennent ou ravivent les scrutins contemporains.

Comment citer ce volume : Fariba Adelkhah, Elections et notabilité en Iran. Une analyse du scrutin législatif de 2016 dans quatre circonscriptions / Les Études du CERI, N°230, Mai 2017, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Anne de Tinguy (Dir.)

Regards sur l’Eurasie - L’année politique 2016
N°228
-229
Février 2017
Arménie, Asie centrale/Caucase, Azerbaïdjan, Biélorussie, Commerce, Conflits/guerres, Démocratisation, Echanges économiques, Etat, Fédération de Russie, Intégration régionale, Kazakhstan, Kirghizistan, Lutte contre la criminalité et la corruption, Ouzbékistan, Règlement des conflits, Russie, Sécurité internationale, Souveraineté, Tadjikistan, Transnational, Turkménistan, Ukraine, Union européenne, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Regards sur l’Eurasie propose des clefs de compréhension des événements et des phénomènes qui marquent de leur empreinte les évolutions d’une région, l’espace postsoviétique, en profonde mutation depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. Forte d’une approche transversale qui ne prétend nullement à l’exhaustivité, elle vise à identifier les grands facteurs explicatifs, les dynamiques régionales et les enjeux sous-jacents.

Comment citer ce volume :

Anne de Tinguy (Dir.)

, Regards sur l’Eurasie - L’année politique 2016 / Les Études du CERI, N°228-229, Février 2017, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po

Amérique latine - L’année politique 2016
N°226
-227
Janvier 2017
Comment citer ce volume :

Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po

, Amérique latine - L’année politique 2016 / Les Études du CERI, N°226-227, Janvier 2017, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Bayram Balci, Juliette Tolay

La Turquie face aux réfugiés syriens. Entre engagement humanitaire et instrumentalisation politique
N°225
Décembre 2016
Acteurs transnationaux, Balkans, Conflits/guerres, Diasporas, Intégration régionale, Migrations, Mondialisation, Nationalisme, Paix/maintien de la paix, Proche et Moyen-Orient, Religions, Russie, Sécurité internationale, Syrie, Terrorisme, Turquie, Les études du CERI

Alors que la question des réfugiés syriens a poussé un nombre croissant de pays à imposer des restrictions à leur entrée sur leur sol, près de la moitié des réfugiés syriens se trouvent dans un seul pays : la Turquie. Or celle-ci, loin de fermer sa frontière, se singularise par sa politique de porte ouverte et son engagement humanitaire de grande ampleur. L’élan de générosité ne peut seul expliquer cette politique d’asile mise en place spécialement pour les Syriens. Un certain nombre de considérations politiques indiquent une instrumentalisation de la question. L’attitude bienveillante de la Turquie peut s’expliquer par son opposition à Assad dans la crise syrienne et son souhait de jouer un rôle dans la construction d’une future Syrie, ainsi que par sa volonté de tirer des bénéfices matériels et symboliques auprès de l’Union européenne. Mais la crise de réfugiés a aussi une dimension de politique intérieure. Les différents partis (au pouvoir ou dans l’opposition) semblent utiliser la question des réfugiés de façon opportuniste, aux dépens d’un climat propice à une bonne intégration des Syriens en Turquie.

Comment citer ce volume :

Bayram Balci, Juliette Tolay

, La Turquie face aux réfugiés syriens. Entre engagement humanitaire et instrumentalisation politique / Les Études du CERI, N°225, Décembre 2016, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Laetitia Bucaille

Palestine : de l’Etat introuvable à la nation en déroute. A quoi servent les dirigeants palestiniens ?
N°224
Octobre 2016
Conflits/guerres, Démocratisation, Etat, Gouvernance, Israël, Paix/maintien de la paix, Palestine, Proche et Moyen-Orient, Règlement des conflits, Souveraineté, Territoire, Vie politique/systèmes politiques, Violence, Les études du CERI

La création d’un Etat palestinien semble aujourd’hui une perspective lointaine : la communauté internationale s’est détournée de la gestion de ce dossier, et le leadership dans les territoires, affaibli par ses divisions, se révèle impuissant à s’extraire de l’impasse. La partition politique et géographique entre la bande de Gaza gouvernée par le Hamas et la Cisjordanie qu’a conservée l’Autorité palestinienne liée au Fatah, révèle une crise profonde dans la mesure où elle met en doute les contours même de la communauté politique palestinienne. Elle montre aussi que l’intégration du Hamas dans le jeu politique a provoqué l’implosion du système de sous-traitance sécuritaire qui lie l’Autorité palestinienne à Israël. Le maintien de ce système empêche la refondation de la communauté politique palestinienne, et contrarie l’élaboration d’une stratégie qui permettrait de cheminer vers la souveraineté. Depuis octobre 2015, le projet de résistance populaire et pacifique a été remisé par le retour de la violence contre les civils israéliens. La direction palestinienne mise sur une internationalisation de sa cause, qui n’a donné que de piètres résultats. Le remplacement de Mahmoud Abbas par ses compétiteurs permettrait-il de sortir de l’ornière ?

Comment citer ce volume :

Laetitia Bucaille

, Palestine : de l’Etat introuvable à la nation en déroute. A quoi servent les dirigeants palestiniens ? / Les Études du CERI, N°224, Octobre 2016, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].