Charlotte Halpern

Chargée de recherche FNSP


Charlotte Halpern est docteure en science politique, chercheure au Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po. Spécialiste de l’action publique comparée, ses travaux portent sur les transformations de l’action publique, analysées dans une perspective comparée, principalement en Europe (Royaume-Uni, France, Allemagne et Union européenne) et en Amérique du Sud (Pérou).

Son travail de thèse, soutenue à Sciences Po, en 2006, portait sur « La décision publique entre intérêt général et intérêts territorialisés. Les conflits autour de l’extension des aéroports Paris Charles de Gaulle et Berlin Schönefeld ». Après un post-doctorat à Oxford (Programme OXPO – Bourse Lavoisier), elle a d’abord passé 5 ans au Laboratoire PACTE (Politiques publiques, Action politique, territoires), Sciences Po Grenoble, en tant que chargée de recherche FNSP, avant de rejoindre le Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po en 2012 où elle s’inscrit dans deux des axes de recherche du laboratoire : L’Etat comme producteur de politiques publiques, et Les villes, frontières et (im)mobilités.

Ses travaux actuels s’inscrivent au croisement de trois perspectives distinctes : le Gouvernement et l’action publique, les conflits politiques et sociaux et l’évolution du rapport Etat-marché. Ils portent plus particulièrement sur les politiques publiques de l'environnement et la ville durable, la gouvernance territoriale et les politiques publiques du transport et des infrastructures (aéroports, light rail, mobilité urbaine) et la gestion des services collectifs urbains (déchets, mobilité). Elle est chercheure associée au programme de recherche Cities are back in town.

Elle a fait de nombreux séjours de recherche à la Humboldt Universität (Berlin), à l’Université d’Oxford (programme OXPO) et au Max-Planck Institut für Gesellschaftsforschung (Cologne). Elle a été enseignante invitée à la Escuela de Gobierno (PUCP) de Lima à plusieurs reprises, où elle est également chercheure associée au Groupe de recherche en politiques urbaines.

Elle est membre du comité de rédaction de la revue Gouvernement et action publique, représente le CEE au sein de la International Public Policy Association (IPPA) Entre 2012 et 2015, elle a co-animé, avec Céline Belot (Sciences Po Grenoble, Pacte) et Laurie Boussaguet (Université de Rouen & EUI, Robert Schuman Centre for Advanced Studies), le groupe de projet de l'Association française de Science Politique PopAct "Opinion publique et action publique".

 

Responsabilités

Charlotte Halpern est responsable scientifique du Master Stratégies territoriales et urbaines et du Double diplôme « Urban policy » (LSE – Sciences Po) à l’Ecole urbaine de Sciences Po. Elle est également membre du Conseil scientifique du mastère spécialisé « Politiques publiques et stratégies pour l’environnement » d’AgroParisTech.

 

Enseignements 2017-2018

  • Voyage d’étude dans une métropole européenne, Ecole urbaine de Sciences Po, master Stratégies territoriales et urbaines (avec P. Prat)
  • Module « Instruments de l’action publique dans les politiques d’environnement et sectorielles » (avec A. Caron), AgroParisTech, mastère spécialisé Politiques publiques et stratégies pour l’environnement. 

 

Projets de recherche en cours

* CREATE: Congestion Reduction in Europe: Advancing Transport Efficiency (2015-2018)

Comment réduire la congestion urbaine dans les grandes villes ? Comment encourager le développement de modes de transport et de mobilité durables ? Les choix collectifs à l’origine de ces transformations ont nécessité d’arbitrer entre des intérêts contradictoires. Le Projet CREATE se donne pour objet d’analyser l’évolution de la demande et des usages de trafic automobile, d’identifier les facteurs explicatifs du transfert modal et de tirer les leçons de l’expérience acquise dans cinq régions capitales européennes (Berlin, Copenhague, Londres, Paris et Vienne) pour aider plusieurs grandes villes d’Europe centrale, orientale et de l’espace euro-méditerranéen (Adana, Amman, Bucarest, Skopje, Tallin) à développer leurs propres stratégies de transport durable.

Charlotte Halpern coordonne le Work package « Historical transport policy developments across 5 West European capital-cities”.

Le projet CREATE est piloté par Peter Jones, University College London, et a reçu un financement européen Horizon 2020 (RIA - Research and Innovation action).

Plus d’information sur le projet CREATE 

* La transition énergétique en France : quelle(s) trajectoire(s) de changement ? (2016-2018).

Ce projet porte sur les transformations induites par la transition énergétique dans le secteur de l’électricité en France. A partir d’une analyse, sur la longue durée, de l’évolution des politiques publiques de l’énergie, il s’interroge sur les formes prises par l’action publique, les objectifs qui la sous-tendent, les instruments qui sont utilisés pour la mettre en œuvre et leurs effets. Le recours aux outils et concepts de l’analyse des politiques publiques, et plus généralement, de la science politique, permet notamment d’approfondir la question du changement dans ce secteur d’action publique. Cette réflexion s’inscrit par ailleurs dans une perspective multi-niveaux, qui permet d’intégrer les transformations suscitées par l’évolution de la réglementation européenne et celles liées à la territorialisation des politiques publiques de l’énergie. 

Ce projet est issu d’un partenariat de recherche entre EDF R&D, le Centre d’études européennes et de politique comparée et l’École urbaine de Sciences Po, avec le soutien du programme transversal Cities are back in town. Il est piloté au CEE et à l’Ecole urbaine par Charlotte Halpern et pour EDF R&D, par Christophe Defeuilley, également enseignant à l’École urbaine de Sciences Po.

Plus d’information sur ce partenariat de recherche

* MEGOWAS : Metropolitan Governance of Water Systems (2017-2018)

Le projet MEGOWAS porte sur les enjeux liés à l’approvisionnement en eau dans quatre grandes régions-métropolitaines : Manille (Philippines), Jakarta (Indonésie), Lim (Pérou) et Sao Paulo (Brésil). Centré sur l’analyse de la gouvernance des services urbains de gestion de l’eau, ce projet vise à produire une première série d’études de cas à visée exploratoire.

Le projet MEGOWAS bénéficie d’un financement USPC-NUS. 

 

Projets de recherches passés

* SYRACUSE : Symbioses réticulaires adaptées à des contextes urbains soutenables (2012-2016)

A partir d’une interrogation centrée sur les services urbains (eaux, énergie, déchets), ce projet explore les conditions de recherche d’une sobriété aussi grande que possible dans la consommation d’énergie et de ressources naturelles, et dans les rejets de déchets et polluants de toutes formes. Sont ainsi examinés, pour une série de cas d'études formant l'armature d’une possible typologie, les cycles de l'eau et des déchets, ainsi que les diverses consommations énergétiques attachées à la vie urbaine en général. L’adéquation des politiques urbaines et environnementales aux enjeux de la sobriété suppose une compréhension fine des interdépendances entre les choix techniques, urbains, financiers et les propriétés « métaboliques » des systèmes développés. La perspective retenue combine ainsi une étude fonctionnelle (flux physiques de matière et d’énergie) et technico-économique (flux financiers) des symbioses urbaines et une étude sociopolitique des systèmes d’action et des jeux d’acteurs. Ce programme de recherche associe des chercheurs en sciences sociales (Sciences Po, CEE et LATTS, Université Paris Est), des bureaux d'études relevant de la sphère d'un grand groupe de services environnementaux (Suez Environnement) et une collectivité (EPA Plaine commune)

Charlotte Halpern a contribué à ce programme de recherche sous deux angles complémentaires : 1) une entrée transversale, par les politiques urbaines, avec une attention particulière portée au rôle des acteurs publics dans la régulation des systèmes techniques urbains (qu’est-ce qui est gouverné par le politique ?) et aux formes et degré des changements observés ; 2) la réalisation de deux monographies de villes - Amsterdam-Schipol, Lima - qui constituent chacune un idéal-type d'un mode d'intégration des services urbains (eau, déchets, énergie).

Ce projet, coordonné par Olivier Coutard (LATTS, CNRS), a reçu un financement du Programme Bâtiments et Villes durables de l’ANR pour une période de 48 mois. 

Principaux évènements et publications : Conférence Villes sobres (Sciences Po, juillet 2014) , ouvrage collectif Villes sobres, nouveaux modèles de gestion des ressources (dirigé avec D. Lorrain et C. Chevauché, et paru aux Presses de Sciences Po en 2018).

* Le Grenelle de l’environnement : acteurs, discours, effets (2009-2012) Centré sur le « Grenelle de l’environnement », ce projet analyse le rôle joué par des dispositifs de concertation ad hoc sur l’activité politique et l’action gouvernementale, ainsi que leurs limites. Trois entrées sont privilégiées : une analyse sociologique, quantitative et qualitative, des acteurs du Grenelle, une analyse des discours produits dans et autour de ce dispositif de concertation, et une analyse de ses effets au sens large (outcomes) sur les formes d’élaboration et le contenu des politiques d’environnement et de développement durable. En ce qui concerne cette dernière entrée, nous nous intéresserons aux effets à court (effets organisationnels, budgétaires, juridiques) et moyen termes (effets d’apprentissage, de réseaux, etc.) du Grenelle sur l’action publique environnementale autour de trois enjeux (déchets ménagers, énergie volet bâtiment / construction, énergies renouvelables).

Ce projet est financé par le Programme « Concertation, décision, environnement » du MEDDTL (APR2008, projet n°9, 36 mois).

Principales publications : 

BOY, Daniel, HALPERN, Charlotte, LASCOUMES, Pierre, et al. Le Grenelle de l'environnement : Acteurs, discours, effets. Paris : Armand Colin, 2012. 349 p. (Recherches).

HALPERN, Charlotte et POLLARD, Julie. Les effets du Grenelle de l’environnement sur l’action publique. Analyse comparée entre deux secteurs : déchets et bâtiment. Gouvernement & action publique. juillet 2017, vol 2, n° 2, p. 107

* Choix et combinaison des instruments de l'action publique environnementale et urbaine (2005-2008)

L’objectif de ce projet est de développer une approche microsociologique de l’évolution des instruments d’action publique. Ce travail s'effectue dans une dimension comparative, entre deux secteurs - environnement et urbain - et entre la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Union européenne.

Ce projet était coordonné par Patrick Le Galès (Sciences Po, CEVIPOF, CNRS) dans le cadre du programme de recherche européen "New Modes of Governance" (NewGov) (6ème PCRD)

Thèmes de recherches

Action publique, Instruments de politiques publiques, Mouvements sociaux, Participation, Politiques d’infrastructures et conflits, Union européenne.

Coordonnées

charlotte.halpern@sciencespo.fr

+33145498692, Bureau C310, 3e ét.
	

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