Porte de Brandebourg le 9 novembre 1989
© Bundesbildstelle

Soldats face au Mur de Berlin le 10 novembre 1989
© Fumiko Matsuyama

Une Trabant au poste de la frontière avec l'Ouest
© Picture-alliance/dpa

Passage de la frontière en novembre 1989
© Bundesbildstelle

La chute du Mur de Berlin

La chute du Mur de Berlin a précipité les transformations politiques en Europe de l’Est. Elle a ébranlé les bases du communisme et annoncé la fin de la Guerre froide.
Mais comment en était on arrivé là ?
A travers les ressources que nous avons sélectionnées dans ce dossier, nous voudrions montrer les signes avant-coureurs de cette déflagration dans la déliquescence du régime est-allemand et la montée de la contestation.
Le régime est-allemand avait refusé d’appliquer les réformes prônées par la Glasnost et déjà mises en place par M. Gorbatchev en URSS et les relations entre les deux pays s’étaient dégradées. En République démocratique allemande (RDA) la répression des opposants politiques, l’absence de démocratie, l’interdiction de voyager, le contrôle oppressant de la Stasi sur la société et sur les intellectuels pesaient sur toute la population qui avait soif de liberté. La contestation grondait soit autour de l’Eglise protestante soit autour de mouvements de citoyens. Au sein même du Sozialistische Einheitspartei Deutschlands (SED, parti dirigeant de la RDA) des dissensions se faisaient sentir.
Cette lente maturation se traduisait à l’été 1989 par deux dynamiques : celles du départ massif et de la contestation à haute voix.
En août, les Allemands de l’Est s’enfuyaient en masse en passant par la Hongrie qui ouvrait ses frontières vers l’Autriche et dès septembre ils organisaient des manifestations pour réclamer plus de liberté et plus de droits. La répression était sévère mais ne décourageait pas les contestataires dont le nombre grandissait à chaque manifestation pour culminer à 70 000 le 9 octobre à Leipzig. Ce jour-là apparaissait le slogan « Wir sind das Volk !». La tension était extrême, mais les forces de l’ordre (la police, l’Armée, les para-militaires) recevaient l’ordre de ne pas tirer. En moins d’une semaine E. Honecker démissionnait, un nouveau gouvernement s’installait qui commençait à octroyer quelques droits. L’exode des Allemands se poursuivait vers la Tchécoslovaquie. Les manifestions s’intensifiaient à Berlin jusqu’au 9 novembre qui voyait l’ouverture des frontières vers la RFA et la chute du mur.

Ce dossier contient :
- une chronologie des principaux événements  qui ont précédé la chute du mur
- une bibliographie
- une liste de sources : documents officiels, procès-verbaux, compte-rendus etc.
- une liste de sites web

Le dossier ne porte pas sur la réunification de l’Allemagne.

Le service audiovisuel  de Sciences Po a préparé trois DVD présentant des reportages et des entretiens issus d’émissions télévisées diffusées par ARTE et ZDF sur le mur de Berlin et sa chute. Ils sont consultables en Salle de références.

Eva Arfwedson, Catherine Boidras, Birgit Hallerberg, Bibliothèque de Sciences Po
Margarete Sturm-Foucault, Service audiovisuel, Pôle numérique, Sciences Po

(Octobre 2009)