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30 mars 2026
Cartographie des expositions de la Journée des Arts & de la Création
En 2026, pour sa deuxième Journée des Arts & de la Création, la MAC investit le thème Pays/ages, comme une traversée sensible de notre monde en mutation. En parallèle des ateliers, rencontres et performances qui se tiendront le jeudi 2 avril, plusieurs expositions d’œuvres créées par les étudiants, étudiantes et artistes de Sciences Po contribuent elles aussi à transformer la topographie de notre maison commune.
Journée des Arts & de la Création le jeudi 2 avril 2026 sur les sites du 1 place Saint-Thomas-d’Aquin et du 27 rue Saint-Guillaume.
Expositions du lundi 30 mars au vendredi 3 avril 2026 sur les sites du 1 place Saint-Thomas-d’Aquin, du 13 rue de l’Université et du 28 rue des Saints-Pères.
Cartographie des expositions
Où retrouver l'exposition : escalier monumental et galerie des salons scientifiques, 1 place Saint-Thomas-d'Aquin.

Initialement produite par la Direction des ressources et de l'information scientifique, cette exposition s’inscrivait dans le Cycle Forêts de la bibliothèque. Elle propose de partir à la rencontre de la faune, de la flore et des habitants de la forêt congolaise pour mieux comprendre les enjeux locaux et planétaires de sa préservation.
La forêt du bassin du Congo, qui s'étend sur 6 pays d’Afrique centrale, est aujourd’hui la dernière forêt tropicale à absorber du CO². Elle joue donc un rôle capital dans la régulation du climat. Mais cet écosystème unique est doublement menacé : d’un côté par l’accroissement démographique important qui pousse les habitants à grignoter chaque jour un peu plus cet espace pour survivre, et de l’autre par la relance de l’exploitation forestière industrielle.
De mi-août à fin octobre 2023, le photographe Gwenn Dubourthoumieu, accompagné de l’écrivain voyageur Guillaume Jan, ont parcouru cette forêt. Un voyage de 10 semaines et de plus de 4000 km destiné à alerter le grand public sur les menaces qui pèsent sur cette forêt, et sur l'urgence à la préserver.
Gwenn Dubourthoumieu est un photographe primé internationalement, qui a travaillé en Afrique pour des ONG humanitaires et a poursuivi son engagement en tant que photographe. Son œuvre documentaire, engagée sur des sujets de sociétés et des problématiques liées aux droits de l’homme, a été largement publiée dans la presse française et internationale. Son travail sur les conséquences sociales de l'extraction du cuivre en RDC fait partie de la collection permanente de la Library of Congress aux États-Unis.
Où retrouver l'exposition : galerie des salons scientifiques, 1 place Saint-Thomas d'Aquin.

L'École de journalisme présente "EN FORÊTS", une série de cinq épisodes réalisée par dix étudiants de M2 de l’École de journalisme de Sciences Po, lors d'un enseignement dispensé par Edwige Coupez. À travers des rencontres et des reportages, ce podcast est une invitation à une exploration sensitive et immersive de la forêt. Il plonge l’auditeur dans les multiples facettes de cet environnement naturel, fascinant et mystérieux.
Chaque épisode révèle un aspect singulier de la forêt : les bienfaits thérapeutiques des balades, les modes de vie de celles et ceux qui y résident, les légendes et mystères qui l’entourent, ainsi que les enjeux liés à sa préservation pour l’avenir. "EN FORÊTS" ne se contente pas de décrire la nature, mais plonge dans l’expérience humaine de la forêt. Comment ce lieu naturel influence-t-il nos vies, notre quotidien et nos imaginaires ?
Crédits :
Journalistes : Laura Salabert et Rosalia Mac-Arthur, Léna Ménager et Brieuc Boschet, Pauline Cavallier et Laura Lego
Design graphique : Agnès Raimbault
Assistance technique : Marine Sehan
Rédaction en chef : Edwige Coupez
Où retrouver l'exposition : hall du 13 rue de l'Université.

Au cœur de la pédagogie de l’École urbaine, le projet collectif amène les étudiants à répondre à une problématique territoriale réelle proposée par un acteur public, privé ou associatif. Pendant 9 mois, chaque équipe de 4 à 5 étudiants travaille avec un tuteur académique ou professionnel, et réalise une expérience de terrain en France ou à l’étranger. Le projet aboutit à une restitution ainsi qu’à un rapport écrit, parfois complété par des formats innovants (exposition, vidéo, séminaire, maquette…).
À l’occasion de la deuxième édition de la Journée des Arts & de la Création, consacrée à la thématique Pays/ages, la MAC a invité les étudiantes et les étudiants de l’École urbaine à envoyer des photos, prises sur les terrains de leurs projets collectifs, qui interrogent leur environnement.
Cette exposition s’inscrit dans la tradition d’une collaboration étroite entre l’École urbaine et la MAC, notamment à travers le projet “Nature in the City”, soutenu par la Fondation Gérard B. Lambert, qui questionne la façon dont l'expérience et l’étude de l’aménagement urbain peuvent dialoguer avec les pratiques artistiques, et comment ces dernières éclairent notre perception de la biodiversité dans la ville.
Où retrouver l'exposition : hall du 13 rue de l'Université.

Pour célébrer l’année d’études à l’étranger, appelée “3A”, les étudiantes et étudiants sont invités à partager leur meilleur cliché illustrant leur expérience à l’international, au sein de l’une des 480 universités partenaires de Sciences Po. Cette exposition présente les plus belles photographies issues de l’édition 2024.
Les lauréats :
- 1er Prix
Daphné Moreau, “Qui plie mais ne rompt pas”, Hôi An, Vietnam - 2ème prix
Pablo Dangles, “L’ombre qui veille”, Tamale, Ghana - 3ème prix
Pauline Gillet, “Cavalier d’un mirage blanc”, Près de Bishkek, Kyrgyzstan - Prix du public
Lola Pineau, “Patrimoine immatériel”, Valparaiso, Chili
Où retrouver l'exposition : cloître du 1 place Saint-Thomas-d'Aquin.

Les jardins communautaires du Bronx offrent aux habitants des espaces essentiels pour se détendre, se retrouver, cultiver une alimentation saine et s’abriter du bruit et du stress de la ville. Nombre de ces jardins étaient autrefois des terrains abandonnés ou des dépotoirs, jusqu’à ce que des membres de la communauté, souvent guidés par une personne visionnaire, transforment ces lieux en espaces verts collectifs, vivants et dynamiques. Le Bronx, en particulier le South Bronx où se trouvent la plupart de ces jardins, a historiquement été le plus pauvre des cinq arrondissements de New York. Des décennies de désinvestissement, combinées à des niveaux élevés de pollution issus des activités industrielles et d’un réseau autoroutier dense, ont fait que les habitants du Bronx — majoritairement noirs et hispaniques — souffrent d’inégalités de santé, notamment des taux d’asthme infantile parmi les plus élevés du pays. Ces jardins, ainsi que des initiatives écologiques connexes telles que l’apiculture sur les toits, constituent de puissants exemples de réappropriation face à une histoire marquée par un capitalisme racialisé et sa logique écologiquement destructrice.
Nina Berman est une photographe documentaire, réalisatrice, journaliste et enseignante. Son travail explore la politique américaine, le militarisme, les questions environnementales et les traumatismes consécutifs à la violence. Elle a débuté sa carrière de photographe en 1988 en tant qu’indépendante, travaillant sur commande pour les plus grands magazines internationaux. Elle a couvert un large éventail de sujets, allant de la situation des femmes assiégées en temps de guerre en Bosnie et en Afghanistan, à des enjeux nationaux tels que la justice pénale, les droits reproductifs et les processus politiques.
Où retrouver l'exposition : hall du 28 rue des Saints-Pères.

Cette exposition présente une sélection des travaux des étudiantes et étudiants ayant participé au cours donné par Hisham Bustani au Collège universitaire, chercheur rattaché au Centre de Recherches Internationales, à l’automne 2025 sur le campus de Paris.
Intitulé Dynamics of Postcolonial Arab Cities: Place as Memory, Experience, and Practice, ce cours combinait recherche académique, pratiques littéraires et démarches artistiques afin de permettre aux participants de développer une perspective critique sur les transformations politiques, sociales et urbaines dans la région arabe.
Alternant entre format séminaire et format atelier, le cours abordait d’abord les sociétés précoloniales, leurs interactions régionales et leurs modes de vie communautaires. Il retraçait ensuite l’impact du colonialisme, du tracé des frontières et de la formation des identités postcoloniales sur les villes contemporaines. Il abordait enfin la façon dont l’autoritarisme, le néolibéralisme, la marchandisation et le consumérisme ont contribué à façonner — et parfois à déformer — le développement urbain.
Pour la fin du semestre, les participants étaient invités à créer un récit de mémoire urbaine. S’appuyant sur des archives ou des objets personnels, familiaux ou communautaires, leurs projets ont pris des formes diverses — essais, photographies, vidéos, œuvres sonores, installations, infographies… — et étaient systématiquement accompagnés d’un texte de recherche. Bien qu’ancrés dans des expériences personnelles, ces projets témoignent de contextes communautaires, régionaux et mondiaux plus larges.
Chaque code QR présent sur un panneau didactique renvoie à un article d’environ 2 000 mots rédigé par l’étudiant ou l’étudiant afin de contextualiser davantage le travail, mettant en dialogue création artistique et recherche.
Crédits :
Conception : Hisham BUSTANI
Étudiantes et étudiants participants : Mariafé BARRANTES, Lia BEN NUN, Peter Andre CARRIEDO, Agostino DAVINI JOHNSON, Sofia DEWEY, Kanzy IBRAHIM, Alice MASON, Yu-Ting PENG, Ollie PRENTISS, Carlos Alejandro ROBLEDO, Tom Peter SCHWARTE
Aide à la préparation de l’exposition : Tom Peter SCHWARTE
Impression : Olivier AOUAT
Où retrouver l'exposition : galerie de l'antichambre de la bibliothèque, 1 place Saint-Thomas-d'Aquin.

Cette exposition de cartes brodées est une invitation à découvrir les frontières de la résistance : la broderie palestinienne devient langage du territoire, mémoire vivante et acte de résilience culturelle.
La broderie palestinienne est un art populaire, qui se caractérise par son style et ses significations uniques. Elle dépasse largement le statut de décoration, en tissant des liens profonds avec l’histoire, l'identité et la culture palestinienne. Derrière chaque motif, forme géométrique ou élément décoratif, apparaissent en filigrane des récits palestiniens et des significations précises. Ces dessins reflètent une identité nationale marquée par une histoire de lutte, de constance et de résilience.
Maha Al-Daya réalise des broderies traversant une large gamme d'émotions : la joie et la célébration, mais aussi la tristesse, la douleur et la persévérance. Chaque point raconte une histoire de déplacement et de perte, faisant écho aux dures réalités endurées durant six mois, soit 189 jours exactement. Ce travail technique nécessite une fine connaissance des motifs traditionnels palestiniens et une compréhension des symboles, significations et couleurs qu'ils véhiculent. Il donne à la broderie une épaisseur géographique et spatiale, entremêlée à son récit personnel. Il vise à sensibiliser à cette technique ancestrale et à protéger cet héritage culturel. En utilisant la broderie traditionnelle palestinienne à la façon d'un outil conceptuel, Maha Al-Daya affirme un acte de résistance, celui de continuer à transmettre, chérir et préserver l'identité palestinienne, bel et bien vivante.
Maha Mustafa Al-Daya (lssa) est une artiste palestinienne née à Gaza en 1976. Diplômée en science politique de l'université Al-Azhar, elle développe une pratique mêlant peinture, performance, broderie et design textile, avec une attention particulière portée à la relecture contemporaine du costume traditionnel palestinien.
Formée auprès de l'artiste syrien Marwan Kassab Bachi, elle a été en résidence à Darat al Funun à Amman en 2001 puis à la Cité Internationale des Arts à Paris en 2012).
Elle a exposé dans plusieurs pays, participé à des publications sur les artistes palestiniens et mené des ateliers inclusifs. Elle est actuellement co-accueillie par Sciences Po et le Columbia Global Center in Paris dans le cadre de PAUSE, un programme du gouvernement français qui soutient les scientifiques et les artistes en exil. Depuis mars 2026, Maha Al-Daya est également lauréate de l’Artist Protection Fund en résidence à Sciences Po ainsi qu’à Reid Hall.
Où retrouver l'exposition : hall du 13 rue de l'Université.
En 2025, le programme MENA, en collaboration avec la Maison des Arts & de la Création, lançait le concours vidéo ciMENA, destiné à renforcer l’intérêt pour la région MENA et les pratiques artistiques au sein de la communauté des Sciences Po.
Ouverte aux étudiantes et aux étudiants en formation initiale à Sciences Po, la première édition portait sur le thème Pays/ages et donnait pour consigne de “montrer les paysages, réels ou rêvés, qui vous relient à l’Afrique du Nord ou au Moyen Orient – entre mémoire, mouvements contemporains et imaginaires du futur”.
Le jury, présidé par la réalisatrice Marianne Khoury, a récompensé le film :
-Teranga, de Thérèse Frament
Ce prix sera remis le mardi 7 avril 2026 à l'occasion d'une séance spéciale du CERI-cinéclub au cinéma L'entrepôt (75014).
Avec le soutien de Chanel et le19M, partenaires de la Maison des Arts & de la Création. Le projet “Nature in the city” est financé par la Fondation Gérard B. Lambert.
Légende de l'image de couverture : Immensidad vertiginosa (crédits : Nils Lagreve)