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Projet SAFEDUC 2
PROJET SAFEDUC DISPOSITIFS
Le projet SAFEDUC Dispositifs vise à prolonger les résultats de l’enquête quantitative SAFEDUC (2024) [LIEN], en produisant des connaissances sur le rapport des étudiantes et des étudiants aux politiques de lutte contre les VSS dans l’enseignement supérieur.
Les violences sexistes et sexuelles font depuis une dizaine d’années l’objet d’une attention particulière dans le débat public. Leur nouvelle visibilité publique tient pour beaucoup au succès de campagnes de témoignages largement diffusées en ligne, à l’image de #MeToo et #BalanceTonPorc, ainsi qu’à la diffusion d’enquêtes de prévalence montrant l’ampleur des violences dans les populations étudiantes. En partie en conséquence de ces mouvements et de mesures du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, les établissements d’enseignements supérieurs ont progressivement mis en place des politiques internes de lutte contre les VSS.
Pourtant, plusieurs enquêtes visant à quantifier les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur soulignent l’existence d’une forme de paradoxe : si ces dernières constituent des expériences fréquentes dans le parcours des étudiants et surtout des étudiantes, ils et elles se tournent peu vers les dispositifs mis en place par leurs établissements pour y répondre. Si ces enquêtes statistiques identifient des raisons générales derrière ce « non-recours » (dispositifs mal connus, vus comme inadaptés, etc.), leur recours à des questionnaires fermés limite nécessairement la possibilité d’étudier les mécanismes amenant à ce rapport distant, voire méfiant, aux dispositifs institutionnels.
Étudier les rapports Étudiants aux politiques de lutte contre les VSS
SAFEDUC Dispositifs vise à compléter les résultats de l’enquête quantitative SAFEDUC 2024 par des entretiens individuels et des focus groups auprès des étudiant·es de Sciences Po et de l’Université Paris Cité. Son objectif est d’étudier comment les étudiantes et les étudiants de ces deux institutions entendent parler des politiques de lutte contre les VSS au sein de leur établissement, quelles opinions ils entretiennent vis-à-vis des initiatives, mais également quelles pratiques de soutien ils et elles mettent en place de manière informelle, hors des circuits institutionnels. Ce projet permettra ainsi de saisir plus finement comment se construisent les éventuels rapports de « défiance » aux dispositifs institutionnels, ce qui permettra en retour d’actualiser la recherche existante.
Questions fréquentes
Pendant toute l’année universitaire 2026-2027, des entretiens individuels et des focus groups (conversations de groupes guidés par un chercheur) seront organisés auprès des étudiant·es majeur·es (âgé·es de 18 ans ou plus) de l’Université Paris-Cité et de Sciences Po en formation initiale ou en apprentissage. Ces focus groups et entretiens individuels permettront d’étudier le rapport que les populations étudiantes entretiennent vis-à-vis des politiques de lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) au sein de leur établissement et, plus généralement, dans l’enseignement supérieur.
Ce volet vise à la fois à identifier les principaux « freins » à la consultation des dispositifs proposés par les établissements, mais également à identifier les alternatives plus ou moins formelles (associations étudiant·es, cercles de proches, etc.) mises en place par les étudiant·es pour soutenir les éventuelles victimes.
Toutes et tous les étudiant·es majeur·es (agé·es de 18 ans ou plus) de Sciences Po et de l’Université Paris Cité, de la première année à la cinquième année, ainsi que les doctorantes et doctorants font partie du champ de l’enquête. Les étudiantes et étudiants qui sont en stage, alternance, apprentissage ou en échange universitaire peuvent également y participer.
La participation peut prendre deux formes :
- Les focus groups constituent la première étape de la recherche : ils visent à rassembler des étudiant·es de niveau d’étude et de spécialités similaires afin de collecter des impressions partagées. Ces focus groups sont organisés en ciblant des composantes spécifiques (campus, UFR, Masters, etc.) : un lien d’invitation à participation est diffusé, par l’administration des composantes volontaires, à leurs étudiant·es via leur adresse mail institutionnelle. Une collation (repas, gouter, pause café, etc.) vous sera offerte.
- Si vous n’avez pas reçu de mail d’invitation à participer à des focus groups, vous pouvez tout de même participer à la recherche dans le cadre d’un entretien individuel. Pour ce faire, vous pouvez vous inscrire via ce formulaire Lime Survey (Annexe 7.1.b), qui vous demandera votre nom, prénom, adresse mail universitaire ainsi que des disponibilités approximatives. Comparativement aux focus groups, les entretiens laissent davantage de place à l’expression d’opinions individuelles, et incluent des questions sur votre parcours personnel (domaine d’étude, origine sociale et géographique).
Il n’est pas nécessaire d’avoir vécu des expériences de violence ni d’avoir une bonne connaissance des dispositifs disponibles pour prendre part à la recherche. La participation de toutes et tous est même primordiale pour avoir la représentation la plus fidèle possible des opinions étudiant·es vis-à-vis de ces dispositifs.
Les focus groups et les entretiens individuels durent entre 1h et 1h30. Vous êtes libre d’interrompre votre participation à tout moment, sans avoir à vous justifier.
À une exception près (voir ci-dessous), les informations transmises au chercheur sont confidentielles.
L’exception touche aux cas très spécifiques où nous pourrions être légalement tenu·es de partager des informations vous concernant avec les autorités publiques, conformément à nos obligations légales, par exemple dans l’hypothèse où des faits constitutifs des infractions pénales les plus graves nous seraient rapportés.
Mis à part cette situation très spécifique, votre participation est confidentielle. Les administrations de Sciences Po et de l’UPCité n’ont pas accès à la liste des participant·es, tandis que vos interventions dans les focus groups et les entretiens sont l’objet d’une pseudonymisation visant à empêcher toute possibilité de vous identifier : un prénom d’emprunt vous sera attribué, et votre profil sera mentionnée de manière imprécise (« Étudiant en licence » plutôt « qu’étudiant en 2e année », « étudiant en sciences humaines et sociales » plutôt « qu’étudiant en histoire », etc.).
La recherche ne vous interrogera pas sur vos expériences de violences, mais, compte tenu de la thématique de l’enquête, y participer est susceptible de réveiller des souvenirs difficiles. Si vous souhaitez joindre un service d’écoute et d’accompagnement dédié, sachez que des ressources et structures sont disponibles afin de vous informer ou de vous aider.
Votre université dispose de dispositifs dédiés aux violences sexistes et sexuelles :
Le numéro national de référence pour l’écoute et l’orientation des personnes victimes de violences est le 3919, Violences Femmes Info.
Comme indiqué plus haut, les focus groups sont organisés auprès d’étudiant·es évoluant au sein de composantes similaires (campus, école de Master, UFR, etc.) : si vous n’avez pas reçu de mail d’invitation à participation, il est possible qu’aucun focus group ne soit malheureusement organisé auprès des étudiant·es de votre composante.
Cependant, vous pouvez malgré tout participer à la recherche dans le cadre d’un entretien individuel. Le lien pour vous porter volontaire sera disponible prochainement sur cette page.
Les focus groups et les entretiens sont organisés tout au long de l’année universitaire 2026-2027. Ensuite, l’équipe de recherche se dédiera à leur analyse. Les premiers résultats seront diffusés début 2028.
Virginie Bonnot (Cité du genre, LPS-UPCité), Joëlle Kivits (ECEVE-UPCité) et Hélène Périvier (PRESAGE-Sciences Po) dirigent ce projet. Victor Coutolleau (PRESAGE-Sciences Po, ECEVE) y joue le rôle d’enquêteur principal.
Sur les prospectus et matériaux de l’enquête, vous verrez quatre logos : celui du Programme d’études sur le genre de Sciences Po, celui de l’Université Paris Cité, celui de la Cité du genre (une initiative interdisciplinaire Inidex promouvant les enseignements et la recherche en études sur le genre au sein d’Université Paris Cité et de ses partenaires privilégiés : Sciences Po, Université Sorbonne Paris Nord et l’Inalco), ainsi que le logo du plan France 2030.